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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 18:33

desjardins-2005.jpg

 

Aujourd'hui je retrouve Richard Desjardins dans l'Humanité. Je reprends avec plaisir cet article. JPD

Un Québecois au grand chic « chiaque »

VENDREDI, 25 FÉVRIER, 2005

Il a fallu plus de six mois pour que Kanasuta, le dernier album de Richard Desjardins, soit distribué en France. Bel exemple de la vétusté d'une industrie plus préoccupée d'endiguer la copie sur Internet et d'établir des contrats de corruption avec la télévision que de défendre le talent.

Pour les afficionados de la chanson francophone, depuis quinze ans, Richard Desjardins avec son oeuvre chansonnière (deux vinyles, une dizaine de CD), s'est hissé au premier rang des plus grands de ce métier ; si Léo Férré devait avoir un héritier ce serait lui.

Il y a la technique, la versification : « Quand j'aime une fois, j'aime pour toujours » (reprise par Cabrel sur l'album Urgence) est construit sur des rimes en « our » comme un pied aux fesses du sempiternel « amour/toujours » « Je veux toucher du doigt la peau de ton tambour/J'avancerai vers toi avec les yeux d'un sourd... »

un pianistique classique

Il y a les mélodies. Le père de Richard était agent forestier, mais en cadeau de noces il offrit un piano à sa blonde. Mis au clavier dès son plus jeune âge (au risque de se faire casser la gueule à l'école car là-bas un garçon joue au hockey, pas du piano), Desjardins a un bagage pianistique classique, et bâtit des mélodies solides, au carrefour d'influences multiples, apport français, folklore québécois, chanson américaine anglophone et aussi hispanique (il est trilingue).

Parlons du fond. Le grand fond de Desjardins c'est la grande poésie de l'expression poétique chantée. Mais toujours simple : la chanson est à la poésie ce que l'affiche est à la peinture, ce qui n'exclut pas « le grand cri poétique et sentimental », dont parlait Robert Desnos à propos d'Yvonne George : « Plus haut, plus haut/Le coeur est un oiseau. »

résolûment « social »

Céline, cet amasseur de lingots d'or, se gaussait du courant « zozial » dans les arts. Desjardins est un chanteur résolûment « social ». Un journaliste anglophone du Québec relevait qu'il menait une guerre personnelle contre la Noranda Inc le trust qui a donné son nom à sa ville natale, Rouyn-Noranda, « à la frontière du Québec et de la Sibérie ». La Noranda Inc possède tout : les forêts, les mines, le journal local et la fonderie où l'on brûle « des tonnes de bon gars ». Là-bas, raconte Desjardins, le soufre rejetté dans l'atmosphère est si dense que chaque année on rembourse aux automobilistes la peinture de leurs voitures bouffée par la pollution, « mais on rembourse pas leurs poumons aux gens ».

Sa première chanson, les Fros, il l'a écrite pour un documentaire sur une grève de mineur de cuivre à Rouyn Noranda, au temps de la grande dépression. Les Canadiens français, « coureurs de bois », ne voulant pas descendre au fond, la Noranda fit venir des miséreux d'Europe de l'Est, logés dans des baraquements traités pires que des chiens. Et quand ils se mirent en grève, la grève fut matée et on

Léo Ferré, son maître

 Aujourd'hui, dans ce dernier album il chante à plein gosier « Plus rien ne nous protège/Notre Dame s'est pendue/La grève, la grève, la grève/C'est mauvais comme de l'or/c'est toute coulé dans haine/Tu veux voir des trésors des vrais trésors sont là... » Et revisite l'âge d'or de Léo Ferré, son maître : « Nous aurons des corbeilles pleines/De roses noires pour tuer la haine/Des territoires coulés dans nos veines/Et des amours qui valent la peine/Des réservoirs d'années-lumière/Nous aurons tout ce qui nous manque/Des feux d'argent à la porte des banques/Des abattoires de millionnaires/Des réservoires d'années-lumière... » Quels médias français vont oser diffuser ces hymnes insurectionnels ? À peine si quelques-uns ont osé passé son hymne aux Amérindiens les Yanquis : « Nous avons tout tout tout conquis/Jusqu'à la glace des galaxies/Le président m'a commandé/de pacifier le monde entier/Et pour les niouzes, la NBC/tell me my friend qui est le chef ici/Et qu'il se lève »... Dont on attend l'adaptation en espagnol, en arabe, en kurde et en berbère...

 un respect de la bio-musico-diversité

Musicalement Kanasuta marque une évolution. On a connu Desjardins piano-voix, puis avec l'orchestre pop-rock de son groupe Abbitibbi (du nom ancien de son district). Là, il s'est adjoint des musiciens et Yves Desrosiers (son bel album consacré à la poésie de Vissotsky est passé inaperçu ici, c'est dommage) signe les arrangements, avec un respect de la bio-musico-diversité. Ici, des violons classiques romantiques, là des guitares « western » : la chanson western est le pendant québécois à la country américaine (elle-même sous apport cajun). Le style populaire par essence au Québec, avec des grands chanteurs comme Mary King, ou Willy Lamothe et des hits incontournables comme Quand le soleil dit bonjour aux montagnes...

Richard avait déjà composé dans cette veine (Et j'ai couché dans mon char, adapté en argot par Renaud « j'ai pioncé dans ma tire »), il récidive...Et, s'il compose parfaitement en français classique et même en « frenchy Villon », en français médiéval (Lomer), il ne lâche pas son « chiaque » Le « chiaque » est à Rouyn ce que le « joual » est à Montréal, un mélange d'ancien français des provinces de l'Ouest, d'anglais (la ville est bilingue), et de je ne sais quoi. Il y en a que sa choque, au Québec comme en France (les bourgeois jacobins détestent les parlers du populo).

Sortie (enfin) du disque avec un cd d'anthologie chez Labels, concert à l'Olympia. Desjardins sur scène est sérieux comme un joke. Très droit, son profil d'aigle insinuant un peu de sang amérindien. Des contes entre les chansons, brechtiens en diable, de l'amour des sarcasmes, du rire et de la tendresse. Un immense chanteur populaire pour la francophonie, qui élève le coeur et allège les poumons. L'annonce d'un dégel dans les banquises obscures ?

Hélène Hazera

 Album, Kanasuta et Anthologie chez Labels.

Concert à l'Olympia le 28 février :

 

28 bd, des Capucines, Paris.

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 23:10

 

Jacques Desmarais nous rappelle qu'Eve Cournoyer est toujours en scène et il en profite pour un beau montage photo qui me rappelle quelques riches souvenirs.

 

Il ajoute une belle vidéo.

Jean-Paul Damaggio

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 18:49

Grâce à mon ami Jacques Desmarais j'ai pu vérifier que les questions qui se posent au Québec recoupent pour une bonne part les questions françaises, le système étant plus proche du nôtre que de celui des USA.

Municipales : politiques ou pas ?

Grâce au blog d'un membre de Québec solidaire j'ai constaté que le débat sur le côté politique ou non des élections, pour un actif membre d'un parti de gauche, était un peu celui de l'extrême-gauche en France. Cette élection visant surtout l'aspect "administration" le seul combat politique important concerne-t-il seulement l'échelon national ?

En France, l'héritage du parti radical, repris par le PS puis en partie par le PCF fait que les partis de la gauche française ont toujours joué un grand rôle dans la vie municipale. Pour le PCF il s'agissait justement de prouver une capacité à gérer en faveur des travailleurs en attendant la prise du pouvoir d'Etat.

Décentralisation ou pas ?

Ce thème est souvent compris en France sous le seul angle national : la France étant centralisée, il faut décentraliser depuis 1981. Pour tous ceux qui étudient la question sous un angle plus large on s'aperçoit que le problème est mondial.

"Si la Ville de Montréal est incluse dans une structure administrative métropolitaine, elle est également décentralisée en dix-neuf arrondissements jouissant d’une forte autonomie. Suite à l’importante réforme municipale initiée par le Parti québécois qui mena à la fusion de vingt-sept municipalités sur l’île de Montréal en 2002, le mécontentement de la population et les menaces de défusion favorisèrent le renforcement des pouvoirs des arrondissements comme stratégie de séduction. « En créant cette nouvelle forme d’arrondissement, l’idée était de redonner aux anciennes municipalités autonomes le plus de pouvoir possible, comme pour leur faire mieux accepter la perte de leur indépendance, tout en maintenant la gouvernabilité de la nouvelle Ville de Montréal. Mais ce n’était pas suffisant et on procéda à nouveau à un élargissement considérable de l’autonomie des arrondissements, notamment sur le plan budgétaire. » (Hamel, 2009 : 159)

Cette importante décentralisation permet de confier aux arrondissements la gestion des services de proximité, c’est-à-dire l’ensemble des responsabilités qui ne demandent pas une coordination centralisée : balayage des rues et des trottoirs, déneigement, enlèvement des matières résiduelles, gestion des parcs et des équipements locaux, développement communautaire et social, prévention en matière de sécurité incendie, urbanisme et développement économique local."

Mais en même temps qu'on décentralise, on recentralise avec des entités supérieures…

Une étude québécoise indique :

"Les problèmes que rencontre aujourd’hui la démocratie municipale sont de trois ordres principalement et concernent la participation électorale, la représentativité des édiles et le mode de scrutin."

Ces trois chantiers sont bien français : baisse de la participation électorale, mode de scrutin qui vient encore de changer, mais il semble que la parité n'ait pas franchi l'Atlantique même si au Québec la féminisation du mot "maire" est systématique sous le nom de mairesse.

 Modèle catalan ?

Toujours sur le blog de Jonathan Durand Folco, le membre de Québec solidaire, je note la proposition de partir pour la Catalogne :

"La conclusion de cette réflexion est simple : il faut dès maintenant organiser la gauche à l’échelle municipale. Or, comment devrait-on s’y prendre concrètement? Dans un article intitulé Vers une nouvelle gauche municipale, le parti catalan Candidatura d’Unitat Popular (CUP) est présenté comme un modèle original pouvant servir de levier à la construction d’une alternative inusitée pour les villes québécoises. Définie comme un parti anticapitaliste, indépendantiste, féministe, écologiste et anti-impérialiste, la CUP présente des candidatures dans l’ensemble des municipalités situées sur le territoire catalan. Ceparti ne fait pas que promouvoir la démocratie participative comme un supplément inoffensif au gouvernement représentatif, mais la comprend comme une transformation radicale de la culture politique. Sa volonté déclarée est de jouer le rôle d’un « cheval de Troie » des classes populaires dans les conseils municipaux et l’appareil d’État, par le biais de candidatEs directement branchéEs sur les assemblées locales."

Même minoritaire ce parti est en effet plus implanté que Québec solidaire mais dans le cadre d'une histoire où comme en France, la gauche s'est toujours impliquée dans l'action municipale. Au Québec on parle de "partis municipaux" qui ne sont pas les partis "nationaux" comme les partis québécois ne sont pas les partis "fédéraux" ce qui complique la politique même si des ponts apparaissent. JP Damaggio

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 18:12

                                   serge-bouchard.jpg

 

Je n’ai rien à voir avec Serge Bouchard et pourtant il me ressemble tant ! Etrange sensation.

Rien à voir avec lui car, ma condition de fonctionnaire dès l’âge de 15 ans, à fait que je n’ai pas consacré une minute de ma vie à chercher du boulot alors que lui, il a été contraint, malgré ses références, à aller de job en job.

Et pourtant il me ressemble dans cette position constante de sa vie à être à contre-courant. « Pour être rebelle, de nos jours, il suffit d’être humain. » Et cet anthropologue était déjà tellement humain aux temps anciens de sa jeunesse qu’il se lança dans l’étude de la culture des camionneurs de longue distance dans le Nord québécois. Une thèse d’anthropologie sur les truckers ! (et j’entends son accent québécois en prononçant cet anglicisme !) (dans : Je suis l’anthropologue)

 Rien à voir avec lui car dans le livre en question, il raconte sa vie, ce que je ne me suis jamais laissé aller à faire, ou si peu.

Et pourtant il me ressemble quand il dénonce le piège de la vitesse : « Il faut que la vitesse soit haute, autant que la lumière, ce qui compresse l’espace au point de l’aplatir. Ce faisant le temps disparaît, la terre suit son sillage… » « Il en va des nations comme des personnes : le vieux est hors sujet, le passé est inutile et « l’instant même » est tout ce qu’il nous reste. »

(dans La vie heureuse de Pancho Villa)

      Rien à voir avec moi car il est Québécois et que je suis Français.

Et pourtant il me ressemble quant à ses rapports avec Dieu. « Je n’ai jamais cru en Dieu. Disons que je n’en ai jamais fait grand cas. » Sauf qu’au Québec cette position est plus exceptionnelle qu’en France surtout que la mère aussi était anticléricale !

(L’itinéraire d’un enfant gâté par la malchance)

      « Une seule chose est sûre : mourir nous libère de la mort. Ce qui n’est pas rien. »

Merci à Serge Bouchard pour sa détermination audacieuse. J.-Paul Damaggio

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 14:15

nouveau-projet.jpg

Les plaisirs de la vie font que plusieurs morceaux du Québec sont arrivés jusqu’à Angeville. Et en particulier cette revue étrange pour un Français. Par le format, la périodicité (deux fois par an), l’épaisseur on sent la revue de référence qui, ne pouvant coller à l’actualité, offre des articles de fond. Les rubriques du sommaire ont de quoi désorienter le cartésianisme : ouverture, recits-essais-reportages, commentaires. On n’est pas dans le genre : économie, société, culture.

Et au sein de chaque rubrique on est un peu désorienté. Mais tout le plaisir est là. Ainsi dans la partie ouverture je me précipite avec un immense plaisir vers : Medellin, la ville qui réapprend à rêver. Un article qui avait toute sa place avec les reportages. Ainsi donc c’est possible Medellin n’est plus la ville où le soir il ne faut pas s’arrêter au feu rouge sous peine de racket !

Les articles ont parfois une seule page ou deux. Ainsi j’apprend que l’Italie est championne du monde en traduction de livres québécois mais je pense que ça doit être vrai dans bien d’autres langues car pour l’espagnol par exemple je suis souvent sidéré par la rapidité et la richesse des traductions en cette langue.

J’y apprends la bouffe de rue et donc je sais tout de l’urbanisme tactique. La poésie comme la BD sont au rendez-vous.

Et l’idée de caser un grand texte dans chaque numéro m’a poussé à lire Sénèque !

 

Surprenant Québec ! JPD

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 13:01

Le hasard a voulu que ce soit en dégustant ici, à Angeville, un pudding chômeur de notre fabrication que nous avons lu l'échange sur le blog de l'ami Jacques Desmarais amina la rebelle un jacques que par la même occasion je retrouve jeune fêtard à Granby en 1973, juste avant qu'il ne débarque en Louisiane pour une vie de temporaire d'enseignant de fançais quand moi j'étais déjà à jamais un Français enseignant. jpd

amina la rebelle

 

 

 

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 08:35

Cette année le Festival de cinéma Résistances à Foix propose un cycle sur l'arbre et a permis de décovurir l'Erreur Boréale le film de Richard Desjardins.

Personne n'ayant pu nous dire l'évolution du dossier depuis quinze ans, j'ai demandé à l'ami Jacques quelques éclairages qu'il offre sur son blog :

http://jack-jackyboy.blogspot.fr/2013/07/quatorze-ans-apres-lerreur-boreale-un.html

Merci et la lutte continue. jpd

 

 

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 19:05

                                 patrice michaud blog

Pourquoi faut-il que tout chanteur québécois raconte sa vie sur scène ? Pour moi cette pédagogie me convient et pas seulement pour faire comprendre en France, le Québec mais aussi pour suivre les chemins de la création.

Patrice Michaud a donc laissé un peu son guitare pour conter une paire d’histoire. Il est de Gaspésie, d’un village où la vie commerciale ne pouvait que se centrer sur le catalogue Sears. Déjà un peu habitué à la France il donne l’équivalence : le catalogue de La Redoute. Par contre pour la Gaspésie il n’y a pas d’équivalence ! Vivant au village loin de tout, même en 1980, le catalogue avait pour le gamin de 8 ans deux avantages : il contenait le cadeau de noël dont il rêvait, un guitare électrique, et des corps de femmes presque dénudés dans la section que chacun imagine.

Car Patrice Michaud raconte en laissant à l’imagination des auditeurs leur part de chemin à parcourir. Bref, sa mère a compris et pour noël il a eu la fameuse guitare électrique mais le fil ne pouvait pas se brancher ! Et le gamin n’a fait ni une ni deux, il a acheté seul la bonne prise pour remplacer le plot, il a branché comme tout appareil ménager… et la guitare a fait un bruit unique et définitif…

Patrice Michaud chante aussi, d’où sa présence au Festival Alors Chante ! à Montauban. Pas d’effets spéciaux, juste de la tendresse tranquille, tranquille, juste de la poésie à sa manière et un peu de country quand il faut. « J’essaie de faire le plus beau possible avec le plus simple possible. » Un projet audacieux car il me semble que l’art pour réussir en 2013, tente plutôt de faire le plus poche possible avec le plus compliqué possible…

Naturellement comme tout québécois poète il aime se référer à Gaston Miron mais aussi à Patrice Desbiens et Gibert Langevin. Il aime aussi Georges Pérec.

Avec sa vie de famille « j’ai un petit bébé, potentiellement d’autres qui s’en viennent », comment Patrice Michaud et son complice peuvent-ils courir la scène ? En France il a découvert qu’il n’est pas bon de mettre du super dans le moteur diesel de sa voiture de location, car il est déjà venu au Festival tout proche, celui d’Astaffort cher à Francis Cabrel.

J’ai aimé sa phrase : « La chanson au Québec même si elle est hybridée de toutes sortes de manières, se tient sur deux pattes, une française er une américaine. »

Et en conclusion je donne la phrase que mon ami Rosendo Li a noté en croquant l’artiste :

« Jamais je n’ai étudié le solfège, je suis autodidacte… J’aurais bien voulu avoir ces outils mais comme un éternel lâche je ne me suis pas appliqué à les avoir. Peut-être un jour… Finalement le plus essentiel, c’est l’amour des mots…et de la musique. »

A la prochaine, Patrice Michaud…  JPD

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 17:05

Pour le plaisir des mots et de la vie il m’arrive d’aller sur le blog de La Frenière d’où je ramène cette histoire de cane et de poule d’un des plus grands écrivains du Quebéc. Bravo à eux et vous pouvez rejoindre son blog en cliquant sur le début de l’article. JP Damaggio

 

 

Quelle meilleure façon de vous souhaiter à tous de joyeuses pâques, même de renarde et de renard, que de vous raconter une histoire... vraie.

J'ai une cane dans ma ménagerie qui a perdu son chum [son amoureux]. L'envie de couver lui est venue; elle a pondu quelques oeufs et s'est mise dessus. Mais elle couvait pour rien, étant donné que ses oeufs n'avaient pas été fécondés. Je les lui ai donc enlevés et mis à leur place quelques oeufs de poule qui, eux, l'étaient, fécondés. La cane les a couvés durant 33 jours. Au matin de ce trente-troisième jour, un tout petit poussin est apparu de sous elle. La canne en a pris soin comme si c'était "son" vrai bebé. Assez amusant de voir le poussin la suivre partout. Assez fascinant de voir la cane lever l'une de ses ailes pour que bebé puisse se réfugier dessous. Le poussin a grandi. Moman et bebé étaient inséparables. Le soir, bebé se perchait sur le dos de Moman pour dormir. Aujourd'hui, bebé est une belle poule, mais elle se tient toujours avec Moman. Inséparables. Ce qui m'étonne le plus, c'est que toutes mes autres poules sont parfaitement blanches, de même que Popa coq. Mais bebé Poulette arbore un plumage du plus beau crème qui soit - en fait, son plumage a la même couleur que les coquilles des oeufs que pond Moman cane.

 

Victor-Levy Beaulieu

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 17:06

En revenant du printemps chilien, je retrouve ce texte du 12 avril 2003 de l’ami Jacques Desmarais. Autant dire que 10  printemps après il n’a pas vieilli alors je le reprends avec joie. JP Damaggio

 « Heureux d'un printemps qui me chauffe la couenne» -Paul Piché

 Aujourd'hui, du haut de la montagne, vers le ravin, j'ai vu mon premier papillon de l'année. Il était en plein vol, de couleur brune avec de la poussière d'or sur les ailes.

Aujourd'hui, au centre de ski, j'ai vu la première fille de l'année dehors en shorts rouges. Ses jambes étaient blanches comme la neige qu'elle pianotait avec ses petites raquettes de souris. Elle avait une queue de cheval et de belles hanches. Heureux les peuples qui ont un printemps !

Aujourd'hui, j'ai vu courir en spirale mon premier millepattes. Il était roux, caméléon nerveux sur le tronc de mon petit érable dont la sève coulait d'aplomb dans la boquette sous le soleil de l'après-midi.

Aujourd'hui, dans le jardin encore plein de feuilles mortes et de grands fouets, j'ai cueilli deux oignons, survivants de l'hiver qu'on avait oublié. Mes premiers légumes de l'année !

Aujourd'hui, au retour de la campagne. j'avais tellement bu d'eau d'érable qu'il m'a fallut, pour la première fois de ma vie, arrêter faire pipi à l’halte routière provinciale, 20 kilomètres avant Montréal !

Aujourd'hui, ma fille Néomie a entamé note provision de sirop d’érable nouveau en faisant de la tire sur la neige pour sa flopée d’amies ! Si vous aviez vu la tire liquide ! Si vous aviez vu la neige de ruelle toute on ne sait trop de quoi !

Aujourd'hui j'ai entendu comme vous tous sans doute les nouvelles du monde à la radio. Quoi de neuf sous le soleil ? Bien sûr le désordre» de l'heure ! L'unilatéralisme! Mon petit marche-pied de bonheur ne mérite pas de briller tant la misère est profonde. Pierre Bourgault prend la peine de ciseler pour ses auditeurs les arguments, plus vitaux que jamais, du «camp de la paix». Alors, ça va encore bourgeonner de paroles dans les rues de par le monde ?

«Viens, écoute, ces mots qui vibrent sur les murs du mois de mai»

- Georges Moustaki

Aujourd'hui, justement, je ne dirais plus «il faut croire que oui». Car l'obligation et la croyance ne sont peut-être pas très utiles pour construire le monde. Mais je dirais volontiers que les marcheurs et les raquetteurs de la paix avec leurs mots twistés s'il fallait les twister, empruntent la route du printemps des peuples.

Ce printemps-là n'existe pas par avance, n'est pas une régularité du grand Horloger.

Mais on a la couenne dure. On a besoin de soleil.

Aujourd'hui surtout!

Jacques Desmarais

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