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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 10:59

 

Voici un article du Figaro qui fait le point sur l'énorme projet du désert d'Atacama. JPF

Alma : l'observatoire de tous les records

Par Tristan Vey Mis à jour le 25/05/2014

Le plus grand réseau de radiotélescopes du monde commence à scruter les parties les plus froides du ciel.

Situé à plus de 5000 mètres d'altitude, le haut plateau chilien de Chajnantor, dans l'Atacama, est un enfer pour les astronomes, mais un paradis pour leurs instruments. Balayé par un vent glacial, l'oxygène et l'eau y sont rares. Toute l'humidité du lieu se concentre dans quelques névés éparpillés çà et là sur une terre orange et poussiéreuse. Seuls quelques ouvriers chiliens bravent ces conditions difficiles pour inspecter et faire la maintenance d'une soixantaine de paraboles blanches de 7 à 12 mètres de diamètre à l'écoute du ciel. Les autres se réfugient dans le bâtiment pressurisé abritant une salle de repos et le supercalculateur qui enregistre et corrèle les données récoltées par chacune des antennes.

Ce réseau de radiotélescopes, baptisé Alma, est l'observatoire le plus haut du monde et le projet astronomique le plus ambitieux de l'histoire. Il réunit l'Europe, l'Amérique du Nord, le Japon et Taïwan, en partenariat avec le Chili. Le coût de construction, pharaonique, est estimé à 1,4 milliard de dollars.

Sa mission: scruter le ciel à la recherche de rayonnements invisibles à l'œil nu, les ondes millimétriques, la principale «lumière» émise par des corps très froids. À titre de comparaison, le corps humain, à 37 °C, émet plutôt des infrarouges et le Soleil, dont la surface est à 6000 °C, des UV et de la lumière visible.

1400 demandes de temps d'observation

«Dans l'univers, à part les étoiles, tout est plutôt très froid», rappelle Frédéric Gueth, directeur adjoint de l'Institut de radioastronomie millimétrique (Iram), qui possède un réseau de six antennes de 15 mètres sur le plateau de Bure (Hautes-Alpes). «Avant qu'il ne se contracte, la température du grand nuage de gaz qui donne naissance à une étoile ne s'élève pas à plus de - 250 °C, par exemple, poursuit l'astronome. Si on veut observer les premiers instants de la formation stellaire, c'est donc dans cette gamme de fréquences qu'il faut regarder.» Seul problème, la vapeur d'eau de l'atmosphère terrestre absorbe une grande partie de ce rayonnement, raison pour laquelle Alma a été construit si haut dans le désert d'Atacama.

Un an après son inauguration officielle, le réseau n'est pas encore pleinement opérationnel. Quatre des 66 antennes attendent encore au camp de base d'être installées. De plus, les astronomes n'opèrent qu'avec une trentaine de paraboles à la fois, les autres faisant l'objet d'opérations de calibrage et de maintenance sur site. «Nous n'utiliserons probablement jamais les 66 en même temps, mais peut-être une cinquantaine d'ici un an ou deux», précise Lars-Ake Nyman, responsable des opérations scientifiques, depuis la salle de contrôle climatisée située 2000 mètres plus bas. Cela permettra notamment d'étudier dans cette gamme de fréquence des objets très peu lumineux comme les plus lointaines galaxies de l'univers observable.

De plus, Alma ne fournit pour l'instant que des images mal définies, des sortes de nuages diffus de matière. Cela tient au fait que les antennes sont confinées dans une zone de moins d'un kilomètre de diamètre. Cette configuration «compacte» permet certes d'observer une zone de ciel plus grande, mais elle ne donne pas la pleine mesure de l'instrument. «Plus les antennes sont écartées, plus nous gagnons en résolution, explique Lars-Ake Nyman. Nous allons tester cet automne une configuration trois fois plus grande.» À terme, les antennes pourront couvrir une zone de 15 kilomètres. «La résolution sera alors au moins dix fois meilleure, s'enthousiasme Frédéric Gueth. On aura des images aussi fines que celles prises par le télescope spatial Hubble dans le domaine visible!» Même dans le mode de fonctionnement bridé actuel, Alma reste le plus puissant radiotélescope du monde. Les astronomes ne s'y sont pas trompés: plus de 1400 demandes de temps d'observation ont déjà été formulées. Seule une sur quatre a été acceptée.

 

 

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 22:04

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L'image a fait le tour du monde.

La présidente du Sénat, Isabelle Allende (en rouge) a remis l'écharpe de présidente à Michelle Bachelet.

Pour le symbole je me devais de faire suive cette photo.

L'accouchement du gouvernement n'a pas été facile à cause des tensions internes à la coalition.

Dans la mesure du possible je vais continuer de suivre cette actualité qui me passionne. JPD

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 15:50

Le second documentaire qui sera projeté à Caussade le 31 mars, date de 1973 et il entré dans l'histoire comme une vision de l'intérieur du Coup d'Etat. Voici deux témoignages sur le film. JPD

 Date de nouvelle sortie :  02 octobre 2013 Toutes les sorties de la semaine Réalisé par :  Bruno MUEL. Durée : 39min Pays de production : France Année de production :  1973

Musique de Victor Jara.

Compte-rendu à chaud des journées qui ont suivi le coup d'état du général Pinochet. À Santiago, la peur se lit sur les visages.  Des militants de l'Unité Populaire osent cependant parler, ébauchent des explications, font part au monde de leur détermination. Les obsèques de Pablo Neruda donnent lieu à la première manifestation contre le régime. Des images sont prises à l'intérieur du stade national et devant les grilles où des familles vivent dans l'angoisse.

 

Il y a quarante ans, le coup d’Etat contre Salvador Allende

Début d'article sur Monde diplomatique

par Bruno Muel, septembre 2013

APERÇU

J’ai appris la nouvelle du coup d’Etat par la radio, le matin du 12 septembre 1973, et j’ai pris la décision de partir filmer au Chili. J’ai appelé Théo Robichet, avec la certitude qu’il serait d’accord. Théo était preneur de son, j’étais preneur d’images. Nous étions à l’époque engagés dans l’aventure des groupes Medvedkine, lancée en 1967 à Besançon par Chris Marker et qui se poursuivait à Sochaux. Avec nos amis, ouvriers à la chaîne chez Peugeot, comme dans tous les groupes militants, nous parlions souvent du Chili. Ce qui se passait là-bas nous était proche.

Arrivés à Buenos Aires, nous avons pris le premier avion pour Santiago, aux côtés des opposants à l’Unité populaire ravis de regagner leur pays. En passant la cordillère des Andes enneigée, ils ont sablé le champagne en hurlant et en chantant.

Sur du papier à en-tête d’une télévision anglo-saxonne, nous avions rédigé une belle accréditation et nous avions bardé d’autocollants caméra et magnéto. Heureusement, le service de presse de l’armée chilienne était novice en la matière et nous a délivré sans poser de questions une carte de presse bricolée sur un carton.

Nous n’avions que quelques numéros de téléphone, dont ceux de Pierre Kalfon, correspondant du Monde à Santiago, d’un jeune avocat chilien dont je n’ai pas retenu le nom et d’une Française expatriée.

Les militaires gardaient la sortie de Santiago et quadrillaient la ville. Si l’ordre avait été « rétabli », l’ambiance était lourde. La ville était soumise à un couvre-feu intégral, et, du coucher du soleil à l’aube, nous étions consignés dans le vaste hôtel où des journalistes du monde entier arrivaient de plus en plus nombreux. La junte organisa une visite guidée à l’intérieur du Stade national. Le lendemain nous sommes revenus filmer devant les grilles les visages angoissés des familles.

 

Septembre chilien

11 SEPTEMBRE 2013 |  PAR VINGTRAS

C'est le titre d'un petit film magnifique, réalisé en 1973 par Bruno Muel, Théo Robichet* et Valéry Mayoux, quelques jours après le coup d'Etat qui a renversé Salvador Allende.

Images volées, témoignages poignants de militants et de militantes traqués et persécutés. Prisonniers parqués dans les stades. Soldats casqués, l'arme au poing. Chars parcourant les rues de Santiango où l'on aperçoit une population hébétée...

A la fois sobre, précis et bouleversant, ce documentaire militant est un chef d'oeuvre du cinéma "engagé". Il a d'ailleurs été couronné par le prix Jean Vigo.

Il se termine par une extraordinaire séquence de reportage sur les obsèques de Pablo Neruda, décédé quelques jours après le coup d'Etat. Expression de l'amour et de la ferveur de tout un peuple pour cet immense poète, première manifestation contre le régime de Pinochet. Exaltant !

Diverses personnalités ont apporté leur concours vocal à la réalisation du film : Simone Signoret, Pierre Kast, Roger Louis et Pierre Santini.

La musique que l'on entend est celle du chanteur populaire Victor Jara, assassiné par les fascistes chiliens.

Le message de "Septembre chilien", quarante ans après, est toujours d'actualité.

NB/ on peut voir ce film intégralement (il dure 40') sur You Tube

* technicien multi-fonctions et réalisateur, il a travaillé avec moi sur quelques un de mes films, notamment "Valmy et la naissance de la République" et "Paris, j'écris ton nom liberté".

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 14:08

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Le 31 mars, dans le cadre du Festival latino de Toulouse, le cinéma de Caussade va projeter deux films documentaires autour de l'expérience de l'unité poupulaire au Chili.

Le premier évoque les mille jours de l'Unité populaire de Salvador Allende.

Voici la présentation des auteurs et de leur but.

Claudia Soto Mansilla, né le 23.06.1969 en Santiago de Chile. Après le coup d'Etat, sa famille s'exile à Cuba puis en France où elle vit. Elle a étudié l'anthropologie et la préhistoire avant de se consacrer à l'audio-visuel.

 « Los hijos de los mil días» est son premier film en tant que réalisatrice.

Jaco Bidermann - 45 ans est diplomé de l'école nationale Louis Lumièreen à Paris.

Pour tuer l'expérience inédite des « mille jours » de l'Unité populaire du gouvernement Allende, une dictature féroce menée par Pinochet a été nécessaire. Quel était le danger ? Que s'est-il passé pendant ces trois ans si occultés de l'histoire chilienne ?

Certains de ceux qui ont accompagné Salvador Allende dans cette aventure racontent l'espoir et l'engouement du rêve socialiste mais aussi les difficultés et la lutte pour plus d'égalité et de partage face à la cruauté libérale.

Lettre de Claudia Soto Mansilla

J’ai grandi à Cuba, avec sa mer, sa chaleur, sa musique. Mes parents avaient un accent différent de ceux aux côtés desquels nous vivions et leurs souvenirs n’avaient rien à voir avec ce qui m’entourait. Dans notre appartement, les photos d’Allende côtoyaient celles du Che et de Camilo Cienfuegos, ma mère avait accroché des bandes de laine tissée. Plus tard j’ai su qu’elles étaient mapuches, qu’elles venaient des Indiens du Chili, pays où je suis née.

J’aimais regarder le visage de Salvador Allende, ses lunettes à monture épaisse et sa moustache. Un homme élégant à l’ancienne. J’ai su très tôt qu’il était mort, je pouvais réciter par cœur son dernier discours. En grandissant, l’attirance pour le personnage n’a fait que croître, je voulais tout savoir de lui, lire tous ses discours, écouter toutes les histoires qui évoquaient sa volonté, son désir de justice, son amour pour son peuple, sa capacité visionnaire pour comprendre le monde.

Je ne comprenais pas comment le pays où j’étais née, petit pays improbable du bout du monde avait pu donner deux Prix Nobel de poésie, un président comme Salvador Allende et un des pires dictateurs, tout cela en deux générations.

Suivant mes parents dans leur exil, j’ai donc grandi ailleurs. J’ai eu la possibilité d’être enfant sans le poids terrible de vivre dans un pays en dictature.

J’avais cru pendant vingt ans que le Chili était mon pays, que j’y avais une place. Mais le Chili sans les militaires n’est pas devenu pour autant ce pays de justice et de liberté pour lequel mes parents et beaucoup d’autres ont tant lutté, tant souffert, tant donné. La désillusion a presque réussi à me rendre indifférente à la terre où j’étais née, pourtant son histoire me fascinait toujours. Plus j’en apprenais, plus j’étais attirée. Je refusais de céder à l’amertume, au défaitisme, je refusais de ne pas avoir une raison de lier mon destin de femme adulte à mon pays natal.

Ma passion de l’écriture et du cinéma ont fini par faire germer ce film. La rencontre avec Jaco mon compagnon, photographe de formation, amoureux des révolutions, m’a donné la force d’aller jusqu’au bout. Je suis partie à la recherche de la beauté, de la générosité exprimée par un peuple prenant en main son destin.

Nous sommes des survivants, nous avons la parole, nous avons une mémoire qui doit se transmettre, qui doit vivre, qui est un outil puissant pour consolider le présent et construire le futur.

 Lettre de Jaco Bidermann

Issu d’un milieu de gauche avec des parents militants, le Chili d’Allende a toujours fait partie de mon imaginaire politique. Pourtant, les récits de la dictature étaient plus forts, omniprésents. Comme un voile empêchant de voir au-delà. Rencontrer Claudia, aller au Chili et faire ce film m’ont permis de lever ce voile et de prendre la mesure de l’expérience unique de ces mille jours. Le cinéma, c’est aussi témoigner, fouiller, mettre en lumière. Je suis aussi éclairagiste au théâtre, j’aime mettre en lumière, rendre beaux les acteurs. J’ai souvent été ému aux larmes, derrière la caméra en entendant les récits de ces hommes et de ces femmes qui ont souvent passé leur vie à lutter pour une société plus juste. L’histoire chilienne est un concentré du 20ème siècle : un Front populaire, un gouvernement socialiste révolutionnaire et démocratique, un coup d’état, une dictature et le laboratoire du néolibéralisme mondialisé. C’est une histoire pleine d’horreur et de vie. Pour que finalement l’horreur n’ait pas le dernier mot et pour que cette expérience unique puisse continuer à résonner, il me semblait important de faire ce film.

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 20:07

Le point le plus inquiétant, le voici : Education : Nicolás Eyzaguirre.

Il s'agit là d'un néolibéral affiché pour un ministère qui doit sortir le système éducatif du néolibéralisme !

Un autre néolibéral affiché, un entrepreneur, est à l'énergie : Máximo Pacheco

Le ministère du travail est tenue par une conservatrice.

 

Agriculture : Carlos Furche

Biens nationaux : Víctor Osorio

Culture : Claudia Baratini

Sport : Natalia Riffo

Défense : Jorge Burgos  

Développement social : Fernanda Villegas

Economie : Luis Felipe Céspedes

Education : Nicolás Eyzaguirre

Energie : Máximo Pacheco

Finances : Alberto Arenas

Ministre de l'Intérieur : Rodrigo Peñailillo

Justice : José Antonio Gómez

Environnement : Pablo Badenier 

Mines : Aurora Williams

Travaux publics : Alberto Undurraga

Affaires étrangères : Heraldo Muñoz

Santé : Elia Molina

Secrétaire général du gouvernement : Alvaro Elizalde

Secrétaire général de la Présidence : Ximena Rincón

Service national des femmes : Claudia Pascual

Le Travail : Javiera Blanco

Transports et télécom : Andrés Gómez Lobos

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:03

La lecture du billet de René Merle (cliquez sur le lien pour y accéder) comme l'article de sa compagne devraient participer d'un grand débat politique sur ce film qui est d'abord un film. En effet, le spectateur connaît dès le début le résultat final et pourtant le suspens reste entier et cette œuvre d'art joue son rôle d'œuvre d'art.

Mais elles sont si rares les œuvres à placer en leur cœur la politique…

 Si l'arrivée au pouvoir de Pinochet a suscité d'immenses discussions et de graves décisions à gauche, la chute du dictateur aurait mérité le même effort.

Pas seulement à cause de la forme prise mais comme témoignage parlant de toute une évolution de la société.

Qui connaît un exemple où un dictateur sanguinaire organise un référendum qu'il perd ?

Les questions posées par le film :

- liens entre le national et l'international (Chili-USA)

- liens entre politique et économie (le marketing réduisant la politique à une marchandise)

- liens entre une mobilisation populaire et son résultat.

Etc.

 Comme René, je pense qu'il faut mesurer la peur qui existait au Chili en 1988 pour comprendre le courage des militants du NON, courage amplifié par la mobilisation.

 Et de ce film, comment ne pas retenir à jamais l'image finale : l'homme qui est le détonateur de la victoire, s'en revient seul, loin des caméras, gérer ce qu'il sait faire de sa vie. Combien d'éminences grises gouvernent encore le monde car si dans le film c'est pour la bonne cause, elles sont plus souvent là pour les mauvaises et dans ce cas elles s'accrochent au pouvoir.

J-P Damaggio

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 16:09

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Ce texte est écrit comme une fiction mais, grâce à Wikileaks et d’autres, il raconte une simple réalité qui est le quotidien de notre humanité.

 En ce 15 décembre 2013, dans mon avion personnel, je survole avec un immense plaisir la zone de Valparaiso pour aller voir fumer les cheminées de la centrale thermoélectrique de Campiche. D’abord nous longeons la côté et comment ne pas l’avouer, la vue est magnifique. Puis enfin nous arrivons au-dessus de l’immense municipalité de Puchuncavi, une commune qui unit mer et montagne. Depuis 2007 je suis sensé savoir qu’il s’agit là d’un des premiers endroits habités du Chili et la générosité des terres en est sans doute l’explication, mais avec nos équipes d’AES Gener nous n’avons qu’un souci : faire de l’électricité. Nous avons travaillé d’arrache-pied pour en arriver à ce résultat qui aurait dû être obtenu sans avoir recours à des manœuvres plus ou moins glorieuses. Sur le site internet de notre multinationale nous affichons l’essentiel : notre code éthique. Ce code aurait dû et devrait rassurer les esprits les plus pointilleux en matière d’écologie mais, là où nous nous y attendions le moins, nous nous sommes heurtés à des entraves en béton.

 Aujourd’hui, tout ça est oublié et j’en profite pour envoyer un SMS de félicitations à Michelle Bachelet qui vient d’être réélue présidente du pays. J’avoue que je ne l’ai jamais rencontrée car ça serait de mauvais goût qu’un grand patron comme moi, Felipe Cerón, se fasse prendre en photo auprès d’une responsable politique qui doit rester au dessus des intérêts particuliers.

 Mon histoire est simple : pour développer sa fonction d’extraction minière, le Chili a besoin d’électricité, et justement nous savons transformer le charbon en énergie propre ! Disons-le sans forfanterie, nos technologies étant à la pointe du progrès, quel bonheur que de vivre en compagnie de nos cheminées d’usine ! Les producteurs de tomates et autres légumes, de Campiche – un endroit vraiment magique – ne perdront rien en matière de qualité de leurs produits !

Bref, quand en août 2007 nous avons déposé devant les instances concernées notre projet nous savions que rien ne pouvait l’arrêter. Les études d’impact, le recyclage des déchets (mercure, arsenic, plomb, dioxyde de souffre etc.), nous avions tout prévu ! En conséquence, en mai 2008 nous avons eu l’autorisation de construire l’usine.

 Puis, quelques malins, soumis à de minables intérêts électoraux, ont décidé à la fin 2008 de porter plainte devant les tribunaux contre notre projet. Regroupés dans les organisations environnementales suivantes : Chile sustentable, Defendamos la Ciudad, Ecosistemas et Acción Ecológica ils ont obtenu du conseil écologique de Quintero-Puchuncaví une déclaration d’illégalité pour notre usine, nous qui avons un code d’éthique irréprochable et largement porté à la connaissance de tous les citoyens !

 Je l’avoue, même aujourd’hui, en survolant notre succès –et la terre vue du ciel, n’est-ce pas une joie permanente ?- la moutarde me monte un peu au nez à repasser de tels souvenirs.

 Après la décision d’interdiction, nous avons mis en marche notre batterie d’avocats mais voilà les tribunaux donnèrent raison aux plaignants : notre usine représentait un risque sanitaire pour les habitants et occupait un espace qui n’était pas dans les normes ! Nous sommes allés devant la Cour suprême sûr de notre fait, et contre toute attente, en juin 2009, alors que la construction était déjà bien avancée, les juges ont donné raison aux plaignants ! Quel manque de reconnaissance ! Nous apportons la fée électricité et nous sommes changés en diables !

 A partir de ce jour, nous avons résolu d’en passer par des moyens d’intervention peu catholiques mais j’y insiste, c’est la faute de nos adversaires insensés qui auraient dû dépenser leur temps à aller à la plage !

La zone est saturée en dioxide de souffre depuis 1993 et depuis quelques années des travaux de décontamination sont en cours, fait que nous connaissions, aussi nous nous proposions dès le départ pour aider à cette décontamination !

Bref, pour contrer les décisions des juges, le 23 juillet 2009, avec le président de la société, Andrés Gluski, nous sommes allés trouver l’ambassadeur des USA à Santiago, Simons, pour qu’il nous règle ce problème. J’ai oublié de le dire, notre entreprise est nord-américaine. Le marché qu’il devait mettre entre les mains de Michelle Bachelet alors présidente du Chili était simple : ou les obstacles étaient levés ou nous faisions campagne contre son pays peu favorable aux investisseurs étrangers.

 La question devint plus urgente quand, après la décision de la Cour suprême, la municipalité de Puchuncaví ordonna la démolition des constructions de l’Unité n°4 de notre centrale thermoélectrique ! Et à nos frais s’il vous plaît ! Nous avions 60 jours pour passer à l’acte ! Je conserve avec moi l’arrêté municipal assassin, d’un maire qui devait se prendre pour Zorro : decreto Alcaldicio n° 1699, du 22 septembre. Dans la course engagée, nous avons porté plainte contre la décision, ce qui devait nous aider à gagner du temps.

Dès le 9 octobre Gary Locke, Secrétaire au Commerce des États-Unis a envoyé les télégrammes conséquents à Marcos Robledo, conseiller international de la présidente Michelle Bachelet. Et aussitôt le bon Marcos a tenu à nous rassurer, mais personne ne nous a jamais payé avec des bonnes paroles, car nous savons que les politiques ne sont pas avares de tels produits frelatés. Donc, la même lettre est arrivée ensuite auprès des ministres, de l'Intérieur : Edmundo Pérez Yoma ; Économie : Hugo Lavados ; et de l'énergie : Marcelo Tokman. En fait nous avons su par notre ambassadeur Simons que le ministre capable de résoudre le problème était Poblete vu que l’enjeu du débat était la délimitation du zonage de notre usine.

 Le 31 Décembre 2009 nous avons pu sabrer le champagne et du bon ! Ce jour-là, le ministère du logement et urbanisme, Minvu, a modifié par un décret l'OGUC (l'ordonnance générale d'urbanisme et de construction) en adaptant l'utilisation du sol, pour que le projet rencontre l'approbation environnementale, et soit adopté par la haute résolution de la Cour suprême. Pérez Yoma et Poblete apportèrent leur indispensable signature. Tout le monde a compris qu’il s’agissait d’une modification taillée sur mesure pour satisfaire nos intérêts !

Nous aurions pu savourer notre victoire en traitant de haut les minables conseillers municipaux de Puchuncavi mais, si nous sommes de mauvais perdants, nous sommes par contre de généreux gagnants.

 L’avion a diminué d’altitude pour mieux voir le village de Campiche et les aménagements réalisés grâce à nos cadeaux princiers. J’ai avec moi cette délicieuse délibération municipale du 29 septembre 2010 quand nous avons proposé de verser à la municipalité 1500 millions de pesos pour la construction d’un Centre de Santé Familiale (CSAM) sauf que la municipalité a fait observer qu’elle n’avait même pas l’argent pour acheter le terrain pour une telle construction ; donc, dans notre grande bonté nous avons accepté de modifier l’accord en décrétant que la somme apportée pouvait servir aussi à l’achat du terrain !

Dans cette même séance, le conseiller municipal Eugenio Silva Pinto a tenu à observer que dans le compte-rendu précédent n’est pas apparu son intervention critique contre notre société, fondée sur le fait que par le passé, nos promesses n’avaient pas été tenues. Il est allé jusqu’à chercher un accord de 2006 entre le maire et la société AES Gener où cinq promesses furent sans suite.

Qu’importe de tels détails : concernant le centre CSAM même d’avion, je le repère parfaitement.

Certains diront que la municipalité a été achetée avec aussi le don d’une somme conséquente (100 millions) pour les pompiers, mais personne n’est plus sûr que ce soit pour les pompiers. Surtout du côté des associations : Chile sustentable, Defendamos la Ciudad, Ecosistemas et Acción Ecológica, qui ont décidé de poursuivre leur action en demandant aux dirigeants de l’OCDE de rayer leur pays de la liste des membres pour non respect de l’intérêt public. Nous faisons confiance à l’OCDE…         Jean-Paul Damaggio

 

P.S. Ce rappel historique est le cadeau que j’offre à la nouvelle présidente, en guise de nouvel an, elle qui est en grande discussion avec les uns et les autres, pour former son gouvernement.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 12:53

 


 

Puisque j'y suis, voici encore du Bertin.

Salut à tous les révoltés sans bannière.

Jean-Paul Damaggio

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 17:25


fête nationale

 

 


Neruda et Allende aimaient répéter l’amour du peuple chilien pour son armée. Et j’y croyais à ce légalisme des militaires. Jusqu’à ce que je me penche un peu sur l’histoire politique du Chili et sur le rôle de massacreur de la classe ouvrière joué par la dite armée. Alors pourquoi ? Par optimisme bien sûr ! Neruda et Allende ne souhaitaient retenir de l’histoire nationale que ce qui allait dans leur sens. Faut-il alors rendre hommage à ceux qui répétaient pendant l’Unité populaire : « Tout ça finira pas un coup d’Etat. » ? Fallait-il alors décider d’une dictature de gauche pour arrêter les éléments fascistes de l’armée ? On ne réécrit pas l’histoire mais on a le droit de s’interroger. Allende n’avait pas été élu pour imposer « la dictature du prolétariat » et peut-être que sans l’appui international des fascistes locaux, que Neruda pointe clairement, l’armée serait restée dans les casernes. Cet entretien de celui qui est alors Ambassadeur de son pays à Paris, me semble d’un apport contrasté qui mérite notre attention. JP Damaggio

 

 

LA FÊTE NATIONALE CHILIENNE

A l'occasion de la fête nationale chilienne, Pablo Neruda, a bien voulu répondre aux questions de « l'Humanité ».

Q. — Quel est le sens aujourd'hui et quel fut hier le sens du 18 septembre pour le peuple chilien ?

R. — LE 18 septembre est notre fête nationale. C'est le jour où, en 1810, fut proclamée l’indépendance du Chili. La libération définitive de la domination espagnole s'est faite ensuite, grâce aux troupes commandées par O' Higgins et San Martin. C’est la victoire de Maïpu et notre Reconquista. C'est une des plus grandes prouesses de l'histoire, ces hommes traversant les Andes, plus que les Thermopyles même... Aussi le 18 septembre est-il le jour le plus cher aux Chiliens : il est le symbole de l'union entre l'armée et le peuple chilien. Dans tout le Chili ce ne sont que danses, chansons, bouquets... A Santiago, le défilé militaire est une des choses les plus belles que je connaisse, un ballet merveilleux.

Etant donné la confiance et l'admiration du peuple chilien pour son armée, la droite et les fascistes, qui ne font qu'un, appuyés par des entreprises étrangères (I.T.T., C.I.A.), développent un plan de provocation destiné à faire se soulever l'armée. Ces fascistes sont si impudents et cyniques qu'ils défendent même des actes de banditisme pur et simple.

 

Q. — Vous voulez parler de l'assassinat de René Schneider, commandant en chef de l'armée, en octobre 1970 ? Je crois que cet assassinat a bouleversé un pays qui n'avait pas depuis plus d'un siècle connu d'assassinat à but politique, et qui, comme vous l'avez dit, n'a « presque toujours qu'un seul dictateur, la loi ».

R. — Oui. D'ailleurs cet assassinat aussitôt après l'élection d'Allende, mais alors que le démocrate-chrétien Frei était encore président, avait pour but d'empêcher la venue au pouvoir d'Allende. Et maintenant, à l'occasion de la fête de cette année, les fascistes ont élaboré un vaste plan de subversion comportant notamment des attentats contre les trains ou les camions amenant les soldats pour le défilé, ou des provocations pendant le défilé dans les rues de Santiago et il s'agirait, bien sûr, de faire croire qu'ils sont le fait des partis populaires. Comme l'armée est très aimée par tout le peuple on cherche ainsi à dresser celui-ci contre son gouvernement légal. Mais le président Allende a dévoilé et dénoncé ce complot.

 

Q. — Quelle est la situation générale en ce moment au Chili ?

R. — Le président Allende a l'appui du peuple chilien. Pour le 4 septembre (2ème anniversaire des élections), une manifestation de masse dans la seule ville de Santiago vient de réunir 850.000 personnes. La droite fasciste est réduite au désespoir. Elle veut, avec l'aide de la CIA, déclencher une guerre civile qui serait absolument folle et amènerait la destruction de notre pays. Ce complot doit être pris très au sérieux en Europe car ce sont des forces fascistes internationales qui poussent les fascistes chiliens vers un affrontement criminel. Chaque jour, nous avons à supporter des provocations de plus en plus cyniques et brutales. En ce moment le Chili est dans une situation économique difficile à cause du boycottage exercé par certains grands pays étrangers qui sont allés jusqu'à refuser de lui vendre les pièces de rechange nécessaires et qui menacent, comme la Kennecott Cooper, par exemple, de toutes sortes de procédés arbitraires notre gouvernement populaire. Cette grande compagnie avait accepté après la nationalisation de se soumettre à l'arbitrage d'un tribunal chilien. Comme le jugement rendu n'était pas favorable aux intérêts du monopole du cuivre, la Kennecott vient de déclarer officiellement qu'elle va boycotter le cuivre chilien dans le monde entier et s'opposer à la vente légitime de notre propriété nationale par tous les moyens. C'est là un exemple de choix, dont nous venons d'avoir connaissance, du manque de respect de toute loi morale et civique qui est celui de ces grands pirates monopolistes qui ont fait et qui font encore le malheur du monde.

Q. Ce 18 septembre est donc pour vous une fête de l'union mais aussi de la lutte ?

R. — En ce jour, nous fêtons l'avènement national de notre indépendance et le commencement, au milieu de beaucoup de luttes et de difficultés, de la plus importante étape de notre indépendance économique face aux agressions du néo-colonialisme. Nous avons nationalisé toutes les grandes entreprises. Nous en avons fini avec tous les grands propriétaires terriens, héritage de l'Espagne féodale et nous présentons devant le Parlement une nouvelle Constitution qui ouvre les portes au socialisme.

Nous ne ferons pas un seul pas en arrière et Salvador Allende a solennellement averti la droite fasciste et ses alliés qu'ils jouent avec du feu. Mais je veux penser avant tout à l'enthousiasme du peuple chilien avec un grand et tranquille patriotisme qui ne dérive jamais vers le nationalisme bourgeois ou vers le chauvinisme, le peuple chilien ne permettra jamais qu'on détruise ce qui a été librement et démocratiquement choisi par le vote et qui est reconnu par tous les partis. Le « Diez y ocho » c'est le jour d'une grande réjouissance populaire qui flamboie d'un bout à l'autre du pays le plus long du monde.

-- Pour tout ce que vous venez de nous dire c'est aussi un peu notre fête.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 17:18

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L'Humanité, à la mort du poète chilien a publié ce texte d'un poète originaire de Figeac. Marcenac en était un grand connaisseur. Je suis heureux depouvoir ainsi rendre hommage à deux hommes admirables. JPD

 

 

Il est mort, lui aussi les armes à la main

AUTOUR de Pablo Neruda, autour de cette haute flamme qui signalait comme aucune autre l'existence et l'éclatante présence du Chili, les hommes des casernes, que la lumière apeure, avaient élevé une muraille opaque. Ils voulaient étouffer cette voix et cette clarté. Dans sa maison d'Isla-Negra, astreint à résidence surveillée, Pablo Neruda était retranché du Chili, des vivants, de la terre et du monde par un infranchissable cordon de carabiniers, un rideau de ténèbres.

Mais, du côté du Pacifique, il demeurait tout le grand large et l’avenir :

Un de plus parmi les mortels

Je fais sans douter prophétie

Que malgré cette fin du monde

Survivra l'homme, à l'infini,

écrivait-il, dans un de ses derniers poèmes. Et la force idiote, une fois de plus, a fait un mauvais calcul. Portée par les courants, les vents et les marées, sujette seulement des purs pouvoirs de l'univers, la parole de Neruda nous atteint, multipliée désormais de tout le silence de la mort.

A soixante-neuf ans, ce qu'il y avait à dire contre la nuit et les monstres, Neruda l'a dit. Depuis un demi-siècle la foudre est amassée. Elle e fait son nid dans sa bouche, la vengeresse. Et depuis L'Espagne au cœur, depuis Le Chant général, elle est lancée. Que peuvent les armes contre le chant ? Le mot prononcé est plus vif que la balle, plus fort que la corde des potences, insensible à toute torture. Qu'ils le sachent bien, les maudits : la mort est leur métier, mais n'est pas leur alliée.

Toute sa vie Neruda l'a vouée à dénoncer et à annoncer. Il a dit l'impitoyable passé, les massacres, l'esclavage, mais aussi la lutte et les libérations. Il a stigmatisé le fouet et le glaive des bourreaux et des assassins. Il a illuminé l'épée de Bolivar. Au cœur des Amériques, il est le cœur battant de ce cœur et sa poésie est fille de la parole des libertadores, de l'Arauran Lautaro à Marti le Cubain, d'Abraham Lincoln l'assassiné à Recabarren qui fonda au Chili un des premiers partis communistes du monde.

Avant Les Châtiments et L'Histoire d'un crime, on pouvait tuer Hugo et c'était assurer une victoire au silence. Avec Neruda, la mort est impuissante, car les choses sont dites.

Oui, qu'il le sache, cet homme au nom de farce funèbre, ce général Pinochet qui fait à notre pays la honte de s'en réclamer, fût-ce pour se dire français à la quatrième génération : avec Neruda la mort vient trop tard. Ce qu'il a prononcé ne s'inscrit plus désormais dans le temps dérisoire où chemine le mensonge et que gouvernent les coups, mais dans l'éclatante durée où scintille la parole définitive. « Il est très vieux, dit la brute affreuse, il est très malade. » Allons donc ! Il est jeune comme la lèvre humaine à chaque fois qu'elle crie liberté, sain comme la paume de la main quand elle caresse la joue du frère. Et il nous dit, à nouveau, à la malheure du Chili comme aux jours massacrés d'Espagne

Venez voir le sang dans les rues !

Venez voir

le sang dans les rues !

tandis que dans le miroir rouge épandu sur le sol l'écho futur écrit :

Pour tous l'eau ou le pain, pour tous l'ombre ou la flamme

et que plus rien, plus rien ne divise les hommes

que le soleil, la nuit, la lune, les épis.

 C'EST bien au-delà des larmes et de la douleur personnelle que je veux penser à Pablo Neruda, mon maître et mon frère et à Matilde aux yeux immenses, bouclier d'amour devant les périls. Il était de cette race neuve de poètes qui ont mis leur honneur à passer de l'horizon d'un seul à l'horizon de tous. Il était le témoin de son peuple, de sa misère, de sa dépossession, de son espoir et son étoile palpite avec l'étoile ensanglantée qu'élèvent dans le ciel, en même temps que leur drapeau, les hommes et les femmes du Chili.

Mais avant d'être en France l'ambassadeur de son pays, n'oublions pas qu'il a été, de toute sa tendresse intelligente, de tout son savoir passionné, l'ambassadeur obstiné, inlassable de la France dans les Amériques latines. La France de Villon, de Charles d'Orléans, de Ronsard, d'Hugo, de Baudelaire, de Lautréamont, de Rimbaud, d'Apollinaire, d'Eluard lui doit plus qu'à quiconque. Et M. Pompidou, auteur d'une anthologie de la poésie française et président de la République française, n'a pas trouvé un mot pour dire que la France prenait Neruda sous sa protection...

 

« Il est très vieux » donc, « il est très malade » disaient ceux de la junte. « C'est une gloire mondiale. Qu'il se taise, et nous le laisserons mourir de sa mort naturelle. » A cela, Neruda a répondu toute sa vie par les armes des mots, par les armes de la douleur. Comme Allende, il est mort les armes à la main.

Jean MARCENAC

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