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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 07:35

Cette année le Festival de cinéma Résistances à Foix propose un cycle sur l'arbre et a permis de décovurir l'Erreur Boréale le film de Richard Desjardins.

Personne n'ayant pu nous dire l'évolution du dossier depuis quinze ans, j'ai demandé à l'ami Jacques quelques éclairages qu'il offre sur son blog :

http://jack-jackyboy.blogspot.fr/2013/07/quatorze-ans-apres-lerreur-boreale-un.html

Merci et la lutte continue. jpd

 

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 21:44

La Jornada Le 30 juin 2013, Vers un autre Brésil, Guillermo Almeyra

 Les soi-disant gouvernements « progressistes » appliquent des politiques néolibérales, légèrement modifiés par des mesures de protection sociale pour soutenir la consommation intérieure, et une forte intervention de l'Etat pour affirmer la domination capitaliste en général, avec en particulier un consensus apprécié - qui vient en grande partie de la peur d’un plus grand mal déjà connu.

Le gouvernement Lula et celui de Dilma Rousseff n'ont pas fait de réforme agraire, mais au contraire ils ont renforcé l'agrobusiness, et transformé les terres où on cultivait les éléments de base de l'alimentation populaire par la production de canne à sucre qui est cultivée pour produire de l'éthanol, préférant les automobiles aux Brésiliens, ils ont permis que le grand capital gagne comme jamais auparavant, et ils ont réprimé sans dégoût dans les favelas, dans les champs, dans les régions autochtones. Poussé par les difficultés économiques (l'économie a progressé de seulement 0,9 %, alors que le taux de fécondité atteint 2,14 %, ce qui montre que, par tête d'habitants, les Brésiliens s’appauvrissent), ces gouvernements ont favorisé de plus en plus les transnationales et domestiqué de plus en plus les syndicats qui font partie de l'appareil d'État capitaliste.

Alors qu’ils conduisent, ce que Gramsci appelle une révolution passive (c'est-à-dire par les solutions ci-dessus, limitées et mêlées à des mesures réactionnaires et antinationales, travailler pour unifier et moderniser le pays), les autorités croient qu’il suffit d’acheter des dirigeants d'organisations sociales, d’empêcher l'indépendance politique de travailleurs, de chercher des parlementaires alliés dans les partis bourgeois en leur donnant des privilèges, et se taire pour les pauvres, avec cadeaux et événements sportifs.

Ils facilitent l’achat de voitures, de sorte que les villes sont de plus en plus polluées et le trafic devient de plus en plus chaotique (à Sao Paulo la vitesse moyenne est passée de 20 kilomètres / heure il y a quelques années à 12 actuellement et un travailleur doit consacrer trois heures par jour au « plaisir », de se serrer dans des transports de plus en plus pire et plus cher).

Alors que les inégalités sociales se développent, ces gouvernements confondent le soutien électoral et un chèque en blanc pour faire quoi que ce soit. C’est pour ça, par exemple, qu’en Bolivie éclata le gasolinazo (augmentation de 80 % du prix du carburant, sans préavis) qu'Evo Morales annula le lendemain et le Brésil urbain se lève quand augmente l'extorsion d’argent par la hausse du prix du billet pour le transport public (déjà cher, puisqu'un habitant de Sao Paulo doit consacrer à lui verser l'équivalent de 14 minutes de salaire minimum contre seulement 1 minute et 31 secondes pour un travailleur de Buenos-Aires) et s’ajouta l'affront intolérable de la sauvage répression de la police militaire.

Même si Dilma et le gouvernement ont annulé cette augmentation, ils ne répondirent pas ainsi à la cause première de la protestation, qui a éclaté à l'occasion de la mesure, mais avec des racines beaucoup plus profondes tenant à la rage accumulée par la détérioration de la qualité de vie, l'augmentation de l’exploitation, la richesse honteuse de l'oligarchie, la corruption de l'État, la violence de l'appareil d'État. Les gouvernements qui acceptent le capitalisme comme un cadre unique, qui veille à « l’humaniser » et qui théorisent, comme Cristina Fernández avec Laclau, qu'il n’existe plus de lutte de classes ni de classes, se retrouvent tout d’un coup face à des travailleurs et des classes moyennes pauvres qui ne se contentent plus de Bourses de famille, de la télévision et du football quand ils se voient obligés de faire comme les plus pauvres ne mangeant que deux fois et il faudrait qu’ils appelle ça un énorme progrès.

C’est la base du lullisme-dilmismo qui se divise aujourd'hui entre ceux qui n’ont aucune terre ou de solutions dans le monde rural et qui étant très limités dans leurs attentes économiques ne peuvent protester, et les autres, plus instruits, des secteurs urbains qui ne veulent pas vivre seulement d’assistance sociale et de football et qui demandent la démocratie, une éducation décente ou la qualité de vie.

60% des habitants de la région de São Paulo vivent en ville. Au Brésil, selon le recensement de 2010, 84,4 % des habitants sont déjà urbanisés. En outre, bien que l'espérance de vie augmente, la grande majorité de la population brésilienne, a moins de 40 ans. C’est la jeunesse urbaine qui a lancé la révolte et elle ne s'arrêtera pas. On a comparé le cas du Brésil avec la révolution arabe, mais au Brésil Lula et Dilma ont un soutien populaire très fort. En outre, les protestations ne furent pas seulement contre le maire de São Paulo, qui est du PT, mais également elles ont eu lieu contre les maires de droite ou des partis alliés et concurrents du PT. Les partis ont été empêchés de brandir leurs drapeaux parce que, comme il est également arrivé à Buenos Aires avec les assemblées populaires de 2002, les gens ordinaires voulaient peser directement dans la vie politique et pas être manipulés ou instrumentalisés par les partis ou des sectes souhaitant pêcher en eau trouble.

L'axe du problème est le niveau actuel de la subjectivité des manifestants. Les revendications n’allèrent pas au-delà du rejet de l’augmentation de la protestation contre la violence de la police militaire et la corruption. Le Brésil n’a jamais rencontré de mouvements de masse indépendants au cours de son histoire. Son indépendance, fut proclamée par le fils du roi du Portugal devenant empereur, et même les grandes grèves des années 70 qui renversèrent la dictature ne furent pas complètement indépendantes, puisqu'elles faisaient partie de l'opposition avec des partis bourgeois. Ce qui est important, par conséquent, ce n'est pas la limitation des revendications, mais le fait que le mouvement a été spontané, exprimant l'aspiration à la démocratisation de la vie politique et sociale et débordant les partis et les appareils. Nous ne sommes pas face à une révolution, mais face à une rébellion démocratique de la majorité des jeunes en milieu urbain, qui refuse de rester simple objet des politiques burocratico-technocratiques des agents des grandes entreprises déguisés en «progressistes ».

 

Mais elle crée les conditions d'un large front politique qui bouleverse toutes les données politiques au Brésil. En ce moment où le chavisme se débat entre la crise ou son approfondissement, et que Kirchnerisme s’épuise, ce qui se passe au Brésil a une importance énorme. La crise du capitalisme, de réduisant les fondements des droits démocratiques et en menaçant les niveaux de vie conquis au cours des dix dernières années, permet d'accélérer sa transformation. Mais il manque encore le programme, des idées, et même le désir de comprendre ce nouveau processus à gauche, à l'extérieur et au sein du PT. Pour développer le potentiel du processus nous avons avant tout besoin de clarté théorique et politique.

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 21:00

Toulouse a un consulat de Tunisie. Petit rassemblement pour en appeler à la libération d'Amina.

Les autorités judiciaires ont libéré trois FEMEN étrangères, un rappeur mais pas la jeune Amina. 

 

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Une interventionn très politique

intervention

Puis l'heure des lacrymos pour une arrestation musclée... à pleurer !

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:59

Le lecteur comprendra le plaisir que j'ai à faire connaître cette oeuvre de l'ami Rosendo Li. JPD

                  06-Allende---Rosendo-Li-blog.jpg

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 13:49

 

Au Marathon des mots, nous avons entendu Alicia Dujovne Ortiz aussi je reprends cette chronique ancienne… en attendant mieux. JPD

 

 

Michèle Gazier, Télérama N° 2551- 2 décembre 1998

Le tango pour pays

Au départ, une célèbre toile de Toulouse-Lautrec : « Au salon de la rue des Moulins » Des filles y attendent les clients. L'une d'elle, rousse, ronde, nez mutin et longs bas verts, occupe le centre de la toile. C'est la favorite du peintre. Elle s'appelle Mireille. Comme lui, elle est originaire d'Albi. Un jour, Mireille partira pour Buenos Aires, où les Françaises couleur de lait et de miel attirent les Argentins au regard triste. Là disparaît sa trace. Ici commence sa légende...

L'écrivain argentin Julio Cortazar, que fascinaient Lautrec et sa femme rousse au corps lascif, a écrit un court texte — Un gotan pour Lautrec —, dans lequel il raconte en quelques mots l'histoire de Mireille, qu'on retrouve, dit-il, des années plus tard, sous les traits de la « blonde Mireya », héroïne du célèbre tango Tiempos viejos (« Temps anciens »), signé de Romero et Canaro.

C'est ici qu'intervient Alicia Dujovne Ortiz, compatriote de Cortazar, ayant comme lui choisi la France. Paris, bien sûr, mais aussi ce Sud, entre Toulouse et Albi, dont est issu Lautrec, son modèle, et aussi la figure mythique du tango argentin Carlos Gardel. Fidèle au précepte de Cortazar selon lequel « toute bonne invention est la vérité même », Alicia Dujovne invente le réel avec gourmandise. Elle pénètre dans le tableau de Lautrec, elle s'insinue dans la vie, dans le corps voluptueux de Mireille, qui aime « rayonner » sous celui des hommes de passage. Elle part avec elle pour l'Argentine, sur ces bateaux qui transportaient pêle-mêle des immigrés de l'Europe pauvre, des filles à vendre, des marchands de viande de retour en Argentine après d'ébouriffantes virées dans le Paris canaille. Elle nous fait ensuite découvrir les bas-fonds de Buenos Aires, leur violence sourde, leur respiration chaloupée : les maisons où attendent les filles ; les hommes aux cheveux bleu nuit, aux yeux d'encre et de charbon, qui fuient les solitudes de la pampa pour ces bals mal famés où parlent la musique, la danse et le couteau.

Bien plus qu'une biographie imaginaire, qu'un roman d'aventures avortées et d'amours impossibles. Femme couleur tango est un livre sur l'Argentine, sur l'immigration et sur cette quête désespérée d'identité qu'expriment entre douleur et plaisir les figures hésitantes et tragiques du tango.

L'Argentine de Mireille revisitée par Alicia Dujovne Ortiz est celle des rêves de fortune, des illusions déçues, des racines qu'on croit pouvoir oublier en s'arrachant à sa terre et dont on s'aperçoit qu'elles étaient une part de soi. « Devenir Argentin, c'était toujours trahir un ancêtre», écrit la romancière, qui porte dans son nom même — Dujovne Ortiz — l'histoire d'aïeux venus de ghettos de l'Europe centrale et des provinces levantines d'Espagne. Histoire qu'elle a racontée dans un précédent roman L'Arbre de la gitane (1)...

Dans ce pays étrange où l'on entend toujours une autre langue, un dialecte, derrière l'espagnol chantant qui est langue nationale, est née une danse qui, nous dit Alicia Dujovne, est une exploration du sol, une manière à la fois prudente et brutale de prendre pied sur une terre inconnue. un « comme si oui, comme si non » d'immigrés pas tout à fait d'ici, plus tout à fait d'ailleurs. Le tango, c'est le territoire de ceux qui n'ont pas de territoire, le passeport de ces paumés qui n'ont pris qu'un aller simple direction l'inconnu, objectif le salut. Le tango, c'est l'art d'effacer du bout du pied les faux rêves du départ, les cauchemars de l'arrivée, la misère, la solitude, la discrimination, la hiérarchie des couleurs de peau.

La figure enfantine de Carlos Gardel, avec « ses dents pour sourire » et non pour mordre ni pour manger, comme le décrit avec humour et tendresse Alicia Dujovne, est en ce sens exemplaire. Né (en France) dans la pauvreté et l'humiliation, il devient par le seul charme de sa voix le symbole d'un peuple composite qui cherche des dieux à son image. Dans le phrasé voluptueux du chant de Gardel qui traverse l'âme, le corps, le temps et l'espace, l'Argentine se reconnaît, pleure et danse. Ni jaune d'Asie, ni noire d'Afrique, ni rouge indienne, ni blanche d'Europe, elle a choisi, comme Mireille, d'être... couleur tango •

(1) Ed. Gallimard.

 

Femme couleur tango, d'Alicia Dujovne Ortiz. Traduit de l'espagnol (Argentine) par Françoise Rosset. Ed. Grasset, 322 p., 135 F.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 14:30

Sur ce blog pendant des années, 500 articles se sont accumulés sur le sujet à partir du projet de LGV Bordeaux-Toulouse. Un livre a été publié par nos éditions. Une petite brochure en plus ! Puis j’ai lancé un blog spécifique. En conséquence, je suis obligé aujourd’hui, d’écrire quelques mots à partir de la nouveauté du rapport Duron. J’entends enfin une remise en cause sérieuse de la théologie de la grande vitesse mais pour quelles décisions ?

 1 ) La démocratie du temps perdu

Ce rapport a mis neuf mois avant de naître or, ne disant rien de nouveau, les experts qui étaient aux commandes auraient pu l’expédier en une semaine ! Mais l’essentiel n’était pas le contenu, qui était évident, mais la façon de faire passer la pilule aux grands élus qui avaient voulu et veulent toujours croire que l’impossible est à leur porte. Comme le dit très bien quelque part Manuel Vazquez Montalban, ce n’est pas la gauche qui a été utopique, ne demandant en fait que la justice ordinaire, mais le capitalisme qui ambitionne de tout transformer en marchandise même l’amitié ! Contre ce système, Roosevelt a apporté sa réponse : quinze jours entre la proposition de loi et son adoption !

La situation du transport ferroviaire a été étudiée depuis des années en une multitude de rapports de sénateurs, de députés ou d’autres. Il y a eu une campagne électorale proposant ce que le rapport Duron a mis en forme. La démocratie ne se différencie pas de la dictature par le temps mis à prendre une décision, mais par la clarté publique de la décision, par le chemin pour y arriver. Face à un problème, le système qui dit, « je renvoie à une commission », est celui de la lâcheté. Mais bon, le rapport est là, il contient à mes yeux une majorité de propositions sérieuses et positives… et il reste au gouvernement à trancher.

 2 ) L’intervention des médias

Pendant des années aucun média ne parle de la stratégie du « tout LGV ». Puis tout d’un coup, le 27 juin, c’est l’avalanche orchestrée par l’Elysée. Le 27 juin, entre 8 h 30 et 9 h 30, je découvre que le même édito du premier ministre est publié dans une bonne vingtaine de journaux ou sites. Juste avant le rapport, c’est une petite musique qui écrase tout, et met en scène le vide. Sur TF1 une dame de Clermont Ferrand indique avec tristesse, qu’elle va prendre un tortillard et c’est présenté comme si un TGV ça serait beaucoup mieux ! Sauf que justement, la misère du tortillard vient de la politique du « tout LGV ». Entre le tortillard et la LGV, il y a plusieurs possibilités mais ce n’est pas le sujet. Aucun média ne se distingue en allant interroger des lutteurs comme nous, des experts aux opinions diverses, rien, juste la pommade de Jean-Marc Ayrault et le reportage du micro-trottoir, qui est à vomir en son principe. Pourquoi pommade ? Il dit avec justesse qu’il faut donner la priorité au train du quotidien, mais ce faisant il sait qu’il va à l’encontre des désirs d’un tas de ses amis socialistes, présidents sur-titrés, aveugles à la vie. Donc pour calmer tout le monde, il ajoute que tout va se faire en discussion avec les dits présidents qui ne veulent discuter de rien, attachés qu’il sont à leur propre LGV, les autres étant toutes inutiles car le train du quotidien est la priorité ! Le double langage est de rigueur !

Un plan communication commence par le choix de la date. Fin juin c’était la bonne période pour marginaliser le débat démocratique sur le sujet. Autant la charge de cavalerie des médias montant à l’assaut du «Tout LGV » est grandiose, autant elle se doit d’être un épiphénomène. Autant le répéter : ce 27 juin je vérifie que les médias mettent en scène, mais que la pièce se joue ailleurs ! Le premier ministre le révèle, c’est le 9 juillet qu’il va recevoir les élus pour fixer la ligne de conduite à suivre.

A titre d’indication sur le même sujet :

Le contournement de Nîmes et Montpellier a fait l’objet d’un contrat, signé le 1er juillet 2012 entre RFF et un consortium piloté par Bouygues, pour un coût de 1,5 milliard d’euros.

Le 28 juillet 2011, un contrat identique a été conclu entre RFF et Eiffage Rail Express pour une durée de vingt-cinq ans, pour la réalisation de la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays-de-la-Loire.

Tous les gouvernements le savent, juillet est propice aux mauvais coups !

 3 ) Pour en arriver à quelle politique ?

Et là, je le sens, le débat va être biaisé… La fin du « tout LGV » un aspect de la politique d’austérité ? Car pour certains, combattre l’austérité c’est dépenser, et tant pis si c’est à mauvais escient ! La fin du « tout LGV », une victoire du « tout routier » ? Comme si le tout LGV n’avait pas depuis des années conforté le tout routier au point que la SNCF est devenue le premier transporteur routier ! La fin du « tout LGV » une attaque en règle contre le service public des transports ? Quand la SNCF prend 20 % du capital de l’entreprise privée italienne NTV pour contrer l’entreprise publique TrenItalia, la SNCF est encore un service public ? Les mots n’ont plus de sens, ce n’est pas une révélation… Et pourtant une politique va devoir se mettre en place car la politique a horreur du vide ! Donc, en avant vers le bricolage en truquant les données. Exemple : la ligne POCL (Paris-Orléans-Clermont Ferrand) est renvoyée après 2030. Cette ligne vient juste de connaître son débat public. Pour Bordeaux-Toulouse entre le débat public et la l’enquête d’utilité publique il a fallu huit ans. Pour arriver à la déclaration d’utilité publique (DUP) ça fera sans doute dix ans. Donc le POCL, même normalement c’est une DUP pas avant 2023 et comme généralement entre l’appel d’offres et le lancement il y a encore cinq ans, nous arrivons à 2028 ! En fait le POCL en 2030 c’est dans l’ordre naturel du phénomène mais c’est présenté comme un grand report car des élus crient au scandale et, se faisant, ne font que crier leur ignorance rance !

 

Notre démocratie prend l’eau de tous les côtés et je crains le pire pour la suite. Bien sûr, je suis satisfait qu’enfin les idées que nous défendons (le tout LGV c’est contre la SNCF, c’est le déménagement du territoire, c’est le gaspillage sans nom, ce sont des billets plus chers pour les usagers, c’est frapper le TER, c’est tuer l’emploi réel etc.) aient davantage pignon sur rue dans divers journaux mais ce qui compte ce sont les décisions et je sens venir l’embrouille. Jean-Paul Damaggio

PS La lutte va pouvoir continuer de plus belle

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 14:52

[juste un mot en passant]

Grâce au blog de Valérie Rabault j’apprends que les députés bénéficient d’une réserve parlementaire de 130 000 euros. Je pense qu’il en est de même des vice-présidents de la Région et d’autres élus, au vu du carnet de chèques qu’il arriva aux uns et aux autres de sortir en telle ou telle occasion sans demande de justificatif.

Valérie Rabault a décidé de rendre public l’usage de cet argent public. Bravo. Pourquoi les autres ne seraient-ils pas tenus à faire de même ? Et je pense d’abord au député de ma circonscription.

JP Damaggio

 

http://valerierabault.com/2013/04/23/reserve-parlementaire-2013-priorite-aux-ecoles-et-aux-territoires-ruraux/

 

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 10:45

Visiter le centre historique d’une ville, un dimanche matin : parents, enfants, enseignant, prendre le temps, simplement de descendre le temps d’une cité jusqu’à ses origines. Expliquer à travers l’architecture l’héritage évènementiel, social, de celles et ceux qui arpentèrent les mêmes rues des siècles auparavant avec le souci de d’enraciner le contemporain dans le passé d’une cité, qu’on le veuille ou non, partagée et puis… donner la parole à deux pré-adolescents afin qu’ils présentent deux monuments (le pont vieux, l’église Saint Jacques) aux adultes visiteurs et se laisser enfin envahir par le plaisir de la découverte des murs anciens ;  ces murs chargés d’histoire et de multitudes d’histoires croisées, stratifiées.

 

Dimanche 2 Juin, au matin, l’association des parents d’élèves de l’école Léo Ferré avec leurs enfants, en compagnie de Jean-Pierre Frutos (instituteur) tentait au travers d’une visite guidée du Montauban de trouver et donner du sens à notre présent, de prendre pied dans le passé pour une citoyenneté toujours à renouveler. 

J-P Frutos

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 14:58

Juste avant mes vacances ce mot en plus sur les élections à Villeneuve sur Lot :

 

Hubert Huertas pour médiapart se devait de donner les suites électorales de l’affaire Cahuzac et il est pris la main dans l’erreur.

D’abord une référence au Parti d’en Rire : « certains scores extravagants, comme ces 3,28% pour un « Parti d’en rire » en référence à Pierre Dac et Francis Blanche » sans préciser que ce parti est fortement implanté dans la circonscription puisque la candidate Anne Carpentier est la responsable du journal la Feuille… qui dénonce les méthodes de… média part.

L’ignorance de la vie locale de l’article se termine ainsi : « l’élection du Lot nous renvoie à une autre époque. Bruxelles et Berlin, accrochés à leur austérité, font furieusement penser à la France du Traité de Versailles, en 1920, agrippée à des sanctions qui humiliaient alors l’Allemagne et les vaincus de 14-18 »

 

Il n’est pas interdit en effet de confondre le Lot et le Lot-et-Garonne, ça permet peut-être de mieux confondre 1920 et 2013. Si séisme il y a, il a eu lien aux cantonales de 2011 où en effet dans un duel de second tour FN/UMP les gains pour le FN étaient aussi impressionnants que dans un duel FN/PS (voir articles sur ce blog). En 1920 débuta deux phénomènes : la montée en puissance des partis communistes et celle de l’extrême-droite. Nous sommes en fait dans une époque inédite et médiapart devrait le savoir… en tant que média inédit ! JPD

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 14:33

Avec ce nouveau texte de Vázquez Montalbán, ce blog prend un mois de vacances. Non que je sois en vacances mais occupé à d’autres tâches. JPD

 L’autre regard

Tout d’abord nous avons eu ses lettres de prison, soit dans l’édition italienne conçue par l’éditeur Giulio Einaudi et Palmiro Togliatti, soit dans la sélection publiée en Argentine. C’était pour nous un Gramsci doublement clandestin car il était interdit par la censure franquiste et nous savions qu’il était mal vu par l’axe communiste Moscou-Paris, principale source de nourriture des nouveaux et jeunes marxistes espagnols.

Puis des travaux plus politiques sont arrivés et grâce à la clarification critique des gramsciens autochtones (de Sacristan à Fernandez Buey en passant par Jordi Solé Tura), Gramsci a été assimilé comme la preuve d’un marxisme politique vivant, face à la sclérose française et au réductionnisme dogmatique soviétique. Par Gramsci nous est arrivé un échantillonnage complet, éclairant, polychromique, polycentrique, de la pensée marxiste italienne, capable de réviser tout l’académisme marxiste, de la réflexion sur l’esthétique et le goût d’Ivano Della Volpe, jusqu’au marxisme agonique de Pasolini, ce qui incluait l’état du perpétuel questionnement dialectique et la prise en compte de l’antagonisme intérieur et extérieur, à l’intérieur de cette relation.

Trop pour le corps. Gramsci partageait avec le léninisme le rejet du déterminisme économiciste qui avait perdu la Seconde internationale, par contre il appliquait le principe de l’impulsion créatrice «... de l’analyse concrète de la situation concrète» au fait national italien de la lutte des classes et nous arrivions à des perceptions tactiques et stratégiques facilement transposable à la situation espagnole en matière de construction d’un bloc historique antifasciste, et par le fait que les formulations idéologiques se devaient de modifier les conduites sociales qui objectivement allait en sens contraire. Par ailleurs, son engagement en faveur de l’«intellectuel organique collectif» légitimait la richesse d’une rencontre de perceptions sociales entre différents sujets de changement, disposés à s’interpénétrer sous l’hégémonie de la classe ouvrière. Sa curiosité analytique, qui l’avait conduit à appliquer sur les questions de l’organisation du parti, des relations avec d’autres formations politiques, sur les liens avec les catholiques, le journalisme, les intellectuels, la question de la langue, les relations entre le nord et le sud dans la jeune nation italienne, les nouveaux systèmes productifs du capitalisme nord-américain... le rendait spécialement nécessaire à l’heure de chercher un regard proche, complice sur nos propres problèmes. Le langage de Gramsci, élaboré dans la solitude de ses longues années de prison et construit en marge du jargon du marxisme officiel, nous ouvrait non seulement la boîte de la polysémie mais aussi nous éduquait sans qu’on n’y prenne garde contre le jargon dégradé, réductionniste et limité à un jeu de matrices transmettant des consignes.

Gramsci nous paraissait un dissident «au plus haut point», ce qui lui permettait d’aider à construire un instrument culturel très riche du mouvement ouvrier européen : le Parti Communiste Italien. La part fondamentale des thèses du polycentrisme qui a été assumée par Togliatti peu de temps avant de mourir dans son testament de Yalta, repose dans cette liberté du regard et de langage d’un dirigeant communiste. Gramsci et Togliatti représentent pour les jeunes communistes espagnols du début de la décade des années 60 un point de référence, quelque chose comme une référence dans la conduite intellectuelle (Gramsci) et politique (Togliatti). Le regard non réducteur de l’un et la capacité à intégrer de l’autre, apparaissaient comme la garantie qu’il était possible d’atteindre quelque chose ressemblant à ce qu’ensuite on appellerait « le socialisme à visage humain » ou « le socialisme dans la liberté ». Il s’agissait, ni plus ni moins, de s’opposer à toutes les centralisations du communisme à la soviétique, toutes les décentralisations d’une culture de marché et pas seulement par la voie de la correction des excès de la centralisation bureaucratique, loin de la production de lechugas ( ?), loin de la production de la théorie. C’était quelque chose de plus diffus, mais qui partait d’une évidence : la corruption et l’inutilité du savoir dogmatisé converti en simple langage rhétorique. Un dirigeant avait été beaucoup plus libre que d’autres dirigeants communistes en liberté pour appréhender la réalité, l’analyser et prendre parti. Pour proposer à partir d’un savoir. Et il avait été plus libre parce qu’il avait pensé en marge de la servitude d’un intellectuel organique collectif si falsifié qu’il avait pour devoir d’assumer le terrorisme de l’Etat stalinien et le pacte entre le nazisme et le stalinisme. Cette liberté intériorisée fit que la pensée de Gramsci fut pendant presque vingt ans filtrée, avec une inusuelle générosité, il faut le dire, par l’équipe dirigeante du PCI et plus spécialement pas Togliatti en personne, méfiant admirateur de la liberté du regard gramscien, regard qu’il souhaitait sauver pour les temps postaliniens.

Dans un article publié par Paese Sera en 1964. Togliatti lui-même fit une certaine autocritique sur l’utilisation instrumentale de la pensée de Gramsci à partir de la fin la guerre mondiale et il souhaitait l’ouvrir à la capacité d’analyse et d’interprétation, au-delà du filtre des nécessités idéologiques du parti. C’était une étrange déclaration dans la bouche d’un secrétaire général communiste d’une culture si ancienne, et ça a signifié l’ouverture d’un processus d’annexion de Gramsci, étant considéré par les uns comme l’homme des conseils ouvriers et donc de la démocratie prolétarienne directe, et par les autres comme celui qui pactise avec les réformistes pour ouvrir les portes du parti à la social-démocratie. La richesse et la dispersion des applications gramsciennes facilitait cette liberté d’interprétation et encore aujourd’hui nous devons lire Gramsci plus comme un marxiste intuitif et a-système (sans arriver au modèle intellectuel d’un Benjamin) que comme un codificateur des conduites sociales qu’il était obligé d’écrire avec des clefs.

 Ce qui séduit chez Gramsci c’est la cruelle relation entre vie privée-projection historique, souffrance personnelle-souffrance collective, qu’il eut à affronter presque toujours à partir de l’expérience de la souffrance et jamais à partir de celle du pouvoir. Il faut revendiquer, et surtout aujourd’hui, autant son rejet du déterminisme économiciste comme sa condamnation du maximalisme verbeux. Finalement, il faut valoriser l’influence réelle de la pensée de Gramsci dans la construction de la conscience de la gauche universelle ces trente dernières années, non comme l’apport d’une pensée systématique, équivalente à celle de Marx ou de Lénine, mais comme de lucides clarifications sur les distincts niveaux d’un savoir critique sur une société en pleine transformation, à partir de l’action du sujet du changement. Le savoir critique. C’est là le point de fixation gramscien qui a des conséquences fondamentales pour l’être ou le non être du mouvement ouvrier et la conjonction des forces de transformation.

 Désorientés

Face aux déroutes du mouvement ouvrier italien au commencement des années vingt, Gramsci affirmait : «Nous étions complètement ignorants et de ce fait nous étions désorientés». Pour faire la révolution il faut accumuler du savoir, un savoir critique orienté vers le changement et capable de s’opposer au savoir de l’adversaire.

Ce précepte gramscien retrouve une vigueur extraordinaire en cette fin de millénaire au cours du quel la principale offensive du néocapitalisme se fonde en sa capacité exultante d’accumulation de savoir, et l’inculcation de l’inutilité de tout savoir alternatif. De plus l’historicisme critique de Gramsci a une valeur afin de relancer la nécessité de la connaissance des causes pour comprendre l’intention des effets structuraux, et une relecture de sa lucide interprétation de la formation du fascisme nous apprend comment l’usurpation de l’histoire au présent, part de la falsification du passé. Une technique qui s’est affinée après Gramsci et qui a rencontré, dans le décret de l’inutilité du savoir historique, la meilleure façon d’usurper l’histoire au présent et dans le futur.

 El País, cuadernillo «Temas de nuestra época», 24 janvier 1991, pp. 1 et 3

 

Admirateur d’Althusser.

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