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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 17:58

 

 J'aime bien la revue d'avant-guerre Commune (en fait j'aime bien l'avant-guerre). Je me suis posé la question : est-ce que Steinbeck er les autres écrivains des USA de la même trempe ont eu une place dans Commune ? Je n'ai rien trouvé mais je me suis laissé détourner vers ce texte d'Aragon qui me semble d'une grande actualité qui fait que le mot fascisme est partout quand son usage devrait être conditionné à une définition claire.

Je suppose le lecteur informé du fait que longtemps avant cette année 1933 les deux écrivains furent relativement proche. Si ce n'est pas le cas il peut aisément se reporter à divers liens sur internet. J'ai d'ailleurs cru que le texte était déjà sur la toile mais ne l'ayant pas trouvé je l'inclus dans mes interventions. Jean-Paul Damaggio

 

 

Voici le lien : Aragon a lu Drieu La Rochelle

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 13:25

sculpture-a-santa-fe.jpg

Sculpture sur Canyon Road Santa Fe, une rue consacrée aux artistes

 

Dimanche, 17 h, sur la Plaza de Santa Fe, c’est le désert. Même les deux Indiens jouant et chantant rangent leur matériel. Parking facile. Le tour des vitrines de la place rappelle que nous sommes dans la ville des artistes. Pourquoi tant de bijoux splendides, sculptures et autres merveilles ? Car la ville est belle, le climat agréable et le contexte très favorable à l’inspiration des créateurs ? Parce qu’un jour un peintre s’est trouvé bien en ce lieu et par le bouche à oreilles a fait venir des amis ? Les trois jours dans la ville confirment la première observation : la présence des arts est vraiment impressionnante. Mais le pourquoi n’a rien à voir avec des explications sociologiques, artistes ou climatologiques. La réponse est beaucoup plus terre à terre? comme nous dirions que la théorie de Marx est terre à terre.

Là où le profit est roi, l’activité va où le marché est possible.

Tony Hillerman est arrivé à Santa Fe en 1952 juste au moment où « la Cité différente » perdait son titre. Différente en quoi ?

Mais d’abord Tony Hillerman est différent en quoi du reste des Etatsuniens ? Dans son autobiographie il écrit à propose de son expérience de soldat en France en 1944 :

«Les renseignements militaires [des USA], un terme dont nous devions apprendre qu’il constitue le parfait oxymoron. » Et le livre n’est pas tendre avec l’idiotie de renseignements militaires envoyant à la mort de jeunes soldats étatsuniens. Généralement, par patriotisme, un bon citoyen aurait dû taire une tare qui depuis n’en finit pas de faire des dégâts malgré des tonnes d’écoutes téléphoniques.

Mais revenons au Santa Fe de 1952 : « A Santa Fe, capitale de l’Etat, les emplois relevant de la municipalité ou de l’administration du comté revenaient prioritairement aux Hispaniques alors que les Anglos étaient massivement représentés dans les branches touristiques et commerciales. Le tout rehaussé d’un vernis de culture par une colonie artistique très active, elle-même renforcé par une délégation de « pseudo » peintres, sculpteurs, etc. qui vivaient des largesses de proches fortunés. »

Pourquoi différente ? Car les Hispaniques, qui partout étaient relégués dans les marges de la société, occupaient à Santa Fe le haut du pavé ! La ville fut celle de l’aristocratie espagnole puis créole car stratégique du temps de la colonie puis de l’indépendance du Mexique. Elle l’est devenue encore plus quand le New Mexico est né car elle s’est trouvée sur tous les axes entre l’est et l’ouest, le sud et le nord. N’est-elle pas une étape de la fameuse route 66 ?

En conséquence la classe dirigeante, dont la visite du Palais du gouverneur donne une idée de la force, est restée en place et ceux qui furent désignés d’Anglos, c’étaient tous les nouveaux venus et pas seulement les Anglais.

A Santa Fe j’aurais dû aller visiter le cimetière pour y découvrir les traces de cette grandeur passée qui a fait une place aux artistes, place d’autant plus renforcée quand la ville est devenue touristique grâce à l’ingéniosité des opposants aux Hispaniques, les Anglos !

Hillerman est arrivé dans cette ville comme journaliste, d’abord de base puis plus reconnu, en conséquence il a appris à la connaître de l’intérieur aussi quand on lui a proposé de devenir enseignant en partant pour Albuquerque, il est parti avec joie. Aujourd’hui sa fille vit à Santa Fe où les rapports sociaux ont peut-être changé de nature. Pour la présence des artistes c’est par contre la même problématique : un tourisme de luxe leur a permis de s’enraciner. Ajoutons un éventuel vestige du passé : l’artisanat indien est riche et vigoureux, les maîtres d’hier ayant peut-être fait vivre également la créativité populaire ?

 

Jean-Paul Damaggio 

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 13:24

 

 NicaraguaCanal140613.png

Ce canal est un serpent de mer pour faire se rejoindre le Pacifique et l’Atlantique. L’idée en est née avant même le Canal de Panama. Puis des intérêts internationaux ont enterré un projet qui vient de renaître pour de bon aujourd’hui, toujours en lien avec des intérêts internationaux.

La Chine est prête à engager 40 milliards de dollars pour la construction de cette infrastructure. Les Russes apporteraient leur caution et trois sous en plus (voir article ci-dessous de La Voix de la Russie).

Un canal plus large, plus profond, plus adapté au monde d’aujourd’hui et qui serait indépendant des USA.

Wikipédia indique : "Le 14 juin 2013, l'Assemblée Nationale du Nicaragua a approuvé la proposition chinoise, émise par le consortium chinois HK Nicaragua Canal Development, par 61 voix contre 28. Cette loi donne une concession pour une durée renouvelable de cinquante ans au consortium chinois pour la construction, le développement et la gestion du canal. Les coûts estimés sont de 40 milliards de dollars, ou 30 milliards d'euros, alors que le temps de construction nécessaire est estimé à près d'une décennie. Toutefois, ladite loi ne précise en aucun cas le tracé du canal, ni les détails de son financement ou même sa viabilité économique. Le projet devrait d'ailleurs comprendre à la fois un canal maritime reliant l'Atlantique au Pacifique, mais également un canal ferroviaire."

 

Donc l’avenir c’est à des bateaux plus gros, pour un commerce international plus considérable ?

Et le Nicaragua devrait trouver là une source de croissance de plus de 10% par an de son PIB. Daniel Ortega est aux anges.

Une fois de plus je ne veux pas négliger, par quelques questions, les mérites de ce projet d’infrastructure mais pour qui connaît un peu ce pays misérable elles s’imposent :

-              Les dégâts écologiques sont-ils pris en compte ?

-              Avec 40 milliards de dollars n’y a-t-il pas mieux à faire ?

-              Jusqu’à quel point les habitants sont favorables ?

J’ai écouté plusieurs débats contradictoires mais qui ont évité de telles questions. Or le canal va par exemple utiliser (même si le tracé n'est pas public) un lac magnifique avec sans nul doute des conséquences diverses.

Ce PIB en plus va-t-il tomber dans les caisses de la famille Ortega ou vaz-t-il permettre un développement sérieux de l’agriculture du pays, source de richesse centrale des habitants réels ?

Pou me faire une opinion j’attends donc des éclaircissements sur le sujet.

Jean-Paul Damaggio

 

Article du Monde du 7 juin 2012 (nous sommes donc deux ans après)

Article du Figaro du 26 juin 2013

Article du Parisien du 12 janvier 2014 (avec vidéo du canal !)

Article favorable au canal dont vous avez la conclusion ci-dessous (21 janvier 2014) :

"On peut sans risque pronostiquer que la dernière bataille impérialiste contre le nouveau canal sera le fait  d’ ONG écologistes étasuniennes ou de  leurs relais sur place ou au Costa Rica voisin  sous la forme d’une campagne internationale pour dénoncer les dangers pour l’environnement de la construction ce nouveau canal. Routine impérialiste  où la sensibilité écologiste à géométrie variable s’émousse lorsque les armées étasuniennes détruisent et polluent pour des décennies un pays entier (Vietnam, Irak…)."

 

Opinion de National Geographic (en anglais)

 

Point de vue du pouvoir du Venezuela (en espagnol)

 

MOSCOU, 17 mai - RIA Novosti/La Voix de la Russie Moscou prendra la décision définitive concernant sa participation à la construction d'un canal interocéanique au Nicaragua approximativement en juin, après avoir examiné l'étude de faisabilité de ce projet, a indiqué samedi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans une interview à la chaîne de télévision Rossiya 1.

"L'étude de faisabilité est en cours de préparation. Ce travail doit s'achever en juin. Nos sociétés et administrations publiques analyseront ce document pour savoir si la Russie a intérêt à s'associer aux négociations engagées par des entreprises de certains pays", a déclaré le ministre.

Censé relier l'Atlantique à l'océan Pacifique, le canal du Nicaragua doit passer par le fleuve San Juan et le lac Nicaragua. Conçue pour constituer une alternative au canal de Panama, cette artère sera plus large et plus profonde que ce dernier afin de pouvoir laisser passer les navires contemporains de gros tonnage.

Les autorités nicaraguayennes envisagent de lancer la construction à la fin de 2014. Le coût du projet étant évalué à 40 milliards de dollars, le gros de ce montant sera fourni par le groupe chinois HKND.

Le directeur général de l'Agence de promotion des investissements du Nicaragua Laureano Ortega a auparavant annoncé que la Russie participerait également aux travaux de construction.

 

Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_05_17/Canal-du-Nicaragua-Moscou-prendra-la-decision-en-juin-0765/

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 22:10

 

Jacques Desmarais nous rappelle qu'Eve Cournoyer est toujours en scène et il en profite pour un beau montage photo qui me rappelle quelques riches souvenirs.

 

Il ajoute une belle vidéo.

Jean-Paul Damaggio

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 22:02

Je répercute ce commentaire de sondage. Nous verrons bien la suite. JPD

 

"Et si la question n'était plus de savoir si le Front national sera en tête, mais quelle sera son avance sur le parti qui arrivera en deuxième position ? À la lecture du sondage CSA-BFMTV-Nice Matin du 15 mai, la question qui hante les politologues depuis plusieurs semaines n'en est plus une. Oui, Marine Le Pen et ses troupes seront les grands vainqueurs des élections européennes du 25 mai prochain. Avec 25 % des voix, le FN progresse d'un point tandis que l'UMP recule de 1 point à 21 % par rapport au même sondage réalisé il y a deux semaines. Le PS est à 18 % (- 2). L'alliance UDI-MoDem se maintient à 9 %, Europe Écologie-Les Verts gagne 1 point à 8 % et le Front de gauche est à 6,5 % (- 1).

Depuis deux mois, Marine Le Pen est en progression constante alors que le Parti socialiste perd semaine après semaine des plumes. En 2009, la liste FN obtenait seulement 6,34 %, tandis qu'une liste dissidente échouait juste sous la barre des 5 %. Cinq ans plus tard, l'extrême droite semble avoir doublé son étiage. D'où viennent ces voix ? Des écologistes qui avaient obtenu 16,28 % et qui aujourd'hui sont crédités de la moitié ? Des mouvements d'extrême gauche qui semblent en difficulté ?

Si ces chiffres étaient confirmés, ils ouvriraient une période d'instabilité et de doutes politiques renforcée encore par l'abstention, qui selon le CSA s'annonce massive. Seuls 40 % des électeurs pourraient se rendre aux urnes..."

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 14:04

hderrero-3.jpg herrero-2.jpg

En 1992, Herrero est venu à Montauban présenter son livre, l’Ami Indien. Il y raconte son enfance et sa jeunesse du temps où il était du camp des indiens contre le cowboy ce qui le poussa à réaliser un de ses rêves, partir à 20 ans pour les Amériques. Le style ne manque pas de brio, aussi alerte qu’un trois quart centre. Et le témoignage de symboles.

Toulon est toujours en haut de l’affiche et en souvenir de ma propre enfance je ne regarde pas sans émotion le combat actuel des Verts et Noirs de Montauban pour monter en Pro D2.

Bref, sensible au rugby, aux indiens et au style d’Herrero je m’étais empressé d’acheter son livre et de lui demander, fait rare, une dédicace. « Je t’invite humblement sur les routes de mes grands espaces sans frontières… en liberté ! »

Le Western a façonné toute une jeunesse dont je me demande à présent par quoi elle est façonnée. Par le cinéma, les illustrés il fallait se prononcer entre le bon et le méchant.

Sur ce plan comme sur d’autres, 68 passera par là et Géronimo entrera alors dans la légende. Tout le drame de cet affrontement entre le bon et le méchant faisait que le défenseur du méchant pouvait, par générosité, devenir aussi bête que le défenseur du bon ! Toute l’idéologie du bon sauvage a eu de multiples conséquences : pour ridiculiser notre civilisation donc la démocratie, pour magnifier certains types de religion contre d’autres etc.

Les Incas par exemple, et ça transparaît dans le livre d’Herrero, n’était pas les infâmes exploiteurs de peuples indiens mais les glorieuses victimes de la tuerie immonde du colonisateur espagnol.

Je crois qu’on appelle ça le manichéisme qui privilégie le théâtre de la vie à la vie du théâtre.

Avec le livre comme j’en ai l’habitude, j’avais à l’époque collé un article que j’offre aujourd’hui, un article de l’Humanité Dimanche écrit par Jack Dion qui aime le théâtre et qu’on peut lire dans Marianne. C’était en 1994 et depuis vingt ans que d’eaux plus ou moins polluées ont circulé sous les ponts de nos vies.

Jean-Paul Damaggio

P.S. La vie de blogueur n'est pas simple : auparavant je pouvais utiliser un système d'archive sur un autre blog et y renvoyer le lecteur de ce blog. Violà que c'est impossible donc je suis obligé de renvoyer à l'article d'un autre blog où le fivchier joint est à la fin. 

 

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 13:43

baby-boom.jpg

 

Je suis un enfant du baby boom et très tôt j’ai compris ce que ça signifiait. EN arrivant au collège la moitié des classes étaient des préfabriqués car les autorités n’avaient pas anticipés cette arrivée massive d’enfants au collège. Et du côté professeur, il y avait des instituteurs sorti tout frais de l’Ecole normale en attendant que des capétiens prennent leur place.

Bref, pas besoin de faire un dessin : après 1945 les couples ont eu envie de rattraper le temps perdu à cause de la guerre, des séparations, des morts et de la tristesse des temps, les bals clandestins n’étaient pas les lieux les plus incitatifs à penser l’avenir.

Pensant que ce phénomène était plutôt français je ne me suis jamais posé la question du pourquoi c’était une expression anglaise qui le désignait. Les Anglais n’avaient que peu de raisons d’voir un baby boom. Bien sûr des soldats sont morts, le pays a eu quelques bombardements mais pas la moindre occupation, pas le moindre S.T.O…

 Qu’elle ne faut pas ma surprise quand j’ai découvert que les USA avaient eu aussi leur baby boom ! J’oublie pas le nombre considérable d’Etatsuniens morts sur les plages de Normandie, ni l’affreuse guerre dans le Pacifique mais je n’oublie pas non plus la tardive entrée dans la guerre de ce pays.

 Cette découverte m’imposait une révision de mon opinion sur le baby boom : s’il était certes un effet de la Guerre, il était aussi et peut-être surtout un effet de la Libération !

Et si la courte période 1945-1952 avait été celle de l’optimisme maximum sur la plus grande partie de la planète ? Celle d’une promesse de bonheur infini ? Celle vraiment d’une libération qu’on revivra d’une certaine façon en 1968 quand la génération du baby boom voudra à son tour retrouver l’optimisme inconscient de son enfance.

 En 1945 une page de l’histoire de la planète se tourne au détriment souvent des souvenirs de l’entre-deux-guerres qu’il fallait rejeter d’un revers de main pour ne plus penser qu’à nouveau, la victoire étant acquise sur le fascisme, nous entrions dans une autre entre-deux-guerres, avec les nuages annonciateurs d’une guerre qui restera froide en Europe (un peu moins en Algérie, au Vietnam et dans quelques contrées reculées).

 La démographie est et reste un des indicateurs les plus pertinents de la santé de nos sociétés. J’ai souvent écrit que l’URSS s’est effondré le jour où elle a été obligé de cacher la montée en force de sa mortalité infantile.

Jean-Paul Damaggio

 

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 10:22

Diego_Luna_Ganador_Cesar_Chavez_SXSW.jpg

Dans la revue Milenio le film de Diego Luna dont la sortie en France n'est pas encore programmée est présenté ainsi :

"Le cinéma est une entreprise difficile. Dans de nombreux cas, réalisateurs, scénaristes et acteurs Jouent leur sort sur une seule opération. L'industrie récompense amplement ceux qui ont la chance ou le talent pour obtenir un succès , mais punit sans pitié ceux qui trébuchent. Le cinéma  a de plus, également, peu de patience. Il existe des cours d'écriture, par exemple, concentrés sur l'enseignement de formules infaillible pour atteindre non de bonnes critiques ou le succès artistique, mais le plus d'entrées possibles. Il faut avoir vocation très particulière pour choisir une autre voie. Nager à contre-courant à Hollywood n'est pas chose facile. Aussi c'est remarquable ce qu'a fait Diego Luna avec son film récent sur le leader paysan César Chávez, le plus important dans l'histoire de la communauté hispanique aux USA."

 César Chávez n'avait rien d'un héros de cinéma. Pas de grand discours à la Luther King, pas de posture à la Gandhi, juste une modestie infinie, une discrétion permanente.

 Dans la revue citée LEÓN KRAUZE raconte ce souvenir :

"Au début de 2012, j'ai été invité à manger avec ma famille, à Pablo Cruz, un ami de Luna, le producteur en chef de Canana, la société de production à laquelle Gael García Bernal est aussi un associé. Au cours des mois précédents, pendant des événements similaires, j'avais entendu Luna et Cruz parler avec passion de son film sur Cesar Chavez. Il était évident qu' ils se souciaient au plus au point de l'histoire. Dans mon souvenir, la maison de Luna était bordée de livres sur Chavez et son mouvement. Cruz avait décoré la chambre de leurs enfants avec une bannière des United Farm Workers. C'était certainement le projet de leur vie.

Après le repas, le lendemain, Luna et Cruz se dirigeraient vers Hermosillo, où serait tourné le film. L'atmosphère toujours joyeuse de la maison de Cruz était prise par une sorte de mélancolie. Producteur et réalisateur ont passé des années à préparer le début du tournage. Convaincre les investisseurs, choisir le casting, les lieux et bien sûr, inviter John Malkovich. Quelques heures plus tard, je suis allé voir Luna. Je lui ai demandé pourquoi il avait choisi de raconter la vie de César Chávez. Pourquoi ne pas commencer avec un script plus commercial ? Pourquoi jouer avec un tel caractère potentiellement impénétrable ? "Car c'est l'histoire que j'ai à raconter," répondit-il."

Un film à voir. J-P D

 

 

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 10:21

Derbez.jpg

 Le fait est bien connu, les Hispaniques gagnent tous les jours du terrain dans la vie des USA. Par Hispaniques, il faut entendre des immigrés venus d’Amérique latine qui continuent aux USA à parler un espagnol parfois mélangé à de l’anglais.

Le touriste ne peut pas vraiment se rendre compte du phénomène. Bien sûr, un détour par le quartier hispanique de San Francisco est éclairant mais pas plus que le quartier japonais ou chinois.

Dès notre arrivée, dans le bus populaire nous conduisant au centre, nous avons entendu cette forme d’espagnol que nous avons ensuite croisé sur la route comme dans le restaurant de Williams.

Bien sûr, Santa Fe respire le Mexique.

Bien sûr, comme à New York, dans les transports publics les informations sont à la fois en espagnol et en anglais.

Mais, à part la célèbre Univision nous n’avons pas découvert une autre chaîne télé. Concernant la presse en espagnol, vivante sur internet, elle est peu présente y compris dans les bibliothèques où pourtant il ne manque pas de revues.

Bref, sur ce point comme sur d’autres le touriste reste un peu à la superficie de la réalité.

 Or, pendant  notre séjour, un phénomène cinématographique a secoué le pays.

Le film « no se acceptan devoluciones » a fait un tabac passant les 40 millions de dollars d’entrée (je parle de la version en espagnol sans sous-titre). Premier film écrit et réalisé par Eugenio Derbez qui est aussi l’acteur principal, il a surpris la critique et surtout le producteur qui n’imaginait pas gagner le jackpot.

 Premier ingrédient favorable au film : Eugenio Derbez est un acteur phare d’Univision.

Deuxième : un film a la mode Cinema paradiso, l’Hispanique n’est plus le narcotrafiquant.

Troisième : la campagne de pub a été sans équivalent pour un tel film.

 Eugenio Derbez qui vivait à Mexico a fait ses valises pour Hollywood dans l’espoir que ce succès ne soit pas comme pour d’autres cas avant lui, un simple coup d’épée dans l’eau.

 Bref, dans l’esprit US, le public espagnol est un marché porteur : 16 % de la population qui vit aux USA et 27% des spectateurs des salles de cinéma.

 Peut-être plus réjouissant, le succès, certes moindre, d'un autre film que j’espère voir un jour et qui concerne César Chavez. Rien à voir avec Hugo Chavez mais tout à voir avec un militant syndical agricole qui a conduit une lutte sans précédent pour aboutir à la construction d’une organisation, toujours en place, et qui sert de modèle à d’autres travailleurs hispaniques qui veulent se défendre.

Le réalisateur, Diego Luna, a suivi le même chemin qu' Eugenio Derbez : acteur mexicain à la télé, puis acteur de cinéma, puis en cette année 2014, réalisateur de son premier film.

 

Parce que d’une façon ou d’une autre les Hispaniques n’apportent pas que leur langue aux USA. Ils n’apportent pas un regain de catholicisme car dès à présent l’Amérique latine est traversée par l’émiettement du religieux, mais ils apportent surtout un métissage qui n’est pas dans les habitudes. Les recenseurs voient donc enfler la catégorie : « pas seulement blanc ». Concernant la musique, question très importante aux Amériques, les sonorités et rythmes latinos ont pris une telle importance qu’y compris beaucoup de latinos pensent que c’est à New York qu’est née la salsa.

Evolution de la population dans les trois Etats décisifs des USA :

 

 

1974

2010

Californie

20 907 000

37 253 956

New York

18 111 000

19 378 102

Texas

12 050 000

15 145 561

 

 

Il est facile de constater là où la population explose. Jean-Paul Damaggio

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 10:38

coyote.jpg

 

Sur la route, au milieu du désert, un coyote traverse, paisiblement, suivant son propre chemin.

Animal typique de l'Amérique du nord, du Central Park au cœur de New York, aux déserts mexicains il nous rappelle que partout nous croisons les mêmes "profils". Il n'a pas pu comme chez nous le loup disparaître? car il vit sous la protection des immensités.

De l'Alaska à la Terre de Feu, les Amériques ont plusieurs point communs et l'un d'eux s'appelle "les immensités". Le Canada avec ses 3 habitants au kilomètre carré pousse le phénomène jusqu'à la caricature. Si on prenait le Canada du sud on retrouverait sans doute les mêmes données qu'aux USA, Pérou, Chili, Brésil avec des densités tournant autour de 30 habitants au kilomètre carré. Les Hollandais aiment les espaces français mais dès le premier jour les Européens ont dû être fasciné par les espaces américains. Au USA où la propriété individuelle est reine j'ai lu que 70% du pays est possédé par…l'Etat fédéral !

Il a donc été simple de réaliser et aménager les immenses parcs nationaux (du fédéral ou des Etats) qui constituent la richesse touristique majeure du pays, une richesse mise à disposition à un prix modique.

 Immensités inévitables ? D'un pôle à l'autre, les Humains ont démontré qu'ils pouvaient s'adapter à tous les climats… certains étant cependant plus durs que d'autres surtout si on aspire au confort moderne.

 Les évolutions font que partout le Sud à la côte. Dans le désertique New Mexico une ville comme Albuquerque devient la ville de tous les retraités des USA.

 Mais le Coyote ? Sa taille ne dépasse pas 60 cm au garrot et son pelage varie du gris au fauve. Les oreilles et le museau sont longs et pointus. Ils pèsent entre neuf et 23 kg. Ils coyotes courent très vite, grâce à leur corps svelte, musclé et leurs longues pattes très fines, ils peuvent atteindre une vitesse de 60 km/h sur une distance d'environ 300 mètres. Ils sont plus rapides que les Loups. J-P Damaggio

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