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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 15:48

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La question posée par l’ami de Moissac me renvoie à cet article de l’Humanité du 9 novembre 2002 où une photo de José Bové et Fausto Bertinotti devait nous apporter le salut de la révolution en marche. Depuis José Bové est devenu le paisible député EELV (mais avec le mythe intact comme celui de Cohn-Bendit) et Fausto Bertinotti, après avoir obtenu le poste de président de l’assemblée nationale en 2006 a disparu, depuis 2008, tout comme son parti très marginalisé de la Refondation communiste. Les Italiens auront été les plus persévérants à vouloir refonder sans cesse une organisation communiste mais sans succès. En France, c’est vrai, la refondation n’a pas été nécessaire puisque le parti est toujours communiste…

Je ne sous-estime pas ce que tous les Forums sociaux ont pu apporter à la réflexion sur la révolution, mais la question est là : où sont passés les altermondialistes ?

Ils seraient devenus des Indignés ? Et demain ?

En guise de réponse, je propose l’article suivant sur la révolution. JPD

 

Entretien avec le secrétaire général de Refondation communiste en Italie

Florence (Italie), envoyée spéciale.

 

 Le premier forum social européen est un succès. Estimez-vous que ce mouvement est maintenant installé dans la durée ?

 

Fausto Bertinotti. Le FSE confirme un phénomène de participation qui dure. Au rassemblement mondial de Seattle pour contester l'Organisation mondiale du commerce, un mouvement est né, et depuis, il construit le phénomène politique le plus important de notre âge. Le premier mouvement de l'après vingtième siècle est celui qui s'oppose à la globalisation libérale. Dans sa route, il a su contourner beaucoup d'obstacles comme la répression où les tentatives de division. Ce mouvement n'est pas seulement porteur d'une exigence. Il crée une nouvelle culture politique, née du refus de l'ordre existant et de la guerre. Le rejet des politiques néo-libérales vient de la critique des effets que ces politiques ont produits : précarisation, incertitudes sur le futur, crise de la cohésion sociale, marchandisation des rapports humains. Le mouvement a su comprendre les causes qui provoquent ces effets. Il exprime la révolte d'une génération qui est fille de la globalisation. C'est une culture qui pense vraiment qu'un autre monde est possible. Ça, c'est son patrimoine. En Italie, son existence a favorisé la naissance de mouvements de la société civile et la croissance de conflits comme la grève qui a eu lieu contre la réforme du licenciement.

 

 Le séminaire consacré jeudi après-midi à la politique, comme bien commun à la gauche et aux mouvements sociaux a fait salle comble. Comment appréciez-vous ce succès ?

 

 Fausto Bertinotti. Ce mouvement est une grande sollicitation pour les partis politiques. Seulement, ils sont en crise. Notre expérience italienne est très originale et cela se voit, ici, à Florence. Refondation communiste est acceptée dans ces mouvements parce que nous avons choisi d'y rester en étant une organisation comme les autres et en révisant un des points fondamentaux de la condition communiste, incarnée dans le rôle leader des partis. L'opposition à la guerre et à la politique néo-libérale est aussi la caractéristique propre à Refondation communiste. Mais la relation au mouvement ne suffit pas. Refondation communiste est nécessaire mais pas suffisante. Il y a besoin d'une autre capacité des partis à représenter les revendications et les objectifs du mouvement social. Deux problèmes sont posés pour y parvenir. Le premier concerne la façon d'être des partis, qui paraissent être trop éloignés de la culture de cette génération, de sa façon d'être ensemble. Le second concerne la construction d'une gauche alternative, dans chaque pays et en Europe, capable de constituer une force de représentation, une référence pour tout le mouvement. Le refus de la guerre et la contestation des politiques néo-libérales devrait constituer les éléments fondamentaux sur lesquels construire une nouvelle subjectivité politique. Car la crise de la politique tient aussi à la façon dont le centre-gauche a géré sa phase gouvernementale. Son acceptation de la guerre en Afghanistan a été un formidable accélérateur de la crise politique, mais aussi ses pratiques de politiques néo-libérales. Ces formations ont abandonné le terrain de l'alternative et de la critique à la modernisation du capitalisme. La naissance d'une nouvelle subjectivité politique suppose donc un renouvellement radical de la culture et des formes d'organisation, qui permette d'assumer pleinement l'opposition à la guerre et au néo-libéralisme et qui se propose comme un sujet de transformation politique en engageant sa refondation.

 

 Selon vous, quelles sont les étapes nouvelles franchies dans la construction d'une alternative à la mondialisation libérale avec ce premier forum social européen ?

 

 Fausto Bertinotti. La manifestation de samedi constitue le premier grand rassemblement européen contre la guerre. C'est un phénomène nouveau dans la politique européenne que le réseau du FSE convoque une manif contre la guerre, prise comme un élément fondamental des confrontations politiques de notre temps. Le développement du mouvement doit suivre ce chemin. Il a déjà inspiré la reprise du conflit social. L'étape décisive est maintenant de trouver le terrain de convergence et d'unité entre les conflits sociaux du travail et l'expérience du forum social. L'autre terrain d'avancée concerne la recherche de propositions alternatives commencée à Porto Alegre. Le forum social doit définir les caractéristiques d'un programme pour une autre Europe, d'un modèle social de développement, d'une Europe qui pourrait, par exemple, prendre la tête de la lutte contre la guerre dans une opposition à l'hégémonisme nord-américain.

 Entretien réalisé par Paule Masson

 

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 15:22

 chiclayo 1 

Non, je ne prétends pas avoir beaucoup voyagé mais j’ai toujours ramené des souvenirs de bibliothèques.

Ici je retrouve cette photo que j’avais oublié, de la bibliothèque de Chiclayo qui, dès les années 1996, était ce magnifique bâtiment. Mais le budget de fonctionnement ne fut pas à la hauteur du budget de construction.

Peut-être – et je l’espère – les temps ont-ils changé depuis.

Alors qu’au même moment la bibliothèque publique de la ville voisine Piura était modeste, elle vivait d’une intense activité, avec beaucoup de personnes à la fois pour servir le public et qui constituaient le public. Par la suite à Piura aussi, la bibliothèque est devenue un superbe bâtiment moderne mais toujours vivant.

 A Chiclayo, en 1996, je n’ai jamais vu bibliothèque plus morte. Un employé, peu de livres, peu de fichiers et personne d’autre que moi !

Comme souvent je voulais consulter de vieux journaux et l’employé, très serviable alla me chercher un carton de vieux papiers en désordre, des exemplaires de journaux découpés, bref, de quoi chercher…

 Après cet effort, l’employé s’est endormi à son poste et j’ai feuilleté ces pans d’histoire qui avaient seulement trente ans d’âge.

 Je suis ensuite parti sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller la quiétude des lieux. JPD

 

 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 15:19

En 1959, les municipales à Moissac prennent une tournure étrange. Deux listes qui se réclament du radicalisme, s’affrontent.

Celle du docteur Villeneuve et celle du Conseiller général M. Tardis.

Jean Baylet annonce alors dans La Dépêche, en donnant la parole aux deux listes radicales :

« Il n’a pas dépendu de moi que l’union se réalise à Moissac. Des querelles de personne ne l’ont pas permis. Le différend est maintenant porté devant les électeurs. C’est à eux et à eux seuls qu’il appartient de le trancher. A eux et à eux seuls de choisir ceux qu’ils estimeront les plus dignes, les plus qualifiés pour administrer la ville.

Le Parti radical est suffisamment fort à Moissac pour que la victoire ne puisse lui échapper. C’est peut-être là, la seule excuse, si excuse il y a, à la bataille fratricide qui s’engage. »

 Comme à Montauban, le Parti radical même fort, ne va pas s’imposer à Moissac en 1959. Jean Delvolvé, une haute personnalité, membre du Conseil d’Etat, va devenir maire.

 Dans le texte de Jean Baylet je pointe son regret : « à eux et à eux seuls de choisir » car généralement en effet, il préfère, lui comme tant d’autres dirigeants, choisir avant l’élection, le candidat qui ensuite sera plébiscité.

Le PCF présente également sa liste évoquée ci-dessous. JPD

  

Liste d’union ouvrière paysanne et démocratique

 Demeurs Jean-Louis, instituteur, avenue Cayrou

Desseaux Elis, chauffeur, cité du Maroc

Quercy Léo, pépiniériste rue Gambetta

Cancel Jean-Marie, ébéniste, rue Gambetta

Bonhomme Marie-Louise, sage-femme, rue du Pont

Bastit Albert, capitaine en retraite, cité du Maroc

Capot Ernest, métallurgiste, rue du Pont

Lespinasse Elie agriculteur, à La Madeleine

Andre Yvonne, commerçante, allées Montebello

Arcis Auguste, géomètre principal du cadastre, rue Gambetta

Campanini Bruno, métallurgiste, boulevard Camille Delthil, ancien déporté de Buchenwald

Merle Gaston, maraîcher, à Saint-Benoît

Lapèze René, artisan rural à Saint Julien

Arpaillance Alice, professeur honoraire, avenue Cayrou

Dreuilhe Omer employé EDF, côte Saint-Laurent, ancien prisonnier de guerre

Fay Louis, arboriculteur, à Sainte-Livrade

Deray Albertine, ménagère, rue Général-Gras

Lagarde Edmond, ouvrier à Saint-Julien

Bonafous Hervé, ouvrier, rue Dérua

Maury Achille, distributeur de journaux, rue du Pont

Borderies Ernest, agriculteur, côté des Lièvres

Lestrade Pierre, employé EDF, allées Montebello

 

Bireau Jean, retraité SNCF, allées Montebello.

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 14:59

Voici un mes écrits dans Tr’oc.

 

« Je n’ai point de vies à cacher, je n’ai que des défauts à montrer” Olympe de Gouges. »

 

Le 4, 5 et 6 Juillet 1991, dans le cadre du Festival de Montauban, Olympe de Gouges a été fêtée. F-M Castan précise que l'initiative va se prolonger en 92 et 93. Pour cette année, un grand colloque a eu lieu, animé par Olivier Blanc. Pour ma part, de la montalbanaise, je ne peux évoquer ici qu'un des aspects de la riche personnalité : ses relations avec ses origines occitanes (ce n'est pas un hasard si Mary-Lafon fut un des premiers à écrire en sa faveur).

Pour ceux de nos lecteurs qui ne connaissent pas la biographie d'Olympe, précisons qu'elle est née à Montauban en 1748, qu'elle s'y maria à 16 ans puis, veuve à 17, elle quitta sa ville à 19 ans, pour Paris, et au bras d'un entrepreneur des transports militaires. Elle se battra pour faire jouer ses pièces de théâtre qu'elle commença à écrire vers l'âge de 30 ans. Puis arriva la Révolution et sa vie se mit, plus encore, à l'heure de l'actualité. En 1791 elle publia sa "Déclaration des droits de la femme" et deux ans après elle mourut guillotinée (le 3-11-1793).

 Dans sa biographie (1) Olivier Blanc - l'homme qui la sortit de l'oubli et qui était présent au colloque - note au sujet de ses origines « elle appartient à une culture orale, celle des occitans »

Fait-elle référence, dans ses œuvres, à la culture d'oc ? à sa ville ? au Midi ? à sa langue maternelle?

Dans la préface au Mariage de Chérubin elle dit : « Aujourd’hui que je vois annoncé dans le journal un Mariage de Chérubin, ma vivacité languedocienne se réveille. »

Dans une autre préface, elle fait dire à Mr Molé au sujet d'un des actes de la pièce :

« Je n’ai pas reconnu votre feu languedocien ; on dirait que cet acte est sorti des glaçons du nord ».

Donc Olympe, "occitane" de comportement ? C'est un peu ce que disait en 1897 E. Forestié : « Notre héroïne fut une vraie Cadette de Gascogne, sans arrière pensée, bonne fille, la langue alerte, le cœur sur la main. » (est-ce cela une vraie Cadette de Gascogne ?).

Olivier Blanc pense qu'elle fut toujours, de cœur, montalbanaise, puisqu'elle resta en correspondance avec sa mère qu'elle aida financièrement.

J'attends des preuves plus consistantes au niveau de son œuvre où elle évoque sans doute, des souvenirs de jeunesse, mais sans géographie. Pourquoi mon scepticisme ?

Quand, en 1789, le montalbanais Poncet-Delpech, député du Tiers Etat, monte à Paris il se retrouvera chez elle mais pendant la Révolution jamais les textes d'Olympe ne seront évoqués à Montauban (les archives sont pourtant très riches). Dans ses carnets, Poncet-Delpech nota, avec tristesse, qu'Olympe mourut dans l'indifférence totale des montalbanais. Montauban ne connaissait pas Olympe, et Olympe n'avait pas à se soucier de sa gloire dans sa ville natale.

A l'inverse, d'autres montalbanais célèbres - tous des hommes - inscrivirent dans leurs œuvres et d'une manière incontestable, l'attachement qu'ils portaient aux ami(e)s montalbanais(es). En fait Olympe est une bâtarde (non reconnue par l'écrivain Lefranc de Pompignan présenté comme l'ennemi de Voltaire) et une femme qui voulait se battre. Son nom de femme de lettres dit, à la fois, son attachement à ses origines et son ambition considérable. On peut penser qu'elle avait jugé peu envisageables les appuis de sa ville d'origine, pas plus ouverte que d'autres à sa situation de marginale.

Son œuvre me paraît sans territoire de référence et il serait dommage de la faire plus montalbanaise qu'elle n'était (elle, comme son œuvre). Féconde me paraitrait plutôt, la mise en perspective avec la sans-culotte Claire Lacombe, comédienne, née à Pamiers dans l'Ariège (2). "La différence féminine" (3) n'induisait-elle pas un rapport aux lieux, autonome ?

Cependant sur un autre plan je crois possible de faire un rapprochement entre Olympe et des aspects de la culture d'oc. Quand elle écrit : « Je sais que souvent j'ai fait de grandes étourderies mais elles me plaisent et je mets quelquefois autant de recherches pour les commettre à mon désavantage que d'autres mettent de précautions à éviter même un mot équivoque." Cette autodérision se retrouve dans cette autre phrase extraite d'une préface à ses œuvres, Le Philosophe corrigé ou le cocu supposé (vous admirez le titre j'espère !) : « Je n'ai pas l'avantage d'être instruite, et comme je l'ai déjà dit, je ne fais rien. J'écouterai la voie de la modestie qui me convient à tous égards.» Autodérision, qui se retrouve aussi dans le titre de cette pièce.

Au débat lancé, voilà donc ma maigre et contestable contribution. Quant à l'action pour qu'Olympe ait un nom de rue à Paris « dans les beaux quartiers » juge bon de préciser Olivier Blanc, ou pour qu'elle entre au Panthéon, j'en souris encore. Comme action, je préfère penser à la réédition de ses œuvres qui est en souscription (renseignements : Festival de Montauban BP 814 82008 Montauban cédex).

Jean-Paul Damaggio, 82- Montalban

1 - Olivier Blanc, Olympe de Gouges. Syros

2 - Dominique Godineau, Citoyennes tricoteuses. Alinéa, 1988.

3 - Lire Luce Irigaray

 

Note 2013

A relire ce texte vingt ans après je dois noter :

1 ) Que les textes de Forestié et Mary-Lafon sur Olympe ont été réédités aux éditions La Brochure.

 

2 ) Que la référence aux préfaces me faisait déjà rêver d’une réédition des dites préfaces a été faite à La Brochure. Tout comme son premier texte politique avec une préface de… René Merle.

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 14:54

                              tr-oc.jpg

 

Depuis quatre ans, je travaille à l’étude des élections municipales montalbanaises. J’ai voulu retrouver des poèmes de Rolnd Garrigues, devenu maire socialiste de 1993 à 2001, qu’il m’avait envoyés pour un journal que nous faisions avec l’ami René Merle : Tr’oc un journal-tribune. J’ai alors décidé de mettre sur le blog la liste des articles. Un journal où dans le même numéro vous pouviez lire le célèbre linguistique Georges Mounin et le philosophe Daniel Bensaïd ! JPD

 

Pour Jean-Paul Damaggio j’ai écrit JPD et pour Renat Merle RM.

 Janvier 1991

N°1 – Mickiewicz – Du n°0 au n°1 JPD ; Palombella Rossa ? JPD ; Diférencias I Pasolini 1922-1975 RM ; A toteis auqelei que volon que sa linga siegue parlada Elisabeth Mallet

 

N° 2 – Gramsci, Diférencias II Joan Bodon 1920-1975 ; Contradiccions Glaudi Barsotti ; suite article de E. %Mallet ; mot d’Yves Gautier ; Golfe… de Gascogne JPD

 

N° 3 –La minuta de provocacion, dessin de F. Figeac ;  Daudet ici ¡? JPD : Diférencia III Handi-bag e Vent-Terral RN ; Letra duberta a E. Mallet, Peyre Paul ; A prepaus de normalisacion, Jaume Pietri

 

N° 4 – Amic, Amiga ? RN ; Le rendez-vous des quais, E. Damofli ; Dessins Figeac ; La guèrra del Golf, Cristian Laus ; D’Andalosias novelas, Bernard Ely ; Leçons de Morale, Lucien Bonnafé ; Lecture de « Lettres de Vienne » Terri(s)toire ? JPD (un livre de Robert Lafont)

 

N° 5 – Ais abonnats et non-abonats, RM ; Lo teatre de la Rampa per Provença et Daufinat Colette Chauvin ; Voyage d’un âne réboussié à travers l’occitanie, Jean-Marie Marconot ; Mister Golfe et docteur Oc : RM et JPD ; La canes de Midas de Max Rouqueta, Philippe Malrieu ; Occcitanisme et politique

 

N° 6-7 – Une quête d’Uzeste : le barbar’oc, JPD ; Laus de la dialectica, Robert Lafont ; Limoges ville rouge ? JPD (compte-rendu d’un livre de ce titre) ; Per lo TGV Joan Fieschi ; I corsi Fora ! Jaume Pietri ; Roge singlar cerca ciutat Ives Andrieu ; Je pense, donc … ? RM Folia a la provençala, Peiron Assante

 

N° 8 – Ensenhament 91, Florian Vernet ; Siam Fotuts ? Joan Sibille ; Doctor Gardy et Mister Verdié RM ; Sur la rectification de l’orthographe, G. Mounin ; dessins de Felipe Sabatiér ; Montauban-Marseille, JPD, dessin Figeac ; Une lecture d’Olympe de Gouges JPD

 

N° 9 – Bilinguismes enfantins, Georges Mounin ; AG de l’IEO, J-P Thibault-Delpuech ; Gaston Febus lo mite, Joan Eygun ; “Dances with wolves” and « war party » JPD ; Oc d’été en théâtrie Claude Alranc ; Lombardia, RN.

 

N° 10 - De l’empec deux utis informatics, Joan Eygun, Elei e n’autrei. I Occitan Blos ? RM ; Occitans se cal relevar las margas, Claudi Molinier ; Festival d’Uzeste 91 Elisabeth Mallet

 

N° 11 – Un bilan en forme de projet, RN et JPD ; et Fourès en lauragais, JPD ; Acta non est Fabula, Joan Sibille ; Oc d’hiver en Créatie, Claudi Alranc ; Elei e n’autrei II Mort d’un poèta RM, Ai resistents de Locmine Joan Fiechi

 

N° 12 – Sauvar nostrei regions ? Jaume Pietri ; La batalha de la lenga Cristian Laus ; Ensenhar l’occitan : innovar o crebas, Agnès Lobier ; A Claude Altanc J-M Buge ; Unitat RM ; Enseigner l’occitan en terminale, A. Faure ; Acamps Elisabeth Malet ; Iogoslavia ? JPD ; Cultiver le multicolore, JPD

 

Janvier 1992

N° 13 – Histoires de l’accordéon, JPD ;  De besonhs de lenga, Cristian Laux ; Aprep Maastgricht : a vosautres de jogar, Robert Lafont ; A et O, RM ;

 

N° 14 – Nacionalisme, JPD et RM ; Dialogue très astral, JPD ; La pierre de patience, Francine Rabelino ; Occitanisme, oc J-M Buge ; Trois études sur la lange, G. Mounin ; Occitanitat, B. Ely ; Du vécu à l’autogestion Daniel Bensaïd ; Le PCF et la culture occitane, Maurice Verdier ; Ve Victis, Jacme Serbat

 

N° 15 – Succursalisme, Jordi Blanc ; L’occitanisme vegut d’Auvernha Tiène Codert ; La délocalisation, Alan Rainal ; Le nationalisme, J-P Thinbaut ; Questions à un candidat, Claire Toreilles ; Messatges, Renat Merle

 

N° 16 – To be or not to be, Jaume Pietri ; Enfortir una meteissa cultura, aprofondir en las diferéncias, Lluis Fornès ; Eleccions : cronica d’una desfacha anonciada, J-P Thibault ; Question de modèle ¡ JPD

 

N° 17 – M. Miniussi, RM et Bernat Manciet ; une minorité au sein de l’occitanie italienne, Osvaldo Coisson ; Contes de las doas bocas, Colette Chauvin ; El rostre de l’idol, RM ; A Jordi Blanc, Peire Assante ; le point de vue d’un Vert, Yves Frémion ; poèmes de Roland Garrigues

 

N° 18 – L’universel pluriel, JPD ; 22 de març, la darrière desfacha ? J-P Thibaut ; Canto, canto provençau, Alex Massari ; article d’Elisabeth Mallet ; lettre d’André Faure ; Identitat I « normats » e/o « anormaus » ? RM ; Un miracle Lluis Fornés ; Colloque, Joan Sibille

 

N° 19 – Dictionnaires d’hier, et d’aneit, d’anueit, d’anuèch JPD ; Monsieur Faure, Claude Sicre ; A J-Thibaut, C. Laux ; Identitat II, RM ; Lo gascon, lenga dau pole gascon, Jean Lafitta ; les orientations de la normalisation linguistique corse, Jean-Marie Comiti

 

N° 20-21 – Identita III RM ; Toquètz pas a la lenga de mon papet ! Jacme Pietri ; article Elisabeth Mallet ; Tr’oc osca, F-M Castan ; Civilisation J-M Buge ; Eleccions, quinas eleccions ? J-P Thibault ; 2000 manca : Enric Damofli ; Carmaux, Tarn, France, JPD

 

N° 22 – L’occitanie italiene, Osvaldo Coisson ; Du roi au marceau de bois, JPD ; G. Mounin RM ; Una remarca sur l’identitat europèa, F-M Castan ; Ex com’aquo, Joan Fieschi

 

N° 23 – Carrièra-bis Claude Alranq ; Ua revista occitana en Gasconha, ahida e trebucs, Jan Eygun ; au miroir de Libé, RM ; Es pas parier Elisabeth Mallet ; Flamenca, JPD ; Arriverci tr’oc ? RM

 

N° 24 – Lettres de Cristian Laux, Philippe Malrieu, RM, Passejada mentonasca, JL Caserio ; L’identitat dels Franceses, C. Laux ; Les cahiers de Garlaban Jaume Piétri ; quelle poésie d’oc aujourd’hui J-L Pouliquen, Oc, seminari permanent Lluis Fornès ; Manifesto, RM

 

 

N° 25 décembre 1992 La fin du mensuel lettes, dialogues occitanistes, JPD et Orientacion RM

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 14:11

Voici en traduction l’article d’un espagnol qui pense à l’écrivain de Barcelone et qui le lie à un autre journaliste de tranchée. JPD

  

Manuel Vázquez Montalbán y otros periodistas de trinchera

Las batallas perdidas

Javier Morales

 

Depuis dix ans, Manuel Vázquez Montalbán est mort, et, quand arrive le week-end, j'ai encore envie de penser que, lundi, je vais le retrouver avec sa chronique dans le journal El Pais (1), quand il était quelque chose d'autre. Par le renouvellement de la poésie (il fut l'un des neuf novísimos de Castellet), du roman (la montée du genre noir en Espagne aurait été impensable sans l’existence de Pepe Carvalho) et de l’essai (lire son manifeste subnormal) il serait impossible de comprendre la seconde moitié du XXe siècle en Espagne sans le journaliste Manuel Vázquez Montalbán. Merci à Débate (2) qui donne la possibilité de lire ou relire son travail de journaliste, des débuts dans les années 1960 jusqu'à sa mort, l'éditeur l’ayant regroupé en trois volumes : chroniques de construction (1960-1973), de l'humour au désenchantement (1974-1986) et les batailles perdues (1987-2003).

Manuel Vázquez Montalbán a conçu le journalisme comme une guerre de tranchée. Sa chronique était quelque chose comme une speakers´corner particulier. « Le journalisme c’est de pouvoir intervenir lorsqu'un événement survient. Le journaliste réagit immédiatement, réaction qu’il met par l’écrit et en peu de temps elle est publiée. Pendant les époques où je n'ai pas été en mesure de donner mon avis, j'ai eu vraiment l’impression de vivre un manque, un manque que j’ai ressenti aussi quand je suis passé d’une section quotidienne à une base hebdomadaire ou mensuelle. J'ai été heureux quand j'ai pu écrire tous les jours, "a expliqué Manuel en 1992 au magazine Capçalera. Victime du franquisme (cette pellicule qu’encore nous n'avons pas réussi à éliminer dans ce pays, et je dirais même qu'elle s’est épaissie ces dernières années), doté d'une culture prodigieuse, aucune question n'était éloignée des préoccupations de l'écrivain de Barcelone. Sans être toujours d'accord avec sa position, ses articles ont toujours étaient pour moi, une référence incontournable et je crois qu'aujourd'hui, plus que jamais, ça devrait être une lecture obligatoire pour comprendre le présent. En 2002, en pleine crise du Prestige, il écrit: « Alors qu'en Europe, on assure en avoir marre, marre des nappes de pétrole, Mariano Rajoy survole la catastrophe en hélicoptère en fredonner ombre noire, ombre noire"."

 

Pedro Sorela, un autre puissant narrateur tout-terrain, nous parle du métier de journaliste dans El sol como disfraz (Alfaguara). Avec une prose précise et une ironie non exempte de tendresse, Sorela nous raconte la grandeur et décadence d'un directeur qui arrive dans un journal avec l'intention méchante de lui mettre de nouvelles lunettes.

Depuis longtemps, La chronique du siècle regarde la réalité avec un œil paresseux et la raconte avec l'autre, ce qui n'est pas loin. Picasso, le nouveau directeur, veut que les journalistes de la chronique du siècle observent la réalité avec un regard qui s'éloigne des poncifs, le cancer du journalisme et de la littérature. Et pour réussir, il devra transformer la rédaction, un microcosme où se nichent la vanité, l'envie, les querelles sentimentales et la lutte pour le pouvoir, même pour la simple écriture d'un titre. Un endroit où sont enterrés trop tôt les rêves parce que le temps, dans les journaux va deux fois pus vite et vieillit trois fois plus vite. Sorela sait bien qu’à la fin comme au début, ce qui distingue un bon écrivain et un bon journaliste c’est son regard. Ce que Manuel Chaves Nogales possédait. En tant qu'éditeur de El Heraldo de Madrid, Chaves Nogales a commencé en août 1928 un voyage en avion à travers l'Europe pour raconter de première main et à hauteur de la rue, ce qui se passait dans certains pays, comme dans la pré-hitlérienne Allemagne ou la Russie soviétique. Les reportages – complets avec les pièces amputées par la censure - ont été publiés sous forme de livre : Le tour d’Europe en avion. Un petit bourgeois dans la Russie rouge. Nous pouvons maintenant le lire grâce à l'editorial Libros del Asteroide, dont nous devons remercier la réédition d'une bonne partie de son œuvre, tant journalistique et littéraire.

 Déjà le prologue de l’écrivain sévillan nous prévient : « ce livre, uniquement de nature journalistique, n'augmente pas du tout l'acquis de la culture contemporaine...L'auteur, journaliste, s'exerce dans une technique qu’il estime plus appropriée à sa plume et accepte satisfait les contraintes imposées par cet emploi, un emploi appelé par Trotsky, de manière précise et sans pitié, « écumeurs de culture ». Le prologue est un plaidoyer en faveur du journalisme qui, même alors, comme aujourd'hui, a été méprisé par l'élite et la classe moyenne, dans un pays où 30 % de la population était illettrée. C'est pourquoi la démocratie n’en finit jamais de se solidifier en Espagne.

 Les mérites des histoires brillantes de Chaves Nogales - qui a immédiatement découvert les possibilités que la technologie peut offrir au journaliste – ne sont pas tellement dans ce qu’ils affirment ou non dans leurs diagnostics (« Il y a aujourd'hui une Allemagne républicaine qui empêchera toujours une rechute dans le militarisme,» affirme-t-il  sur son chemin à travers le pays allemand), mais seulement par la vérité qui respire ses paroles nées de la réflexion et du contact avec la vie quotidienne. Un contact sans préjugés et sans œillères, où pèsent plus la compréhension et l'empathie humaine que le jugement politique (le récit de sa rencontre avec Ramón Casanellas, meurtrier d’Eduardo Dato est impressionnant). Plus que pour confirmer ses idées, Chaves Nogales voyage pour découvrir. Et ce qu’il découvre, parfois, le surprend.

 

Retenons ce que dit « ce petit bourgeois » à propos de sa synthèse « sûrement arbitraire », qu’il fait de son voyage en Russie soviétique, dix ans après la victoire bolchevique, lorsque Staline av commencé à se débarrasser de ses compagnons de voyage. « Après avoir parcouru la Russie et après avoir cherché ardemment le pour ou le contre de ce qui a été écrit sur la révolution, j'ose croire que la posture de l'homme vraiment civilisé n'est pas d'être communiste ou anti-communiste, mais attentif au développement des faits, sous-pesant et évaluant les responsabilités de chacun des facteurs qui sont intervenus dans l'épreuve terrible qu'il est vécue dans leur chair par une peuple de 140 millions d'habitants, sans rejeter la possibilité de la naissance d'une nouvelle humanité, mais sans rien perdre en même temps du fait qu'on aurait pu se tromper de chemin".

 Je crois que dans ce « être vigilants » réside la force de son magistère, qui devrait guider le travail de ceux qui continuent de s’intéresser à ce qui se passe autour de nous et ressentons le besoin de le raconter, de ceux qui croient que le journalisme, malgré tout, est un des plus beaux métiers du monde et, en aucun cas, une bataille perdue d'avance.

 Rendez-vous en septembre !

 Source: http://elasombrario.com/2013/08/03/las-batallas-perdidas/

 

Note JPD :

1 – Les dernières années de la vie de MVM, je recevais tous les lundis El Pais chez le marchand de journaux de Beaumont-de-Lomagne et j’éprouve moi aussi cette sensation hebdomadaire, le besoin de la chronique de MVM.

 

2 – Debate est l’éditeur des articles journalistiques de MVM

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 15:50

                                 bousquet

Le 11 juin 1993, René Bousquet devait se voir notifier par la présidente de la cour d’appel de Paris, Martine Anziani, les chefs d’inculpation retenus contre lui; dont celui de crime contre l’humanité. Trois jours avant, il était assassiné, évitant ainsi au personnage son procès. Le Nouvel Observateur publia dans son édition du 10-16 juin 1993 des extraits de pièces de l’acte d’accusation que nous reprenons ici pour lutter contre le mensonge. Comme tout document de justice il s’en tient aux faits, à partir du moment où de minutieuses recherches ont pu les clarifier. JPD

 

Réalité des faits imputés à René Bousquet

L'examen des deux plaintes initiales assorties de constitution de partie civile fait ressortir que trois faits distincts sont imputés à René Bousquet :

— Sa participation à une conférence réunie à Paris le 2 juillet 1942 sous la présidence du SS Brigadeführer (général SS) Oberg et relative à la coopération des polices française et allemande.

— L'envoi d'instructions restreignant ou supprimant pour certaines catégories de juifs les exemptions antérieurement édictées en leur faveur.

—La participation à une conférence tenue le 16 avril 1943 avec le général Oberg et définissant les modalités de la lutte contre les ennemis du Reich.

 

A — La conférence du 2 juillet 1942

Sa réalité est attestée par un procès-verbal (...) rédigé le 4 juillet 1942 par le SS Sturmbannführer Hagen, qui était à l'époque des faits l'un des collaborateurs du SS Standartenführer Helmut Knochen, chef pour la France de la Police de sécurité et du service de renseignement (...). Du côté français, le seul interlocuteur était René Bousquet, alors secrétaire général pour la Police, assisté pour la circonstance de l'interprète Wilhelms. (...)

Après avoir fait état des exigences formulées par le SS Hauptsturmführer Dannecker (responsable allemand de la section des affaires juives) quant à l'arrestation immédiate de 10000 juifs en zone libre et de 20 000 juifs en zone occupée en application des accords conclus antérieurement avec le gouvernement français, Bousquet avait indiqué s'être entretenu de cette question avec Laval et avoir soumis à celui-ci le projet établi par Leguay (son représentant personnel en zone occupée) pour satisfaire à la demande de la puissance occupante.

Les passages du compte-rendu de Hagen relatifs aux arrestations de juifs qui viennent d'être sommairement exposés font ainsi ressortir que Laval avait chargé Bousquet d'obtenir que fussent épargnés les juifs français et que la police française fût tenue à l'écart des opérations conduites en zone occupée.

Or, à l'issue de l'entretien, il apparaît que Bousquet, afin peut-être de mieux résister sur le premier point, cède sur le second en proposant de faire arrêter — ce qui signifie : par la police française — les juifs résidant dans les deux zones.

Sans que l'on soit en droit d'exclure que cette position de repli ait été envisagée dans les instructions dont le chef du gouvernement l'avait vraisemblablement muni en vue de la rencontre du 2 juillet, force est de constater que Bousquet apparaît ici comme étant à l'origine d'une initiative personnelle qui correspond d'ailleurs à la position à laquelle il s'est constamment tenu dans la suite des événements, à savoir que la police française devait avoir la maîtrise des opérations visant les juifs.

Quoi qu'il en soit des circonstances exactes dans lesquelles Bousquet a été amené à formuler les propositions qui viennent d'être rappelées, on ne peut que constater qu'elles ont été entérinées par le gouvernement de Vichy dès le lendemain 3 juillet 1942. Interrogé à ce sujet le 21 mai 1992 par les autorités judiciaires allemandes, Helmut Knochen a fait observer que Bousquet « était assez habile pour s'assurer auparavant d'une couverture pour ses actions ».

 

B –Les instructions de Bousquet des 18,20 et 22 août 1942

Le 5 août 1942, Henri Cado, directeur général de la police nationale, adressait aux préfets régionaux de la zone libre, sous le timbre de la direction de la police du territoire et des étrangers, des instructions énonçant onze cas d'exemption permettant aux juifs de nationalité étrangère entrant dans l'une de ces catégories d'échapper au transfert en zone occupée prévu par Vichy, à fin de déportation par les Allemands.

Par la suite, un télégramme daté du 14 août 1942, adressé aux préfets régionaux de la zone libre, apportait certaines précisions aux précédentes directives permettant d'étendre à d'autres personnes le bénéfice des cas d'exemption. (...)

Les parties civiles font grief à Bousquet d'avoir adressé le 18 août 1942 aux mêmes destinataires de nouvelles instructions supprimant les onze dérogations prévues.

L'examen des pièces de la procédure suivie devant la Haute Cour révèle l'existence d'un télégramme secret portant cette date et figurant à la cote 1839. Ce document, signé René Bousquet, prévoit seulement six cas d'exemption :

— les vieillards de plus de 60 ans ;

— les personnes intransportables ;

— les femmes en état de grossesse apparente ;

— les père ou mère d'un enfant âgé de moins de 2 ans ;

— les personnes ayant un conjoint ou des enfants français ;

— les personnes dont les noms figurent sur des listes annexes (notamment à une circulaire du 20 janvier 1941).

Par ailleurs, il supprime formellement la faculté (prévue dans les directives antérieures) accordée aux parents d'enfants de moins de 18 ans demeurant en zone libre de laisser ceux-ci sur place.

De ces nouvelles instructions, il est résulté que les enfants âgés de moins de 18 ans, qu'ils aient été accompagnés ou non, devaient être désormais appréhendés et déportés en zone occupée et que les parents d'enfants âgés de moins de 5 ans (bénéficiaires de la circulaire Cado) auraient à subir le même sort dès lors que leurs enfants avaient plus de 2 ans.

L'examen des pièces du dossier de la Haute Cour fait également ressortir la présence (...) de deux autres télégrammes secrets portant aussi la signature de René Bousquet et complétant les directives du 18 août.

Le premier de ces télégrammes prévoit l'internement administratif des personnes dont l'attitude ou les actes entraveraient l'exécution des instructions « sur le regroupement des israélites ».

Le second prescrit aux préfets régionaux de prendre personnellement en main le contrôle des opérations décidées à l'égard des juifs étrangers et de « briser toutes les résistances (sic) qui pourraient être rencontrées dans les populations lors de l'exécution de ces mesures.

Par ailleurs, ce télégramme du 22 août 1942 ordonne la mise en œuvre de « contrôles extrêmement » sévères et de « vérifications d'identité par d'importantes forces de police afin de libérer totalement [chaque] région de tous les juifs étrangers dont le regroupement [a été] prévu ».

En l'état, aucun élément de la procédure ne permet de mettre en doute l'authenticité de ces trois documents qui figurent en original parmi les pièces du dossier de la Haute Cour conservées aux Archives nationales.

 

C — Les accords du 16 avril 1943

Le 16 avril 1943, le général Oberg, à l'issue d'une réunion ayant rassemblé les Kommandeurs SS, les préfets régionaux et les intendants de police, faisait une déclaration écrite définissant les modalités d'une coopération étroite entre les polices allemande et française dans la zone anciennement libre qui avait été envahie par l'armée d'occupation en novembre 1942. (...)

L'étude [de ce document] fait ressortir qu'en principe, les opérations de maintien de l'ordre doivent être conduites par la police française, la police allemande ne devant mener des « actions exécutives «propres que pour l'accomplissement de sa mission de protection de l'armée allemande.

La nécessité de lutter contre des adversaires communs est soulignée à la rubrique n°1 dont l'un des paragraphes est ainsi libellé : « L'une et l'autre [il s'agit des deux polices] reconnaissent qu'il est de leur tâche commune en zone d'opération [i.e : zone anciennement libre] comme en zone occupée de combattre avec tous les moyens dont elles disposent les attaques des communistes, des terroristes, des agents étrangers et des saboteurs, non seulement à l'égard des individus qui exécutent, mais aussi à l'égard de ceux qui les inspirent : les juifs, les bolcheviks et les Anglo-Saxons'(...).

 

Conséquences des faits imputés à René Bousquet

(...) Des divers documents qui ont été ainsi sommairement passés en revue il ressort clairement (...) que des opérations massives d'arrestation, d’internement et de transport en zone occupée de plusieurs milliers de personnes en vue de leur remise aux Allemands ont été réalisées effectivement par les services de police et de gendarmerie français agissant sous l’autorité des préfets régionaux compétents en exécution de directives qui, émanant principalement de Bousquet et des responsables relevant de son autorité, entraient dans l’accomplissement du plan d’action d’ensemble défini notamment lors de la conférence du 2 juillet 1942.

Il est établi (…) que de nombreux enfants qui auraient normalement dû être épargnés ont été effectivement arrêtés et internés avant d’être remis aux autorités allemandes (…)

Sur un total de 498, il apparaît que 53 d’entre eux étaient âgés de 2 à 5 ans et n’ont été internés en vu de leur déportation qu’en conséquence des nouvelles directives de Bousquet rétrécissant le nombre de cas d’exemption prévus par la circulaire Cado (…)

Il n’est pas contestable que les mesures visant notamment les enfants juifs de la zone occupée se sont poursuivies bien au-delà de l’été et de l’automne 1942.

Un rapport interne à l’Inspection générale des Services daté du 24 mars 1943 (...) fait état de l'arrestation à Paris en effet de 1569 juifs étrangers de tous âges appréhendés soit à leur domicile ou dans les hôpitaux où ils recevaient des soins. Parmi eux figuraient de nombreux vieillards et 35 enfants âgés de moins de 16 ans. (...)

Il convient de rappeler pour mémoire que la remise de milliers de juifs étrangers et apatrides de tous âges aux autorités allemandes a eu pour conséquence leur déportation massive vers les territoires de l'Est où la plupart d'entre eux devaient trouver la mort dans le camp d'extermination d'Auschwitz. (...)

 

Nature des faits reprochés à Bousquet, leur imputabilité à celui-ci

(...) Il ressort tant des déclarations de l'inculpé que des observations formulées dans la note susvisée [note du 19 août 1992 au président de la Chambre d'accusation] qu'il ne conteste pas la matérialité des faits reprochés, se contentant de justifier son comportement par la nécessité où se trouvaient alors les responsables français de «limiter le désastre «.

De la même manière il avait admis lors de son interrogatoire, le 20 mai 1985, dans le cadre de l'information suivie contre Leguay, que celui-ci dont il reconnaissait assumer la responsabilité des actes — n'avait agi que sous sa seule autorité et ne devait rendre compte qu'à lui-même des résultats de son action. Or il a été montré, bien que les poursuites aient été interrompues en raison du décès de l'inculpé, que les agissements de Leguay constituaient objectivement des actes de complicité de crimes contre l'humanité. (...)

Ces faits commis en pleine connaissance de cause par Bousquet constituent bien, au sein d'un processus complexe de participation aux crimes perpétrés par les agents de la puissance occupante, des actes positifs de complicité par aide et assistance aux autorités allemandes, celles-ci n'ayant pu réaliser les déportations massives vers les territoires de l'Est et les assassinats qui allaient en être la suite que grâce au concours apporté à leur entreprise par les services de police français agissant en conformité avec les ordres reçus de Bousquet.

A l’appui de sa défense, celui-ci a longuement développé, dans la note du 19 août 1992, les circonstances dans lesquelles il avait été amené à conduire son action pendant la période considérée. (…)

Bousquet affirme avoir été opposé à toute action contre ceux-ci [les juifs] en invoquant une mention manuscrite apposée par Knochen sur une note rédigée par Dannecker le 15 juin 1942, qui fait état de ses réticences « sur le chapitre des juifs » et de la nécessité où les Allemands ont été de le « travailler sérieusement au corps le 16 juin ». (…)

L’inculpé a indiqué que la préoccupation essentielle de Laval, contraint de fournir aux autorités allemandes les quantités d'individus réclamés par celles-ci, avait été de protéger les juifs de nationalité française et pour cela d'empêcher les Allemands d'intervenir directement en zone occupée. (...)

Quoi qu'il en soit l'inculpé conclut des observations qui précèdent :

1 - qu'il n'était pas matériellement possible de s’opposer aux exigences allemandes ;

2 - que l'arrestation des seuls juifs étrangers et apatrides par les services de police français permettait d'épargner les juifs français et d'éviter les brutalités auxquelles la feldgendarmerie et la police allemande n'auraient pas manqué de se livrer si elles avaient exécuté elles-mêmes les opérations;

3 - qu'il s'est trouvé dans la nécessité de faire face à une situation exceptionnelle aux conséquences de laquelle il aurait pu se dérober soit en laissant agir directement les forces d'occupation, soit en démissionnant de ses fonctions ;

4 - qu'il a préféré demeurer à son poste afin de sauver ce qui pouvait l'être et de « servir ainsi [son] pays ».

S'il n'est pas contestable que les principaux responsables du gouvernement de Vichy, au premier rang desquels Laval et Bousquet (...) se sont résignés à donner satisfaction à l'autorité allemande, il n'en demeure pas moins qu'ils faisaient partie, l'un à la tête du gouvernement, l'autre à la tête de sa police, d'un régime pratiquant depuis le 3 octobre 1940 (premier statut des juifs) un antisémitisme d'Etat fondé sur la discrimination, l'exclusion, la spoliation et l'internement des juifs et reposant sur de multiples lois décrétées par le maréchal Pétain, «chef de l'Etat français » ; qu'ils ont délibérément accepté de participer à des négociations portant sur la déportation de populations innocentes ; qu'ils ont pris des initiatives et formulé des propositions dont l'objectif était de parvenir à un modus vivendi avec leurs interlocuteurs et de permettre ainsi la mise à exécution, par des moyens essentiellement français, d'un plan d'ensemble d'évacuation d’une grande partie de la communauté juive étrangère.

Bien que l’on puisse tenir pour assuré que les exigences allemandes ont été exprimées avec énergie et détermination, il n’est pas démontré que les pressions ainsi faites ont été d’une telle intensité qu’elles aient pu constituer une contrainte ayant aboli le libre arbitre de l’inculpé au sens de l’article 64 du Code pénal.

Par ailleurs compte-tenu de son niveau de responsabilité, celui-ci [Bousquet] ne s'est pas trouvé dans la situation d'un subordonné tenu par sa position hiérarchique d'exécuter des ordres illégaux.

L'eût-il été, notamment à l'égard de Laval, que cette circonstance serait indifférente, le commandement illégal, même émanant de l'autorité légitime, ne pouvant valoir fait justificatif au sens de l'article 327 du Code pénal. (...)

Il convient, pour en terminer avec cet aspect de la question, d'indiquer que la méconnaissance probable par les responsables de Vichy — dont Bousquet — des conséquences réelles des déportations, à savoir l'extermination immédiate ou différée des juifs livrés aux Allemands, est sans incidence sur la nature et la gravité des faits reprochés à l'inculpé.

Il suffit en effet pour que la complicité de crimes contre l'humanité soit établie, de constater que les actes visés sous cette qualification ont tendu à faciliter des conduites criminelles punissables en droit interne et correspondant à l'une quelconque des hypothèses visées par l'article 6-C de la Charte du Tribunal international.

L'assassinat expressément envisagé dans ce texte n'est pas nécessaire, les actes inhumains et persécutions — dont les déportations en Allemagne et les transferts forcés d'enfants — étant suffisants pour caractériser le crime contre l'humanité.

 

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 16:24

Le Patriote du 19 mai 1953 et celui du 14 mai publient deux articles en lien avec Marcel Lenoir déjà largement présent sur ce blog. Le premier est de Maurice Oustrières et le second du peintre L-P Cadène, article sans nul doute à la demande d’Oustrières qui animait la page Montauban du quotidien régional communiste. JP Damaggio

 

Marcel Lenoir au Musée Ingres

Une centaine de personnes ont assisté le dimanche 17 mai, à 11 heures, à l’ouverture de l’exposition de peinture Marcel Lenoir, au Musée Ingres.

Rappelons que les « Amis du Musée Ingres » en accord avec M. Ternois, conservateur de notre musée, organisent tous les ans des expositions des maitres montalbanais, qui trop longtemps hélas ! ont été tenus éloignés de leurs compatriotes, qui n’ont pu suivre qu’imparfaitement leurs efforts et connaître leurs toiles qui ont retenu l’attention des connaisseurs du monde entier. C’est ainsi que Marcel Lenoir trouve aujourd’hui sa place au musée Ingres après les expositions de Bourdelle, Desnoyer et de notre ami L.-P. Cadène.

Les capitales du monde entier possèdent des peintures de Marcel Lenoir et Montauban, la ville natale du grand maître, gardait cachée dans un coin du grenier du musée, une seule toile « La première Crucifixion » acquise par la municipalité Capéran.

Or, aujourd’hui, la collection du professeur Soula, magnifique collection des œuvres de Marcel Lenoir, qui appartenait à Mme Géo Lenoir, femme de l’illustre artiste, figure à notre musée auprès des toiles et dessins du maître montalbanais du musée de Toulouse.

A l’ouverture de l’exposition de dimanche dernier nous remarquons les artistes de la Semaine d’Art en Quercy et les amis personnels de Marcel Lenoir. Nous avons cité parmi les peintres : Lucien Andrieu, créateur avec Lenoir de « l’Ecole montalbanaise de Peinture, Crostelly, Ibanez, Chalanda, Lalande, Lalagüe et parmi ses amis, Melle Bouis, MM. Feral et Charles Beaute. Notre ami, le maître L.-P. Cadène souffrant, n’avait pu se rendre à l’ouverture de cette rétrospective. Maurice Oustrières

 

Marcel Lenoir intime

Il adorait son pays natal et ici nous attendions l’époque de sa venue, il descendait chez moi au début et nous nous mettions au travail ; c’était un entraîneur remarquable, il savait renouveler l’enthousiasme. Il fallait croire et on croyait.

Il attirait les gens, il aimait à travailler très entouré. Ce n’est que plus tard qu’il alla à Bruniquel, puis à Montricoux. Pourtant il chérissait toujours sa ville.

Je l’ai connu quand il avait 30 ans ; j’en avais 14 en même temps que notre ami le grand artiste Lucien Andrieu. Il s’amusait à me taquiner, il m’instruisait en me blaguant ! Je ne sais quel était son bagage intellectuel mais je ne l’ai jamais vu « flancher » dans des conversations avec des gens d’une intelligence remarquable, et notre ami le professeur Soula peut en parler savamment.

Que dire encore ? Une des dernières lettres reçus de lui contient un croquis représentant une tombe et un pied furieux qui la piétine, avec cette légende : « Garce ! Tu ne me « foutras » donc jamais la paix ! »

Il se savait très malade et il était trop intelligent pour garder la moindre illusion : pourtant il travaillait toujours.

Je pense que notre ami Andrieu voudra bien dire quelle fut la portée de cette œuvre immense et très diverse. Aussi, je n’insiste pas sur son œuvre, mais quels pas n’avait-il pas faits depuis les enluminures du début jusqu’à seulement cette immense fresque de l’Institut Catholique de Toulouse, qui est un chef d’œuvre de composition et de technique.

Cette fresque de 17 mètres de long sur 7 mètres de haut, où évoluent plus de cent personnages, dont certains sont plus grands que nature, est tout de même encore une chose unique pour notre époque…

J’ai travaillé avec lui à ce moment-là ; il ne se retirait que fourbu, de sur son échafaudage, et cet homme si malade était capable de « crever » l’homme jeune que j’étais encore.

Je le revois dans les rues montantes de Bruniquel ou dans le paysage plus calme de Montricoux ; sa grande figure de prophète plane encore sur ces lieux qu’il aimait, mais ses yeux devaient alors se tourner bien souvent vers sa ville natale : Montauban qu’il aima toujours.

Je l’ai dit : son activité était inlassable. Très épris de son art, il écrivait aussi beaucoup. Peut-être ses écrits, quoique curieux, ne sont pas la plus belle partie de son œuvre.

Un homme comme Lenoir ne pouvait rien dire de banal ; il effleurait tous les sujets et je dois le dire, s’il avait une façon bien particulière d’expliquer par exemple les Théories d’Einstein, alors dans leur nouveauté, ce n’est pas sans un sourire malicieux qu’il nous lisait parfois quelque pièce de vers assez déconcertante, mais non pas moins curieuse que les découvertes antérieures du dadaïsme et même du surréalisme.

En tout cas, lui et son ami Andrieu avaient su créer un groupement de jeunes artistes qu’on a appelé fort justement « l’école de Montauban », et dont les ramifications se sont étendues beaucoup plus loin qu’on ne le pense.

Puisse cet hommage d’un de ses disciples apporter chez certains jeunes d’aujourd’hui un peu de pudeur et de dignité. Certes, l’art évolue et il est naturel que des formes des compréhensions nouvelles viennent revivifier des formules trop connues, mais avec quel doigté et quelle discrétion ! L’exemple du grand artiste trop tôt disparu, dont je parle, peut apporter en tout cas une aide morale aux pionniers d’un art nouveau

L-P Cadène

 

Articles du blog sur Marcel Lenoir :

La villa des peintres à montricoux

Article - 07/08/11 - Dans cette villa, j’ai donc retrouvé avec émotion L. Andrieu, h. Ramey, marcel-lenoir. J’ai découvert Louis Cazottes que je ne connaissais pas, celui qui peint le…

Emission radio sur cfm

Article - 13/03/12 - à CFM, la radio étant bien connue nous vous faisons confiance. Montricoux : le peintremarcel-lenoir, 22 mars, 30 mars Cazals : le député Jules Fourrier 29 mars, 1 avril …

Les peintres à montricoux

Article - 26/04/12 - l. Delancray, f. Desnoyer, e. Domergue-Lagarde, r. Espinasse, r. Gaillard-Lala, j.-g. Goulinat, marcel lenoir (dont un tableau de 1893 signé de son véritable nom, Jules Oury), R. Limouse,…

Cladel et marcel-lenoir dans la même revue

Article - 28/11/11 - Cladel et marcel-lenoir dans la même revue - Cladel et marcel-lenoir dans la même revue marcel-lenoir était un peintre né à Montauban en 1870 et mort à…

Mort de marcel-lenoir peintre

Article - 28/11/11 - Mort de marcel-lenoir peintre - L'Art et les artistes. 1931/10-1932/02. marcel-lenoir a TRAVERSces pensées que marcel-lenoir écrivait avec « l'espoir, disait-il, que…

La mort de marcel lenoir

Article - 15/01/12 - La mort de marcel lenoir - Voici la présentation faite par l’Indépendant, hebdo radical du Tarn-et-Garonne, de la mort de marcel lenoir. Etrangement, marcel lenoir a beaucoup peint pour…

 

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 14:05

En Tarn-et-Garonne les législatives ont permis l’élection de Valérie Rabaut pour le PS et de Sylvia Pinel pour le PRG. Celle-ci étant restée ministre, c’est le suppléant socialiste qui la remplace. Les votes de ce dernier semblent plus dictés par le PRG que par le PS.

Dans tout parti, le débat est évident mais au point d’avoir des positions aussi contradictoires, c’est étrange.

En isolant en Tarn-et-Garonne, Valérie Rabaut, Jacques Moignard lui complique la tâche car, nous le savons, les deux sénateurs PRG ont voté contre le projet sur le cumul, et généralement, J-M Baylet, quand il n’obtient pas le soutien des parlementaires, a tendance à se fâcher…

 Analyse du scrutin public n° 536 sur l'ensemble du projet de loi relatif à la transparence de la vie publique.

Majorité absolue : 261    

Pour l'adoption : 328 Valérie Rabaut

Contre : 193 Jacques Moignard

 Analyse du scrutin public n° 559 sur l'ensemble du projet de loi organique interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur.

Majorité absolue : 265    

Pour l'adoption : 300 Valérie Rabault

Contre : 228    

abstention :25   

Jacques Moignard n'est pas présent au vote et ne donne pas de délégation.

 J-P Damaggio

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 16:50

 

                                patriote-1953.jpg

Journée pluvieuse ce matin alors j’ai repris le chemin des Archives départementales du Tarn-et-Garonne.  Je prends enfin le temps de consulter les numéros présents du journal communiste Le Patriote du Sud Ouest, journal qui se trouve très rarement dans des archives publiques. Je ne peux dire exactement la durée de ce quotidien où Mautice Oustrières s'occupe de la page Montauban. Sans doute de 1945 à 1958.

Que la collection soit incomplète, je l’avais noté depuis longtemps mais je découvre que les articles les plus importants ont été découpés ! Parfois le service n’a pas exécuté l’ordre et on trouve le mot « découper » à côté de l’article qui devait aller compléter quelques dossiers. C’est ainsi que cet article de Roger Vié est absent comme un autre article de Pierre Juge également au sujet de La Dépêche. Je me dois de préciser que les exemplaires du quotidien La Dépêche sont victimes des mêmes coups de ciseaux mais ce journal est disponible en entier à la médiathèque municipale.

 

L’historien travaille avec les sources disponibles… JP Damaggio

Ci-dessous l'article à découper mais qui n'a pas été découpé :

patriote-suite.jpg

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