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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 22:16

Je croyais avoir déjà publié ce texte ancien avec le livre sur Benedetto. En fait il n’en est rien. Pourquoi dans ce livre ? De Benedetto à Lubat et de Lubat à Bassas… J-P Damaggio

 Ma tire

 Sans carte. Entre Landes et Armagnac. Quelle idée !

Passer par Bassas puis s’égarer sans gare à l’horizon.

A Rochefort, pas n’importe lequel, j’ai raté la bonne direction car à suivre la route que je tenais, j’allais tout droit vers Aire-sur Adour puis Tarbes, direction opposée à celle de mes projets.

J’aime bien Tarbes mais je préfère y aller en train : dès que ma voiture voit des montagnes, elle donne des signes de faiblesse, perd sa dernière dose de nervosité, souffle de désespoir.

En conséquence, pour sortir de ce guêpier, je pris la première à gauche. Au bout de dix minutes, je ne savais même plus si je me dirigeais à bon escient ! En clair, j’étais perdu. Pas de borne sur la route, pas de village, des arbres et de la vigne.

A ce moment-là, même sans les moindres Pyrénées à l’horizon, ma voiture répondit très mal à mes appels d’accélérateur. Quant au grincement à la roue, il durait depuis quelques jours et j’aurais dû en parler au garagiste avant de partir, mais il était en vacances et j’avais cru possible d’attendre son retour.

Allait-elle me laisser en plan, ma tire ?

J’en suis certain, elle sentait ma propre angoisse. Quand j’ai fini par m’arrêter pour tenter une marche arrière, malheur !, elle se mit à tourner sur trois pattes. Des bruits impropres, elle en avait souvent fait, mais là, sur trois pattes…

Pas contrariant pour deux sous, j’optai donc pour favoriser la marche avant et nous continuâmes toujours à travers vignes et arbres, toujours sur une route étroite et triste.

Comment, après une carrière aussi exemplaire, une voiture pourrait-elle se laisser mourir en rase campagne ? La tire la plus militante du canton, le véhicule la plus poire de tous, n’avait eu que des bosses insignifiantes et jamais le moindre P.V., foi de chauffeur ridicule.

A 200.000 km au compteur pour une voiture à essence, c’est un peu comme quand on revient de la préhistoire. Il lui restait si peu à faire pour me conduire chez moi ! C’était la nuit, et je n’avais rien à espérer de l’environnement alors de grâce tenir, tenir...

Si sa conduite avait été moins exemplaire que je ne le dis, pour ne pas froisser sa modestie je l’aurais soupçonné de vouloir se suicider à côté d’un grand vignoble car tout de même l’Armagnac, ce n’est pas rien.

En essayant de ne pas la brusquer, en roulant presque au pas, elle consentit à continuer son petit bonhomme de chemin. Et victoire, nous arrivâmes jusqu’à Saint Justin.

Pour comprendre l’histoire et mesurer la juste colère de ma tire, sachez que le matin nous étions passés sans encombres, sans détours inutiles, par cette route, et donc par Saint Justin. Serions-nous enfin en bonne voie ? Que de voix j’avais dans la tête, que de musique mentale, en toile de fond car de musique réelle ma Renault 14 n’en avait pas la moindre à proposer.

Pour être sortis d’affaire, il restait seulement 150 km à tenir. Quand je vis enfin le premier panneau, Agen 72 km, je me crus chez moi, même si dans les côtes la voiture se faisait de plus en plus poussive. J’avais déjà connu ce problème avec d’autres et je savais qu’on ne pouvait rien faire, sauf à espérer en une belle descente.

Agen arriva à l’horizon. Pour faciliter ma route, je pris l’artère rapide pour rejoindre le cœur de Montauban. Là, les grincements de roue se firent plus doux, le ronronnement du moteur plus agréable. La monotonie de la situation calmait les vieilles artères d’un véhicule rassuré.

Arrivé à bon port, je pus en conclure que ce n’était pas aujourd’hui que j’en finirais avec ma tire. Elle savait que je l’accompagnerai jusqu’à son dernier kilomètre en lui proposant des exploits à la mesure de ses moyens. Elle avait accepté sa vie durant de tomber en panne d’essence juste à côté des pompes, elle avait demandé à boire seulement au bord des torrents aux eaux limpides, elle n’allait pas me faire une crise de jalousie parce qu’à présent je l’oubliais au profit de l’amusique.

 

28 août 1986 Jean-Paul Damaggio

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 21:02

Neuf candidats seront en compétition pour la présidence du Chili, lors des élections du 17 novembre, que peuvent gagner une femme. Les deux candidats capables de gagner sont : l'ancienne présidente Michelle Bachelet à gauche, et Evelyn Matthei à droite.

Le second tour peut avoir lieu éventuellement le 15 décembre, Il y a quatre économistes, deux avocats, un cinéaste, un médecin et une couturière.

 L'ex présidente Bachelet (2006-2010), est donnée gagnante par les sondages au premier tour avec plus de 50 %. Son Pacte électoral réunit les quatre partis de la coalition de centre-gauche : le parti socialiste, la démocratie chrétienne, la démocratie radicale, le parti communiste et un petit parti nouveau nommé citoyen de gauche.

 La principale rivale de Bachelet sera une autre femme, Evelyn Matthei, ancienne ministre du travail de Sebastian Piñera et candidate de l'Alliance, la coalition conservatrice qui regroupe l'Union de démocrate indépendante (UDI) et rénovation nationale (RN). Pablo Longueira qui avait gagné les primaires à droite, également de l'UDI, a démissionné le 17 juillet à cause dune dépression.

 Enriquez-Ominami, un cinéaste de 40 ans est sorti des rangs du socialisme en 2009, se présentant comme une alternative, aux présidentielles de cette année là, et où il a obtenu 20,19 % des voix, score insuffisant pour passer au second tour, dans laquelle Pinera a battu Eduardo Frei. Il dirige le Parti progressiste. Cette fois les sondages lui donnent moins de 10% ce qu’il explique par le fait que Bachelet a repris l’essentiel de ses propositions comme la mise en place d’une nouvelle constitution. En 2009 le candidat de la coalition de « gauche » était un démocrate-chrétien aussi l’espace politique du Parti progressiste était plus grand.

 Parisi, un économiste de 45 ans, se dit le porteur de certains mouvements sociaux et il critique la politique traditionnelle en se disant prêt à prendre le meilleur de la droite et de la gauche.

 Cinq autres candidats seront présents. Trois d'entre eux sont situés à gauche de la nouvelle majorité de Bachelet, comme Roxana Miranda, la troisième femme candidate, la couturière de 46 ans et présidente du parti de l'égalité, fondé en 2009 avec le soutien de divers mouvements sociaux.

 Le Parti vert présente Alfredo Sfeir, un économiste de 65 ans qui a travaillé pendant 30 ans à la Banque mondiale, tandis que le Parti humaniste et la gauche unitaire soutiennent Marcel Claude, également économiste, qui a fait une carrière à la Banque centrale du Chili et dans des groupes environnementaux.

 Tomás Jocelyn-Holt, ex-membre du parti démocrate-chrétien est candidat indépendant, et Ricardo Israel, est le candidat du parti des régionalistes (PRI), formation qui a fait hoche la tête à l'Alliance conservatrice.

 Le 17 novembre des élections législatives vont également renouveler 20 des 38 sièges au Sénat et tous les 120 membres de la Chambre des députés.

 Dans les deux chambres l'opposition à déjà aujourd'hui le quorum mais pas assez pour approuver des réformes constitutionnelles comme celles qui veut Bachelet, qui a proposé de rédiger une nouvelle Constitution pour remplacer celle imposée en 1980 durant la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

 Les élections présidentielles et législatives vont appliquer le nouveau système d'enregistrement automatique sur les listes électorales et le vote volontaire, système qui a été appliqué pour la première fois pour les municipales d'octobre 2012, avec une abstention de 60 %. Auparavant le vote était obligatoire.

 

Jean-Paul Damaggio

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 15:26

Ce journal a été le premier à annoncer la nouvelle et dans son article du 6 septembre il donne pour l’essentiel les mêmes renseignements que le journal de droite L’Express du Midi. Je n’ai donc retenu que la présentation des badauds absente des autres journaux. JPD

 

DU SANG, DE LA VOLUPTE ET DE LA MORT

.Vers 5 heures et demie, s’effectue le triste retour. Ces voitures chargées de leur funèbre fardeau, s’acheminent lentement vers Toulouse, où les bières seront déposées à la chapelle ardente de l’Hôtel-Dieu.

Voici aussi, peu à peu, le public qui s’en retourne : cyclistes, automobilistes et riches bourgeois qui se sont faits apporter là comme on court à une attraction. Car si les autorités civiles et militaires ont eu à faire preuve d’énergie et de courage, si beaucoup de personnes, je le reconnais avec joie, se sont rendues là-bas pour prêter leur concours et « faire quelque chose », il est une certaine catégorie de badauds qui ont dû briller par son absence… J’ai constaté avec peine que nombre de péripatéticiennes qui encombrent notre trottoir s’étaient rendues à Saint-Jory uniquement pour voir du pays, jouir d’un spectacle qui, à leurs yeux, valait bien les courses aux toros – dame, il y avait du sang versé !!! – accompagnées de leurs beaux officiers qui sans doute, n’avaient pas gros ouvrage à la ville et dont je crois que la grande occupation est de courir les belles… tout cela, ainsi que les airs de nos gros capitalistes, était parti là-bas en auto, comme on va en pique-nique et je me suis laissé dire que maint repas sur l’herbe eût fort bien pu compléter la journée… En voilà qui eussent pu sans gros dommages rester chez eux et ne pas jeter une note attristante dans un cadre déjà assez lugubre par le fait des seules circonstances, sans compter que la présence de ces inutiles oisifs eût pu aggraver le rude travail des déblayeurs et des sauveteurs.

 

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 15:23

 

La nuit dernière, tandis que nous préparions notre édition toulousaine, la nouvelle nous parvenait qu'une épouvantable catastrophe venait de se produire sur la ligne de Montauban, entre les stations de Saint-Jory et de Castelnau-d'Estretefonds. Nous avons pu dans notre dernière édition, indiquer, autant qu'elles pouvaient être connues à cette heure, les circonstances dans lesquelles s'était produit l'accident et en faire prévoir toutes les affreuses conséquences.

LE TAMPONNEMENT

La collision s'est produite à 19 kilomètres de Toulouse, à 2 kilomètres de la station de Saint-Jory, en un point où la voie ferrée, qui longe la route depuis Lalande, décrit une courbe prononcée.

Il était onze heures moins cinq ; l'express de Paris, qui avait du retard et continuait à en prendre à chaque station, venait de se voir obligé de stopper en pleine voie.

Pourquoi ? Mauvais charbon et diminution continue de pression, affirme le mécanicien.

A ce moment, l'express Bordeaux-Cette, qui doit passer en gare de Toulouse à 11 h 27, et qui suivait le Paris-Toulouse à quelques minutes, est venu buter à peu près de toute sa vitesse, qui était d'environ 70 kilomètres à l'heure, sur le derrière du Paris-Toulouse, qu'il réduisait littéralement en miettes.

Celui-ci était-il couvert par le disque et par les signaux d'alarme ?

C'est probable, déclare le mécanicien ; le disque a dû fonctionner automatiquement ; d'autre part, le chef du train tamponné avait dû placer des feux rouges et les pétards réglementaires ; mais le disque était à très courte distance. Il est probable que le mécanicien du train tamponneur, Roucolle, qui est gravement blessé, n'a pas eu le temps d'arrêter son convoi et n'a pas pu, malgré tous ses efforts, éviter la catastrophe.

Il est un fait certain, c'est que les voyageurs du Bordeaux ont entendu la locomotive siffler désespérément, ont perçu le ralentissement produit par l'action des freins, mais presque instantanément le choc se produisit ; choc formidable, qui se faisait sentir jusqu'à l'extrémité du train tamponneur, dont tous les voyageurs étaient précipités les uns sur les autres, au milieu de leurs colis, et dont un certain nombre furent grièvement blessés.

Le spectacle est terrifiant.

Les deux locomotives du train de Bordeaux sont encore debout. Ce sont deux fortes Coumpound qui, grâce à leur puissante armature, ont peu souffert dans l'accident. A peine l'une d'elles est-elle amputée d'une de ses courtes cheminées.

Ce sont ces deux monstres qui, à une vitesse de plus de 70 kilomètres à l'heure, se sont jetés sur l'arrière du train de Paris, arrêté, comme nous l'avons dit, à 2 kilomètres avant la gare de Saint-Jory.

Devant elles, deux wagons du P. O. sont en pièces. Du premier, dans lequel la locomotive est entrée en l'ouvrant par son milieu et en rejetant les deux cotés sur les bonis de la voie, il ne reste plus que des débris informes, seule, la toiture du wagon, en raison de sa légèreté, sans doute, a été comme découpée du reste de la voiture et projetée presque entière dans un chaume qui borde la voie.

Par une cruelle ironie, la plupart des fragiles lampes électriques qui éclairaient le wagon sont intactes alors que de formidables barres de fer sont tordues, que les coussins des wagons sont éventrés.

La seconde voiture détruite sous le choc est un wagon de première classe dont l'arrière seulement a souffert ; sa partie supérieure est intacte.

Près de ces wagons, les équipes de sauveteurs envoyées dès la première heure par la gare de Toulouse, ont rassemblé les bagages, les menus objets qui ont été retrouvés sur la voie ou dans les voitures.

A quelques mètres plus loin, sous une immense toile grise, gisent les treize morts dont les cadavres ont déjà été retirés des décombres.

Malheureusement, le déblaiement de la voie n'est que commencé à l'heure où nous écrivons, et il est fort à craindre qu'on ne trouve encore des morts sous les débris.

A Saint-Jory, le coquet petit village tout voisin du lieu de la catastrophe, dès que la nouvelle a été connue, les cloches ont été mises en branle et avec un empressement auquel il est juste de rendre hommage ; la plupart des hommes de la commune se trouvaient groupés sur le lieu du sinistre et, sous la direction de M. Brell, maire de Saint-Jory, et de M. Pieuss, adjoint, organisaient les premiers, secours.

Le vénérable curé de Saint-Jory, M. l'abbé Terraube s'est lui-même dépensé sans compter pendant toute cette terrible nuit auprès des blessés et des mourants, auxquels il a prodigué les consolations suprêmes de la religion.

La gendarmerie, le Parquet, M. Mireur, secrétaire général de la préfecture de la Haute Garonne, se trouvaient sur les lieux et procédaient à une première enquête.

Un piquet de soldats d'infanterie, venu en camion automobile de Toulouse, garde les abords du lieu de la catastrophe, où accourent sans cesse des curieux, venus de Toulouse et des environs.

LE RÉCIT D'UN TÉMOIN

Voici comment un des voyageurs du rapide de Paris. M. Jean-Pierre Boé, demeurant à Mauron (Côtes-du-Nord), raconte la catastrophe, à laquelle il a assisté :

« J'étais monté dans ce malheureux train à Paris pour me rendre, avec une de mes sœurs, à Belcaire (Aude). Le voyage s'était bien passé jusqu'à Montauban et nous n'avions même pas remarqué que le train prenait du retard en avançant.

Peu après avoir quitté Montauban, ma sœur s'était assoupie, et moi-même, pour tromper le sommeil, je m'étais mis à parcourir, sans grande conviction, un journal illustré. Quand nous eûmes dépassé Grisolles, il me parut que la marche du train était moins bonne. Nous avancions comme par saccades et par soubresauts. — « Le charbon de la machine, pensai-je, doit être mauvais. La pression manque. Nous allons avoir du retard.» J'en étais là de mes réflexions. Quand le train stoppa. Nous étions en pleine voie et dans un endroit désert.

Je remarquais derrière nous la lumière d'un disque et j'entendis le chef de train donner des ordres à un homme d'équipe pour assurer la couverture du convoi. Je me rassis et j'allais bientôt céder au sommeil lorsque j'entends soudain un cri lugubre : «Sauve qui peut ! » et au même moment nous ressentons un choc effroyable ; nos valises, placées dans les filets à bagages, s'abattent sur nous ; une femme, à mes cotés, bat du front contre la paroi du wagon et saigne, tandis qu'au dehors s'élèvent des cris lugubres.

Je me précipite sur la voie sans me rendre encore bien compte de ce qui se passait et l'horrible vérité m'apparut. « Ah ! monsieur, je n'oublierai jamais ce spectacle, ces appels des blessés, ces plaintes déchirantes. On courait dans la nuit. On s'appelait. On fuyait surtout le lieu du sinistre, car quelqu'un criait que les réservoirs à gaz allaient exploser.

«Nous avons erré là toute la nuit ; à la lueur de quelques lanternes, aidés de quelques braves gens du pays et employés du chemin de fer, nous avons retiré les premiers morts des wagons en miettes. Mais, de ma vie, je n'oublierai cette nuit et le spectacle horrible que j'ai eu sous les yeux. »

L'ENQUÊTE

L'enquête ouverte, à la fois, par la Compagnie du Midi et par le Parquet de Toulouse fera, sans doute, la lumière sur les causes encore obscures de la catastrophe.

Une chose est certaine : c'est que c'est la mauvaise combustion du charbon, et par suite le manque de pression dans la locomotive du train de Paris, qui est la cause initiale de la catastrophe. Cette locomotive est une machine allemande — de celles qui ont été livrées par nos ennemis à la suite du traité. Or, ces machines ont des grilles de foyer aux mailles beaucoup plus larges et espacées que les machines françaises. Par suite, lorsque le charbon est de mauvaise qualité et trop menu, et c’était le cas du charbon embarqué sur la machine du train tamponné, il tombe à travers les grilles et par suite ne chauffe pas La pression est alors insuffisante et les trains sont obligés de s'arrêter en pleine voie. Un autre fait est également certain, c'est que dès que l'arrêt du train de Paris — le train tamponné — se fût produit, le chef de ce train prit toutes les précautions voulues pour éviter tout accident. Il fit placer des pétards sur la voie et envoya un homme couvrir le train Il reste à expliquer comment ces précautions demeurèrent inutiles et pourquoi le mécanicien du train tamponneur n'a pas aperçu les signaux.

 

Enfin reste à élucider surtout le fait suivant : c'est que le block-system fonctionnant sur la grande ligne du Midi, il faut savoir si les signaux, pour une raison ou une autre, n'ont pas fonctionné, ou bien alors si le mécanicien du train tamponneur les a brûlés. Nous croyons savoir que ce mécanicien proteste qu'il n'a pas aperçu les signaux.

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 15:19

En recherchant sur L’Humanité quelques informations je tombe sur un article concernant un grave accident de train. J’en profite alors pour aller en lire la trace sur la presse locale à commencer par le journal L’Express du Midi. Puis dans un autre article je donne des éléments du Midi Socialiste. JPD

 

Article de L'Humanité :

6 septembre 1919 L’Express Paris-Toulouse tamponné 15 morts et 40 blessés

Un grave accident de chemin de fer s’est produit dans la soirée d’avant-hier vers onze heures entre Montauban et Toulouse

Le train express qui avait quitté la gare du quai d’Orsay à 9 h 54 du matin et devant arriver à Toulouse à 22 h 25 était arrêté en pleine voie entre les stations de Castelnau d’Estretefonds et Saint Jory à une vingtaine de kilomètres de Toulouse.

 

Par suite croit-on du mauvais fonctionnement des signaux il fut tamponné par l’express Bordeaux-Cette parti de Bordeaux à 18 h 29.

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 14:37

                                   pinochet.jpg

 Le Monde diplomatique a publié, en janvier 2007, l’article ci-dessous de l’écrivain chilien Luis Sepulveda. Il était accompagné de la reproduction du peintre équatorien Oswaldo Guyasamin. JPD.

 AUGUSTO JOSÉ RAMÔN PINOCHET UGARTE, alias « Ramon Ugarte », a« Mister Escudero », alias « J. A. Ugarte », pour ne citer que quelques-uns des multiples noms d'emprunt utilisés pour ouvrir des comptes secrets et déposer des millions de dollars dans des banques des Etats-Unis, de l'île de Jersey, de Grand Caïman, de Suisse et de Hongkong, est mort le 10 décembre 2006 sans peine ni gloire, aussi minablement qu'il avait vécu ses quatre- vingt-onze ans d'individu misérable et immonde dont les seuls talents connus étaient : la trahison, le mensonge et le vol (1).

Il n'est donc point surprenant qu'à ses pompeuses funérailles militaires aient assisté des complices divers et variés, tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ont tiré profit du dépouillement des victimes et du saccage des deniers publics. En revanche, l'absence de ses principaux parrains a été patente. Aucune personnalité représentant l'ambassade des Etats- Unis n'a été aperçue ; aucun délégué non plus des organisations néofascistes d'Espagne ou d'Italie pas davantage l'ombre d'un « intellectuel » du régime, ces pseudo-penseurs dont la participation volontaire avait permis de camoufler des centres de torture dirigés par Manuel Contreras et l'agent de la CIA Michael Townley, et de les déguiser en « ateliers littéraires » où, tandis qu'ils péroraient sur les œuvres et le style du dictateur — Politique, « politiquerie » et démagogie, Mémoires d'un soldat, parmi d'autres perles rhétoriques —, on torturait et on assassinait, entre autres le diplomate espagnol Carmelo Soria.

Sa très chère admiratrice Margaret Thatcher s'est fait excuser au prétexte d'évidentes misères dues à son grand âge. Une autre de ses groupies, Jeane Kirkpatrick, décida de son côté d'esquiver ce compromettant rendez-vous en le précédant dans l'au-delà, le 8 décembre 2006 ; et son mauvais génie économique, Milton Friedman, avait lui aussi pris la précaution de disparaître dès le 16 novembre 2006. Paix à leurs âmes damnées.

En revanche, aucune nouvelle de Henry Kissinger, dont l'absence a été universellement soulignée ; ainsi que celle d'un écrivain péruvien connu pour ses éloges incessants du modèle économique de Pinochet, qui a pourtant plongé dans la ruine économique, morale et culturelle des millions de Chiliens.

Quand il se trouvait au zénith de sa gloire éphémère et qu'il rêvait de bâtir le socle d'un national-catholicisme à la chilienne, comme il ne pouvait se proclamer « caudillo » à l'exemple de son modèle, le général Franco, petit dictateur né à El Ferrol (il fut le seul chef d'Etat étranger venu pleurer à ses funérailles), Augusto José Ramon Pinochet Ugarte décida de s'autoproclamer « capitaine général bien-aimé de la patrie ». Il demanda alors à un tailleur militaire de lui confectionner une casquette spéciale, plus haute de cinq centimètres que celles de tous les autres généraux, ajouta une sinistre cape d'inspiration draculéenne à son uniforme, et compléta sa panoplie du parfait dictateur en se faisant remettre un bâton de feldmaréchal nazi.

MAIS, COMME ENTRE-TEMPS il avait fait assassiner plusieurs prêtres — Antonio Llido, André Darlan et Joan Alcina —, son projet de faire du Chili un pays de collaborateurs à soutane échoua. L'Eglise catholique choisit majoritairement le camp des persécutés, des torturés et des parents qui cherchèrent — et cherchent encore — plus de trois mille femmes et hommes sortis un beau matin de chez eux, et qui n'y sont jamais revenus.

Le 11 septembre 1973, Pinochet trahit son serment de fidélité à la Constitution chilienne et, au tout dernier instant — car les lâches sont souvent indécis —, il se rallia au coup d'Etat planifié, financé et dirigé par Kissinger (Prix Nobel de la paix), secrétaire d'Etat à l'époque du président des Etats-Unis Richard Nixon (2). D'autres traîtres à la Constitution allaient se charger de diriger sur le terrain le coup d'Etat, tout en rêvant d'assumer le rôle de dictateur. Ils s'appelaient : Gustavo Leigh, capo, au sens mafieux, de l'armée de l'air, et Toribio Merino, capo de la marine de guerre. Complétait ce sinistre trio un individu intellectuellement diminué, un certain César Mendoza, chef des carabiniers. Mais Kissinger décida que la dictature devait être pilotée par Pinochet, le traître le plus contrôlable, le plus manipulable et le plus loyal vis-à-vis des intérêts des Etats-Unis pendant la guerre froide. Pinochet devint ainsi l'archétype de la marionnette au service de l'impérialisme américain.

Très rapidement, après la disparition de Salvador Allende, mort en défendant la Constitution et la légalité démocratique, Pinochet, obéissant à l'ordre du Pentagone de combattre l'« ennemi intérieur », ouvrit les cloaques et lâcha sur le pays les bêtes de l'horreur. Les mouchards qui dénonçaient l'activité des résistants avaient droit, en récompense, à une partie de tous les biens saisis aux « subversifs ». Les soldats aussi se voyaient accorder une sorte de droit de pillage qui les autorisait à chaparder depuis de simples cuillères jusqu'à des meubles ou des poules. Quant aux officiers, ils administraient le butin général en s'appropriant les biens les plus onéreux, les maisons, les véhicules, les comptes d'épargne, bref, tout le patrimoine de dizaines de milliers de personnes, dont l'inventaire reste à établir et à chiffrer.

Chaque soldat, chaque policier, chaque officier fit fortune sous la dictature en trafiquant avec l'effroi : une mère qui cherchait à savoir si son fils « disparu » était encore vivant se voyait réclamer le titre de propriété de son logement en échange d'une information. A la suite de quoi on lui livrait un tombereau de cruels mensonges aperçu quelque part en Europe, son fils allait bientôt la contacter... Il n'y a pas un seul militaire putschiste qui n'ait participé à la spoliation des victimes. Pas un qui n'ait les mains sales.

Et on peut affirmer la même chose des juges qui se sont, eux aussi, livrés à la prévarication durant seize ans ; qui ont légitimé le pillage, et ont garanti l'impunité des assassins. La droite chilienne n'en sort pas grandie elle non plus ; en échange d'une participation au saccage des richesses naturelles — forêts, pêche, mines —, elle accepta que le Chili, pays exportateur de diverses productions industrielles fort prisées sur le marché mondial, comme les textiles par exemple, se transforment en un pays qui ne fabrique plus rien. Car, aujourd'hui, le Chili ne produit pas même une épingle. Tous les produits manufacturés, absolument tous, sont importés.

PLUS QUE LA VICTOIRE DE PINOCHET, ce que le Chili a connu après le 11 septembre 1973, c'est le triomphe des thèses ultralibérales de Milton Friedman. Celui-ci put y expérimenter, comme dans un laboratoire, pour la première fois au monde, sa théorie monétariste imposée à une société-cobaye sans défense. Il ruina le pays et le transforma en un Etat typiquement sous-développé, exportateur exclusif de produits du secteur primaire (fruits, vins) et de matières premières (cuivre). Une grande partie de la planète doit son électrification aux fils de cuivre, métal essentiellement produit au Chili. Mais à part cela, aujourd'hui, c'est un pays qui exporte surtout des gâteaux à base d'organismes génétiquement modifiés ou du saumon autophage de pisciculture, car, pour produire un kilo de saumon (dont la vente ne profite qu'aux propriétaires des élevages), il faut sacrifier huit kilos de poissons prélevés en mer, richesse halieutique propriété de tous les Chiliens. Et si le pays n'exporte plus de bois, comme il le fit massivement dans les années 1980, c'est qu'il n'en reste plus toutes les forêts primaires ont été abattues sans miséricorde.

Pendant que les bases de l'économie, de la culture et de l'histoire sociale étaient ainsi démantelées par la privatisation systématique des services publics, y compris la santé et l'éducation, toute tentative d'opposition fut réprimée par la torture, les « disparitions », les assassinats ou l'exil.

Voilà ce que laisse Pinochet, un pays brisé et dépourvu d'avenir, un pays où les droits les plus élémentaires, tels que le contrat de travail, l'information plurielle, la santé publique ou l'éducation pour tous, constituent des chimères de plus en plus difficiles à atteindre.

GRÂCE AU CYNISME COLOSSAL dont il a toujours fait preuve, Pinochet a réussi à préserver son impunité jusqu'au bout. Il y eut pourtant deux occasions au moins de le punir pour sa félonie. Lors de l'embuscade de 1986, quand les héroïques combattants du Front patriotique Manuel Rodriguez furent sur le point de l'expédier en enfer ; mais leur attentat échoua, malgré le courage des jeunes filles et des jeunes gens qui composaient le commando, et qui avaient entre 16 et 27 ans. Plus tard, en 1998, la possibilité se présenta aussi de juger enfin Pinochet pour ses crimes, lorsque, grâce à une demande du juge espagnol Baltasar Garzon, il fut arrêté à Londres. Mais il reçut alors l'aide incompréhensible des gouvernements de José Maria Aznar en Espagne, d'Anthony Blair au Royaume-Uni et d'Eduardo Frei au Chili, qui firent tout pour éviter son extradition vers Madrid et son procès.

Le traître est donc mort sans peine ni gloire, renié même par des secteurs curieusement redevenus démocratiques de la droite chilienne, lesquels ne se sont détachés de lui qu'après avoir appris l'existence de ses innombrables comptes secrets gérés par la banque américaine Riggs (3) dans différents paradis fiscaux. Il n'a été vraiment pleuré que par la canaille qui avait bénéficié des miettes de la grande spoliation : les militaires et leurs familles, cet odieux Etat dans l'Etat, propriétaires par décision constitutionnelle du dictateur de 10 % du montant de toutes les exportations de cuivre.

De ses victimes, de tous ceux qui lui résistèrent, du président Allende, demeure l'exemple moral sans cesse croissant. De lui, il ne reste absolument rien qui soit digne d'être rappelé, si ce n'est peut-être un certain relent de puanteur que finiront par balayer bientôt les bons vents du Pacifique.

Luis Sepulveda

(1) NDLR, On trouvera une chronologie détaillée de la vie de Pinochet sur notre site Internet : www.monde-diplomatique.fr/car netJ2006- 12-13-Socialismes.

(2) NDLR. Sur la participation de M. Kissinger au coup d'Etat du 11 septembre 1973 contre le gouvernement démocratique de Salvador Allende, lire Christopher Hitchens, Les Crimes de M. Kissinger, Saint-Simon, Paris, 2001.

 

(3) NDLR. En février 2005, les dirigeants de la banque Riggs ont décidé de verser plus de 6 millions d'euros pour indemniser les victimes de la dictature du général Pinochet. Lire Alain Astaud, « Riggs Bank, blanchisseuse des dictateurs », Le Monde diplomatique, août 2005.

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 13:27

En ce lundi de rentrée, Hervé Kempf quitte Le Monde pour le site Reporterre où il s’explique sur cette décision. Tout tient au traitement du dossier « Notre Dame des Landes ».

Nous sommes face à un paradoxe : alors que ce dossier est fortement médiatisé, médiatisation qui tient à un double phénomène, la lutte des citoyens et l’importance de leur adversaire qui est premier ministre, Le Monde pense pouvoir orienter cette médiatisation en faveur du grand projet :

Quand il m’arriva d’évoquer cette médiatisation devant des militants de NDDL ils m’ont fait des gros yeux car ils pensent que c’est surtout de la désinformation.

Vaut-il mieux le silence sur un sujet ou une forte désinformation ?

 La désinformation suscite la réaction des citoyens car elle ne peut faire l’impasse sur l’engagement des militants. Le silence ne suscite que le silence car l’engagement citoyen est beaucoup plus soumis aux médias (donc à la désinformation qui y règne souvent) qu’on ne le pense.

 D’ailleurs les militants de NDLL ont toujours expliqué que ce point de fixation étant devenu emblématique, gagner à Nantes c’est un appui pour gagner partout.

 Alors prenons un exemple : le gouvernement vient de signer la déclaration d’utilité publique d’un dossier 40 fois plus cherque NDDL… dans un silence médiatique si conséquent que les militants n’en savent rien !

Ceux qui aiment beaucoup parler des « bonnes luttes » vont dire que j’oppose les combats or il n’en est rien. Je pointe seulement un constat. Si les opposants à la LGV Lyon-Turin avaient été dénoncés par les médias, car le premier ministre aurait été de Chamonix, c’est là-bas que serait né le point de fixation !

 Cet article vise donc à dénoncer les médias qui fonctionnent par rapport… aux médias. Et qui, dans cette logique catastrophique, peuvent en arriver à censurer ! Mais cette censure, aussi regrettable qu’elle soit, et j’invite à lire l’article de Kempf, n’est que la partie visible d’un iceberg qui fait froid dans le dos quand on pense aux conséquences des manipulations.

 Mon propos s’appuie sur l’expérience concrète de la lutte contre le « tout LGV », une question que Kempf avait abordé dans Le Monde avec beaucoup de finesse. En juillet, tout d’un coup, à cause d’un rapport, les médias sont devenus très critiques vis-à-vis du « tout LGV » produisant l’effet inverse. A présent, la plupart des citoyens pensent que cette fois, il y a eu un coup d’arrêt au « tout LGV » sans relativiser le sujet. Ainsi, cet été, le même gouvernement a passé commande à Alstom de nombreux TGV, a validé la DUP du Lyon-Turin mais la commande de nouveaux intercités à Alstom attend encore.

 Les médias dominants suivent le courant dominant (et qui pourrait s’en étonner vu leurs financeurs) et les médias d’opposition sont conduits à se positionner sur ce même courant, réussissant ainsi à renforcer l’importance des thèmes qui ne sont pas les leurs. Voilà comment s’imposent des expressions comme « coût du travail », « charge sociale » etc.

 Bref, le dossier LGV est censuré sur toute la ligne. C’est ainsi que quand on tape sur le moteur de recherche de Reporterre, l’expression « ligne à grande vitesse » les dix premières réponses concernent… NDDL ! Par contre avec le sigle « LGV » on aboutit à une grande variété d’articles utiles, y compris sur la LGV Bordeaux-Toulouse. Avec des signatures comme Jean Bachèlerie, les Verts, une coordination de Gironde etc.

http://www.reporterre.net/spip.php?article4586

 Jean-Paul Damaggio

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 10:23

                                            disque-chilien.JPG

 

Pour la quatrième année, le vide grenier d’Angeville, organisé par l’ASEP (association de sauvegarde de l’environnement et du patrimoine), a rassemblé plus d’exposants que jamais. Bientôt, il y aura plus d’exposants que d’habitants… (140 exposants et 180 habitants).

Ce succès a une raison simple : l’emplacement est gratuit jusqu’à 5 mètres.

On dira que c’est pour compenser l’effort nécessaire pour venir jusque dans ce village à l’écart des grands axes de circulation. On dira aussi qu’il s’agit de privilégier le lien social au chiffre d’affaires…

Mais bon que dire de plus par rapport aux autres années ?

Que le stand contre la LGV était toujours là pour faire un point sur la rentrée.

Nous avions conservé une déclaration des Echos d’août 2012 que nous pouvions comparer avec la situation de 2013…

Mais bon, reconnaissons que la grande majorité des exposants et visiteurs n’avaient que peu de préoccupations liées au combat contre la LGV.

Alors allons-y pour un commentaire sur l’aspect vide-grenier.

Un ami y a trouvé le disque dont vous avez la pochette en illustration. Dans un vide-grenier nous sommes en dehors du commerce ordinaire : l’imprévisible domine sur le prévisible, la générosité sur les dividendes. Il faut savoir chercher, avoir l’œil, et dans cet immense bazar trouver ce qu’on cherche ou ce qu’on ne cherche pas.

Certaines personnes cherchent un type d’objets : un arrosoir par exemple.

D’autres ne cherchent pas et trouvent l’unique plaque de cheminée disponible.

Il y a les bricoleurs, les esthètes, les indifférents…

Pour ce disque où le nom de Victor Jarra est utilisé à des fins commerciales pour proposer de la musique traditionnelle chilienne, il faut fureter, chiner etc.

 

Mais précisons-le, il a fallu tout de même l’engagement d’une bonne vingtaine de personnes, et certains sur quatre à cinq jours, pour arriver à faire tenir l’organisation ! JPD

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 09:52

Vazquez Montalban et Eduardo Mendoza bavardent en l’an 2000 :

- Connais-tu ce phénomène, dit Manolo : à présent des clients entrent dans des librairies et demandent : avez-vous des livres qui ne sont pas préfacés par Vazquez-Montalban ?

 

- Non, je ne savais pas, mais par contre d’autres, dit Eduardo, demandent : cette semaine, quel est le livre publié par Vazquez Montalban ?

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 20:10

Fete-de-l-Huma-2003.jpg

Une de L’Humanité Lundi 15 septembre 2003

 

En forme de bilan nous notons que le format s’est beaucoup réduit au fil des années comme pour d’autres journaux. Nous notons le passage à la couleur et nous notons que la référence à un million a été abandonnée pout celle à 500 000, ce qui reste un événement.

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