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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 14:23

On nous reproche d’avoir des messages trop longs. Nos moyens ne nous permettent pas d’inclure dans le blog comme nous le souhaiterions, des accès directs à des fichiers PDF, or il est des doucement qu’il nous paraît injuste de tronquer. Après les deux autres groupes voici donc la parole aux écologistes. JPD

LGV : La parole au Front de Gauche

LGV : La parole à l’UMP

 

Assemblée plénière Conseil régional Midi-Pyrénées 28 février 2011

Intervention de François Simon (EELV)

Monsieur le Président. Chers collègues.

Il est bien difficile en quelques minutes d'être exhaustif et complet, de plus avec parfois l'écueil d'être trop technique. Tentons tout de même ce challenge.

Je tiens tout d'abord à vous remercier Monsieur le Président ainsi que les services de la Région, qui nous ont fourni sans rechigner un certain nombre de documents que nous avions demandé le 21 Février, afin de conforter notre analyse sur le vote de ce jour.

Mais tout d'abord, au sujet du Schéma National des Infrastructures de Transports, et sans reprendre l'intervention de Guillaume Cros. je tiens à m'inscrire dans la continuité de ce débat.

Optimiser le système de transport existant pour limiter la création de nouvelles infrastructures, améliorer les performances du système de transport dans la desserte des territoires, améliorer les performances énergétiques du système de transport, réduire l'empreinte écologique environnementale des infrastructures et équipements de transport....mais cela ressemble à s'y perdre à notre plaidoyer pour une politique de TGV sur les lignes existantes... Et nous devrions nous en féliciter !

Sauf que.... Je reviendrai plus loin sur le projet de ligne LGV. Parler de Toulouse-Narbonne, de la ligne POLT, bien sûr, mais qui sera en capacité de le financer ?

Il y a dans cette délibération un argumentaire pathétique lorsqu'elle stigmatise la dénomination « sous réseau structurant régional » tel que le SNIT dénomme les voies ferroviaires nationales hors LGV. Rappelons-nous ce que l'État a fait des routes nationales au détriment des structures autoroutières aujourd'hui privatisées. Ce qu'il a fait sur la route, qui peut croire qu'il ne le fera pas sur le rail ?

Aussi, croire aujourd'hui que le financement croisé des lignes LGV, privé, public, Etat; collectivités, permettra demain que cela bénéficie « aux trains classiques de voyageurs et de marchandises » est d'un angélisme, qui ferait croire aux vœux pieux.

Un seul exemple, inscrire dans le même rapport tout à la fois la construction d'une ligne LGV Poitiers-Limoges, le développement de la ligne Toulouse-Limoges-Orléans-Paris, ainsi que le lien ferroviaire de Cahors vers Limoges pour bénéficier de la LGV, est du domaine du miracle s'il faut continuer à se référer à un vocable religieux. Tout le débat sur cette ligne n'a aucun sens si l'on ne tient pas compte du renoncement actuel à redynamiser la ligne POLT.

Pour conclure sur ce rapport, je partage totalement la demande « d'un chiffrage réaliste, de précision des modalités de leur financement, et que l'Etat doit apporter les garanties de ce financement ».

Ce sera du reste une très belle transition sur notre demande de transparence.

Nous avons fait une demande de documents sur les prévisions budgétaires à 10 ans et sur la rentabilité future. Vous nous avez signifié que cela était de fait difficile Acceptons le. Rappelons seulement que seulement 20% des lignes existantes sont aujourd'hui rentables.

Vous nous avez rappelé le protocole d'accord si la Déclaration d'Utilité Publique (DUP) sur Bordeaux-Toulouse ne se fait pas en 2014 : retenue de 30% voire de 40% sur les versements à RFF ... sauf que les intérêts, les frais calculés selon l'article L313-2 du code monétaire et financier, seront intégralement à la charge des collectivités territoriales de Midi-Pyrénées.

Mais pour nous, le plus grave concerne le contrat de concession et la clause de confidentialité alors que page 23, l'explication du « concours du concédant », c'est-à-dire le versement de RFF à Vinci, fait référence à l'article 25 de la concession RFF-Vinci. De deux choses l'une, soit la référence à l'article 25 nous importe et nous devons avoir ce contrat, soit les droits des élus à délibérer en toute connaissance des dossiers sont bafoués. Nous exprimons aujourd'hui notre réserve sur la validité de nos votes au regard de cette situation. Dans d'autres régions, d'autres départements, ce point fait débat.

Et Henri Emmanuelli, le 04 Février, déclare ne pas vouloir signer sans comprendre, remettant en cause les provisions excessives de RFF et le retour sur investissement attendu par Vinci de 15% !En tout état de cause, l'article L4132-17 des collectivités territoriales n'autorise aucune clause de confidentialité opposable aux élus avant toute délibération, n'en déplaise aux laudateurs des PPP et de la protection des secrets industriels.

C'est dire la nécessité d'avoir les éléments de ce contrat avant d'engager notre collectivité.

Questions à l’ensemble des élu-e-s

Dans nos assemblées, certaines et certains sont également élu-e-s de, Communautés d'agglomération, de communautés urbaines de départements, je m'adresse à elles et eux. Leur engagement ce jour, leur engagement demain amènerait leurs collectivités à s'engager dans une spirale inflationniste, parfois dans des collectivités aux équilibres budgétaires bien plus fragiles que notre région.

Je rappelle entre autre que huit départements sont sollicités pour la même somme que la région soit 102.4 ME en euros constant Juillet 2009.

En Poitou-Charentes, Ségolène Royal a déclaré qu'elle n'accepterait un financement de la région que sous forme de prêt à l'Etat, et dans le cadre actuel, refuse le financement demandé.

L'Etat, aux abois, vient de signifier qu'il accepterait de financer 10% des « manquements des collectivité », selon la dernière commission sectorielle de notre région. Serions-nous dans les 90%, acceptant le joug et le désengagement de l'Etat ?

Un projet mal ficelé

Dans notre rapport page 11 il est écrit : il vous est demandé d'accepter que la Région participe ...pour la construction de la ligne Tours-Bordeaux soit 102 millions d'euros aux conditions de Juillet 2009. Cette contribution ne saurait être majorée par d'éventuels sur coûts du projet, à l'exception de ceux liés à l'actualisation des conditions économiques. »

Ne revenons pas sur l'éventuel dérapage de l'augmentation des coûts. Je me contenterai de rappeler l'exemple du projet de LGV sur Toulouse-Bordeaux où le coût au kilomètre vient de passer de 5 à 20 Millions d'euros au km.

Mais revenons sur l'actualisation des conditions économiques. Tous les calculs sont basés sur une valeur de référence « l'euro constant Juillet 2009 ».

Ainsi, à la page 26, la contribution de RFF le 12 Mai 2010, est calculée par son CA à 2010 Millions Euros pour une valeur « juillet 2009 » de 1760 M euros soit une augmentation de 14.2% en 11 mois.

Autre exemple : le financement de fonds de solidarité territoriale est passé de 24 ME à 30 ME entre Juillet 2009 et Mars 2011 soit une augmentation de 25%. Au passage, notons que la Région Midi-Pyrénées, le Conseil Général de Haute-Garonne et la OUT de Toulouse font partie de ce fonds de solidarité, de la délibération de ce jour.

14% en 11 mois, 25% en 20 mois ! Est-ce dû à l'augmentation des prix des matières premières, de l'acier, de la parité euro-dollar, si important pour les matières premières incluses dans les matériaux de construction ? Est-ce le mauvais choix d'un coefficient k du contrat de concession (page 75 de notre rapport) ? Toujours est-il qu'un dérapage de plus d'un pour cent par mois, sur une clef de répartition calculée en pourcentage, est un facteur extrêmement négatif pour l'équilibre financier de notre, je dirais de nos collectivités. A ce rythme, le coût final sera plus que doublé, voire triplé.

Pendant ce temps là, le partenariat se porte bien pour le concessionnaire. Lors de mes interventions précédentes, je vous avais expliqué, en quoi, élu de gauche, je ne pouvais comprendre que nous puissions accepter qu'une multinationale puisse bénéficier d'une concession de 50 ans, au mépris de la loi Sapin, ce qui lui permettra d'encaisser un droit de péage pour tout train circulant sur cette voie, alors qu'elle n'aura payé que 29% de l'investissement. Je rappelle que les collectivités publiques et l'Europe paieront 44,62°,10, Je souligne également que les collectivités régionales devront elles aussi payer ce droit de péage au concessionnaire. Et bien, je le reconnais. Je me suis trompé. Le concessionnaire s'engagera en fait pour bien moins car il pourra bénéficier du plan de relance du 2 Février 2009. La Caisse des Dépôts et Consignations, sur demande de l'Etat, pourra garantir le concessionnaire, ce qui aboutira à ce que celui-ci s'engagera sur ses fonds propres pour à peine 5%. 5% pour cinquante ans de concession, élu de gauche, je cherche la justification la logique d'un tel accord.

Inflation du projet, injustice du PPP, désengagement de l'Etat, 21 collectivités de notre région assujetties à financer ce qui n'est pas de leur compétence, quand arrêterons de subir ? Tout ce que nous financerons sera de fait ce que nous ne pourrons financer dans le cadre légal de nos compétences.

Un projet trop coûteux

Ce projet est coûteux, plus de 20 Milliards d'euros annoncés pour le projet global, plus de 8 Milliards pour Tours-Bordeaux, avec un coût du km de 20 millions d'euros. sans tenir compte des surcoûts et de l'actualisation des conditions économiques. Quitte à enfoncer le clou. la participation des collectivités territoriales sur Tours-Bordeaux. à la base de 1476 millions d'euros 2009 a déjà augmenté de 369 millions d'euros.

Le prix du billet pour les voyageurs est amené à augmenter de 25 à 30°/e.

L'Etat a des difficultés financières. Les collectivités sont mises en danger par les réformes imposées par l'Etat. Nous ne cessons de le dénoncer ici même. Le partenariat Public-Privé est un cadeau invraisemblable au concessionnaire avec la participation de l'Etat dans le cadre du plan de relance.

Ce que nous proposons, c'est que la CDC contractualise avec RFF, les collectivités et l'Etat pour permettre un réaménagement des lignes existantes et sans utiliser le PPP. Des milliards seront économisés, le service public conservé, la justice sociale conservée. Certes quelques minutes s'envoleront mais certainement pas à partir des chiffres de ce rapport. n'existe à ce jour aucun train mettant 5 heures entre Toulouse et Paris mais 5h 20. 11 n'y aura aucun train qui le ferait en 3 heures puisque le temps minimal sera de 3 heures 7....sans arrêt entre Toulouse et Paris même à Bordeaux !

Relier Paris et Toulouse en moins de quatre heures est possible de façon raisonnable. A titre d'exemple le choix entre LGV et réaménagement des voies pour le TGV entre Toulouse et Bordeaux, économisera plus de 4 milliards d'euros pour une différence d'environ 30 minutes. Cher de la seconde.

De façon préventive, « le mur compétitif » des trois heures qui ne sera de toute façon jamais atteint n'existe pas. Pais-Montpellier ne cesse de se développer avec un TGV sur les voix existantes à partir de Valence. L'Etat n'a aucun moyen de financer un deuxième aéroport. sans oublier les difficultés de Notre Dame des Landes.

Un projet écologiquement et socialement inapproprié

Comme l'a dit Guillaume Cros, ce projet est inapproprié écologiquement et socialement.

La responsable de RFF repose la question de la vitesse et la dépense énergétique. Guillaume Pépy insiste sur la non rentabilité des lignes LGV et de l'importance économique et sociale des trains du quotidien. Faut-il privilégier 10 à 15 % d'une population pour quelques voyages dans l'année ou consacrer nos moyens pour les 90% qui utilisent les lignes nationales épisodiquement et les trains régionaux quotidiennemnt ?

Les études existantes montrent le peu d'impact et de retombées sur un territoire traversé OU frôlé par des lignes LGV...sauf éventuellement aux métropoles de départ et d'arrivée, soit les communautés urbaines de Toulouse et Bordeaux. En tant qu'institution régionales est-ce bien raisonnable d'accentuer ce déséquilibre ? N'avons-nous pas collectivement, régions, départements, villes y compris Toulouse à bâtir un territoire équilibré ?

Conclusion

Je comprends la difficulté à renoncer à un projet plébiscité       y a quelques années. Je comprends la difficulté à renoncer à des principes économiques aujourd'hui obsolètes. Je comprends la difficulté à appréhender la nécessité de repenser des logiques autres du développement, des déplacements, de l'attractivité, des ressources tant financières qu'énergétiques. Je conçois qu'il est difficile de renoncer à s'engouffrer coûte que coûte au mythe du progrès et de la vitesse sans limite. Mais aujourd'hui, une bonne gestion, une bonne vision doit accepter cette relecture du monde. Sans colère, sans menace, nous disons stop, le développement, l'avenir, les liens avec Paris ou Barcelone, ne sont pas assujettis à 30 minutes. Le monde change et l'excellence n'est pas la rapidité et le flux tendu.

Nous vous demandons de ne pas voter cette convention. Elle est trop sujette à de futurs déboires. Ensemble construisons l'avenir.

 

(Traduction pratique : les 15 élus EELV ont voté contre la convention de financement)

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 13:17

Après 180 ans de stabilité phénoménale (seulement quelques cantons créés en plus au cours des ans) nous vivons les dernières cantonales de l’histoire de France. Je pensais que le débat ferait rage sur le sujet mais nos grands médias ne connaissent plus que la présidentielle. Donc nous en sommes contraints à analyser quelques miettes. L’information la plus claire est celle du dépliant de campagne de Sylvia Pinel qui indique, pour le Tarn-et-Garonne, qu’après 30 conseillers généraux et sept conseillers régionaux, le Tarn et Garonne tombe à 23 conseillers territoriaux (j’avais lu 24 mais il y a eu hésitation sur ce nombre). Donc de 37 on passe à 23 et non à 18 si le projet de Sarkozy (une diminution de 50%) avait été appliqué tel quel.

Voici les critiques entendues qui me paraissent mal placées :

- des élus plus éloignés des citoyens ? Qui connaît les sept conseillers régionaux du Tarn et Garonne ? Le système qui a été retenu du super-canton permet le maintien du système élection cantonale qui est la base du système cher aux sénateurs. Et le conseiller général est d’autant plus prêt des citoyens que les dernières régionales ont démontré comment les nécessités de la parité ont envoyé en Haute-Garonne deux candidats du Tarn-et-Garonne et vice versa. Je n’en défends pas pour autant ce système mais la critique n’est pas sur la distance aux citoyens.

- des élus moins nombreux ? Il faudrait avoir le tableau national comparatif entre le nombre de postes et le nombre d’élus. Avec le cumul des mandats, le nombre d’élus est sans doute beaucoup plus réduit que le nombre de postes. Ce n’est pas parce qu’on passe de 37 à 23 qu’il y aura moins d’élus !!! Il y a moins de postes à pourvoir, ça c’est sûr, mais pour réduire le nombre d’élus il faudrait en venir à la limitation à UN mandat.

- une plus grande charge de travail ? Là aussi l’argument ne tient pas. Au sein du Conseil général il y a deux types d’élus : ceux qui sont vice-présidents, présidents de commission et qui ont une charge de travail importante, et ceux qui sont de simples conseillers qui travaillent surtout par ailleurs, dans leur mairie, ou leur intercommunalité. En Tarn-et-Garonne ils sont rares à n’avoir que le mandat de Conseiller général. Quand on s’appelle Martin Malvy et qu’on peut être à la fois Président du Conseil régional et président d’une intercommunalité ou comme Monsieur Fillon, Premier ministre et président d’une intercommunalité comment ne pas être à la fois gestionnaire du département et de la région dans le cadre d’une complémentarité de compétences ? Je n’évoque pas les présidences que les élus occupent en dehors de leurs mandats.

- il n’y aura plus de compétence facultative ? En conséquence ni les Conseils généraux ni les Conseils régionaux ne pourront financer la ligne LGV !!! Et pour le reste, il y aura des échanges prévisibles entre Régions et Départements car contrairement à quelques discours, il ne s’agit pas d’éliminer les départements mais de les réinscrire dans une hiérarchie des pouvoirs. Ils vont être beaucoup plus sous le contrôle des régions, comme les communes et intercommunalités sont passées sous le contrôle des départements. C’est sûr, il s’agit d’une recentralisation pour le cas où la décentralisation n’aurait pas été un mot creux signifiant surtout déconcentration.

- il y aura une représentation plus citadine ? Le Sénat donne une image très déformée de la France et il était temps que le pays soit redécoupé pour rendre la représentation plus équitable.

 

Voici les critiques entendues qui me paraissent plus fondamentales :

- il y aura sous représentation des femmes ? Pas de surprise : depuis toujours le Sénat (pilier de la réforme) a eu pour fonction de réduire la représentation des femmes ! De Gaulle a été obligé d’accorder le droit de vote aux femmes par décret car, en 1945, le Sénat aurait continué de refuser cette évolution ! Mais, comme toujours avec la question féminine, elle est révélatrice d’un recul démocratique plus vaste ! Supposons que le Conseil régional soit demain à l’image du Conseil général du Tarn-et-Garonne : plus d’écologistes, de Front de Gauche et à peine une infinie minorité représentant la droite (le NPA et le FN seront encore plus exclus). Catastrophique !!! C’est malheureusement l’orientation qui s’annonce.

- il y aura recul de la démocratie ? Ce recul ne tiendra pas à l’éloignement des élus, ni au découpage en perspective du territoire, mais au recul de la proportionnelle qui, pas plus que les autres modes de scrutin n’est l’idéal, mais, comme pour les municipales, il faudrait trouver une combinaison des deux systèmes.

- d’où le point rarement évoqué qui concerne l’évolution des municipales : la proportionnelle va être appliqué dès les communes de 500 habitants pour démocratiser les intercommunalités. En conséquence la représentation féminine va s’amplifier dans les communes mais diminuer dans les institutions supérieures. C’est la confirmation d’une mutation de la démocratie : d’un côté les tâches d’exécution et de l’autre celles de conception. Autrefois, toutes les collectivités territoriales étaient « maîtres » de leur territoire. L’évolution économique a rendu caduque cette gestion mais comment éviter une coupure profonde entre la base et le sommet ?

Que proposer ?

Comme pour la taxe professionnelle tout le monde s’accorde à dire qu’il fallait réformer les collectivités territoriales mais la critique des projets s’accompagne rarement de contre-propositions. Que changeront les élections de 2012, si la gauche gagne ? Je demande à voir…

12-03-2011 Jean-Paul Damaggio

 

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 13:13

Pour le Front de Gauche, juste après Sylvia Pinel du PRG, Françoise Tardin et Michel Bonnet ont animé une réunion pour les cantonales à Bénis. Après le discours des promesses, nous avons eu un discours pédagogique sur la façon dont s’organise notre monde, du Traité de Lisbonne à la fermeture de la poste le lundi matin à Castelsarrasin. Un discours plus difficile à présenter car, en même temps que le monde se globalise, les féodalités locales encouragent le localisme, et les citoyens, souhaitant des réponses simples et rapides aux problèmes de plus en plus cruciaux qui se posent à eux, perdent de vue le cheminement des décisions.

Or le monde agricole, présent à la réunion, sait très bien qu’une virgule changée à Bruxelles, c’est parfois des milliers d’agriculteurs en moins.

Ce qui est vrai pour l’agriculture, l’est aussi dans bien des domaines. D’où la question de la LGV qui devrait nous transporter sans coup férir dans cet univers mondialisé.

Dans le Front de Gauche les positions peuvent varier sur ce sujet. A la réunion de Castelsarrasin les informations fournies, les positions prises dénotent une évolution intéressante à mes yeux.

Bordeaux-Tours est le laboratoire de Bordeaux-Toulouse et le choix du PPP pour la construction de Bordeaux-Tours est le point de départ d’une réflexion importante. Il a par exemple été démontré, après étude, que le PPP choisi par le Conseil général du Tarn-et-Garonne pour construire le pont de Verdun, privait le département de l’équivalent d’un autre pont ! Pour ce pont, c’est une location-vente et l’argent récupéré (devinez par qui ? mais oui par Vinci !) permettrait donc d’en construire un autre. Les collectivités publiques en se défaussant sur le privé gaspillent parfois l’argent public ! Il est facile de comprendre que pour une LGV de huit milliards le gaspillage est d’autant plus grand !

Un autre élément a été évoqué à propos de la réunion tenue à Lacourt Saint-Pierre par la nouvelle association « Non à la LGV ». Sur ce point, j’ai rappelé que la démarche ne consiste pas à opposer ceux qui luttent surtout pour un autre tracé et ceux qui luttent contre la LGV elle-même, mais qu’il y a deux points de départ différents : soit on pense que la LGV est inévitable et alors il est normal de lutter pour en modifier le tracé, soit on pense qu’elle est évitable et alors il est normal de lutter pour en dénoncer les fondements.

Donc il est important de bien saisir le calendrier de la LGV Bordeaux-Toulouse qui seul permet de choisir entre les deux points de départ.

Fin 2011, le tracé serait fixé, puis fin 2013 la déclaration d’utilité publique intervient suite à un débat. Pour les deux laboratoires précédents (Bordeaux-Tours et Le Mans-Rennes) entre la signature de la DUP et la signature suite à l’appel d’offres, il y a eu quatre ans. D’ici là où en sera le monde ? Nous ne disons pas que l’incertitude actuelle doit bloquer tout projet, mais la certitude affichée (oui la LGV va se faire) devrait être tempérée par les autorités laissant à chacun le temps de réfléchir sur le fond, ce qui n’a jamais été le cas.

Plusieurs autres débats utiles ont eu lieu : entre la rénovation de la Promenade et la création d’un centre de loisirs, la mairie de Castelsarrasin a préféré la première option. Ainsi le village de Garganvillar a un centre de loisirs pour les enfants… mais pas la sous-préfecture. La défense de l’hôpital ne peut pas être un thème d’effet de tribune, mais une action au quotidien car la question est cruciale. Comment prétendre créer une intercommunalité de 40 000 habitants et laisser partir petit à petit l’hôpital de Moissac ? Quant à la piscine que Monsieur Empociello envisageait d’abord entre Moissac et Castelsarrasin, voilà qu’il propose de couvrir celle de Saint-Nicolas ! Les débats citoyens sont trop rares…

Un point sur lequel je ne suis pas d'accord avec elle : elle compte quatre candidats de gauche et moi trois. La veille le discours élogieux de Bernard Dagen opposé à la gauche depuis 24 ans sur Castelsarrasin, en faveur de Sylvia Pinel, m'a convaincu que cette candidate est "ailleurs" : ni à gauche, ni à droite, ni au centre, simplement "'ailleurs".

13-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 13:09

 

En bon représentant de commerce, Martin Malvy s’efforce de convaincre les Conseils généraux, de payer la LGV Tours-Bordeaux. Pour le Lot il fait rêver au « barreau » Limoges-Poitiers ! C’est de l’indécence si je puis me permettre ! Pour le moment, la région finance les études du GPSO depuis des années, et le barreau Limoges-Poitiers est dans le GPSO, donc il finance déjà les études !

Deuxième point : il faudra changer à Limoges et pourquoi pas à Poitiers et le temps de trajet c'est bidonné que ça n'en peut plus ! Et cet effort pour Limoges-Poitiers c’est la condam-nation encore plus ferme d’un POLT que l’on prétend défendre !

Par ailleurs à Montauban, dont on dit qu’on sera à trois heures de Paris, on prétend que les gens de Cahors viendront à cette gare pour être à 3 heures et demi de Paris !

Quant au nord du Lot quel train s'arrêtera à Souillac pour aller direct à Paris en passant par Poitiers ?

Tout est possible, tout et le contraire de tout !

Pendant un temps, Malvy avait ridiculisé le projet Limoges-Poitiers, mais voilà qu’il vole au secours du projet. Il faudrait qu’il écoute un peu les habitants du secteur Limoges-Poitiers et Ségolène Royal qui sur ce point est farouchement opposé à cette folie.

Tout ceci jusqu’au prochain rebondissement… 14-02-2011 Jean-Paul Damaggio

 

Publié le 14/03/2011 La Dépêche du Midi J-R.Lavergne

Cahors à 4 heures de Paris ? (cliquer sur le titre pour avoir le lien)

Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, se dit prêt à s'engager à participer au financement des études de la LGV Limoges-Poitiers. Une liaison qui permettrait de rapprocher Cahors de la capitale.

Une ligne grande vitesse doit relier Limoges à Poitiers à l'horizon 2018-2020 pour une connexion TGV rapide sur Paris. Ce projet concerne à l'évidence aussi la frange nord de la région Midi-Pyrénées et par conséquence tout le Nord du Lot.

Cette nouvelle infrastructure ferroviaire permettra de mettre Limoges à 2 heures de Paris, Brive à 3 heures et c'est bien là où se situe un vif et réel intérêt pour tous les voyageurs du Nord du département qui eux aussi gagneront une bonne heure quand ils « monteront » sur Paris. Cahors sera à 4 heures de la capitale au lieu de 5 heures aujourd'hui. « On ne peut pas continuer à avoir Cahors à plus de 5 heures de Paris », s'insurge Martin Malvy le président de la région Midi-Pyrénées avant d'ajouter : « Les voyageurs du Nord du Lot mais aussi de l'Aveyron verront la durée de leur trajet sensiblement diminuer avec cette nouvelle ligne à grande vitesse. C'est une réalisation peut-être à plus long terme que celle du Bordeaux-Tours, mais cette liaison à grande vitesse Limoges-Poitiers est importante pour nous ».

Financer les études

Ce projet apparaît pour la région Midi-Pyrénées comme un nouvel atout de désenclavement majeur comme a pu être perçu le nouvel aéroport de Brive-Souillac Vallée de la Dordogne. Les barrières géographiques et administratives perdant de leur sens et de leur signification quand il s'agit d'aménager le territoire. « Nous sommes prêts à nous engager et à participer au financement des études de cette LGV, ce projet nous concerne aussi », explique Martin Malvy.

Maintenant pour aller de Cahors à Paris en 4 petites heures, il va falloir patienter un peu. Aussi en début de semaine Martin Malvy et ses collègues présidents de la région Limousin et de la région Centre ont rencontré le patron de la SNCF Guillaume Pépy. « On ne va pas attendre la LGV pour que des améliorations soient réalisées sur le POLT (Paris-Orléans-Limoges-Poitiers) », précise Martin Malvy. Une ligne fréquentée par des milliers de passagers chaque jour

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 10:38

Altersechos.jpg

Vaste dossier, varié et aux articles complémentaires. Le pari d’Alters Echos est une fois de plus réalisé. Interroger la vitesse avec Jean-Luc Coudray, interroger la démocratie avec Simon Charbonneau, interroger l’environnement avec Philippe Barbedienne, interroger l’économie avec Julien Milanesi, interroger le centralisme avec Guilhèm Latrubesse, interroger les luttes contre la LGV avec Limoges-Poitiers, Pays-Basque, la ligne POLT et le Collectif Val de Garonne (moi-même), c’est un voyage au long cours.

L’article de l’ami Jean Falco donne une autre approche en usant du point d’interrogation que j’ai abandonné depuis longtemps : « La priorité au rail passe-t-elle par une nouvelle LGV Toulouse-Paris ? » La priorité au rail nécessite la fin des projets de LGV.

La majorité des auteurs d’articles (Milanesi, Charbonneau, Limoges-Poitiers et Val de Garonne) avaient été rassemblés à Toulouse en juin 2010 grâce aux Amis de La Terre mais sans grand succès. La prise de conscience a-t-elle évolué depuis ?

Je pense que oui et c’est visible à divers signes, dont le comportement des élus.

Car j’ai un regret tout de même en lisant ce dossier, et l’article de Jean Falco le symbolise. Des centaines d’élus sont au cœur de ce projet (en sont les responsables) et on est en droit de les interroger : que font-ils à la Région, au Département, dans les Communautés de communes ou d’agglomération ? Jean Falco siège à la Communauté d’agglomération d’Auch et il a été obligé de prendre position : oui ou non au financement par cette collectivité du tronçon Tours-Bordeaux ? Nous n’aurons pas la réponse.

Avec un dossier on risque toujours les répétitions. Je pointe par exemple le coût au kilomètre d’un LGV : 20 millions d’euros indique Julien Milanesi (info RFF pour Bordeaux-Toulouse), 22 millions indique Jean Falco avec le cas de Bordeaux-Tours (il divise l’investissement par le nombre de kilomètres) mais en fait avec ce même tronçon, c’est 27 millions car Jean Falco a pris en compte la dépense côté collectivités publiques et non la dépense totale avec la part de Vinci. Quant au dessin qui évoque le budget exceptionnel de 30 millions d’euros (il reprend un chiffre que je donne) j’espère qu’il n’induira pas en erreur, en laissant croire que c’est le prix de la LGV : 30 millions d’euros c’est l’impôt nouveau qui en 2011 sera ponctionné aux habitants de Midi-Pyrénées quand ils passeront à la pompe à essence et c’est pour toutes les années à venir avec les augmentations qui vont s’en suivre… Cette recette paie pour le moment une partie de Bordeaux-Tours mais est largement inférieure à la dépense pour Bordeaux-Toulouse et le reste.

Alters Echos est au journal auquel j’ai participé dès sa fondation puis que j’ai abandonné en abandonnant tout engagement politique actif. Vous pouvez le retrouver sur :

www.altersechos.over-blog-blog.com

contact : altersechos@yahoo.fr

12-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 10:33

 

LGV-benis-2.jpgBenis 1 

Sylvia Pinel député et conseillère régionale est candidate aux élections cantonales sur Castelsarrasin et elle était à Bénis le 10 mars pour révéler qu’elle est bien placée pour frapper aux portes et que sa hotte de promesses est largement pleine. Or aujourd’hui, tout citoyen un peu informé sait qu’il n’y a de promesse possible qu’avec, en vis-à-vis, la colonne des recettes.

Nous aurions pu penser que la baisse connue des rentrées fiscales, largement dénoncée par Madame Pinel, entraînerait un peu plus de modestie en matière de promesses, mais il n’en a rien été.

Dans ce quartier, la ligne à grande vitesse est un sujet qui s’impose vu son tracé. Les promesses n’ont pas manqué là aussi : le Conseil général ne paiera le Bordeaux-Tours que si le tracé sur Bénis et ailleurs dans le Tarn-et-Garonne est le moins impactant possible. Comme d’autres départements, il serait plus simple de ne pas payer cette dépense qui ne concerne pas le Tarn-et-Garonne, mais il a été décidé par Jean-Michel Baylet de l’utiliser comme menace. Jusqu’à présent aucune des menaces du président du Conseil général ne s’est traduite dans les faits, sauf les reports, et la phraséologie qui va avec. L’échec le plus patent concerne le lieu d’implantation de la nouvelle gare qui ne sera pas sur la base logistique de Montbartier comme espéré.

Trois membres du Collectif Val de Garonne ont profité de cette réunion pour demander publiquement quelques précisions. « S’il faut attendre un bon tracé pour que le Tarn-et-Garonne paie Bordeaux-Tours, ça nous ramène peut-être en décembre pour finaliser le financement de ce tronçon… ». Réponse : « Non pas du tout, sans doute à mai à juin ». Il y a donc deux calendriers qui se heurtent, celui de la définition du tracé seulement prévu pour fin décembre, et celui du financement de Bordeaux-Tours qui devient urgent. « Jean-Michel Baylet a eu des pressions énormes ». En fait, ça sera comme pour le fuseau qui devait être défini il y a déjà un an, et qui, dans la partie Pompignan St Jory, est toujours en discussion. Donc le report du vote sur le financement est seulement à des fins électorales… Ce qui ne signifie pas qu’il sera réglé demain !

« Pourquoi ne pas faire comme Ségolène Royal en refusant le financement par les collectivités territoriales, cet investissement étant de la compétence de l’Etat ? » Là, la candidate a botté en touche : « elle n’était pas à Castelsarrasin dans une réunion électorale de Poitou-Charentes ». J’écris « botté en touche » car la question concernait l’hypothétique position qui pourrait être prise par le Conseil général, comme pour le Conseil régional. Les membres de Val de Garonne Lomagne sont courtois et ne sont donc pas revenus à la charge préférant poser une dernière question : « Quand on connait le déficit de RFF (28 milliards) quelles garanties avoir sur les fameuses compensations évoquées ? » La réponse fut l’inévitable référence au « Père Noël », je veux dire la référence à des moyens qui tomberont du ciel. Les autres questions du public porteront aussi sur la LGV et en particulier sur la photo du matériel de campagne de Sylvia Pinel. Des deux clichés en tête de cet article, lequel est celle utilisée par Sylvia Pinel ? Oui, c’est celui qui est tronquée, et c’est naturel car grâce à elle, grâce à Jean-Michel Baylet, grâce à leurs relations, la LGV passera à Bénis sans saccager le quartier. Nous continuons de penser que dans l’intérêt général, dans l’intérêt du train, il est encore possible de défendre le quartier en empêchant le projet des Pharaons et là oui, le saccage sera évité. Bref, une réunion de plus, très utile surtout si les promesses sont tenues, et nous serons là pour le vérifier les prochains mois.

12-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 23:29

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Le Petit Journal du 10 mars publie un très bel article sur l’édition de l’inédit Xilder, de Cladel. Nous l’avions présenté dès sa sortie dans l’article suivant :

Xilder de Léon Cladel

Il donne la parole à Christian Delpérié (sur la photo) qui a eu le mérite de décrypter l’écriture de Cladel (les Editions la Brochure ont publié également un inédit de Cladel mais recopié par sa fille…) et d’annoter de belle manière le livre.

11-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:43

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Suite à ma présentation à Cayrac de Traces de Réalvillois, mon ami Pierre Caors a mentionné le cas de Jean-André Poumarède, un Réalvillois extraordinaire (1815-1869) connu comme le découvreur des phosphates de Caylus (une industrie qui déboucha sur 2000 emplois), mais dont aujourd’hui je vais mentionner une autre corde qu’il avait à son arc : son action au Mexique !

Pourquoi est-il parti pour ce pays en 1848, date cruciale de l’histoire de France ? Etait-il charmé par le chant des sirènes qui en appelait à la ruée vers l’or en Californie ? J’ai plutôt tendance à penser qu’il y partit en 1851…

Visiblement, le tourisme n’est pas son souci. Il y travaille et son séjour dure sans doute jusqu’à l’arrivée des troupes françaises venues envahir le Mexique en 1863 sur ordre de Napoléon III, ce qui va mettre un terme à son projet grandiose de lutte contre les inondations de la vallée de Mexico.

Son travail a donné lieu à un livre bilingue qui nous permet de vérifier que plusieurs scientifiques se cachaient en la personne de Poumarère. Raymond Pulou qui a présenté le personnage à l’Académie des sciences en sa séance du 29 mai 1980 indique :

« Quand on examine ses publications on est frappé par la diversité des sujets traités. Citons deux études d'eaux minérales aveyronnaises, quatre mises au point de chimie analytique, quatre procédés métallurgiques nouveaux, une étude sur l'explosion spontanée du coton-poudre, trois sur la chimie du bois et enfin un ouvrage sur le Mexique. »

Le livre sur le Mexique est le témoignage émouvant d’un homme profondément généreux, désireux de faire le bien du peuple et soucieux de science appliqué.

Par l’humidité, les habitants étaient soumis à diverses maladies que Poumarède veut éradiquer à moindre frais et le plus sérieusement possible. Il montre son talent à unir à la fois, observation de la nature, expérimentation scientifique, connaissances historiques et souci du bien commun.

« Plus tard on le retrouve propriétaire de plusieurs mines qui, semble-t-il, l'auraient enrichi considérablement. Malgré les charges cumulées d'ingénieur et de directeur cet homme étonnant trouve le temps d'envoyer quatre mémoires à l'Académie des Sciences sur des procédés métallurgiques nouveaux qu'il vient de mettre au point dans ses usines. » ajoute Monsieur Pulou.

 

J’ai lu le livre sur le Mexique et, avec d’autres éléments je vais en publier des extraits. J’avoue ma fascination pour le personnage aux connaissances encyclopédiques que je ne connaissais pas avant le propos de l’ami Pierre Caors ayant échappé à la sagacité de ceux qui publièrent le livre de tous les 800 auteurs du Tarn-et-Garonne. Le chapitre 2 du livre va de la géologie à la gastronomie et le lecteur peut craindre qu’il ne s’agisse d’un chimiste fantaisiste or quatre de ses découvertes reçurent des applications industrielles importantes. Sa générosité lui interdisait de déposer des brevets… que les Anglais exploitèrent sans  lui reconnaître aucune paternité.

 

Le Mexique et la France c’est un historie totalement fabuleuse dont j’avais pris conscience il y a des années, quand René Merle m’invita à visiter le cimetière de Barcelonette dans les Alpes.

A suivre. 10-03-2011 Jean-Paul Damaggio

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:38

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Le Petit Journal dans son édition du 5 mars en Tarn et Garonne publie un article à la gloire de la droite au Conseil régional Midi-Pyrénées qui aurait sauvé la France d’une « catastrophe économique ». J’enrage chaque fois que je constate qu’un dossier aussi monumental sert à des fins politiciennes. « La seconde surprise est venue des élus du Parti radical de gauche de Jean-Michel Baylet qui, pour d’obscures et incompréhensibles raisons ont emboîté le pas à leurs collègues d’extrême-gauche. » L’Extrême-Gauche (en l’occurrence le Front de Gauche) s’est abstenu et pas plus que le PRG n’a mis en minorité le PS de Martin Malvy.

Ce mensonge grossier se double d’un autre : en Midi-Pyrénées un seul département est détenu par la droite et son président a expliqué au Conseil régional qu’il s’abstenait (donc comme le PRG et le FdeG) et qu’à Rodez le Conseil général ne donnerait pas un centime à la LGV !

Comble d’ignominie, l’article ne dit pas que la droite a voté avec Malvy un complément à la délibération comme quoi si Ségolène Royal obtient que l’Etat rembourse l’avance faite, alors celui-ci devra faire pareil pour Midi-Pyrénées, position combattue par la droite en Poitou-Charentes mais acceptée à Toulouse !

 

Côté journal du Conseil régional qui vient de tomber dans les boîtes aux lettres, il ya une présentation du budget. Là, le mensonge est par omission !

La tribune du PRG indique : «Tout en intégrant ces contraintes [imposées par l’Etat] et grâce à une gestion saine, ce budget 2011 demeure ambitieux et innovant. Il respecte les engagements pris devant les Midi-Pyrénéens de développer et d’aménager durablement le territoire sans perdre de vue la solidarité et en préservant l’avenir. Les crédits affectés à la LGV Toulouse-Paris en sont une illustration. C’est un projet majeur pour Midi-Pyrénées. Mais il doit être conduit en concertation avec les élus locaux et les populations concernées. Dans cet esprit et à l’initiative des élus PRG, le Conseil régional a adopté un vœu demandant à l’Etat et à RFF, de prendre en compte les difficultés qui subsistent à l’occasion du tracé définitif, de prévoir une bonne intégration environnementales, de s’engager à accorder de justes compensations aux riverains impactés [difficultés qui motivent l’abstention au moment du vote de la convention le 28 février]. »

Le groupe PS indique de son côté :

«Même si nos regrettons le mode de sollicitation des collectivités nous assurons les paiements pour la LGV, car Toulouse doit faire partie de ce grand réseau européen de TGV. »

 

D’une part nous avons la confirmation que le 20 décembre les premiers paiements ont bien été décidés par toute la gauche réunie, une vérité qui nous a valu quelques insultes ici ou là, pour l’avoir précisée. Mais aucune des deux tribunes ne précisent que c’est pour Bordeaux-Tours et pour un PPP, et elles évitent de donner le montant total de cet investissement qui est à la fois immense (102 millions d’euros), et négligeable quand il faudra y ajouter le financement de Bordeaux-Toulouse (on peut tabler sur un milliard d’euros). Par contre, quand il s’agit de parler du plan Rail le PS donne un chiffre : 850 millions sans dire sur combien de temps, la part régionale, et que c’est de sa compétence, ce qui n’est pas le cas de la LGV !

10-03-2011 Jean-Paul Damaggio

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 13:28

Une jeune femme filme sa grand-mère et en contre-point enregistre un entretien avec la célèbre féministe Benoîte Groult. Un documentaire parfaitement bien monté, émouvant de bout en bout et qui ose poser des questions simples souvent négligées.

Sa projection à Moissac en présence de la réalisatrice et à l’initiative du CDIFF fut un moment important dans le cadre des actions autour du 8 mars.

La première question du documentaire touche à des femmes qui furent « monnaie d’échange » comme l’explique si bien de son côté Wassyla Tamzali. La grand-mère n’a pu épouser celui qu’elle aimait car les deux familles étaient fâchées d’où, chez cette femme, une double vie qui en a résulté : la vie rêvée face à la vie réelle, une vie d’autant plus rêvée que la vie réelle devenait si dure. La réalisatrice Marjory Déjardin, en obtenant cette confession de sa grand-mère de 82 ans réussit un tour de force en plaçant côte à côte deux histoires très différentes qui n’en font qu’une.

Côté populaire, sa grand-mère couturière et immigrée italienne, Angela Ferrucci, qui subira un avortement clandestin pour en finir avec les naissances successives.

Côté bourgeoisie, la célèbre romancière issue de la grande bourgeoisie parisienne, l'écrivaine Benoîte Groult, qui montre comment est né petit à petit sa conscience féministe.

Le lien, entre d’un côté la grand-mère filmée en pleine action, et la bourgeoise filmée en plan fixe sur fond noir, tient aux communautés de préoccupations. Les femmes face à leurs corps, à leurs sentiments, à leurs amours appartiennent à un monde que les hommes, par souci de domination, renvoient souvent au néant. Exemple frappant : Angela rappelle ce dimanche soir quand elle apprit qu’enfin les députés venaient de voter à la majorité la loi sur l’IVG. Elle se mit à pleurer et son mari ne comprenait pas pourquoi de telles larmes. Incontestablement, ce tournant de l’histoire – pour lequel des millions de femmes luttent encore dans le monde – ne pouvait pas induire les mêmes réactions des deux côtés de la frontière des sexes. Aussi, la réalisatrice avoue son incompréhension quand, dernièrement, elle croisa dans Paris une manifestation anti-IVG !

Parmi les rêves de la grand-mère il y a celui de son Italie où elle aurait voulu vivre. La réalisatrice expliquera à Moissac, que cette Italie, n’est pas exactement l’Italie mais plus largement cette volonté d’entretenir au fond d’elle-même une autre vie que celle qu’elle a vécue. D’ailleurs dans le film Angela insiste : « Oh ! je ne voudrais pas revivre cette vie que j’ai vécue ! ».

Et pour donner force au film, Marjory a demandé à sa grand-mère de lui réaliser une robe de mariage. Au départ elle refuse car elle se sent incapable d’entrer dans une telle aventure avec à l’appui des arguments sérieux. Mais la petite-fille est tenace et la grand-mère cède en conséquence le film ne pouvait mieux se terminer que sur la jeune femme habillée par l’œuvre de sa grand-mère dont une amie lui a dit qu’elle était une artiste. La réalisatrice est une intermittente du spectacle qui est également tenace quant à sa volonté de montrer son art propre.

Ce qui me permet de pointer un décalage entre les propos de Benoîte et le film. La féministe dont le langage cru a pu en surprendre plus d’un, indique que le rapport à ses petites-filles est faible : « Il y a entre les deux générations, le gendre et parfois le gendre disparaît… ». Le film démontre au contraire qu’entre une grand-mère et une petite fille il peut y avoir un lien très fort, très riche et porteur d’avenir.

Télérama n°3189 a rendu compte de ce documentaire (p.115) au moment de sa diffusion sur la chaîne Planète dans un article qui se conclut ainsi : « Jamais ce film sensible ne fait montre d’un quelconque manichéisme, et c’est sa grande force. Douées d’un sens commun de l’à-propos, les deux femmes peuvent s’enorgueillir de laisser derrière elles une nouvelle génération d’affranchies. »

Marjory Déjardin, pour s’affranchir, a dû autoproduire son film. Elle a refusé les idées imposées qui interdisent de filmer en gros plans les personnes âgées qui sont rayées de la carte. Elle a conduit son œuvre là où elle voulait aller et à ce titre elle me fait penser à un jeune italien qui a pendant plusieurs années autoproduit ses films avant de devenir Palme d’or à Cannes, j’ai nommé Nanni Moretti. Bon vent à cette réalisatrice.

10-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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