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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 14:27

En ce lundi de rentrée, Hervé Kempf quitte Le Monde pour le site Reporterre où il s’explique sur cette décision. Tout tient au traitement du dossier « Notre Dame des Landes ».

Nous sommes face à un paradoxe : alors que ce dossier est fortement médiatisé, médiatisation qui tient à un double phénomène, la lutte des citoyens et l’importance de leur adversaire qui est premier ministre, Le Monde pense pouvoir orienter cette médiatisation en faveur du grand projet :

Quand il m’arriva d’évoquer cette médiatisation devant des militants de NDDL ils m’ont fait des gros yeux car ils pensent que c’est surtout de la désinformation.

Vaut-il mieux le silence sur un sujet ou une forte désinformation ?

 La désinformation suscite la réaction des citoyens car elle ne peut faire l’impasse sur l’engagement des militants. Le silence ne suscite que le silence car l’engagement citoyen est beaucoup plus soumis aux médias (donc à la désinformation qui y règne souvent) qu’on ne le pense.

 D’ailleurs les militants de NDLL ont toujours expliqué que ce point de fixation étant devenu emblématique, gagner à Nantes c’est un appui pour gagner partout.

 Alors prenons un exemple : le gouvernement vient de signer la déclaration d’utilité publique d’un dossier 40 fois plus cherque NDDL… dans un silence médiatique si conséquent que les militants n’en savent rien !

Ceux qui aiment beaucoup parler des « bonnes luttes » vont dire que j’oppose les combats or il n’en est rien. Je pointe seulement un constat. Si les opposants à la LGV Lyon-Turin avaient été dénoncés par les médias, car le premier ministre aurait été de Chamonix, c’est là-bas que serait né le point de fixation !

 Cet article vise donc à dénoncer les médias qui fonctionnent par rapport… aux médias. Et qui, dans cette logique catastrophique, peuvent en arriver à censurer ! Mais cette censure, aussi regrettable qu’elle soit, et j’invite à lire l’article de Kempf, n’est que la partie visible d’un iceberg qui fait froid dans le dos quand on pense aux conséquences des manipulations.

 Mon propos s’appuie sur l’expérience concrète de la lutte contre le « tout LGV », une question que Kempf avait abordé dans Le Monde avec beaucoup de finesse. En juillet, tout d’un coup, à cause d’un rapport, les médias sont devenus très critiques vis-à-vis du « tout LGV » produisant l’effet inverse. A présent, la plupart des citoyens pensent que cette fois, il y a eu un coup d’arrêt au « tout LGV » sans relativiser le sujet. Ainsi, cet été, le même gouvernement a passé commande à Alstom de nombreux TGV, a validé la DUP du Lyon-Turin mais la commande de nouveaux intercités à Alstom attend encore.

 Les médias dominants suivent le courant dominant (et qui pourrait s’en étonner vu leurs financeurs) et les médias d’opposition sont conduits à se positionner sur ce même courant, réussissant ainsi à renforcer l’importance des thèmes qui ne sont pas les leurs. Voilà comment s’imposent des expressions comme « coût du travail », « charge sociale » etc.

 Bref, le dossier LGV est censuré sur toute la ligne. C’est ainsi que quand on tape sur le moteur de recherche de Reporterre, l’expression « ligne à grande vitesse » les dix premières réponses concernent… NDDL ! Par contre avec le sigle « LGV » on aboutit à une grande variété d’articles utiles, y compris sur la LGV Bordeaux-Toulouse. Avec des signatures comme Jean Bachèlerie, les Verts, une coordination de Gironde etc.

http://www.reporterre.net/spip.php?article4586

 Jean-Paul Damaggio

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 15:27

                                            couv-LGV.jpg

 

Un conte savant

 Il était une fois une ville nommée TooLoose car elle avait tout perdu. Certains l’auraient installée à Poitiers pour être près de Paris, les plus frondeurs à Perpignan pour être près de Barcelone, et les plus échevelés, rois de la galéjade, entre Aix et Marseille pour être près de Milan. Malheureusement la géogra-phie avait installé TooLoose à TooLoose.

Aussi, trois mousquetaires, aidés d’un D’Artagnan de choc, Malin Badlife, décidèrent de l’arracher à cet injuste sort en tentant de faire redescendre du ciel sur la terre, leur chère Reine Vitesse, appelée Avion dans les airs, et LGV sur terre.

Puisque trio il y a, un autre trio va courir à leur secours en une histoire finalement sans histoire car Bouygues, Eiffage, et Vinci - ce dernier nom étant injustement volé à un géant - n’aiment pas les contes. Quant aux bons comptes c’est autre chose ! On les appelle dividendes !

 En guise de suspens, Malin et Pietro vont réussir l’exploit de faire en 12 heures TooLoose-Madrid-Barcelone-Tooloose en employant l’avion, le train et le mini-bus ! Preuve irréfutable qu’une LGV Madrid-Barcelone c’est bien faire redescendre la vitesse du ciel sur la terre !

Oui mais voilà au final… ah ! le final !

 128 pages, 12 euros

Ceux qui se battaient contre la LGV étaient des pestiférés (je peux donner des exemples pas tristes). Et voilà que partout on nous chante que le « tout LGV » fut une catastrophe ! Pourtant les chantiers fleurissent, lancés qu’ils furent par le précédent gouvernement.

Ceux qui se battaient contre la LGV étaient des adeptes de la bougie, des irresponsables, des adversaires du progrès. Et voilà que partout on nous chante « vive les lignes existantes » sans qu’on sache pourquoi se revirement ! Sous l’angle de l’humour, vous aurez la clé de l’histoire 

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 16:07

L’idée du train à grande vitesse est venue de France et de ses fleurons. Après Concorde, le TGV. Petit à petit l’idée gagna du terrain dans le monde… européen. Les Espagnols ayant eu un système ferroviaire mal en point, pour cause d’incapacité du franquisme à l’entretenir, décidèrent que sa transition démocratique obligeant le pays à rattraper le temps perdu à grande vitesse, le pays devait se lancer (avec l’aide de lobbies européens du BTP) dans la construction du plus grand réseau au monde de LGV. Et sur les lignes l’AVE commença à s’imposer. Pour un non hispanisant, le jeu de mot n’est pas premier. AVE c’est l’abréviation de Alta VElocidad comme TGV est l’abréviation de Train à Grande Vitesse ou le TAV, Treno Alta Velocitat. Pourquoi les Espagnols ont-ils oublié le T devant AVE ? Car « ave » c’est aussi l’oiseau et en effet toute la triste philosophie du TAGV (Train Apte à la Grande Vitesse à ne pas confondre avec la marque déposée TGV) c’est de croire qu’on peut mettre un avion sur rail.

Par les hasards de la vie je tombe sur ce début de livre :

« Il était une fois une ville qui s’appelait TooLoose car elle avait tout perdu. Certains l’auraient installée à Poitiers pour être près de Paris, les plus frondeurs à Perpignan pour être près de Barcelone, et les plus échevelés, rois de la galéjade, entre Aix et Marseille pour être près de Milan. Malheureusement la géographie avait installé TooLoose à TooLoose.

De là l’invention de Tooloosains audacieux qui finirent par développer un moyen de transport surprenant, laissant les bateaux aux ports, et les trains sur les rails, pour passer par les airs. L’avion, mot dont l’origine n’est même pas occitane allait devenir le devenir de la ville si terrestre qu’était TooLoose. »

En conséquence, je suis allé voir d’où vient le mot avion, dont le lecteur découvre qu’il est très proche de ave, mais là c’est normal puisqu’il s’agissait d’inventer une machine qui vole ! Le mot est en effet aussi peu d’origine occitane que le nom de son inventeur, pourtant né à Muret (ah ! la bataille de Muret !) et mort à Toulouse ! Existe-t-il dans la ville rose un musée à la gloire de Clément Ader ? Il existe bien davantage : la Cité de l’Espace !

Avant de retenir le mot avion, on parla d’aéro qu’on retrouve encore dans aéroport qu’à Toulouse on pourrait plutôt appeler avionport même si ce fut la ville de l’aérospatiale. Gamin, j’étais étonné par ce nom ronflant d’aérospatiale car fasciné par les merveilles de la vitesse, je considérai que le spatial c’était plutôt Gagarine et le Spoutnik (1). Comme tant d’autres j’oubliais que derrière la SNIAS (Société Nationale Industrielle Aéro Spatiale) société d’Etat comme la SNCF, il y avait la dimension militaire.

Donc avion fait figure de mot mal aimé venant de la marge de la vie, celle qui fut si chère sa vie durant à Clément Ader qui en fit une marque déposée.

L’oiseau a déraillé en Espagne, et si j’ai le temps, un jour, je vous présenterais ce livre sur TooLoose où, trahissant la géographie et le passé, certains veulent s’envoyer en l’air en restant sur terre ! L’avion sur rail est une calamité, et pour l’avion… et pour le rail, et je l’écris indépendamment des déraillements et leur cortège de drames et de douleurs.

Jean-Paul Damaggio

(1) Mon enfance communiste m'imposait quelques fiertés faisant la grandeur de l'URSS et de la France.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 15:30

Sur ce blog pendant des années, 500 articles se sont accumulés sur le sujet à partir du projet de LGV Bordeaux-Toulouse. Un livre a été publié par nos éditions. Une petite brochure en plus ! Puis j’ai lancé un blog spécifique. En conséquence, je suis obligé aujourd’hui, d’écrire quelques mots à partir de la nouveauté du rapport Duron. J’entends enfin une remise en cause sérieuse de la théologie de la grande vitesse mais pour quelles décisions ?

 1 ) La démocratie du temps perdu

Ce rapport a mis neuf mois avant de naître or, ne disant rien de nouveau, les experts qui étaient aux commandes auraient pu l’expédier en une semaine ! Mais l’essentiel n’était pas le contenu, qui était évident, mais la façon de faire passer la pilule aux grands élus qui avaient voulu et veulent toujours croire que l’impossible est à leur porte. Comme le dit très bien quelque part Manuel Vazquez Montalban, ce n’est pas la gauche qui a été utopique, ne demandant en fait que la justice ordinaire, mais le capitalisme qui ambitionne de tout transformer en marchandise même l’amitié ! Contre ce système, Roosevelt a apporté sa réponse : quinze jours entre la proposition de loi et son adoption !

La situation du transport ferroviaire a été étudiée depuis des années en une multitude de rapports de sénateurs, de députés ou d’autres. Il y a eu une campagne électorale proposant ce que le rapport Duron a mis en forme. La démocratie ne se différencie pas de la dictature par le temps mis à prendre une décision, mais par la clarté publique de la décision, par le chemin pour y arriver. Face à un problème, le système qui dit, « je renvoie à une commission », est celui de la lâcheté. Mais bon, le rapport est là, il contient à mes yeux une majorité de propositions sérieuses et positives… et il reste au gouvernement à trancher.

 2 ) L’intervention des médias

Pendant des années aucun média ne parle de la stratégie du « tout LGV ». Puis tout d’un coup, le 27 juin, c’est l’avalanche orchestrée par l’Elysée. Le 27 juin, entre 8 h 30 et 9 h 30, je découvre que le même édito du premier ministre est publié dans une bonne vingtaine de journaux ou sites. Juste avant le rapport, c’est une petite musique qui écrase tout, et met en scène le vide. Sur TF1 une dame de Clermont Ferrand indique avec tristesse, qu’elle va prendre un tortillard et c’est présenté comme si un TGV ça serait beaucoup mieux ! Sauf que justement, la misère du tortillard vient de la politique du « tout LGV ». Entre le tortillard et la LGV, il y a plusieurs possibilités mais ce n’est pas le sujet. Aucun média ne se distingue en allant interroger des lutteurs comme nous, des experts aux opinions diverses, rien, juste la pommade de Jean-Marc Ayrault et le reportage du micro-trottoir, qui est à vomir en son principe. Pourquoi pommade ? Il dit avec justesse qu’il faut donner la priorité au train du quotidien, mais ce faisant il sait qu’il va à l’encontre des désirs d’un tas de ses amis socialistes, présidents sur-titrés, aveugles à la vie. Donc pour calmer tout le monde, il ajoute que tout va se faire en discussion avec les dits présidents qui ne veulent discuter de rien, attachés qu’il sont à leur propre LGV, les autres étant toutes inutiles car le train du quotidien est la priorité ! Le double langage est de rigueur !

Un plan communication commence par le choix de la date. Fin juin c’était la bonne période pour marginaliser le débat démocratique sur le sujet. Autant la charge de cavalerie des médias montant à l’assaut du «Tout LGV » est grandiose, autant elle se doit d’être un épiphénomène. Autant le répéter : ce 27 juin je vérifie que les médias mettent en scène, mais que la pièce se joue ailleurs ! Le premier ministre le révèle, c’est le 9 juillet qu’il va recevoir les élus pour fixer la ligne de conduite à suivre.

A titre d’indication sur le même sujet :

Le contournement de Nîmes et Montpellier a fait l’objet d’un contrat, signé le 1er juillet 2012 entre RFF et un consortium piloté par Bouygues, pour un coût de 1,5 milliard d’euros.

Le 28 juillet 2011, un contrat identique a été conclu entre RFF et Eiffage Rail Express pour une durée de vingt-cinq ans, pour la réalisation de la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays-de-la-Loire.

Tous les gouvernements le savent, juillet est propice aux mauvais coups !

 3 ) Pour en arriver à quelle politique ?

Et là, je le sens, le débat va être biaisé… La fin du « tout LGV » un aspect de la politique d’austérité ? Car pour certains, combattre l’austérité c’est dépenser, et tant pis si c’est à mauvais escient ! La fin du « tout LGV », une victoire du « tout routier » ? Comme si le tout LGV n’avait pas depuis des années conforté le tout routier au point que la SNCF est devenue le premier transporteur routier ! La fin du « tout LGV » une attaque en règle contre le service public des transports ? Quand la SNCF prend 20 % du capital de l’entreprise privée italienne NTV pour contrer l’entreprise publique TrenItalia, la SNCF est encore un service public ? Les mots n’ont plus de sens, ce n’est pas une révélation… Et pourtant une politique va devoir se mettre en place car la politique a horreur du vide ! Donc, en avant vers le bricolage en truquant les données. Exemple : la ligne POCL (Paris-Orléans-Clermont Ferrand) est renvoyée après 2030. Cette ligne vient juste de connaître son débat public. Pour Bordeaux-Toulouse entre le débat public et la l’enquête d’utilité publique il a fallu huit ans. Pour arriver à la déclaration d’utilité publique (DUP) ça fera sans doute dix ans. Donc le POCL, même normalement c’est une DUP pas avant 2023 et comme généralement entre l’appel d’offres et le lancement il y a encore cinq ans, nous arrivons à 2028 ! En fait le POCL en 2030 c’est dans l’ordre naturel du phénomène mais c’est présenté comme un grand report car des élus crient au scandale et, se faisant, ne font que crier leur ignorance rance !

 

Notre démocratie prend l’eau de tous les côtés et je crains le pire pour la suite. Bien sûr, je suis satisfait qu’enfin les idées que nous défendons (le tout LGV c’est contre la SNCF, c’est le déménagement du territoire, c’est le gaspillage sans nom, ce sont des billets plus chers pour les usagers, c’est frapper le TER, c’est tuer l’emploi réel etc.) aient davantage pignon sur rue dans divers journaux mais ce qui compte ce sont les décisions et je sens venir l’embrouille. Jean-Paul Damaggio

PS La lutte va pouvoir continuer de plus belle

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 12:04

Le journal du PG, A Gauche, pose la question de la réforme ferroviaire avec ce titre : « Une réforme ferroviaire euro-compatible », article signé Laurence Pache.

La France et l’Europe

On peut lutter pour la transformation de l’Europe mais tant qu’elle est ce qu’elle, ceux qui dirigent le pays sont sous cette contrainte comme les opposants au gouvernement sont à l’intérieur du pays sous la contrainte d’appliquer le mariage pour tous, la décision étant prise par une loi.

La différence, c’est que l’Europe ne procède pas par loi mais telle est la décision des pays car l’U.E. ne tombe pas du ciel.

Ceci étant il y a des marges de manœuvre et sur le ferroviaire il suffit de comparer ce qui a été fait en Allemagne et en France suite à la directive de 1991.

Rappelons qu’en 1997 la droite met en place la création de RFF, que la gauche conduite par Lionel Jospin promet si elle gagne de mettre un terme à ce projet et que finalement Jean-Claude Gayssot a bel et bien mot en œuvre ce qu’on présente comme une catastrophe et qui est une catastrophe.

Est-ce qu’en 1998 les syndicats de cheminots ont levé les bras au ciel contre Gayssot ? En réalité l’essentiel pour eux (et je comprends) n’était pas la séparation de RFF et de la SNCF mais les conventions qui allaient lier les deux entités quant à la défense du statut des cheminots. Résultat : RFF a eu en charge les voies ferrées dont la maintenance était assurée par les cheminots… de la SNCF.

Bref, on ne peut parler de la question aujourd’hui sans que les amis de M. Mélenchon fassent le bilan des années Jospin où alors on fait semblant de réfléchir.

Le service public

« Le statut des cheminots que les libéraux rêvent de faire sauter est lui aussi en danger. En assurant les droits des travailleurs, il permet un service public de qualité. »

Tout l’article repose sur un mythique service public et sur une mythique privatisation. L’exemple anglais est toujours avancé mais pour une fois pas l’exemple allemand, italien, espagnol…

Il n’y a à mon sens aucun automatisme entre l’argent donné au public et la qualité du service public ! L’art du gaspillage est partout.

La chute du fret n’a que peu de chose à voir avec l’ouverture à la concurrence quand les témoignages sont nombreux et les preuves irréfutables que la direction de la SNCF publique fait tout pour délaisser le fret ! D’un part quand les trains allemands circulent ce sont des trains d’une entreprise publique ! Et les rares privés qui se lancent dans l’opération c’est parce que la SNCF ne veut pas répondre à leurs attentes industrielles.

Je lis : « Il s’agit de déconstruire le service public.». Mais le service public n’existe plus ! Il paraît qu’il fait de la grande vitesse ferroviaire pour concurrencer l’avion. Il paraît que la route par les camions concurrence le train.

Rappelons les données du monopole de la SNCF : pas de concurrence par les bus sur les longues distances et en échange les compagnies de bus propriétaires d’une ligne régulière ne peuvent sur cette ligne avoir une concurrence ! C’est sur cette base qu’a été construit le partage du gâteau.

Il s’agit de repenser globalement un service public articulé, pluriel et soucieux en effet de défendre les intérêts des usagers et des travailleurs. Je suis pour que les contrats des Conseil généraux pour les transports scolaires avec des transporteurs soient plus clairs. Faut-il nationaliser toutes les compagnies de bus ? Et la situation du fluvial ?

On ne peut répondre à la stratégie néolibérale en s’accrochant aux vestiges d’un passé impossible. Les cheminots ont accédé à un statut particulier car à un moment de l’histoire, bloquer les trains c’était asphyxier un pays.

La preuve par la grande vitesse

La stratégie française de la grande vitesse (SNCF-Alstom) prouve qu’à l’intérieur des directives européennes il y a de la marge puisque tous les pays ne sont pas sur la même longueur d’onde. Est-ce que le statut français des cheminots a permis d’éviter ce qui est une stratégie au service des puissants en tout genre ? Au contraire les syndicats des cheminots aiment afficher cette réussite technologique comme étant aussi leur œuvre ! Un film est sorti fait par eux avec ce titre « Cheminots » et dans un débat à Montauban, le présentateur nous averti : pas question de discuter de la LGV ! Les rares cheminots qui remettent en cause cette stratégie sont pris entre le marteau et l’enclume sans qu’on sache du syndicat et de la direction qui est le marteau, qui est l’enclume.

Je condamne la politique européenne mais je ne m’enferme pas dans cette discussion qui dédouane à bon compte les autres responsabilités qui… facilitent d’autant mieux la politique européenne.

Il vient d’y avoir la grève des cheminots et nulle part (tout comme dans l’article en question) j’ai observé une tentative de rencontre avec les opposants aux grands projets inutiles. Deux mondes qui ne peuvent se rencontrer ? Et ce refus de la rencontre est d’autant plus surprenant dans un journal qui par ailleurs se fait fort de s’opposer aux grands projets inutiles !

Une fois de plus je le précise : je n’écris pas en tant que simple spectateur de la question mais parce que je suis engagé sur la question et que le ronron du débat classique est la pire plongée vers l’inutile. Mais bon… il y aurait tant à dire aussi je renvoie à un des rares militants d’extrême-gauche nord-américain qui tente de dire l’impossible : on ne reconstruira le service public que si on sait y adapter les critères de gain de productivité issus d’éléments du secteur privé, critères de gain de productivité qui ne tiennent pas seulement dans la surexploitation des travailleurs. Il s’appelle James Petras. JP Damaggio

 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 15:18

Aujourd’hui, je sors des questions techniques concernant la LGV, questions qui peuvent devenir un piège car elles nous entraînent sur le seul terrain des « compétences ». En fait l’argument majeur n’est pas le gain de temps mais une logique connue et imparable : la façon de vivre des riches constitue le moteur du développement social. Aux premiers pas de la télévision, ce furent les riches qui ont été servis puis les pauvres s’y sont mis, vu que la diffusion du produit entraîna la diminution de son prix. La télévision en couleur a connu la même évolution et aujourd’hui inutile de chercher autre chose que l’écran plat. Et je pourrais multiplier inutilement les exemples, avec le téléphone, la voiture etc.

Bref pour le train à grande vitesse c’est pareil ! Et ceux qui s’opposent à cette évolution sont des retardataires qui sont aussi inévitables que les modernistes. Bref, nous serions dans une histoire classique…

 Une histoire classique ?

Parlons du lave-linge. Il s’est imposé d’abord dans les couches sociales élevées ? Pas du tout car dans ces couches là, payer une employée de maison était un acte naturel, et que l’employée de maison fasse la lessive à la main ou à la machine, qu’importe ! Le lave-linge s’est imposé chez les femmes qui travaillaient, et ce fait n’avait rien d’automatique, comme l’obtention du permis de conduire pour une femme. Le progrès social n’est pas le seul fruit d’une évolution technique inéluctable. Il est aussi en lien avec les volontés démocratiques qui ont permis à l’ordinateur de passer d’instrument lié aux grandes entreprises, à celui de la micro-informatique.

 Le train comme outil de l’avenir ?

Je l’ai déjà écrit : le tramway a été ridiculisé au nom de la « grandeur » de la voiture, puis finalement il a été rétabli à partir de luttes sociales. A présent chaque grande ville cherche à installer son tramway. Combien de « vieilleries » sont revenues des placards ? Où sont passés les meubles en formica ? Et pourquoi « le terroir » est un argument de vente pour le pain de campagne ? Et le chauffage au bois ?

Le train est incontestablement un outil de l’avenir, à une époque où les transports se développent car le mari ne peut travailler au même endroit que sa compagne, car la fille ou le fils ne vit plus près de ses parents, car le besoin de tourisme est légitime. Mais ce besoin de transports ne signifie pas n’importe quels transports et ne signifie pas qu’il faille s’y conformer. La vidéo-conférence permet l’échange sans déplacement.

 Donc, quel avenir ?

Ici intervient la remise en cause du modèle social de la classe dominante. Avant la révolution française, les Bourgeois cherchaient la reconnaissance en copiant les Nobles. Puis il est apparu qu’un autre modèle social était possible, fait de créativité offerte à tous, de valorisation du travail, de vastes échanges culturels etc. Aujourd’hui, nos sociétés ont globalement les moyens d’assurer une vie matérielle convenable à chacun, en conséquence se pose la question des choix entre, le toujours plus et le toujours mieux. Aller toujours plus vite ou se déplacer toujours mieux ? Le peuple, s’il a la parole, répondra toujours qu’il préfère le mieux au plus ! C’est un paradoxe, mais ce sont ceux qui ont le plus, qui veulent toujours plus ! On voudrait nous faire croire que le recyclage des produits est une valeur des sociétés riches, or tout le monde sait très bien qu’il n’y a pas de plus grands recyclages que dans les sociétés pauvres où, c’est clair, il est une nécessité. Mais qui nous fait perdre le sens de cette nécessité, quand on est dans une société « d’abondance » ? Les classes dominantes maîtres en gaspillage, qui viennent nous faire la leçon, en disant qu’il faut fermer le robinet d’eau quand on se lave les dents, alors qu’elles gaspillent à n’en plus finir !

En refusant l’investissement COLOSSAL dans une LGV, il est question d’imposer une autre morale sociale. Si la France n’était pas riche d’un réseau ferré historique, la construction de lignes de chemins de fer serait un impératif moderne mais voilà, nous ne sommes pas dans ce cas, donc, qui peut comprendre qu’on construise des lignes nouvelles pendant qu’on en ferme d’autres plus anciennes ? Parce que, viendront nous répondre les techniciens, c’est la vitesse qui rend le train rentable ! Je l’écris sans hésiter : si une voie ferrée ne transporte plus personne, je suis pour sa fermeture, mais je sais en même temps par quels systèmes les autorités procèdent pour créer les conditions d’inutilisation d’une voie ferrée. Dans mon petit village, une école a failli fermer au début des années 1980, car en effet la fréquentation était très réduite. Un regroupement a été mis en place, l’école a été sauvée et trente ans après, elle assure un service irremplaçable à la population. Bravo aux élus qui se sont mobilisés pour ne pas suivre la pente « naturelle » imposée par l’institution. Des Français le démontrent chaque jour : ils ne veulent pas que l’avenir soit seulement la métropolisation, l’avenir sous-tendu par le système LGV. D’ailleurs la lutte à laquelle je participe, contre une LGV inutile, nous prouve chaque jour qu’il est normal de ne pas se contenter de voir passer des trains !

Jean-Paul Damaggio

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 16:14

Ils avancent toujours masqués. Ils jouent sur les nerfs des citoyens. Par une croix définitive, ils effacent un grand Massif dont la centralité ne serait que sa désertification. Notre destin à tous, ce sont les métropoles qu’ils disent. Mais qui « ils » ? Une nébuleuse qui circule en avion d’une capitale à l’autre, qui siège là où ça compte de siéger, qui domine l’espace qu’il faut à nouveau rebaptiser territoire car ils font et défont les mots. Aujourd’hui ils inventent les TET : Trains d’Equilibre du Territoire. Demain, ah ! demain…

En fait, le Paris-Toulouse par Limoges c’est le Paris-Cerbère, la première voie ferrée qu’à l’âge de 6 ans il m’arriva d’utiliser ! Ma grand-mère italienne, veuve depuis longtemps, avait envie d’un prétexte pour aller à Perpignan voir son fils et quoi de plus généreux que d’emmener le petit-fils découvrir la mer ! A pied, à travers champs pour aller au plus court, nous sommes arrivés à la gare de Réalville aujourd’hui disparue, nous avons attendu puis nous sommes montés dans le train qui nous a laissé à Perpignan. Je me souviens seulement du voyage aller, de cette traversée des lacs après Narbonne, de la rencontre familiale à Perpignan et ensuite, par je ne sais quel moyen de transport, d’une autre rencontre avec des centaines d’habitants féroces occupant la plage de Saint Cyprien et appelés moustiques.

 Par le sud puis surtout par le nord j’ai pratiqué le Paris-Cerbère, Cerbère un nom qui me fait rêver comme Vintimille. Cette voie, véritable colonne vertébrale du pays, avec ses diverses transversales, avec ses multiples gares, est dans les gènes de tout habitant du Midi toulousain. Bien sûr, déjà à l’époque, elle avait pour fonction de pousser les gens vers les villes lumières et donc loin d’obscures campagnes. Je ne suis pas du genre à cautionner les fausses oppositions comme ville contre campagne, car je ne néglige ni les obscurités urbaines ni les lumières des champs, je sais seulement que la planète toute entière se métropolise dans les douleurs les plus infernales, notre « destin » étant celui de la promiscuité. Pas besoin de rallumer les étoiles comme on le répète depuis Jaurès, il suffit d’éteindre la lumière ! Les photos nocturnes de la planète démontrent clairement que la nuit recule.

Me suis-je éloigné du Paris-Cerbère ? Pas du tout : la photo nocturne montre justement l’obscurité du Massif central, preuve s’il en fallait une que dans le secteur ils ne méritent plus les grandes lignes…

 Or sur cette voie ferrée a circulé le travail des hommes et des femmes d’un territoire immense. A Montauban, non content d’avoir une belle gare, il a fallu construire un marché-gare. Y entrer à six heures du matin pour apporter des camionnettes de fruits au cours des années 60, c’était découvrir une activité intense. A Caussade, ils fabriquaient des chapeaux et les chapeaux partaient, avec ceux de la ville d’à côté, vers les élégances du monde. Cahors conserve son vin unique, trop souvent oublié mais toujours là. A Brive, quel membre de la nébuleuse aurait parié un kopeck sur la réussite d’un salon du livre dans cette ville destinée à mourir ? Dans le même coin, je pense à Tulle, au piano du pauvre dont la ville a su devenir la capitale. La France a aussi été faite par le musette venu de ce néant, de ce vide sidéral. Et la bataille des inattendus a fait que l’accordéon n’est plus cet instrument ringardisé par les nébuleux qui souhaitaient l’enfermer dans un genre… bassement populaire.

Vous continuez sur cette glorieuse voie ferrée et vous arrivez à Limoges, haut lieu de la porcelaine, haut lieu de ce luxe national, de ce fait haut lieu de luttes sociales inoubliables. Limoges qui a aussi donné à notre langue limoger et franchement, si la nébuleuse on pouvait la limoger, comme nous respirerions mieux !

Puis Châteauroux et Orléans encore deux villes magnifiques qui avec Vierzon apportent leur poids à cette grande ligne.

 Alors, faut-il tourner la page d’une histoire trop vieille, d’une voie ferrée trop vieille, d’une orientation politique trop vieille ? Soyons moderne qu’ils disent ! Oui mais voilà…

La nébuleuse se creuse la cervelle jusqu’à y faire des trous psychédéliques. Elle constate que les citoyens n’en veulent pas de cette orientation moderne visant à nous jeter tous dans les bras de l’urbain. Par cette orientation moderne, la mort du Sud-Ouest avait été décrétée et les habitants, ayant eux-mêmes intégrés cette décadence, ne vivaient plus que de pessimisme. « Montons à Paris » qu’ils chantaient tous car la nébuleuse l’avait dit : Paris ville lumière et la cambrouse c’est l’obscurité. Or, par le climat, l’infrastructure, l’histoire, toute la France est habitable et la nébuleuse ne peut créer les déserts qu’elle mijote à feu doux. Le Sud-ouest devient la région avec le plus de développement démographique !

Les gens ne mettent plus de chapeaux, les paysans ont du mal à cultiver des fruits et de toute façon pour les marchandises, la SNCF a pris les habits de Géodis. Malgré l'expansion démographique du Sud-ouest les pessimistes toujours là, disent que ça ne va pas durer. Or la tendance est profonde car elle a diverses causes et pas seulement Airbus pour Toulouse. Demain le centre de la France deviendra peut-être un autre El Dorado pour les amateurs de silence, d’espace et de douceur. Peut-être un autre vague d’Anglais, peut-être un retour en force de l’agriculture car na nourriture chimique touche à ses limites, peut-être... Le Paris-Cerbère c’est un train qui mérite encore beaucoup d’attentions. J-P Damaggio

P.S. Bien sûr cet article n’a rien à voir avec des propos encore entendus, d’énarques disant toujours le plus grand mépris pour une voie ferrée conduisant les Toulousains à Paris en 6 ou 7 heures, et ceux d’un maire embobiné parlant de la ligne TER….

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 16:29

 

http://www.cg47.fr/

 

J’avais promis : plus rien concernant la LGV sur ce blog mais ce débat au Conseil général du 47 démontre de façon merveilleuse que la LGV c’est l’emblème de tant d’autres questions politiques et sociales !

Un débat qui réconcilie avec la politique.

Un débat qui honore la démocratie.

Un débat que vous pouvez suivre sur le site du conseil général.

Un débat de trois heures exactement.

Une passe d’arme d’abord quand un Conseiller général de l’opposition demande au président socialiste de donner la parole aux associations. Il refuse car ce n’est pas dans le règlement et cette entorse inciterait d’autres associations à faire la même demande, mais ce conseiller de Casteljaloux, Monsieur Guenin,  insiste : mais c’est là un sujet majeur. Et en effet…

Un sujet qui n’oppose pas droite et gauche !

Je sais c'est dur à croire et pourtant c'est vrai.

Un sujet présenté avec une langue de bois dure comme du fer par RFF... les rois du rail.

Des questions très précises et des réponses plus vagues que le pire brouillard anglais.

Une contre enquête des petits (un modeste cabinet d’études) qui ont travaillé à une proposition alternative avec des moyens dérisoires : 60 000 euros quand pour la même chose RFF dépense de dizaines de millions d’euros.

Les compte-rendus publiés dans la presse ne donnent pas la vraie réalité de ce débat. Par exemple, Raymond Girardi qui fut au cœur du sujet n’est pas évoqué, ni par La Dépêche, ni par Sud-Ouest.

En conséquence, je vais revenir par ailleurs sur quelques éléments marquants.

Mais franchement, un énorme bravo à Monsieur Claraco. Savoir qu'il existe encore des experts dotés de tant de courage c'est beau...

Jean-Paul Damaggio

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 00:19

Sur ce blog, il n’y aura plus rien sur la LGV. Ce sujet est traité sur l’autre blog :

http://lgv-legislatives-2012.over-blog.com/

Sur ce blog, tout n’est que plaisir d’écrire et sur l’autre devoir de se battre.

Voilà la vie. Jean-Paul Damaggio

P.S : c'est le 492 articles

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 14:55

En découvrant que, dans notre deuxième circonscription du Tarn et Garonne, les candidats aux législatives vont faire preuve de la plus belle hypocrisie sur le sujet emblématique de la LGV (sauf à oublier aujourd’hui leurs actions ou inactions d’hier) j’ai fait un rêve symbolisé par un projet de profession de foi (on dit une circulaire). S’il était amélioré des remarques de dix personnes, il pourrait devenir une réalité hors norme mais tous les rêves ont leurs limites. Jean-Paul Damaggio

 

La démocratie, contre le système LGV

 

 

Informations SOMMAIRES

A ) Sur un projet merdique

Le sud du département devrait être traversé par une nouvelle voie ferrée baptisée du nom pompeux de ligne à grande vitesse (LGV). Cette balafre du paysage a fait l’objet d’une désinformation niant toute alternative possible à cette LGV !

Des actions citoyennes en ont démonté la mécanique : 8 milliards d’euros, pour un projet nuisible !

A Bressols, la nouvelle gare et son immense parking ça sera surtout pour que les trains qui ne s’arrêtent pas, ralentissent le moins possible, au nom du dieu vitesse. Réseau Ferré de France a eu un impératif fixé par les autorités politiques, 3 heures de Toulouse à Paris (temps factice) donc, tunnels, viaducs, voies couvertes, c’est un ralentissement insoutenable. A Escatalens et ailleurs de nouvelles carrières sont sur les rangs pour cet immense chantier pharaonique.

A Montbartier, la chanson est répétée : « nous aurons le développement économique, une grande zone logistique » or tout démontre qu’une gare LGV c’est une gare betterave. La LGV c’est seulement pour des voyageurs et sauf exception ça laisse les zones industrielles vides.

Comme partout sur la ligne, des maisons détruites, des vies saccagées.

B ) L’Alternative étudiée

Loin de toute opposition stérile, il s’agit de chercher une alternative qui réponde au juste souhait d’amélioration du voyage en train. La rénovation de la ligne actuelle non saturée est possible : ce sont des insonorisations et partout la transformation des passages à niveau, avec une voie ferrée protégée sur toute sa longueur, et un temps qu’on peut gagner pour un total de 2 milliards d’euros.

L’action associative conteste le fond du projet en étant au-delà du politique

(elle peut regrouper des membres de divers partis ou sans parti unis sur un objectif).

L’action politique peut contester le SYSTEME lui-même qui porte ce projet.

 

Tout ça c’est un système

Une campagne pour les législatives ce n’est pas pour avoir : un défenseur de l’agriculture à côté d’un défenseur du service de santé etc., c’est une campagne pour une politique globale.

 

Le système LGV c’est justement une question globale (les technocrates disent une question structurante), c’est le symbole d’une société qui méprise le peuple au profit des élites, c’est le moyen concret de VERIFIER comment les politiques se soumettent a DES forces économiques COMME Vinci, Bouygues et Eiffage.

 

Le système LGV c’est comprendre que la démocratie suppose la confrontation honnête de projets. Pour nier ce choix, les maîtres de l’information en nient l’existence.

RFF refuse d’en discuter et diffuse à nos frais une propagande insalubre.

La candidate PS/PRG ne s’est jamais plainte de son cher quotidien local qui s’acharne à faire croire que le seul problème de la LGV, c’est le tracé ! Par cette astuce connue, on parle de contestataires acceptables d’un projet, pour éviter la question sur le fond. Le candidat UMP dirige un journal agricole qui a masqué les 3700 hectares de bonne terre sacrifiées. Le candidat Front de Gauche participe régulièrement à un journal incapable d’écrire une ligne sur les alternatives à la LGV, même si quelques évolutions se sont produites chez les élus régionaux de ce parti. Charles Marziani, promoteur infatigable du projet au Conseil régional, refuse à présent de voter en faveur de l’intervention du privé. Mais si l’Etat paie, le projet n’en sera pas moins nuisible ! Le contrôle de l’Etat sur de tels projets devrait, certes, rester fondamental, mais il n’est la garantie de rien !

 

Sur notre circonscription la LGV n’est pas un sujet parmi d’autres ou alors vous en connaissez beaucoup de sujets à 8 milliards d’euros (le prix de 10 aéroports) ? Et 8 milliards seulement pour Bordeaux-Toulouse ! Il en faut autant pour Bordeaux-Tours et Bordeaux-Hendaye.

Ce débat démocratique dans cette circonscription serait pour la France entière, une référence.

Contester le système LGV c’est contester, à la racine, un fonctionnement de toute la société.

 

Contre ce système, la démocratie doit se manifester

 

 

Une candidature à une élection législative c’est un élément crucial de la vie démocratique.

 

Un élément crucial, pour informer, même sommairement, les 90 000 électrices et électeurs (1).

 

Un élément crucial pour dire qu’un train peut en tuer un autre !

Depuis le début de la construction du système LGV en France, les lignes existantes sont oubliées alors qu’elles transportent 90% des voyageurs, le fret est massacré car son évolution suppose des investissements importants qui ne peuvent être faits.

La LGV c’est la marque de la privatisation rampante et réelle de toute notre société.

 

Un élément crucial, pour dire : UNE ALTERNATIVE EST POSSIBLE. Quand, sur un sujet à 8 milliards, des partis refusent d’évoquer des alternatives, et viennent dire : « de toute façon ça va se faire ! », comment s’étonner si des inscrits sur les listes électorales restent à la maison.

 

Un élément crucial, pour s’opposer à la société du dieu vitesse. Suivez ce raisonnement simple :

a)     La vitesse c’est très cher à tout point de vue (énergie, type de matériel, entretien du matériel).

b)     La société du très cher, c’est surtout pour une classe sociale.

c)      Cette classe sociale, même riche, souhaite faire payer aux pauvres la vitesse qu’elle utilise !

 

De tout temps et pour longtemps, l’humanité cherche à aller plus vite et jusque là, c’est normal. Mais aller plus vite : comment, pourquoi, jusqu’où et à quel prix ? Voilà de grandes questions politiques évoluant à toutes les époques, dans divers contextes.

 

Au moment des élections cantonales sur Castelsarrasin, quelques personnes ont souhaité interroger, par référendum, les votants, après les avoir informés le jour du premier tour, et en proposant une urne dans les normes, au second tour. Réponse : arrêté municipal d’interdiction !

Les référendums ne sont pas autorisés à l’initiative d’un maire, mais il s’agissait là non d’une consultation revendiquant un appui officiel, mais d’un référendum citoyen, comme celui sur la Poste.

 

Il est temps d’expérimenter une autre conception de la politique qui laisse toute sa place aux partis et à ceux qui les soutiennent (UMP, PRG/PS, Front de Gauche, EELV etc.) mais qui permette AUSSI à des électrices et des électeurs, de se manifester sur d’autres bases liées à des éléments spécifiques importants de leur quotidien.

 

Cette candidature sera désignée comme candidature de la division. Or, c’est le contraire, mais le type d’unité qu’elle crée, est à l’opposé des combines de couloirs, entre partis, et sur ce point notre circonscription présente les exemples les plus divers.

 

Il serait à nos yeux très grave que la colère, la souffrance, la rage que suscite ce projet démentiel qui s’appelle « système LGV » conforte le vote Front national que nous savons enraciné dans ce département.

 

Votez pour la démocratie qui va contre le système LGV,

en utilisant le bulletin X

 

(1)   Divers blogs citoyens sur cette question offrent depuis des années bien des précisions.

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