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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 23:33

Brignoles devient un sismographe ? Jamais je ne tire de leçons générales d'une élection partielle mais je dois bien observer une élection que j'étudie depuis deux ans. L'article ci-dessous du Monde se garde bien de donner les résultats des précédentes élections que vous trouverez ci-dessous. Le même candidat PCF passe de 33% en 2001 à 14% aujourd'hui ! Quant à donner la rapide réaction du PCF, le journal confirme qu'il ne fait pas son travail... et le PCF non plus. Ah ! si dès le premier tour il n'y avait qu'un candidat de gauche ! Et alors d'où viendraient les voix pour gagner le second tour ? A chaque fois l'analyse est politicienne au moment où il faut lever la tête pour se retrousser nos manches. JPD

 Trois articles de ce blog :

7 avril 2011 :

27 avril 2012

1 juillet 2012

 Article du Monde :

Le candidat Front national est arrivé largement en tête dimanche 6 octobre du premier tour de l'élection cantonale partielle de Brignoles (Var). L'extrême droite réunit au total plus de 49 % des voix avec 40,4 % pour le candidat FN Laurent Lopez, et 9,1 % pour un autre candidat d'extrême droite, Jean-Paul Dispard.

La candidate UMP Catherine Delzers arrive en deuxième position avec 20,8 % des voix, dans ce canton gagné par la gauche en 2012. Les deux candidats de gauche, PCF (14, 6% des suffrages) et EELV (8,9 %) ont ainsi été éliminés dès le premier tour du scrutin marqué par un fort taux d'abstention.

LE PARTI COMMUNISTE DÉNONCE "LA RESPONSABILITÉ" D'EELV

Peu après l'annonce des résultats, le parti communiste a dénoncé "la division à gauche provoquée par la candidate d'EELV et encouragée par de trop nombreux socialistes locaux malgré les prises de position de la direction nationale du PS", qui "prive notre candidat, prive la gauche de l'accès au 2e tour".

"Même si le second tour aurait été difficile, EELV porte la responsabilité de la seule présence de l'UMP et du FN", considère le PCF qui a appelé les électeurs à "faire barrage à l'extrême droite" au second tour dimanche prochain.

Le PS et le PRG ont fait de même. Dans un communiqué, le PS considère que "le score de l'UMP montre qu'il n'y a pas d'appétence pour l'opposition". "La droite devrait comprendre qu'à force d'ouvrir la porte au vocabulaire et aux thématiques du FN, une partie de ses électeurs s'y engouffrent dès le premier tour", avertit le parti socialiste.

 RESULTATS 2nd Tour 2001

Nombre             %Inscrits           %Votants

Inscrits               19 805               

Abstentions      10 248              51,74  

Votants              9 557               48,26 

Blancs ou nuls   748       3,78     7,83

Exprimés           8 809   44,48  92,17

M. Claude GILARDO (COM) 4 402     49,97   22,22  

M. Jean-Paul DISPARD (FN) 4 407   50,03  22,25   oui

 

RESULTATS 1er Tour

Nombre             %Inscrits           %Votants

Inscrits               19 805               

Abstentions      11 261   56,86 

Votants              8 544    43,14  

Blancs ou nuls 183        0,92     2,14

Exprimés           8 361    42,22   97,86

M. Claude GILARDO (COM) 2 636     31,53   13,30  

M. Jean-Michel ROUSSEAUX (UMP) 1 981  23,69   10,00 

M. Jean-Paul DISPARD (FN) 2 757    32,97   13,92  

Mme Magda IGYARTO-ARNOULT (VEC)     987       11,80   4,98    

 

 

Au premier tour de juillet 2012 Gallardo faisait 39%, l'UMP 25% et le FN 35%. 

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 23:00

Je m'étais promis d'aller à la séance du Conseil général sur le découpage des cantons car je savais que pour une fois il allait y avoir du sport. Tristesse j'ai raté cet événement or à en croire le compte-rendu de la Dépêche il y a eu du sport. Jean-Michel Baylet mis en minorité ! Il va lui falloir une séance de rattrapage ? Non car par chance le Conseil général n'avait qu'une vocation consultative. Là où c'est du sport c'est quand on lit que Jean-Michel Baylet a voté contre au Sénat mais qu'a-t-il fait à Montauban ? Car cette carte n'a pas été publiée sans son accord sinon nous l'aurions su au moment de la dite publication sur le journal de Jean-Michel Baylet. En fait, la moitiés des Conseil généraux sait qu'en 2015 ils ont déjà perdu les élections alors...

A suivre. JPD

 Article de La Dépêche

Le projet de découpage cantonal proposé par le ministère de l’Intérieur a été présenté hier au conseil général, réuni en session extraordinaire, comme l’exige la procédure. Le qualificatif d’historique serait fort approprié dès lors qu’il s’agit de réviser un document figé depuis 200 ans, dans des zones où la répartition de la population a considérablement évolué, son importance aussi (241686 habitants dans le département...).

La démarche, exclusivement consultative, a confirmé l’attachement des conseillers généraux à la proximité, se soldant par 15 voix contre, 12 favorables et 2 abstentions (29 votants sur 30 élus, Francis Garrigue étant absent sans procuration). Pour rappel, la copie ministérielle prévoit de réduire le nombre de cantons Tarn-et-Garonnais de moitié (15 contre 30)...

Oui à la parité

Après que Jean-Michel Baylet ait expliqué sa position personnelle, clairement affichée en tribune au Sénat, où il a voté contre, le préfet Jean-Louis Géraud a usé de pédagogie pour expliquer le sens du projet, ses raisons et ses objectifs. «Sous la précédente législature, la notion de canton avait disparu avec le conseiller départemental qui devait siéger à la fois à la Région et au Conseil général. Abandonnée, la réforme prévoit un redécoupage basé sur l’équilibre démographique entre les périmètres cantonaux, avec obligation d’un binôme d’élus homme-femme dans chaque canton.»

La parité fait l’unanimité, pas le découpage... À l’instar de Léopold Viguié (Caylus), «résolument contre», le groupe des Indépendants a pointé «la représentativité de la ruralité», laissant la libre expression à ses membres. «Plus que le découpage, le principe est insupportable» a ajouté Jean-Paul Albert. Les Radicaux et apparentés ont avoué «ne pas pouvoir donner un assentiment total compte tenu d’une proximité minorée et d’une perte d’identité», toutefois conscients «qu’une opposition n’empêcherait pas une loi de la République de s’appliquer».

Enfin , le groupe socialiste, tout en se félicitant de l’abrogation du conseiller territorial, «une promesse de François Hollande», a regretté que ne soient pas respectés «la concertation et les territoires», se positionnant contre.

Autant d’avis transmis au conseil d’état qui les examinera prochainement en session administrative. Dans tous les cas, le découpage cantonal dans sa nouvelle version ne sera appliqué qu’à l’horizon 2015.

 

A.B

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 14:27

                      jeanbon.jpg

En 1989, j’ai publié aux éditions Midia un petit livre : 1789, La Révolution dans le Montalbanais, Portraits et événements. On y trouve celui de Jeanbon Saint-André avec le dessin de Jean-Claude Fournié. Pour une raison inconnue, le corps du texte dit bien qu’il est mort en 1813, mais en titre de chapitre c’est 1812. Et même chez cet éditeur, cinq fautes d’orthographe sont au rendez-vous. A la relecture je craignais le pire, car le livre a été fait un peu dans l’urgence du bicentenaire, mais je considère que le texte mérite cette reprise. JPD

 

Jeanbon-Saint-André est un des hommes marquants de la Révolution Française et reste pourtant méconnu malgré le gros travail de Lévy-Schneider. [depuis Daniel Ligou a ajouté sa propre biographie.]

L'histoire d'un portrait

Le seul portrait conçu de son vivant est à la mesure du personnage. Cette peinture fut réalisée sur une simple coiffe de chapeau. Et pourtant l'auteur du portrait n'est autre que le célèbre David. De plus, autre originalité, le peintre n'a pas eu devant lui, au moment de son œuvre, le grand conventionnel, mais un homme en prison. Ce chef d'œuvre  nous vient d'un de ces hasards géniaux que l'histoire provoque : David s'est trouvé en l'an III (1795) en prison avec Jeanbon. Grâce à des moyens de fortune, il réalisa ce portrait saisissant. Les bras croisés, l'écharpe autour du cou, les cheveux bouclés, puis le grand chapeau.

En quelques pages nous ne présentons pas l'ensemble de la vie étonnante de ce pasteur protestant (on pourrait revenir encore sur les questions religieuses), mais un point précis : Jeanbon et l'éducation. Le choix de ce thème s'explique par la mission que la municipalité lui confie en 1792 : aller à Paris pour y défendre les intérêts de la ville qui veut garder son collège national. Il recommence (et nous avec) le voyage de Combes-Dounous mais dans des conditions complètement différentes.

Jeanbon avait-il quelques compétences pour défendre ce dossier ? N'a-t-il pas simplement voulu saisir ce prétexte pour tenter de jouer un rôle sur la scène politique parisienne, opportunité que les électeurs du département du Lot ne voulurent pas lui donner quelques mois plus tôt en refusant de l'élire député à l'Assemblée Législative ?

Position politique de Jeanbon en 1792

Voici brièvement la position politique de Jeanbon à ce moment-là. Après les terribles événements de mai 1790, il dut fuir vers Bordeaux pour éviter les attaques des contre-révolutionnaires. Puis il fait un retour discret dans la ville vers la fin 1790. Le 19 juin 1791, il fait son apparition à la société populaire. Il va très vite en devenir le président. Il hésitera avant d'accepter cette responsabilité, comme pour la poursuivre au-delà du mois réglementaire. Il sait très bien qu'il est un personnage contesté loin d'avoir pignon sur rue. Le 25 février 1791 il avait demandé à la municipalité « une modération de son article de capitation qui est de 24 Livres, à cause des pertes qu'il a essuyées et des dépenses qu'il a été obligé de faire pour fuir une autorité tyrannique » et la municipalité refusa sa pétition (en clair il demanda une réduction de son impôt). Par contre, la société populaire, le 3 avril, reconnut valable son adresse aux citoyens pour leur démontrer qu'aux prochaines élections il leur faudrait « tenir compte non pas de la futilité des richesses mais des mérites des candidats ». Réponse du berger à la bergère ?

Dès sa prise de responsabilité à la société populaire il va jouer un rôle capital. Il sera cependant battu aux élections à l'assemblée législative fin août 1791, mais peu après il réussit à entrer à la municipalité et c'est suite à cette élection qu'il est délégué à Paris, d'où il reviendra pour se lancer dans la bataille électorale afin de gagner un siège à la Convention fin août 1792.

Des questions d'éducation vues de Montauban

Les comptes rendus de la société populaire permettent de constater que les questions d'éducation occupent, sous sa présidence, une place réelle.

Il reçoit tout d'abord une délégation d'élèves qui viennent demander « le globe artificiel » de la société pour y étudier la géographie. Ensuite il appuie la demande de la société des jeunes gens Amis de la Constitution qui vient demander le droit de s'affilier à la société de Montauban. Le 8 août 1791, Raby annonce que ceux qui veulent être instituteurs doivent s'inscrire à la maison commune pour remplacer les frères des écoles chrétiennes et « le président (Jeanbon Saint-André) a ensuite pris la parole et exhorté la société à prendre en considération le rapport de M. Raby ».

Le lendemain, au nom des élèves de M. Pastoret, « Monsieur Lescure fils, orateur de la députation, est monté à la tribune et y a prononcé un discours qui a été vivement applaudi et dans lequel il invite la société à assister à un exercice littéraire et patriotique qui aura lieu samedi prochain. M. le président a répondu avec la dignité ordinaire et il a été délibéré que la société y assisterait par une députation de 12 membres ».

Après sa présidence, viendra en discussion suite à l'intervention le 26 novembre 1791 de M. Bernardy, professeur au collège, le besoin d'un plan provisoire d'éducation. Bernardy, déclare : « le mode actuel d'éducation publique ayant pour principal objet la latinité est cause que les citoyens d'une ville aussi commerçante et manufacturière ne fréquentent pas ces classes. » Il est vrai, la commission mise en place ne comprend pas Jeanbon, mais Lafon, homme de loi, Malfre, maître ès arts, Fontanel cadet et Rouffio de Genève. Pourtant, quand, après la demande « d'un honorable membre », le plan viendra enfin en discussion, le registre de la société nous dit qu'il sera adopté « sauf quelques modifications de Jeanbon Saint-André ».

En conséquence, l'envoi d'un délégué à Paris pour défendre le dossier du collège lui revient aisément, d'autant plus, il est vrai, qu'il ira aussi y défendre les intérêts protestants.

Des questions d'éducation vues de Paris

Et à Paris il aura fort à faire. La ville de Cahors enverra en effet 5 députés et emploiera les grands moyens pour garder le collège départemental. Jeanbon montrera à cette occasion beaucoup de détermination. Il publiera un mémoire avec des arguments marquants, comme l'importante population de la ville et du district, la part d'impôts versée par le district de Mon­tauban aussi importante que celle du reste du département et d'autres plus étranges, comme celui-ci :

« Les philosophes qui ont étudié la théorie des sentiments savent combien il est utile de présenter de bonne heure aux enfants de belles formes de la nature, et de les placer de manière qu'ils puissent, en la contemplant, acquérir l'idée du vrai beau, si propre à influer sur toutes les affections morales de l'âme. Une campagne vivante et fertile, un pays où la nature a placé, au pied d'une chaîne agréable de coteaux variés, des plaines immenses où l'œil aime à se perdre

Jeanbon préfet d'Empire

Et Jeanbon continuera de s'occuper d'éducation. Ce thème va en effet nous permettre de rendre visite à celui qui est devenu préfet d'Empire alors qu'il avait été membre du grand Comité de Salut Public. Vraisemblablement, cette « reconversion » est une des causes qui fait que Jeanbon est peu connu. Ceux qui aiment le héros du grand Comité de Salut Public ne peuvent l'admettre à ce poste de préfet, et ceux qui seraient tentés d'aimer le gestionnaire, ne peuvent oublier « le terroriste » de l'an II.

Vous trouverez donc des auteurs qui le classent parmi les robespierristes durs, d'autres à cause de son amitié pour Barère en font un homme de la plaine, d'autres un dantoniste. Comme il fut aussi, un temps, girondin, les maniaques des classements y perdent leur latin, et préfèrent le laisser dans l'oubli. Deux faits peuvent aider à comprendre cette évolution. Le 9 thermidor, il n'est pas à Paris mais en mission à Toulon. Après un passage à Montauban il revient à Paris siéger à la Convention qui existe toujours, le 25 ventôse (15 mars 1795). Il ne sera emprisonné comme révolutionnaire que le 9 prairial an IV (28 mai 1795), moment où David arrêté avec lui réalise le portrait évoqué au début du chapitre.

Amnistié le 4 brumaire an IV (26 octobre 1795), il sera nommé consul à Alger puis à Smyrne où il devient prisonnier des Turcs. Il restera en prison du 30 mai 1798 au 14 septembre 1801.

A son retour, secoué sans aucun doute par cette expérience, il accepte le poste de préfet à Mont-Tonnerre (Mayence).

Voici les propos du préfet prononcés à Mayence le 7 frimaire an XII (28 novembre 1803) qui nous permettent de revenir aux questions d'éducation : « Je n'ai jamais mieux senti, qu'en ce jour, le bonheur d'être auprès de vous l'organe du gouvernement ». Le lecteur note bien, qu'il est devenu l'organe du gouvernement et qu'en conséquence il ne s'exprime pas en son nom propre.

Mais, même dans ces conditions, il trouve son bonheur, surtout quand sa responsabilité conduit à célébrer l'inauguration d'un lycée. Son discours est bien, dans son ensemble, le discours type d'un préfet, d'un fonctionnaire et pourtant mot à mot des phrases du conventionnel reviennent : «La Patrie vous adopte, elle se charge de votre éducation ». Ce qui signifie que Napoléon « a résolu le problème longtemps contesté de la possibilité d'une éducation nationale, à laquelle de vains sophistes avaient refusé de croire et que même, dans leur scientifique ignorance ils avaient osé combattre ».

Et plus loin : « L'instruction, citoyens, est sans doute une partie essentielle de l'éducation ; mais elle ne la constitue pas toute entière ».

Et encore cette place faite à la nature : « Le gouvernement sait, que la nature pousse irrésistiblement les hommes à rechercher leur bien-être, et il a dû faire de cette disposition le principe fondamental de l'organisation de nos écoles ».

«On s'attachera donc soigneusement à conserver dans l'âme des élèves cette pureté originelle qu'ils ont reçu des mains de la nature ».

Bien sûr, pour un préfet il serait mal venu de citer Rousseau, aussi il cite un autre préfet, Mounier, pour en appeler à la tolérance sur les questions de religion. Il dit que le gouvernement a fixé plusieurs niveaux, écoles primaires, collèges et lycées, et un peu de nostalgie doit traverser sa mémoire car il devait bien se souvenir qu'il était farouchement pour une école unique. Mais comme Rousseau, l'égalité n'était plus de saison.

Par contre cette phrase ne vous rappelle-t-elle rien ?

« La nature met les objets à notre portée afin que nous puissions nous assurer de leur existence. Elle nous invite à les contempler par la beauté de leurs formes et à les comparer par l'inépuisable variété qu'elle a mise entre eux. (...) Accoutumons nos enfants à observer, et à bien observer, nous aurons tout fait pour leur instruction ».

II s'adresse aux enfants et conclut : «Vous ne connaîtrez pas ces punitions flétrissantes, par lesquelles, traitant de bonne heure l'homme en esclave, on l'accoutumait à se mésestimer lui-même, on l'avilissait, et on répandait dans son âme le germe de tous les vices et de toutes les bassesses sous prétexte d'en étouffer le développement. (...) Mes chers enfants (...) vous nous donnerez à tous, par votre bonne conduite, le prix de ce que nous aurons fait pour vous ».

Il accepte le 9 janvier 1810 le titre de baron d'empire et trois ans plus tard, le 10 décembre 1813, il allait, loin de Montauban, achever une vie bien remplie, en mourant du typhus. « Il prodiguait ses soins aux malades comme s'il eut cherché volontairement la mort », note un observateur. Dernière preuve que ce préfet n'était pas à l'image du préfet classique.

 

Il aurait peut-être ici été plus juste d'évoquer le représentant en mission qui sauva la marine française, l'idole des sans-culottes montalbanais qui les guidait dans leur action, le conventionnel intervenant sur les sujets chauds (le jugement du roi par exemple) ou encore le pasteur protestant. Il se trouve que le thème de l'éducation, à tort peu évoqué au sujet de la Révolution, ayant occupé sa vie, permettait à la fois de rester lié aux affaires montalbanaises et de survoler l'ensemble de la vie de l'homme.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:49

Voici les premiers éléments. Pour l'avoir en entier http://www.enmitg.com/aemvm/programa2013.pdf

 

Miércoles, 16 de octubre, tarde (sesión previa)

Filmoteca de la Generalitat de Catalunya

Plaça Salvador Seguí, 1 – 9. 08001 Barcelona. M. Liceu, L3; Poble Sec, L2

 18:30-21:00

Película en memoria de un gran cinéfilo. The Big Heat (1953) Los sobornados. Director, Fritz Lang. Glenn Ford, Gloria Grahame, Jocelyn Brando, Alexander Scourby y Lee Marvin,

Mesa redonda con Anna Sallés, Maruja Torres, Daniel Vázquez y José Colmeiro.

Modera, Octavi Martí.

Juan Marsé enviará un escrito que se leerá durante el acto.

Jueves 17 de octubre, mañana

MVM en perspectiva transnacional y comparada. Modera, JM Izquierdo.

 Sala de Grados del edificio Tánger, sala 55.309

09:30-10:00

María Pizarro Parra. Iberoamericana Editorial Vervuert y Universidad de Salamanca. Se busca lector trasatlántico. Razón: Manuel Vázquez Montalbán.

10:00-10:30

Javier Tébar Hurtado. Director del Archivo Histórico de CCOO en Cataluña.

Barcelona-Gasglow : simetrías y paralelismos. Notas sobre el Vázquez Montalbán de “Carvalho” y el McIlvanney de “Laidlaw”

10:30 – 10:45 Descanso y café.

10:45 – 11:15

Andrei Barashkov. Middlebury College (Vermont, USA) "Geometáforas": la relación literaria entre Manuel Vázquez Montalbán y Grecia

11:15 – 11:45

José María Izquierdo. Universidad de Oslo. La obra de Manuel Vázquez Montalbán en Noruega y Suecia.

11:45 – 12:15

Javier Rivero Grandoso. Universidad Complutense de Madrid. Barcelona en la memoria: configuración del espacio urbano en las sagas policiales de Manuel Vázquez Montalbán y Francisco González Ledesma

12:15 – 12:30 Pausa y traslado

PONENCIA DE APERTURA. Eduardo Mendoza

 Sala de Grados del edificio Tánger, sala 55.309

12:30-13:45

Manolo en la maleta

Eduardo Mendoza. Presenta Josep Saval.

Jueves 17 de octubre, tarde

 Más allá de la página escrita: MVM audiovisual. Modera MP Balibrea

 Sala de Grados del edificio Tánger, sala 55.309

15:00-15:30

Charo Lacalle. Universidad Autónoma de Barcelona. ¿Traduttore, traditore?: Las aventuras de Pepe Carvalho (TVE, 1986)

15:30-16:00

Daniel Salanova Garrosa. Universidad Complutense de Madrid. El texto dramático de Manuel Vázquez Montalbán: coqueteando con otros géneros.

16:00-17:30

Marina Castrillo. Universidad La Sapienza, Roma.

 

Pepe Carvalho inédito. 1994. Televisión Argentina

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:28

Voici un poème de Guillevic extrait du numéor de Commune du 1939. Il fait suite aux derneirs écrits de Machado. Je crains que ce soit la seule référence de ce blog à Guillevic. JPD.

 

POÈME DIALOGUÉ A LA MÉMOIRE DE CEUX D'ESPAGNE

                                                     A ANDRÉ MALRAUX.

— Le vent, le froid, les drapeaux, la nuit,

Le froid, les balles, les drapeaux, la suie,

Crachats rapides entre les cris.

 

— On attend cette nuit dans les cours et les aires

La mort de la menace et la venue des fruits.

 

— Tu sais — ceux qui chantaient quand la ville brûlait,

Ceux qui mangeaient de l'herbe aux rebords des fossés,

Ceux qui tombaient en tas en marchant vers les balles.

 

— La fatigue est venue aux paupières des femmes,

Elles n'accoucheront avant la mort de l'aube

Que si le puits s'emplit des sueurs de l'étable,

Que si ta main presse ma hanche.

 

— Mais dans la nuit,

La marche interminable au bûcher.

 

— Ton sang demande à s'épancher.

Je nie souviens : dans le pré vert où tu marchais,

Le cri impitoyable du coucou

Me rappelait ton cou si chaud

Où le sang ne se plaisait plus.

 

— Soleil mangeur de chair,

Rives criant de faim,

Cri des volailles égorgées —

Font se dresser les arbres aux bords des marécages

Ou les poissons s'écaillent sur la vase assoiffée...

 

Sang qui rumines en toi

La naissance de plus qu'écaille sèche, sable chaud,

Préserve intacte la dureté du ventre.

 

 

GUILLEVIC.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:22

Faire croire que l’histoire se passe ailleurs c’est alimenter le sentiment d’impuissance que nous éprouvons devant le journal télévisé car que peut-on contre les misères du monde ?

Depuis toujours la classe dominante a l’impératif besoin de cultiver le fatalisme tellement inhérent à notre condition humaine qu’il suscita partout la création de religions. Invoquer les dieux pour qu’il pleuve permettait ainsi de satisfaire le besoin d’action, en le détournant des vrais moyens d’action. Si le fatalisme nous est inhérent le besoin d’action l’est tout autant.

L’innovation du suffrage universel fut révolutionnaire en ce sens que l’action politique devenait alors affaire de tous, même si le peuple décidait d’en faire un mauvais usage en votant pour ceux qui l’exploitent.

Toute avancée sociale a son revers et là encore la classe dominante s’efforce, au nom du revers, d’annuler l’avancée sociale d’où le juste dicton populaire : il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau sale du bain !

 Ceci étant, avant même le suffrage universel, l’histoire se passait chez nous aussi la classe dominante (encore elle) s’est toujours efforcé de masquer ou de dénaturer cette histoire. Etudier l’histoire locale devient alors l’étude d’anecdotes renforçant le rôle majeur de l’histoire nationale (sous entendu : l’histoire des chefs, des capitales, des généraux, des héros). Bilan : l’histoire se passe ailleurs, à Paris, à Washington ou par la bouche des grands hommes, les présidents, les grands managers etc.

 Berlusconi tombe en Italie mais parce que Berlusconi n’est pas seulement un homme, il ne tombe pas complètement aussi l’affrontement n’est pas seulement entre lui et le pouvoir italien mais aussi ici entre le pouvoir du fric et le pouvoir des démocrates. Il paraît qu’un battement d’aile de papillon a des répercussions jusque dans nos assiettes en conséquence, un minuscule article comme celui-ci peut se répercuter loin ! Je prends le cas de Berlusconi car nous avons l’exemple d’une assemblée de députés majeurs qui peuvent faire tomber un chef alors que le système français ne le permet pas. Je n’imagine pas que le revirement de certains soit un acte révolutionnaire mais j’ai la conviction que, seulement exister, est pour le révolté, un grain de sable dans la machine.

 Nous entrons dans la bataille des municipales et c’est là le premier grain. Pour le moment les couloirs bruissent de coups plus ou moins bas mais l’engagement citoyen se mesure à la hauteur des entraves mises par les autorités à l’expression de la clarté démocratique. Chaque commune est une histoire locale que les maîtres du monde veulent effacer or que représente-t-elle ? Les seigneurs du Moyen-âge actuel pompent cette histoire pour la vider dans les poubelles du passé et laisser une coquille vide, mais la politique a horreur du vide suivant un autre dicton populaire, aussi une certaine riposte se fera entendre. Pas celle que je défends car les démocrates sont à la ramasse mais celle des illusions de toujours et de la démagogie ambiante. Même sans candidat le Front national a déjà gagné, sous des formes locales et avec un message global. Ce qui ne signifie pas qu’il nous reste à regarder passer le train dans l’attente de jours meilleurs. Il n’y a plus rien à déléguer : ni au futur, ni à dieu, ni aux rêves (et encore moins aux élus). La globalisation (d’autres disent la mondialisation) n’a de global que ce que les opposants veulent lui laisser de global. Non, notre avenir ne s’est jamais décidé à Lisbonne mais chez nous. A courir devant des leurres on perd le sens de la vie et la vie, pour la prendre à bras le corps, il faut la saisir là où on est même pour qui a de grands bras au point de pouvoir cumuler les cumuls.

 

Je défends Vazquez Montalban car comme Sciascia et d’autres ils ont construit une œuvre à partir de leur ville, de leur île, à partir de la vie réelle qui unit géographie et histoire, raison et sentiment, fraternité et liberté. Le succès n’a pas été au rendez-vous car il s’agit sans doute de la révolution la plus énorme, celle de l’émancipation communaliste, celle d’un autre type de chaîne humaine. Jean-Paul Damaggio

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:20

Travaillant sur le cas de Moissac en 1935 voici à titre documentaire le résultat des municipales de cette année là (en gras les nouveaux élus).

 

Liste d’Union des Gauches

Roger Delthil 1293,

docteur Villeneuve 1228

Urbain Delthil 1291

Armand Bach 1272

Pédro Badens 1286

Germain Biarc 1201

Armand Briaut 1106

Pierre Capgras 1228

Maximilien Cazeneuve 1227

Auguste Couzy 1270

Pierre Daulan 1173

Louis Franceries 1275

Marcel Garric 1228

Alban Lacoste 1174

Germain Lagriffe 1246

Etienne Maurel 1248

docteur Louis Moles 1319

Raymond Pentecôte 1239

Elie Polycarpe 1203

Etienne Ressayré 1277

Raoul Rességuier 1263

François Rigail 1218

 

Liste d’Union des Français

Victor Tapon 686

Albert Baylet 632

Gustave Boissy 652

Joseph Boué 649

Louis Breton 682

François Capayrou 650

Louis Castagné 650

Adrien Dazols 645

Jean Delpech 653

Ernest Desmons 651

Marius Durand 678

Eugène Esquirol 685

Jacques Fraunié 638

Philippe Gausserand 639

Etienne Goulard 640

Charles Itaria 646

Adrien Jean 641

Edouard Laborie 640

Célestin Lacombe 638

Noël Monin 636

Antonin Périès 649

Célestin Roquefort 657

Claude Théry 638

 

Liste communiste

Jean Delfau 80 voix,

Louis Manet 75,

Georges Roques 78.

 

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 23:06

Je découvre cet article qui est la reprise d'un article qui a suivi la mort de l'écrivain. Très important pour comprendre à la fois la vie de Manolo et le fait qu'il soit poussé vers l'oubli. Jean-Paul Damaggio

  

Cuando Manolo (Vázquez Montalbán) era Felipe (*)

por J.A. González Casanova, Martes, 17 de Septiembre de 2013

 Par intelligence, Vázquez Montalbán était lucide et sceptique ; par sentiment, généreux, prolifique et combatif. Sa secrète anxiété dépressive est née de l'effort d'unir ce que Gramsci appelle le pessimisme de la raison et l'optimisme de la volonté. En ces tristes jours on a rappelé sa fidélité obstinée aux idéaux politiques de sa jeunesse. Etre fidèle à quelque chose c'est assumer sa mémoire, ce qui est l'identité, avec pour son corps le sentiment. Manolo donc, à penser cordialement et sentir avec l'intellect, a créé une œuvre littéraire autobiographique qui était sa vie (plurielle et solidaire), une chronique inséparable de la mémoire historique collective de ses habitants et de leur temps. Parce que, pour lui, le mot était sa façon de perpétuer les sentiments et de combattre l'obscénité réactionnaire de la mort.

 L'origine de son militantisme révolutionnaire anti-capitaliste et contre le régime de Franco, il l'a vécu directement un jour de 1959 quand, avec le docteur Joan Massana, nous avons proposé à quatre étudiants de lettres, et entre autres à Manolo, qui appartenaient à la NEU (Nouvelle-Gauche Universitaire), groupe lié à Felipe, humoristiquement appelé le Front de libération du peuple (FLP), composée de jeunes marxistes et chrétiens, unis dans un rêve activiste de révolution socialiste démocratique et fédéraliste. Manolo est resté avec nous près de trois ans jusqu'à ce que la raison de «l'efficacité» le conduise au PCE-PSUC, mais de ce temps-là, quand, selon lui, "j'ai eu le sentiment que le monde avait tort", il a conservé indélébile dans sa mémoire, le sentiment pur et le sens de sa vie future, et il en témoigne dans ses jugements postérieurs sur le Felipe : "C'était un mouvement moral, politique et esthétique» et «une synthèse radicale du marxisme et du libéralisme existentiel"; " un échantillon de volontarisme révolutionnaire avec lucidité critique" ; "ce n'était pas un parti, mais un musée de l'homme complet ":" Si on nous avait laissé faire nous aurions réalisé une révolution qui aurait enchanté le monde". Dans un article publié dans El Pais, Tels que nous étions, le protagoniste est un vieux felipe juste après la transition démocratique, gouverneur civil socialiste, comme d'autres travaillent dans le bureau ou dans diverses entreprises olympiques. Nostalgie de la révolution frustrée de «l'organisation réconfortante» qui était telle qui même Carvalho fut «un temps membre du FLP". Mais la raison s'impose au cœur, et on accepte avec ironie de gouverner dans le cadre du système sans trahir la cause révolutionnaire en continuant obstinément de lutter de l'intérieur, avec un marxisme, qui ne soit pas une habitude mentale, mais «la lutte dialectique permanente contre la cruauté et l'horreur " ; comme un guérillero, il n'aura pas de répit. C'est ainsi que les historiens décrivent les exploits de Juan Martin, le guérillero de la guerre d'indépendance espagnole. C'est l'entêtement et l'agilité du franc-tireur qui a toujours été notre héros contemporain, et qui a fait le pseudonyme si célèbre : Manolo V l'Empecinado.

 Du premier FLP catalan, Manolo a conservé deux figures humaines, converties en emblèmes respectifs de cette dualité pénible qui l'accompagna jusqu'à la fin : sentiment et raison ; radicalisme et possibilisme révolutionnaire. Je me réfère à Carlos Alfonso Comin et Pasqual Maragall. De Alfonso («l'animal le plus crédible que j'ai connu», a-t-il dit) il a valorisé quelque chose qui a toujours défini le FLP et que Comín a apporté au PSUC : la coexistence entre chrétiens et marxistes, comprise comme «l'essence révolutionnaire d'un projet historique commun pour les deux forces spirituelles qui ont changé le monde ». Le cominismo serait pour Manolo "la variante espagnole d'une synthèse possible des deux culture de l'émancipation." Quand, il y a un an, j'ai inauguré un congrès de théologiens subversifs sur la mondialisation et la lutte des classes, on s'est demandé sèchement pourquoi il était là, un athée comme lui. Sans doute pour honorer la mémoire de ceux qui partageaient sa foi en l'homme et son espoir révolutionnaire et qui a dit: «C'était un homme chanceux qui a réuni l'espérance marxiste et chrétienne». Chanceux parce que Manolo croyait seulement, face à la mort, dans l'éternité de la parole, mais il doutait qu'elle la compense et il pensait que le plus révolutionnaire était d'en finir avec elle.

 Maragall a mis à l'épreuve le Manolo qui se débattait entre un jugement en tant que maire de sa ville bien-aimée, et la critique d'un ancien FOC possibiliste (exemple de raison pragmatique et d'idéologie éclectique),entre la reconnaissance affectueuse de sa loyauté envers le sentiment frontiste (unité populaire de la gauche) et son désir sincère de réaliser dans la vie l'utopie socialiste. Il a consacré un article publié dans le journal Avui le jour de sa mort à Bangkok, en rappelant son appartenance passée au NEU, au FOC et à l' «obstinée reconstruction de la raison démocratique". Rappelant ses désaccords avec la politique urbaine de Maragall, il semblait que Manolo envoyait une promesse de vote sentimental par la poste en indiquant qu'il était "le seul candidat qui peut conduire un véritable projet national alternatif, soutenu par le chœur des forces progressistes catalanes ". En rappelant le sentiment de jeunesse qui l'a conduit, comme Pasqual, à Felipe, il a conclu par ces mots: «Si Maragall devient président ça sera comme si toute une génération avez obtenu une promotion qui, en plein âge de l'innocence, a découvert que le monde n'était pas bien fait. " A la fin de son âge mur, Manuel Vazquez Montalban reprit la formule de Gramsci. Il a souffert du pessimisme de la volonté («Je sens que tout s'aggrave",m'a-t-il déclaré il ya quelques mois), mais il compensait pour l'optimisme de la raison qu'il partageait à travers sa jeune espérance transformatrice de ses premier compagnons en politiques révolutionnaires. Mais son cœur était à la recherche du confort littéraire des Mers du Sud.

 (*) Le prochain mois d'Octobre c'est le dixième anniversaire de la mort de Manolo Vázquez Montalbán. L'anniversaire est devenu une bonne excuse pour diverses conférences universitaires et pour une organisation plus modeste par la Fundació Andreu Nin (19-26-09-2013, dans la bibliothèque Andreu Nin dans le quartier gothique de Barcelone), avec la participation de Arnal Ballester, l'ami de Manolo qui connaît son travail, de Pepe Gutiérrez Alvarez, qui évoquera sa carrière en tant que militant communiste, et de Mike Eaude, auteur d'un essai sur Vázquez Montalbán et Barcelone, qui présentera Pepe Carvalho. Il est bon de noter que Manolo a été un partenaire de la FAN et a offert de travailler avec chaque fois qu'on le lui a demandé. Il est également l'auteur d'un roman de tendance POUM Le pianiste qui est un texte important : L'ombre de Andreu Nin y est présente. Parmi beaucoup d'autres choses comme poète ou animateur de quelques unes des meilleurs magazines satiriques de la fin du franquisme, Vazquez Montalban était le plus connu et le plus persistant des intellectuels qui ont combattu dans le PCE-PSUC. Son «travail communiste» comprend romans (Assassineat au Comité Central), oeuvres de toutes sortes (Manifeste de la planète des singes), articles et de témoignages. Avec un pied à l'intérieur et un à l'extérieur, Manolo était en même temps un fidèle et un dissident communiste. Mais Manolo était également Felipe, plus précisément le FOC, Front Obrer de Catalunya, chapitre pour lequel le juge Gonzalez Casanova a consacré cet article publié le 22-10-03, peu de temps après sa mort.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 22:04

Le dernier sondage sérieux donne 31% pour Michelle Bachelet, 21% pour Evelyn Matthei la candidate de la droite. La surprise vient d'un candidat indépendant et sans parti, l'économiste social-libéral Franco Parisi qui arrive à 15% alors que la surprise des élections précédentes, Marco Enríquez-Ominami, arrive seulement à 9%, talonné par le candidat d'extrême-gauche Marcel Claude arrivant à 7%. Rappelons que Michelle Bachelet a le soutien de la démocratie chrétienne, du PS et du parti communiste.

Tout indique en conséquence qu'il faudra un second tour.

 Parmi les thèmes, que dit-on de la question des drogues qui secoue les Amériques ?

Le Chili, sur ce point comme sur le droit à l'IVG, est fortement répressif. Il considère que fumer de la marihuana c'est consommer une drogue dure et ça entraîne les peines les plus sévères.

C'est sous le gouvernement Bachelet que la législation a été durcie et elle considère à présent que c'est une erreur même si elle ne propose rien de particulier. La candidate de droite reste très répressive. Seul MEO fait des propositions concrètes pour régulariser la consommation des drogues.

Pour mesurer le problème il faut savoir que sur les 219.000 prisonniers dans les prisons fédérales des USA, presque 50% y sont pour des raisons de drogue ! Le Chilien José Miguel Insulza toujours président de l'OEA vient de publier un rapport sur le sujet mais rien ne bouge.

Personnellement si légaliser les drogues c'est dans l'espoir de limiter le pouvoir des mafias je suis contre cette illusion.

Si par contre, sans illusions, pour des raisons de santé et de fausse répression, se mettent en place des processus de légalisation des drogues conjointement à des lois contre l'argent sale alors c'est une bonne chose.

 

Mais le Chili est loin de se lancer dans un tel projet. J-P Damaggio

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 21:18

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MONTAUBAN :

Rencontre-débat : Maison du Peuple

Lundi 14 octobre 18 h -20 h

Révolution/ Contre-révolution : Le 10 mai 1790 à Montauban

Animation : Jean-Paul Damaggio

 Février 1790 : premières municipales favorables aux royalistes.

10 mai 1790 : Les royalistes s’emparent de la garde nationale.

Une émeute fait six morts et des dizaines de prisonniers.

Des centaines de montalbanais fuient la ville.

15 mai 1790 : La garde nationale de Bordeaux entre en action.

30 juillet 1790 : La municipalité est destituée

et l’ancienne garde nationale retrouve son pouvoir.

Ce tournant de l’histoire de Montauban va jouer un grand rôle dans l’histoire de la révolution et de la ville.

Jeanbon Saint-André se lance dans la bagarre politique.

Par la suite, à chaque tournant de l’histoire, Montauban

va revivre, sous une forme ou sous une autre cet affrontement. En 1815, 1830, 1848, 1850, 1882, 1934.

Cette rencontre et le livre en appui, se veulent une contribution aux travaux autour du bicentenaire

de la mort de Jeanbon Saint-André

      Réunion organisée par les Editions La Brochure

Articles du blog : Mary Lafon et le 10 mai ; Taine et le 10 mai

Pourquoi se plonger dans le 10 mai ?

 

Le 10 mai présenté en 1989

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