Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 13:48

Collectif de villages du Val de Garonne et de la Lomagne ,  10 mai 2010 .

 

Monsieur le représentant de l’Etat ,

 

Au vu de l’ordre du jour de cette réunion il semble que vous refusiez toujours de comprendre l’objectif de notre action. En effet, vous nous conviez à une présentation d’un fuseau alternatif de la LGV, alors que notre mouvement, vous le savez, s’oppose à la réalisation de ce projet. Vous débattez sur la forme, nous voulons débattre sur le fond !

Cette réunion n’est qu’une preuve supplémentaire du mépris adressé à toute forme d’opposition à ce projet dont le débat public, n’a pas démontré l’utilité publique, d’autant que ce fuseau nous a été présenté comme définitif depuis le 11 janvier 2010 !

 

 La LGV ni ici ni ailleurs, le TGV doit passer sur les lignes existantes.

 

Quelques points, cependant , nous semblent essentiels d’être rappelés :

n  le débat public n’a pas démontré l’utilité publique de ce projet.

n  lors de la manifestation du 20 février il a été remis une motion à M. le sous préfet qui est restée sans aucune suite (et surtout sans aucune  concertation) .

n  le 4 mars RFF annule la réunion avec les associations sans explication et prévoit son report à début mars (nous attendons toujours ce rendez vous)

n  le 8 avril 2010 l’Asep de Castelmayran sollicite un recours gracieux concernant les arrêtés AP210-322-323 auprès de Mr le préfet en lettre AR, requête restée sans réponse .

n  le 22 avril 2010 Mr Pascal Martin et d’autres associations  se  résignent à contester ces arrêtés devant le tribunal administratif (dossier en cours ).

 

n  Devant l’aggravation de la crise internationale et notamment européenne nous demandons que soit enfin actualisé le coût de ce projet (évalué en 2005 ! ) ; il nous semble primordial d’avoir les chiffres réels de cet investissement.

n  En comparaison nous demandons l’étude et le chiffrage par un organisme indépendant d’une ligne LGV-TGV Toulouse Paris circulant sur des voies existantes modernisées passant par les gares de Montauban et d’Agen.

n  Par votre absence de réactions sur les points précédents, vous montrez que vous ne nous avez ni compris, ni entendus jusqu’à présent. Nous restons disponibles pour des discussions sur les points que nous soulevons et non sur l’emplacement du fuseau.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 13:27

réunion à la sous-préfecture

Les délégués des associations Val de Garonne, Lomagne à la sous-préfecture.

 

Quand un tracé définitif devient provisoire… jusqu'à quand ?

Réunion à la sous-préfecture de Castelsarrasin pour présenter les résultats d la réunion du 7 mai aux « attardés » de la campagne soit 3 représentants par associations. Quelques maires sont dans la salle : ayant été convoqués les jours précédents, un à un, pour être informés, ils connaissent bien le sujet.

A la tribune le sous-préfet et trois représentants de RFF ou de bureaux d’études travaillant pour RFF. En plus, le représentant technique de l’Etat regroupant DDE et DDA. Pas de journaliste à l’horizon car de toute façon une réunion comme celle-là n’existe pas. Le préfet a été d’autant plus audacieux de la convoquer.

Le sous-préfet prend la parole (le préfet est ailleurs) et, sachant à qui il a affaire, propose un petit laïus pour rappeler l’intérêt général de la LGV, tout en indiquant que la décision se prend ailleurs, et qu’en conséquence, ce n’est pas de ça qu’il faut discuter, d’autant que le débat de 2005… et patati et patata.

Le sous-préfet sait par avance qu’il n’y a pas d’infrastructure nouvelle sans habitants impactés mais voilà « l’évolution de la société nécessite de grand équipements » et blablabla.

Bref, venons en au fait : comment décider d’un fuseau ? Celui dont il s’agit avait été acté mais voilà, des éléments nouveaux sont venus éclairer les esprits de RFF et la parole est donnée aux techniciens qui vont tout expliquer.

Dans la salle ça ronchonne un peu. « Mais l’intérêt général c’est quoi ? » le sous-préfet répond : « Autrefois on a construit des voies ferrées et on a bien vu depuis que c’était l’intérêt général. » ; « Les techniciens sont-ils venus sur le terrain ? ». Le sous-préfet préfère terminer les explications avant de se lancer dans le jeu des questions. « Mais sur votre schéma où est Dunes ». Le personnage se mélange les pinceaux. Sa présentation est incompréhensible sauf que nous sommes déjà renseignés : le nouveau fuseau va passer près de l’autoroute. A la question du coût, quelques esprits se réveillent : « Et à combien est évaluée l’économie ? » Le présentateur hésite : « On n’en est pas là » puis il se ravise car si on parle d’économie c’est qu’on a une idée, alors il ajoute « 100 à 150 millions ». Il y aura peut-être un tunnel à Auvillar. Et pour les champs de noisetiers, il faudra sans doute faire des préemptions de terrain pour éviter de nouvelles plantations.

« Le débat public a-t-il tranché ? » «Mais oui bien sûr… »

Distribution de l’argumentaire préfectoral envoyé aux maires.

Je suis à côté de Jean-Marie Bence, le maire de Saint-Aignan, président de l’intercommunalité, qui est devant, à l’inverse des autres maires installés au fond. Dès que la parole est à la salle, et même un peu avant, il a levé le doigt. Il a finalement la parole et confirme ce qu’il a déjà écrit depuis plusieurs mois : « Il faut une étude indépendante pour vérifier si le passage par les lignes existantes n’est pas préférable à la LGV. » Il conteste les chiffres donnés par RFF sur les temps de parcours avec trains sur la ligne existante rénovée et sur la LGV. Les représentants des associations, très impressionnés, applaudissent.

Pour ne pas reprendre la réponse classique de RFF, son représentant ridiculise les lignes existantes. Pensez, construites en 1852 pour rouler à 40 km/h comment pourraient-elles servir le TGV ! Et là, l’argument frappant que je n’attendais pas : « à Moissac il faudrait la déplacer d’un brin et détruire ce qui reste de l’abbaye ! » Je crois rêver devant tant de mauvaise foi. Monsieur, depuis des lustres cette ligne a fortement évolué et pourrait évoluer davantage, si elle n’était pas laissée à l’abandon comme d’autres ! Mais je me tais, j’attends l’intervention du représentant du collectif qui, en effet, prend la parole pour lire une déclaration qui va être publié. Un texte bref, clair, simple qui reprend nos arguments de base. Et comme convenu, dès la fin de son propos, tous les délégués des associations se lèvent d’un bloc pour quitter la séance sans attendre la réponse. Si partout le temps passé à discuter du tracé avait été employé à discuter du fond de la question il y a longtemps que la LGV serait morte et enterrée. J’ai la sensation que nous avons joué notre rôle : écouter autant que faire se peut pour informer les habitants inquiets sans tomber dans l’engrenage du débat infini qui conduit trop à cautionner ce que l’on combat. 11 mai 2010 J-P Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 13:24

 

Phase 1 pour la zone A, suite à la réu du 7 mai à Montauban

Les pro-LGV avaient besoin de relever la tête par un coup de théâtre et c’est fait de belle manière : envoi d’une lettre aux maires « concernés » avec argumentaire pour répondre à ceux qui disent OUI aux lignes existantes, et surtout, grandiose réunion sur le tracé avec compte-rendu dans La Dépêche (pour la zone A c’était vendredi et pour la zone B c’est aujourd’hui). A la différence du Petit journal, le grand quotidien régional a des journalistes professionnels qui font souvent un bon travail, mais sur les sujets sensibles c’est la catastrophe. Je réponds donc au texte de Thierry Dupuy sur le sujet.

1er phrase :

« Le projet de ligne à grande vitesse qui doit mettre Montauban à moins de 3 heures de Paris à l'horizon 2020-2030 accélère tous azimuts en mai. » Rappelons donc une fois de plus que la commande de Martin Malvy à RFF c’était Toulouse-Paris en trois heures à moindre prix, ce à quoi les techniciens ont répondu par un tracé qui indique 3h 04 sans aucun arrêt entre Toulouse et Paris. S’il y a arrêt à Montauban (8 au mieux) ce sont 7 minutes de perdues plus un arrêt à Bordeaux, 20 minutes et déjà nous sommes presque à 3 h 30 Montauban-Paris, une distance qui sera toujours plus longue à couvrir que le direct Toulouse-Paris malgré les onze minutes du trajet Toulouse-Montauban. Qui a-t-il de déshonorant à écrire que le projet va mettre Montauban à 3 h 30 de Paris ? D’autant qu’avec les modifications qui interviennent (enfouissements) la tendance est à l’augmentation du temps de trajet… et du prix ! Je retiens cependant au positif l’information sur les délais : 2020-2030, ce qui n’a rien à voir avec le 2018 de l’Express ! Je note en passant que les défenseurs des victimes potentielles du tracé pourraient avoir une pensée pour les victimes actuelles, je veux parler des personnes contraintes de vendre un bien en ce moment et qui sont proches ou dans le fuseau : pour les années qui viennent la perte est au moins de 30% quand elles trouvent un acheteur !

Suite pour une zone :

« Sur le secteur Auvillar, on a un temps marché sur la tête en changeant de tracé. Il faut un tracé adapté une bonne fois pour toutes avec des compensations, en traitant bien les situations. » Là le journaliste cite Jean-Michel Baylet pour une question dont je rendrais compte en détail demain. Voilà un tracé sur un secteur définitif validé par le COPIL du 11 janvier, donc par JMB, et qui subitement ne devient plus définitif ! On va y marcher sur les pieds ? En fait il fallait un tracé moins couteux pour compenser les dépenses nouvelles sur le secteur Pompignan, Lacourt-Saint Pierre.

Suite pour le coup de théâtre

« Par exemple, la ligne évitera finalement le hameau de Bénis à Castelsarrasin, où une cinquantaine de maisons devaient sauter. » Le maire de Castelsarrasin avait déjà annoncé (voir sur ce blog lettre ouverte à Bernard Dagen) que la ligne passerait « au fond de Bénis ». Sauf que pour le moment nous n’en sommes pas à définir la ligne mais le fuseau de 1000 m et dans le fuseau de 1000 m les nuisances restent les mêmes. Il y a ceux qui espéraient être sur la ligne pour bénéficier d’une indemnisation et partir loin et ceux qui préféraient rester en disant tant pis pour les nuisances.

Et la photo d’illustration ?

Grâce à la photo, on découvre la présente de Madame Barèges la députée maire de Montauban qui a dû discuter de l’emplacement de la gare de Bressols, mais par un incroyable effet du hasard rien n’est dit de son propos. Quant à RFF nous vérifions ce que nous savions : ils sont là pour appliquer les décisions des commanditaires ! En fait, comme toujours les non dits sont nettement plus important que les dires !

Et le titre de l’article ?

« LGV dernière ligne droite » est un trait d’humour qui veut nous faire croire que le 31 mai nous pouvons rentrer chez nous, les carottes seront cuites, le tracé de 1000 m étant acté. A dix ans du premier coup de pioche l’affaire serait entendue ? Bien sûr, il y a des personnes qui vont être prises de cours en apprenant qu’à présent elles sont dans le fuseau mais elles seront présentes pour la discussion sur le fuseau de 500 m, d’autres seront très présents pour la DUP (déclaration d’utilité publique) et quant à l’appel d’offres il sera à peine la dernière ligne droite d’une LGV qui ne se fera pas à l’arrivée. Messieurs, où en êtes-vous du montage financier ? Où en est RFF des son déficit ? Où en est la SNCF qui programme une diminution de 30% du service TGV ? C’est la fable du corbeau et du renard : le corbeau flatte les associations qui disent non au tracé pour qu’il en fasse une bouchée, mais pendant ce temps ceux qui disent non à la LGV préparent encore leurs rendez-vous, en sachant que c’est toujours difficile mais jamais inutile.

10-05-2010 Jean-Paul Damaggio

 

L’article

LGV dernière ligne droite : La Dépêche du Midi

Publié le 08/05/2010 03:47 - Modifié le 08/05/2010 à 07:34 | Thierry Dupuy

Hier, Fabien Sudry, préfet du Tarn-et-Garonne a réuni tous les élus concernés par le tracé proposé le mois dernier par Réseau Ferré de France. Objectif : préparer le comité territorial qui retiendra le 17 mai à Toulouse l'itinéraire, puis le comité de pilotage prévu à Bordeaux le 31 mai qui validera définitivement le dossier avant de le transmettre à la décision du ministre.

Globalement, toutes les collectivités se rejoignent sur un point : il est vital de réaliser la LGV et sa gare en Tarn-et-Garonne.

N'empêche ! RFF doit réaliser des études complémentaires pour limiter l'impact sur les paysages et les populations. Certains points ont déjà été améliorés, d'autres devront l'être. Par exemple, la ligne évitera finalement le hameau de Bénis à Castelsarrasin, où une cinquantaine de maisons devaient sauter. A Lacourt-Saint-Pierre et Montbeton, il est question maintenant de traverser les communes en passage enterré. « Il y a encore du chemin à parcourir pour arriver à de bonnes propositions avant le 17 mai. Sur le secteur Auvillar, on a un temps marché sur la tête en changeant de tracé. Il faut un tracé adapté une bonne fois pour toutes avec des compensations, en traitant bien les situations. Comme, par exemple, celle de Pompignan », a lancé Jean-Michel Baylet, sénateur et président du conseil général. « Les communes concernées par le passage de la ligne souhaitent que des points techniques soient approfondis pour limiter au maximum les impacts sur les populations », a insisté Sylvia Pinel, députée du Tarn-et-Garonne. Enfin, le préfet a souligné que le tracé de la LGV « n'était pas facile dans le département », mais que l'équipement représenterait ensuite un « atout considérable pour le développement»

 

Communiqué de « nonauxtracés »07 mai 2010 DES AVANCEES !!

Tous nos efforts semblent enfin porter leurs fruits !

Quelques bonnes nouvelles suite à la réunion d'aujourd'hui à la préfecture. Le fuseau au Nord de Lacourt St Pierre a été retenu mais il s'agirait désormais d'un passage en tranchée sur tout le village jusqu'au "Pradas". Notre argumentation et notre insistance sur le fait que le village de Lacourt St Pierre ne devait pas se retrouver enclavé entre deux buttes a été entendu et soutenu par TOUS les élus présents. Bénis serait sauvé avec un tracé qui passerait plus au Sud. Il ne faut donc pas baisser les bras mais au contraire maintenir la pression car c'est une petite victoire  qui nous redonne espoir pour la suite!!! Nous sommes aussi en train de nous battre pour des expropriations à 150 mètres et non pas à 25m. C'est grâce à tous ceux qui se sont mobilisés depuis le début que les choses avancent peu à peu !

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 20:23

Témoignage d’un habitant qui a souhaité prendre la plume. Il fait écho à l’autre témoignage ramené de Layrac. Toute la discussion sur les enjeux économiques ne peut faire oublier les réactions sentimentales qui surgissent. Nous livrons donc ce conte à votre lecture. JPD

Je suis le deuxième fils d’une famille d’exploitants agricoles depuis plusieurs générations ; elle se situe aux quatrièmes terrasses de la Garonne, à la limite de la Lomagne ; pays magnifique de vallons et coteaux. Mon frère a pris la suite de l’exploitation agricole ; j’ai dû abandonner ma terre natale pour me rapprocher des industries et zones urbaines, afin de trouver du travail ; mais la nostalgie de mon village me fait revenir dès possible chez mes parents et mon frère pour me ressourcer.

On ne cesse de dire à qui veut bien l’entendre qu’il faut redonner vie à nos villages ; qu’il faut maintenir le plus longtemps possible les personnes âgées dans leur environnement ; que cela coûte moins cher à la société.

Pour cela, afin d’assurer un confort de vie, nos élus ne cessent de trouver des solutions pour maintenir les populations sur place à grands renforts de frais, aménagements divers, multiservices, tout à l’égout, salle polyvalente, regroupement scolaire et j’en passe !

Moi, pris par la nostalgie du pays, après réflexion, je me dis : « je vais engager des frais de déplacement, des heures de trajet, mais je vais retourner vivre auprès de mon clocher ». Oui mais ! Mon frère était prêt à me céder un terrain afin d’édifier un logis pour ma famille ; mais n’étant pas agriculteur, pas de permis de construire.

Autre possibilité : sur ma commune il y a un POS ou un PLU qui me redonne un espoir… de courte durée. La LGV passe à proximité avec toutes les nuisances qu’elle engendre surtout l’écho sonore dans les vallées. Adieu projet ; adieu doux rêve !

Mon frère pour sa part va avoir son exploitation partagée en deux par une clôture infranchissable (si ce n’est après un long détour : plus de km ; plus de pollution). Comment va-t-on lui restituer les terres impactées et remembrer les superficies ?

Et dans cette situation nous sommes nombreux. Il y a même un artisan maçon dont le fils lui a succédé, propriétaire d’un terrain à bâtir dans un cadre verdoyant qui souhaitait construire une maison (qu’il appelle de maçon) avec des matériaux nobles du pays : pierres – briques foraine rouge – charpente traditionnelle, le tout dans le style du patrimoine local. Mais ce projet là aussi tombe à l’eau !

Alors oui, au service public mais pas à n’importe quel prix. Avec un peu plus de réflexion on peut souvent faire mieux. J’ai une pensée profonde pour tous ces gens qui ont anticipé mon souhait et sont déjà là ; avec un choix de vie qu’ils ont choisis malgré les inconvénients du déplacement ; à ce jour ils ont des prêts à rembourser, une perte de valeur foncière bâtie dans le cas où la ligne LGV passerait devant ou derrière leur demeure, et bientôt les nuisances. Adieu mon village au clocher, aux maisons sages ! … Vous avez dit progrès ? !

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 21:26

Grâce à l'association des amis de Renaud Jean qui tient une réunion ce samedi voici un document de plus sur Renaud Jean. Nous sommes heureux de pouvoir le livrer à nos lecteurs. JPD

 

Association Les Amis de Renaud JEAN

Article du Journal Le Travailleur du 1 Octobre 1921

reproduit fidèlement

 

Compte rendu de mandat

 

La rentrée des Chambres est annoncée pour le 18 Octobre. La tournée de propagande que je suis en train de donner dans le Gers, me prendra jusqu’à la fin Septembre ; puis le 2 Octobre, c’est le Conseil National du Parti. Je devrai par conséquent interrompre sous peu, les réunions de compte-rendu de mandat. Et je profite de mon tour de collaborateur au Travailleur, pour rendre compte de mes actes aux camarades que je pas pût revoir depuis l’élection de Décembre 1920.

 

S’inspirant des thèses de la III° Internationale, le congrès de Villeneuve sur Lot tenu en Janvier dernier, décida que l’élu parlementaire de la Fédération devrait, autant que possible, se consacrer à la propagande. Voici la liste des réunions que j’ai donné comme délégué duParti :

 

Paris, élection du 2° Secteur :. . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 réunions

Fédération du Nord : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 réunions

Fédération Haute Savoie :. . . . . . . . . . . . . .. . . . . . 15 réunions

Fédération de la Savoie : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 réunions

Fédération de la Haute Vienne : . . . . . . . . . . . . . . 2 réunions

Périgueux : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1 réunion

Fédération Basses Pyrénées : . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 réunions

Fédération du Gers : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .10 réunions

Fédération Bouches du Rhône : . . . . . . . . . . . . . . . 2 réunions

Lyon : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2 réunions

 Total : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53 réunions

 

Voyons maintenant la propagande en Lot et Garonne. Depuis mon élection, j’ai visité : Bouglon, Calonges, Clairac, Castelmoron, Gontaud, Fourques, Samazan, Seyches, Miramont, Marmande, Meilhan, Duras, Ste Bazeilles, Allemans sur Dropt, Lauzun, Segalas, Tonneins (2 réunions), Agen (2 réunions), Astaffort, Laroque Timbaut, Laplume, Port Ste Marie, Aiguillon, St Hilaire, Bouran, Villeneuve sur Lot (2 réunions), Sauveterre La Lemance, Fumel, St Aubin, Port de Penne, Nérac (2 réunions), Mézin (2 réunions), Sos, Poudenas, Lavardac, Feugarolles, Bruch, Buzet, Francescas, Casteljaloux, soit 40 communes et 45 réunions. En comptant Ste Livrade et Dolmayrac, où je dois aller avant la rentrée, et une tournée d’une semaine, que je me propose de faire fin Décembre, j’aurai dépassé dans le courant de l’année, pour le Lot et Garonne, le total de 50 réunions que je m’engageai à fournir devant le congrès de Villeneuve sur Lot. J’aurai mis au bas mot, vingt milles électeurs au courant de mes actes. Et la propagande écrite ? En outre une collaboration régulière à l’Humanité, à l’Internationale, et au bulletin de la Presse Communiste, le Parti m’ a confié la Direction de la Voix Paysanne, journal hebdomadaire qui, depuis, a doublé son tirage et le nombre de ses abonnés. A ce sujet, il est de mon devoir de répondre à une calomnie, répandue surtout dans la région Tonneinquaise. On a dit que la Direction de la Voix Paysanne me rapportait des sommes fantastiques : ( 20 000 ; 30 000 ; et même 50 000 frs par an ). Or, voici la vérité : j’ai refusé le traitement qu’on m’offrait. Aussi longtemps que je toucherai mon indemnité de député, je fournirai gratuitement ce travail supplémentaire. A la Chambre, mon rôle a été celui des autres députés communistes. Une seule intervention à la tribune pour protester contre l’appel de la classe 21, ce qui m’a valu les huées des 400 députés du Bloc National. Quant à ma présence, pour me justifier de certaines insinuations, il me suffira de déclarer – sans craindre un démenti – que j’ai été beaucoup plus souvent à la Chambre que les trois députés bourgeois du Lot et Garonne.

Quel accueil ai-je fait aux lettres reçues ? J’ai répondu à tous mes correspondants, mais pas toujours de la même façon. Lorsqu’une lettre me signalait une injustice, une misère, j’ai fait tout ce qui dépendait de moi pour réparer ou soulager, et sans jamais enquêter sur les opinions politiques du signataire. Mais lorsqu’au contraire, on me demandait une quelconque faveur, (place, ruban, intervention pour arrêter une action judiciaire, etc…), j’ai refusé d’une manière catégorique. Je tiens à garder mon indépendance entière vis-à-vis du gouvernement capitaliste, pour le pouvoir mieux combattre : c’est le mandat que j’ai reçu des 18 600 électeurs. Pour satisfaire à quelques égoïsmes, je ne m’en départirai pas. Et les électeurs du Travailleur savent déjà que je refuse de participer aux fêtes officielles (je ne vais que là où on peut parler librement ), ainsi qu’aux inaugurations des monuments aux morts de la guerre où, après avoir célébré le patriotisme qui a assassiné ce qu’il y avait de meilleur dans la jeunesse française, on banquette, on boit, on danse….

J’ai estimé utile ces quelques explications avant ma rentrée (…..). Les camarades communistes pourront ainsi juger ma conduite en connaissance de cause. Et cela leur permettra, le cas échéant, de fermer la bouche à ceux qui, n’osant ouvertement défendre le régime, s’attachent dans l’ombre, à salir les élus des travailleurs. Renaud JEAN

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans renaud jean
commenter cet article
7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 20:33

 carte.jpg

 

                 La carte qui dérange : en bas le fuseau définitif, en haut le nouveau fuseau.

 

En Tarn-et-Garonne, la situation de la LGV se divise en deux zones :

Zone A  qui va de Saint Jory à Bénis (zone aux nombreuses petites villes) : le fuseau des 1000 m est en discussion jusqu’à fin mai.

Zone B qui va de Castelferrus à Bordeaux (pour la partie TetG ce sont des petits villages) : le fuseau des 1000 m est acté.

Cette division se traduit sans qu’il y ait un rapport de cause à effet, en deux stratégies :

Zone A : tout l’effort des associations c’est de trouver le tracé le plus humain possible.

Zone B : tout l’effort des associations c’est de montrer que la ligne est inutile.

 

A près plusieurs mois de discussions quel bilan en ce mois de mai 2010 :

Zone A : les associations ne peuvent faire valider leurs recherches (après le 13 mars l’association de Lacourt Saint-Pierre annonce qu’elle rejoint le combat Non à la LGV mais ce communiqué est désavoué sauf que la confusion est entretenue : dire non au tracé c serait dire non à la LGV !).

Zone B : les associations découvrent que le fuseau acté est modifié suivant la demande des militants de la zone A et affiché largement dans la presse locale : nouveau fuseau au plus près de l’autoroute, pour la zone Castelmayran-Auvillar ! Résultat : ceux qui, malgré les efforts des militants de la zone B pour faire connaître leur point de vue, se retrouvent dans le nouveau fuseau, vont en faire porter le chapeau (et on va les y aider) aux associations qui n’ont rien demandé !

Pourquoi la division ?

Version zone A : Nous avons été les premiers dans l’action, nous avons obtenu le report de la décision du fuseau des 1000 m, nous avons participé à des tonnes de discussion, nous sommes efficaces pour lutter contre les effets les plus néfastes du tracé.

Version zone B : La première grande manifestation s’est produite à Langon, les militants de l’Albret se sont mobilisés dès septembre 2009 (ce qui explique le succès de la manif de Nérac) et ils avaient l’appui clair et net du président de l’intercommunalité, pourtant le tracé a été acté ! Si le rejet du tracé est le premier et juste sentiment qui vient à l’esprit pour ceux qui se découvrent frappés, il faut voir plus loin et travailler à la remise en cause de la LGV elle-même, ce qui n’est pas facile… surtout en Tarn-et-Garonne.

L’information en plus :

Pour qui ne veut pas s’informer je rappelle que dès le 17 novembre 2008 une décision du Conseil général du 82 annonça qu’en prévision de la gare LGV, il fallait investir dans la zone logistique de Montbartier. Jean-Michel Baylet a participé en personne aux discussions sur le tracé seulement à partir de décembre 2009 quand il a découvert qu’il y avait des chances que la gare soit à Bressols. C’est lui qui a obtenu le report de la décision afin de faire passer le tracé par Montbartier (avec l’appui de Martin Malvy). Nous savons à présent qu’il a échoué. Si lui échoue quel poids possible pour les associations ? Brigitte Barèges n’a sans doute pas été étrangère à la publication du spécial Le Point où on trouve les seuls articles concernant le problème de la gare. La gare étant à Bressols, les impératifs techniques dessinent ensuite, pour l’essentiel, le tracé et les propositions alternatives n’y peuvent rien (où proposent-elles la gare ?).

Le mois de Mai en fixant le fuseau de 1000 m va en finir avec la fausse division ?

Bien sûr que non. Après le débat sur le fuseau de 1000 m qui va être acté, nous entrons dans le débat sur le fuseau de 500 m (sans compter les modifications de fuseaux décidés…). Ceux de la Zone A qui ont le doigt dans l’engrenage, vont continuer de plus belle et ils vont continuer jusqu’au bout car quand la ligne sera décidée (après enquête d’utilité publique), il faudra négocier les expropriations (ce qui se fait à présent sur le tronçon Bordeaux-Tours). Ceux de la zone B qui refusent le postulat de presque tous les élus, d’une LGV inévitable, vont continuer jusqu’au bout car l’évolution de la crise économique leur donne raison. Après le chantier pharaonique du Bordeaux-Tours (concession donnée à Vinci…) répéter ce chantier sur Bordeaux-Toulouse où tout le monde sait que le besoin est cent fois moins évident, c’est du suicide.

Alors l’unité ?

La démonstration est faite tous les jours que si l’unité est nécessaire il reste à en définir le contenu. Pour arriver à cette définition il faut observer un dernier phénomène.

Zone A : les associations travaillent main dans la main avec les élus et donc avec le soutien permanent de La Dépêche du Midi. Tant qu’on discute du tracé, on évite le débat de fond !

Zone B : les associations sont des associations citoyennes qui ne travaillent pas contre les élus de base mais contre les leaders politiques commanditaires du projet. S’unir avec Bernard Dagen maire de Castelsarrasin, responsable des finances au Conseil général ou avec J-M Baylet promoteur jusqu’à présent du projet, c’est contre-productif. Je l’ai vérifié partout : quand on demande aux citoyens en dehors de la pression de tel ou tel élu, ce qu’ils pensent, dans la très grande majorité des cas, ils refusent la LGV. Mais souvent ils ne croient pas qu’on puisse faire plier les pharaons. L’unité consiste à s’appuyer sur ceux qui disent non à la LGV. Mais faut-il encore pouvoir les rencontrer partout sur le département ! Porter la discussion sur le fond du problème ce n’est pas diviser pour éviter de sauter, c’est s’unir pour mieux avancer. Si je m’exprime ici à titre personnel, c’est cependant après des mois d’études, de rencontres et d’articles rédigés, que je me suis forgé cette opinion. 7-05-2010 Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 20:29

Maintenant que je n'ai plus rien à écrire sur la LGV, je vais pouvoir m'amuser à ce feuilleton où il faudra s'habituer à six personnages étranges. Il est temps de rêver. JPD.

 

Trois couples : Xynthia – Déesse ; Impuissant – Démocrate ; Pigeon - Talent

 

Présentations

Xynthia

Bonjour, je me présente, je m’appelle Xynthia.

Vous m’avez tous élus, comme roi des LGV

Et c’est promis mon œuvre sera bien achevé.

 

Mon épouse Déesse, reine de la vitesse

Vous aime tous autant, que je vous aime, moi.

Avec votre soutien, nos lignes passeront.

 

J’apprends avec surprise, que toi cher Impuissant

Tu ne connais de lignes que celles existantes

Tu veux les rénover pour mieux m’assassiner.

 

Quand ma tempête souffle sur nos vraies voies ferrées

Que de maisons détruites, que de terres perdues

Mais que de temps gagné, pour la joie de déesse.

 

Impuissant

Bonjour, je me présente, je m’appelle Impuissant.

Vous m’avez tous connu, roi du rail populaire

Et c’est promis, cette œuvre, reste une idée dans l’air.

 

Mon épouse savante, Démocrate en émoi

Vous aime tous autant que je vous aime moi

Et débattra sans cesse, du thème de la vitesse.

 

Je connais bien Xynthia et tous ses lourds dégâts.

Je ne vous parle pas d’une mer en colère

Mais d’un élu vivant, un très grand féodal.

 

Il dit la LGV, c’est bon pour la contrée !

Mais comment expliquer qu’un train, sans s’arrêter,

De Toulouse à Paris, suscitera la joie ?

 

Pigeon

Merci cher Impuissant, Xynthia je m’en occupe.

Il m’appelle Pigeon, je ne serai pas dupe.

Les pauvres n’auront pas à payer pour les riches.

 

C’est une histoire de lutte pour une société

Où voyager vraiment, c’est pas se déplacer.

De toutes leurs sornettes, j’en ai vraiment assez.

 

Je découvre partout, des talents très divers.

Quand les élus vont-ils regarder vers en bas ?

La richesse est ici, et jamais tout là-bas.

 

Ils nomment « aménager » tout ce qu’ils déménagent

Ils nomment modernité tout ce qui les arrange

Ils nomment Impuissant tout ce qui les dérange.

 

Talent

Je suis simple Talent, compagne de Pigeon

Voyager à Paris, ça m’arrive souvent

J’aime beaucoup le train, il faut le préserver.

 

Mais sans la LGV de Toulouse à Bordeaux !

Qu’il nous faudrait payer pour tuer tous nos talents !

Ça serait nous duper et en plus nous nier.

 

La nuit, le train siffle, que c’est beau, que c’est beau.

Mais ce n’est pas un train, le TGV qui crie.

Toutes les vaches souffrent en le voyant filer.

 

Vous l’avez deviné, mon talent c’est chanter

Pour la joie d’un mari qui aime roucouler.

Et si je le pouvais, j’aimerais le succès.

 

Démocrate

Concertation qu’ils disent, donnez donc votre avis !

Et puis laissez les chefs, décider pour vos vies.

Ils souhaitent votre bien, dont vous ignorez tout !

 

De la bouche du peuple sortent quelques mensonges

Mais le peuple peut dire des choses véridiques

Pour dénoncer les masques des hommes politiques.

 

Ils s’appellent Xynthia, elles se disent Déesses

Ils font n’importe quoi au nom de la vitesse

Avec des arguments qui ne tiennent pas le rail.

 

Au nom de leur savoir, ils croient fair’ des prouesses

Quand d’autres solutions, souvent on leur adresse

Ils n’en font qu’à leur tête, et c’est presque burlesque.

 

Déesse

Je vous ai écouté et je vous avertis :

La vitesse jamais ne sera dépassée

Et cette LGV, faudra la supporter.

 

Saches-le, Impuissant, les riches vont gagner

C’est le sens de l’histoire, y a pas à discuter.

Mon Xynthia va souffler, vous allez vous tasser.

 

L’intérêt général, c’est mon seul général

Et la démocratie, le cadet d’mes soucis

Aussi tous les Talents, je n’en ai rien à faire.

 

Et cessez de pleurer pour l’argent dépensé

Un TGV c’est mieux, que deux ou trois fusées

C’est moi qui vous le dit, suis expérimentée.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 17:02

le siège

 Sur cette photo de Frances ASHLEY quelques uns des acteurs qui répètent Le siège de Montauban en public au moment du marché de Montauban. Ils sont installés sur des éléments mobiles prêtés par la SNCF. Ci-dessous la liste de toutes les personnes qui ont participé à la création telle qu’elle a été donnée par le quotidien du Festival. JPD

 

LES PARTICIPANTS DE LA CREATION

"LE SIEGE DE- MONTAUBAN

- Frances ASHLEY ; - André BENEDETTO ; - Pascale BENEDETTO ; - André BERNARD ; - Frédéric CARRAL ;- Gérard CATHALA ; - M-Charlotte CHAMOUX ; - Jean COBAT ; - J-Paul DAMAGGIO ; - Jacques DUFAUT ; - M-Joëlle ENGUIALE ; - Nadine FERRUA ; - Francis FEUTRIER ; - Patricia FIOT ; - Anne FONSAGRIVE ; - Michèle FOURTON ;- Agnès FRANCOIS ; - Isabelle FRANCOIS ;- Maryse FRANCOIS ; - Pierre FRANCOIS ; - J-Louis GAUDAS ; - Jocelyne GUBIOTTI ; - Alain HEBRARD ; - Guy LABADENS ; - Elyane LATU ; - Jacques LATU ; - Guy LENOIR ;- J-Pierre MEYER ; - Charles NEBOT ; - Madeleine RAVEL ; - Michèle REYNES ; - Marie-Hélène SARRASY ;- J-Marc SEYRESSOL.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans Benedetto Castan Caubère Lubat
commenter cet article
6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 16:57

casta--benedetto.jpg

Voici la présentation que Félix Castan fait du Festival d’Occitanie de 1974 où nous trouvons la photo ci-dessus de Castan et Benedetto par Frances Ashley

SANS PREJUGER DES CONCLUSIONS…

Mettre en question l’espace et les grandes manoeuvres de l’art et de la pensée, l’espace inerte, un éther d'avant Einstein et l’ère relativiste : espace sans espace ! On voudrait respirer.

Pas de lieu neutre, ni de point de vue de Sirius pour observer, disserter et juger, on est toujours de quelque part, non seulement d'aujourd'hui, mais encore d'ici, hic et nunc. Toute activité créatrice sécrète, érige son propre observatoire. L'espace de la conscience humaine sera plural ou il sera illusoire.

Au pôle cosmopolite qui désoriente la boussole, il s'agit d'opposer des tensions réelles, multilatérales, spécifiques et structurantes. Chacun regarde de sa fenêtre, de son hublot : construire une société des regards..

Montauban, Lodève et le Larzac, Avignon, nos références.

Vilar avait fait la moitie du chemin quand il s'installa à Avignon. Reste l’autre moitié : non point débarquer un jour dans des murs étrangers, mais se mettre à l’écoute d’une autre humanité et d'un autre univers, le nôtre simplement, sachant que ce n'est pas politique de l’autruche et que l’expérience sera vue de tous côtés et jugée.

Condamnée peut-être, alors il faudra savoir par qui.

Il y va du statut de la classe intellectuelle dans le monde de tous : le but de l’œuvre n’est pas la compétition, - rouler à la manière d’une boule de billard sur une table de jeu ! Elle se présente comme un effort toujours recommencé pour mobiliser l’inconscient collectif, pour édifier les architectures dans le paysage et pour justifier les droits de propriété du premier occupant.

La technique de l’écoute varie selon les niveaux et les domaines. C'est une entreprise de longue haleine d'arracher à la parole quand elle sourd, les significations qu'elle véhicule, de les additionner, de les évaluer et de les engranger en forme théorique. A ce prix émerge du chaos un pays de langage, notre Occitanie, un pays imprévisible et qui doit étonner pour être.

L'Occitanie ne peut se réaliser sans déranger l’acquis de pensée comme les lignes d'action. Impossible de savoir à l’avance de point en point comment : il faut décider d'aller ou mène le discours, sans jamais préjuger de ses conclusions.

Felix Castan Mostra del Larzac 9- IV-1974

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans occitanie
commenter cet article
5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 20:43

201005051258_w350.jpg

Article et photo de La Dépêche du Midi 5-5-2010

Jean-Paul Damaggio, né à Bioule en 1951, est venu à l'écriture par l'histoire locale, d'où les premières publications: «Les Démocrates de Tarn-et-Garonne en 1848-1851» (1982), «Biographie de Mary Lafon» (1985), puis «Léon Cladel» (1990). Les travaux de ces deux écrivains l'ont porté vers les questions littéraires, d'où un livre sur Vazquez-Montalban, édité en 2008. Instituteur à la retraite depuis 2007, Jean-Paul Damaggio a pu devenir éditeur et développer des publications réalisées auparavant sous forme de brochures, comme le livre sur l'usine à fer de Bruniquel. Il s'intéresse aussi à des personnages qui dépassent le Tarn-et-Garonne en publiant un livre sur le féminisme de Flora Tristan et un autre sur le premier député communiste, Renaud Jean, un paysan de Lot-et-Garonne. Il a participé aux publications du bicentenaire de Tarn-et-Garonne avec un livre intitulé «J'ai eu 15 ans en Tarn-et-Garonne» où divers personnages, autant féminins que masculins, racontent, à travers les époques, comment ils ont vécu leurs 15 ans dans le département. Il a, par ailleurs, réalisé des monographies sur plusieurs communes et des brochures sur des thèmes divers.Son livre «Traces de Réalvillois», qu'il a dédicacé à la Maison de la presse, lundi dernier, part à la recherche de Réalvillois ayant vécu entre 1870 et 1940. Ayant passé son enfance dans la bastide, il souhaitait y retrouver la vie communale dans toute sa diversité. La vie des écoles, la construction d'une voie ferrée, l'évolution de la population, autant de pistes qui conduisent sur les routes de la commune. «Traces de Réalvillois» est disponible à la Maison de la presse de Caussade.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans nos livres édités
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • : Rendre compte de livres publiés et de commentaires à propos de ces livres
  • Contact

Activités de La Brochure

 

La pub sur ce blog n'est bien sûr en aucun cas de mon fait. Le seul bénéficiare financier est l'hébergeur. En conséquence ce blog va servir exclusivement aux productions de La Brochure. Pour les autres infos se reporter sur un autre blog :

 VIE DE LA BROCHURE

 

BON DE COMMANDE EXPRESS en cliquant ICI      

___________________________________________________________

 Les Editions La Brochure publient des livres, des rééditions, des présentations de livres. Ils peuvent être commandés à notre adresse ou demandés dans toutes les librairies (voir liste avec lesquelles nous avons travaillé  ici      ) :

Editions La Brochure, 124 route de Lavit, 82210 ANGEVILLE

Téléphone : 05 63 95 95 30

Adresse mèl :                          editions.labrochure@nordnet.fr

Catalogue de nos éditions :                                       catalogue

Catalogue 2011 :                                                                   ici

Présentation des livres :                                          livres édités

Bon de commande :                                             bon de commande

Nos livres sont disponibles chez tous les libraires

indépendants en dépôt ou sur commande

 

Nouveau blog RENAUD JEAN et LIVRES GRATUITS

Vous pouvez nous demander de recevoir la lettre trimestrielle que nous publions et nous aider avec les 10 euros de la cotisation à notre association. Merci de nous écrire pour toute information. Les Editions La Brochure.      

Articles sur la LGV: seulement sur cet autre blog:

Alternative LGV 82     

 

 

Nouveautés de 2013

 Elections municipales à Montauban (1904-2008) ICI :

Moissac 1935, Cayla assassiné : ICI

Tant de sang ouvrier dans le nitrate chilien ICI  

Révolution/contre-révolution le cas du 10 mai 1790 à Montauban ICI

 ADÍOS GUERRILLERO  ici

J’ai vu mourir sa LGV ici

Derniers titres :

Portraits de 101 femmes pour 20 euros. ici

Karl Marx, sur Bolivar ici

Ducoudray-Holstein Histoire de Bolivar ici

Jean-Pierre Frutos, Refondation de l’école ici

Jean Jaurès : Articles de 1906 dans La Dépêche et dans l’Humanité ici

Recherche