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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 21:42

 

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En août 1996 Manuel Vázquez Montalbán, écrivait l'article en lien ci-dessous que je reprends au moment où le référendum pour l'indépendance de la Catalone fait débat d'après cet article de ce jour dans Le Monde.

 Article de 1996 de MVM

 

Article du Monde du 30 juillet 2014

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, et le président régional de la Catalogne, Artur Mas, se sont rencontrés mercredi 30 juillet, au palais de la Moncloa, à Madrid, après huit mois de relations gelées.

Renouer avec le dialogue ne les a toutefois pas pour autant mis d'accord :  M. Rajoy a réaffirmé qu'un référendum sur l'autodétermination de la Catalogne serait  « illégal ».

 M. Mas, lui, s'est redit « décidé » à l'organiser :

 « Mon message a été exactement le même qu'il y a un an, nous sommes décidés à poursuivre. Nous voulons le faire dans le cadre de la légalité et, dans la mesure du possible, en accord avec l'Etat. [Néanmoins], la conclusion de la part de l'Etat est qu'il n'y a aucune proposition de rechange hormis le fait de dire que c'est illégal ».

Depuis qu'en décembre M. Mas a annoncé, unilatéralement, la date d'un référendum d'indépendance qu'il entend convoquer le 9 novembre, malgré l'interdiction de Madrid, tout dialogue avait été rompu. Il aura fallu la pression des associations de chefs d'entreprise catalans et madrilènes qui leur ont demandé de renouer les discussions, et les critiques de l'opposition face à l'immobilisme régnant des deux côtés, pour que cette réunion soit possible.

Après cette réunion, difficile d'imaginer une solution rapide et claire au blocage des relations entre Madrid et Barcelone. La démission du nationaliste modéré Josep Duran i Lleida, de son poste de secrétaire général de la coalition Convergence et Union (CiU), le 22 juillet dernier, est un mauvais signe. Porte-parole de la coalition au Congrès des députés, il défendait une « troisième voie », entre la re-centralisation offerte par Madrid et l'indépendance vers laquelle semble se diriger la Catalogne : une voie confédérale, reconnaissant la nation catalane et améliorant ses capacités d'autofinancement.

 ÉQUILIBRES FISCAUX

M. Rajoy avait clairement laissé entendre, avant même la réunion, qu'il ne souhaitait pas aborder la question d'un possible référendum sur l'indépendance. « Il dira au président de la Généralité que la souveraineté nationale est indivisible et inaliénable », avait expliqué lundi la numéro deux du Parti populaire (PP), Maria Dolores de Cospedal.

En revanche, il était prêt à parler de tous les sujets qui rentrent « dans le cadre de la Constitution ». Amélioration du système de financement ? Transfert de nouvelles compétences ? Promesses d'investissement ? Difficile de savoir quels dossiers avanceront dans les prochains mois. D'autant que le chef de l'exécutif conservateur est sous la pression de la frange la plus à droite de son électorat et une part de ses barons, qui verraient d'un très mauvais œil des concessions à M. Mas.

 Le chef de la Généralité de son côté a fait voter une loi de consultation régionale au parlement de Catalogne, afin de doter la région autonome de la capacité légale d'organiser un référendum consultatif. Après s'être engagé personnellement à le convoquer en novembre auprès de ses alliés indépendantistes de la Gauche républicaine catalane (ERC) et de ses électeurs et de l'Assemblée nationale catalane (ANC), la puissante plateforme citoyenne qui chaque 11 septembre organise de grandes manifestations en faveur de l'indépendance, il lui serait difficile de reculer. Cependant, il ne fait pas de doute que si cette consultation était convoquée officiellement, Madrid saisirait le Tribunal constitutionnel et la bloquerait.

Malgré la promesse de nouvelles grandes mobilisations en faveur de l'indépendance le 11 septembre prochain, lors de la Diada, la fête de la « nation catalane », M. Mas arrivait affaibli mercredi à la Moncloa. La publication des équilibres fiscaux entre les différentes régions autonomes espagnoles a réduit de moitié – sept milliards d'euros – le montant que la Catalogne réclame au titre du déficit fiscal (la différence entre les impôts prélevés en Catalogne et reversés ensuite sous forme d'investissement et de financement). Surtout, elle a démontré que d'autres régions sont beaucoup plus lésées par l'actuel système de financement, comme la Communauté de Madrid ou les Iles Baléares.

      D'autre part, le scandale qui touche le parrain politique de M. Mas, l'ancien président de la Généralité, Jordi Pujol, depuis qu'il a avoué, vendredi 25 juillet, avoir maintenu sa fortune dans un paradis fiscal, a atteint sa crédibilité.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 17:24

 

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Voici un article du Monde diplomatique de décembre 1998 qui donne la parole à  Vázquez Montalbán .

A ce moment là le journal était dirigé par Ignacio Ramonet qui a écrit une bio élogieuse de Castro et, présentant son livre dans une petite salle, quand par ma question j'ai prononcé le nom  Vázquez Montalbán, je comprends mieux à présent pourquoi il a fait comme s'il n'avait pas entendu. J'avais alors oublié cet article qui dut laisser un goût amer dans sa bouche tout comme le livre de  Vázquez Montalbán : Dieu entra à la Havane.

Bonne lecture. Jean-Paul Damaggio

 

L'article : ICI

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 16:20

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Pour des raisons indépendantes de ma volonté je cherchais dans mes archives le n°9 de la revue Matricule de Anges que j'ai lu dès son apparition et jusqu'à aujourd'hui.

Mais un seul numéro manque à ma collection : le numéro 9 ! J'ai dû le prêter ou le ranger ailleurs. Je retrouve cette Une du n° 18 consacrée en décembre 1996 à Vazquez Montalban et qui me permet un clin d'oeil à cet écrivain que je n'oublie pas.

Le hasard fait que le numéro actuel de la revue publie un bel article sur une librairie-tartinerie très agréable à Sarrant (32) proche d'Angeville et que je connais bien. Jean Paul Damaggio

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 14:39

Voici un lien utile pour les amis du grand barcelonais au sujet de son dernier grand poème

Ciudad de Vazquez Montalban

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 12:15

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Je viens seulement à présent de me plonger dans ce livre de l’an 2000. En tant que traducteur, Georges Tyras, le grand spécialiste de l’écrivain barcelonais, en est le maître d’œuvre et je le remercie de nous donner en français, La Méditerranée invertébrée.

J’avais lu ce texte pas très long quelque part, en espagnol sans doute, à moins que les idées émises aient été répétées en d’autres circonstances.

Vázquez Montalbán réfléchit aux lieux communs qui touchent à cette mer cent fois réécrite par ceux qui veulent en faire le berceau de la civilisation, de la démocratie ou que sais-je encore.

Bien sûr j’ai ma propre passion pour cette mer, si on n’en fait pas une entité en soi, mais un élément des contradictions qui traversent l’histoire. Face aux barbares la démocratie athénienne serait la civilisation sauf que la dite démocratie avait ses aspects barbares quand elle renvoyait les paysans dans le néant, les femmes dans la sous-humanité et les esclaves dans l’inhumanité.

Sur ce blog les références à Sarkozy (comme à Hollande) sont rares, mais j’avais tout de même pris la peine d’évoquer le ridicule du projet méditerranéen du grand Nicolas qui, comme d’autres avant lui, pensa possible un temps, de contrebalancer l’Europe du Nord par l’Union de la Méditerranée. Je ne retrouve pas l’article en question et je constate en plus que l’UdM existe encore car en effet une institution ça peut tourner à vide…

 Les hommes politiques auraient besoin de lire ce texte de Vázquez Montalbán qui les sortirait un peu d’idées toutes faites, simplistes à souhait et contre-productives même dans le cadre de leur propre stratégie. De la Méditerranée romaine à celle fasciste, Manuel finit par retenir la Méditerranée de l’huile, de l’olive et de l’aubergine puisque chacun le sait, l’homme est ce qu’il mange (1).  

Moi je retiens l’explication de son titre : La Méditerranée invertébrée qui fait référence à l’œuvre d’Ortega y Gasset L’Espagne invertébrée et qui reprend à son compte une boutade de Georges Arnaud : selon lui le Guatemala où il situe l’action de son roman Le Salaire de la peur, est un pays qui n’existe pas, ce qu’il affirme pou y avoir longtemps vécu. MVM a beaucoup vécu en Méditerranée aussi il affirme qu’elle n’existe pas.

Que l’ultime roman de MVM, Erec et Enide soit une œuvre transposée au Guatemala n’est donc pas anecdotique mais bon, chacun ne pouvait que s’en douter : dans une œuvre d’art, par définition, il n’y a rien d’anecdotique.

 En fait l’essentiel du livre est un texte de Eduardo Gonzalez Calleja : Les différentes utilisations de la Mare Nostrum : représentations de la Méditerranée dans l’Espagne contemporaine (traducteur Severiano Rojo Hernandez).

Toutes les grandes références côté sud et côté nord de la Méditerranée sont au rendez-vous de cette étude importante.

Les Catalans sont au Sud de l’Europe mais aussi au Nord de l’Espagne et par la réflexion sur la Méditerranée on mesure comment cette région chercha son autonomie par rapport à Madrid si continentale par la Méditerranée.

Le Portugal profondément Atlantique est sur ce point l’ailleurs de la péninsule ibérique.

Jean-Paul Damaggio

(1) Ce point a donné lieu à une belle chanson italienne que je mettrais sur le blog à une moment.

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 14:13

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Pepe Carvalho a eu une fille, Muriel, qu’il a dû abandonner très jeune pour cause d’une séparation douloureuse racontée dans les mémoires d’un garde du corps, comme s’il s’agissait d’une scène de cinéma.

Quatre ans après, son frère Manuel Vazquez Montalban a eu un fils, et les deux se sont côtoyés toute leur vie. Pas facile sans doute pour Daniel d’avoir un père qui devenait une personnalité nationale au point d’obtenir un entretien particulier avec le roi d’Espagne.

Père et fils vivaient avec une même passion, le cinéma. Pas le même cinéma mais le cinéma. Celui de l’un était marqué par Laura Antonelli et celui de l’autre par Nataska Kinski Perich (sur la photo et le fait qu'elle ait tourné un film sur Gauguin étonne...).

Résultat : le fils décida de devenir un Claude Sautet doublé d’un François Truffaut (1).

Puis un jour, le fils se rendit à l’évidence. Après des essais de caméra au poing il arrêta tout et, au bord des larmes, confia sa décision à son père.

- Je vais arrêter le cinéma.

Le père l’a regardé tranquillement et lui a répondu sereinement :

- Tu sais que je vais t’appuyer dans toutes tes décisions de ta vie. Mais je souhaite tout de même te poser une question : comment vas-tu abandonner quelque chose que tu n’as pas fait ?

J-P Damaggio (avec la complicité du fils dans Recuerdos sin retorno)

 J’ai écrit quelque part un dialogue imaginaire entre Sciascia et Montalban où ce dernier se montre envieux envers l’Italien qui, lui, a réussi à se faire adapter au cinéma avec tellement de succès.

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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 21:20

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Sabotage OOlympique dans La Stampa en 1992

 

Daniel Vazquez Sallés pense que son père n’aurait pas dû entraîner Carvalho – du moins comme il l’a fait – dans les Olympiades de Barcelone en 1992. Il indique en même temps que ce n’est pas le point de vue de celui qu’il appelle son frère, le grand connaisseur de Carvalho et Montalban, George Tyras. Je pense que les deux ont raison, George Tyras en tant qu’admirateur comme moi, du style subnormal que Manolo utilisa à nouveau en cette circonstance ; Daniel en tant qu’admirateur d’un Carvalho adepte du travail bien fait.

 J’ai lu Sabotage Olympique, voici vingt ans,  mais je l’ai d’abord lu en feuilleton, à la fois dans El Païs et dans La Stampa. Il s’agissait en fait d’une commande de ces deux grands quotidiens qui, pour attirer de manière originale des lecteurs qui suivaient les Jeux Olympiques, proposèrent ce feuilleton à l’écrivain catalan qui accepta le défi : pendant dix-sept jours faire se croiser l’actualité des jeux et une enquête farfelue de Pepe. Le résultat n’est pas grandiose mais marque sans nul doute un tournant.

En 1992, Pepe a perdu Charo, Bromure et il envoie Biscuter à Paris. Il est seul, il va mal et à partir de ce moment là, il ne pourra plus être un détective combattif car il sait qu’il sera uniquement manipulé par des forces qui le dominent. De son côté, Manolo ne va pas fort, à cause des jeux bien sûr, à cause de sa Barcelone perdue, à cause d’une guerre en Irak, à cause de son cœur qui donne des signes de fatigue, à cause sans doute de bien d’autres choses comme le cas Samaranch (« le premier Franquiste à devenir un catalan universel »).

Permettre à Pepe de se hisser dans la cour des grands du sport, n’est-ce pas le mettre au sommet de la popularité possible ? De toute façon, Manolo a toujours aimé de tels défis.

Il adopte en conséquence le style de sa jeunesse, le style subnormal et il emporte le lecteur dans un délire sidérant. De toute façon que retient Carvalho à la fin : « En faisant le bilan de sa contribution aux jeux Olympiques, Carvalho reconnut qu’il n’avait modifié en rien le rôle habituel et le scénario traditionnel, interprété cette fois par Samaranch et ses sponsors, visant à maintenir la tension entre le sol et le sous-sol olympique. »

 Rosa Mora, dans El Pais du 21 novembre 1993 publie un bel article au sujet de la transformation du feuilleton en livre car en effet le livre est publié un an après que les dieux de l’Olympe aient quitté Barcelone pour se préparer à aller à Atlanta. Un livre d’humour et mauvaise humeur ?

 Et puis, il faut le reconnaître : « Comment prendre au sérieux un pays qui s’appelle la C.E.I. après s’être appelé l’URSS ? » Comment, vous ne souvenez pas de la Communauté des Etats Indépendants qui pourtant eurent le plus de médailles à Barcelone ? Elle existe encore la C.E.I. ?

 Dans ce livre ce que je retiens, c’est que pour la première fois Carvalho-Manolo acceptent de donner la parole par écrit à Biscuter qui envoie une lettre de Paris. Pour cette seule lettre le livre méritait d’être écrit. Jean-Paul Damaggio

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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 16:44

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 Recuerdos sin retorno Para Manuel Vázquez Montalbán

de David Vázquez-Sallès

 

Pendant des années j’ai appris l’espagnol avec le père (et même un peu l’italien !). Aujourd’hui je passe à une autre étape : j’apprends l’espagnol avec le fils !

Le père est né en 1939 et le fils en 1966. Moi, au milieu entre les deux, en 1951.

En conséquence l’espagnol du père datait un peu ; celui du fils me projette dans un futur dont je dispose bien peu !

Vous ne croyez pas à ce qu’une langue puisse changer du père au fils ?

Que faites-vous donc de « la croissance négative », de « l’ajustement » et de tout un langage économique qui sent bon la course à l’argent ?

Dans son recuerdos sin retorno, le fils n’oublie pas de rappeler au père que l’Espagne n’est plus celle qu’il a quittée voici dix ans ! Pas à cause de facebook et tant d’autres farces de la communication, mais parce que la crise financière des USA, après 2007, a suivi la piste des agents faibles pour marquer profondément le sud de l’Europe.

Peut-être qu’en France on ne mesure pas le changement d’époque mais Daniel qui a bien connu son père, sait où il faut d’abord porter son regard, pour savoir quelle langue on parle !

Tout est dit quand il rappelle que le super-ministre de l'industrie de Rajoy n’est autre que Luis de Guindos membre au niveau européen du conseil d’administration de… Lehmann Brothers, dont la faillite déclencha la mutation qui se préparait. Pour se « rassurer » le fils rappelle que la ministre de l’économie du PSOE, Elena Salgado, pour ne pas être à la rue après la défaite de son parti, a accepté un poste dans le conseil d’administration de Endesa Chili. Pourquoi Chili ? Car la loi impose deux ans de pénitence qui interdit aux dirigeants politiques d’entrer dans un conseil d’administration d’une grande compagnie, en Espagne. Quant à Zapatero, Aznar, Sarkozy ou Tony Blair, c’est du pareil au même, ils s’envolent d’une conférence à l’autre pour dispenser un savoir qui les a conduit à l’échec ! Imaginez Chirac devenant professeur à l’Université Georgetown comme l’a fait Aznar ?

 Oui, la langue espagnole, comme toutes les langues, a besoin d’être réapprise à la lueur des torches incendiaires du capitalisme féodal.

 Mais, sur ce retour d’un féodalisme assumé, le fils est-il le même catalaniste que son père ? La question n’est pas éludée et le lecteur de ce blog devine la réponse : impossible ! Manolo était réduit par les uns au triste rôle de défenseur du castillan, quand d’autres lui reprochaient de défendre Jordi Pujol ! Traître pour tout le monde et combattant des grandes causes ! Tenir le lundi, chronique en espagnol, et le vendredi en catalan ! Un catalan qu’on lui traduisait, non par ignorance de cette langue pratiquée sur des scènes diverses avec des chanteurs catalans, mais son écriture était castillane. D’ailleurs le premier livre que j’ai lu de Manolo, c’est un entretien en catalan avec  Rafael Ribo alors dirigeant du PSUC !

Bref, aujourd’hui la position du père est devenue impossible. Il s’agit de choisir un camp ! C’est aussi ça la mutation du pays : pour Daniel tout s’est joué en 2006 quand le PSOE a fait semblant d’accepter le statut nouveau pour la Catalogne proposé par l'ami socialiste de Barcelone Maragall… en le vidant de tout son sens. Depuis, avec la droite au pouvoir, la Catalogne est devenue le bouc émissaire que Rajoy maltraite, et plus il le maltraite, plus l’indépendantisme progresse, et plus il progresse plus les mauvais traitements se présentent comme justifiés ! Alors Daniel se place dans le camp de l’indépendance de la Catalogne.

 Entre un fils, et un père aussi célèbre, aussi engagé, comment le fils peut-il trouver sa place ? Le livre qu’il a écrit n’est ni celui du rejet, ni celui de l’admiration, et c’est un tour de force. Sans tirer la couverture à lui Daniel ne s’efface pas devant ses parents. Il ne raconte ni la vie de son père ni la sienne mais celle de l’infinie quête du bonheur dans les conditions qui nous sont données.

En plus de la photo de couverture, nous retrouvons au début, celle classique où Manolo est avec le sous-commandant Marcos et le livre se termine par un document inédit : la lettre que Marcos a envoyé à Anna et Daniel en novembre 2004, soit un an après le décès de Manolo. Et ce n’est ni pour célébrer ni pour rejeter la lutte des zapatistes. Daniel avait été du voyage quand Manolo partit au Mexique soutenir la grande marche des zapatistes et il en parle en homme lucide.

Peut-être est-ce le fil qui les tient ensemble : la lucidité ? Je ne sais si avec l’éventuel livre d’Anna, l’épouse de Manolo, je serais obligé d’apprendre encore une autre forme de l’espagnol mais ça me plairait de le lire ! JPD

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 22:55

 

 

 

Il avait en tête ce mini roman, Petit frère, et sa mère mourrait. Et son cœur se serrait pris par la nostalgie. Et Carvalho sentait ses tripes se nouer par une émotion remontée de loin, en même temps qu'il murmurait : "Petit frère". Et ce petit frère était un des ces militants de leur jeunesse à Pepe et à Manuel qui avait décidé de servir l'adversaire, un transfuge parmi d'autres qui ont hanté la vie de l'écrivain catalan.

Pour soigner leur nostalgie les deux hommes écoutaient sans cesse une chanson qui a fait le tour du monde, une chanson qu'in garde dans la tête car elle vient de la nuit des temps, une chanson de Gallois, relancé par une femme aidée par les Beatles et je me demande en quelle langue Manuel l'écoutait. Carvalho vu ses années passées aux USA devait l'écouter en version originale. Pour moi c'était Dalida chantant : "c'était le temps des fleurs".

 

Mary Hopkin est dans une chanteuse galloise, l'une des premières à avoir signé chez Apple Records, le label des Beatles. Née le 3 mai 1950 à Pontardawe, Pays de Galles d'une famille parlant gallois, elle découvre son talent en chantant le dimanche à l'église.

Son premier disque 45 tours, Those Were The Days, produit par Paul McCartney, est sorti en septembre 1968 (numéro de catalogue Apple 2 ; Apple 1 étant Hey Jude des Beatles).

La chanson a connu un succès immédiat en Grande-Bretagne et aux États-Unis, malgré une compétition avec la chanteuse Sandie Shaw déjà populaire.

en espagnol, Que Tiempo Tan Feliz

en allemand, An jenem Tag

en italien, Quelli Erano Giorni

en français, Le temps des fleurs

 

 

Voici les paroles en français :

 

Dans une taverne du vieux Londres

Où se retrouvaient des étrangers

Nos voix criblées de joie montaient de l'ombre

Et nous écoutions nos cœurs chanter

 

Refrain :

C'était le temps des fleurs

On ignorait la peur

Les lendemains avaient un goût de miel

Ton bras prenait mon bras

Ta voix suivait ma voix

On était jeunes et l'on croyait au ciel

La, la, la...

{ On étaient jeunes et l'on croyait au ciel }

 

Et puis sont venus les jours de brume

Avec des bruits étranges et des pleurs

Combien j'ai passé de nuits sans lune

A chercher la taverne dans mon cœur

 

Tout comme au temps des fleurs

Où l'on vivait sans peur

Où chaque jour avait un goût de miel

Ton bras prenait mon bras

Ta voix suivait ma voix

On était jeunes et l'on croyait au ciel

La, la, la...

{ On étaient jeunes et l'on croyait au ciel }

 

Je m'imaginais chassant la brume

Je croyais pouvoir remonter le temps

Et je m'inventait des clairs de lune

Où tout deux nous chantions comme avant

 Refrain :

 Et ce soir je suis devant la porte

De la taverne où tu ne viendras plus

Et la chanson que la nuit m'apporte

Mon cœur déjà ne le reconnaît plus

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 20:46

Il serait déplacé d’oublier ici ce que fut le franquisme quand on note que c’est en 1955 que Vázquez Montalbán croisa Camus. Il avait 16 ans et il eut la chance d’avoir à l’école un jeune professeur de 24 ans, Basilo Losada (devenu traducteur de Saramago) qui, en une année, lui fit lire tout Sartre et tout Camus, les deux auteurs étant immanquablement liés dans la vie de Manolo. Les livres en question étaient bien sûr publiés en édition argentines et se faire surprendre avec en main L’étranger pouvait conduire à la prison. Il s’est toujours souvenu de ce jeune membre de l’Opus dei s’approchant de lui et découvrant sa lecture qui lui déclara : « Est-ce que tu serais un être inquiétant ! » Il n’en fallait pas plus pour mal dormir la nuit suivante.

L’autre personnage qui l’aida à comprendre Camus s’appelle Charles Müller, un curé alsacien qui publia une collection de livres fondamentaux pour le jeune barcelonais : Littérature du XXème siècle et christianisme. Pour mesurer jusqu’à quel point Manolo fut marqué évoquons ce ver « Etre juif, vivre à Prague, écrire en allemand » qui est en fait une phrase reprise de la présentation de Kafka par Müller. C’est dans cette collection qu’il apprit à comprendre Camus mais aussi Bernanos,  Malraux etc.

Pour le moment voici le portrait de Camus pour Manolo en espagnol. La traduction va suivre. JPD

 

Camus, Albert

Suele ocurrir que las clasificaciones culturales sólo responden a parte de la verdad de lo que clasifican y así, cuando vemos a Camus metido en el saco común del existencialismo francés de posguerra y lo sacamos de él para leerle, vemos tantas afinidades como desafinaciones en relación con los otros supuestos existencialistas. Quizá la nota dominante entre las muchas notas de este escritor poliédrico sea su obsesión por la independencia de criterio, que como suele suceder escondía una dramática confusión de criterios, finalmente asumida como expresión sincera de su mismidad. Mientras Sartre trataba de «aclararse», Camus acabó asumiendo su propia confusión como inevitable, no ya en sí mismo, sino en cualquier otro hombre. El extranjero fue una propuesta de meditación sobre el límite de la conducta desmotivada y aunque aparentemente el personaje del extranjero sea lo más opuesto al propio Camus, quién no lleva un extranjero dentro de sí, un extrafino que va cortando los enlaces con los otros que el propio yo está construyendo desde otro rincón del espíritu? En la historia de la cultura europea de la posguerra hay una fecha inevitable, 1952, el año de la disputa entre Camus y Sartre, cuando a raíz de la progresiva condena del comunismo por parte de Camus y de la aceptación del comunismo soviético por Sartre, como una necesidad histórica para hacer frente a la barbarie capitalista, la discordancia se convierte en concierto de cacerola y Sartre acusa a Camus de insolidario histórico, y Camus a Sartre de cómplice de los crímenes del estalinismo. La necesidad de replantear constantemente lo asumido llevó a Camus a una desnudez ideológica final y a una necesidad de moral a la medida de cada situación que le hace precursor del talante de la mayoría de la inteligencia posmoderna, frente a los intelectuales creyentes en la necesidad de contar con pautas históricas de partida. Para llegar a esta conclusión, Camus había recorrido un duro camino avalador, lleno de combates contra el filisteísmo burgués, el nazismo y la cobardía reductora de la Europa reconstruida después de la segunda guerra mundial. Así como Sartre, a pesar de haber afirmado que «el infierno son los otros» se pasó toda su vida y toda su obra tratando de pactar con los otros, Camus, más inicialmente predispuesto a la solidaridad, propuso ese pacto desde la intransigencia de su individualismo en perpetua revuelta. Tal vez porque fue el más desesperado de los existencialistas. El más convencido del absurdo de vivir.

Vázquez Montalbán

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