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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 16:42

Jean-Pierre Cavaillé, sur son blog, vient de s’atteler à la difficile présentation du débat linguistique au moment de la Révolution, à partir d’un contre-sens né d’une pièce de Benedetto jouée à Montauban sous l’impulsion de Félix Castan.

Il m’est arrivé d’étudier la question sans jamais avoir eu un commentaire de Félix Castan que je côtoyais alors régulièrement.

Il me faut attendre cette présentation d’une grande minutie et d’une grande honnêteté pour saisir l’ensemble de la problématique et mesurer son importance encore aujourd’hui dans le cadre d’un débat toujours pluriel sur la question linguistique.

Langue, Peuple, Nation, France, autant de références dont il faut saisir la pluralité plus que l’unité. Et dans cette pluralité, les articulations, les carrefours sont nombreux :

L’occitan, langue d’un peuple devant aboutir à une nation ? Mais quel occitan?

La France, c’est une langue, un peuple et une nation ? Mais quelle France ?

La nation, c’est un peuple debout avec ou contre sa langue ?

 Pour moi, le point de départ se situe toujours au sein des contradictions du peuple et non au sein des contradictions des élites. Un peuple se sentant riche de ce qu’il porte, face à un peuple en quête de l’habit qu’on veut qu’il porte. Que ce soit l’occitan ou pas, le mot d’ordre sera toujours le même : « parle ta langue ». L’occitanisme m’a appris à devenir un « basiste » à moins que ce ne soit l’inverse.  Mais je vous renvoie au très beau travail de Jean-Pierre Cavaillé.

J-P Damaggio

 http://taban.canalblog.com/archives/2013/07/08/27597109.html

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Published by éditions la brochure - dans Benedetto Castan Caubère Lubat
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 20:37

Cette question me sidère à plus d’un titre. Par l’existence de cette survivance cachée de la féodalité. Et par la lutte d’un homme et de son association qui ont réussi à faire céder l’Etat ! Non ce n’est pas un parti politique, un syndicat, un journaliste ou toute autre structure de talent qui a gagné face à l’Etat mais un simple citoyen prof de match de son état. Tous les journaux reprendront sans vergogne les informations qu’ils ne se sont pas allés chercher !

Je salue avec admiration Monsieur Lebreton ! D’un côté il y a ceux qui passent leur temps à discuter de démocratie directe et de l’autre un homme qui passe à l’action avec opiniâtreté sur un point précis ! Non je ne suis pas tout d’un coup un naïf : il manque une partie de la réserve parlementaire, l’argent versé aux associations.

http://www.pour-une-democratie-directe.fr/

 Bref, sur le site de l’association vous trouverez tout les documents en question. Nous reprenons ici les seuls cadeaux affichés de Jean-Michel Baylet. La première somme est le coût total et ma deuxième la somme allouée.

 BOURRET 82 : la restauration de la chapelle Notre-Dame des Gabachoux, 84 703,98 € / 15 000 € BAYLET Jean-Michel

CASTELMAYRAN 82 la restructuration de l'école primaire 42 840,00 € / 5 000 € BAYLET Jean-Michel

 Communauté de communes du Terroir de Grisolles et Villebrumier 82, l'aménagement de la Maison de l'intercommunalité (1ère tranche) 1 088 576,43 € / 20 000 € BAYLET Jean-Michel

 DONZAC 82 l'aménagement et l'éclairage du site de loisirs du "Lac des Sources" 23 165,25 € / 11 582 € BAYLET Jean-Michel

 GRAMONT 82 la réhabilitation et l'extension de la salle des fêtes, la rénovation de bornes en pierre, la réfection de la rue du Château et d'un mur de clôture et l'aménagement de l'entrée du village

312 420,00 € / 10 618 € BAYLET Jean-Michel

 LE CAUSE 82 l'aménagement du bourg (2ème tranche) 112 518,25 € / 10 000 € BAYLET Jean-Michel

 SAINT-PROJET 82 la restauration des vitraux de l'église et l'assainissement du mur de la rosace 22 498,81 € / 7 800 € BAYLET Jean-Michel

 SAINT-SARDOS 82 le busage du chemin de Naudin et de l'avenue du Lac 35 861,85 € / 10 000 € BAYLET Jean-Michel

 SAINT-VINCENT-LESPINASSE 82 la construction d'une salle polyvalente 522 449,34 € / 10 000 € BAYLET Jean-Michel

 VIGUERON 82 la réfection du mur du cimetière, la restauration de l'église et la rénovation et l'extension de la salle des fêtes 282 500,00 € / 10 000 € BAYLET Jean-Michel

 VILLEMADE 82 la rénovation et la mise aux normes de la salle des fêtes 448 130,00 € / 20 000 € BAYLET Jean-Michel

 

 Total 130 00 euros pour l’année 2013. Et il est sénateur depuis tant d’années…

Yvon Collin, l’autre sénateur, a distribué 254 976 euros. Jean-Michel Baylet aurait-il eu une réserve plus faible ou alors a-t-il donné beaucoup à des associations ?

 

Je me souviens d’un Conseiller régional (un vice-président) sortant son carnet de chèques pour une association et le don a été rapide : pas de justificatif et pas de longue attente avant d’avoir l’argent ! Il est temps de sortir de ce clientélisme d’un autre âge ! J-P Damaggio

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 07:35

Cette année le Festival de cinéma Résistances à Foix propose un cycle sur l'arbre et a permis de décovurir l'Erreur Boréale le film de Richard Desjardins.

Personne n'ayant pu nous dire l'évolution du dossier depuis quinze ans, j'ai demandé à l'ami Jacques quelques éclairages qu'il offre sur son blog :

http://jack-jackyboy.blogspot.fr/2013/07/quatorze-ans-apres-lerreur-boreale-un.html

Merci et la lutte continue. jpd

 

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 21:44

La Jornada Le 30 juin 2013, Vers un autre Brésil, Guillermo Almeyra

 Les soi-disant gouvernements « progressistes » appliquent des politiques néolibérales, légèrement modifiés par des mesures de protection sociale pour soutenir la consommation intérieure, et une forte intervention de l'Etat pour affirmer la domination capitaliste en général, avec en particulier un consensus apprécié - qui vient en grande partie de la peur d’un plus grand mal déjà connu.

Le gouvernement Lula et celui de Dilma Rousseff n'ont pas fait de réforme agraire, mais au contraire ils ont renforcé l'agrobusiness, et transformé les terres où on cultivait les éléments de base de l'alimentation populaire par la production de canne à sucre qui est cultivée pour produire de l'éthanol, préférant les automobiles aux Brésiliens, ils ont permis que le grand capital gagne comme jamais auparavant, et ils ont réprimé sans dégoût dans les favelas, dans les champs, dans les régions autochtones. Poussé par les difficultés économiques (l'économie a progressé de seulement 0,9 %, alors que le taux de fécondité atteint 2,14 %, ce qui montre que, par tête d'habitants, les Brésiliens s’appauvrissent), ces gouvernements ont favorisé de plus en plus les transnationales et domestiqué de plus en plus les syndicats qui font partie de l'appareil d'État capitaliste.

Alors qu’ils conduisent, ce que Gramsci appelle une révolution passive (c'est-à-dire par les solutions ci-dessus, limitées et mêlées à des mesures réactionnaires et antinationales, travailler pour unifier et moderniser le pays), les autorités croient qu’il suffit d’acheter des dirigeants d'organisations sociales, d’empêcher l'indépendance politique de travailleurs, de chercher des parlementaires alliés dans les partis bourgeois en leur donnant des privilèges, et se taire pour les pauvres, avec cadeaux et événements sportifs.

Ils facilitent l’achat de voitures, de sorte que les villes sont de plus en plus polluées et le trafic devient de plus en plus chaotique (à Sao Paulo la vitesse moyenne est passée de 20 kilomètres / heure il y a quelques années à 12 actuellement et un travailleur doit consacrer trois heures par jour au « plaisir », de se serrer dans des transports de plus en plus pire et plus cher).

Alors que les inégalités sociales se développent, ces gouvernements confondent le soutien électoral et un chèque en blanc pour faire quoi que ce soit. C’est pour ça, par exemple, qu’en Bolivie éclata le gasolinazo (augmentation de 80 % du prix du carburant, sans préavis) qu'Evo Morales annula le lendemain et le Brésil urbain se lève quand augmente l'extorsion d’argent par la hausse du prix du billet pour le transport public (déjà cher, puisqu'un habitant de Sao Paulo doit consacrer à lui verser l'équivalent de 14 minutes de salaire minimum contre seulement 1 minute et 31 secondes pour un travailleur de Buenos-Aires) et s’ajouta l'affront intolérable de la sauvage répression de la police militaire.

Même si Dilma et le gouvernement ont annulé cette augmentation, ils ne répondirent pas ainsi à la cause première de la protestation, qui a éclaté à l'occasion de la mesure, mais avec des racines beaucoup plus profondes tenant à la rage accumulée par la détérioration de la qualité de vie, l'augmentation de l’exploitation, la richesse honteuse de l'oligarchie, la corruption de l'État, la violence de l'appareil d'État. Les gouvernements qui acceptent le capitalisme comme un cadre unique, qui veille à « l’humaniser » et qui théorisent, comme Cristina Fernández avec Laclau, qu'il n’existe plus de lutte de classes ni de classes, se retrouvent tout d’un coup face à des travailleurs et des classes moyennes pauvres qui ne se contentent plus de Bourses de famille, de la télévision et du football quand ils se voient obligés de faire comme les plus pauvres ne mangeant que deux fois et il faudrait qu’ils appelle ça un énorme progrès.

C’est la base du lullisme-dilmismo qui se divise aujourd'hui entre ceux qui n’ont aucune terre ou de solutions dans le monde rural et qui étant très limités dans leurs attentes économiques ne peuvent protester, et les autres, plus instruits, des secteurs urbains qui ne veulent pas vivre seulement d’assistance sociale et de football et qui demandent la démocratie, une éducation décente ou la qualité de vie.

60% des habitants de la région de São Paulo vivent en ville. Au Brésil, selon le recensement de 2010, 84,4 % des habitants sont déjà urbanisés. En outre, bien que l'espérance de vie augmente, la grande majorité de la population brésilienne, a moins de 40 ans. C’est la jeunesse urbaine qui a lancé la révolte et elle ne s'arrêtera pas. On a comparé le cas du Brésil avec la révolution arabe, mais au Brésil Lula et Dilma ont un soutien populaire très fort. En outre, les protestations ne furent pas seulement contre le maire de São Paulo, qui est du PT, mais également elles ont eu lieu contre les maires de droite ou des partis alliés et concurrents du PT. Les partis ont été empêchés de brandir leurs drapeaux parce que, comme il est également arrivé à Buenos Aires avec les assemblées populaires de 2002, les gens ordinaires voulaient peser directement dans la vie politique et pas être manipulés ou instrumentalisés par les partis ou des sectes souhaitant pêcher en eau trouble.

L'axe du problème est le niveau actuel de la subjectivité des manifestants. Les revendications n’allèrent pas au-delà du rejet de l’augmentation de la protestation contre la violence de la police militaire et la corruption. Le Brésil n’a jamais rencontré de mouvements de masse indépendants au cours de son histoire. Son indépendance, fut proclamée par le fils du roi du Portugal devenant empereur, et même les grandes grèves des années 70 qui renversèrent la dictature ne furent pas complètement indépendantes, puisqu'elles faisaient partie de l'opposition avec des partis bourgeois. Ce qui est important, par conséquent, ce n'est pas la limitation des revendications, mais le fait que le mouvement a été spontané, exprimant l'aspiration à la démocratisation de la vie politique et sociale et débordant les partis et les appareils. Nous ne sommes pas face à une révolution, mais face à une rébellion démocratique de la majorité des jeunes en milieu urbain, qui refuse de rester simple objet des politiques burocratico-technocratiques des agents des grandes entreprises déguisés en «progressistes ».

 

Mais elle crée les conditions d'un large front politique qui bouleverse toutes les données politiques au Brésil. En ce moment où le chavisme se débat entre la crise ou son approfondissement, et que Kirchnerisme s’épuise, ce qui se passe au Brésil a une importance énorme. La crise du capitalisme, de réduisant les fondements des droits démocratiques et en menaçant les niveaux de vie conquis au cours des dix dernières années, permet d'accélérer sa transformation. Mais il manque encore le programme, des idées, et même le désir de comprendre ce nouveau processus à gauche, à l'extérieur et au sein du PT. Pour développer le potentiel du processus nous avons avant tout besoin de clarté théorique et politique.

 

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 21:00

Toulouse a un consulat de Tunisie. Petit rassemblement pour en appeler à la libération d'Amina.

Les autorités judiciaires ont libéré trois FEMEN étrangères, un rappeur mais pas la jeune Amina. 

 

devant-le-consulat.JPG

Une interventionn très politique

intervention

Puis l'heure des lacrymos pour une arrestation musclée... à pleurer !

lacrymo.JPG

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 15:59

Le lecteur comprendra le plaisir que j'ai à faire connaître cette oeuvre de l'ami Rosendo Li. JPD

                  06-Allende---Rosendo-Li-blog.jpg

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 13:49

 

Au Marathon des mots, nous avons entendu Alicia Dujovne Ortiz aussi je reprends cette chronique ancienne… en attendant mieux. JPD

 

 

Michèle Gazier, Télérama N° 2551- 2 décembre 1998

Le tango pour pays

Au départ, une célèbre toile de Toulouse-Lautrec : « Au salon de la rue des Moulins » Des filles y attendent les clients. L'une d'elle, rousse, ronde, nez mutin et longs bas verts, occupe le centre de la toile. C'est la favorite du peintre. Elle s'appelle Mireille. Comme lui, elle est originaire d'Albi. Un jour, Mireille partira pour Buenos Aires, où les Françaises couleur de lait et de miel attirent les Argentins au regard triste. Là disparaît sa trace. Ici commence sa légende...

L'écrivain argentin Julio Cortazar, que fascinaient Lautrec et sa femme rousse au corps lascif, a écrit un court texte — Un gotan pour Lautrec —, dans lequel il raconte en quelques mots l'histoire de Mireille, qu'on retrouve, dit-il, des années plus tard, sous les traits de la « blonde Mireya », héroïne du célèbre tango Tiempos viejos (« Temps anciens »), signé de Romero et Canaro.

C'est ici qu'intervient Alicia Dujovne Ortiz, compatriote de Cortazar, ayant comme lui choisi la France. Paris, bien sûr, mais aussi ce Sud, entre Toulouse et Albi, dont est issu Lautrec, son modèle, et aussi la figure mythique du tango argentin Carlos Gardel. Fidèle au précepte de Cortazar selon lequel « toute bonne invention est la vérité même », Alicia Dujovne invente le réel avec gourmandise. Elle pénètre dans le tableau de Lautrec, elle s'insinue dans la vie, dans le corps voluptueux de Mireille, qui aime « rayonner » sous celui des hommes de passage. Elle part avec elle pour l'Argentine, sur ces bateaux qui transportaient pêle-mêle des immigrés de l'Europe pauvre, des filles à vendre, des marchands de viande de retour en Argentine après d'ébouriffantes virées dans le Paris canaille. Elle nous fait ensuite découvrir les bas-fonds de Buenos Aires, leur violence sourde, leur respiration chaloupée : les maisons où attendent les filles ; les hommes aux cheveux bleu nuit, aux yeux d'encre et de charbon, qui fuient les solitudes de la pampa pour ces bals mal famés où parlent la musique, la danse et le couteau.

Bien plus qu'une biographie imaginaire, qu'un roman d'aventures avortées et d'amours impossibles. Femme couleur tango est un livre sur l'Argentine, sur l'immigration et sur cette quête désespérée d'identité qu'expriment entre douleur et plaisir les figures hésitantes et tragiques du tango.

L'Argentine de Mireille revisitée par Alicia Dujovne Ortiz est celle des rêves de fortune, des illusions déçues, des racines qu'on croit pouvoir oublier en s'arrachant à sa terre et dont on s'aperçoit qu'elles étaient une part de soi. « Devenir Argentin, c'était toujours trahir un ancêtre», écrit la romancière, qui porte dans son nom même — Dujovne Ortiz — l'histoire d'aïeux venus de ghettos de l'Europe centrale et des provinces levantines d'Espagne. Histoire qu'elle a racontée dans un précédent roman L'Arbre de la gitane (1)...

Dans ce pays étrange où l'on entend toujours une autre langue, un dialecte, derrière l'espagnol chantant qui est langue nationale, est née une danse qui, nous dit Alicia Dujovne, est une exploration du sol, une manière à la fois prudente et brutale de prendre pied sur une terre inconnue. un « comme si oui, comme si non » d'immigrés pas tout à fait d'ici, plus tout à fait d'ailleurs. Le tango, c'est le territoire de ceux qui n'ont pas de territoire, le passeport de ces paumés qui n'ont pris qu'un aller simple direction l'inconnu, objectif le salut. Le tango, c'est l'art d'effacer du bout du pied les faux rêves du départ, les cauchemars de l'arrivée, la misère, la solitude, la discrimination, la hiérarchie des couleurs de peau.

La figure enfantine de Carlos Gardel, avec « ses dents pour sourire » et non pour mordre ni pour manger, comme le décrit avec humour et tendresse Alicia Dujovne, est en ce sens exemplaire. Né (en France) dans la pauvreté et l'humiliation, il devient par le seul charme de sa voix le symbole d'un peuple composite qui cherche des dieux à son image. Dans le phrasé voluptueux du chant de Gardel qui traverse l'âme, le corps, le temps et l'espace, l'Argentine se reconnaît, pleure et danse. Ni jaune d'Asie, ni noire d'Afrique, ni rouge indienne, ni blanche d'Europe, elle a choisi, comme Mireille, d'être... couleur tango •

(1) Ed. Gallimard.

 

Femme couleur tango, d'Alicia Dujovne Ortiz. Traduit de l'espagnol (Argentine) par Françoise Rosset. Ed. Grasset, 322 p., 135 F.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 14:30

Sur ce blog pendant des années, 500 articles se sont accumulés sur le sujet à partir du projet de LGV Bordeaux-Toulouse. Un livre a été publié par nos éditions. Une petite brochure en plus ! Puis j’ai lancé un blog spécifique. En conséquence, je suis obligé aujourd’hui, d’écrire quelques mots à partir de la nouveauté du rapport Duron. J’entends enfin une remise en cause sérieuse de la théologie de la grande vitesse mais pour quelles décisions ?

 1 ) La démocratie du temps perdu

Ce rapport a mis neuf mois avant de naître or, ne disant rien de nouveau, les experts qui étaient aux commandes auraient pu l’expédier en une semaine ! Mais l’essentiel n’était pas le contenu, qui était évident, mais la façon de faire passer la pilule aux grands élus qui avaient voulu et veulent toujours croire que l’impossible est à leur porte. Comme le dit très bien quelque part Manuel Vazquez Montalban, ce n’est pas la gauche qui a été utopique, ne demandant en fait que la justice ordinaire, mais le capitalisme qui ambitionne de tout transformer en marchandise même l’amitié ! Contre ce système, Roosevelt a apporté sa réponse : quinze jours entre la proposition de loi et son adoption !

La situation du transport ferroviaire a été étudiée depuis des années en une multitude de rapports de sénateurs, de députés ou d’autres. Il y a eu une campagne électorale proposant ce que le rapport Duron a mis en forme. La démocratie ne se différencie pas de la dictature par le temps mis à prendre une décision, mais par la clarté publique de la décision, par le chemin pour y arriver. Face à un problème, le système qui dit, « je renvoie à une commission », est celui de la lâcheté. Mais bon, le rapport est là, il contient à mes yeux une majorité de propositions sérieuses et positives… et il reste au gouvernement à trancher.

 2 ) L’intervention des médias

Pendant des années aucun média ne parle de la stratégie du « tout LGV ». Puis tout d’un coup, le 27 juin, c’est l’avalanche orchestrée par l’Elysée. Le 27 juin, entre 8 h 30 et 9 h 30, je découvre que le même édito du premier ministre est publié dans une bonne vingtaine de journaux ou sites. Juste avant le rapport, c’est une petite musique qui écrase tout, et met en scène le vide. Sur TF1 une dame de Clermont Ferrand indique avec tristesse, qu’elle va prendre un tortillard et c’est présenté comme si un TGV ça serait beaucoup mieux ! Sauf que justement, la misère du tortillard vient de la politique du « tout LGV ». Entre le tortillard et la LGV, il y a plusieurs possibilités mais ce n’est pas le sujet. Aucun média ne se distingue en allant interroger des lutteurs comme nous, des experts aux opinions diverses, rien, juste la pommade de Jean-Marc Ayrault et le reportage du micro-trottoir, qui est à vomir en son principe. Pourquoi pommade ? Il dit avec justesse qu’il faut donner la priorité au train du quotidien, mais ce faisant il sait qu’il va à l’encontre des désirs d’un tas de ses amis socialistes, présidents sur-titrés, aveugles à la vie. Donc pour calmer tout le monde, il ajoute que tout va se faire en discussion avec les dits présidents qui ne veulent discuter de rien, attachés qu’il sont à leur propre LGV, les autres étant toutes inutiles car le train du quotidien est la priorité ! Le double langage est de rigueur !

Un plan communication commence par le choix de la date. Fin juin c’était la bonne période pour marginaliser le débat démocratique sur le sujet. Autant la charge de cavalerie des médias montant à l’assaut du «Tout LGV » est grandiose, autant elle se doit d’être un épiphénomène. Autant le répéter : ce 27 juin je vérifie que les médias mettent en scène, mais que la pièce se joue ailleurs ! Le premier ministre le révèle, c’est le 9 juillet qu’il va recevoir les élus pour fixer la ligne de conduite à suivre.

A titre d’indication sur le même sujet :

Le contournement de Nîmes et Montpellier a fait l’objet d’un contrat, signé le 1er juillet 2012 entre RFF et un consortium piloté par Bouygues, pour un coût de 1,5 milliard d’euros.

Le 28 juillet 2011, un contrat identique a été conclu entre RFF et Eiffage Rail Express pour une durée de vingt-cinq ans, pour la réalisation de la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays-de-la-Loire.

Tous les gouvernements le savent, juillet est propice aux mauvais coups !

 3 ) Pour en arriver à quelle politique ?

Et là, je le sens, le débat va être biaisé… La fin du « tout LGV » un aspect de la politique d’austérité ? Car pour certains, combattre l’austérité c’est dépenser, et tant pis si c’est à mauvais escient ! La fin du « tout LGV », une victoire du « tout routier » ? Comme si le tout LGV n’avait pas depuis des années conforté le tout routier au point que la SNCF est devenue le premier transporteur routier ! La fin du « tout LGV » une attaque en règle contre le service public des transports ? Quand la SNCF prend 20 % du capital de l’entreprise privée italienne NTV pour contrer l’entreprise publique TrenItalia, la SNCF est encore un service public ? Les mots n’ont plus de sens, ce n’est pas une révélation… Et pourtant une politique va devoir se mettre en place car la politique a horreur du vide ! Donc, en avant vers le bricolage en truquant les données. Exemple : la ligne POCL (Paris-Orléans-Clermont Ferrand) est renvoyée après 2030. Cette ligne vient juste de connaître son débat public. Pour Bordeaux-Toulouse entre le débat public et la l’enquête d’utilité publique il a fallu huit ans. Pour arriver à la déclaration d’utilité publique (DUP) ça fera sans doute dix ans. Donc le POCL, même normalement c’est une DUP pas avant 2023 et comme généralement entre l’appel d’offres et le lancement il y a encore cinq ans, nous arrivons à 2028 ! En fait le POCL en 2030 c’est dans l’ordre naturel du phénomène mais c’est présenté comme un grand report car des élus crient au scandale et, se faisant, ne font que crier leur ignorance rance !

 

Notre démocratie prend l’eau de tous les côtés et je crains le pire pour la suite. Bien sûr, je suis satisfait qu’enfin les idées que nous défendons (le tout LGV c’est contre la SNCF, c’est le déménagement du territoire, c’est le gaspillage sans nom, ce sont des billets plus chers pour les usagers, c’est frapper le TER, c’est tuer l’emploi réel etc.) aient davantage pignon sur rue dans divers journaux mais ce qui compte ce sont les décisions et je sens venir l’embrouille. Jean-Paul Damaggio

PS La lutte va pouvoir continuer de plus belle

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 14:52

[juste un mot en passant]

Grâce au blog de Valérie Rabault j’apprends que les députés bénéficient d’une réserve parlementaire de 130 000 euros. Je pense qu’il en est de même des vice-présidents de la Région et d’autres élus, au vu du carnet de chèques qu’il arriva aux uns et aux autres de sortir en telle ou telle occasion sans demande de justificatif.

Valérie Rabault a décidé de rendre public l’usage de cet argent public. Bravo. Pourquoi les autres ne seraient-ils pas tenus à faire de même ? Et je pense d’abord au député de ma circonscription.

JP Damaggio

 

http://valerierabault.com/2013/04/23/reserve-parlementaire-2013-priorite-aux-ecoles-et-aux-territoires-ruraux/

 

 

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 10:45

Visiter le centre historique d’une ville, un dimanche matin : parents, enfants, enseignant, prendre le temps, simplement de descendre le temps d’une cité jusqu’à ses origines. Expliquer à travers l’architecture l’héritage évènementiel, social, de celles et ceux qui arpentèrent les mêmes rues des siècles auparavant avec le souci de d’enraciner le contemporain dans le passé d’une cité, qu’on le veuille ou non, partagée et puis… donner la parole à deux pré-adolescents afin qu’ils présentent deux monuments (le pont vieux, l’église Saint Jacques) aux adultes visiteurs et se laisser enfin envahir par le plaisir de la découverte des murs anciens ;  ces murs chargés d’histoire et de multitudes d’histoires croisées, stratifiées.

 

Dimanche 2 Juin, au matin, l’association des parents d’élèves de l’école Léo Ferré avec leurs enfants, en compagnie de Jean-Pierre Frutos (instituteur) tentait au travers d’une visite guidée du Montauban de trouver et donner du sens à notre présent, de prendre pied dans le passé pour une citoyenneté toujours à renouveler. 

J-P Frutos

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