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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:56

CR-depeche.jpg

La Dépêche du Midi nous change des titres habituels. Pour la première fois, c’est embûches sur toute la ligne, ce que nous expliquons sur ce blog depuis des mois ! Les auditeurs de la réunion de Lacourt Saint Pierre peuvent à présent vérifier deux choses dont certains d’entre eux ont doutaient :

- oui il y a des embûches

- oui, dans l’actualité, le sort de Bordeaux-Toulouse dépend de Bordeaux-Tours.

C’est vrai, la question est difficile à suivre et nous comprenons très bien que ceux qui ont la ligne sous leur fenêtre hésitent à penser que leur avenir puisse se jouer à Poitiers, pourtant c’est ainsi.

La Dépêche rend compte clairement des embûches mais en les minimisant encore. En effet, rien sur le vote du Front de Gauche au Conseil Régional qui s’est abstenu comme le PRG. Et pour citer les départements qui refusent de payer, le journal va en Lot et Garonne alors qu’il avait un bel exemple en Midi-Pyrénées avec celui de l’Aveyron où contrairement au 47, le vote n’est pas reporté mais REFUSE ! Tout comme dans presque tous les autres départements de notre Région ! Par ailleurs La Dépêche n’évoque pas la présence des manifestants du Val de Garonne Lomagne, qui, à leur modeste rang, sont aussi une embûche.

Par contre France 3 a montré quelques images de cette manif et donné la parole, après hésitation, au Collectif Val de Garonne. Je dis avec hésitation car pendant la manif nous nous sommes adressés à eux et ils ont refusé, puis sont revenus chercher un responsable dans la salle pendant que nous écoutions (peut-être ont-ils appris l’entretien obtenu avec France Bleu ?). Le journaliste qui présenta le journal de France 3 a cependant présentés les manifestants comme s’ils exigeaient un autre tracé de la LGV !!!

Concernant le Conseil Régional, France 3 a donné la parole à Malvy et Simon sans donner le résultat des votes, ni ceux du PRG, ni ceux du Front de Gauche.

Rien de tel que de lire le blog de La Brochure pour avoir l’information complète.

1-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:52

CR-dehors.JPG

Le collectif Val de Garonne Lomagne a décidé d’être devant le Conseil Régional le 28 février.

Val de Garonne Lomagne, c’est VGL… d’où, à titre humoristique une volonté de mettre à l’envers la LGV, donc sur les lignes existantes. En novembre, nous étions déjà devant le Conseil régional. Depuis, la coordination qui lutte contre l’autoroute Castres-Toulouse a choisi, elle aussi, de venir au même endroit puisqu’avant le débat LGV il y avait le débat sur le schéma des transports incluant le sujet. La différence entre les deux points c’est que l’un en restait aux phases préparatoires et l’autre (la LGV) en était à la phase décisionnelle.

Notons l’accueil très courtois du service d’ordre du Conseil Régional qui a permis cette manifestation bon enfant où, de Campsas à Bardigues en passant par Lacourt St Pierre, Angeville, Donzac, Saint Cirice et autres, des associations avaient pu envoyer des délégations.

Occasion d’un échange entre les deux mouvements. « D’un côté c’est la route et de l’autre c’est le train, il ne faut pas confondre, m’indique une personne ». La question du rapport ligne existante, ligne nouvelle, le droit à la vitesse… des points communs apparaissent vite, avec, j’en conviens, une différence de taille : cette autoroute Castres-Toulouse est de l’ordre des transports de proximité, alors que la LGV c’est la longue distance contre la proximité.

Autre différence, la majorité du Conseil Régional refuse l’autoroute mais accepte la LGV !

Bref, pendant la séance du Conseil Régional, on a pu remarquer comment certains arguments étaient utilisés par Malvy pour dire non à la concession d’une autoroute, alors qu’ils servaient à dire oui à une concession pour la LGV ! Le compte-rendu dans la presse fait que Castres-Toulouse est passé à la trappe par rapport à la LGV, ce dernier point étant le plus chaud en matière d’actualité. Ceci étant, les amis de Castres-Toulouse ont raison de s’y prendre à l’avance pour mieux peser sur les décisions.

Pour le Collectif VGL, le voyage n’était pas facile (c’est par accroc que  nous avons appris l’ordre du jour). Au bilan, chapeau aux organisateurs, il fallait y être. L’opération a été relayée par TEG 82, le Parti de Gauche du 82, le NPA du 82 et quelques groupes sur Toulouse.

Voilà comment naît une action : la réunion de Lacourt a permis de croiser les amis du Lot et Garonne qui ont pu prêter l’arche gonflable qui est sur la photo, aussi, d’une rencontre… on passe à la suivante… qui sera à Campsas le 17 mars si je ne me trompe.

1-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 14:27

CR-Dedans.JPG

Au Conseil régional Midi-Pyrénées, Martin Malvy a tardé pour faire voter la Convention de financement Bordeaux-Tours à l’inverse de ses amis du Conseil Général de Haute Garonne et de la Communauté Urbaine de Toulouse. Il voulait y ajouter un protocole spécifique à la région pour avoir plus de garanties quant à la réalisation de Bordeaux-Toulouse.

Ceux qui l’ont écouté le matin, ont découvert un homme égal à lui-même : brillant, pugnace, capable de quelques beaux mensonges sur la LGV, combatif ; après cette présentation du SNIT (Schéma National des Infrastructures de Transports), un document au bout du compte destiné aux oubliettes sauf pour l’autoroute Castres-Toulouse, il a été l’après-midi un homme totalement différent pour présenter le débat sur la LGV. Préférant parler de son siège, plutôt que d’aller au pupitre il développa une argumentation dont il savait qu’elle allait recevoir les plus dures critiques de ses amis politiques. Il a même sorti un argument de dernière minute, une lettre de la Ministre de l’Ecologie reçue le vendredi pour le débat du lundi, et qui clarifiait les demandes de Malvy sur le cas de Saint-Jory Toulouse et de la gare Matabiau.

François Simon, le premier intervenant au nom d’Europe Ecologie, va s’exprimer seize minutes au lieu des sept autorisées, pour présenter un réquisitoire minutieux, argumenté, éloquent contre une convention et un protocole catastrophiques pour la Région et ses habitants. Une argumentation que le Collectif Val de Garonne popularise en Tarn et Garonne depuis des mois. Du grand François Simon du début à la fin (nous y reviendrons).

La surprise est venue de la bouche de Sylvia Pinel au nom du PRG et du Tarn-et-Garonne, département considéré comme une pièce maîtresse du projet. Elle a annoncé en termes clairs, mesurés mais fermes, que son groupe va s’abstenir par manque de garanties sur Bordeaux-Toulouse.

Le Front de Gauche avait déjà annoncé dans la presse son abstention, or Charles Marziani, vice-président PCF aux transports est un autre des appuis majeurs de Malvy. Il ne dira rien laissant la parole à Guilhem Serieys du PG qui confirmera cette abstention, à cause du PPP, mais en argumentant aussi en partie sur une possible remise en cause du principe même de la LGV : « Une LGV contre le rail existant ou en complément du rail existant ? » Tout indique pour le moment que c’est la première tendance qui domine…

Martin Malvy, lâché par ses alliés, n’aura comme soutien que la droite… et encore. En effet comme nous l’avons annoncé depuis longtemps sur ce blog, la plupart des autres collectivités territoriales se refusent à payer et les deux présidents de droite, celui du Conseil Général de l’Aveyron, comme celui du Grand Tarbes annonceront qu’ils n’ont aucune intention de passer à la caisse ! Dans son intervention, Martin Malvy avait annoncé que les collectivités de Midi-Pyrénées s’étaient déjà engagées à verser leur part, mais il n’a pu en citer que deux, se refusant à ajouter la troisième, celle de son ennemie Brigitte Barèges. L’honnêteté aurait dû l’inciter à mentionner les refus comme celui de la Communauté d’Agglomération de Toulouse, le SICOVAL, mais silence sur ce point. En réalité, sauf trois ou quatre collectivités, personne ne souhaite débourser un sou ! Le président socialiste de la communauté de Muret a bien annoncé qu’il allait faire voter son intercommunalité… mais il ne l’a pas encore fait !

La droite, pavoisant un peu pour une fois, a tenu à rappeler que c’est un ministre communiste qui a mis en place le PPP du pont de Millau, et que quand il s’est agi de voter les 102 millions d’euros pour Bordeaux-Tours les alliés de Malvy l’avaient suivi. Monsieur Trémège a ironisé sur le fait que Malvy soit obligé d’attendre son salut de ses ennemis !

Après les interventions, Martin Malvy abattu, a eu envie de passer au vote tout de suite, puis, « néanmoins » il a répondu sans son  aisance habituelle, proposant à la dernière seconde, d’ajouter un article 2 au protocole, que j’appelle « article Ségolène Royal » et que je schématise ainsi : si Ségolène Royal obtient gain de cause alors sa réclamation (le prêt remboursable par l’Etat) est valable pour Midi-Pyrénées ». Etrangement, la droite prise de cours, qui a dénoncé fortement Ségolène en Poitou-Charentes, a voté le texte en Midi-Pyrénées.

 

Nous pensons que le débat essentiel est le débat de fond sur le rapport à la vitesse, sur le mode de transport ect., il n’en demeure pas moins que si la difficulté financière fait capoter le projet dans une institution, il est bon de la populariser (les cantonales sont un moment propice)… pour l’aggraver.

1-03-2011 Jean-Paul Damaggio

 

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 14:25

 La Convention de financement de Bordeaux-Tours autorise des compléments avec des protocoles locaux. Voici celui de Malvy qui ajouta un amendement juste avant le vote (donc illégalement), présenté sous la forme d’un article 2 : « Si la demande de Poitou-Charentes au gouvernement visant à transformer le paiement de la Région en emprunt remboursable est validée, alors cette demande est aussi celle de Midi-Pyrénées. »

A chacun d’en penser ce qu’il veut. 1-03-2011 Jean-Paul Damaggio

PS : Si des personnes connaissent les textes des autres protocoles locaux merci de nous les faire parvenir.

 

Assemblée plénière du 28 février 2011

Objet : Ligne à Grande Vitesse, Convention de Financement et de réalisation du tronçon central Tours-Bordeaux de la Ligne à Grande Vitesse Sud-Europe Atlantique et Protocole d’accord relatif à la branche Bordeaux-Toulouse

 

Mesdames, Messieurs,

La déclaration d’intention signée le 25 janvier 2007 par le Ministre des Transports, les Présidents des Conseils Régionaux de Midi-Pyrénées, d’Aquitaine, et de Poitou-Charentes ainsi que le Président de RFF a défini le projet de LGV SEA comme un ensemble cohérent composé de trois branches réalisées en deux temps :

« La liaison Tours-Bordeaux prévue pour une mise en service en 2016.

« Les liaisons Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Hendaye regroupées sous l’appellation des Grands Projets du Sud-Ouest (GPSO) initialement prévues pour 2018.

Cette déclaration a également acté le principe d’une répartition à parts égales des financements publics nécessaires à la réalisation de Tours-Bordeaux entre l’Etat et les collectivités territoriales concernées (une fois déduites les contributions de l’Union Européenne).

Si dans le passé l’Etat assumait ses responsabilités en finançant les travaux de la LGV en totalité (cas de la LGV Sud est) ou très majoritairement (cas de la LGV Est), cette déclaration a marqué la fin de ce principe, révélant ainsi une inégalité de traitement entre les territoires.

En janvier 2009, l’Etat a soumis aux collectivités un protocole d’intention pour les associer au financement de la ligne à grande vitesse SEA. La Région Midi-Pyrénées a approuvé le protocole en Assemblée plénière du 3 mars 2009 conditionnant à l’avancement des travaux sur Bordeaux-Toulouse sa participation financière au projet Tours-Bordeaux. En effet, pour la Région Midi-Pyrénées, la priorité reste le projet de LGV Bordeaux-Toulouse qui relève d’une stratégie d’aménagement et de développement durable du territoire basée sur l’accès aux grands courants d’échanges (voyageurs et marchandises).

La convention de financement du tronçon Tours-Bordeaux qui vous est soumise fait suite à ce protocole. Comme le montre le tableau ci-dessous l’effort financier est particulièrement important pour la Région Midi-Pyrénées. Cependant, consciente de l’enjeu que constitue ce projet pour l’aménagement du territoire et les générations futures, la Région assume les responsabilités qui ne sont pas les siennes mais qui lui sont demandées et présentées comme la condition sine qua non de la concrétisation du projet de LGV sur son territoire.

Il vous est demandé d’accepter que la région participe à hauteur de 36,4% du montant attendu de l’ensemble des collectivités de Midi-Pyrénées pour la construction de la ligne Tours-Bordeaux soit 102 139 799 euros aux conditions de juillet 2009.

Cette contribution de la Région Midi-Pyrénées ne saurait être majorée par d’éventuels surcoûts du projet, à l’exception de ceux liés à l’actualisation des conditions économiques. La réalisation de cette section permettra de réduire d’une heure le temps de parcours entre Toulouse et la capitale dès 2016, soit 4 heures au lieu de 5 heures actuellement. L’objectif d’un temps de parcours Toulouse-Paris en 3 heures devra être atteint au plus tard en 2020 avec la réalisation de Bordeaux-Toulouse.

[ici est donné le tableau du financement des collectivités Midi-Pyrénées]

 

Cette contribution financière sera toutefois conditionnée à l’avancement des études et travaux de la branche Bordeaux-Toulouse. Ainsi à la demande des collectivités de Midi-Pyrénées un protocole d’accord relatif à cette branche a été proposé à l’Etat. Il vise à contraindre ce dernier à réaliser la LGV Bordeaux-Toulouse au plus vite par l’application possible de retenues financières sur Tours-Bordeaux.

En effet, ce protocole d’accord reconnaît le droit aux collectivités de Midi-Pyrénées de constituer une retenue financière de 30% du montant des participations prévues par l’Etat pour ce financement du tronçon de Tours-Bordeaux durant la totalité du chantier de ce tronçon. Si la déclaration d’Utilité Publique de Bordeaux-Toulouse n’était pas prononcée d’ici la fin de 2014, le taux de cette retenue serait porté à 40% des montants appelés par l’Etat jusqu’à ce que cette publication intervienne. L’intégralité de la retenue financière sera versée à RFF lors du démarrage des travaux de la branche Bordeaux-Toulouse.

De plus, l’Etat et RFF s’engagent à :

-Tenir l’objectif du lancement de l’enquête d’utilité publique relative à la branche Bordeaux-Toulouse dans le courant de l’année 2013, de façon à disposer du décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) en 2014.

-Assurer le démarrage des travaux dans un délai maximum de 3 ans à compter de la DUP.

-Conduire l’ensemble des études et des procédures relatives au fonctionnement de la ligne existante Toulouse Saint-Jory en les inscrivant dans le même calendrier que celui de la branche Bordeaux-Toulouse. Les aménagements de la ligne entre Toulouse et Saint-Jory bénéficieront d’un financement similaire à ceux de la ligne Bordeaux-Cenon.

La réalisation du barreau Tours-Bordeaux constituant une première phase pour la réalisation de la LGV en Midi-Pyrénées, l’Etat propose le plan de financement suivant :

 

Financeur

Millions d’euros valeur 2009

%

RFF

1 760,00

26,26%

Concessionnaire

1 951, 00

29,11%

Union européenne

10,20

0,15%

 

Etat

1 505,12

22,45%

Collectivités locales

1476,68

22,03%

Total

6 703,00

100%

 

Article unique :

La convention de financement et de réalisation du tronçon Tours-Bordeaux de la ligne à grande vitesse Sud-Europe Atlantique et le protocole d’accord relatif à la branche Bordeaux-Toulouse sont approuvées.

La participation de la Région s’établit à hauteur de 36,4% du montant attendu de l’ensemble des collectivités de Midi-Pyrénées pour la construction de la ligne Tours-Bordeaux soit 102 139 799 euros aux conditions de juillet 2009.

Cette contribution ne saurait être majorée par d’éventuels surcoûts du projet, à l’exception de ceux liés à l’actualisation des conditions économiques.

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 19:09

Nous recevons d'une personne préférant user d'un pseudo une proposition de chronique.

Nous la reprenons pour la santé de la démocratie locale.

 

Le Petit Journal du 23 février rend compte de la présentation de la candidature de Patrick Marty soutenu par de « nombreux socialistes ». Trois jours après, La Dépêche du Midi présente la candidature de Jean-Marc Parienté soutenu par un grand nombre d’élus socialistes. Bel exemple du rapport entre militants et élus au sein d’un parti politique !

En effet, les militants du PS ont désigné pour les représenter sur ce canton Patrick Marty donc, il était logique que le secrétaire fédéral du PS soit au lancement de sa campagne.

Mais que faisait, alors avec Jean-Marc Parienté, Etienne Astoul (suppléant de J-M Baylet), Jacques Moignard, Roland Garrigues et même Michel Marty qui a repris du collier pour l’occasion ? Y aurait-il deux PS en Tarn-et-Garonne, celui des militants et celui des amis de Jean-Michel Baylet ? A savoir comme il nous est arrivé de le lire à propos de Jacques Moignard (suppléant de Sylvia Pinel) : « des socialistes modérés » ? Jean-Michel Baylet est très content de son président du syndicat de la base logistique de Montbartier, base dont on attend avec impatience le nouveau nom plus porteur aussi le PRG soutient-il vraiment sa propre candidate ? Comment a pu s’ajouter à la liste des candidats, le SE Alain Belloc, maire de Pompignan et ami de J-M Baylet qui lui a confié la présidence de l’association des maires des communes traversées par la LGV ?

Groucho Marx

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 16:38

Baglin.JPG

Un peu de poésie sur ce blog, ça ne gâte pas. J’ai été abonné à la revue animé par Michel Baglin, Texture car je l’ai croisé il y a bien longtemps invité par Félix Castan. Il était à la Librairie Deloche dans le cadre d’une opération institutionnelle peu poétique : Livre et ou numérique. La diffusion de l’information a eu beau être massive la question n’a pas attiré la foule. Le sujet en valait la peine, l’homme aussi et l’avenir du livre encore plus.

Que Texture soit passé de la version papier à la version sur internet est une chose. Action d’autant plus agréable que Michel Baglin ancien critique littéraire à La Dépêche du Midi a eu les moyens d’avoir un site aux multiples facettes. Car, numérique ou pas, l’argent décide !

Michel Baglin a tenu à préciser que s’il reconnaît les mérites du net pour des revues, des critiques ect. Il doute du bien fondé de l’orientation vers le livre numérique en matière de littérature. Alors qu’il a été rappelé le bien fondé du rôle des éditeurs qui assurent une qualité de la production comment expliquer que les mêmes soient les chevilles ouvrières du livre numérique qui consiste à mes yeux en une normalisation des esprits ? Surtout quand l’éditeur phare en la matière est La Découverte, qui se prétend à gauche que j’en peux plus !

Au sujet de la technique, un participant a noté avec regret que nous devenons esclave de la technique quand comme chacun sait nous devenons esclave d’une société. A un moment le téléphone portable a sonné, c’était le sien, il s’est levé pour prendre la communication qui j’en suis sûr devait être urgente.

Ur ce point de la technique j’ai tenu à faire observer la fragilité induite par le numérique, une fragilité qui n’est pas innocente surtout quand on constate que les institutions ne font rien pour la réduire. J’appelle « fragilité » le fait, par exemple, qu’une édition papier d’un journal reste intouchable quand l’édition internet peut très bien être purgée à la demande de personnes ou de rédactions elles-mêmes. Je peux citer des exemples. Maurice Thorez n’aurait pas eu besoin de réécrire sa biographie !

Mais bon laissons malheureusement ce débat pour le moment afin de conclure par quelque chose de plus vivant : l’art de Michel Baglin.

De la poésie il est passé au polar, tout en restant poète. Il pense qu’il y a des émotions, des désirs d’écrire, qui lui viennent sous forme de nouvelles, de poésies ou de romans. Il se trouve que mon auteur phrare, Vazquez Montalban est aussi passé du poème au polar mais pour une raison plus terre à terre : aller à la rencontre du public. J’ai fait observer combien il est fascinant de noter l’absence de traduction du Montakban poète quand pourtant le Montalban polar a été une vedette alors que l’écrivain lui-même n’a jamais cessé de répéter que son œuvre majeure c’est la poésie. Michel Baglin n’y voit pas là une volonté des éditeurs, juste un phénomène qui à la limite viendrait des attitudes des poètes eux-mêmes qui pendant les années 60 ont choisi, non pas l’obscurité propre à l’expression de chacun et sa quête de mots du poète, mais l’hermétisme.

Une digression a bien sûr évoqué les merveilles de Facebook dans le déclenchement des révolutions des pays arabes. J’ai déjà étudié par ailleurs, dans une brochure sur le marketing politique la question sous l’angle de l’élection d’Obama qui aurait été aussi l’effet des réseaux sociaux. Le monde ne change pas : quand le doigt montre la lune ils regardent le doigt ! Peut-être suis-je expéditif ? Alors je reviendrai sur la question.

27-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 13:22

 Le Tarn-et-Garonne se distingue par une faible présence de la droite au Conseil général mais aussi parmi les candidats. Avec les deux candidats montalbanais qui ne sont pas clairement UMP, il ya sept UMP seulement avec un sortant.

 

Le Tarn et Garonne se distingue par une forte présence des candidats sans étiquettes qui votent généralement avec JM Baylet quand ils sont élus mais ils le sont de moins en moins, le PRG réussissant à les remplacer. Parmi les sortants il en reste deux Jean-Paul Albert et Jacques Roset qui a cette fois contre lui un candidat PRG.

 

Le terme de Sans Etiquette est un terme centriste qui peut aller des dissidents de droite au dissident du PRG qu’est Bésiers. Il est clair qu’avec deux SE issus de la droite contre P-A Lévi, il y a une opération contre Barèges. P. Poma a eu un soutien indirect de La Dépêche. La droite est très divisée dans les villes sauf à Castelsarrasin où elle présente Julie Lafourcade candidate PRG suppléante d’un PS en 2008 sur le canton de Saint-Nicolas de La Grave.

Sur Valence d’Agen Pompigne Mognard prend le relais de Jacques Briat l’ancien député qui a disparu de la vie politique.

 

Dernière observation, sur Grisolles la candidature du maire de Pompignan Alain Belloc, avec l’étiquette SE ne va pas faciliter celle de M-CL Nègre PRG, car il semble avoir le soutien de Baylet autant que la maire de Campsas, ayant été placé à la tête de l’association des maires concernant la LGV. JPD

 

Conséquences pratiques en termes de candidatures :

 

Nom du canton

UMP

Majorité

présidentielle

SE

Beaumont

 

JL Dupont DVD

G Pello

Castelsarrasin

J Lafourcade

 

JP Besiers

Caussade

F Bonhomme

 

M Ferrero

Grisolles

X Taupiac

 

A Belloc

Lafrançaise

 

 

J Roset

Lauzerte

 

 

Ch Badoc

Moissac 2

JL Henryot

P. Charles CNI

 

Monclar

 

 

JP Albert

Montaigu

M Albugues

 

 

Montauban 1

 

A Gabach

 

Montauban 6

 

P A Lévi

A De Santi

P. Poma

Montpezat

JMRoumiguié

 

 

Saint Antonin

 

 

G Agam

Valence

NPompigneM

 

 

 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 13:20

  ligne-budget.jpg

Nous publions enfin la ligne budgétaire du Conseil Régional Midi-Pyrénées votée le 20 décembre où il apparaît clairement que la région va payer en 2011, si la Convention est votée et si l’Etat tient ses engagements, 14 millions d’euros. La Convention va être votée et sur ce premier point l’Etat n’a pas d’engagement donc l’argent sera versé à RFF qui le reversera à Vinci. Comme en photo ça ne rend pas bien voici le tableau du chapitre 908

 

 

Aérodrome Hélisation

83 400

Aménagement et sécurité points d’arrêts

40 000

Acquisition modernisation matériel roulant

410 000

FEDER 2007-2013 Transports ferroviaires

1 000 000

Information voyageurs

225 000

Infra ferroviaires CPER 2000-2006

250 000

Infrastructure diverse POL TERR

2 000 000

Intermodalité Mode doux expérimentation

430 000

Intermodalité tarifaire

25 000

LGV Bordeaux-Tours

14 300 000

Longueur des quais

100 000

Matériel Technique

65 000

Mise en accessibilité des réseaux

400 000

Plan développement modernisation itinéraires

27 000 000

Plan Rail

42 500 000

Prospective flux transpyrénéens

350 000

Sécurité passage à niveau

100 000

Suivi des transports

500 000

Total

89 778 400

 

Si on va ensuite dans le détail où il est bien indiqué Autorisation de paiement la somme devient 88 778 400 euros mais cette fois la LGV est englobé je suppose dans un chapitre : « Gares et infrastructures ferroviaires 71 580 euros. » car elle n’apparaît pas ailleurs.

Ce tableau simple permet sans polémique inutile de vérifier l’importance du Plan Rail sauf que les élus savent que ce plan se termine en 2013 et qu’ensuite Martin Malvy a indiqué que l’effort ne pourrait pas être renouvelé, non que tous les besoins soient traités, mais par manque de budget. Tours-Bordeaux arrive en troisième position. Comme la construction des LGV a permis l’entrée de recettes (il faut en effet avoir toujours en tête les deux colonnes) on peut dire que face aux 30 millions d’euros acquis avec le vote de la TIPP régionale destinée aux infrastructures durables, 15 millions vont au TER soit 15 millions d’euros. Précisions que cette TIPP n’est pas un pourcentage mais un montant fixe qui s’ajoute au prix des carburants en Midi-Pyrénées. La TIPP de l’Etat est un pourcentage donc avec l’augmentation actuelle des carburants, c’est le jackpot pour Fillon.

Il est donc juste d’entendre Europe Ecologie qui a voté pour cette nouvelle taxe, dire qu’ainsi les lignes existantes sont aidées de 14 millions quand le Front de Gauche, qui a refusé cette taxe, demande pourtant… la construction de la LGV ! Mais il faut garder en vue le tableau d’ensemble ! Que va-t-il se passer avec Toulouse-Bordeaux ? Si on s’en tient aux projections actuelles, la somme sera quatre fois plus forte.

26-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 13:19

Document Conseil régional Midi-Pyrénées :

« De plus, l’Etat et RFF s’engagent à :

-Tenir l’objectif du lancement de l’enquête d’utilité publique relative à la branche Bordeaux-Toulouse dans le courant de l’année 2013, de façon à disposer du décret portant Déclaration d’Utilité Publique (DUP) en 2014.

-Assurer le démarrage des travaux dans un délai maximum de 3 ans à compter de la DU »

 

De plus en plus de personnes souffrent mentalement de cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête et voudraient que ce projet cesse d'être un projet. Ils veulent vendre, ils veulent déménager, ils sont maires, ils risquent de prendre la ligne sur leur maison, ou à côté, autant de personnes chez qui la colère monte car on joue avec les nerfs des citoyens. Dans toutes nos réunions nous sommes obligés de rappeler que la ligne ce n’est pas pour demain et qu’au contraire ils vont faire durer pour fatiguer les récalcitrants.

Le Conseil régional de Midi-Pyrénées vient de fixer un calendrier plus fantaisiste encore que les calendriers de RFF :

- Déclaration d'Utilité publique (DUP) en 2014 (supposons que ça soit vrai).

- Début des travaux en 2017 ! (ça c’est impossible).

 

Pour les derniers projets en cours (Bordeaux-Tours ; Le Mans Rennes ; contournement de Montpellier-Nîmes) il y a au minimum quatre ans entre la signature de la DUP et, après l’appel d’offres, la signature du PPP (le moyen de financer). Après la signature du PPP, nous le voyons pour Bordeaux-Tours, un an après la signatuire, les travaux sont encore loin de leur début ! Donc, suivant ce schéma réel, le début des travaux sur Bordeaux-Toulouse, c’est 2014 + 6 donc 2020 or pour Bordeaux-Tours, la conclusion va durer six ans, comme ça sera de même pour Bordeaux-Toulouse on arrive à une ligne achevée au mieux en 2026 ! ! !  

 

Cette information n’est pas fantaisiste. Ce sont les autres qui le sont car ils se moquent de la réalité. Pour le débat public en Auvergne RFF en revient à un tarif de 7 millions d’euros du kilomètre alors qu’ils reconnaissent pour Bordeaux-Toulouse 20 et qu’en fait pour Bordeaux-Tours c’est 27 ! Même des pro-LGV cheminots m’ont répété : « surtout ne jamais croire RFF ». Désolé pour cette information qui ne pourra calmer les douleurs de nerfs. « Prendre son mal en patience » n’aura jamais été aussi nécessaire qu’avec ce projet fou.

26-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 13:10

lacourtpetit-journat.jpg

Petit Journal du 25 février

 

Lacourt Saint-Pierre : Informations sur la LGV

Le 22 février la jeune association « Non à la LGV » a proposé un moment de partage autour d’informations qui ne concernaient pas le tracé mais le fond du problème, quel intérêt avons-nous à laisser passer cette ligne à grande vitesse ? Contrairement à une idée répandue, cette ligne n’est pas une fatalité coulée dans le marbre, surtout au moment où on découvre que le financement de l’élément précédent, Bordeaux-Tours ne se solutionne pas ! C’est l’association TGV en Albret qui a présenté l’argumentaire en faveur d’un investissement sur les lignes existantes, appuyé par les interventions du Collectif Val de Garonne Lomagne. Les 350 personnes rassemblées ont pu noter que les opposants à la LGV ne sont pas des adversaires du train mais au contraire des promoteurs enthousiastes du train dans toutes ses vertus : le fret, le train régional, le train interrégional et le TGV qui en circulant à 220 km/h sur les lignes existantes rend des services proches d’une LGV. Il s’agit en effet de comparer les performances indiscutables d’une LGV (à tarif très cher : Bordeaux-Tours c’est le prix de 8 aéroports) avec ceux d’une ligne actuelle rénovée. Imaginez la suppression entre Toulouse et Bordeaux de toutes les barrières, c’est un avantage pour tous. Des prochains rendez-vous ont été fixés dont un rassemblement le 28 février à  partir de 9 h 30 devant le Conseil régional Midi-Pyrénées pour dénoncer un vote en faveur de la LGV.

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