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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 16:00

Sous peu ce livre dont il n'existe que 20 exemplaires papier (15 euros format A5, 260 pages) sera disponible gratuitement sur internet.

Voici le lien à présent :

ICI

 

En attendant voici la Préface 2016

Trente ans après exactement je reprends cette étude qui avait occupé trois ans de ma vie. Une coïncidence a voulu que j’apprenne enfin, le 24 juin 2016, grâce à un lecteur de mon blog, qu’Edmond Campagnac était né à Nègrepelisse en 1880. J’avais croisé Campagnac en 1987, à propos d’un inédit de Cladel sur Danton et Robespierre et depuis je cherchais à connaître cet élève à Montauban d’Albert Mathiez dont il deviendra l’ami. Il a été effacé de l’histoire, et y compris de l’histoire locale, lui qui a tant fait pour Cladel, Delthil, Bourdelle, et Marcel Lenoir. Il a par exemple édité un livre introuvable sur ce peintre !

Ayant découvert, suite à l’indication du blog, sa nécrologie dans les Annales Historiques de la Révolution Française, j’ai pu aussi y lire d’autres articles sur la Révolution, et de fil en aiguille je me suis replongé dans le sujet. J’ai relu mon livre de 1986, et j’ai eu plaisir à le recopier avec des moyens techniques autres que le modeste Amstrad qui n’avait aidé pour ma première auto-édition.

Je le reprends d’autant plus que la question des sans-culottes à Montauban est restée au point mort or les inventions de l’an II n’ont jamais quitté l’actualité. Le droit au divorce, l’abolition de l’esclavage, la laïcité, l’économie dirigée etc. autant d’exemples de grande importance.

A le recopier, je n’ai rien eu à changer sur le contenu par contre que d’imperfections techniques ! Pourquoi écrire le nom Michel Voyelle au lieu de Michel Vovelle, moi dont j’avais ses livres dans ma bibliothèque ? Il m’est arrivé le même problème avec Michel Clouscard que pendant longtemps j’ai écrit Glouscard, ou avec Vazquez Montalban que j’écrivais Vasquez Montalban ! Je ne dis pas que la toilette subie est parfaite mais de ce côté-là il y a une première amélioration.

Pour le contenu, j’avais eu le plaisir de le poursuivre. Comme indiqué au cas Gautier-Sauzin, ce travail est né d’un malentendu. J’ai eu envie d’enrichir la découverte de Félix Castan comme quoi ce Gautier-Sauzin, défenseur de la langue d’oc était un robespierriste, et j’ai vérifié que Claude Mazauric avait raison, ça ne pouvait pas être ! Félix Castan a alors fait comme si je n’avais rien écrit ni sur Gautier-Sauzin ni sur personne ce qui ne m’a pas empêché de poursuivre mes études dans la sphère occitaniste.

Le hasard a voulu que si Gautier-Sauzin tende mes rapports avec Félix Castan - avec qui j’ai tout de même travaillé vingt ans – j’ai, pour cause d’un colloque sur la question linguistique pendant la Révolution, croisé René Merle qui lui, a pu me mettre en rapport avec une descendante d’un des personnages du livre, François Pastoret. Si Castan et Merle étaient comme moi des communistes, Castan n’a jamais cessé de combattre l’occitanisme de René Merle qui avait publié un livre pourtant essentiel : Culture occitane per avançar[1].

Résultat : ma vie durant j’ai été marqué par l’œuvre de Pastoret et celle de René Merle.

Puis, les merveilles d’Internet me permirent de rassembler beaucoup de textes sur un événement qui court le long de ces pages, le 10 mai 1790 à Montauban[2].

En 1986 j’étais loin d’imaginer que mes recherches historiques seraient ensuite, autant marquées par l’étude de la contre-révolution (autour du coup d’Etat de 1851), dont le 10 mai 1790 fut le modèle pour longtemps ! Or il n’y a de révolution qu’en lien avec une contre-révolution ! Sur ce point Félix Castan, sans le savoir, m’a beaucoup éclairé en me poussant à la rencontre du philosophe Henri Lefebvre grand maître de la dialectique.

Donc cette réédition boucle la boucle. D’autant que j’y redécouvre mon indiscipline atavique : je suis loin des critères universitaires du savoir, sans aucun mépris envers de tels travaux (j’en fais grand usage) même quand ils ne sont qu’une étape dans un plan de carrière. Ma vie de fonctionnaire élémentaire a pu me dispenser de tout plan de carrière. J’ai fini ma vie d’instit comme je l’avais commencée, au degré zéro de l’échelle. Indiscipline car, surtout dans la deuxième partie du livre je mêle histoire et actualité et j’y découvre une part prémonitoire d’autobio-graphie.

[1] Editions Sociales, 1977

[2] Révolution/Contre-révolution, le cas du 10 Mai 1790 à Montauban, 180 pages, 12 euros, Editions La Brochure

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 12:30
La dictature à la française

La dictature à la française

2 décembre 1851, La dictature à la française, analyse de l'événement à partir de l'insurrection dans le sud ouest.

Ce livre de 2001, publié en tant que suppément d'un journal n'a pas eu d'ISBN et n'a donc pas été répéré parmi les livres. Il en reste 40 exemplaires en version papier à 5 euros l'exemplaire (190 pages en format A5). Je viens de le recopier (il était dans un format incompatible avec le monde d'aujourd'hui) et j'ai eu la surprise de constater que je n'avais pas un mot à changer. Simplement, aujourd'hui j'enlèverais le double point d'interrogation. J'ai pointé quelques erreurs comme d'avoir écrit que le natif de Castelsarrasin Charles de Mazade, était un natif de Lectoure. J'ai tout laissé comme c'était. Vous pouvez cliquer sur le lien en haut pqui vous renvoie au site qui héberge gratuitement le livre. J-P Damaggio

autre lien : http://viedelabrochure.canalblog.com/archives/2016/08/25/34228385.html

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24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 14:00
Avec Pepe controverse à Valladolid

http://viedelabrochure.canalblog.com/archives/2016/05/24/33860322.html

A l'adresse ci-dessus vous accèderez au roman gratuit qui évoque ceci : Avec Pepe controverse à Valladolid.

Un vieux détective s'est retrouvé abandonné en prison à la fin de sa vie. Pas chance, sa fille qu'il avait oubliée depuis tant d'années se propose de le délivrer. Le détective s'appelant Pepe il n'est pas impossible qu'il soit très connue d'autant que sa fille habitait Nueva York. Comment a--il pu atterrir à Valladolid ? Toute ressemblance avec des personnages de fiction ne serait que pure coïncidence dans ce roman trop fantaisiste pour accéder à une version papier.

J-P Damaggio

P.S. Les Editions La Brochure vont privilégier les versions internet.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 21:20

 

En accès gratuit la brochure sur Slimane Azem

 

Un neveu de Slimane Azem vient de me téléphoner pour n'annoncer la nouvelle : le 11 octobre Paris aura sa rue Slimane Azem (1918-1983). A côté de la Place Denfert-Rochereau. Malheureusement je ne pourrai pas faire le voyage alors que j'aurais eu tant de plaisir à rencontrer l'ambiance kabyle qui ne va pas manquer d'entourer la cérémonie d'inauguration.

J'avais rédigé une modeste brochure pour célébrer la fête qui à Moissac honora cet artiste, une brochure comme un pont entre deux mondes : celui des passionnés et celui des ignorants dont j'étais avant la cérémonie.

Je n'ai aucune compétence pour entrer dans le détail musical et poétique de l'œuvre mais l'homme méritait un hommage minimum, à mon niveau.

J'ai donc été très heureux d'écouter ce neveu qui a tant connu son oncle et qui aime tant son talent, son humanisme, sa simplicité, sa générosité.

Un neveu qui comme tous les enfants d'immigrés s'est battu pour vivre mieux, pour trouver sa place. A présent retraité, il veut se passionner pour ses souvenirs et j'imagine (mais je peux me tromper) qu'il n'a pas été facile d'obtenir de la municipalité parisienne cette reconnaissance.

 

Comme la brochure a fait sa vie, à cette occasion elle est accessible à présent sur internet. Jean-Paul Damaggio

 

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 13:11

couv-rosseli.jpg

 

Cet assassinat des frères Rosselli a plusieurs fois été évoqué sur ce blog. J'offre à présent en accès gratuit la brochure publiée par les Editions La brochure à ce sujet.

Oggi in Spagna, domani in Italia, Carlo Rosselli (en français)

Avec une présentation.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 12:17

la-com-mariet.jpg

 

Suite au décès de l'ami Alain Mariet qui a passé sa vie dans la communication (sous diverses formes) je propose en guse d'hommage la lecture de sa brochure sur la question. Elle paraîtra sans doute à certains comme une vulgarisation scientifique bien modeste mais parfois il faut tenter de résumer un phénomène crucial dans nos vies. JPD

La communication, Alan Mariet

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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 20:53

Présentation :

Le livre d’une vie. Le livre d’une lutte. Le livre sans lequel commémorer la guerre 14-18 c’est continuer de s’aveugler ! Dès les premières lignes Verfeuil nous informe qu’il n’est pas son héros. Courtès, l’Apostolat est un nouveau socialiste en 1914 et il a une famille, deux éléments essentiels qui n’ont aucun lien avec Verfeuil qui fut socialiste dès 1904 et n’a jamais eu de famille. Bien sûr des éléments autobiographiques sont présents car comme son héros Verfeuil est contre la guerre et comme son héros il est présent à l’enterrement de Jaurès.

 Le livre est achevé le 11 août 1923. Il est publié grâce au journal La Vague en 1926. Un cadeau de ses amis au militant mourant ? Verfeuil, en effet, est tuberculeux et un an après, il meurt dans un sanatorium des Landes, mais il a tenu à se faire enterrer à Montauban.

Le livre contient un récapitulatif des ouvrages de l’auteur :

Fleurs d’Avril, poésies.

Pourquoi nous sommes antimilitaristes.

Le syndicalisme des Fonctionnaires.

A Jean Jaurès, poème.

En préparation

Le Pain quotidien, roman.

 

 

Voici la préface et trois chapitres en attendant la publication prévue pour novembre 2014. J-P Damaggio

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 11:03

Document inachevé mais je communique ainsi 

Olympe de Gouges aux Amériques, Jean-Paul Damaggio

 Avec Tina Modotti, janvier 2005

Avec Ramona la Zapatiste, 23 janvier 2006

Avec Valentina Palma à Atenco, 3 mai 2006

Avec Lila Downs à Oaxaca, 11 septembre 2006

Avec Dora María Téllez, 1er janvier 2007

Avec Rigoberta Menchú, 15 mars 2007

Avec Lori Berenson au Pérou, Avril 2009

Avec Francesca Gargallo, Le féminisme théorique

Document : Article sur Olympe de Gouges en 1991 dans Tr’Oc.

 

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 12:32

J'ai par ailleurs publié deux textes sur la Sexta que Marcos évoque dans sa lettre d'adieux et j'y ai traduit une partie de cette métaphore que je reprends ici en entier à partir d'une autre traduction et avec quelques notes. JPD

Le pingouin de la sexta

 Bien. Chose promise, chose due. Au début de ce texte, je vous disais que je vous parlerais du pingouin qui est ici, dans les montagnes du Sud-Est mexicain. Alors, voilà.

C’est arrivé dans une des casernes d’insurgés, il y a un peu plus d’un mois, à la veille de l’alerte rouge. J’y étais de passage, en route pour la position qui allait être le quartier général du Commandement général de l’EZLN. Je devais passer prendre les insurgés et les insurgées qui constitueraient mon unité pendant cette alerte. Le gradé qui commandait la caserne, un lieutenant-colonel insurgé, achevait de lever le camp et prenait les dernières dispositions pour emporter le matériel. Dans le but de ne pas trop dépendre des vivres qu’envoient les bases de soutien pour ravitailler les troupes insurgées, les combattants de cette unité essayaient d’assurer leurs propres moyens de subsistance, avec un potager et des animaux de basse-cour. Il avait été décidé d’emporter du potager ce qui pourrait l’être et que le reste serait laissé à se débrouiller tout seul. En ce qui concerne les poulets, les poules et les coqs, il fallait soit les manger, soit les laisser là. "Il vaut mieux qu’on les mange, nous, plutôt que les fédéraux", décidèrent, non sans raison, les hommes et les femmes (de moins de vingt ans, pour la plupart) qui occupaient cette position. L’un après l’autre, les animaux sont donc passés à la casserole, et, de là, ont atterri dans les assiettes creuses des combattants. Il n’y avait pas tant de volailles que ça, et, en quelques jours, la population avicole s’est vue réduite à deux ou trois exemplaires.

Quand il n’est resté plus qu’un poulet, justement le jour du départ, il est arrivé ce qui est arrivé...

Le dernier poulet a commencé à déambuler debout sur ses pattes, essayant sans doute par cette posture de se confondre avec nous pour passer inaperçu. Moi, je ne sais pas grand-chose en zoologie, mais il semble que l’anatomie des poulets ne leur permet pas de se dresser de cette façon-là, de sorte qu’avec le ballottement que produisaient ses efforts pour se tenir tout droit, le poulet marchait en titubant, sans direction précise. C’est à ce moment-là que quelqu’un a dit qu’il ressemblait à un pingouin. Ça a fait rire tout le monde et le rire a provoqué une certaine sympathie pour l’animal. Le poulet avait effectivement l’air d’un pingouin, à qui il ne manquait qu’une tache blanche sur le poitrail. Le fait est que les plaisanteries dont il a fait l’objet ont fini par empêcher que ce "pingouin" ne subisse le même sort que ses congénères.

L’heure du départ venue, affairés à vérifier que rien ne manquait, on s’est rendu compte que le "pingouin" était toujours là à se balancer d’un côté à l’autre, mais sans revenir à sa posture "naturelle". "Emmenons-le !", ai-je dit alors, et tout le monde m’a regardé pour voir si je plaisantais ou si je parlais sérieusement. L’insurgée Toñita s’est offerte pour l’emmener. Comme il commençait à pleuvoir, elle l’a pris contre elle, sous la lourde cape en plastique avec laquelle Toñita protégeait son arme et son sac à dos. Sous la pluie battante, nous nous sommes mis en route.

Le pingouin est arrivé jusqu’au QG de l’EZLN et s’est rapidement adapté à la routine établie pour l’alerte rouge insurgée. Souvent il rejoignait (sans perdre sa posture de pingouin) les insurgé et les insurgées à l’heure de la cellule, c’est-à-dire au moment consacré aux études politiques. A l'heure actuelle, elles ont pour thème les 13 exigences zapatistes, ce que les compañeros résument en disant : "Pourquoi luttons-nous ?" Eh bien, vous n’allez pas le croire, mais quand je me suis rendu à la réunion de la cellule, sous le prétexte de venir chercher du café chaud, j’ai constaté que c’était le pingouin qui était le plus attentif. Il ne s’en tient pas là, de temps à autre, il picote même quelqu’un qui s’est endormi en pleine discussion politique, comme s’il voulait le rappeler à l’ordre et lui faire prêter attention.

Il n’y a pas d’autres animaux dans la caserne... Enfin, à part les couleuvres, les tarentules "chibo", deux rats des champs, des grillons, des fourmis et un nombre indéterminé (mais très grand) d’échassiers, ainsi qu’une pénélope qui chante de temps en temps, sans doute parce qu’elle se sent stimulée par la musique des cumbias, des rancheras, des corridos et des chansons d’amour et de dépit qui sortent de la petite radio dont on se sert pour écouter les nouvelles du matin de Pascal Beltrán, sur Antena Radio, avant d’écouter "Sur la place publique", de Miguel Ángel Granados Chapa sur Radio UNAM.

Alors, je vous disais qu’il n’y a pas d’autres animaux, aussi c’est normal que "Pingouin" pense que nous sommes ses congénères et qu’il cherche à se comporter comme nous. Nous ne nous en sommes pas aperçus, jusqu’au soir où il a refusé de manger dans le coin qu’on lui a réservé et où il est venu jusqu’à la table en rondins. Pingouin a fait un scandale, plus proche d’un poulet que d’un pingouin, jusqu’à ce que nous comprenions qu’il voulait manger avec nous. Il faut que vous sachiez que la nouvelle personnalité de Pingouin interdit à cet ex-poulet de voler, même un minimum, pour monter sur un banc, aussi est-ce l’insurgée Erika qui le monte et qui lui donne à manger les aliments de son assiette.

Le capitaine insurgé qui commande la place m’a dit que le poulet, pardon, Pingouin, n’aime pas rester tout seul la nuit, peut-être parce qu’il a peur que des sarigues, des tlacuaches comme on dit ici, le prennent pour un poulet. Alors il proteste jusqu’à ce que quelqu’un l’accepte sous son toit. Il ne faudra pas attendre longtemps avant qu’Erika et Toñita ne lui fasse un tablier blanc en toile pour sa poitrine (elles voulaient le teindre avec de la chaux et de la peinture de bâtiment, mais j’ai réussi à les en dissuader ; enfin, je crois...), pour qu’il soit bien clair que c’est un pingouin et que personne n’aille le confondre avec un poulet.

Vous penserez sans doute que je suis, ou que nous sommes, en train de délirer, mais ce que je vous raconte est vrai. Entre-temps, Pingouin a fini par faire partie du Commandement général de l’essétaèlène. Vous aurez peut-être l’occasion de le voir de vos propres yeux si vous venez participer aux réunions préparatoires pour l’"Autre campagne". Il est aussi fort probable que Pingouin sera la mascotte de l’équipe de football de l’EZLN quand celle-ci s’affrontera, prochainement l’Inter de Milan. Peut-être quelqu’un prendra-t-il une photo pour conserver le souvenir de cet événement. Peut-être que, dans quelques années, en regardant le cliché, un petit garçon ou une petite fille demandera : "Maman, c’est qui les gens qui sont à côté de Pingouin ?" (Soupirs.)

Vous savez quoi ? Maintenant que j’y suis, je pense que nous sommes comme Pingouin et que nous aussi, nous nous efforçons de nous tenir bien droit sur nos pattes et que nous essayons de nous faire une place au Mexique, en Amérique latine et dans le monde. Comme notre anatomie, de fait, ne se prête guère au voyage que nous allons faire, on peut être sûr que nous aussi nous marcherons en titubant et en vacillant maladroitement, et que nous soulèverons l’hilarité et la plaisanterie sur notre passage. Mais comme Pingouin, peut-être que nous aussi nous susciterons un peu de sympathie et qu’il y aura quelqu’un pour nous prendre dans ses bras, généreusement, et pour nous aider, en marchant à nos côtés, à faire ce que tout homme, toute femme ou tout pingouin doit faire, à savoir, essayer toujours d’être meilleurs, de la seule façon possible, autrement dit en luttant.

Voilà. Salut et un baiser (?) de Pingouin.

Des montagnes du Sud-Est mexicain.

Sous-commandant insurgé Marcos

Mexique, juillet 2005.

Traduit par le compañero Angel Caido.

 

Comprendre : moustiques

UNAM, la célèbre université de Mexico aux luttes sociales nombreuses dont la radio est un des effets.

Lie EZLN

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 12:15

mexique-revendique.jpg

Jean-Paul Damaggio

Septembre 2005 :

Vive le Mexique qui revendique

[les notes sont du 1er juin 2014]

 

En cliquant sur le titre, vous devez accéder à une brochure écrite en 2005 et que je reprends ici au moment des "adieux" du sous-commandante Marcos. Ci-dessous le sommaire

 

Introduction page 2

La question féministe page 4

La question politique p. 6

La question de l’éthique p. 7

La question des médias p. 9

La question de la base p. 11

La question de l’organisation p. 13

La question de la multitude p. 14

Le parcours de Marcos et la carte p. 15

 Lien vers l'autre brochure sur le sujet :Voir : Texte 1

 

 

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