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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 20:58

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 En Tarn-et-Garonne qui ne connaît pas, l’aujourd’hui centenaire poète occitan, écrivain généreux qu'est Nadal Rey ? Comme l’indique le titre du journal c'est l’homme des jours heureux. Il mérite et méritera toujours l’admiration de tous. Il a d'abord organisé les clubs du troisième âge sur sa commune, son département, sa région et enfin la France. Peu soucieux de s'arrêter en chemin il a donc créé l'organisaiton internationale, ce qui lui a permis de trouver l'amour en Argentine...

Bref, un article ancien qui ne nous rajeunit pas... sauf lui peut-être ! JPD

 La Dépêche 15 février 1983

Les jours heureux

C'est un Tarn-et-Garonnais, M. Noël Rey, qui présidera le Congrès international des personnes âgées.

Le troisième colloque international de la F.i.a.p.a. (Fédération internationale des associations de personnes âgées) se tiendra du 12 au 17 mai, à Mérano, dans la région du Tyrol italien, sur le thème : « La Personne âgés, image et réalité ».

Créée il y a deux ans, la F.i.a.p.a. groupe à ce jour, une centaine d'associations appartenant à une dizaine de pays d'Europe, d'Afrique et d'Amérique du Nord. Rien que pour la France, les associations affiliées représentent quelques deux millions de personnes.

Il est intéressant de noter que cette importante organisation internationale, en constant développement, est présidée par un Tarn-et-Garonnais, M. Noël Rey, de La Ville-Dieu-du­Temple.

Elle a déjà permis de fructueuses rencontres entre retraités de pays différents, notamment par des échanges entres associations. Et aussi de faire entendre la voix des retraités lors de grandes réunions internationales, comme l'assemblée mondiale sur le vieillissement qui s'est tenue dernièrement à Vienne.

Chaque année, la F.i.a.p.a. organise un grand colloque auquel toutes les associations affiliées sont invitées à participer. Après l'Espagne, l'an passé, c'est donc l'Italie du Nord qui accueillera le colloque de cette année.

Selon les premières inscriptions, on prévoit que 3.000 retraités venus d'une dizaine de pays seront au rendez-vous. Y participeront, par ailleurs, nombre d'éminentes personnalités, telles que M. Pétrilli, vice-président du Conseil de l'Europe; M. Senghor, ancien Président de la République du Sénégal, et des représentants de l'O.n.u., de l'Unesco et de l'O.m.s.

Les travaux des deux premières journées permettront aux retraités eux-mêmes de réfléchir sur l'image et la place de la personne âgée dans la société d'aujourd'hui.

 

Ils seront suivis par une conférence des experts, plus spécialement destinée à ceux qui, dans des disciplines différentes, s'occupent des problèmes du troisième âge. Ce colloque est ouvert à tous les retraités, ainsi qu'à toutes personnes intéressées par ces problèmes. Il n'est pas demandé de droit d'inscription, et un forfait spécial pour les cinq journées est consenti par les hôtels. En outre, sont prévues diverses possibilités d'excursion (lac de Gardes, dolomites, Venise). 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 20:35

 

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Lieu génial, hautement culturel, l’œuvre d’un humaniste.

Lieu changé en centre de torture, hautement toxique.

Lieu changé en mémoire  l’aide d’une citation.

Invité surprise pour ça : Mario Benedetti.

"El olvido está lleno de memoria".

“L’oubli est plein de mémoire”.

Elles s’appellent : Ángela Jeria et Michelle Bachelet.

La mère et la fille.

Dans cette maison elles survécurent.

L’une est même devenue présidente de son pays.

Hier elles ont posé un œillet rouge sur la liste des morts.

Avant-hier, des dizaines de milliers dans les rues ont manifesté.

Quarante ans après.

Quarante ans après, El Mercurio est toujours là.

Ce journal a rendu compte de la manifestation.

Pour retenir la centaine de casseurs.

C’est classique, c’est mondial, c’est meurtrier.

Si vous voulez frapper les médias, cassez, cassez et cassez encore.

Du moins certains médias comme El Mercurio.

Un jour à la Maison Neruda de Santiago un seul journal était à disposition.

El Mercurio !

Bref, le journal Le Monde a écrit ceci sur la manifestation chilienne.

« Chili : grande manifestation pour le 40e anniversaire du coup d'Etat de Pinochet

Des dizaines de milliers de Chiliens ont défilé pour la défense des droits de l'homme, dimanche 8 septembre dans la capitale Santiago, à deux jours du quarantième anniversaire du coup d'Etat du général Augusto Pinochet.

Des incidents entre une centaine de manifestants et la police ont eu lieu à la fin de la manifestation, qui a rassemblé environ 60 000 personnes selon les organisateurs. Cette marche est convoquée chaque année par l'Assemblée nationale des droits de l'homme.

Les proches de victimes de la répression pendant la dictature portaient quelque 2 000 photographies de détenus et de disparus. Des pancartes proclamaient : "Quarante ans après le coup d'Etat, rien ni personne n'est oublié."

Portant des banderoles et scandant des slogans contre la dictature, qui s'est imposée au Chili de 1973 à 1990, les manifestants ont défilé pendant près de deux heures au rythme des tambours, avant d'arriver au cimetière principal de Santiago, dans lequel se trouve un mémorial consacré aux victimes de cette sombre période.

"Depuis quarante ans, cette marche montre que nous ne nous lasserons pas de demander à savoir ce qui est advenu de nos détenus et de nos disparus, nous exigeons la justice et la vérité", explique Lorena Pizarro, président du Groupe des familles de détenus et de disparus.

 PIERRES ET BÂTONS

Au cours d'incidents survenus à la fin de la marche, une centaine de manifestants masqués ont détruit du mobilier urbain, édifié et incendié des barricades, et affronté avec des pierres et des bâtons la police, qui les a dispersés avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes.

 La répression exercée par la dictature de Pinochet a fait plus de 3 200 morts et plus de 38 000 personnes ont été torturées, selon des chiffres officiels. Le général Pinochet est mort le 10 décembre 2006 sans avoir été condamné par la justice. »

 

 

Le Chili du 11 septembre, ce n’est pas un anniversaire, c’est un tournant de notre histoire. Jean-Paul Damaggio

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 17:24

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Teresa Silva de Izquierdo n’était pas une femme de gauche. Epouse d’un professeur qui en 1973 travaillait à l’Université du Costa Rica, le 11 septembre juste avant le coup d’Etat, elle était parti au centre ville de Santiago pour lui envoyer un télex (le mail n’existait pas). Elle avait vécu son enfance dans le centre-ville et le connaissait donc très bien. A y voir les camions de militaires, elle fut très étonnée. Elle croisa une jeune femme toute aussi intriguée qu’elle. Le bombardement de la Moneda avait eu lieu et marchant dans les rues elles passent par la rue Morandé. Là, un militaire gardait une porte et elles lui demandent si elles peuvent entrer voir la situation. A leur grande surprise, le militaire les laisse entrer et décide de les accompagner pour une visite aidé d’une pile électrique. Tout est brûlé, tout est impressionnant. La plus jeune femme commence à avoir peur et demande à sortir. Le soldat leur dit : - si mes chefs savent que je vous ai fait visiter, je suis fusillé !

De quoi mettre l’ambiance…

Teresa, la jeune femme et le soldat prennent le chemin du retour mais dans les escaliers, Teresa découvre un objet brillant, elle se baisse, le ramasse et c’est un morceau de lunettes. Ce sont les lunettes d’Allende dit-elle, et le soldat lui confirme qu’ils les avaient cherchées sans succès et qu’elle peut les emporter.

 

Elle casse alors le morceau de lunettes dans une boîte à gâteaux et elle a porté le tout, en 1996 (!) à Sofia Correa Sutil, directrice du Musée du centre ville en lui racontant cette histoire.

Mais comment être sûr qu’il s’agissait des lunettes d’Allende ?

Carlos Jorquera, Isabel Allende et d’autres furent invités à étudier le cas, et le fait est devenu incontestable, ce sont bien les lunettes d’Allende. Le mari de Teresa était professeur d’histoire et ils avaient la conscience de l’importance de tels « documents », importance qui va relancer un débat, celui du suicide, ou de l’assassinat du président. En effet, c’est clair, les lunettes furent partagées par une balle, une balle qui le suicidé a eu du mal à tirer.

Mais l’in-justice veille et comme pour Neruda tout reste obscur concernant ces deux décès emblématiques. JPD

Source : Rocinante n°18 avril 2000.

 

 

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 13:26

Cet article du Monde diplomatique de Janvier 2004 est ainsi présenté dans le journal : « Décédé le 18 octobre 2003, Manuel Vazquez Montalban (né à Barcelone en 1939) était n ami et collaborateur du Monde Diplomatique ; c’était aussi un immense écrivain et militant en lutte permanente contre les injustices et les inégalités sociales. En hommage à son talent et à son engagement nous publions ce texte inédit, adapté d’une conférence prononcé à Alicante en 2001. » J’étais moi aussi à l’époque un ami de ce journal jusqu’en octobre 2005. Ce texte de Montalban, que je partage totalement, n’aurait sans soute pas trouvé place dans le Monde Diplomatique d’aujourd’hui, journal où d’ailleurs il fut très rarement présent. J-P Damaggio.

  

EN TANT QUE PATRIMOINE, la culture est ce long fleuve qui mène à une génération déterminée d'êtres humains, qui leur transmet des valeurs morales et esthétiques, des idéologies, l'histoire, des codes et des symboles... C'est-à-dire tout un riche patrimoine élaboré par les aînés et que les générations nouvelles reçoivent lorsqu'il existe un point de rencontre possible entre cet apport et le récepteur de cette formidable offrande.

Les révolutionnaires ont toujours remis le passé en question, et pris une certaine distance à l'égard de ce patrimoine, le considérant comme le produit des anciennes classes dominantes, vaincues dans la lutte pour le pouvoir, et qui avaient détenu le contrôle de l'histoire.

Telle fut l'attitude de la Révolution française et de la révolution d'Octobre : mettre en quarantaine la culture héritée en l'accusant d'être féodale, d'appartenir à la classe déchue. Lors de la révolution soviétique, sans doute la plus radicale qui ait jamais existé, eut lieu la fameuse polémique entre « culture prolétaire » et « culture bourgeoise ». Certains théoriciens de la révolution avancèrent la thèse de la politique de la table rase, pour éradiquer l'héritage des ancêtres et y substituer la culture de la nouvelle classe prolétarienne. Contre cette position, avec la farouche volonté de sauvegarder le patrimoine culturel, s'éleva Léon Trotski en personne. Il proclama que la culture, précisément à cause du changement politique, avait cessé d'être une « culture bourgeoise » pour devenir une « culture humaine ». En conséquence, la révolution devait faire en sorte que ses valeurs soient assimilées par l'ensemble du peuple en vue d'inaugurer une nouvelle ère historique.

Nous avons ici un début de solution au problème. Ce qui donne un caractère régressif au patrimoine culturel, ce n'est pas le patrimoine lui- même, mais l'instrumentalisation de celui-ci par les forces régressives et l'impossibilité pour la majeure partie de la société de l'assumer. On peut cependant y parvenir à partir d'outils simples, comme l'extension de la lecture par la généralisation de bibliothèques ; une volonté de vulgarisation des arts en favorisant leur pratique et leur diffusion ; une politique qui renverse les barrières d'une conception marchande de la culture, empêchant un secteur social déterminé d'en avoir la jouissance exclusive.

Vient ensuite la culture comme conscience, sa forme la plus omniprésente. A partir de l'instant où ils sont conscients de leur situation et de leurs relations avec leurs congénères et avec la nature, tous les êtres humains ont une culture. De cette constatation émane une série de conceptions culturelles. Tout ce qui est conscience de l'être, de l'existence, des rapports avec le monde et avec autrui. C'est pourquoi, lorsqu'on se permet de faire une distinction entre ceux qui ont et ceux qui n'ont pas de culture, on fait preuve d'arbitraire et d'un analphabétisme accablant.

Toute personne capable d'avoir conscience de ce qu'elle est et de ce qu'elle fait et, surtout, du rôle qu'elle a dans les relations avec autrui possède une culture. Nul ne peut être exclu de ce royaume.

FACE À CES DEUX CONCEPTIONS - culture comme patrimoine, culture comme conscience — se sont exercées traditionnellement deux politiques, deux tentatives de manipulation politique.

D'une part, la politique culturelle de la réaction, consistant à accaparer la culture-patrimoine et la culture-conscience pour les incorporer à un ensemble de vérités établies, et à faire de l'accès à la culture une manière de s'intégrer dans une mécanique de communion avec l'ordre établi. Cette politique a tendu, dans le meilleur des cas, vers la culture comme moyen d'intégration, mais aussi à sa mutilation, à son contrôle dictatorial, voire à sa destruction, à sa falsification ou à sa mystification, caractéristique des périodes fascistes.

En général, les forces progressistes, elles, partent d'une prise de conscience, et donc d'une position critique qui remet en question l'ordre établi et a pour dessein de le changer. Cela s'applique à la culture comme conscience. En revanche, en ce qui concerne la « culture-patrimoine », la gauche a évité de s'en emparer pour tenter de la faire cadrer avec ses propres motivations.

Toute politique culturelle de la gauche devrait d'abord passer par l'assimilation sans réserve de la culture patrimoniale. Ensuite, par la promotion du rôle modificateur de la conscience critique. Et enfin, par l'analyse de la façon dont une politique culturelle de progrès doit considérer la promotion d'une conscience de classe comme une forme supérieure de culture.

Avoir conscience qu'une politique culturelle doit tenir compte du degré de développement de la dynamique historique à l'intérieur d'une conception globale du progrès oblige la gauche à fournir un effort titanesque : la remise en question du sens même du progrès.

CORNELIUS CASTORIADIS affirmait que le grand choix de notre époque était entre « socialisme ou barbarie ». En imposant ce choix, il mettait en relation deux cultures différentes, deux conceptions opposées de la relation historique englobant les systèmes d'organisation de la vie, de la production, des relations humaines. L'une basée sur le bénéfice, la réussite matérielle pour les minorités dirigeantes et les secteurs dominants. L'autre fondée sur le socialisme, établi comme rationalisation face à cette barbarie, et créant de nouvelles relations humaines, une nouvelle culture, la possibilité d'une nouvelle autonomie de l'homme dans la réalité. Le socialisme se présente comme un véritable carrefour où convergent toutes les clés qui donnent un sens à la circulation de la culture.

T.S. Eliot, excellent poète de droite, a décrit ce que signifiait chaque situation culturelle. Pour l'homme contemporain, comprendre que le fait culturel se perpétue, se poursuit à partir d'un relais dialectique entre tradition et révolution est l'essence même de la culture. A chaque époque correspond une tradition culturelle qui se heurte à la conscience critique du moment ; de ce choc entre le patrimoine culturel dont nous héritons et la conscience critique émane la possibilité d'une continuité. Eliot a identifié cette mécanique de compréhension de la culture, et nous devons l'en remercier.

En s'engageant pour une culture de progrès (nullement réservée à la gauche), les forces progressistes en général assument la tradition et, de ce fait, le patrimoine culturel ; en misant sur la révolution, elles ajoutent à ce patrimoine culturel une conscience critique. Mais, pour y parvenir, elles doivent offrir au monde une vision fondée sur une idée fondamentale, apparentée au choix « socialisme ou barbarie » : la nécessité de survivre face aux tendances destructrices.

Une fois la lutte pour la survie gagnée — premier objectif —, le deuxième objectif est une culture d'égalisation, qui ne viserait pas à uniformiser, mais à assurer la satisfaction des besoins, entre autres culturels, de tous les êtres humains.

Troisième objectif : une culture de libération, de lutte contre l'aliénation ; non dans le sens marxiste (selon lequel l'homme dépourvu de moyens de production ne possède pas ce qu'il fabrique et s'éloigne du produit qu'il a élaboré), mais dans le sens le plus large du terme : la libération des tendances aux religiosités négatives, aux communions obscurantistes qui annihilent toute capacité critique. La désaliénation dans le sens de la liberté des conduites aussi bien collectives qu'individuelles dans le domaine politique, moral ou sexuel.

LE  QUATRIÈME OBJECTIF est la revendication de la paix comme valeur culturelle suprême. Il est indispensable de dénoncer la guerre

comme valeur idéologique de contre-révolution. La menace de guerre vise à établir une culture de peur, qui paralyse les consciences, les rend plus conservatrices. A l'opposé, la revendication de la paix est révolutionnaire parce qu'elle mise sur le changement. La paix parie sur les énergies créatives de l'homme, sur sa liberté d'expression, de réalisation, de transformation. Les forces du progrès sont majoritaires et, lorsqu'elles en seront conscientes, les partisans d'un ordre archaïque resteront isolés.

 

La gauche doit se battre sur deux fronts : défendre sa propre conscience et lutter contre cette peur qu'on cherche à nous transmettre comme valeur culturelle suprême. Pour que les patrimoines culturels demeurent enfin à la portée de l'immense majorité...

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 13:18

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Une de l'Huma le 16 septembre 2012

Le groupe Zebda lança un tube Motivés qui est devenu un nom de liste aux municipales de leur ville en 2001 Motivé-e-s (puis un parti politique mais qui refusait le nom de parti) si bien que le mot fut en vogue pendant toute une époque.

Le spécial Huma indique : 800 adhésions. Jean-Pierre Léonardini confesse que physiquement il ne supporte pas la foule sauf… à la Fête de l’Huma. Zoé Lin est en première ligne pour le compte-rendu. Marie-George Buffet en vedette, Robert Hue en fait de course à la tête du PCF. La grande scène : des noms perdus de vue : Tiken Jah Fakoly ; Yannick Noah.

Robert Guédiguian revient sur la Fête qu’il a abandonnée depuis 1980. Le titre de l’article : « Fractures, Samba et tragique marseillais ». C’était du temps de la lutte des Moslez-France à Lille. Trillat a fait un documentaire avec comme musique une valse de Marc Perrone. Même le fils Lubat, 9 ans, est en verve ! Donc inévitablement Michel Portal. Pourquoi Guédiguian avait-il fui la Fête ? « Ayant trop vécu l’enthousiasme des années 70 il avait eu peur de revenir ». « Peut-être qu’on est arrivés assez loin, maintenant, pour que ça recommence. » Mystère.

Et le mot de Ferrat :

« J’ai battu Guédiguian » dit Jean Ferrat qui déjeune avec José Bové, Edmonde Charles Roux et Ernest Pignon Ernest en attendant de participer au débat sur la fracture culturelle avec le cinéaste Pascal Thomas et l’historien Michel Vovelle. « Moi, je n’étais plus venu à la Fête depuis trente ans. C’est sûr, cela me ferait plus d’effet si j’étais derrière la grande scène à attendre à passer, en vedette, le dimanche après-midi comme ce fut le cas à l’époque. Je n’ai pas vu le temps passer. Les choses ont changé. Moi pas. »

« Je vais parler de mon métier, de ce que je connais, des dizaines de gens de la chanson qui font des choses remarquables et qui n’ont aucune place dans les médias. Cela va-t-il continuer ? Catherine Tasca ne m’avait pas répondu lorsque je l’avais interpellée. Le nouveau ministre, Jean Jacques Aillagon, me paraît être sur des positions intéressantes quant à la diversité, quant au pluralisme dans ce domaine. C’est une        affaire d’Etat. Des mesures. »

 

J. Ferrat

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 13:15

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Les plaisirs de la vie font que plusieurs morceaux du Québec sont arrivés jusqu’à Angeville. Et en particulier cette revue étrange pour un Français. Par le format, la périodicité (deux fois par an), l’épaisseur on sent la revue de référence qui, ne pouvant coller à l’actualité, offre des articles de fond. Les rubriques du sommaire ont de quoi désorienter le cartésianisme : ouverture, recits-essais-reportages, commentaires. On n’est pas dans le genre : économie, société, culture.

Et au sein de chaque rubrique on est un peu désorienté. Mais tout le plaisir est là. Ainsi dans la partie ouverture je me précipite avec un immense plaisir vers : Medellin, la ville qui réapprend à rêver. Un article qui avait toute sa place avec les reportages. Ainsi donc c’est possible Medellin n’est plus la ville où le soir il ne faut pas s’arrêter au feu rouge sous peine de racket !

Les articles ont parfois une seule page ou deux. Ainsi j’apprend que l’Italie est championne du monde en traduction de livres québécois mais je pense que ça doit être vrai dans bien d’autres langues car pour l’espagnol par exemple je suis souvent sidéré par la rapidité et la richesse des traductions en cette langue.

J’y apprends la bouffe de rue et donc je sais tout de l’urbanisme tactique. La poésie comme la BD sont au rendez-vous.

Et l’idée de caser un grand texte dans chaque numéro m’a poussé à lire Sénèque !

 

Surprenant Québec ! JPD

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 13:10

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 Dans le mensuel socialiste Changer la vie, Marcel Thourel avait l’habitude d’honorer quelques figures du passé mais il était rare que ces figures soient locales. Ce texte sur Razoua est d’autant plus appréciable et il me permet d’honorer à mon tour la mémoire de ces militants exemplaires (Thourel et Razoua). JPD

 

Changer la vie, Mars 1984, n°116

Un « communard » de chez nous : A.E. Razoua

C'est au hasard d'une lecture et d'une conversation que j'ai découvert l'oublié de la présente chronique. Il est curieux de devoir écrire «oublié» car ce personnage est bien de chez nous.

En effet, Angel Eugène RAZOUA, est né à Beaumont-de-Lomagne, le 16 Juillet 1830. De par sa mère, il appartenait aux maisons aristocratiques des RAOUSSET-BOURBOU. Son père le destinait à la prêtrise, mais il quitta le séminaire pour entrer dans la marine marchande. Il navigua quatre ans au Brésil, en Bolivie, au Pérou. Tony REVILLON, le décrit ainsi : «taille moyenne, maigre, les cheveux coupés ras, le visage bronzé, allongé par une barbe en pointe, le nez en bec d'aigle, de grands yeux bleus profondément enchâssés».

Agé de 20 ans, il s'engagea dans un régiment de chasseurs à cheval. Il suit des cours de cavalerie à l'Ecole de Saumur dont il fut renvoyé, s'étant affilié à une «Marianne» (Société secrète républicaine). Envoyé au 3ème régiment de Spahis en Algérie, il y restera 14 ans. Il est libéré en 1863 avec le grade de Maréchal des Logis. On voit que ses opinions n'avaient guère servi son avancement.

Revenu à la vie civile RAZOUA, écrivit dans «le Réveil» de DELESCLUZE. En 1870, il fait 6 mois de prison préventive pour complot contre la sureté de l'Etat. Avec la proclamation de la République il est nommé chef du 61ème bataillon et sera révoqué de son grade pour avoir pris part au mouvement révolutionnaire du 31 Octobre 1870. Elu député de la Seine le 6 Février 1871 il démissionnera en même temps que Ch. DELESCLUZES. Sous la commune on lui donna à nouveau le commandement du 61ème bataillon de la Garde Nationale.

Son passage à Toulouse dans les premiers jours de la Commune est peu connu. Armand DUPORTAL, dans son rare ouvrage «la commune à Toulouse fait mention de la participation de RAZOUA, à une réunion de la Société «l'Alliance Républicaine» dont il avait été un des membres fondateur.

Faut-il voir là une relation de cause à effet, le 25 Mars, la commune de Toulouse était proclamée du Balcon de l'Hôtel de ville, son existence sera d'ailleurs éphémère.

A Paris, les 3 et 4 avril, il participe à la marche sur Versailles comme chef d'état major du Général DUVAL. Comme lieutenant-colonel, il sera commandant de l'Ecole Militaire. Le 12 Mai, il est nommé juge titulaire à la seconde Cour Martiale. Après avoir organisé l'évacuation de l'École Militaire le 22 Mai, il se retire chez un ami, d'où il partira pour Genève en Juin. Le fait d'avoir abandonné son poste le 22 Mai, lui vaudra des critiques, mais LEPELLETIER dans son «Histoire de la Commune» affirme qu'il avait la réputation d'être un brave. Le 3ème Conseil de guerre le condamnera par contumace à la peine de mort.

Réfugié en Suisse, il est arrêté le 17 Juillet 1871 sur demande d’extradition du gouvernement Français, mais celui-ci n’ayant pu apporter des preuves suffisantes, il sera relâché. C'est à la suite de ce refus, de la Suisse de livrer à la France les proscrits de la commune que ceux- ci reçurent définitivement le droit d’asile.

Les exilés de tendance Socialiste, affiliés à l'Association Internationale des Travailleurs, se lancèrent dans des actions de type utilitaire et didactique. La plus connue est celle que RAZOUA fonda à Genève «La Marmite Sociale», restaurant coopératif pour réfugiés dans le genre de «La Marmite» que VARLIN avait fondée à Paris, mais, se différenciant de celle-ci car elle ne se proposait pas seulement « de livrer à tout travailleur une nourriture la plus hygiénique, au meilleur marché possible, en supprimant les intermédiaires onéreux et en appliquant les bénéfices à la diminution des prix de vente», mais aussi «de combattre la tyrannie de l’ignorance par la lecture».

Pour se venir en aide les uns aux autres, les exilés formèrent  la société des proscrits. La cotisation était de 1 franc cinquante par mois. Les réfugiés arrivant à Genève sans ressources recevaient la somme de 1 F, 50 par jour à titre d'avance remboursable à la société. Il en était de même pour les malades.

Cette société organisa aussi des chaines d'évasion grâce auxquelles des communards menacés de mort ou du bagne purent rejoindre la Suisse.

Durant son séjour en Suisse RAZOUA devra parfois changer d'identité, c'est ainsi qu'il se nommera MARCAS, F. MARTINEZ, E. MERCUTO.

Membre de la section de propagande et d'action révolutionnaire Socialiste de Genève constituée le 8 Septembre 1871, il sera également président en Avril 1873 de la Société de Secours Mutuel «La Parisienne» et prendra une part active à toutes les manifestations de la première Internationale à laquelle il resta fort attaché.

Comme la plupart des exilés, il vivra pauvrement et lorsqu'il héritera d'une rente de son frère décédé, il n'en profitera que peu de temps.

Lorsque RAZOUA, mourut le 2 Juin 1878, à l'âge de quarante huis ans, il sera enterré civilement, son cercueil recouvert du drapeau rouge du 22è bataillon fédéré parsemé de branches d'acacia, symbole maçonnique. Sur sa tombe, A. ARNOULS, JOUKOWSKY. ROCHETTE, et LE FRANCAIS prononcèrent des discours retraçant les traits de caractère et la vie de ce compatriote bien oublié, même semble t-il, dans sa commune d'origine.

Puis-je suggérer à nos amis Socialistes de Beaumont-de-Lomagne qui sont en position de le faire, de donner à une rue de leur ville, le nom de RAZOUA ? Bien entendu, il n'est pas question de débaptiser une rue existante : laissons à la droite ces pratiques malsaines - mais de profiter de l'ouverture d'une voie nouvelle pour honorer leur illustre concitoyen. Ce jour là, je me plais à espérer que nous serons quelques uns à venir déposer au pied de la place, une rose, rouge évidemment

 

Marcel THOUREL

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 12:52

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 Voici la présentation de la liste écolo par La Dépêche

 Le parti des Verts écologistes est en train de « faire ses gammes » sur le clavier des élections locales. Aux cantonales, d'abord, Marc Averous était candidat à Auvillar (c'était symbolique pour se situer dans l'immédiat périmètre de la centrale de Golfech); puis, aujourd'hui, aux municipales, à la tête d'une équipe d'amis rassemblés pour faire entendre « le choix de la vie.., car des gens heureux, ça fait aussi partie de l'environnement ».

La dernière et principale phase de ces engagements dans la politique locale sera constituée par les élections au Parlement européen de cet été. Cet objectif est bien au centre des préoccupations des Verts écologistes car, souligne Marc Averous, « pour la première fois, on pourrait trouver des députés élus, et ce n'est pas négligeable compte tenu des défis et des menaces qui pèsent sur l'environnement ».

Les trente-trois compagnons de route de Marc Averous (17 femmes et 16 hommes) ont élaboré leur programme municipal. Pour les grandes lignes, ces réflexions portent sur la sous-information en matière d'énergie nucléaire (Golfech); le traitement des déchets et une eau sans risque; l'emploi, la solidarité, une nouvelle citoyenneté (commissions extra- municipales. référendums d'initiative populaire); enfin, le développement d'une coopération prioritaire avec Moissac.

Comme le soulignait Marc Averous, à l'occasion de la présentation de sa liste : « Il s'agit d'une équipe qui est soudée autour d'un esprit de défense de la vie. Le seul moyen de se faire entendre et de tirer les sonnettes d'alarme, c'est de se présenter ». Et puis, comme disait le sage : « Il faut viser la lune pour atteindre le réverbère ».

Liste Alternative verte

Marc Averous, ingénieur chimiste; Louisa Dalouche. modéliste; Jean-Pierre Pabanel, socio-économiste; Françoise Franck, auxiliaire de vie; Bernard Gontrand, agriculteur; Basile Lawrynowicz, technicien; Christophe Macabiau, étudiant; Georgette Tonnèle, mère de famille; Yves Bachimont, étudiant; Simone Bosch, épouse Pautal, enseignante retraitée; Patrick Herbinet, agriculteur; Marie-Paule Lassagne, employée de bureau; Jean-Luc Amigo, représentant; Rose Pagotto; René Bachimont, technicien préretraité; Josiane Trouselle, diététicienne; Bernard Dausse, préposé; Sylvie Clamens, épouse Penarotto, fonctionnaire; Jean-François Pons enseignant; Janine Michar, sans profession; Alain Lapèlerie, greffier de justice ; Eliane Serna, laborantine ; Christine Lechevallier, secrétaire ; Catherine Carlier, commis de justice ; Laurent Tatin, dessinateur ; Antoine Marqués, peintre en bâtiment ; Gabrielle Franck, mère de famille ; Elizabeth Gérardin, sans profession ; Nadir Ramdam, étudiant ; Jean Fanfelle, éducateur spécialisé ; Jacqueline Béziat, enseignante retraitée.

 

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 La liste de rassemblement pour l’union des forces de gauche présentée par La Dépêche

 « Le 12 mars, nous présentons une liste séparée, mais ce qui n'a pas pu se faire au premier tour, nous ferons tout pour que ce soit possible au second et nous voulons que l'union se réalise. » Cette seule phrase pourrait résumer l'intervention de Marcel Guiche qui présentait, hier, la liste du P.C. en compagnie de Michel Métais et Michel Bertrand.

Le leader communiste a fait l'historique des négociations avec le P.S. et le M.r.g. et expliquait « comment le P.C. n'avait pu tolérer un véritable ultimatum ni de passer sous la table »...

Il remontait à 1977, à ces élections municipales où le parti communiste avait eu sept élus dont deux adjoints. Marcel Guiche précisant « que c'était les électeurs qui, en définitive, avaient placé les candidats communistes en telle position, ce qui fut fait, hier soir, doit l'être à nouveau au lendemain du 12 mars car la ville a tout à gagner de l'alliance des forces de gauche ».

Marcel Guiche expliquait ensuite l'œuvre considérable de modernisation de la cité à laquelle les communistes avaient pris leur part. Pour ce qui est du retour possible de la droite à la mairie, « cette politique de droite amène plus d'impôts pour les plus démunis, les finances locales livrées aux affairistes et moins d'argent pour les écoles et les œuvres sociales ».

On a retrouvé dans toute sa « splendeur » le tribun communiste qui, « une fois déposés les habits du premier adjoint », se délecte à expliquer, convaincre à l'aide de phrases fortes. Pour les commentateurs, dans une campagne qui frôlait la « somnolence », malgré cinq listes en présence, l'arrivée du leader communiste à la tête d'une liste solide vient donner du tonus au débat. Pour la petite histoire, soulignons que, sur les trente-trois candidats, il y a onze femmes et quatorze démocrates qui ne sont pas membres du parti.

Rassemblement pour l'union des forces de gauche

M. Marcel Guiche, premier adjoint sortant, retraité.

M. Michel Bertrand, adjoint sortant, instituteur.

M. Michel Métais, adjoint sortant, retraité S.n.c.f.

Mme Gilberte Vavasseur, épouse Lalanne, conseillère sortante, directrice d'école.

M. Michel Bonnet, adjoint sortant, gérant de société.

Mme Michèle Fenoglio, épouse Monclus, conseillère sortante, artisan.

M. Gilbert Durrens, conseiller sortant, retraité.

Mme Danielle Leclerc, épouse Lacombe, conseillère sortante, employée agro-alimentaire.

M. Georges Ramet, ouvrier.

Mme Annie Guiche, épouse Bordignon, directrice d'école.

Mme Michèle Julien, épouse Duffau, professeur agrégé.

Mme Michèle Gautier, épouse Avignon, mère de famille.

Mme Nicole Barthes, institutrice.

M. Christian Bélay, ouvrier pâtissier.

M. Jean-Pierre Bouisse, agent technique E.d.f.

M. Adrien Casse, agriculteur.

M. Christian Caussade, chef d'équipe E.d.f.

M. Jean Coarasa, ouvrier.

M. Jean Fourcade, retraité.

M. Claude Gaiche, professeur.

M. Jean Candia, retraité Cégédur.

Mme Claudine Ressayre, épouse Garcin, mère de famille.

M. Louis Lafon, retraité.

Mme Catherine Lyon, épouse Ledour, secrétaire.

M. Gilbert Massoc, agriculteur.

M. Pierre Mayanobe, agent E.d.f.

M. Georges Michel, agent E.d.f.

M. Christian Paès, agent S.n.c.f.

Mme Christine Peccolo, épouse Pagotto, demandeur d'emploi.

Mme Renée Berthe, épouse Patigny, retraitée.

M. Jean-Pierre Rinklin, ouvrier.

M. Marino Sandrini, retraité.

 

M. Jean-Pierre Saulière, agent E.d.f.

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 12:50

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Dans cette sous-préfecture du Tarn-et-Garonne les élections municipales sont, depuis l’arrivée de la Cinquième république, un imbroglio. Il suffit d’aller voir sur Wikipédia où on lit deux erreurs énormes. Imbroglio pour une raison simple : les radicaux qui furent longtemps les maîtres de la ville n’arrivent plus à s’y imposer clairement.

En 1989, un tournant puisque l’élection voit la victoire du maire centriste encore en place et qui espère faire un nouveau mandat.

Voici la liste PS-MRG sous la direction d’Antoine Molina maire sortant… mais dans quelles conditions ! Malgré le fort soutien de La Dépêche cette liste sera donc battue car l’entente avec le PCF, relativement fort dans la ville, a été impossible.

 Candidats de la liste Molina présentés par La Dépêche :

Antoine Molina ; Daniel Davesnes ; Michel Bésiers ; Patrick Malphettes ; Christian Pech (adjoint sortant)  ; Jean-Jacques Blanc ; René Villeneuve (adjoint sortant) ; Chérubin Massola conseiller sortant ; André Assémat (adjoint sortant) ; Jean Bourgarel conseiller sortnt ; Roland Dimon ; Robert Duffau ; Robert Bénech (adjoint sortant) ; Marlène Moretti ; Jacques Leparc ; Muriel Lassagne ; Robert Sarremejane conseiller sortant ; Jenry Jany ; Maurice Clabaut ; Evelyne Billes ; Christian Belzers (1) ; Michèle Irissou ; Pierre Méric conseiller sortant ; Roger Polastron ; Lucien Panouillère ; René Cransac ; Pierre Merce conseiller sortant ; Jacques Bourgon ; Jacques Macabiau conseiller sortant ; Emile Baudel conseiller sortant ; Yves Martin ; Maurice Gabarre ; Jean Bigourdan.

(1) La mauvaise orthographe de Delzers est sans nul doute accidentelle.

      Voici les résultats du premier tour :

Inscrits : 8266 ; Votants : 6291 ; Exprimés : 6091

Molina (PS-PRG) : 1365 (22,4%)

Dagen (divers droite) : 2817 (46,2%)

Laffont (RPR-UDF) : 721 (11,8%)

Guiche (PCF) : 805 (13,2%)

Averous (écolo) : 383 (6,2%)

 

Deuxième tour

Dagen 3824 (62,9%) 27 élus

Molina 1439 (23,6%) 4 élus

Guiche 810 (13,3%) 2 élus

Faute d’entente pour le second tour la liste PCF s’est maintenue.

 

Que va-t-il se passer en 2014 ?

Toujours la même musique puis Bernard Dagen malgré ses annonces de 2008 est toujours là. Que Monsieur Bésiers devenu depuis conseiller général est toujours là.

Et la troisième liste de gauche ? Comme partout nous en sommes aux discussions de couloir qui cependant intéressent tout le monde. Elles renvoient aux dernières cantonales de 2011 ?

Normalement Castelsarrasin devait devenir la ville de Sylvia Pinel mais elle fut alors battu par Monsieur Bésiers tout aussi radical qu’elle mais qui s’est présenté en dissident. Sylvia Pinel a continué sa carrière devenant ministre, en étant réélue député, mais Castelsarrasin reste un trop mauvais souvenir pour s’y relancer dans la bataille.

Jean-Michel Baylet qui surveille les municipales comme le lait sur le feu a trouvé une idée : assurer la promotion d’un assureur maire en exercice de Lafitte où sa gestion n’a pas suscité l’enthousiasme. L’ayant observé, après son élection, à l’intercommunalité, il n’est pas apparu comme un élu mobilisé. Mais devenir maire de Castelsarrasin… ou du moins se servir de cette élection pour avoir un tremplin en vu de l’accès au Conseil général c’st tout autre chose.

Le Front de gauche est donc face à un dilemme : où servir de marche pied à ce radical, ou affronter seul la difficile élection car s’il y a la liste Bésiers et celle de M. Granier, une autre liste c’est plutôt difficile à mettre en place. L’ennui dans cette affaire, c’est que pour le moment pas question d’afficher une entente avec le radical dissident et pourtant si peu dissident. Bref, Jean-Michel Baylet qui n’est pas totalement mécontent du maire sortant à qui il a toujours fait une place d’honneur au conseil général pense gagner dans tous les cas.

 

J-P Damaggio

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 12:00

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Cinq listes de 27 candidats soit un total de 135 candidats, je pense que c’est le record pour Castelsarrasin. La présentation ci-dessous de la liste gagnante s’appuie non sur des sortants comme d’autres mais sur deux conseillers généraux qui travaillent en bons termes avec Jean-Michel Baylet. Généralement le processus est inverse : c’est élu municipal qui devient conseiller général mais là c’est la caution départementale qui servira de référence. JPD

 Présentation de La Dépêche de Castel d'abord

Une équipe jeune, indépendante, avec les deux conseillers généraux

Bernard Dagen, 47 ans, a présenté son « équipe » qui se lance dans la bataille des élections municipales. La première originalité de la liste c'est « que sa composition restera absolument identique au deuxième tour de scrutin ». En termes clairs, Bernard Dagen affirme son indépendance et son souci de ne pas rentrer « dans une spirale qui pourrait troubler les électeurs ». Dans la composition de la liste, publiée ci-dessous, on découvre des gens issus de milieux politiques différents, un très large éventail socio-professionnel (commerçants, vie associative, etc.) et, bien entendu, la présence des deux conseillers généraux. Jacques Lavigne étant vice-président du conseil général et Bernard Dagen à la commission des finances, « deux atouts pour renforcer encore les liens avec le département en matière d'équipements, d'entretien de voirie et de culture, etc. ».

Pour Bernard Dagen, « l'objectif n°1 c'est, bien entendu, l'emploi, (l’implantation d'industries, promotion de l'artisanat et du commerce, aide à l'éducation) ». Viennent ensuite les volets culture et sport et solidarité (information, formation, démarginalisation) et la signature de conventions et contrat d'objectif avec les associations de personnes âgées, handicapés et personnes en difficulté.

Onze ont 30 ans ou moins

Avec cette liste jeune (11 ont 30 ans ou moins, onze entre 40 et 50 ans, les autres plus de 50 ans), celui qui fut un « défenseur-attaquant » dans les lignes du C.a.c. rugby monte en « première ligne ». Il a confié lors de la présentation de sa liste qu'il plaçait au premier plan les problèmes de l'emploi sans oublier le social, la culture, le secteur scolaire mais qu'un «projet d'action ne peut être établi qu'après un examen minutieux des finances de la commune. Ennemie du coup par coup l'équipe « Castel d'abord » proposera, le moment venu, un plan d'action pluriannuel compatible avec la réalité économique ».

Enfin pour Bernard Dagen : « L'esprit d'une équipe est tout entière rassemblée et motivée pour servir la ville ».

Bernard Dagen, pharmacien ;

Jacques Bénac, commerçant ;

Jacques Lavigne, vétérinaire ;

Jean-Pierre Bonnevie, commerçant ;

Bernard Leminous, médecin généraliste ;

Simone Boutonnet, professeur ;

Christian Fourment, industriel ;

Jean-Paul Calcagno, agent S.n.c.f.;

Pierre Montet, conducteur de travaux équipement ;

Gilles Saint-Sardos, arboriculteur ;

Yvonne Delbosc, mère de famille ;

Jean‑Claude Roussilhès, employé de banque ;

Gérard Guidi, coiffeur ;

Roger Gasc, retraité ;

Pierre Aubin, agriculteur retraité ;

Philippe Sagot, gérant de société ;

Odile Leroy, directrice « service des familles » ;

André Angles, agriculteur ;

Pierre Tretténéro, artisan retraité ;

Georges Crepel, chef d'atelier ;

Jean Couderc, employé P.t.t.;

Christine Cardona, étudiante ;

Simon Béquié, technicien d'atelier ;

André Cambon, agriculteur ;

Pierre Mazeau, artisan ;

Guy Logeois, contremaître ;

Jean-Pierre Péduran, agent hospitalier ;

Joël Brouillet, agriculteur ;

Maurice Verdier, artisan ;

Clément Bernichan, prothésiste dentaire ;

Joachim Vellvéhi, magasinier vendeur ;

Henry Périer-Brissety, pontonnier ;

 

Jean Arigo, magasinier.

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