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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 14:28

Voici un poème de Guillevic extrait du numéor de Commune du 1939. Il fait suite aux derneirs écrits de Machado. Je crains que ce soit la seule référence de ce blog à Guillevic. JPD.

 

POÈME DIALOGUÉ A LA MÉMOIRE DE CEUX D'ESPAGNE

                                                     A ANDRÉ MALRAUX.

— Le vent, le froid, les drapeaux, la nuit,

Le froid, les balles, les drapeaux, la suie,

Crachats rapides entre les cris.

 

— On attend cette nuit dans les cours et les aires

La mort de la menace et la venue des fruits.

 

— Tu sais — ceux qui chantaient quand la ville brûlait,

Ceux qui mangeaient de l'herbe aux rebords des fossés,

Ceux qui tombaient en tas en marchant vers les balles.

 

— La fatigue est venue aux paupières des femmes,

Elles n'accoucheront avant la mort de l'aube

Que si le puits s'emplit des sueurs de l'étable,

Que si ta main presse ma hanche.

 

— Mais dans la nuit,

La marche interminable au bûcher.

 

— Ton sang demande à s'épancher.

Je nie souviens : dans le pré vert où tu marchais,

Le cri impitoyable du coucou

Me rappelait ton cou si chaud

Où le sang ne se plaisait plus.

 

— Soleil mangeur de chair,

Rives criant de faim,

Cri des volailles égorgées —

Font se dresser les arbres aux bords des marécages

Ou les poissons s'écaillent sur la vase assoiffée...

 

Sang qui rumines en toi

La naissance de plus qu'écaille sèche, sable chaud,

Préserve intacte la dureté du ventre.

 

 

GUILLEVIC.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 14:22

Faire croire que l’histoire se passe ailleurs c’est alimenter le sentiment d’impuissance que nous éprouvons devant le journal télévisé car que peut-on contre les misères du monde ?

Depuis toujours la classe dominante a l’impératif besoin de cultiver le fatalisme tellement inhérent à notre condition humaine qu’il suscita partout la création de religions. Invoquer les dieux pour qu’il pleuve permettait ainsi de satisfaire le besoin d’action, en le détournant des vrais moyens d’action. Si le fatalisme nous est inhérent le besoin d’action l’est tout autant.

L’innovation du suffrage universel fut révolutionnaire en ce sens que l’action politique devenait alors affaire de tous, même si le peuple décidait d’en faire un mauvais usage en votant pour ceux qui l’exploitent.

Toute avancée sociale a son revers et là encore la classe dominante s’efforce, au nom du revers, d’annuler l’avancée sociale d’où le juste dicton populaire : il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau sale du bain !

 Ceci étant, avant même le suffrage universel, l’histoire se passait chez nous aussi la classe dominante (encore elle) s’est toujours efforcé de masquer ou de dénaturer cette histoire. Etudier l’histoire locale devient alors l’étude d’anecdotes renforçant le rôle majeur de l’histoire nationale (sous entendu : l’histoire des chefs, des capitales, des généraux, des héros). Bilan : l’histoire se passe ailleurs, à Paris, à Washington ou par la bouche des grands hommes, les présidents, les grands managers etc.

 Berlusconi tombe en Italie mais parce que Berlusconi n’est pas seulement un homme, il ne tombe pas complètement aussi l’affrontement n’est pas seulement entre lui et le pouvoir italien mais aussi ici entre le pouvoir du fric et le pouvoir des démocrates. Il paraît qu’un battement d’aile de papillon a des répercussions jusque dans nos assiettes en conséquence, un minuscule article comme celui-ci peut se répercuter loin ! Je prends le cas de Berlusconi car nous avons l’exemple d’une assemblée de députés majeurs qui peuvent faire tomber un chef alors que le système français ne le permet pas. Je n’imagine pas que le revirement de certains soit un acte révolutionnaire mais j’ai la conviction que, seulement exister, est pour le révolté, un grain de sable dans la machine.

 Nous entrons dans la bataille des municipales et c’est là le premier grain. Pour le moment les couloirs bruissent de coups plus ou moins bas mais l’engagement citoyen se mesure à la hauteur des entraves mises par les autorités à l’expression de la clarté démocratique. Chaque commune est une histoire locale que les maîtres du monde veulent effacer or que représente-t-elle ? Les seigneurs du Moyen-âge actuel pompent cette histoire pour la vider dans les poubelles du passé et laisser une coquille vide, mais la politique a horreur du vide suivant un autre dicton populaire, aussi une certaine riposte se fera entendre. Pas celle que je défends car les démocrates sont à la ramasse mais celle des illusions de toujours et de la démagogie ambiante. Même sans candidat le Front national a déjà gagné, sous des formes locales et avec un message global. Ce qui ne signifie pas qu’il nous reste à regarder passer le train dans l’attente de jours meilleurs. Il n’y a plus rien à déléguer : ni au futur, ni à dieu, ni aux rêves (et encore moins aux élus). La globalisation (d’autres disent la mondialisation) n’a de global que ce que les opposants veulent lui laisser de global. Non, notre avenir ne s’est jamais décidé à Lisbonne mais chez nous. A courir devant des leurres on perd le sens de la vie et la vie, pour la prendre à bras le corps, il faut la saisir là où on est même pour qui a de grands bras au point de pouvoir cumuler les cumuls.

 

Je défends Vazquez Montalban car comme Sciascia et d’autres ils ont construit une œuvre à partir de leur ville, de leur île, à partir de la vie réelle qui unit géographie et histoire, raison et sentiment, fraternité et liberté. Le succès n’a pas été au rendez-vous car il s’agit sans doute de la révolution la plus énorme, celle de l’émancipation communaliste, celle d’un autre type de chaîne humaine. Jean-Paul Damaggio

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 14:20

Travaillant sur le cas de Moissac en 1935 voici à titre documentaire le résultat des municipales de cette année là (en gras les nouveaux élus).

 

Liste d’Union des Gauches

Roger Delthil 1293,

docteur Villeneuve 1228

Urbain Delthil 1291

Armand Bach 1272

Pédro Badens 1286

Germain Biarc 1201

Armand Briaut 1106

Pierre Capgras 1228

Maximilien Cazeneuve 1227

Auguste Couzy 1270

Pierre Daulan 1173

Louis Franceries 1275

Marcel Garric 1228

Alban Lacoste 1174

Germain Lagriffe 1246

Etienne Maurel 1248

docteur Louis Moles 1319

Raymond Pentecôte 1239

Elie Polycarpe 1203

Etienne Ressayré 1277

Raoul Rességuier 1263

François Rigail 1218

 

Liste d’Union des Français

Victor Tapon 686

Albert Baylet 632

Gustave Boissy 652

Joseph Boué 649

Louis Breton 682

François Capayrou 650

Louis Castagné 650

Adrien Dazols 645

Jean Delpech 653

Ernest Desmons 651

Marius Durand 678

Eugène Esquirol 685

Jacques Fraunié 638

Philippe Gausserand 639

Etienne Goulard 640

Charles Itaria 646

Adrien Jean 641

Edouard Laborie 640

Célestin Lacombe 638

Noël Monin 636

Antonin Périès 649

Célestin Roquefort 657

Claude Théry 638

 

Liste communiste

Jean Delfau 80 voix,

Louis Manet 75,

Georges Roques 78.

 

 

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 22:06

Je découvre cet article qui est la reprise d'un article qui a suivi la mort de l'écrivain. Très important pour comprendre à la fois la vie de Manolo et le fait qu'il soit poussé vers l'oubli. Jean-Paul Damaggio

  

Cuando Manolo (Vázquez Montalbán) era Felipe (*)

por J.A. González Casanova, Martes, 17 de Septiembre de 2013

 Par intelligence, Vázquez Montalbán était lucide et sceptique ; par sentiment, généreux, prolifique et combatif. Sa secrète anxiété dépressive est née de l'effort d'unir ce que Gramsci appelle le pessimisme de la raison et l'optimisme de la volonté. En ces tristes jours on a rappelé sa fidélité obstinée aux idéaux politiques de sa jeunesse. Etre fidèle à quelque chose c'est assumer sa mémoire, ce qui est l'identité, avec pour son corps le sentiment. Manolo donc, à penser cordialement et sentir avec l'intellect, a créé une œuvre littéraire autobiographique qui était sa vie (plurielle et solidaire), une chronique inséparable de la mémoire historique collective de ses habitants et de leur temps. Parce que, pour lui, le mot était sa façon de perpétuer les sentiments et de combattre l'obscénité réactionnaire de la mort.

 L'origine de son militantisme révolutionnaire anti-capitaliste et contre le régime de Franco, il l'a vécu directement un jour de 1959 quand, avec le docteur Joan Massana, nous avons proposé à quatre étudiants de lettres, et entre autres à Manolo, qui appartenaient à la NEU (Nouvelle-Gauche Universitaire), groupe lié à Felipe, humoristiquement appelé le Front de libération du peuple (FLP), composée de jeunes marxistes et chrétiens, unis dans un rêve activiste de révolution socialiste démocratique et fédéraliste. Manolo est resté avec nous près de trois ans jusqu'à ce que la raison de «l'efficacité» le conduise au PCE-PSUC, mais de ce temps-là, quand, selon lui, "j'ai eu le sentiment que le monde avait tort", il a conservé indélébile dans sa mémoire, le sentiment pur et le sens de sa vie future, et il en témoigne dans ses jugements postérieurs sur le Felipe : "C'était un mouvement moral, politique et esthétique» et «une synthèse radicale du marxisme et du libéralisme existentiel"; " un échantillon de volontarisme révolutionnaire avec lucidité critique" ; "ce n'était pas un parti, mais un musée de l'homme complet ":" Si on nous avait laissé faire nous aurions réalisé une révolution qui aurait enchanté le monde". Dans un article publié dans El Pais, Tels que nous étions, le protagoniste est un vieux felipe juste après la transition démocratique, gouverneur civil socialiste, comme d'autres travaillent dans le bureau ou dans diverses entreprises olympiques. Nostalgie de la révolution frustrée de «l'organisation réconfortante» qui était telle qui même Carvalho fut «un temps membre du FLP". Mais la raison s'impose au cœur, et on accepte avec ironie de gouverner dans le cadre du système sans trahir la cause révolutionnaire en continuant obstinément de lutter de l'intérieur, avec un marxisme, qui ne soit pas une habitude mentale, mais «la lutte dialectique permanente contre la cruauté et l'horreur " ; comme un guérillero, il n'aura pas de répit. C'est ainsi que les historiens décrivent les exploits de Juan Martin, le guérillero de la guerre d'indépendance espagnole. C'est l'entêtement et l'agilité du franc-tireur qui a toujours été notre héros contemporain, et qui a fait le pseudonyme si célèbre : Manolo V l'Empecinado.

 Du premier FLP catalan, Manolo a conservé deux figures humaines, converties en emblèmes respectifs de cette dualité pénible qui l'accompagna jusqu'à la fin : sentiment et raison ; radicalisme et possibilisme révolutionnaire. Je me réfère à Carlos Alfonso Comin et Pasqual Maragall. De Alfonso («l'animal le plus crédible que j'ai connu», a-t-il dit) il a valorisé quelque chose qui a toujours défini le FLP et que Comín a apporté au PSUC : la coexistence entre chrétiens et marxistes, comprise comme «l'essence révolutionnaire d'un projet historique commun pour les deux forces spirituelles qui ont changé le monde ». Le cominismo serait pour Manolo "la variante espagnole d'une synthèse possible des deux culture de l'émancipation." Quand, il y a un an, j'ai inauguré un congrès de théologiens subversifs sur la mondialisation et la lutte des classes, on s'est demandé sèchement pourquoi il était là, un athée comme lui. Sans doute pour honorer la mémoire de ceux qui partageaient sa foi en l'homme et son espoir révolutionnaire et qui a dit: «C'était un homme chanceux qui a réuni l'espérance marxiste et chrétienne». Chanceux parce que Manolo croyait seulement, face à la mort, dans l'éternité de la parole, mais il doutait qu'elle la compense et il pensait que le plus révolutionnaire était d'en finir avec elle.

 Maragall a mis à l'épreuve le Manolo qui se débattait entre un jugement en tant que maire de sa ville bien-aimée, et la critique d'un ancien FOC possibiliste (exemple de raison pragmatique et d'idéologie éclectique),entre la reconnaissance affectueuse de sa loyauté envers le sentiment frontiste (unité populaire de la gauche) et son désir sincère de réaliser dans la vie l'utopie socialiste. Il a consacré un article publié dans le journal Avui le jour de sa mort à Bangkok, en rappelant son appartenance passée au NEU, au FOC et à l' «obstinée reconstruction de la raison démocratique". Rappelant ses désaccords avec la politique urbaine de Maragall, il semblait que Manolo envoyait une promesse de vote sentimental par la poste en indiquant qu'il était "le seul candidat qui peut conduire un véritable projet national alternatif, soutenu par le chœur des forces progressistes catalanes ". En rappelant le sentiment de jeunesse qui l'a conduit, comme Pasqual, à Felipe, il a conclu par ces mots: «Si Maragall devient président ça sera comme si toute une génération avez obtenu une promotion qui, en plein âge de l'innocence, a découvert que le monde n'était pas bien fait. " A la fin de son âge mur, Manuel Vazquez Montalban reprit la formule de Gramsci. Il a souffert du pessimisme de la volonté («Je sens que tout s'aggrave",m'a-t-il déclaré il ya quelques mois), mais il compensait pour l'optimisme de la raison qu'il partageait à travers sa jeune espérance transformatrice de ses premier compagnons en politiques révolutionnaires. Mais son cœur était à la recherche du confort littéraire des Mers du Sud.

 (*) Le prochain mois d'Octobre c'est le dixième anniversaire de la mort de Manolo Vázquez Montalbán. L'anniversaire est devenu une bonne excuse pour diverses conférences universitaires et pour une organisation plus modeste par la Fundació Andreu Nin (19-26-09-2013, dans la bibliothèque Andreu Nin dans le quartier gothique de Barcelone), avec la participation de Arnal Ballester, l'ami de Manolo qui connaît son travail, de Pepe Gutiérrez Alvarez, qui évoquera sa carrière en tant que militant communiste, et de Mike Eaude, auteur d'un essai sur Vázquez Montalbán et Barcelone, qui présentera Pepe Carvalho. Il est bon de noter que Manolo a été un partenaire de la FAN et a offert de travailler avec chaque fois qu'on le lui a demandé. Il est également l'auteur d'un roman de tendance POUM Le pianiste qui est un texte important : L'ombre de Andreu Nin y est présente. Parmi beaucoup d'autres choses comme poète ou animateur de quelques unes des meilleurs magazines satiriques de la fin du franquisme, Vazquez Montalban était le plus connu et le plus persistant des intellectuels qui ont combattu dans le PCE-PSUC. Son «travail communiste» comprend romans (Assassineat au Comité Central), oeuvres de toutes sortes (Manifeste de la planète des singes), articles et de témoignages. Avec un pied à l'intérieur et un à l'extérieur, Manolo était en même temps un fidèle et un dissident communiste. Mais Manolo était également Felipe, plus précisément le FOC, Front Obrer de Catalunya, chapitre pour lequel le juge Gonzalez Casanova a consacré cet article publié le 22-10-03, peu de temps après sa mort.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 21:04

Le dernier sondage sérieux donne 31% pour Michelle Bachelet, 21% pour Evelyn Matthei la candidate de la droite. La surprise vient d'un candidat indépendant et sans parti, l'économiste social-libéral Franco Parisi qui arrive à 15% alors que la surprise des élections précédentes, Marco Enríquez-Ominami, arrive seulement à 9%, talonné par le candidat d'extrême-gauche Marcel Claude arrivant à 7%. Rappelons que Michelle Bachelet a le soutien de la démocratie chrétienne, du PS et du parti communiste.

Tout indique en conséquence qu'il faudra un second tour.

 Parmi les thèmes, que dit-on de la question des drogues qui secoue les Amériques ?

Le Chili, sur ce point comme sur le droit à l'IVG, est fortement répressif. Il considère que fumer de la marihuana c'est consommer une drogue dure et ça entraîne les peines les plus sévères.

C'est sous le gouvernement Bachelet que la législation a été durcie et elle considère à présent que c'est une erreur même si elle ne propose rien de particulier. La candidate de droite reste très répressive. Seul MEO fait des propositions concrètes pour régulariser la consommation des drogues.

Pour mesurer le problème il faut savoir que sur les 219.000 prisonniers dans les prisons fédérales des USA, presque 50% y sont pour des raisons de drogue ! Le Chilien José Miguel Insulza toujours président de l'OEA vient de publier un rapport sur le sujet mais rien ne bouge.

Personnellement si légaliser les drogues c'est dans l'espoir de limiter le pouvoir des mafias je suis contre cette illusion.

Si par contre, sans illusions, pour des raisons de santé et de fausse répression, se mettent en place des processus de légalisation des drogues conjointement à des lois contre l'argent sale alors c'est une bonne chose.

 

Mais le Chili est loin de se lancer dans un tel projet. J-P Damaggio

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 20:18

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MONTAUBAN :

Rencontre-débat : Maison du Peuple

Lundi 14 octobre 18 h -20 h

Révolution/ Contre-révolution : Le 10 mai 1790 à Montauban

Animation : Jean-Paul Damaggio

 Février 1790 : premières municipales favorables aux royalistes.

10 mai 1790 : Les royalistes s’emparent de la garde nationale.

Une émeute fait six morts et des dizaines de prisonniers.

Des centaines de montalbanais fuient la ville.

15 mai 1790 : La garde nationale de Bordeaux entre en action.

30 juillet 1790 : La municipalité est destituée

et l’ancienne garde nationale retrouve son pouvoir.

Ce tournant de l’histoire de Montauban va jouer un grand rôle dans l’histoire de la révolution et de la ville.

Jeanbon Saint-André se lance dans la bagarre politique.

Par la suite, à chaque tournant de l’histoire, Montauban

va revivre, sous une forme ou sous une autre cet affrontement. En 1815, 1830, 1848, 1850, 1882, 1934.

Cette rencontre et le livre en appui, se veulent une contribution aux travaux autour du bicentenaire

de la mort de Jeanbon Saint-André

      Réunion organisée par les Editions La Brochure

Articles du blog : Mary Lafon et le 10 mai ; Taine et le 10 mai

Pourquoi se plonger dans le 10 mai ?

 

Le 10 mai présenté en 1989

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 20:13

Voici en quatre épisodes le portrait de deux sans-culottes de Montauban. JPD

D'abord le bois et il devient chaise. D'abord un homme et il devient sans-culotte. Le bois y est-il pour quelque chose ? ou la chaise peut-être ?

En fait, mon attention est surtout attirée par le cuir. Rue de la trésorerie, au bout de l'actuelle rue de la comédie, à Montauban, vivait un cordonnier pour femmes. Vivait aussi un pasteur protestant qui avait beaucoup navigué et qui s'appelait Jeanbon Saint-André. En entrant chez le cordonnier on pouvait constater que la discussion y était vive. Boutique-forum faite autant du travail des hommes que de leur parole ! Ecrira-t-on un jour l'histoire de ce corps de métier qui, du cuir à la contestation politique ne fit qu'un pas ? (si c'est déjà fait me faire parvenir sans tarder les références). Dans ce chapitre le membre de ce corps s'appellera Dominique Dély.

L'homme de l'échoppe était l'homme de sa ville (la cité devenue aujourd'hui "la vieille ville"). En route vers le comité de salut public de la cité, il voulut me la faire visiter en commençant, bien sûr, par la Grande Rue, qui deviendra rue Saint Louis, puis rue de la Résistance (toute une histoire à travers ces changements de noms). Nous passâmes en conséquence devant l'atelier de Bonhomme aîné, puis devant celui de François Soulié, cordonnier lui aussi, sans oublier celui de Blaise Rémusat. En arrivant au bout, c'est à dire Place d'Armes (Place de la Cathédrale) nous laissâmes sur la gauche l'armurier Etienne Gallian, pour, après un Salut et Fraternité au fabricant de bas Antoine Vignes, descendre vers le Tarn. Là, on croisa la rue des Carmes, célèbre par son cordonnier Broustet ; Dély devant retrouver la salle du comité pour sa réunion journalière (à l’actuel Musée d’histoire naturelle) me laissa seul rejoindre la Place qui ne pouvait plus être Royale et qui n'était pas encore Nationale. Comme je le ferais en 1985 je suis resté là à admirer cette place. Il y a 4 façons d'en parler puisqu'il y a 4 entrées et surtout 4 couverts.

Même après cette brève visite je pouvais déjà avoir une idée du Montauban sans-culotte puisque 50% des membres du comité demeuraient dans ce petit périmètre. Je n'en ai mentionné que 7 mais si Dély avait été avec moi sur cette extraordinaire Place Nationale il m'aurait montré Gautier qui, venant de la rue Fourchue, passait lui aussi par là pour aller à la fameuse réunion du comité. Il manifestait de la gêne à la vue des volailles, des porcs et autres animaux qui embarrassaient la circulation. Quand il en aura le pouvoir il ne tentera pas de prendre des mesures hygiéniques.

Et sur cette place n'y trouvait-on pas Salvetat, et aussi des modérés comme Bosquet...

Ce dernier écrivait "les faux-bourgs" pour les trois autres parties de la ville : Villenouvelle qui fournissait un autre cordonnier au comité, Villebourbon (un temps Faubourg Marat mais plus fréquemment Rive Civique) occupé en majeure partie par une bourgeoisie industrielle et le Moustier animé plutôt par une bourgeoisie propriétaire.

Pour terminer ce tour de ville élargi il faudrait évoquer Sapiac qui avait aussi un représentant au comité l'arquebusier Daumont. Quant à l'étendue considérable de la campagne environnante, due à la superficie étonnante de la commune de Montauban elle n'avait personne de notoirement sans-culotte. Même si plus de 200 cultivateurs étaient membres de la société populaire ils ne pouvaient peser lourd face aux deux forces qui en 1793 dominaient la cité : les bourgeois et les artisans.

Cette visite touristique peut se compléter par quelques chiffres que je vais vous donner .Le Montauban de cette fin du 18éme siècle était avant tout un Montauban industriel. Le textile dominait et l'entreprise Vialettes d'Aignan avec 1500 employés dont 400 fileuses qui habitaient la banlieue (le type dominant de l'ouvrier industriel n'était pas celui du salarié d'aujourd'hui mais davantage celui de l'ouvrier-paysan au statut très imprécis et à la misère garantie) en était le pôle central. 600 autres employés étaient concentrés dans seulement 3 autres entreprises non comme un corps de métier clair et précis, mais plutôt comme un courant d'air qui va et vient au rythme des saisons, de l'emploi et des commandes.

En bref, le chiffre moyen qui est avancé le plus souvent est 7000 employés dans le textile dont 1000 dans la fabrication des bas de soie.

Ce monde ouvrier se complétait par des matelots, des minotiers, des employés du bâtiment, soit au total 8000 ouvriers selon Galabert et 12 à 15000 selon Gausseran qui inclut dans son chiffre les domestiques. Pour l'exemple, notons que le champion dans l'emploi des domestiques en avait 25 à lui tout seul quand De Broca devait se contenter de 6 laquais et 5 chambrières.

Phénomène plus connu, celui de l'importance administrative de la ville née de la volonté d'y mater le protestantisme. On créa une sénéchaussée, une cour des aides (seulement 12 en France) et un évêché, et surtout une intendance. Daniel Ligou va bâtir son analyse de la réalité montalbanaise de l'époque sur cette opposition entre cette noblesse orientée vers des fonctions "étatiques" et cette bourgeoisie plus tournée vers des fonctions "économiques", les seules qui lui soient accessibles. En 1793, la noblesse ayant perdu une large part de son pouvoir, la contradiction qui traverse la ville s'est déplacée entre artisans d'un côté et bourgeois de l'autre. Tout oubli de la contradiction précédente, qui marqua les esprits pendant des décennies, serait bien malvenue. Le poids de la cour des Aides par exemple peut se mesurer à la taille de ses archives mais surtout aux traces qu'elle laissa dans les esprits et à l'ampleur de son siège, ce qui, par une subtilité de l'histoire, va faciliter la vie de la société populaire.

Comme il ne suffit pas de donner un total pour saisir un chiffre, j'indiquerai que si, aujourd'hui, on voulait conserver le rapport qui existait à l'époque entre les populations de Montauban et Toulouse et Paris il faudrait 250.000 habitants dans le premier cas et 500.000 dans le deuxième. Pour une ville qui dépasse à présent, tout juste les 50.000 habitants ... Ce détour chiffré peut mieux faire comprendre ce qui s'est passé en 1793. En effet l'importance des évènements est aussi liée à la dimension de la ville.

Bonhomme et Dély comme les autres sans-culottes mesuraient la place stratégique de leur ville et souffraient de la voir réduite au rang de chef-lieu de district dans un département dirigé par Cahors. Nous le savons déjà, ils n'étaient ni du monde de la noblesse ni du monde de la bourgeoisie. Ils n'avaient ni le pouvoir de naissance, ni celui de l'argent, ni celui du nombre. Si les artisans formaient 21 corps de métiers dans la ville, d'une part leur nombre reste bien inférieur aux ouvriers et d'autre part tous les corps de métiers ne rejoignirent pas le camp des sans-culottes. Pas plus au comité qu'à la société ne se distinguèrent les couteliers, les gantiers, les couturiers, les chaussetiers, les bonnetiers.

Mais alors d'où est venu le poids politique que pourtant ils obtinrent ?

Par leur appartenance à un corps de métier, par leur passé de compagnon, par leur instruction, par leur savoir ils n'étaient pas des anonymes dans l'immense cité. Sans être riches, ils avaient tous les jours du pain sur la table et cette garantie n'est pas sans importance quand on veut avoir la force de diriger une ville de 30.000 âmes. Ceux pour qui la Révolution Française présente surtout une continuité avec l'Ancien Régime néglige d'analyser ce phénomène, que même de nos jours, on a peine à comprendre : des artisans prenant en main les affaires d'une cité après des siècles où seule la compétence des nobles, et à la rigueur celle des bourgeois, avait été reconnue.

 

Mais Bonhomme et Dély dirigèrent-ils vraiment la ville ? C'est à cette question que nous allons essayer de répondre en disant d'entrée que d'un côté certains vous parleront de l'extraordinaire puissance du comité (preuve du pouvoir de Bonhomme et Dély) et que de l'autre on vous la montrera dérisoire (preuve de leurs incapacités). Je ne vais pas jongler entre ces deux analyses parfois présentées par les mêmes mais d'abord aller aux sources. JPD

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 20:11

                                   bio-MVM.jpg

La biographie publiée en Espagne par José V. Saval a de nombreux mérites mais à mes yeux, elle pèche par optimisme dans le titre : El tiunfo de un luchador incansable. Le triomphe d’un lutteur infatigable. Triomphe social ? Non. Triomphe politique ? Pas davantage. D’où le titre du dernier livre paru qui rassemble des articles de la dernière période de l’écrivain : les batailles perdues.

De toute façon, même si le jeune journaliste a beaucoup travaillé à Triunfo, sous le franquisme, il n’avait pas le souci de la victoire. Sauf pour le Barça peut-être.

Je suppose qu’il s’agit du triomphe biographique : l’homme du peuple a su, à force de volonté et de talent, accéder au sommet d’une carrière littéraire. Mais ce triomphe là était sans importance pour Vazquez Montalban car il considérait sa vie comme totalement ordinaire et il n’a jamais été pris par l’envie de la faire durer en évitant une série d’excès qui lui sera fatale dès l’âge de 66 ans.

Mais il ne peut s’agir du triomphe d’une vie puisque le reste du titre parle du triomphe du lutteur. Il suffit de se reporter à son Pamphlet de la planète des singes pour vérifier l’échec total des luttes en question qui font qu’en conclusion Manolo ne sait plus qu’une chose : la nature du mal mais par celle du bien capable de le remplacer.

Luttes laïques ? L’échec est énorme en Espagne et dans le monde.

Luttes politiques ? Les communistes catalans à qui il a été fidèle n’ont pas été en mesure de gagner l’opinion.

Luttes écolos ? Dès 1969 Vazquez Montalban est un marxiste écolo à sa façon et depuis En souvenir de Dardé reste un livre d’actualité.

Luttes culturelles ? Manolo a été de tous les combats et il aurait sans doute publié un billet saignant à l’annonce de l’attribution du Prix Nobel de Littérature pour Vargas Llosa.

Luttes pacifistes ? Plus que jamais la guerre est partout et le plus souvent c’est une guerre au peuple plus qu’une guerre entre peuples.

L’Espagne sans Franco devait devenir une Espagne du peuple. Pepe Carvalho s’est rendu à l’évidence. Après Franco les classes dominantes surent se trouver une nouvelle posture.

Tant de luttes perdues ne discréditent pas les luttes en question car les problèmes sont toujours là et qu’il faudra bien travailler à les résoudre.

 

Et l’œuvre de Vazquez Montalban, par sa méthode comme par ses témoignages reste une référence à cultiver. Jean-Paul Damaggio

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 20:05

J'ai beaucoup écrit mais rien publié sur le massacre des étudiants qui s'est produit à Mexico afin que, peu après, les Jeux olympiques soient conformes aux pouvoirs de partout. Pour aujourd'hui je reprends ce texte qui vient de paraître sur La Jornada. L'auteur y vante les mérites d'un romancier, journaliste, essayiste, Carlos Monsivais dont le lecteur de ce blog ne s'étonnera pas qu'il ait été si peu traduit en France. Pour Revueltas c'est pareil. JPD

  3 de Octubre de 2013 Adolfo Sánchez Rebolledo

En fouillant dans mes vieux papiers j'ai retrouvé un court texte que j'ai lu dans un groupe de discussion sur la littérature et le mouvement de 1968, peu avant le 30e anniversaire des événements tragiques du 2 Octobre 1968 à Tlatelolco.Encore à cette époque, la vision de ce qui s'était passé, était éclipsé par le silence officiel, le masque préféré pour l'impunité. Mais l'entêtement des témoins, la résistance aux mensonges et la valeur morale et civique de la plupart de la génération 68, comme l'appelle Raul Alvarez Garin, a empêché que l'oubli soit la sépulture des souvenirs des événements tragiques, affirmant ainsi que les leçons de l'histoire de cemouvement de masse sont venues marquer une étape importante de notre société.

Que cela ait été possible, c'est dû, entre autres facteurs, aux livres sur 68 et en particulier, ceux qui fixent la mémoire collective et démêlent pour toujours les épisodes les plus sombres, comme le massacre du 2 octobre qui attribuait aux victimes la responsabilité d'en être les auteurs. 

Je comprends que ce serait long (mais pas inutile) d'établir la riche liste des études, des témoignages et des recensements qui racontent ce qui s'est passé dans cette "année axiale" comme a dit Octavio Paz, pour tenir compte des nombreux interprétations données à l'histoire et des conclusions tirées par les chercheurs assidus sur le sens profond du mouvement. Revenons aux revues qui ont essayé de garder vivante la dissidence, pour savoir assumer pleinement l'actualité de ce mouvement dans son déploiement (et pas seulement son résultat brutal), une actualité comme une source de déclenchement des changements démocratiquesau Mexique, avec toutes ses nuances et ses aiguillage. Nul doute que le 68 marque encore notre présent dans la mesure où le cycle démocratique, en dépit de la lenteur desprogrès dans certains domaines - étendre les libertés civiles et d'autres droits - n'a pas fini de créer une nouvelle relation entre la société et de l'Etat, régie par les principes de l'équité et de la justice, et en mesure d'inverser l'inégalité dévastatrice qui nous fait survivre en tant que pays.

En 1998, c'est à dire avant-hier, la vérité de68 avait encore de redoutables ennemis prêts à empêcher qu'elle soitrendue public. Afin de protéger les représentants responsables ils ont fermé les fichiers ou manipulé les processus. Mais rien ne pouvait arrêter l'œuvre de révoltés modernes qui ont enregistré dans le sang et le feu, les raisons des victimes. Toutefois, dans le texte que j'ai cité, j'ai raté l'émergence du "grand roman de 68". Et il dit : Revueltas nous a laissé quelques textes magistraux écrits pendant le mouvement, puis en prison, son vieil enfer familier, mais il n'a pas pu ou n'a pas eu le temps d'écrire le roman de 68. Beaucoup d'écrivains scrutaient les fenêtres de 68 pour faire des événements, le moment de la fiction, mais la réalité, assumée par la mémoire collective, comme par la mémoire orale, qui à force de répéter a surmonté l'oubli, est encore plus forte, beaucoup plus forte et plus puissante que notre mémoire littéraire. C'est drôle, mais le monde du pouvoir (où les décisions étaient prises) n'occupe guère de place dans le récit. Les personnages officiels sur le terrain sont tous des grotesques, des figures grotesques, mais infiniment grises, minuscules. En eux, est la réalité de la caricature abusive. Leur présence dans les événements qui ont conduit à la tragédie manque de densité, est insaisissable, juste bureaucratique. La mémoire leur est passée dessuset les a effacés et en ce lieuseulement s'entend l'hymne à la dignité qui n'a pas été arrêté à Tlatelolco. Peut-on imaginer les députés qui ont essayé de noyer Barros Sierra jeté comme des personnages dans un drame modérément crédible? Il faudrait beaucoup de talent pour leur donner vie sans les effacer complètement.

 Aussi, la grande littérature du 68 est apparueailleurs, dans la poésie, la poésie et la chronique. Elena Poniatowska a conçu la grande fresque du 2 Octobre, qui donne une voix aux participants par leur nom qui refroidissent l'histoire jusqu'à aujourd'hui. Luis González de Alba nous a dit 68 de l'intérieur (littéralement de la prison Lecumberri), la saga des étudiants. Et surtout, les grands récits de Carlos Monsivais recueillies dans le livre Días de guardar nous offre "avec la force originelle du mot, l'histoire fondatrice». Pour parler sérieusement de quelque chose comme l'esprit de 68, il faut le rechercher dans ces histoires, écrites et publiéespendant les événements.

Monsivaisfixe définitivement les grandes lignes de ce nouveau monde né sous le signe de la contestation étudiante. Puisant dans ses racines, dans l'environnement et, simultanément, dans la mystique pétrifié de l'Etat révolutionnaire, dans l'idéologie et les valeurs, en un mot, dans la culture nationale, il donne les références obligatoires. Dans ces textes apparaissent pour la première fois, les signes de la nouvelle modernité mexicaine, et y sont présentés les protagonistes d'une époque primitive annonçant la fin des tabous, des normes, et des anciennes résistancesautoritaires.

La manifestation du corps est le grand aperçu du mouvement étudiant. «La démonstration serait démocratique. Tel était le caractère du mouvement étudiant et tout était en conformité avec ce plan ". Monsiváis décrit, recrée, mais surtout introduit le lecteur dans un monde qui ne peut être compris à la lumière des autres histoires auxquelles il contribue. La relation dialectique entre les faits et le passé immédiat nous offre, à la fin, un cadre qui peut se regarder sous divers angles, sans concessions simplificatrices ni ajustements auto-complaisants. Là nousreconnaissons la gauche enlevant le masque de la solennité, à la droite, aux chefs de brigade et d'étudiants, au recteur, au cinéma et à la télévision, "les médias" devenant les manipulateurs suprêmes, réduits à la taille de la presse vénielle mais surtout les modernes Monsivais Casasola décrivent les nouvelles images : l'assemblée, le provocateur, le cricket, le jeune, la brigade, le libéral cohérent, le martyr. 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 13:01

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CFM une radio qu'on écoute plus qu'une radio qu'on entend.

Même si pour se faire entendre il faut se plier aux normes.

Les normes c'est "naturel" : la pub fait vivre la radio.

La pub aime plus les nombreux qui entendent que les plus rares qui écoutent.

La pub c'est "naturel" : donc il faut trouver un juste équilibre.

CFM une radio que je suis depuis tant d'années.

De Caylus à Caussade. De Caussade à Montauban.

Bref, j'y reprends l'émission sur les gens d'ici avec trois épisodes sur Vazquez Montalban dont on dira qu'il n'est pas d'ici... mais après ce sera Jeanbon Saint-André dont certains voudraient qu'on oublie qu'il est d'ici.

L'écrivain catalan ne peut se couper en tranche et pourtant pour faire trois épisodes j'ai coupé en tranches. Encore la réalité qui impose quelques lois.

Donc commencer par le Vazquez Montalban toujours en librairie celui de Pepe Carvalho.

Puis l'autre celui des essais, des romans et surtout de la poésie.

Et enfin un peu de biographie même si Manuel disait toujours que sa vie n'a aucun intérêt.

Voilà, je reviendrai sur le sujet. J-P Damaggio

 http://cfmradio.fr/radios/cfm-caylus/

manolo.jpg

Voilà la photo que j'ai choisie pour illustrer l'émission :

Manolo devant une bibliothèque, le cigare à la main et une belle photo en tile de fond. La moustache et les inévitables grandes lunettes. Pas de cravate. 

 

 

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