Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 15:31

Grousset le communard évadé du bagne de Cayenne, vivra longtemps son exil à Londres et il connait donc les Anglais. Ici il dénonce une manœuvre pour retarder la colonisation de l’Indochine par la France.

Le 29 juin 1893 les troupes françaises occupent l’île de Samit et la France  exige le règlement de tous les différends avec la Thaïlande. Trois colonnes partent de Saïgon… le chef Gros meurt lors d’un accrochage… Les Siamois font le blocus du Chao Praya… la France envoie le 13 juillet 1893 l’aviso l’Inconstant, le J. B. Say et le Comète qui forcent le blocus.

Le 20 juillet Pavie remet un ultimatum en 6 articles, avec réponse imposée dans les quatre jours et menace de son départ sur le navire « Forfait », en cas de refus. La réponse du Prince est jugée insuffisante. Pavie monte sur le « Forfait ». Le roi Rama V accepte alors sans réserve les conditions de l’ultimatum le 29 juillet 1893. La France a imposé son ordre dans cette région.

 

 

Moissac, 29 juillet 1893

Edito de la Feuille Villageoise

Cousu de fil blanc

La presse anglaise continue à pousser des cris de vieille femme au sujet des affaires de Siam.

Elle écume, elle se tord en convulsions. Chaque détail nouveau du drame qui se déroule à l’embouchure du Meinam lui est  un sujet nouveau d’articles épileptiformes.

S’il faut en croire ses organes les plus volumineux et les plus autorisés, nous avons tort sur tous les points. Tort de ne pas admettre qu’on enlève et qu’on assassine nos officiers sur le Haut-Mékong. Tort de ne pas approuver qu’on tire sur nos marins. Tort d’appuyer nos réclamations de la présence de deux canonnières devant Bangkok. Tort d’exiger des garanties et des indemnités d’un peuple qui a le droit de tout oser parce qu’il est faible. Tort d’émettre des exigences « inacceptables ».

En un mot, nous sommes de brigands de grand chemin, et de par le jugement de la chaste Albion, nous voici transformées en nation de proie.

L’Angleterre seule est grande, noble, désintéressée. Seule elle sait garder dans les circonstances critiques, le calme et la majesté suprême qui appartient aux vieilles races ; car il paraît qu’elle est « vieille » l’Angleterre, beaucoup plus vieille que nous…

Admettons pour un instant très court, que la presse de Londres soit de bonne foi en cette grande colère, et s’estime sincèrement lésée par notre action au Siam. Croit-elle de bonne foi que le moyen de  limiter cette action soit de se montrer aussi nerveuse qu’elle le fait ?

Les cris d’orfraie qu’elle pousse avec une remarquable unanimité ne peuvent avoir d’autre effet que d’entretenir à la « cour » de Bangkok des espérances chimériques.

De même que les agents commerciaux ou politique de la Grande Bretagne, par la seule force de leur tempérament vaniteux et encombrant, furent cause à l’origine des sottes entreprises du Siam sur nos territoires annamites, et par suite des mesures de rigueur sur nous avons dû prendre : de même les grossiers encouragements de nouveaux griefs à notre dossier et par la suite des exigences plus grandes de la part de nos représentants diplomatiques.

Si bien qu’au lieu de nous tenir aux rectifications de frontières jugées nécessaires, nous pouvons très bien nous trouver condamnés à occuper Bangkok et à réorganiser de toutes pièces l’administration du Siam.

Que fera alors John Bull ? Partira-t-il en guerre contre nous sur cette même affaire ? … Tout le monde sait que non et que pas un contribuable anglais ne pardonnerait une telle folie à son gouvernement.

Dès lors, à quoi riment ces articles furibonds et ces injures dénuées de sanction ?

La réponse n’’st pas malaisée à trouver, précisément dans l’unanimité de la presse anglaise, unanimité si exceptionnelle et si rare.

Cette presse obéit tout simplement à un mot d’ordre que le Daily News est presque seul à n’avoir pas observé ; et le mot d’ordre c’est lord Rosseberry qui le donne.

Il s’agit de détourner notre attention de l’Egypte. Il s’agit surtout de créer au Foreing-Office des griefs plus ou moins sérieux à mettre en balance de ses prétentions grotestes à Terre neuve et Madagascar. Ou, si l’on veut il s’agit de hausser au produit de l’Angleterre la moyenne du règlement sur les affaires pendantes entre elle et nous… En vraie nation de boutiquiers qu’elle n’a jamais cessé d’être, elle «majore » tout uniment sur les comptes de fantaisie qu’elle peut avoir avec la France.

Il faudrait à nos bureaux du quai d’Orsay une naïveté véritablement surnaturelle pour se méprendre sur des artifices aussi manifestement cousis de fil blanc. Mais on peut attendre de son anglomanie chronique et, selon toutes apparences, le noble marquis de Differin et Ava (celui qui a sur M. Decrais et autres croquants l’inappréciable avantage d’être ), a déjà reçu, en ce qui touche au Siam, les explications les plus copieuses. Au fond, il n’y en aurait qu’une à lui donner : ce serait de mettre, de propos délibéré, la conversation sur l’Egypte toutes les fois qu’il parlera de Bangkok et de lui demander la date précise de l’évacuation d’Alexandrie, toutes les fois qu’il fera mine de mentionnr le « 18° degré de latitude ».

Encore une jolie fumisterie diplomatique ce 18° degré ! … Est-il seulement à l’ombre ?

(Germinal) Paschal Grousset.

PS de JPD : J'ai essayé de voir si Jaurès s'était exprimé sur la question mais en fait il n'arrivera aux questions internationales que plus tard dans sa vie.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans paschal grousset
commenter cet article
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 17:47

A ce moment là Grousset est député socialiste. Ce texte témoigne parfaitement de l'engagement du personnage. Il a été publié, dix jours après, sur le journal de Camille Delthil, à Moissac. La Feuille villageoise a publié deux autres éléments sur Grousset en cette année 1893. JPD

 

UNE LETTRE DE PASCHAL GROUSSET

 

M. Paschal Grousset, député de la Seine, a adressé la lettre suivante à M. Dupuy, président du conseil, ministre de l’intérieur :

Lens, 30 octobre 1893

Monsieur le ministre

Je suis venu à Lens sur cette idée que quarante mille ouvriers n’arrêtent pas, sans de sérieux motifs, le travail d’où dépend la paix de leurs familles. Je n’ai pris à la grève aucune part directe ou indirecte. J’ai simplement voulu voir de mes yeux ce qui se passe ici, comme c’est mon droit de citoyen et peut-être mon devoir de député.

J’ai trouvé le bassin houiller militairement occupé, les soldats parcourant les rues le fusil en bandoulière, les officiers arpentant tristement le quai des gares, tout l’appareil de la guerre civile au sein de la population la plus calme, la plus sage et la plus douce qu'il m’ait jamais été donné d'approcher. J’ai vu un membre du Sénat, maire de la commune, brutalisé par un capitaine de dragons qui avait envahi, sans billet de logement, le domicile de son choix et s'y était installé. J’ai vu la force publique lacérer des affiches et interdisant des réunions civiques, au mépris du Code.

J'ai vu les tribunaux siégeant en permanence pour frapper de peines rigoureuses des délits de grève purement véniels, quand ils ne sont pas imaginaires. J'ai vu quatre témoins sommairement condamnés pour faux témoignage, parce que leur déposition se trouvait en désaccord, sur un détail sans importance, avec celle d'un seul agent de police. J'ai vu la gendarmerie procédant, avant le jour, à des tournées domiciliaires, pour exercer sur les grévistes une pression directe, en leur intimant, au nom de l'ingénieur, que les fosses allaient être fermées à six heures.

Et je me suis demandé pourquoi la liberté du travail est ainsi ouvertement violée au profit des sociétés minières ; pourquoi les pouvoirs publics semblent prendre à tâche de cultiver dans le Pas-de-Calais le mépris de la justice républicaine ; pourquoi ils assument la responsabilité des tragédies qui peuvent naître de ces provocations ; pourquoi ils laissent durer depuis sept semaines un état de choses qui menace pour tout l'hiver, au moins sous la forme de grèves partielles, la paix et la prospérité du pays ; pourquoi ils mettent en péril la défense nationale elle-même, s'il est vrai, (comme le gouvernement seul peut le vérifier par une inspection immédiate) que certaines compagnies de chemins de fer, pressées par la cherté croissante de la houille, aient déjà entamé leurs réserves de mobilisation.

En un mot, je me suis demandé pourquoi le gouvernement de la République ayant à sa disposition la loi sur l'arbitrage, n'a pas encore mis les parties face à face, pour les contraindre à s'expliquer de leur différend, ainsi qu'il l'a fait naguère, avec un plein succès, dans la grève de Carmaux et dans celle des Omnibus parisiens.

Monsieur le ministre, si la représentation nationale avait été associée par une session spéciale aux fêtes franco-russes, comme les convenances élémentaires l’exigeaient assurément, c'est à la tribune de la Chambre que j'apporterais aujourd'hui ces questions.

Dans le silence forcé où l’on persiste à tenir le Parlement, au cours d’une crise aussi redoutable, c’est à la presse que je dois avoir recours, pour vous les adresser publiquement.

Paschal Grousset, député

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans paschal grousset
commenter cet article
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 17:09

Avec d'autres nous avons essayé de faire revivre Paschal Grousset. Pour ceux qui le peuvent une émission télé pour aborder une part du personnage. Je propose rapidement un article de Grousset. JPD

Ci-dessous la présentation média de l'émission

 

France 3 Corse > Paschal Grousset Benedetti, itinéraire d'un oublié

 07/04/2013 à 08H55 sur France 3

Durée : 55min. ( 08H55 - 09H50 )

 Cryptage : En clair

 Genre : Docu-info - Société

 Réalisation : Dominique Maestrati

 RÉSUMÉ

Il naquit sur une île, fut déporté sur une seconde, se réfugia sur une troisième jusqu'où les îles le hantèrent pour qu'il écrive son roman : «Atlantis» ? Pourquoi cet «illustre inconnu» , au talent protéiforme, personnage éclectique, médecin devenu journaliste, écrivain aux multiples pseudos, qui écrivit 2 romans, signés ensuite par Jules Verne, Ministre de la Commune de Paris à 27 ans, déporté en Nouvelle Calédonie, évadé dans des conditions rocambolesques, traducteur de : «Lîle au Trésor», théoricien de l'Éducation Physique pour tous.

"Paschal Grousset Benedetti"

 Qui était l’homme qui fut le véritable inventeur des Jeux Olympiques modernes ? Celui qui eut dès 1888 et avant le Baron Pierre de Coubertin l’idée de recréer la fameuse compétition antique ? Paschal Grousset Benedetti est longtemps resté dans les oubliettes de l’Histoire de France. Ce film répare cette injustice en  dressant le portrait de ce personnage complexe, aux multiples facettes et pseudonymes, exemplaire de la fin d’un siècle fourmillant d’idées nouvelles et d’inventions. A la fois Corse de cœur et membre actif de la vie politique française, il fût en effet communard, bagnard en Nouvelle Calédonie, écrivain de science-fiction, collaborateur de Jules Verne, député socialiste, dreyfusard et enfin un précurseur et  un fervent défenseur de l’éducation physique et sportive.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans paschal grousset
commenter cet article
24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 22:20

colloque-grousset.jpg

Un an après, les actes du colloque Paschal Grousset viennent d’être publiés par le sympathique éditeur « Des barbares ». Pour le 600 éme article de ce blog voilà un bon thème car l’homme est vraiment extraordinaire et le retrouver à travers la diversité des actes, c’est un vrai plaisir. Nous avons réédité de cet écrivain deux petits textes, son rêve d’abord, le rêve d’un irréconciliable, publié en 1869 et son récit d’évadé de Nouvelle Calédonie. Un effort minuscule par rapport à tout ce qu’il a produit.

Les actes (24 euros pour 240 pages) présentent des éléments biographiques apportés par Xavier Noël un des infatigables défenseurs de l’œuvre du personnage (il vient de publier une magnifique bio), Laurence Sudret nous a donné envie de rééditer une des vie de collège écrite par Grousset mais ça reste un rêve pour le moment, Michel Cordillot présente bien sûr le communard, il est un spécialiste du sujet, et le défenseur de l’éducation physique dans une version opposée à celle de De Courbertin n’est pas le moindre apport.

Nous avions rendu compte du colloque mais retrouver par écrit la richesse du sujet c’st redoubler le plaisir.

Grousset vécut à Grisolles commune qui sera sans doute traversée par la nouvelle LGV ce qui me rappelle que sur le tracé nous pourrions écrire tout un univers que la vitesse rend invisible. Pompignan c’est non seulement Lefranc de Pompignan mais aussi son frère dont nous avons édité un texte magnifique au moment de la Révolution française où, évêque plutôt à droite il découvre qu’à inventer un impôt sur le revenu, il le faut progressif, idée qui mettra plus d’un siècle à s’imposer. Ensuite nous avons donc Grousset, nègre officiel de Jules Verne ; pour Castelsarrasin je propose une étape auprès d’un autre inconnu Cayrou, un révolté de 1851 qui donnera plus tard un personnage atypique, Frédéric Cayrou, sénateur comique car auteur comique il le fut toute sa vie ; en traversant le canton de Saint Nicolas il faudrait s’attarder sur le cas de Cadillac, fondateur de la ville de Détroit aux USA, qui bénéficie à présent de plusieurs biographies et ensuite pour Valence d’Agen je pense à l’homme le plus fabuleux de cette collection abrégée de la vie locale qui y naquit. Nous avons aussi publié le texte fondamental de Jean-Baptiste Pérès où l’homme démontre dès 1830 que Napoléon n’a jamais existé ! J’adore ce texte qui se trouve sur internet (tapez le nom de l’auteur et Napoléon et vous accéderez au bijou sinon je vous l’envoie). Bien sûr, certains me répondent que pour démontrer n’importe quoi il suffit de dire n’importe quoi et c’est à la portée de tout le monde. Jean-Baptiste Pérès n’était pas n’importe qui et quand j’ai découvert qu’il était célébré par mon ami sicilien Leonardo Sciascia j’ai jubilé de plaisir.

Tout ça pour dire une fois de plus qu’il n’est pas utile d’aller chercher très loin ce que l’on a très prêt mais personne n’étant prophète en son pays…

24-04-2010 Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans paschal grousset
commenter cet article
17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 16:18

(Paschal Grousset, grâce à quelques courageux est de retour avec les actes d’un colloque et sa biographie. Pour appuyer de travail voici ce rêve écrit en 1869 et à le lire vous comprendrez l’importance de la date)

(Le rêve en entier est disponible d'ici juin 2010 en brochure à 5 euros aux Editions La Brochure) 


Le rêve d’un irréconciliable par Paschal Grousset

 

 

L’autre soir, en lisant la fameuse Constitution nouvellement recrépie, afin de me bien pénétrer de ses dispositions tutélaires, je m'endormis et j'eus un rêve, exactement comme si j'avais été couché dans un poème épique, au lieu d'être couché dans mon lit. C’était encore un journal que je tenais dans mon somme. Mais au premier coup d'œil je vis bien qu'il n'était pas fait comme les feuilles de tolérance d'aujourd'hui. Ce n'étaient que noms de roture. On n'y voyait seulement pas figurer un pauvre duc de la Rigolade, pas un comte de Cacao, pas même un simple baron de Mazas. La barbe en éventail de M. de Niewerkerke n'en balayait pas les colonnes. On n'y était pas poudré à blanc par les démolitions de M. Haussmann, éclaboussé par les carrosses de M. Fleury, ébloui par la gloire de M. Certain-Canrobert, humilié par les armoiries de M. Fialin de Persigny. Je ne pus y découvrir la moindre mention d’un bal de cour, d’un procès de presse ni d'une arrestation illégale. Chose étrange et bien digne de remarque, il n'y était question ni des rhumatismes du chef de l'État, ni des voyages de sa femme, ni des solécismes de son petit.

Du reste, ce journal singulier n'était maculé d'aucune espèce de timbre, et je vis qu'il portait à ses angles cette mention : Un numéro 5 centimes. N'ayant point l'intention de m'en approprier le titre, je ne fais aucune difficulté de dire qu'il s'appelait :

LA REVOLUTION.

Je me mis à le lire avec l'avidité d'un revenant du Mexique ou d'un journaliste verrouillé pendant soixante-sept jours en prison cellulaire, pour un complot qui n'existe pas. Il y avait véritablement des choses bizarres. Je prends dans le tas.

 

DEPECHES TÉLÉGRAPHIQUES

(Rien de l'Agence Havas.)

New-York : Le Congrès a voté la suppression de la présidence de la République.

Vienne : L'assemblée nationale a décrété la vente des biens nationaux d'origine ecclésiastique au profit des hôpitaux.

Berlin : Un rapport du citoyen Virchow, ministre de l’instruction, constate qu'il y a seulement un illettré pour cent habitants dans toute l'étendue de la République teutonique.

Rome : Le banquet anniversaire de la fuite du pape et de la proclamation de l'unité italienne a eu lieu dans la ci-devant église Saint-Pierre. Le citoyen Mazzini a porté un toast : A la fédération de tous les peuples ! Le citoyen Garibaldi a bu : A ceux qui sont morts pour la liberté de l’Italie ! On assure que le ci-devant roi a succombé dans son chalet du Lac Majeur, à un accès de goutte.

Londres : La Chambre haute a rejeté le bill de Réforme générale. L'insurrection est imminente.

Rio-Janeiro : Le traité de commerce conclu entre la République mexicaine et les Etats-Unis de l'Amérique du Sud vient d'être signé.

Madrid : Le citoyen Herreiras, traduit devant la Junte républicaine et convaincu d'avoir inventé une mitrailleuse, a été mis au ban de l'humanité.

ACTES OFFICIELS

Les affiches suivantes ont été placardées ce matin dans Paris.

MINISTÈRE EXÉCUTIF

(Liberté. Egalité. Fraternité.)

SECTION DE L'INDUSTRIE.

Les membres du comité et le ministre de l'industrie préviennent leurs concitoyens que le travail de répartition des cents millions de francs annuellement consacrés à la commandite des associations ouvrières est maintenant à jour. Il sera publié incessamment et ouvrira à trente mille groupes de travailleurs des comptes courants de vingt à vingt-cinq mille francs.

Au nom du Comité de l'industrie : Le ministre, Tolain, ouvrier ciseleur.

SECTIONDE L'INTÉRIEUR

Circulaire aux commissaires nationaux près les conseils de département

Citoyen commissaire, à l'occasion du renouvellement partiel des conseils départementaux, je dois vous inviter :

1° A rappeler aux citoyens, par voie d'affiche et de proclamations, que c'est de la sagesse de leurs choix que dépendent la conservation, la durée et la prospérité de la République ;

2° A fournir toutes facilités aux réunions électorales, notamment en mettant à leur disposition les locaux nécessaires, dans les édifices nationaux ;

3° A éviter avec soin toute démarche personnelle de nature à entraver ou à paraître entraver le libre choix des citoyens.

Que tous vos actes, en un mot, dérivent de ce principe : la sincérité du vote est l'honnêteté des peuples. Salut et égalité. Le ministre de l’intérieur, Ch. Quentin

SECTIONDE LA SURETÉ GÉNÉRALE

Les membres du comité et le ministre de la sûreté générale reçoivent tous les jours de nombreux avis concernant les manœuvres de ces agioteurs éhontés qui se coalisent pour opérer sur les fonds publics des mouvements factices.

C'est un mal aussi vieux que le jeu de Bourse, et auquel il ne peut être appliqué d'autre remède que la liberté.

Les membres du comité et le ministre de la sûreté générale engagent les citoyens qui gémissent de ces abus à les dénoncer à la presse, à les expliquer publiquement, à nommer les coupables : le mépris public en aura bientôt fait justice.

Le ministre de la sûreté générale, Blanqui

SECTION DE LA JUSTICE

Au nom du peuple souverain :

En exécution du vote communal du jour d'avant-hier, pour la composition des 2° et 4° chambres civiles au tribunal de la commune de Paris ;

Attendu qu'il ne s'est produit, dans les vingt-quatre heures qui ont suivi le vote, aucune protestation légale contre la régularité des opérations électorales ;

Sont proclamés juges au tribunal de la commune de Paris, pour un an, les citoyens dont les noms suivent :

Deuxième chambre : Hubbard, Massol, Demante, Coffinhal.

Quatrième chambre : E. Accolas, Lannes, Debay, Rivoire.

Le ministre de la justice, L. GAMBETTA.

 

COMMUNE DE PARIS : ADMINISTRATION CENTRNALE

Les membres du conseil de la commune et le maire de Paris donnent avis à leurs concitoyens qu'il sera procédé, le 15 mai prochain, à une heure de relevée, en la salle Baudin (ci-devant Saint-Jean), à l'Hôtel de Ville, à l'adjudication publique, par soumission cachetée, des travaux du chemin de fer concentrique de Paris.

Les membres du conseil central de la commune : Tridon, Villeneuve aîné, Rogeard, Jaclard Verlière, Alf. Naquet, Parent, Gustave Flourens, J. A. Lafont, Georges Avenel, F. Piat, adjoint, Leverdays, adjoint.

Le Maire F.-V. RASPAIL.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans paschal grousset
commenter cet article
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:48
Voici un lien vers la page d'un site internet où figure un compte-rendu détaillé, avec photos et
illustrations, du colloque de Grisolles sur Paschal Grousset :
http://brautdurand.net/Grisolles2009.htm

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans paschal grousset
commenter cet article
20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 15:36

Grisolles : Pour le colloque et l’expo Paschal Grousset


ci-contre un dessin de l'expo Grousset
 

Robert Stevenson, Jules Verne, Paschal Grousset, Vazquez Montalban, un enchaînement qui a de quoi surprendre sauf pour ceux qui savent que tous mes chemins littéraires me conduisent à Vazquez Montalban qui se promit très tôt d’écrire l’histoire de deux hommes qui feraient le tour du monde.

Le Tour du Monde en 80 jours de Jules Verne a hanté la jeunesse de tant d’enfants que Jules Verne est passé à la postérité. Dans son ombre, nous trouvons Paschal Grousset qui passa longtemps pour un « nègre » de la vedette, lui qui s’est tant battu pour l’égalité ! L’élève ayant égalé le maître, il ne fut pas seulement le collaborateur de l’auteur de l’île mystérieuse, mais son égal en bien des points. Et tout tourne autour d’une autre île, celle de Stevenson que Grousset découvrit en Angleterre en tant que proscrit de la Commune et dont il fut le traducteur.

De l’île mystérieuse à l’île au trésor (ou inversement), nous sommes face à plusieurs énigmes.

Le colloque si riche qui s’est tenu à Grisolles a peut-être apporté quelques réponses mais il faudra attendre la publication des actes pour en être sûr.

Pour le moment notons seulement ce que pense Biscuter le compagnon de Pepe Carvalho en route pour un tour du monde final au cours de l’étape marquante en Thaïlande :

« Vingt ans durant, Ko Samui avait été un point de repère pour Biscuter, une fenêtre que Carvalho lui avait ouverte sur le paradis… »

Vingt ans durant, c’est une référence au premier voyage de Carvalho à Ko Samui. Pourquoi un paradis ? « Carvalho lui accorda que presque tous les lieux mythiques sont des îles. »

Pour Vazquez Montalban grand défenseur de la laïcité, le seul paradis possible était sur une île qu’il trouva souvent et de l’île mystérieuse à l’île au trésor peut-on revenir à Paschal Grousset ?

Il est né sur une île, la Corse, et il a pu renaître en s’évadant d’une île, pour arriver en exil sur une île qui n’était pas celle de son trésor mais qui l’obligea à chercher quelques trésors d’intelligence pour survivre.

Jusqu’à quel point des îles nous hantent ? Jusqu’à l’Atlantide ? Atlantis est une héroïne dans un roman d’André Laurie ai-je appris au colloque…

Peut-être qu’une île ça se mérite ?

Vous pouvez trouver deux romans réédités de Paschal Grousset à cette adresse :

http://www.desbarbares.fr/index.php?lng=fr

 

Une expo à la médiathèque de Grisolles

 

Pour continuer la rencontre avec Paschal Grousset la médiathèque de Grisolles tient à votre disposition pour quelques jours encore, une belle exposition qui démontrent que Xavier Noël et André Braut sont des collectionneurs de longue date de tout ce qui touche à leur écrivain de référence. En entrant on a la sensation de se retrouver dans l’univers qui fut celui de Léon Cladel avec des caricatures de Gil ou d’André Le Petit (et même une page de son journal que je ne connaissais pas : Le sans-culotte) et avec deux une de ce journal mythique que fut La Marseillaise où Cladel a tenu chronique. Histoire spectaculaire que celle de Rochefort dont Xavier Noêl nous précisa que s’il fut l’ami de Paschal Grousset, mais qu’il en fut aussi l’ennemi ensuite, et là aussi même parcours que pour Cladel.

De nombreux ouvrages reliés de main de maître confirment s’il le fallait l’ancrage de Grousset dans le monde des gens de lettre. Un document local pour rappeler dans quelles circonstances le nom de Paschal Grousset a été donné à une rue de Grisolles.

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans paschal grousset
commenter cet article
14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 15:13

Grousset la bio


Alain Braut dans un article de La Dépêche présentnat le colloque
 

Alain Braut et Xavier Noël furent les deux premiers intervenants à nous présenter les grands traits de la vie de Paschal Grousset qui, à un moment, ajouta le h à son prénom.

Pour les liens locaux avec Grisolles Alain Braut évoqua les années de jeunesse du futur journaliste, écrivain, homme politique…

Je retiens ici seulement quelques éléments (voir les données de Marcel Maurières reprises sur ce site : ) et tout d’abord son lien avec la Corse. Son père professeur de collège se trouve en poste à Corte quand il croise sa mère puis, peu après la naissance de Paschal, avant ses deux ans, la famille s’installe pour longtemps dans la ville natale du père à Grisolles.

Malgré ce passage rapide sur l’île, tout indique que Paschal Grousset y resta attaché (l’ajout du h serait peut-être un clin d’œil à la langue corse). Quand, juste après l’amnistie de communard il tente pour la première fois d’être élu député il se présente à Corte et, fait encore plus étrange, c’est là que son cousin Jacques Hebrard est élu en 1894 (à moins qu’il n’ait été l’époux d’une Corse comme j’ai cru le noter ?).

Ce qui nous conduit à évoquer l’autre cousin, Adrien Hebrard qui, en tant que directeur du quotidien Le Temps, aidera beaucoup Paschal Grousset. Ce dernier s’appuiera sur ses liens avec un autre Tarn-et-Garonnais que je connais pas : l’abbé de Manas. Ce dernier était l’intermédiaire de confiance entre Grousset et son éditeur Hetzel or quand on connaît l’anti-cléricalisme de Grousset ce lien est d’autant plus étonnant.

D’autres personnages locaux joueront un rôle dans la vie de Grousset mais après sa « montée » à Paris difficile de dire s’il est souvent revenu à Grisolles.

L’homme aura plusieurs vies : journaliste opposé à Bonaparte, communard, proscrit, exilé à Londres, défenseur de l’éducation physique, puis homme politique en tant que député qui restera socialiste indépendant même après la création du Parti socialiste en 1905.

 

La publication d’une biographie monumentale (350 pages) dont Xavier Noël est l’auteur devrait nous éclairer sur toutes ces questions. La sortie est programmée pour décembre 2009 aux Editions Les Impressions Nouvelles 84 avenue Albert 1190 Bruxelles.

 http://www.lesimpressionsnouvelles.com

Une souscription est lancée à l’adresse de Xavier Noël 4 rue des Perrières 44118 La Chevrolière.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans paschal grousset
commenter cet article
14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 14:57

« La vie de collège » une série d’André Laurie

 

Seule oratrice parmi les dix intervenants du colloque de Grisolles, Laurence Sudret a su jongler avec les diverses « vies de collège » écrites par André Laurie (pseudo de Grousset), afin de faire percevoir l’originalité de cette aventure littéraire. N’ayant pas sa science (je renvoie à son site) j’essaie de reprendre mes maigres notes pour survoler son intervention et je crains de ne pas être à la hauteur. Il faut dire que, troisième intervenante, mon attention donnait quelques signes de fatigue.

Le premier point qui me paraît capital c’est l’usage que Grousset fait de son exil londonien. Il s’investit tellement dans la vie locale que même après son amnistie il reviendra en Angleterre pour régler quelques affaires. Comment a-t-il acquis sa maîtrise de l’anglais, jusqu’à le faire devenir traducteur ? Sans nul doute, sa scolarité lui servit mais les langues vivantes n’occupaient pas la première place. L’homme semble doué d’une grande volonté d’adaptation.

Toujours est-il, à écouter Laurence Sudret j’ai acquis l’idée que sa confrontation approfondie entre civilisation française et civilisation anglaise allait devenir la matrice de sa vie intellectuelle.

Il prend contact avec l'éditeur Hetzel, par lettre en date du 26 octobre 1875, il lui écrit : "J'ai eu l'occasion de voir de près le système scolaire et de le comparer au nôtre". Il lui propose un manuscrit dont le titre est : "la métamorphose de Laurent Grivaud, Scènes de la vie de collège en Angleterre". Ce livre, publié dès 1880 sous le nom de André Laurie, est le premier d'une série de 14 "Vie de collèges"et exercera une influence considérable auprès de l'opinion publique de notre pays en lui faisant découvrir brusquement un système d'éducation différent. Traduit en 5 langues ce travail s’inscrit dans une démarche sociale chère à Pachal Grousset et que Laurence Sudret ne cessera de démontrer à travers une confrontation d’ensemble des diverses vies.

Celle qui est la plus auto-biographique n’est pas la vie au collège dans un département français, qu’il m’est arrivé de lire à la BM de Montauban, mais la vie au collège à Paris, autre moment clef dans les expériences du jeune Grousset.

Deuxième point : mettre en scène des enfants dans des romans était assez fréquent à l’époque mais des enfants saisis à l’école c’est l’originalité de l’écrivain. L’intrigue est souvent riche mais, en réponse à une question, l’intervenante reconnaît que les émotions amoureuses, si difficiles à dépeindre, apparaissent seulement dans le cadre de l’amour filial. L’enfant à l’école devient l’enfant libéré par le savoir, l’enfant grandi par la connaissance, l’enfant sortant de son monde pour rencontrer l’univers. Idée classique à l’époque de l’école libératrice mais la confrontation entre les divers systèmes démontre que toutes les émancipations ne suivent pas le même fil. Il y a l’exemple typique de la place du sport dans l’éducation, simplement effleurée par l’intervenante car traitée part d’autres invités au colloque, très antérieure à la France dans l’école anglaise. Débat qui nous conduirait à réfléchir à l’histoire de l’hygiène suivant les pays.

Troisième point : changer le monde, une obsession qui court dans la vie de l’écrivain, et qui transparaît dans les vies au collège, pas seulement, pour cet anti-clérical, par les valeurs positives associées à l’école, mais aussi par la confrontation avec les expériences historiques et géographiques. Le cas de la Grèce par exemple joue un rôle important ce qui ne veut pas dire qu’il faut substituer l’enseignement des langues vivantes aux langues mortes, ou l’enseignement pratique à l’enseignement théorique, mais qu’il faut savoir articuler les deux. L’effondrement de la société chinoise perçu à son époque viendrait d’un système éducatif trop tourné vers un savoir abscons.

Au fil du voyage proposé par Laurence Sudret on a la sensation de découvrir les problèmes actuels de l’école comme si les sociétés étaient sur ce point confrontées aux mêmes dilemmes. Sur le plan social, pédagogique, littéraire, scientifique, André Laurie mérite d’être lu encore aujourd’hui même si des thèmes ont vieilli. C’est du moins la sensation que m’a laissée une intervention qu’il sera important de retrouver sur papier dans les actes du colloque.

12-03-2009 Jean-Paul Damaggio

 

 

http://pagesperso-orange.fr/Laurence.Sudret/Presentation.html

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans paschal grousset
commenter cet article
14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 14:54

Grousset communard

 

 

Au cours du colloque de Grisolles, il est revenu à Michel Cordillot de nous présenter la facette « communard » de Paschal Grousset. Avec cet historien, j’ai un modeste point commun : il est présent lui aussi sur le site « 1851 » car, pour le cas de l’Yonne, il lui arriva d’étudier les révoltes populaires contre le Coup d’Etat de Décembre 1851 (1). D’ailleurs cet événement revient dans la bouche de l’orateur quand il présente les débuts de la Commune, le 18 mars 1871, comme une sensation populaire de retour de décembre 1851, avec l’armée désireuse de s’emparer des armes pour prendre le contrôle de la ville.

Comment Grousset est devenu communard ? Il mentionne plusieurs années charnières : 1861 quand le jeune provincial découvre au Lycée Charlemagne à Paris qu’il est plutôt méprisé ; 1868 quand son travail de journaliste le place en première ligne, et enfin au début 1871 quand, par patriotisme, républicanisme et souci de défendre la cause sociale, il se démarque d’une nouvelle république jugée timorée.

Grousset cultive en permanence sa différence, il se démarque de tous les partis et de tous les clans, ce qui explique peut-être en retour son manque de notoriété aujourd’hui. A force de cultiver l’isolement, il est resté en dehors des grands courants. Aux législatives de 1906, il préféra rester un candidat socialiste indépendant plutôt que d’adhérer au tout nouveau Parti socialiste.

Cette originalité s’appuie sur trois traits du personnage : une référence à ses origines corses par sa mère (un Corse contre les Bonapartistes !), une façon de jouer le dandy et pendant la Commune une radicalité extrême surtout verbale.

Michel Cordillot n’hésite pas à pointer son aveuglement : « Il vit dans un monde irréel sans voir le changement du rapport de forces ». Il oppose peut-être trop schématiquement la ville et la campagne. Ceci étant, il se lance à corps perdu dans l’action politique après son élection à la Commune qui en fait l’équivalent d’un ministre des affaires étrangères.

Cependant, à partir du 22 mai, il disparaît, il se cache et il est arrêté après la Semaine Sanglante, le 2 juin 1871, découvert dans un placard à habits. Condamné à la Nouvelle-Calédonie, il s’en évade, moment spectaculaire, après cet autre moment spectaculaire d’avant la Commune, lié à l’assassinat de Victor Noir (le témoin de Grousset) par le cousin de l’Empereur, Pierre Napoléon ce qui lui vaudra quelques mois de prison et un procès où il fera preuve d’audace.

Ce passage par la Commune de Paris, constitue pour Michel Cordillot le ciment qui crée l’unité d’un personnage aux multiples facettes. Par la suite il défendra les mêmes idéaux par le journalisme, la littérature, l’action en faveur de l’éducation physique et l’intervention à la chambre des députés.

Xavier Noël avait mentionné un autre élément de cette fidélité à la Commune : par solidarité, il décida de démissionner de la Société des Gens de Lettres quand il apprit, alors qu’il était en exil à Londres, que Raouza en était exclu. Razoua était un natif de Beaumont de Lomagne qui, Communard lui aussi, avait réussi à fuir en Suisse, son histoire étant évoquée sur ce site grâce à son ami Léon Cladel.

12-03-2009 Jean-Paul Damaggio

(1) Christophe Voilliot, « Michel Cordillot [dir.], Le Coup d’État du 2 décembre 1851 dans l’Yonne. Résistance et répression. Actes du colloque du 17 novembre 2001 organisé par ADIAMOS-89, Auxerre, Société des sciences historiques et naturelles de l’Yonne, 2002, 177 p. », Revue d'histoire du XIXe siècle, 28 | 2004, [En ligne], mis en ligne le 21 juin 2005. URL : http://rh19.revues.org/index633.html. Consulté le 11 avril 2009.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans paschal grousset
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog des Editions la Brochure
  • Le blog des Editions la Brochure
  • : Rendre compte de livres publiés et de commentaires à propos de ces livres
  • Contact

Activités de La Brochure

 

La pub sur ce blog n'est bien sûr en aucun cas de mon fait. Le seul bénéficiare financier est l'hébergeur. En conséquence ce blog va servir exclusivement aux productions de La Brochure. Pour les autres infos se reporter sur un autre blog :

 VIE DE LA BROCHURE

 

BON DE COMMANDE EXPRESS en cliquant ICI      

___________________________________________________________

 Les Editions La Brochure publient des livres, des rééditions, des présentations de livres. Ils peuvent être commandés à notre adresse ou demandés dans toutes les librairies (voir liste avec lesquelles nous avons travaillé  ici      ) :

Editions La Brochure, 124 route de Lavit, 82210 ANGEVILLE

Téléphone : 05 63 95 95 30

Adresse mèl :                          editions.labrochure@nordnet.fr

Catalogue de nos éditions :                                       catalogue

Catalogue 2011 :                                                                   ici

Présentation des livres :                                          livres édités

Bon de commande :                                             bon de commande

Nos livres sont disponibles chez tous les libraires

indépendants en dépôt ou sur commande

 

Nouveau blog RENAUD JEAN et LIVRES GRATUITS

Vous pouvez nous demander de recevoir la lettre trimestrielle que nous publions et nous aider avec les 10 euros de la cotisation à notre association. Merci de nous écrire pour toute information. Les Editions La Brochure.      

Articles sur la LGV: seulement sur cet autre blog:

Alternative LGV 82     

 

 

Nouveautés de 2013

 Elections municipales à Montauban (1904-2008) ICI :

Moissac 1935, Cayla assassiné : ICI

Tant de sang ouvrier dans le nitrate chilien ICI  

Révolution/contre-révolution le cas du 10 mai 1790 à Montauban ICI

 ADÍOS GUERRILLERO  ici

J’ai vu mourir sa LGV ici

Derniers titres :

Portraits de 101 femmes pour 20 euros. ici

Karl Marx, sur Bolivar ici

Ducoudray-Holstein Histoire de Bolivar ici

Jean-Pierre Frutos, Refondation de l’école ici

Jean Jaurès : Articles de 1906 dans La Dépêche et dans l’Humanité ici

Recherche