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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 15:15

Heureusement qu'il y a parfois la mort pour célébrer les personnes authentiques. Car je vous "rassure" ces deux évocations de Latifa Zayyat sont très rares dans la presse française. Les deux seules en cherchanr sur internet ! JPD

 

Libération 17 octobre 1996

 Latifa, femme du siècle. Traduction de l'autobiographie inachevée d'une intellectuelle de gauche et nationaliste, morte en septembre dernier. Latifa El-Zayyat, Perquisition! Carnets intimes Traduit de l'arabe (Egypte) par Richard Jacquemond. Actes Sud, «Sindbad», 119 pp., 89 F.

 Christophe AYAD 17 octobre 1996 à 00:29

"Que signifie Taha Hussein pour un garçon ou une fille de 20 ans ?», se souvient s'être demandé Latifa Zayyat, à la mort, en octobre 1973, de celui qui fut l'un des plus grands intellectuels arabes du siècle «Aux obsèques de Taha Hussein, j'avais eu le sentiment de dire adieu non à un homme, mais à toute une époque, l'époque des intellectuels laïcistes qui avaient eu l'audace de tout remettre en question, qui avaient vécu en accord avec leurs paroles et placé la libre volonté de l'homme au-dessus de toutes les formes d'oppression.» Latifa Zayyat est morte, elle, le 12 septembre dernier, à l'âge de 73 ans. Beaucoup de choses la séparaient de Taha Hussein, mais avec elle s'en est allé encore un peu de cet esprit des Lumières qui a animé la scène littéraire égyptienne tout au long du siècle. Que signifie Latifa Zayyat pour un jeune d'aujourd'hui en Egypte? A-t-il entendu parler de la militante de gauche, de la nationaliste emprisonnée à deux reprises, sous le roi Farouk en 1949 pour appartenance au Parti communiste et activités antibritanniques, puis en 1981 en tant qu'opposante aux accords de Camp David ?

Perquisition! Carnets intimes est l'autobiographie inachevée d'une femme qui a toujours voulu «dire non à toutes les injustices du monde». Bouts épars d'une traversée du siècle aussi personnelle que collective: les policiers de Mansoura qui font feu sur la foule venue accueillir un leader nationaliste, les cadavres flottant sur le Nil après la manifestation du pont Abbas en 1946; la défaite de 67, qui la laisse dévastée; la démission de Nasser, sommé de rester au pouvoir par son peuple : «Le temps des questions sans réponses avait commencé, note-t-elle, résumant le trouble de toute une génération.»

Trouble intérieur, aussi, d'une femme qui décide de divorcer après treize ans de vie commune. Latifa Zayyat est la première écrivain égyptienne traduite en français, à l'exception de l'égérie surréaliste Camille Joyce Mansour. On aurait tort de croire qu'elle ne fut qu'une figure politique. C'est avant tout comme écrivain qu'elle s'est fait connaître dès 1960, avec son premier roman la Porte ouverte. Par la suite, elle publia une dizaine de romans et recueils de nouvelles, toujours aussi empreints de cette voix singulière. C'est dans le récit de son enfance, celui d'une famille «broyée sans pitié par la roue du changement», que Latifa Zayyat est la plus touchante. Lorsqu'elle redevient la petite fille née à Damiette et qui se souvient de la prière que son père adressait à Dieu «avec ce voile de larme qui ne quittait pas ses yeux»: «Seigneur, je ne Te demande pas de revenir sur Ton décret, mais seulement de l'appliquer avec indulgence.»

AYAD Christophe

 

Le Monde diplomatique Décembre 1996

MÉMOIRES DE LA MÉDITERRANÉE

Une féministe égyptienne

PERQUISITION ! CARNETS INTIMES, de Latifa Zayyat, traduit de l'arabe par Richard Jacquemont, Sindbad, Paris, 1966, 128 pages, 90 F.

AU moment où l'Europe essaie de reprendre pied, même timidement, dans cette Méditerranée livrée depuis la seconde guerre mondiale aux luttes d'influence entre l'Est et l'Ouest, et tombée depuis une décennie sous la dépendance presque exclusive de la seule superpuissance américaine, qui ne recule devant rien pour imposer ses intérêts au détriment des peuples de la région (politique qui a culminé avec la destruction de l'Irak), voilà que prend corps ce projet "Mémoires de la Méditerranée". Lancé simultanément par plusieurs éditeurs européens (allemand, anglais, castillan, catalan, italien, néerlandais et français) avec le concours de la Fondation européenne de la culture, il se propose de "présenter aux lecteurs européens quelques-uns des aspects, arabes, d'un héritage partagé", comme l'explique Yves Gonzalez-Quijano, responsable de l'édition française.

Il vient en temps opportun renforcer et équilibrer un dialogue entre les deux bords de cette mer médiane où le flux culturel a trop tendance à prendre une direction univoque Nord-Sud. Alors que s'exacerbent les tensions internes de ces sociétés de plus en plus imbriquées, quoi qu'on en dise, alimentées par de trop fortes pressions étrangères à la Méditerranée, il apparaît vital pour l'avenir commun. La présente collection aimerait y contribuer en présentant des itinéraires croisés d'individus et de cités témoignant de la vie des sociétés arabes modernes : leurs efforts pour la modernisation comme leurs pesanteurs.

Après Vendredi, dimanche, du Libanais K. Ziadé, retraçant l'évolution paradoxale de Tripoli, le lecteur a maintenant accès au parcours saisissant d'une intellectuelle égyptienne qui vient de disparaître, Latifa Zayyat (1).

Dans Perquisition ! Carnets intimes, Latifa Zayyat (1923-1996), figure de proue de la gauche égyptienne, nous introduit dans le destin intime d'une femme qui se construit face à un pouvoir doublement patriarcal : celui d'une société encore largement fondée sur l'homme, et celui d'un régime politique établi sur une figure autocratique, fût-elle inspirée. Comment devenir femme pleinement adulte quand la féminité est refoulée à l'adolescence et exaltée, dans la vie conjugale, par un mari jaloux et machiste au point d'y réduire toute la personnalité de la femme ? En se lançant à corps perdu dans l'engagement politique et social afin de "réveiller les peuples d'Orient", devenant ainsi, à vingt ans, en 1946, le porte-drapeau du Comité national des étudiants et des ouvriers et s'imposant par la suite comme intellectuel de premier plan. Mais comment travailler à cette transformation sociale dans les rangs du Parti communiste égyptien et des forces de gauche sans s'attaquer à l'absolutisme politique ?

ELLE s'y prêtera et fera l'expérience des geôles du roi en 1949, puis de celles d'un Anouar El Sadate supportant mal que l'on conteste sa politique, qui parut à beaucoup comme une entreprise de liquidation des années d'efforts et de sacrifices dans une paix tronquée avec Israël, paix qui ouvrit la voie à une série de guerres dont on n'entrevoit toujours pas la fin. Quelque chose de fort vous saisit dans l'itinéraire de cette femme : sa lutte féministe réussit à soustraire sa lutte politique à la mystique révolutionnaire abstraite. Personnalisation et engagement vont de pair et donnent à son parcours une tonalité très humaine, qui s'exprime par une continuelle remise en question et par une tendresse infinie à l'égard de ce qui l'entoure : la "sève qui monte" dans cet arbre dans la cour de la prison, ses geôlières victimes du système, ses camarades et collaborateurs. Rarement un intellectuel arabe de gauche aura mené d'une façon aussi adéquate le "travail sur soi" et le travail sur la société. C'est probablement cela, la vraie libération. Deux divorces, deux séjours en prison, un fil conducteur parfois interrompu mais toujours renoué au prix de grandes souffrances cela ne fait probablement pas de son récit une grande œuvre littéraire, mais il fait de sa vie une sorte de roman de formation presque parfait. L'admiration que lui portent amis ou adversaires n'est certes pas usurpée.

BOUTROS HALLAQ.

 

(1) Vient aussi de paraître, un livre sur Amman : Abdul Rahman Mounif, Une ville dans la mémoire, Sindbad, Paris, 1996, 272 pages, 130 F.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 19:13

Parce que sur ce blog, il y a un article sur Gabrielle Duchêne ICI une lectrice m'informe que le vœu que je formulais il y a des années a été accompli : il existe un livre sur Gabrielle Duchêne !

Cette féministe, pacifiste et antifasciste que j'ai croisé par hasard avait tout pour rester dans l'ombre. Or il n'en est rien grâce à cette information de Brigitte Cassigneul qui a relayé l'article du blog sur un site ICI. (j'ai mis en lien le site en question)

Elle me communique un lien pour atteindre gratuitement un livre de 500 pages sur Gabrielle Duchêne.

Je clique mais ça ne marche pas. Je prends seulement le début du lien : digitool.library mais le lien me renvoie à une explication concernant ce service.

Alors je prends comme référence la suite du lien que je repère aisément : l'université Mc Gill de Montréal dont j'ai vu les bâtiments somptueux.

Et vous pouvez faire la même démarche avec votre outil de recherche : "mac gill duchêne" et vous tomberez sur le livre. Si vous tapez mac gill socialisme vous tomberez sur un texte présentant Jacques Goodbout et pour mac gill féminisme vous tombez sur une étude concernant Georges Sand.

Une nouvelle source pour moi qui est phénoménale. Je vais bien sûr présenter prochainement une analyse de cette étude sur la féministe.

 

A suivre et merci mille fois pour le renseignement. Jean-Paul Damaggio

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 20:19

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 Le Consulat d’Espagne est dans une petite rue à Toulouse et voilà que le 8 janvier elle était bloquée des deux côtés. Une occupation des lieux aurait incité à cette mesure de sécurité car ne l’oublions pas « le Consulat c’est comme être en territoire espagnol » nous dit fièrement une membre des forces de l’ordre.

Bon, à midi, tout d’un coup la voie est libre et la manifestation peut se rassembler devant le modeste bâtiment. Une manifestation à l’initiative du Planning Familial 31 et d’un groupe de femmes qui a demandé aux quelques éléments politiques de ranger leurs drapeaux pour éviter toute récupération. Même la CNT s’est exécutée et les pancartes étaient donc aussi diverses et variées que possible, manuscrites le plus souvent, pour dire que le droit à l’avortement devait être défendu en Espagne comme ailleurs.

Moment de fraternité et de solidarité qui échappa à une dame que j’ai entendue sur un trottoir : « Quel poids peut avoir sur le gouvernement espagnol une manifestation à Toulouse ! » Et les Espagnoles qui vont devoir venir avorter en France, quand elles en auront les moyens, quel poids elles auront sur le gouvernement français ? L’égoïsme gagne du terrain…

En effet après la présence devant le Consulat la manifestation, par la rue de Metz puis Alsace Lorraine, a parcouru un peu la ville, suscitant donc quelques interrogations. Le responsable de la police portable collé à l’oreille indique : « 200 personnes rue de Metz ». En fait la manif a rassemblé 500 personnes, ce qui est à la fois peu et beaucoup : peu quand on mesure l’enjeu ; beaucoup quand on sait que l’information a été réduite. J-P Damaggio

 

La présentation de la manif

Rassemblement avortement en Espagne et ailleurs !

Pour un AVORTEMENT libre et gratuit partout pour toutes et Sans conditions.

Mercredi 8 janvier à 12h devant le consulat d'Espagne (rue Sainte Anne)

Le gouvernement espagnol s'apprête à faire voter une loi interdisant l'avortement excepté en cas de viol après dépôt de plainte, ou en cas de danger pour les femmes. Ce danger doit être expertisé par deux médecins indépendants du lieu ou aura lieu l'avortement. La loi actuelle requiert l'avis d'un seul médecin qui peut être celui qui pratiquera l'avortement jusqu'à 14 semaines, et l'avis d'un psychiatre jusqu'à 22 semaines.

Ceci est inacceptable, une fois de plus on légifère sur le ventre des femmes. Nous sommes solidaires de nos camarades espagnoles car nous pensons que les femmes doivent pouvoir disposer seules de leurs corps. Nous exigeons le retrait de ce projet de loi aux conséquences désastreuses ; seules les femmes qui en auront les moyens pourront se payer un avortement, les autres seront condamnées à avorter par leurs propres moyens ou à garder le produit d'une grossesse non désirée avec les conséquences sanitaires, psychologiques, économiques que l'on sait.

Ce projet de loi aura aussi un retentissement sur les femmes en France car la loi ne permet d'avorter que dans un délai de 12 semaines. Les femmes ayant dépassé ce délai ne pourront plus aller avorter en Espagne comme c'est le cas actuellement.

Même si en France l'avortement est toujours autorisé, son accès est de plus en plus difficile du fait des choix politiques en matière de santé, de la complexité de la procédure et de l'existence d'un délai. Nous pensons qu'au delà de la nécessaire solidarité avec nos camarades espagnoles, nous devons nous battre ici aussi . Nous ne voulons plus que nos vies soient régies par des experts, des lois ou qui que ce soit. Nous entendons disposer de nos corps comme nous le voulons.

Suite à une manifestation , trois camarades espagnoles ont été arrêtées et sont accusées de résistance, désobéissance à la loi et d'atteinte à personne dépositaire de l'autorité. Nous exigeons leur libération immédiate et l'arrêt des poursuites.

Appel à rassemblement le mercredi 8 janvier à 12h devant le consulat d'Espagne (rue Sainte Anne) pour un avortement libre et gratuit partout pour toutes et sans conditions

Des féministes solidaires


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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 15:52

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C'est assez incroyable, douloureux même, mais si prévisible ! Sauf qu'il faut regarder l'argumentation après des années de droits à l'avortement : les cléricaux se battent pour les droits de la femme enceinte qui ne peuvent pas être un droit puisqu'il s'agit d'un obligation ! Ils en sont réduits à pervertir les mots faute de pouvoir soigner les maux !

Le droit à l'IVG n'est pas une obligation à l'IVG.

Le "droit" de la femme enceinte est un obligation à accoucher.

La loi de l'immense retour en arrière est proposée par le gouvernement espagnol. Reste à savoir si elle sera votée car même si la droite à la majorité, les députés peuvent s'abstenir.

A lire les commentaires dans la presse esagnole le débat fait rage.

Ceci étant le dernier vote à Strasbourg a de quoi nous inquiéter. La socialiste portugaise Edite Estrella ayant demandé la généralisation du droit à l’avortement dans l’Union européenne, droit nié aux Irlandaises, aux Maltaises et demain aux Espagnoles, les lobbies pro-avortement, la droite (PPE) et la droite souverainiste (ECR) ont alors déposé leur propre résolution, adoptée par 334voix pour et 327contre, visant à ce que la question reste de le compétence des Etats. Je suis pour les compétences des Etats mais il existe des domaines de droits universels. Comme une obligation à un SMIC européen...

Ajoutons à la liste, les hypocrites qui sont des petits Etats envoyant ainsi les femmes chez le voisin : Andorre, Monaco, Liechtenstein et San Marino. Les paradis fiscaux semblent fâchés avec les droits des femmes !

 L'incroyable c'est la maigre réaction ici et partout. Car si la question est d'ordre européen, un vent de manifestations aurait dû se lever partout en Europe en soutien aux féministes espagnoles.

Cependant, reconnaissons-le, le féminisme est en régression et témoigne d'une régression générale des combats progressistes. Jean-Paul Damaggio

 

 

Extrait de Libération : Espagne: l’avortement quasi-interdit, féministes et gauche outrées

AFP 20 DÉCEMBRE 2013 À 08:47  Promesse de campagne en 2011 du chef conservateur espagnol Mariano Rajoy mais retardé depuis, le projet de loi supprimant quasiment le droit à l’avortement en Espagne a été approuvé vendredi par le gouvernement, féministes et gauche dénonçant un «retour de 30 ans en arrière».

L’Espagne se replace ainsi parmi les pays européens les plus restrictifs dans ce domaine.

Le projet de loi annule de fait la loi de 2010 qui autorise l’avortement jusqu’à 14 semaines et jusqu’à 22 semaines en cas de malformation du foetus. Cette loi était, avec le mariage homosexuel, l’une des réformes phares de l’ex-gouvernement socialiste.

Il revient à l’esprit des pratiques en vigueur entre 1985 et 2010, mais les durcissent par certains aspects, même s’il supprime tout délit pénal pour la femme.

Il ne prévoit une autorisation d’avortement que dans deux cas très précis : que l’interruption de grossesse soit «nécessaire en raison d’un grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, et la deuxième, que la grossesse soit une conséquence d’un délit contre la liberté ou l’intégrité sexuelle de la femme», a expliqué le ministre de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardon, à l’issue du Conseil des ministres.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 16:17

                                              jeanne-d-arc-blog.jpg

 

Sur le Patriote du Sud Ouest le 12 ai 1953 (journal communiste) : La légende de la photo

Dimanche, Paris a rendu hommage à nos deux héroïnes nationales, Jeanne d’Arc et Danielle Casanova. Comme chaque année des monceaux de fleurs ont été déposés au pied de la statue de Jeanne d’Arc et du reposoir de Danielle. Sur notre photo, place des Pyramides, un groupe de jeunes enfants déposant leurs petits bouquets.

 Quelques liens sur Jeanne d'Arc repris de ce blog

Daniel bensaïd ? Lequel ?

Article - 19/01/10 - avec ce militant LCR bien connu dans la région toulousaine. Je venais de lire son livre sur jeanne d’Arc et en guise de présentation, je lui ai demandé s’il était judicieux de…

http://la-brochure.over-blog.com/article-daniel-bensaid-lequel--43224917.html

 

Ernest-pignon-ernest et willy ronis

Article - 21/08/12 - événement. Parmi les photographies que vous avez retenues, l'une d'entre elles montre jeanne d'arc avec Danièle Casanova. Pourquoi cette image? Willy Ronis. Je ne sais…

http://la-brochure.over-blog.com/article-ernest-pignon-ernest-et-willy-ronis-109282785.html

 

Elles sont 101 femmes

Article - 24/01/12 - 20 euros. Nombreuses illustrations. Hypatie, Aliénor d’Aquitaine, Christine de Pisan, jeanne d’Arc, jeanne d’Albret Olympe de Gouges, Marie-jeanne Roland, Mary Wollstonecraft …

http://la-brochure.over-blog.com/article-elles-sont-101-femmes-97827145.html

 

Encore bourdelle, mariategui

Article - 06/01/13 - se lancent à la découverte de nouveaux horizons, et Mariategui cite avec passion le cas du jeanne d’Arc de Joseph Delteil. Et Bourdelle alors ? Mariategui…

http://la-brochure.over-blog.com/article-encore-bourdelle-mariategui-114120148.html

1937 : a toulouse, bagarres autour de jeanne d’arc

Article - 14/11/11 - 1937 : A Toulouse, bagarres autour de jeanne d’Arc - 1937 : A Toulouse, bagarres autour de jeanne d’Arc Avant la deuxième guerre mondiale, la fête en…

http://la-brochure.over-blog.com/article-1937-a-toulouse-bagarres-autour-de-jeanne-d-arc-88690588.html

Jeanne d’arc / bensaïd

Article - 13/09/11 - jeanne d’Arc / Bensaïd - En 2009, peu avant sa mort, Bensaïd publie cet article dans le journal Alternative libertaire. (cliquer sur le titre pour accéder à la source). Nous le…

http://la-brochure.over-blog.com/article-jeanne-d-arc-bensaid-84168744.html

L’humanité, jeanne d’arc, 1937

Article - 14/09/11 - L’Humanité, jeanne d’Arc, 1937 - En 1937 le gouvernement de Front populaire poursuit les cérémonies nationales pour célébrer jeanne d’Arc. Le PCF est fortement présent dans les…

http://la-brochure.over-blog.com/article-l-humanite-jeanne-d-arc-1937-84259349.html

Jeanne d’arc, laquelle ?

Article - 06/01/12 - jeanne d’Arc, laquelle ? - jeanne d’Arc, laquelle ? Mais pourquoi donc a-t-elle été brûlée ? J’ai cru un instant que l’historien Nicolas Sarkozy allait nous donner la réponse…

http://la-brochure.over-blog.com/article-jeanne-d-arc-laquelle-96302915.html

Que faire de jeanne d’arc ?

Article - 13/09/11 - Que faire de jeanne d’Arc ? - Né en 1951, je n’ai eu de jeanne d’Arc que la légende scolaire, sans imaginer un seul instant les enjeux politiques autour de cette jeune femme morte…

 

http://la-brochure.over-blog.com/article-que-faire-de-jeanne-d-arc-84167439.html

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 15:40

S’il est un combat qui vit, au coude à coude, des éléments de gauche et de droite, c’est bien celui de la cause des femmes, combat de ce fait douteux pour les révolutionnaires qui pensaient que le droit des femmes ne pouvait pas précéder la révolution socialiste, mais la suivre ! L’histoire a donné raison aux féministes qui, sans attendre le grand soir, arrachèrent quelques droits à travers le temps. Mais, j’enrage très souvent quand ces droits, une fois acquis, leurs opposants prennent leur revanche en effaçant de l’histoire les luttes, sans lesquelles ils n’auraient jamais cédé !

Ceci est vrai pour toutes les luttes, mais plus encore pour le féminisme car, reconnaître par exemple, le courage d’une Simone Veil affrontant le déchaînement de ses propres amis, est plutôt difficile pour un médecin communiste qui refusa jusqu’au jour de la loi, d’aider des femmes à avorter ! Et c’est un exemple en passant… JP Damaggio

PS : Tout le monde connaît l’enjeu de la question : démontrer que les luttes sociales sont toujours inutiles quand toute l’histoire démontre le contraire !

 

Le Figaro 10 mai 1924

 Candidates d'hier et d'aujourd'hui

Quoique la femme française ne soit ni électrice ni éligible, le Sénat n'ayant point ratifié la délibération de la Chambre qui donnait satisfaction aux partisans du vote féminin, nous sommes gratifiés d'une campagne électorale où le « sexe faible », par son énergie combative, dément cette expression périmée. Cela ne fait de mal à personne et concède quelque originalité au scénario d'une comédie par trop purgée de pittoresque et d'imprévu, à telles enseignes que les candidats en sont arrivés à perdre la tradition de ces truculentes invectives qui ressuscitaient parfois la verve d'un Gaultier-Garguille ou d'un Vadé.

La Ligue française pour le droit des femmes entretient un actif foyer de propagande. Elle fut présidée par Victor Hugo. Son comité d'honneur s'enorgueillit des noms de MM. Raymond Poincaré, René Viviani, Henri-Robert, d'Estournelles de Constant, Gustave Rivet, Louis Marin. Son animatrice, Mme Maria Vérone, avocate à la Cour, est entourée d'un état-major d'écrivains comme Lucien Descaves ou de Mlle Judith Cladel, ou de légistes. La Ligue a couvert les murs d'affiches et distribué tracts et prospectus. Elle rappelle aux électeurs que la France sera bientôt le seul pays d'Europe où la femme ne votera pas, que Mussolini a promis aux Italiennes le vote municipal, que le Directoire espagnol vient d'accorder ce même vote aux femmes chefs de famille. Mmes Aurel et Suzanne Grinberg se sont jetées dans la mêlée. Ne se contentant pas d'une démonstration platonique, elles ont élaboré une liste de candidates. Grâce à leur initiative, les partisans du vote féminin pourront se compter. En dehors de Mme Aurel, qui occupe dans les lettres la brillante place que l'on sait, et de Mme Suzanne Grinberg, avocate érudite et diserte, cette liste comprend une spécialiste des questions d'éducation maternelle, Mme Léon Frapié, une exploratrice, Mme Camille du Gast ; Mme Ayrault, à qui son dévouement pour nos blessés d'Orient a valu la croix de la Légion d'honneur ; Mme France Darget-Savarit, auteur dramatique, qui apporte à lutter contre la dépopulation un zèle méritoire, et, mère de quatre beaux enfants, prêche elle-même d'exemple ; Mme Maria Vérone, les doctoresses Bertillon et Bousquet, Mme Lita Besnard, dont on connaît le sensible talent de portraitiste et qui assume le secrétariat de l'Aide aux femmes de profession libérale ; Mme Marguerite Rochebrune, journaliste ; Mme Lemaire-Crémieux, fondatrice de l'Œuvre des frères et sœurs de guerre.

 

Quelques personnes sont enclines à penser que l'exercice de ses droits politiques n'ajouterait à la Française qu'un pâle prestige. Tout au contraire, Mme Aurel nous déclare : «Nous voudrions surtout qu'on cessât de la rendre ridicule en la jugeant indigne de ses droits. »

Aurel préconise une politique de la maternité et défend son point de vue avec cette chaleur pathétique qui enflamme sa pensée : « Accablée de devoirs nouveaux par l'après-guerre, s'écrie-t-elle, la femme plie sous leur poids. Et, sans ses droits, elle n'aura bientôt plus une force pour laisser naître son enfant. Et nous voudrions bien, cher seigneur l'homme, que dans cette vie rudoyée où tout geste nous est devenu vraiment lourd, vous nous rendiez les moyens de faire notre devoir, c'est-à-dire de mettre nos enfants au monde. »

Mais Mme Aurel n'est pas seulement féministe. Elle est également, si j'ose ainsi parler, hoministe, et poursuit avec une sagesse rassurante : « Nous entendons que le féminisme français soit ami de l'homme autant que de la femme. Les Françaises, en arrivant au pouvoir, demanderont, avec des lois sanitaires et maternelles, avant tout, la protection des élites. -L'esprit, en France, est écrasé parce qu'il est une minorité. La Française, elle qui est le nombre, protégera l'esprit. »

 

Je retrouve une invitation à une réunion publique et contradictoire où Mme Marguerite Durand, candidate aux élections législatives dans le neuvième arrondissement, vint exposer son programme. Cela se passait le 14 avril 1910 et je me souviens d'avoir assisté à ce meeting, comme parlent tant d'électeurs, en prononçant métingue. La candidate fut écoutée avec un sympathique intérêt. Elle était d'ailleurs agréable à regarder. Gracieuse et blonde, elle portait un très joli chapeau et une charmante toilette de réunion électorale, où l'aimable se mêlait au sérieux. Ses manches découvraient jusqu'aux coudes des bras ronds et potelés qui rythmaient d'harmonieuses périodes.

D'autres candidatures féminines furent présentées aux élections de 1910 à Paris, la doctoresse Pelletier, Mme Kaufmann, Mme Hubertine Auclert ; à Toulouse, Mlle Arria Ly ; dans la Somme, Mme Marie Denizart ; dans la deuxième circonscription de Vienne, dans l'Isère, Mme Elisabeth Renaud, qui obtint un succès indéniable avec 2.813 voix.

En 1908, Mme Jeanne Laloë s'était présentée aux élections municipales, dans le quartier Saint-Georges, contre M. Escudier. Elle obtint de la préfecture de police une salle d'école, rue de Bruxelles, pour défendre son programme. Elle réunit 997 voix.

Enfin, en 1919, toujours dans le quartier Saint-Georges, Mme Alice La Mazière se présenta aux suffrages des électeurs municipaux et réussit, après une campagne d'une semaine, à en convaincre 390. En même temps qu'elle, se présentait une autre candidate, Mme Rauze, qui trouva une centaine de partisans.

« Je pense avoir fait comprendre aux électeurs du quartier Saint-Georges, expliquait, au lendemain de cette consultation, Mme Alice La Mazière, qu'une Française a le droit et -même le devoir de s'intéresser au sort de la femme et de l'enfant, de vouloir participer activement aux œuvres d'éducation et d'assistance sociales, d'offrir aux hommes, dans les domaines où ils sont incompétents, de collaborer amicalement avec eux pour livrer combat aux grands fléaux qui menacent notre : race mortalité infantile, tuberculose, alcoolisme, taudis. A mesure que je parlais, que j'exposais mes idées sur ces différents sujets, je discernais, sur les visages qui m'entouraient, des marques d'un intérêt qui allait croissant. J'entendis plusieurs fois cette exclamation joyeuse et étonnée « Mais c'est tout à fait juste !»

 

On m'a conté que Mme Marguerite Durand se servit, au cours de sa campagne électorale, d'un argument singulier. Elle ne le produisit point, d'ailleurs, à la réunion à laquelle j'assistai. Elle aurait parfois amené avec elle un pauvre être atteint de crétinisme, électeur comme vous et moi. Vous voyez tout de suite quel parti on pouvait tirer de cette exhibition : ce malheureux idiot est libre de voter, une femme intelligente n'en a pas le droit.

Malheureusement, je crois qu'on peut rencontrer - rarement, très rarement, ma galanterie le proclame - des faibles d'esprit du sexe féminin. Et l'argument devient alors une arme à deux tranchants. Il y a peut-être une chose plus injuste, plus révoltante que cette interdiction infligée à nos compagnes de respirer les miasmes de la politique, c'est la pensée que le bulletin de vote d'une ivrognesse aurait autant de valeur que celui de Mme Curie.

 

Gaston Derys.

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 14:47

Mon ami Jacques Desmarais attire mon attention sur un entretien qui vient de paraître avec la célèbre activiste nord-américaine. Elle est bien sûr dans mon livre de portraits sur 101 femmes car, comme les autres, j’ai un lien concret avec son action. Aussi ce n’est pas sans émotion que quarante ans après, je découvre sa référence à cette manif parisienne où j’étais un parmi 100 000 à réclamer sa libération. Voici son propos.

 

« En quoi la France s'est-elle distinguée?

100 000 personnes ont manifesté à Paris pour obtenir ma libération, dont de nombreux intellectuels : Jean Genet, Aragon... Jean-Paul Sartre m'a envoyé plusieurs lettres en prison et Jacques Prévert a publié un texte magnifique, Angela. "Angela Davis, dans sa prison, écoute sans pouvoir les entendre, et peut-être en souriant, les chansons de ses frères de joie, de rire et de chagrin, et les refrains marrants des enfants du ghetto : ceux qui enferment les autres sentent le renfermé, ceux qui sont enfermés sentent la liberté. [...] Il faut libérer Angela Davis - en attendant le jour où seront condamnées toutes les portes derrière lesquelles la vie noire est enfermée." J'ai découvert Paris à 18 ans, comme étudiante à la Sorbonne. Je lisais Camus, Balzac, Merleau-Ponty... Aujourd'hui encore, je viens régulièrement chez vous ; je me balade de Saint-Germain à Belleville et à Barbès. »

 

En jour d'automne 1971, j’ai attendu avec impatience le bus toulousain, en bas du pont neuf à Montauban. Nous étions deux du Tarn-et-Garonne à faire le voyage. Une nuit dans le bus et à l’arrivée, surprise, après un petit déjeuner sympa nous sommes réquisitionnés pour aller frapper à toutes les portes d’une cité universitaire. Voilà mon premier contact avec Paris : réveiller des étudiants un dimanche matin pour leur demander de participer à la manif, et quelques sous de soutien. Visiblement nous dérangions mais dans la bonne humeur. Dans mon souvenir, il y avait beaucoup d’étrangers. Le courant communiste avait privilégié l’action en direction des jeunes universitaires car Angela appartenait à cette catégorie. Plus que la jeunesse communiste c’était les étudiants communistes qui étaient en pointe sur ce dossier. D’ailleurs c’est un article du mensuel La Nouvelle Critique (dirigé vers les intellos) qui avait attiré mon attention sur cette question. Les PCF en tant que tel resta très peu mobilisé.

 Après ce détour par la cité universitaire ce fut la grande marche dans Paris pour la libération d’Angela Davis. Je ne me souviens pas du repas de midi, je me souviens seulement de la foule et de ma découverte des rues de Paris. La jeunesse s’emparant de la rue, c’est un sentiment de solidarité qui surgit naturellement. Je restais accroché aux basques des Toulousains car il n’était pas question de se perdre. Pensions-nous gagner ? Comment dans la lointaine Californie pouvait-on tenir compte d’une prise de rue parisienne ? S’agissait-il d’un discours anti-américain ? Au fil de la marche la fatigue du voyage se faisait sentir et j’ai sans doute eu le sentiment qu’elle était un peu longue. Pour preuve : je ne me souviens absolument pas du retour ! J’ai dû dormir profondément… pour reprendre le boulot le lendemain matin.

 J’ai conservé une grande passion pour ce combat et pas seulement parce qu’il était le premier pour moi et qu’il a été victorieux, mais parce qu’il permettait de sortir des schématismes. Une femme, noire, universitaire ce n’est pas la défense d’un homme noir ouvrier agricole dans une plantation. Attention, je ne dis pas qu’un combat est plus digne que l’autre mais que, dans un cas, un combat soulève des envies de révolution dans la révolution (titre d’un livre du Régis Debray de l’époque), alors que dans l’autre cas on est face aux caractéristiques classiques de la lutte des classes.

 Dans le portrait que je brosse d’elle, dans mon livre 101 femmes, j’attire l’attention sur un phénomène de toujours : le féminisme est souvent le combat de femmes de la classe moyenne d’où les méfiances qu’il a suscité dans le courant communiste, et aux USA la question de race venait s’ajouter à celle du sexe. Les femmes noires ont peu participé au combat contre l’IVG. A partir de ce constat, fallait-il ramener la lutte aux questions sociales posées par les femmes noires, celles qui étaient le plus exploitées, ou fallait-il considérer que le combat des femmes blanches (présentées parfois comme racistes) devait être appuyé car libérateur pour TOUTES les femmes ? Bien sûr Angela se place dans le deuxième cas de figure.

Aujourd’hui nous avons le même problème : il y aurait un féminisme musulman contre un féminisme raciste ou islamophobe. Dire que le voile est un instrument de soumission de la femme ce serait une marque de mépris envers les femmes en question qui, « à l’abri du voile », conduisent un combat pour leur libération ! Ironie oblige, les femmes noires, en faisant beaucoup d’enfants, conduisaient aussi, sans nul doute, un combat pour leur libération : c’était leur façon de lutter ?  En fait le combat pour l’IVG était un combat social. Aujourd’hui le combat contre le voile n’a rien de religieux mais est un combat pour la liberté. Des millions de musulmanes ont démontré à travers l’histoire qu’il n’y avait rien de religieux dans le voile, en se montrant tête nue. Avec elles, nous sommes en quête de révolution. Tout compromis sur ce point est une reculade et toute reculade un auto-enfermement, celui qui est le plus dramatique. JPD

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 20:54

                                           couv 101 femmes

Sur ce blog nous avons souvent évoqué Judith Cladel. Voici la présentation sur notre livre 101 femmes.

Judith Cladel

France, Paris, 1873-1958, France

  Admirateur depuis longtemps de Léon Cladel, je ne pouvais que me plonger dans tes écrits d’autant que gamine tu as eu droit à un livre fabuleux, un livre seulement conçu pour toi par une dizaine d’écrivains. Dès tes premiers pas, tu as nagé dans la lecture et dans l’écriture et, à jamais, tu es restée dans l’univers de ton père. Par Rodin, dont tu es devenue la secrétaire. Par l’ami belge Edmond Picard, dont tu es devenue l’amante.

Parmi tes travaux dont j’aimerais suivre les pas, je pense au jury du Prix Femina que tu as assuré pendant quarante-deux ans ! Un prix né pour faire mentir le Goncourt seulement au service des hommes ! Connais-tu la première femme à obtenir le Goncourt ? Elsa Triolet en 1944 pour Le premier accroc coûte 200 francs, puis Simone de Beauvoir en 1954 pour Les fruits de l’hiver ; tandis qu’au Femina dès 1904 Myriam Harry l’obtient pour la Conquête de Jérusalem. Quand, en 1952, Dominique Rolin est lauréate pour Le Souffle, l’as-tu appuyée, toi qui est sa tante ?

            En attendant cette étude sur le prix fémina, ce petit chef d’œuvre d’une gamine de 8 ans ! Par un entrefilet du 20 février 1881 dans L’Evénement nous apprenons ceci :

« On sait combien notre grand Victor Hugo aime les enfants. Qu’il sache donc que ceux-ci le lui rendent bien. Une des filles de M. Léon Cladel, qui a bien hui ou neuf ans et qui est particulièrement l’objet de l’affection du poète, compose en ce moment, avec grand mystère, une Nouvelle, à l’occasion des fêtes qu’on prépare en l’honneur de l’anniversaire de Victor Hugo.

Elle veille presque tous les soirs jusqu’à onze heures pour achever son œuvre, et les parents font semblant de ne rien savoir, bien entendu. « C’est pour son grand ami » dit-elle. N’est-ce pas vraiment charmant ? Ce ne sera certainement pas là le moindre hommage aux yeux du poète. »

 L’Express publiera la nouvelle en question que nous donnons avec l’orthographe de l’auteur.

« Nous avons le plaisir de présenter aux lecteurs de l’Express un nouveau collaborateur âgé de sept ans, Melle Judith-Jeanne Cladel, qui pour débuter dédie à l’auteur de l’Art d’être grand-père les lignes qui suivent :

 Mon Grand ami

Ce grand ami est né à Besançon. Quand il eut trois ans, il courait après les papillons, leur donnait à manger et ne leurs faisait jamais mal, et quand ils avaient fini de manger, il les renvoyait dans les champs. Tout les matins, il ne manquait pas daller chercher un ou deux papillons pour leur offrire la plus splendide rose qu’il pouvait trouver et cette rose fesait le ravissement des papillons. Il y à une petite de mes amies qui a bien moins bon cœur que le grand ami ; elle tue les pauvres petites bêtes et elle les collectionne sur du papier blanc ; Quand il eut fini de soigner les papillons, il s’occupa des oiseaux, des petits chats, des petits chiens, et il aima les hommes. Parce que quand on est petit, on aime les petites choses et quand on est grand, on aime les grandes choses. Etant jeune, il a du beaucoup travailler pour faire les beaux livres qu’il fait maintenant. Maman ne me permet pas de toucher aux beaux livres ; mais quand j’ai bien travaillé, ma grande récompense est quand il m’est permis de les lire. Alors le soir je me mets près du feu verte de sommeil, mais lisant tout de  même avec plaisir et je me dis tout bas : je trouve que le grand ami à un superbe tallent, il doit aussi connaître beaucoup de choses puisqu’il à voyagé en Espagne. Je travaillerai beaucoup pour tâcher d’en savoir autant que lui et je voyagerai tout les six ou sept ans pour écrire des livres la dessu. J’ai lu des vers qui m’ont toucher beaucoup. LE CRAPAUD, APRES LA BATAILLE, et LES PAUVRES GENS, et je trouve ces vers la bien beau. Je me rappelle bien la belle soirée que le grand ami a fait et moi j’ai voulu crier aussi vive l’Amnistie, mais j’ai crier vive l’Amistique. A ces mots, le grand ami ouvrit la fenêtre et la cage ou étaient enfermer les moineaux qui attendaient depuis une heure et tout d’un coup les petits pierrots s’en allère à tire d’aille. Un jour qui viendra bientôt le Grand Ami crira en nous délivrant tous des Rois, des empereurs et des Guillaumes : Vive la République, Vive la liberté.

La petite amie du grand Victor Hugo, Judith-Jeanne Cladel, Sèvres, 24 février 1881.

Voici quelques liens :

 Cladel Rollinat

 Bourdelle vue par Judith Cladel

 Judith Cladel 8 ans, pour Hugo

 Judith Cladel éléments d’un parcours

 Judith Cladel et Rollinat

 Judith Cladel face à la misère sociale

 Fourès présente Judith Cladel

 Marguerite Durand et Judith Cladel

 Judith Cladel face à Rodin

 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:02

Un ami me fait parvenir les deux photos ci-dessous car en effet il ne doit pas être courant de commencer sa maternelle dans une école Olympe de Gouges pour ensuite passer au Collège Louise Michel. Un beau parcours n'est-ce pas !

C'est donc avec ce message que je souhaite bonne année 2013 à tous les lutteurs sociaux de la planète. A l'an prochain donc !

Jean-Paul Damaggio

ecole-olympe-de-gouges-copie-1.jpg

college-louise-michel.jpg

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 17:31

16 Novembre 1838

Mme Flora Tristan, qui faillit être enlevée aux lettres par un attentat dont les circonstances sont encore présentes à la mémoire, a profité des loisirs de sa convalescence pour achever un nouvel ouvrage que publie le libraire Ladvocat et qui a pour titre Méphis. Le précédent livre de Mme Tristan, les Pérégrinations d’une Paria, dont la 2ème édition est annoncée, a donné la mesure de son talent. Méphis appartient au même ordre d'idées que les Pérégrinations d’une Paria. A Méphis doit succéder bientôt un roman de mœurs péruviennes. On ne peut qu'engager Mme Flora Tristan à persister dans cette voie de travail qui lui promet une place distinguée parmi nos écrivains.

On

l13 février 1839 Le Journal des débats publie en feuilleton une présentation de Pérégrinations d’une pariale Courrier de la Gironde du 15 novembre

« Mme Flora Tristan vient de mourir à Bordeaux. Il y a

On lit dans le Courrier de la Gironde du 15 novembre 1847 : Mme Flora Tristan vient de mourir à Bordeaux. Il y a quelque temps une amélioration s'était produite dans son état ; mais nous apprenons aujourd'hui que tous les efforts de l'art ont été impuissants pour arrêter les progrès d'une maladie terrible, et que cette dame a succombé hier à neuf heures trois quarts après midi. Mme Flora Tristan était âgée de trente-neuf ans et son existence fut une des plus tourmentées et des plus actives. Elle était fille d'une émigrée française et de Don Mariano de Tristan frère du célèbre général Pio de Tristan, qui exerça les fonctions de vice-roi du Pérou. Elle avait écrit plusieurs ouvrages dont voici les principaux Pérégrinations d'une Paria, ou Voyage au Pérou ; Méphis roman philosophique ; Promenades dans Londres ; Union ouvrière".

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