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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 15:08

Le pacifiste Verfeuil n'a jamais eu envie de transiger car toujours la guerre appelle la guerre. Comment ne pas être ému à la lecture ici prémonitoire du mot "holocauste" ? Verfeuil ne prédit pas l'avenir - la preuve, personne n'empêchera la signature du traité comme il l'espère- mais pointe des mécanismes infernaux qui nous dirigent toujours. Jean Paul Damaggio

 

Le Populaire 12 mai 1919

LA PAIX D'AIRAIN

Les membres de la Fédération de la Seine examineront cet après-midi, en assemblée générale, la question angoissante et complexe de la paix, telle qu'elle est posée par les préliminaires de Versailles. Cette réunion, en même temps qu'elle constituera une protestation contre l'impérialisme aujourd'hui officiellement avoué des pays de l'Entente, fournira aux organismes centraux du Parti des indications précieuses dont ils devront tenir compte. Les militants qui vont tout à l'heure, remplir la grande salle de la C. G. T.. auront le devoir - et ils n'y manqueront pas - de dire leur opinion sur le traité de violence qu'un vainqueur impitoyable est sur le point d'imposer à un vaincu réduit à merci. Nous sommes sûrs qu'ils seront unanimes à condamner et à flétrir ce traité, que pas un socialiste digne de ce nom ne saurait accepter. Les camarades de la C. A. P. et du groupe parlementaire qui seraient enclins à l'entériner devront, s'il s'en trouve, renoncer à leur projet. Le Parti ne peut pas avaliser une semblable infamie. On a parlé de Brest-Litovsk : je crois Versailles pire que Brest-Litovsk. Les Allemands, en tout cas, s'ils ont affirmé, eux aussi, faire une guerre de défense, n'ont jamais prétendu avoir le monopole de la morale, de la justice et du droit et ils n'ont pas transformé leur entreprise de brigandage en une croisade pour la liberté humaine et la sauvegarde de la civilisation. Les Alliés devaient, par leur victoire, régénérer le monde : ils vont le précipiter - si les prolétariats ne se lèvent pas - dans un abîme de sang d'où il ne lui sera plus possible de sortir. La guerre devait nous apporter la paix définitive : c'est la guerre permanente qu'elle est sur le point de nous donner. Le cycle infernal ouvert en août 1914 n'est pas près d'être fermé ; la « paix» gouvernementale et capitaliste de Versailles voue les peuples à d'autres et prochains holocaustes.

 

 Le Parti ne la signera pas et si, malgré lui, elle est signée, il appellera la classe ouvrière à la réviser sans retard. Les socialistes ne transigeront pas avec le crime. Raoul VERFEUIL

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:49

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Nombreuses photos et l'article du Petit Journal du 1 juillet qui évoque le verniassage de l'expo sur la grève.

 

Les manifestations organisées à Castelsarrasin autour de la grève de 1914 par l’Institut d’Histoire sociale de la CGT ont permis de vérifier l’injustice de cet oubli dans la conscience locale (voir articles sur ce blog).

Mais de quel oubli parler ?

Alain Raynal interpellant le militant Roger Couderc, celui-ci reconnaît que son grand-père lui en a parlé de cette grève, et le travail, à partir des photos, réalisé par Bernard Ouardes, avait amené ce même constat : les habitants se souviennent de tel ou tel et un peu comme une toile de fond, la grève a été là à travers l’histoire. Donc un oubli pour dire que la mémoire sociale n'est pas devenue une figure de l’histoire sociale.

Pourquoi ?

1 ) Car l’histoire sociale, comme il a été rappelé, n’est pas à la Une de l’histoire dans le discours dominant ?

Exact mais cependant il existe des figures, et Rémy Pech rappelle celle des vignerons en 1907, une mémoire qui, pour lui, a pu perdurer grâce à la persistance de cette activité.

Si persistance il y a eu, c’est tout autant le cas de l’usine de Castelsarrasin, avec bien d’autres grèves qui la secouèrent ! Ce n'est pas que l'histoire de la grève qui est effacée mais l'histoire de l'usine elle-même.

2 ) Bernard Ouardes a avancé ses propres hypothèses : une grève sans grand leader, une grève où les violences n’ont pas conduit à un décès, deux raisons qui  font que la grande actualité n’a pas projeté ses lumières sur l’événement.

Mais justement, pourquoi en deux mois de grève, Jean Jaurès n’a-t-il rien eu à dire sur le sujet dans La Dépêche du Midi ? Et pas davantage dans l’Humanité où la grève passe inaperçu ? Or faut-il le rappeler, la durée de cette grève est totalement exceptionnelle ! Mais le Tarn-et-Garonne est plutôt invisible...

3 ) Car l’approche de la guerre occupait tant les esprits qu’elle effaçait le reste ?

Sauf que le courant socialiste avait élaboré comme principe, pour arrêter la guerre, celui de la grève générale, conduisant ainsi les politiques à se tourner vers les syndicalistes, et quoi de plus considérable à célébrer qu’une grève dans une usine d’armement ?

 S’interroger sur le sens de l’oubli – et ce fut la raison de mon intervention dans le débat – peut permettre de mieux comprendre y compris le présent de Castelsarrasin et au-delà de l’histoire de notre pays.

Pointer du doigt l’oubli ne signifie pas, se lamenter ou chercher des coupables, mais désigner un point aveugle ou quand on conduit une voiture, un angle mort. Sans la conscience de ce fait, l’accident est toujours risqué !

 Il s’agit donc de conduire deux travaux : prouver que l’oubli est injuste historiquement et qu’il était inévitable historiquement !

 Voici vingt ans, j’ai été sidéré quand j’ai découvert qu’en juin-juillet 1914 la ville de Castelsarrasin avait été occupé militairement pour lutter contre la grève.

Voici un peu plus de dix ans, le travail de Bernard Ouardes avait confirmé l’importance de la grève.

Et en ce mois de juin 2014, le fait est encore plus établi : la grève fut magnifique.

Sur ce point il reste encore des travaux à poursuivre mais personne ne peut plus contester, comme l'exposition en a apporté la preuve, la dimension phénoménale de ce moment d'histoire.

 

Mais sur l’oubli il en reste plus encore à chercher.

1 ) Pour moi il permet de remettre en cause une vision agricole du Tarn-et-Garonne et une vision passéiste des paysans. Etudier l'oubli de cette grève est un outil pour dénoncer une vision sociologique de nos sociétés : dire « classe ouvrière » n’implique pas « socialisme puis communisme » ; dire « paysans » n’implique pas « radicalisme » ou « réactionnaires ». Un Institut d’Histoire sociale en Tarn-et-Garonne n’est pas un non sens et il faut donc saluer l’effort accompli.

 2 ) Certes, en Tarn-et-Garonne, le mouvement syndical comme le mouvement socialiste puis le mouvement communiste eurent un temps de retard. Ce retard ne vaut pas disqualification ! Au contraire, ce retard comme cet oubli peut jouer le rôle d’un révélateur !

Alain Raynal a eu la bonne idée de confronter l’état du parti socialiste naissant à Castelsarrasin et ce puissant mouvement de grève. Autant dire que les 33 électeurs de la commune qui ont soutenu le candidat socialiste Raoul Verfeuil ne pouvait pas être au cœur de la grève, d’autant qu’ils étaient sans doute peu ouvriers ! Donc les grévistes étaient fondamentalement des électeurs radicaux. Belle occasion de revoir l’image complexe du courant radical en France ! (je renvoie à un travail sur le Castelsarrasinois Pierre Flamens)

 3 ) En Tarn-et-Garonne et Raoul Verfeuil le savait très bien, puisque lui aussi venait de ce courant, les radicaux étaient hégémoniques. Cette puissance tenait à leur capacité électorale à s’unir soit sur leur gauche, soit sur leur droite. A Montauban, face à une droite combattive, les radicaux s’alliaient sur leur gauche, tandis qu’à Castelsarrasin, la droite étant absente, ils pouvaient se dispenser de cette stratégie, usant de l’image de l’engagement très à gauche de radicaux du passé comme Pierre Flamens pour conduire une politique de droite. Face à une telle hégémonie, le socialisme départemental a eu du mal à naître ! Avec ce paradoxe qui durera : les radicaux de Montauban ayant besoin d’aider des militants sur leur gauche, ce sont eux qui viennent ensuite porter la « bonne » parole sur le secteur de Castelsarrasin où ils ont des soutiens mais pas de leader ! Raoul Verfeuil sera donc continué par Marcel Guerret premier et rare député socialiste du Tarn et Garonne.

 4 ) L’effet domino en politique

La politique a horreur du vide donc les places sont toujours occupées. En Lot-et-Garonne, pendant l’entre-deux-guerres, le courant communiste est si puissant que le courant socialiste n’a pas d’espace, pris en tenaille entre les radicaux et le PCF. En Haute-Garonne ce sont les radicaux qui sont pris en tenaille entre la puissance des socialistes et la présence de la droite, ce qui incitera les radicaux à prendre des positions de droite pour contrer les socialistes.

En Tarn et Garonne les radicaux peuvent dominer TOUTE la vie politique donc au sein de ce parti vivent des courants parfois contraires.

 5 ) Une hégémonie alimentant le cliché rural de notre département

Et c’est ici qu’on en revient à l’oubli. Cette hégémonie radicale a une telle force qu'elle peut véhiculer des clichés. Comme son vecteur majeur n'est pas parmi la classe ouvrière, il marginalise ce secteur et comme il n’a pas le conflit comme référence, mais la négociation, les grèves sont effacées. Pour cette fameuse grève une étude comparative de la presse (La Dépêche, le Midi Socialiste, le Ralliement) permet de vérifier les contradictions qui traversent les trois courants.

Le Ralliement de droite ne tire pas à boulets rouges sur la grève. Comme toujours, il veut différencier la lutte sociale et son éventuelle politisation qui elle, par contre, est la bête noire.

La Dépêche radicale cherche une position équilibrée entre les patrons et les ouvriers et s’appuie sur le député Pottevin pour tenter de jouer un rôle conciliateur d’autant que le gouvernement radical à Paris est sous pression puisque l’usine travaille pour le dit gouvernement.

Le Midi socialiste n’en profite pas pour appeler au renforcement de son parti.

 Conclusion

L'oubli, comme l'a rappelé Bernard Ouardes, n'est pas un accident de parcours. Du côté patronal, il est systématique (une photo refusée pour une expo). Du côté ouvrier la grève ne fait pas histoire malheureusement (une anecdote de grand-père).

Surtout quand on considère que Castelsarrasin est une ville périphérique sans enjeu propre.

 

Je n'ai aucune passion pour les oubliés de l'histoire mais il se trouve que je les croise souvent : dans le mouvement occitan, avec l'incroyable Mary-Lafon, dans le mouvement communiste avec l'incroyable Renaud Jean, dans le mouvement ouvrier avec cette incroyable grève. Dans le mouvement anti fasciste j'ajoute Elie Cayla et au total l'enjeu consiste à redessiner une vision plus équitable de la vie locale, une vision capable de démontrer que la vie citoyenne est parmi nous et qu'en conséquence, il nous appartient aussi de faire l'histoire. JPD

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:14

La question du groupe FN a occupé les médias mais pas celle du groupe où siège le Front de Gauche. L'un n'existe pas mais fait l'actualité, l'autre existe mais est oublié.

Or ce groupe est traversé par de multiples questions qui devraient susciter la réflexion , d'abord pour sortir de l'image seule du Front de Gauche afin d'aller voir ailleurs en Europe ce qui se passe.

Dans ce groupe, surprise, l'élément le plus fort est espagnol mais cet élément est hétérogène car il comprend deux forces égales l'un qui a fait 10%, la classique Gauche unie devenue pour l'occasion Gauche plurielle, et l'autre 8% qui a provoqué la surprise sous le nom de Podemos.

On a beaucoup parlé de Grecs de Syrisa : dans le rassemblement des gauches Syrisa a obtenu l'exclusion des communistes grecs.

Les Allemands restent puissants avec Die Linke.

La France fait piètre figure avec seulement quatre députés (un de moins qu'auparavant).

 Existe-t-il une fracture entre les anciens mouvements (les PC) et les nouveaux ?

La question est d'importance mais reste si peu débattue que je n'ai vu aucune référence au fait qu'à la présidence du parlement européen ce groupe a présenté le leader de Podemos, Pablo Iglesias.

 Là aussi, je ne vais tomber ni dans le rejet ni dans l'admiration béate de ce mouvement Podemos, qui suscite en Espagne des polémiques considérables. Un peu comme les polémiques surgies après l'apparition en Italie de Beppe Grillo mais sur d'autres thèmes.

Pour information je donne la liste des membres de ce groupe de gauche :

Le Groupe GUE/NGL au Parlement européen

Présidente. Gaby Zimmer(DIE LINKE) Allemagne

Vice-Présidents :

Neoklis Sylikiotis (AKEL) Chypre

Malin Björk (Vänsterpartiet) Suéde

Patrick Le Hyaric (Front de Gauche) France

Composition du Groupe

Allemagne : Fabio De Masi, Cornelia Ernst, Thomas Händel, Sabine Lösing, Martina Michels, Helmut Scholz, Gabi Zimmer, et Stefan Bernhard Eck (Human Environmental Animal Protection Party)

Chypre : Takis Hadjigeorgiou et Neoklis Sylikiotis (AKEL)

Danemark : Rina Ronja Kari (Folkebevægelsen ...mod EU)

Espagne : Marina Albiol, Paloma Lopez, Willy Meyer, Lidia Senra, Ángela Vallina (Izquierda Plural) ; Pablo Echenique Robba, Carlos Jiménez Villarejo, Teresa Rodríguez-Rubio Vázquez, Lola Sánchez Caldentey, Pablo Iglesias Turrión (Podemos) et Josu Juaristi (Bildu) Basque Country

Finlande : Merja Kyllönen (Vas)

France : Patrick Le Hyaric, Jean-Luc Mélenchon, Younous Omarjee, Marie-Christine Vergiat (Front de Gauche)

Grèce : Konstantinos Chrysogonos, Manolis Glezos, Giorgos Katrougalos, Konstantina Kuneva, Dimitris Papadimoulis, Sofia Sakorafa (SYRIZA)

Irlande : Martina Anderson, Lynn Boylan, Matt Carthy, Liadh Nì Riada (Sinn Féin) et Luke Ming Flanagan (Independent)

Italie : Eleonora Forenza, Curzio Maltese, Barbara Spinelli (L'altra Europa con Tsipras)

Pays-Bas : Cornelis De Jong, Anne-Marie Mineur (SP) et Anja Hazekamp (Party for the Animals)

Portugal : João Ferreira, Miguel Viegas, Inês Zuber (PCP)et Marisa Matias (Bloco Esquerda)

République Tchéque : Kateřina Konečná, Jiří Maštálka, Miloslav Ransdorf (KSČM)

 

Suéde : Malin Björk (Vänsterpartiet)

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 17:49

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Dans des conditions totalement différentes, j'ai pu rendre compte d'une première rencontre avec Nedim Gursel.

J'ai retrouvé le même homme amoureux d'Istanbul qu'il a dû quitter voici tant d'années. Un homme carré comme son visage et bon vivant comme l'Anatolie. Vu la photo je constate l'apparition de la barbe blanche.

Dans le débat du jour, il est aux côtés de deux autres écrivains qu'il écoute avec attention.

Sema Kaygusuz (une écrivaine présente) parle de l'Istambul féminine.

Gursel préfère parler de l'Istambul hermaphrodite.

Après les courbes chères à la reine Sofia évoquées par l'écrivaine, Nedim rappelle qu'ensuite sont venus s'y ajouter les minarets plus masculins…

Comme il y a deux ans, l'explosion démographique d'Istambul sidère le public. En Europe, après Moscou c'est la deuxième grande ville. Quatorze ou seize millions d'habitants rectifie Mario Lévi qui connaît parfaitement la question.

Ce dernier parle de la ville juive : Nedim ajoutera la ville grecque, celle des grands cuisiniers.

Il sera beaucoup question de gastronomie. Gursel mentionne un restaurant qui se situe à l'intérieur de la forteresse grâce aux pots de vin mais qu'il fréquente car on y mange si bien…

L'horizon enfantin de Guersel c'est le Bosphore, une forteresse d'un côté et une autre de l'autre. Dans le Bosphore des poissons uniques dira Sema, des poissons au goût merveilleux surtout s'ils ont séjourné dans un litre de raki (du turc rakı, dérivé de l'arabe arak)[ ajoutera Nedim.

Sema parlera avec délice des fontaines de la ville.

En turc, fontaine c'est œil et elle pense qu'elles sont devenues aveugles.

Olivier Poivre d'Arbor qui anime le débat constate à la fin que la fou le est restée présente pendant que se déroulait le match Brésil-Chili. Mais une foule… plutôt féminine !

Un grand moment joyeux !

J-P Damaggio

 

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Au milieu Sema Kaygusuz, sa traductrice avec le micro et Olivier Poivre d'Arbor.

Ci-dessous : Gursel et Mario Levi

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 17:38

 

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Un Egyptien optimiste ! Et lucide ! Ce n'est pas le régime Moubarak qui est tombé mais l'homme seulement sauf que ce besoin de liberté est en chacun, et qu'on ne pourra jamais revenir en arrière. Pour le moment, il comprend que le peuple ayant des besoins premiers à satisfaire (manger, se loger, la sécurité), les luttes soient en régression mais il sait qu'au plus profond de chacun la révolution a laissé des traces révolutionnaires.

Mais comment répéter "la démocratie est la solution" contre les islamistes qui disent "l'islam est la solution" et admettre le coup d'Etat contre le président élu ?

Car Morsi, comme Fujimori en 1992, a fait un auto-coup d'Etat !

L'orient face à l'occident ?

Toutes les dictatures prétendent que les droits des femmes, la démocratie etc.. ça seraient des valeurs occidentales. Et l'avion c'est occidental ?

Morsi, faut-il le rappeler à étudier aux USA et d'ailleurs c'est un des personnages du roman Chicago d'El Aswany, c'est l'étudiant qui reste avec les Turcs, ne sortant que le Week-end, et ayant été incapable en dix ans d'apprendre vraiment l'anglais.

Il sera beaucoup question de littérature, une passion que l'homme tient de son père qui ne lui a donné qu'un conseil : écrire, c'est ne pas penser à autre chose. La littérature c'est une princesse enfermée dans une forteresse et il faut cent fois chercher à ouvrir la porte avec des écrits vivants où les personnages réussissent à dicter leur loi à l'écrivain.

Bien sûr, cette passion l'oblige à rester parmi le peuple, à l'inverse d'un philosophe qui peut se mettre à l'écart. Il est menacé mais il n'a pas peur. Et pour être indépendant il exerce une profession. Il ne veut être payé par aucun gouvernement pour pouvoir rester indépendant.

Et il est tellement au sein du peuple, qu'il avait créé un parti politique qui s'appelait Basta (Kefaya en arabe). Ce parti a été le détonateur qui a ouvert la route à plusieurs autres ; il est donc moins présent.

Son dernier roman parle lui aussi d'un lieu : après un immeuble, après une ville, voici qu'il se centre sur un club. Il aime ce principe du roman s'accrochant à un lieu. La salle où il parle pourrait devenir un lieu de roman… Aux USA le lieu devient la route (c'est moi qui l'ajoute …).

Et ce lieu il l'a connu avec son père mais aussi avec les serviteurs qui lui racontaient l'autre monde, celui du sous-sol.

Non, il n'est pas membre de l'Automobile Club mais son fils oui !

Lui qui parle si bien le français (en plus de l'anglais, de l'espagnol et de l'arabe) comment apprécie-t-il le travail de son traducteur ?

Que des éloges à l'adresse de cet homme, Gilles Gauthier, dont il révèle qu'il a écrit un roman sur l'Algérie (il cherche toujours un éditeur).

Une ambiance pleine de rires, d'humour dans le cadre de la Médiathèque Cabanis.

Et de sérieux : Dostoïevski contre Gorki.

Il écrit en ce moment un roman : "La République comme si…"

On sent que l'écriture est bien avancée et je pense que l'écrivain, à partir de la situation égyptienne, va encore parler d'universel. Car partout la dose d'illusions est plus ou moins épaisse.

Il a dit "la révolution égyptienne" car il refuse le terme de "printemps arabe". Caque pays à son histoire. La Lybie par exemple n'a jamais eu d'Etat, c'est le pouvoir des tribus.

Sur ce blog vous trouverez d'autres présentations contradictoires sur El Aswany

El Aswany 2009

En 2012

El Aswany et Laferrière

Encore en 2012

 

El Aswany interdit en France en 2013

 

Comme il a été question de l'entretien publiée par Le Point j'en donne le contenu :

 Dentiste de métier, l'auteur du best-seller international L'immeuble Yacoubian, son premier roman, portrait inoubliable de la société égyptienne depuis les années 30 jusqu'au début du XXIe siècle (le livre est sorti en 2002, et en 2006 en France, puis adapté au cinéma), n'a cessé de s'engager, en écrivain et en citoyen, au côté de la révolution égyptienne : par ses articles, au sein du mouvement intellectuel Kefaya, et chaque nuit place Tahrir, où tout éclata voilà trois ans. "J'ai écrit le mot peuple pendant des années dans mes livres, dans mes articles, mais, place Tahrir, j'ai appris vraiment ce que le "peuple" voulait dire", nous confie Alaa el-Aswany, de retour en maître romancier avec Automobile club d'Égypte. Un roman merveilleusement incarné qu'il a bâti autour de ce lieu très sélect du Caire vers lequel vont converger les destins de nombreux personnages, aux prises avec l'histoire de leur pays. Sur ces années 40 souffle en effet le vent de la révolution pour l'indépendance de l'Égypte (1952), encore sous la double coupe des Anglais et d'un monarque plus soucieux de ses parties de poker et de jambes en l'air que de son peuple. Dans le rôle de l'exécutant du pouvoir absolu, le majordome égyptien du club fait régner la terreur au sein d'un personnel habitué à n'avoir aucun droit si ce n'est celui de se faire battre. Mais, peu à peu, tout se craquelle dans les relations entre serviteurs et maîtres, Égyptiens et colons. La tension de la mutation est palpable, haletante, et les personnages luttent pour des enjeux plus que jamais à l'œuvre dans le monde arabe : comment conquérir sa liberté ?

 Le Point : Qu'est-ce qui vous a conduit à situer votre nouveau roman dans l'Égypte des années 40, sous une occupation anglaise symbolisée par l'Automobile club du Caire ?

 Alaa el-Aswany : Chaque romancier porte en lui des mondes romanesques, et celui de l'Automobile club où je me rendais avec mon père, qui en était l'avocat, en est un pour moi. À la fin des années 60, j'y rencontrais des serviteurs, des cuisiniers du roi encore bien après la révolution pour l'indépendance, et ce monde qui a vécu est, à un certain moment, sorti de moi. En changeant de temps et de lieu, le romancier doit être capable de soulever les mêmes questions humaines, or j'ai retrouvé dans celles qui se posaient alors à l'Égypte celles que pose actuellement la révolution. La liberté a un prix que tout le monde n'est pas capable de payer. Entre sécurité et liberté, que choisit-on ? Entre l'occupation et l'indépendance, que choisit-on ? Entre le régime de Moubarak et la liberté, que choisit-on ?

 "Les Égyptiens sont incapables de se gouverner eux-mêmes", faites-vous dire au directeur britannique de l'Automobile club. Que répondez-vous à cette provocation d'un de vos personnages ?

 Je suis chaque personnage comme un comédien joue son rôle, ce n'est pas mon opinion mais celle d'un raciste anglais. L'Égypte a été volée pendant quatre vingts ans par les Anglais, c'était le discours du gouvernement britannique. Celui de Churchill disant "On va les aider" ! On cache ce raisonnement, mais il existe. C'est celui des Américains, attendant que l'Irak soit "capable" de gouverner. Aujourd'hui, on n'a plus besoin d'occuper les autres pays parce que les multinationales sont une nouvelle façon de le faire. Au lieu d'envoyer des soldats se faire tuer, on contrôle l'économie d'un pays comme ce fut le cas de l'Égypte, dont aucun gouvernement n'a jamais rien décidé sur ce plan.

 Que signifie, pour celui qui a écrit "la démocratie est la solution" au bas de chacune de ses chroniques (1), d'avoir approuvé la destitution par l'armée du président Morsi, élu démocratiquement ?

 Premièrement, ce monsieur, élu démocratiquement, a annulé le système démocratique le 22 novembre 2012 en déclarant que les décisions du président feront la loi en Égypte. Deuxièmement, l'intervention de l'armée s'est produite après des manifestations incroyables contre Morsi. L'armée a protégé l'Égypte d'une guerre civile. Est-ce que ça veut dire que je suis d'accord avec tout ce qui se passe ? Non. Nous avons aujourd'hui deux combats à mener: l'un contre le terrorisme des Frères musulmans, ceux qui brûlent les églises, tuent les gens et n'ont pas leur place dans la démocratie, et l'autre contre l'ancien régime de Moubarak, qui essaie de profiter de ces crises en mettant la main sur de jeunes révolutionnaires.

 Qu'en est-il aujourd'hui de votre soutien à la candidature du général Sissi, nouveau "père" de la nation ?

 Moi, j'ai un seul père, je n'ai pas besoin d'autres pères. On n'a pas fait cette révolution en Égypte pour retrouver un grand leader et un "père" en revenant à 1954, en répétant l'expérience de Nasser, qui fut un grand leader, mais un dictateur. À Sissi je pose la question suivante : soit vous êtes pour la révolution, soit vous restez lié à l'ancien régime. Le combat qui a commencé maintenant, retardé par les Frères musulmans, est celui qui se joue entre la révolution et le régime de Moubarak.

 La sexualité, libératrice ou oppressante, joue un rôle considérable dans votre livre : pourquoi cette importance donnée au sexe ?

 La littérature se débarrasse du désir et du tabou en envisageant le sexe comme une relation humaine, en montrant en profondeur ce que l'on y cherche dans les relations sexuelles, le plaisir, un père, une mère, et aussi ce qui s'y joue de peurs, de frustrations. C'est un défi littéraire que de découvrir cette zone ! Pour les lecteurs occidentaux, je pense qu'il peut y avoir une information sur cette époque peu connue, celle d'une société libérale, très ouverte, avec des élites dont la plupart étaient francophones. Cette Égypte a continué jusque dans les années 70, jusqu'au pétrole, quand les Égyptiens partis travailler en Arabie saoudite en sont revenus avec le wahhabisme, et les extrémismes. Savez-vous que la deuxième femme pilote au monde, en 1933, était égyptienne ? La condition de la femme vous dit l'état d'une société.

 Après un immeuble et un club cairotes érigés en symboles, votre prochain roman se déroulera-t-il place Tahrir ?

 (Sourire) Non. J'écris actuellement ce qu'on appelle, chez vous, une autofiction. Un livre sur moi et sur mon histoire, ma vie et Alexandrie. J'essaie de sortir du collectif... J'essaie.

 Automobile Club d'Égypte, d'Alaa el-Aswany, traduit de l'arabe (Égypte) par Gilles Gauthier (Actes Sud, 538 p., 23,50 euros).

 1. Chroniques de la révolution égyptienne (Actes Sud Babel).

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 16:03

Toulouse, Marathon des mots, onze écrivains turcs sont dans la ville.

Ils parlent de Constantinople, Istanbul, la ville cosmopolite, un cosmopolitisme perdu.

Il y a là un membre de la communauté juive en voie de disparition. Les Grecs sont encore plus en marge. Et les Arméniens… Croyez-vous que le centenaire de la grande boucherie va nous aider à évoquer l'empire ottoman et sa chute ? Voici un résumé pris sur internet qui rappelle quelques faits.

 

"Depuis le XIXe siècle, l’Empire ottoman suscite la convoitise des grandes puissances. La Grande-Bretagne y dispose d’un réseau de protectorats sur la route des Indes et les Russes se pressent aux frontières du Caucase dans l’objectif d’atteindre Constantinople et la côte méditerranéenne. Chaque pays développe un réseau d’influences au sein de l’Empire : les Allemands construisent et exploitent un chemin de fer, les Anglais contrôlent le transport fluvial et les téléphones, les Français financent les routes, contrôlent les ports et le gaz et tiennent sous tutelle la banque impériale ottomane et l’administration de la dette publique turque. Pourtant, bien que la France détienne au Levant de nombreuses escales maritimes, son influence ne cesse de décroître face à l’activisme de l’Allemagne. En août 1914, une convention secrète lie Berlin et Constantinople au cas où la Russie ouvrirait les hostilités. Au déclenchement du conflit, le sultan Mehmet V ferme les détroits, mobilise l’armée turque et proclame la guerre sainte, à l’instigation des Allemands qui espèrent un soulèvement des populations musulmanes dans les colonies françaises et anglaises 1. En 1915 et 1916, si l’armée turque connaît des défaites dans le Caucase face aux Russes, elle se défend victorieusement contre les alliés lors de l’opération de Gallipoli, sous les ordres du général allemand von Sanders. Les Turcs, qui font échouer toutes les tentatives de débarquement et opérations terrestres, occasionnent cent cinquante mille morts et la destruction de plusieurs cuirassés dans le camp de l’entente. Par la suite, minée par les conflits ethniques et une logistique défaillante, l’armée turque voit les désertions se multiplier  et ne peut plus faire face aux multiples fronts où elle doit combattre, du Caucase à la Perse en passant par la Mésopotamie, l’Égypte, l’Arabie, la Thrace, la Macédoine et la Roumanie. Les chutes de Damas puis de Bagdad précipitent l’effondrement de l’Empire ottoman. Un corps allié composé d’Anglais, de Grecs, de Français et d’Italiens occupe Constantinople à partir de novembre 1918.  "

 

Le cosmopolitisme n'est pas un accident mais l'enfant d'intérêts impérialistes divers.

Aujourd'hui, nous sommes dans un autre monde…pour d'autres guerres.

Et si la guerre mondiale était née de l'affrontement entre l'Italie et les Turcs…  JPD

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 15:34

Au cours d'une intervention à Castelsarrasin l'historien Rémy Pech a rappelé : "La guerre aurait pu débuter en 1911". Cette simple phrase permet à la fois de rappeler que la guerre est né d'un engrenage mortel (celui des alliances) mais qu'on aurait pu échapper à cet engrenage.

La guerre, ce ne fut pas seulement une affaire d'Alsace et de Lorraine (il y aurait eu une guerre franco-allemande et non une guerre presque mondiale) et cette simple idée change la perspective. Comme de voir a guerre sous l'angle italien..

Au même moment Alain Raynal a rappelé le rôle de Raoul Verfeuil premier candidat socialiste à Castelsarrasin. A sujet de cette guerre évitée en 1911 Verfeuil produisit cet article subtil qui mériterait un livre à lui seul. Il avait 24 ans ! Et en effet il connaissait bien de Selves… Quant à Caillaux l'expression "pauvre Caillaux" était prémonitoire… JP Damaggio

 

Midi socialiste 12 février 1912

Caillaux et de Selves

Il y a des animaux qui se repaissent de cadavres. Tous les goûts sont dans la :nature. Mais, il y a aussi des hommes et les hyènes ne se rencontrent pas qu'au désert. Ce pauvre Caillaux en sait quelque chose. Il était sans doute dans sa destinée d'être livré aux bêtes. Vivant, le vieux tigre Clémenceau l'éventra, en un jour de fringale et d'ennui. D'un seul coup de griffe, il mit ses tripes au soleil. Mort, tous les chacals du Parlement et de la presse se sont rués sur sa dépouille qu'avec avidité ils se disputent. Je n'ai pas l'intention de protester contre ce traitement. Ce n'est pas moi qui prendrai jamais la défense d'un radical doublé d'un financier, même s'il est frappé trop cruellement. Il faut bien que, sous une forme ou sous une autre, la Justice immanente se manifeste. Je réserve ma pitié pour de plus dignes infortunes. Mais j'ai bien le droit de constater qu'on s'acharne trop, à propos du traité franco-allemand, sur Caillaux. Quel a été le crime de ce dernier ? Il a entretenu avec le gouvernement allemand ou ses chargés d'affaires une correspondance ou des conversations secrètes, qu'il a niées ensuite ? Il a menti avec toute l'impudence qui caractérise les hommes d'Etat et les diplomates ? Il était d'avis qu'on accordât à l'Allemagne, en échange du Maroc, d'autres avantages au Congo ou ailleurs ? C'est possible.

Et c'est pour cela que certains parlementaires le déchirent à belles dents et que certains journaux rationalistes comme la Patrie demandent presque sa mise en accusation ? Caillaux a été un ministre brutal, autoritaire, insolent. Sa politique intérieure a été détestable. Il s'est montré à l'égard de la classe ouvrière particulièrement malfaisant. C'est lui qui a ressuscité avec son Cruppi, les hideuses lois scélérates. Mais il a eu pour le moins un grand mérite il n'a pas voulu de la guerre. Je ne demande pas que nous lui en soyons reconnaissants. Je demande que nous ne l'oublions pas.

Il y a un autre personnage, à mon avis sur qui doit retomber notre courroux et qu'on laisse un peu trop dans l'ombre. Ce personnage, c'est de Selves. Ah ! on ne le critique pas, on ne le blâme pas, on ne l'accable pas ! On a blagué son incompétence et c'est tout. Les flèches qu'on a pu lui décocher étaient d'ailleurs enguirlandées de fleurs et les blessures légères qu'elles ont causées à son amour-propre ont été, depuis, arrosées de trop de baume pour qu'elles ne soient pas cicatrisées. De Selves. c'est le brave homme, c'est l'honnête homme qui n'a pas pu étouffer le cri de sa conscience, qui a préféré sacrifier son portefeuille et s'en aller ! Il est joli le brave homme, elle est propre sa conscience ! Ce brave homme et cette conscience, si on les avait écoutés, nous auraient menés tout droit à la guerre. Et ce n'est pas là une affirmation gratuite. Aussitôt que fut connu ,l'envoi de la "Panthère" à Agadir, de Selves proposa de riposter par l'envoi d'un bateau français. C'était aggraver jusqu'à la folie, jusqu'à l'irréparable la situation. Voyez-vous marins français et allemands grisés de gloire ou d'alcool mis en présence, jetés les uns contre les autres ? Croyez-vous que le plus futile incident n'eût pas été de part et d'autre, exploité de façon à augmenter encore la tension et à rendre la conflagration inévitable ?

Il fallait causer. C'était de la plus élémentaire sagesse. De Selves, lui, voudrait d'abord montrer le poing. Oh ! je sais bien qu'aux yeux de nos patriotards, c'était là un geste crâne, un geste beau, un geste "français". Mais si crâne, si beau, si français soient-ils, il y a des gestes trop maladroits et trop dangereux pour qu'on puisse les commettre. Ils font bien au théâtre ; leur effet est très grand. Dans la vie, ce n'est pas la même chose. On ne joue pas avec feu.

De Selves, lui, voulait jouer avec la foudre. Caillaux eut la prudence de l'en empêcher. Que les chauvins de tous poils portent aux nues le premier et traînent le second aux gémonies, c'est dans l'ordre. Mais il est bon d'établir toutes les responsabilités.

On ne nous donnera pas le change. En 1911, deux grands peuples ont été sur le point de s'égorger pour d'âpres questions d'intérêts... capitalistes ou d'imbéciles questions d'honneur... gouvernemental. Et si cela avait dépendu du seul de Selves il est probable ou, dans tous les cas, vraisemblable que ce crime, que ce forfait se serait accompli.

 

L'ancien préfet de la Seine peut être fier de son attitude dont ne manqueront pas de le féliciter ses électeurs royalistes et radicaux de Tarn-et-Garonne. Il peut laisser accuser Caillaux, lui fut son chef, de trahison. Les socialistes se rappelleront son rôle provocateur au début du conflit franco-allemand qui, par sa faute, ,eût, pu dégénérer en d'immenses hécatombes humaines. Raoul VERFEUIL.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 19:10

glaieul.jpg

 

Glaïeul du jardin dont je suis bien content. On plante à la fin de l'hiver sans trop savoir le résultat puis la fleur apparaît. Il faudrait un parterre... JPD

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 19:04

jean-saltarel-et-le-J-P-Besiers.jpg

Jean Saltarel président de l'Institut d'Histoire sociale de la CGT en 82 avec le maire de Castelsarrasin

maurice-et-marcel-guiche.jpg

Marcel Guiche mémoire sociale de Castelsarrasin et son fils Maurice discutent devant une photo. 

Il s'agit en effet de photos phénoménales qui grâce au travail de Bernard Ouardes avaient repris vie au cours d'une présentation mémorable au Vox.

 

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Une image de l'expo que je vous invite à aller voir sans tarder. JPD

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 10:40

Pour la première fois, les Verts seront présents aux Elections sénatoriales en Tarn et Garonne et ont sans retard désigné une candidate et son suppléant. Je rappelle qu'il y a deux sièges à pourvoir. JPD

 

Communiquée de Presse

   Elections Sénatoriales

 

    Dans le cadre des prochaines élections sénatoriales prévues le 28 septembre prochain et réservées aux « grands électeurs », Europe Ecologie- Les Verts du Tarn et Garonne a désigné  Madame Annie BONNEFONT  comme candidate aux élections sénatoriales de Tarn et Garonne. Monsieur Alain Jean sera son suppléant.

   EELV a, dans cette élection, la volonté de présenter un projet novateur pour le département tourné vers un avenir respectueux du cadre de vie de chacune et chacun des habitantes et habitants.

    Notre candidate souhaite agir auprès et au service des élus du département sans aucun esprit de clientélisme pour que le Tarn et Garonne trouve sa vrai place dans le XXI siècle.   Et s’engage si elle est élue à ne conserver que ce seul mandat.

 

 Philippe Sabatier Porte parole EELV82

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