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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 11:22

Les candidats FN n'ont aucun souci de la géographie. Ils sont de partout et nulle part. Ils savent que sur le bulletin de vote leur nom importe moins que l’étiquette. Sauf qu’en politique, il ne peut y avoir d’étiquette qui ne soit portée sans un nom. Donc le candidat FN, tête de liste à Montauban, mérite un portrait comme tout un chacun. Comme internet laisse toujours des traces, j’y apprends que Thierry Viallon  est né le 11 mai 1977 et qu’il vit à Parisot dans le Tarn. Il a donc aussi un pied à terre à Montauban et par sa société un autre à Lavaur. Son parcours scolaire le voit passer par Fleurance, Auch, puis la fac d’Albi et enfin celle de Toulouse où il est de 2000 à 2002 au moment même où il commence sa carrière au sein du FN.

Professionnellement il fonde une société en 2010 et comme toute société la société THIERRY VIALLON est obligée de laisser quelques éléments publics : située à LAVAUR (81500), au 8 RTE DE CASTRES, l'entreprise a vu le jour le 1 octobre 2010, suite à son immatriculation sous l'enregistrement528 017 684 et cette société est spécialisée dans le secteur d'activité des autres intermédiaires du commerce en produits divers. Cette société n'a pas déposé de comptes annuels et a un établissement secondaire : LA GRANGE 81310 PARISOT.

 Comme les portraits concernent seulement l’homme politique j’en viens donc à son action politique. Le Conseil constitutionnel le cite dans deux des réclamations présentées à l'institution par les candidats FN et qui furent rejetées. Pour des raisons étranges les candidats FN de 2002 et 2007 ont porté plainte car la répartition actuelle des sièges de députés entre circonscriptions ne concerne pas le même nombre d'habitants. Ce à quoi le Conseil constitutionnel a répondu qu'il n'y a pas violation du principe constitutionnel d’égalité devant le suffrage car la Constitution ne dit pas qu'il faut un même nombre d'électeurs par circonscription.

Voici les décisions :

Décision n° 2007-3423 et autres AN du 28 juin 2007
*Haute Garonne (1ère circ. ), présentée par M. Thierry VIALLON . *Haute Garonne (2ème circ. ),présentée par M Philippe RIEY.

Décision n° 2002-2621/2666/2700 du 25 juillet 2002
-Haute Garonne (1ère circ. ), présentée par M. Thierry VIALLON . -Haute Garonne (2ème circ. ),présentée par M Philippe RIEY.

 Donc Thierry Viallon a d'abord été candidat en Haute-Garonne sauf qu'en 2002 je ne retrouve pas sa trace. En 2007, avant d'être envoyé en mission en Tarn-et-Garonne, il a obtenu seulement 3,22% dans la première circonscription du 31.

 Avec les Régionales de 2010 M.  Thierry  VIALLON fait son "apparition" en Tarn et Garonne et obtient 12, 26 %.

Alors qu'on a assisté à la valse des candidats FN dans notre département, il est encore présent aux législatives 2012 dans la première circonscription où il obtient 14, 45%.

Comme le FN faisait presque 20% dans l'autre circonscription (il se qualifie pour le deuxième tour) on mesure la progression dans le département.

 Même si sa vie est ailleurs, il persiste donc dans son "implantation" locale et nous le retrouvons aux municipales. Il ne manque pas d'audace car aux municipales il n'a rien à dire sauf à dénoncer les politiques gouvernementales de Sarkozy et Hollande...

Jean-Paul Damaggio

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 11:09

L'élection municipale, par définition, implique le plus de candidats et de candidates. Elle crée donc une effervescence politique. Etre tête de liste c'est savoir jongler avec les individualités qui forment les listes. C'est aussi savoir proposer et défendre un projet politique concret.

Avec des portraits il ne s'agit pas de réduire l'élection à une bataille de personnes mais de saisir en quoi les personnes interfèrent avec les projets politiques.

L'exemple le plus classique est celui de Toulouse où pendant des années le PS a gagné toutes les élections sauf les municipales.

Les portraits permettent aussi de saisir qu'il existe une classe politique : le plus souvent les candidats et candidates appartiennent, d'une manière ou d'une autre, à des lignées politiques.

Les sources des portraits viennent des données politiques publiques et d'études et souvenirs personnels. Jean-Paul Damaggio

 

Les portraits prévus de candidats aux municipales

 

 

Thierry Viallon : il ne manque pas d’audace

 

Roland Garrigues : il ne manque pas de culture

Brigitte Barèges : elle ne manque pas d’air  

 

Jean-Paul Nunzi : il ne manque pas d'expériences 

Marie-Claude Bouyssi : elle ne manque pas de lumières

Bernard Dagen : il ne manque pas d'opportunisme

Pascal Granié : il ne manque pas de brio

Jean-Philippe Bésiers : il ne manque pas d'histoire

Jacques Moignard : il ne manque pas de casquettes

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 20:12

« Il n’est pas rare que le passé prenne  un bout de temps à se produire, et un temps bien plus long encore à se faire comprendre. » Ken Kesey

 

C’est exactement parce que le passé est parfois devant nous, que j’aime l’histoire, mais faudrait-il encore trouver des exemples personnels pour donner chair à une telle affirmation :

Les deux chemins, celui de la réalité et celui de la conscience que l’on en a, deux chemins qui ont chacun leur logique.

J’ai cherché un exemple à l’échelle modeste de ma vie et j’ai pensé aux pêches américaines que mon père s’est mis à cultiver quand j’entrais au CP. Lui qui était un communiste affiché et donc quelque peu anti-américain, pourquoi passer aux pêches françaises ?

Si j’avais été en âge de comprendre, il m’aurait sans doute expliqué que les pêches jaunes sont plus belles, plus présentables. La question pouvait, tout autant, être celle d’acheteurs découvrant l’invasion des dites pêches sur les étalages. Pour le producteur les raisons de cette évolution étaient forcément économiques. J’ai donc vu, les voisins planter les mêmes pêchers, le marché gare de Montauban préparer des trains entier pou l’Allemagne avec ce fruit très demandé etc.

 Par la suite, vivant aux USA pendant deux ans, j’ai eu la surprise d’y voir peu de pêches américaines mais plutôt des nectarines qui ensuite s’installeront aussi en France. J’ai même fini par croire qu’en fait la J-H Halle[1] n’était autre qu’une pêche française baptisée d’un nom anglo-saxon pour lui donne de l’importance.

 

C’est seulement à l’aube des années 90 en travaillant sur les questions agricoles que j’ai fini par comprendre, après lecture d’une page de dictionnaire à la rubrique des pêches traditionnelles (Voir annexe). Par rapport à celle de France, la pêche américaine a deux qualités économiques : l’arbre est nettement plus productif et le fruit plus apte à voyager. Bien sûr, l’augmentation de la productivité tient aussi à un travail plus intense pour tailler, éclaircir, arroser etc.

 

 De ce constat, l’historien devine que ce passé dont il prend conscience- l’implantation des pêches jaunes – est en train de se poursuivre jusqu’à marginaliser… la dite pêche ! A partir du moment où la référence du fruit c’est la productivité et la capacité à parcourir des kilomètres, alors il suffit de trouver un arbre encore plus productif et un fruit plus résistant au temps qui passe et, après la pêche blanche, la pêche jaune passe aussi à l’as[2] ! Ce fruit, vous le connaissez, il a aussi un nom américain : GOLDEN. D’autres pommes complèteront la panoplie. J’en ai vu, trônant sur des étalages, dans des marchés latino-américains regorgeant de fruits autochtones, où elles jouent le rôle de produit de luxe ! J’aime l’Amérique latine pour la vie intense de ses marchés populaires. Loin de cette promiscuité, le Mac Do, Pizza Ut et la pomme rouge sous plastique, sont des signes extérieurs de richesse pour ceux qui y accèdent !

 Parce que dans le mouvement de l’histoire chaque action entraîne une réaction, la marginalisation de la pêche jaune ne pouvait que permettre le retour de la pêche blanche pour sa qualité gustative, une pêche blanche incapable d’envahir le marché mondial mais jouant son rôle dans la consommation de proximité. J’achète donc chez un voisin des pêches plates dont mon enfance n’avait pas connaissance !

 Tous les inventeurs et artistes des siècles passés peuvent-ils imaginer l’avenir de leurs créations qui ne cessent pas d’avoir un futur, la plus spectaculaire étant l’invention de l’électricité. Mais l’écriture des Misérables produit tout autant ses effets aujourd’hui en des contrées que Hugo n’avait peut-être même pas en tête.

 L’historien n’a ni à réécrire le passé ni à deviner le futur, il peut juste se livrer à des projections hypothétiques sachant que la réalité reste plus forte que la conscience que l’on peut en avoir. Qui, en mai 1968 aurait pu imaginer les effets du P.C., je veux dire le Personnal Computer, que j’utilise depuis 1984 pour parler aux autres ? J’aime aussi l’histoire avec ses limites… qui parfois laissent des regrets car on aurait aimé en savoir plus… avant… Jean-Paul Damaggio



[1]Red Haven, Dixired étaient les autres noms magiques, J-H Halle signifiant l'approche de la rentrée des classes.

Il existe encore des dizaines de variétés.

[2]Ce n'est as tout à fait vrai car la Chine, pays d'où le pêcher est originaire, a fortement développé sa production mais pas pour le plaisir de nos palais.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 20:11

 

Une définition extraite de l'Agronome, dictionnaire portatif de Desmours de 1760

 

PECHES (les) Sont le fruit le plus délicieux à manger crud. Il y a un grand nombre d'espèces de Pêches : voici les noms des plus connues, avec leurs différentes qualités.

1°.L'Avant-Pêche : elle est petite, elle a l'eau sucrée et musquée.

2°.La Pêche de Troyes elle est grosse, rouge et ronde, d'un goût relevé mûrit au mois d'Août.

3°.L'Alberge : peu grosse, la chair jaune.

4°.La Vineuse : grosse et ronde, d'un rouge brun foncé, d'un goût fin et délicieux ; on la mange à la mi-septembre.

5°. La Mignone : fort belle en couleur a la chair fine et fondante, l'eau sucrée, le noyau petit, mûrit à la mi-Août.

6°.La Madeleine : grosse, ronde, rouge du côté soleil, blanche de l'autre ; a la chair fine, l'eau sucrée, le goût relevé, le noyau petit, sans aucun rouge, mûrit à la mi-août.

7°.La Pêche chevreuse ; grosse, d'un coloris rouge a la chair fine et sucrée la figure un peu longue mûrit au mois d'Août.

8°.La Royale, un peu grosse, plus tardive ; mûrit en Octobre.

9°. La Bourdine assez grosse, d'un rouge obscur ; est mûre en Septembre.

10°.La Violette hâtive, petite; sa chair parfumées, son eau vineuse : elle est fort estimée bonne à la mi-septembre.

11°.La Chancellière plus longue que ronde, d'un beau rouge la peau fine, l'eau sucrée.

12°.La Pêche admirable : grosse et ronde, l'eau sucrée, d'un beau coloris, le goût vineux ; sa chair fine et fondante, le noyau petit ; mûrit au commencement de Septembre.

13°.Le Pavis Blanc : ressemble à la Madeleine blanche, mais sa chair est ferme, tient au noyau, d'un fort bon goût mûrit à la fin Août.

14°.Le Pavis rouge de Pomponne : fort grosse, d'un beau coloris, ronde, d'un rouge incarnat ; le goût musqué, l'eau sucrée au commencement d'octobre.

15°.Le Brugnon violet :  il est lisse ; sa chair ni tendre, ni dure il est fort bon quand il est un peu ridé : à la fin Septembre.

 

Il y a encore la Pêche Nivette, ou veloutée, d'une belle grosseur, une des meilleures Pêches ; la Pêche persique, qui est d'un goût merveilleux ; la Bellegarde ; la Violette tardive ; l'Abricoté ; la Pêche de Pau. Toutes ces pêches se mangent à la fin Septembre ou au début d'Octobre. Une bonne pêche doit avoir la chair un peu ferme et cependant fine, ce qui paraît quand on ôte la peau ; elle doit être fondante à la bouche : avoir une eau douce et sucrée, un goût vineux et musqué et le noyau petit.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 20:08

Montseny.png

 Toulousaine, catalane, anarcho-syndicaliste, j'ai cru comprendre que lors de son premier voyage à Paris, Vazquez Montalban est passé par Toulouse pour rencontrer Federica. A cette époque là, en train, Barcelone-Paris passait par Toulouse. Aujourd'hui c'est par Lyon. La Dépêche du Midi vient de publier ce coup de chapeau. Je me contente  de le reprendre. JPD

  

Federica Montseny, la mère de l'IVG en Espagne repose à Saint-Cyprien

Publié le 14/01/2014

Federica Montseny avait fait légaliser l'avortement en Catalogne dès 1936... le projet ne sera appliqué que 50 ans plus tard.

Il y a 20 ans aujourd’hui, Federica Montseny s’éteignait à Toulouse. Cette anarcho-syndicaliste avait porté un projet de loi sur l’avortement en Espagne dès 1936…

L’Histoire a parfois de drôles de raccourcis. Et un goût amer. Alors que l’Espagne est en train de remettre sur le tapis l’interdiction de l’avortement, on célèbre aujourd’hui même les 20 ans de la mort de Federica Montseny. Vous ne connaissez sans doute pas cette héroïne de la République espagnole, aujourd’hui tombée dans l’oubli, qui repose pourtant au cimetière Saint-Cyprien. C’est le maire de Toulouse, Pierre Cohen, qui a convoqué sa mémoire, lors la cérémonie des vœux aux personnalités toulousaines, pour rappeler que la Ville rose où elle a terminé sa vie, est une terre d’hospitalité, d’engagement et de courage. Federica Montseny était une femme d’exception. Militante anarcho-syndicaliste, elle fut la première femme à devenir ministre en Espagne, sous la Seconde République espagnole, pendant la guerre civile déclenchée par l’armée. En charge de la Santé entre 1936 et 1937, la jeune ministre demande au docteur Félix Martí Ibáñez de rédiger le premier projet de loi en faveur de l’interruption volontaire de grossesse. Il publie la «Réforme eugénique de l’avortement», un décret rendant l’avortement sur demande, légal en Catalogne. Mais ce texte ne sera jamais appliqué. Il a été abandonné face à l’opposition de plusieurs ministres du gouvernement, pourtant de gauche. Federica ne restera que six mois à son ministère, contrainte de quitter ses responsabilités à la suite des événements de mai 1937. Le droit à l’avortement ne sera reconnu en Espagne que cinquante ans plus tard. Et ses autres projets pour les orphelins, les femmes enceintes ou les prostituées ne pourront être développés. Vinrent ensuite l’exil, les persécutions nazies et franquistes, la liberté surveillée jusqu’à la libération de la France en 1944. Federica ne sera jamais extradée et dirigera à Toulouse des périodiques anarchistes de la CNT. En 1977, la démocratie revenue, elle pourra enfin rentrer en Espagne. Sans jamais abandonner son combat politique. L’Histoire a parfois des amnésies coupables.

Le chiffre : 10 %

Toulousains > Origines espagnoles. Voilà longtemps que l’Espagne pousse en nous sa corne, comme disait Claude Nougaro. On estime à 10 % le nombre de personnes qui ont des ascendances ibériques dans la Ville rose.

L'icône toulousaine des républicains

Ce cliché de Marina Ginestà a été pris à l’été 36 sur la terrasse de l’hôtel Colon, à Barcelone, par le photographe Juan Guzmàn. La jeune femme, une Toulousaine à peine âgée de 17 ans, croit à la révolution. Elle a grandi jusqu’à l'âge de 11 ans dans la Ville rose avant que ses parents partent s’installer en Catalogne.

Avec cette photo, la jeune républicaine est devenue l’icône des républicains.

«On me dit que j’ai un regard orgueilleux. C’est possible. Nous nagions alors dans la mystique de la révolution prolétarienne et les images de Hollywood, de Greta Garbo et Gary Cooper», racontait-elle dans un entretien qu’elle a accordé à l’agence Efe en 2008. Marina vit les débuts exaltants de la IIe République, milite encore adolescente au Parti socialiste unifié de Catalogne (Psuc, affilié au parti communiste espagnol) et, se retrouve dans les rangs républicains où elle va travailler comme traductrice et journaliste.

Blessée à la fin de la guerre, elle a été soignée à Montpellier avant l’exil en République dominicaine, qu’elle devra fuir en 1946, poursuivie par le dictateur Rafael Trujillo. «Nous pensions que nous étions dans le bon camp, celui de la raison et que nous finirions par gagner la guerre, nous n’avions jamais imaginé que nous terminerions nos vies à l’étranger», disait-elle. Marina Ginestà est morte mardi dernier, à Paris, à l’âge de 94 ans.

Gilles-R. Souillés

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 19:17

Je ne connais pas vraiment ce romancier étasunien dont je lis le chef d’œuvre depuis plusieurs semaines : Et quelque fois j’ai comme une grande idée. Par le film, Vol au-dessus d’un nid de coucou, peut-être avez-vous approché son univers plein d’histoires. Je reprends celle ci-dessous, très courte qui me semble une parabole de l’histoire de la gauche, ce qui sans nul doute étonnerait l’auteur. La gauche pourrait être l’écureuil de l’histoire : elle ne sait pas s’adapter à la nouvelle situation imposée par le capitalisme alors qu’en tant que « gauche » elle aurait dû jouer le rôle inverse, rendre le capitalisme incapable de s’adapter à la situation créée par les progressistes ! Jean-Paul Damaggio

 

« Pour bien connaître une chose, il faut avoir confiance en tout ce que l'on sait déjà et en l'étendue de ce savoir, quels que soient les horizons vers lesquels il nous entraîne. Autrefois, j'avais un écureuil qui s'appelait Omar et qui vivait dans l'intimité cotonneuse et la pénombre moelleuse de notre vieux canapé vert ; Omar connaissait ce canapé ; il connaissait de l'intérieur ce sur quoi je me contentais de m'asseoir, et avait confiance en son savoir qui lui permettait de ne pas se faire écrabouiller par mon ignorance. Il a survécu jusqu'au jour où une couverture écossaise - que l'on avait étendue là pour camoufler l’usure - le désorienta au point qu'il perdit confiance en sa connaissance intime. Au lieu de s'évertuer à intégrer une couverture à l'organisation de son petit monde, il partit s'installer dans la gouttière à l'arrière de la maison où il mourut noyé à la première averse d'automne, sans doute en maudissant la fameuse couverture : au diable ce monde qui refuse de rester le même ! Qu'il aille au diable! »

Ken Kesey

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 19:16

Sur France 3 elle nous apprend qu’elle a une certain fraîcheur car elle achève sont deuxième mandat et qu’elle est cependant la plus jeune en politique.

Treize ans pour elle, vingt-cinq ans pour Garrigues et dix-sept ans pour Marie-Claude Bouyssi.

Ayant publié un livre sur les municipales, dont ses services se sont peut-être aidés pour faire le calcul, (si je suis sûr que Roland Garrigues l’a lu je doute pour elle) je me dois de faire une observation car il faut toujours comparer ce qui est comparable.

Au poste de maire :

Barèges : treize ans ; Garrigues : neuf ans et Bouyssi : 0.

Si elle est élue elle va dépasser Louis Delmas en longueur de mandat. Et elle nous dira la prochaine fois que si elle n’est plus la plus jeune, elle est la plus expérimentée…

 

Madame Barèges est en effet bien placée pour savoir que parmi les élus le maire est maître du jeu. Sa particularité qui a fait un peu sa force c’est qu’en effet, elle n’est pas passée par les marches ordinaires conduisant au pouvoir (conseiller, adjoint, maire puis député) mais dès le premier jour elle s’est retrouvée sur la plus haute marche devenant députée dans la foulée.

 Même si elle a précisé pour Garrigues son temps de conseiller et d’adjoint, le téléspectateur aura en effet retenu surtout qu’elle est la plus jeune. Sauf qu’elle a dû faire une restriction qui devrait l’interpeller : « sauf vous Monsieur Viaillon ». Et si ce tout jeune en politique venait, à son tour, troubler l’ordre des « grands » ? Non que je le vois en avril 2014, sur la plus haute marche (ni lui ni presque aucun membre du FN ne l’espère) mais ne va-t-il pas faire chuter Barèges ? En 2001 le candidat FN avait eu la surprise d’être au second tour mais il n’a pas pu garder ses voix qui tenaient à faire échouer la gauche. Le contexte est bien différent aujourd’hui et c’est à mes yeux l’énigme majeure du scrutin d’autant que le résultat ne dépend ni du nom du candidat ni de ses propositions. A suivre. JP Damaggio

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 15:52

Jaures-par-Pierre-Lariviere-blog.jpg

 

Le Montalbanais Verfeuil a été profondément marqué par l’assassinat de Jaurès qu’il raconte dans le premier chapitre de son roman, L’Apostolat, et que nous avons publié sur ce blog. Ici je l’imagine sans peine, en pleine guerre, penché sur sa feuille pour, par un poème, pleurer le disparu. Un texte aux tonalités religieuses. Verfeuil est resté un pacifiste et un grand bonhomme. Si lui tente de continuer Jaurès, modestement je tente de continuer Verfeuil. Jean-Paul Damaggio

 La brochure de quelques pages est éditée en 1917 à Paris à la Librairie d’Action et de la Ghilde « Les Forgerons » au 16 rue Monsieur le Prince ; le poème est décoré de trois dessins dont un portrait de Jean Jaurès par Pierre Larivière.

 

A JEAN JAURÈS

 

ILS l'ont tué. Ils l'ont, en un soir de démence

Ou d'infâme calcul, lâchement abattu.

O Lui qui fut le Verbe et qui fut l'Éloquence,

Et le son de sa voix à tout jamais s'est tu.

Ils l'ont tué. La guerre agitait à nos portes

Son spectre de douleurs, de haines et de sang.

Ils l'ont tué : la guerre, aussitôt surgissant,

Faisait s'entrechoquer les premières cohortes.

 

Un seul espoir restait : sa parole sublime,

Et sa douce énergie et son cœur généreux,

Son immense savoir, son âme magnanime,

Son exquise bonté propice aux malheureux.

 

Et tous nous attendions, angoissés et farouches,

Au seuil même du drame où sombrait l'univers,

Le mot qui fût sorti sûrement de sa bouche

Et nous eût délivrés de nos troubles amers.

 

Il nous eût indiqué d'un geste notre route ;

Il nous eût dit : « Amis, c'est là qu'est le Devoir »

Et c'était suffisant pour dissiper nos doutes

Et nous l'aurions suivi sans même le vouloir.

 

Il nous aurait donné le signal des révoltes :

« Nous ne sommes liés qu'avec l'Humanité

Et nous ne ferons pas vos sanglantes récoltes

Nous sommes pour la paix et la fraternité ! »

 

Ou bien, sous l'ouragan courbant nos faibles têtes,

Nous aurions attendu que le soleil revînt.

Il faut savoir laisser passer une tempête ;

Contre la foudre aveugle on lutterait en vain.

 

Mais, quel que soit, hélas ! son conseil ou son geste,

A la face du ciel, d'un grand cri surhumain,

Il eût clamé ces mots éperdus : « Je proteste !

Et vous, gouvernements, prenez garde à demain ! »

 

Oh non ! tu n'aurais pas légitimé la guerre,

Toi qui la combattis si vigoureusement !

Tu n'aurais pas absous les bandits de naguère ;

Le crime aurait reçu son juste châtiment.

 

 Oh non ! tu n'aurais pas prêché la guerre sainte

— Guerre dite du Droit et de la Liberté ! —

Il monte des charniers de trop lugubres plaintes

Et le nombre des morts encor n'est pas compté.

 

Non ! tu n'aurais pas dit : «Mourez ! c'est la dernière !

Vous luttez pour la Paix et pour l'Humanité ! »

Et si tu l'avais dit, prudemment, à l'arrière,

Tu ne te serais pas, un seul jour, abrité.

 

Surtout, tu n'aurais pas glorifié la haine,

Exalté le plus bas des sentiments humains,

Et les peuples trompés, qu'on tue et qu'on enchaîne,

A ta voix se seraient bientôt tendu la main.

 

Tu te serais dressé, suppliant et superbe,

Entre ces malheureux plus fous que des démons

« Aimez-vous ! Allemands, Français, Autrichiens,

Serbes Aimez-vous par dessus les fleuves et les monts !

 

« Aimez-vous par dessus les frontières factices,

Par dessus les patries, par dessus les tombeaux !

Ensemble, bâtissez la cité de Justice,

De la Paix, de l'Amour, du Bien-Être et du Beau / »

 

Et lorsque la plupart, regrettant leur furie,

Auraient voulu boucher la gueule des canons,

Ah non ! ce n'est pas toi qui, poussant aux tueries,

Impitoyablement eusses répondu: « Non ! »

 

Tu serais apparu, tel un autre Messie,

Aux yeux émerveillés des peuples repentants.

Le rameau d'olivier, c'était là ton hostie:

Il eût brisé le glaive aux mains des combattants !

 

Le rameau d'olivier, c'était le nouveau Signe

Par lequel nous aurions vaincu, derrière toi !

Hélas ! tes successeurs, tes disciples indignes,

Sans crainte et sans pudeur l'ont profané vingt fois !

 

Ils t'ont, pour des raisons qui sont peut-être infâmes,

Trahi comme jadis on a trahi Jésus ;

Ils ont vendu ton sang comme ils vendaient leur âme

Et ton saint évangile ils ne le prêchent plus.

 

Qu'importe ! Nous saurons conserver ta mémoire

Pure de toute tache et de tout abandon

Et ceux-là qui, sans nous, auraient terni ta gloire

Viendront, à deux genoux, te demander pardon !

Dors en paix, ô Jaurès, dans la terre albigeoise,

La vieille terre d'oc que brunit le soleil ;

Parmi tes paysans, parmi tes villageoises

Qui veillent pieusement sur ton dernier sommeil.

 

Dors en paix dans les fleurs, les fruits, les céréales ;

Parmi les blonds épis, parmi les grappes d'or ;

Dans le cadre ancien des choses familiales,

Grand parmi les vivants, vivant parmi les morts !

 

Dors en paix ! l’heure vient des moissons attendues.

Le grain que tu semas ; nous le récolterons.

Au milieu du sillon on te prit la charrue :

Nos sommes quelques-uns qui le continuerons.

 

Raoul Verfeuil

 

Ce poème a été réédité par le Bulletin de la société de études jaurésiennes  janvier mars 1971 avec cette petite bio

Raoul Verfeuil s'appelait, de son vrai nom, Lamolinairie. Né en 1887, employé aux P.T.T., socialiste, il milita d'abord dans le Tarn-et-Garonne, puis dans la Fédération de la Seine. Proche de Jean Longuet, il entra à la Commission administrative permanente comme minoritaire, en décembre 1916. Resté anti-zimmerwaldien, son choix à Tours pour la S.F.I.O. relève des ambiguïtés du con- grès. Il sera exclu du parti en septembre 1922, sur demande de l'Exécutif de l'Internationale et de la gauche de sa fédération. Son poème parut aux édition de la Ghilde des Forgerons au cours du troisième trimestre de l'année 1917.

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 15:50

Pierre Cohen maire PS, dans la tourmente

En 2008, face à la montée en puissance de Sarkozy, l'union autour de Pierre Cohen avait été large même si LCR et AMP présentèrent leur liste.

Aujourd'hui avec la descente aux enfers de Hollande seul le PCF se retrouve derrière le maire au premier tour. Au cours de son mandat Cohen n'a pas su gérer les diversités politiques de sa liste et il se retrouve donc avec, contre lui, quatre listes issues de ses rangs. La liste Front de Gauche sans le PCF est conduite par un conseiller municipal sortant, Sellin.

Du côté écolo Antoine Maurice et Michèle Bleuse conduisent leur liste.

Elisabeth Belaubre,actuelle troisième adjointe de Pierre Cohen et transfuge d’EE-LV vise aussi le vote vert sous l’étiquette du «Rassemblement Citoyen» cher à Corinne Lepage. J'imagine qu'il s'agit aussi de préparer les Européennes.

Même s'il est congé de son parti, le sénateur PRG Jean-Pierre Plancade veut aussi tenter sa chance sur l'aile radicale. J'admire l'astuce du PRG de Toulouse qui a réussi à faire élire la dernière fois, deux sénateurs, un dans la liste avec le PS, et un dans la liste contre le PS ! Astuce utilisée aussi dans le Gers car le PRG sait jongler…

Une liste LO viendrait utilement compléter le tableau…

 Jean-Luc Moudenc dans l'espérance

Président de l'UMP 31 Moudenc espérait faire l'union autour de lui dès le premier tour mais lui aussi a des soucis avec une liste Christine de Veyrac de l'UDI.

 Le FN viendra-t-il troubler l'élection ?

Jamais le FN n'a réussi à présenter de liste à Toulouse et Serge Laroze doit sans doute ramer pour trouver les candidats. Les voix ne manqueraient pas mais faut-il encore pouvoir aller les chercher !

 Dans tous les cas nous savons déjà que c'est l'explosion municipale à Toulouse, ville qui s'était distinguée en 2001 avec la liste Motivé-e-s.

Jean-Paul Damaggio

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 20:19

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 Le Consulat d’Espagne est dans une petite rue à Toulouse et voilà que le 8 janvier elle était bloquée des deux côtés. Une occupation des lieux aurait incité à cette mesure de sécurité car ne l’oublions pas « le Consulat c’est comme être en territoire espagnol » nous dit fièrement une membre des forces de l’ordre.

Bon, à midi, tout d’un coup la voie est libre et la manifestation peut se rassembler devant le modeste bâtiment. Une manifestation à l’initiative du Planning Familial 31 et d’un groupe de femmes qui a demandé aux quelques éléments politiques de ranger leurs drapeaux pour éviter toute récupération. Même la CNT s’est exécutée et les pancartes étaient donc aussi diverses et variées que possible, manuscrites le plus souvent, pour dire que le droit à l’avortement devait être défendu en Espagne comme ailleurs.

Moment de fraternité et de solidarité qui échappa à une dame que j’ai entendue sur un trottoir : « Quel poids peut avoir sur le gouvernement espagnol une manifestation à Toulouse ! » Et les Espagnoles qui vont devoir venir avorter en France, quand elles en auront les moyens, quel poids elles auront sur le gouvernement français ? L’égoïsme gagne du terrain…

En effet après la présence devant le Consulat la manifestation, par la rue de Metz puis Alsace Lorraine, a parcouru un peu la ville, suscitant donc quelques interrogations. Le responsable de la police portable collé à l’oreille indique : « 200 personnes rue de Metz ». En fait la manif a rassemblé 500 personnes, ce qui est à la fois peu et beaucoup : peu quand on mesure l’enjeu ; beaucoup quand on sait que l’information a été réduite. J-P Damaggio

 

La présentation de la manif

Rassemblement avortement en Espagne et ailleurs !

Pour un AVORTEMENT libre et gratuit partout pour toutes et Sans conditions.

Mercredi 8 janvier à 12h devant le consulat d'Espagne (rue Sainte Anne)

Le gouvernement espagnol s'apprête à faire voter une loi interdisant l'avortement excepté en cas de viol après dépôt de plainte, ou en cas de danger pour les femmes. Ce danger doit être expertisé par deux médecins indépendants du lieu ou aura lieu l'avortement. La loi actuelle requiert l'avis d'un seul médecin qui peut être celui qui pratiquera l'avortement jusqu'à 14 semaines, et l'avis d'un psychiatre jusqu'à 22 semaines.

Ceci est inacceptable, une fois de plus on légifère sur le ventre des femmes. Nous sommes solidaires de nos camarades espagnoles car nous pensons que les femmes doivent pouvoir disposer seules de leurs corps. Nous exigeons le retrait de ce projet de loi aux conséquences désastreuses ; seules les femmes qui en auront les moyens pourront se payer un avortement, les autres seront condamnées à avorter par leurs propres moyens ou à garder le produit d'une grossesse non désirée avec les conséquences sanitaires, psychologiques, économiques que l'on sait.

Ce projet de loi aura aussi un retentissement sur les femmes en France car la loi ne permet d'avorter que dans un délai de 12 semaines. Les femmes ayant dépassé ce délai ne pourront plus aller avorter en Espagne comme c'est le cas actuellement.

Même si en France l'avortement est toujours autorisé, son accès est de plus en plus difficile du fait des choix politiques en matière de santé, de la complexité de la procédure et de l'existence d'un délai. Nous pensons qu'au delà de la nécessaire solidarité avec nos camarades espagnoles, nous devons nous battre ici aussi . Nous ne voulons plus que nos vies soient régies par des experts, des lois ou qui que ce soit. Nous entendons disposer de nos corps comme nous le voulons.

Suite à une manifestation , trois camarades espagnoles ont été arrêtées et sont accusées de résistance, désobéissance à la loi et d'atteinte à personne dépositaire de l'autorité. Nous exigeons leur libération immédiate et l'arrêt des poursuites.

Appel à rassemblement le mercredi 8 janvier à 12h devant le consulat d'Espagne (rue Sainte Anne) pour un avortement libre et gratuit partout pour toutes et sans conditions

Des féministes solidaires


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Published by éditions la brochure - dans féminisme
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