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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 13:01

Le journal Le Républicain avait une rubrique signé Camparol qui état en fait Paul Rolland. J'y reviendrai. JPD

Merci à ceux qui peuvent améliorer la traduction

 

So que se dis

Dimenche pasat, à Niso, se tenio uno acampado coumunisto. Thorez i èro vengud. E, dins aquelo vilo ount, i a qualquos annados, lous quites radicals èroun pas agajats de boun èl, lous ouratours d'esquerro siasquèroun escoutats ambé gauch per mai de 15.000 persounos.

E aqui qu'aquel pople estounat vejet mountar sus l'estrado un jouve curat de 25 ans, l'abat Daumas. Aqueste, sens trastejar, diguèt qu'èro de tout cor ambe lous que mascanhoun.

I a à pariar, apoudet, que pensam pas del mèmes biais sur la religiu, mès aco i fa res. Moun mestre Jesus-Christ, quand proumetio als paures bougres lou Paradis, lour demandabo brico de crebar de fam sus aquesto terro.

E l'abat Daumas fasquèt lou proucès d'aquelis falses crestians que fan lou sinne de la crouts, ban counfesar e coumuniar, mès que pensoun qu'à elis, e se trufoun deis que mancoun de tout. Diguèt que calho se debarrassar d'aquelo soucietat capitalisto pouirido que sousco qu'à sous plazers et que sab recoucar que lous mots de caritat e d'Evangeli, mès que se gardo plan de far quicom mai.

E aprèp aber dich que s'atendio à tout so que i poudrio far soun abesque, mès qu'aco lou fario pas cambiar, dis à Thorez :

"Abetz oufrit la man à toutis lous ornes de bouno voulountat, prenetz la meuno !"

Crezi pas que valgue la peno d'aproundre qu'aquel curat siasquet aplaudit à tout petar ples que l'abiu auzit. Camparol (27 Juin 1936)

 

Traduction :

Dimanche dernier, un rassemblement communiste avait lieu à Nice. Thorez y était venu. Et, dans cette ville où, il y a seulement quelques années, même les radicaux n'étaient pas regardés d'un bon œil, les orateurs de gauche furent écoutés   par plus de 15.000 personnes.

Voilà que ce peuple étonné vit monter sur l'estrade un jeune curé de 25 ans l'abbé Daumas. Celui-ci, sans hésiter, déclara qu'il était de tout cœur avec ceux qui mascagnent. Il y a à parier, ajouta-t-il, qu'en matière de religion nous ne voyons pas les choses de la même manière, mais ça ne fait rien. Mon maître Jésus-Christ, quand il promit aux pauvres le Paradis, il ne leur demanda en aucun cas de crever de faim sur cette terre. Et l'abbé Damnas fit le procès de ces chrétiens qui font le signe de la croix, vont à confesse et communient, mais qui ne pensent qu'à eux et se moquent de ceux qui manquent de tout. Il déclara qu'il fallait se débarrasser de cette société capitaliste pourrie qui ne pensent qu'à ses plaisirs et qui sait répéter les mots de charité et d'Evangile, tout en se gardant bien de faire autre chose.

Et après il dit qu'il s'attendait à tout ce que pouvait lui faire son évêque, il en garderait néanmoins ses idées et déclara à Thorez :

"Vous avez offert la main à tous les hommes de bonne volonté, prenez la mienne !".

Je ne crois pas qu'il vaille la peine d'ajouter que ce curé fut applaudi à tout rompre par ceux qui l'avaient écoutés.

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 12:58

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Espagne

Maurice Rajaud avec les Brigades internationales

Le Républicain du 14 novembre 1936

"Maurice Rajaud. ouvrier du bâtiment, vient d'être tué dans les rangs des milices espagnoles. Il était âgé de 25 ans.

Dans un élan généreux, par un acte mûrement réfléchi, il s'engagea comme mitrailleur dès le début septembre, et c'est à ce poste que le 10 du même mois il a trouvé une mort glorieuse sur le front de Huesca en Catalogne.

Son souvenir restera avivé de reconnaissance et d'admiration pour son esprit de sacrifice et de courage, trait essentiel de son caractère.

Il n'est personne à Caylus qui ne se souvienne du geste d'abnégation dont fit preuve Rajaud, lors de l'accident du pont d'Auvergne, quand un camion chargé de gaz butane tomba dans le ravin. Rajaud se précipita et sauva le chauffeur d'une mort certaine, quelques instants avant l'explosion.

Une récompense de la fondation Carnegie sanctionna son dévouement.

Aujourd'hui, à son tour, Rajaud est victime de ce même dévouement à la cause altruiste.

Honneur à sa mémoire.

A sa mère Mme Rajaud et aux siens, le Secours Rouge, dont il était membre, et tous ses nombreux amis adressent avec le témoignage de leur vive sympathie, leurs biens sincères condoléances."

 

Note :

Le Républicain du Tarn et Garonne étaitd à ce moment là un hebdomadaire soutenant la gauche. J’avais par ailleurs interrogé l’épouse d’un militant majeur dans le secteur de Caylus, Laguépie, Saint-Antonin, Fernand Granier qui m’indiqua sur ce sujet : "Quant au camarade de Caylus qui fut tué en Espagne, oui. je le connaissais. C'était un camarade et un voisin - Maurice Rajaud - il était communiste, c'est tout ce que je sais."

Il semblerait donc qu’avant son départ en Espagne il vivait à Laguépie. JPD

 

Complément à l’article : Maurice Rajaud de Caylus

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 21:49

 

                                               Deux articles qui présentent la situation

 

Le Moniteur

Contournement de Nîmes et Montpellier : RFF invite les candidats à préciser leur offre

FV | 15/02/2011

Suite à la signature le 7 février du protocole d'étape validant le cadre du Contournement de Nîmes et Montpellier, RFF lance le dialogue compétitif avec chacun des trois groupements candidats pilotés par Bouygues TP, Eiffage et Vinci Concessions.

 

Thierry Mariani, secrétaire d'Etat chargé des Transports, a signé lundi 7 février, à Montpellier, le protocole d'étape entre les partenaires financeurs de la future ligne à grande vitesse du contournement entre Nîmes et Montpellier pour le fret et voyageurs.

Le cadre du Contournement de Nîmes et Montpellier étant validé, Réseau Ferré de France (RFF) a convoqué les trois groupements candidats pour la première session du dialogue compétitif et approfondi.

Vers la conclusion du contrat de partenariat

Cet échange avec les candidats durera 7 semaines. Les groupements remettront leur offre finale cet été, et RFF désignera l'attributaire pressenti du contrat à l'automne 2011.

Le contrat porte sur le financement, les études, la construction et la maintenance de la nouvelle ligne à grande vitesse. En contrepartie, le groupement retenu recevra des financements publics et des loyers versés par RFF. L'organisation des circulations restera sous la responsabilité de RFF.

Construction de deux nouvelles gares

Le projet s'étend désormais à la construction de deux nouvelles gares au Contournement de Nîmes et Montpellier pour la desserte de deux agglomérations : à Manduel, pour Nîmes et dans le secteur Odysseum, pour Montpellier. Au final, il permettra de mettre Paris et Montpellier à 3 heures l'une de l'autre, d'augmenter les circulations TER entre Nîmes et Sète et d'éloigner les trains de fret des centres villes. « En franchissant cette nouvelle étape, RFF affirme sa volonté de faire aboutir le meilleur projet possible pour le Languedoc Roussillon, dans le cadre de nos Grands projets Ferroviaires Méditerranéens, estime Hubert du Mesnil, Pdg de RFF. Maillon essentiel de la liaison Italie - Espagne, ce projet offrira un progrès majeur pour la circulation des voyageurs régionaux et des marchandises ».

80 km de long

D'une longueur de 80 km, ce projet comprend à la fois, la réalisation d'une section de 60 km de ligne à grande vitesse entre Manduel (à l'est de Nîmes) et Lattes (à l'ouest de Montpellier), 10 km de liaison sur la rive droite du Rhône et 10 km de raccordements vers Saint Brès, Lattes et Manduel.

Première phase de la réalisation de la ligne à grande vitesse mixte fret et voyageurs entre Nîmes et Perpignan, ce projet s'inscrit dans le prolongement de la ligne à grande vitesse Méditerranée et de la concession franco-espagnole Perpignan-Figueras mise en service fin 2010, qui assure la connexion entre le réseau français et européen avec le réseau ibérique.

Les objectifs

Ce projet permettra d'accroitre l'attractivité du transport de voyageurs à grande vitesse vers le sud de la France, tout en libérant des sillons sur la ligne actuelle pour augmenter significativement l'offre des trains régionaux de voyageurs. Il favorisera également le développement du corridor « D » entre Valence-Lyon-Turin et Budapest pour le fret européen. Plus largement, cette ligne à grande vitesse qui combine l'activité fret et voyageurs, permettra à l'horizon 2016, d'accroître l'attractivité du transport ferroviaire français et européen en s'inscrivant dans une perspective de développement durable mise en avant par le Grenelle de l'Environnement.

 

 

Midi-Libre

Dimanche 6 février 2011

LGV : Doutes sur les LGV Montpellier-Perpignan et Provence

  FRANCE - Ce dimanche sera paraphé à Montpellier un protocole d’étape pour le financement de la ligne nouvelle du contournement de Nîmes et Montpellier. Cette signature survient à point : le colossal programme de construction du Grenelle laisse élus et professionnels perplexes, les caisses étant vides et le réseau ferré classique à bout de souffle : RFF manque d’argent même pour entretenir les voies anciennes (17 % d’impasse budgétaire).

Le projet de Schéma national des Infrastructures de Transport (Snit) confirme 2 000 km d’ici 2020, puis 2 500 km par la suite. Total : cent milliards d’euros ! tout simplement Pharaonique. La ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, néanmoins, rassure : « On demande des participations aux collectivités territoriales, parce que ça leur permet de se développer. » Mais le cas de la LGV Tours-Bordeaux donne à réfléchir. Le financement de ce projet de 7,8 mds € n’est pas bouclé après des mois de négociations.

Les collectivités commencent à dire qu’elles ne pourront pas suivre, tandis qu’un appel au privé menace d’une forte hausse du prix des billets. Quant à RFF, gestionnaire des voies, il ne peut plus s’endetter que si les investissements sont rentables. Ce qui ne semble souvent plus le cas.

Du coup, on entend qu’une partie des projets ne seront jamais réalisés. Maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP), glisse qu'« il n’y aura peut-être jamais de LGV » Marseille-Nice. Il est vrai qu’avec ses collègues il a choisi l’option la plus chère à... 15 milliards d’euros. « Ce programme de LGV, c’est comme si on construisait de nouvelles ailes à un château dont on n’aurait pas les moyens de refaire les toitures », note un cadre de la SNCF. François Fillon, lui, refuse que l’on sacrifie le réseau existant aux LGV.

En Languedoc, ce doute vise bien sûr la future LGV Montpellier-Perpignan. Là encore, c’est l’option la plus chère qui a été choisie, fret et très grande vitesse : 5 à 6 milliards d’euros. Phasable... ou infaisable ?

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 15:45

Histoire de Réalville

 

Franchement, pourquoi un s à Lastoursville ? Car le nom de cette ville du Gabon est en hommage à un Français qui s’appelait de Lastours. Un natif de Montauban mais en fait un homme qui passa son enfance dans le château familial à Réalville. Et hier soir, au débat que j’ai animé à Cayrac on a fait, entres autres vagabondages, ce chemin de Réalville jusqu’à Lastoursville car un des participant, dont le grand-père a travaillé pour le château de Lastours se retrouve avec un fils marié à une Gabonaise qui, comme ceux de l’endroit où elle habite, voue une admiration pour l’explorateur de Lastours ! N’est ce pas génial de retrouver ainsi l’histoire ?

C’est par un texte d’internet que nous apprenons :

http://www.annales.org/archives/x/rigail/rigail.html

 

Rigail-de-lastours-3

 

« La vie de François Rigail de Lastours, compagnon de Savorgnan de Brazza. par le Dr Joseph Vassal

Ce texte a été publié dans La Géographie, 1931, LVI, pp. 310-329

En descendant l'Ogooué, je me suis arrêté devant la tombe de François Rigail de Lastours, au poste d'honneur où il est mort et qui porte son nom. Devant ces tuiles disjointes que la brousse envahit, j'avais pensé qu'il fallait rendre hommage à sa mémoire. Il fut un collaborateur de Pierre Savorgnan de Brazza dans la conquête et l'organisation du Congo français.

Pour m'acquitter, je n'avais trouvé, dans les bibliothèques que des traces insignifiantes. Mais la piété d'une sœur veillait. Des documents, des lettres étaient conservés comme des « reliques ». Mme Dupré de Pomarède les a mis à ma disposition pour rédiger cet article.

Jacques-Marie-François Rigail de Lastours était né le 26 mai 1855, à Montauban, de Antoine-Paul-Léonce et de Laure-Pauline- Antoinette Delort. Il appartenait à une ancienne famille protestante du pays. Ainsi qu'en témoigne le « livre de raison », que les familles de religion réformée tiennent à jour et conservent de père en fils, la généalogie des de Lastours se poursuit pendant dix générations. La ville de Montauban, aux annales glorieuses, qui compte tant de fils célèbres, a tenu à revendiquer François de Lastours parmi les siens.. Une plaque commémorative a été apposée sur la maison natale, aux allées Mortarieu, le 3 décembre 1912.

Il passa son enfance au château de Lastours, à Réalville, proche de Montauban, partageant ses jeux avec ses trois sœurs, Charlotte, Marguerite et Suzanne. Les parents moururent de bonne heure, François fut élevé par son oncle maternel, M. Delort, officier de marine en retraite, dont l'influence fut prépondérante et détermina sa vocation coloniale. »Cette rencontre à Cayrac qui a rassemblé dix-huit personnes a permis un échange tous azimuts, sur le chemin entre Réalville et Lastoursville. Un échange émouvant pour moi car Cayrac et Réalville sont le paysage de mon enfance. Un échange qui dépassa largement le thème, la Troisième République, pour aller du moyen-âge à l’actualité. Un échange qui rassembla l’ouvrier et le noble, le paysan et l’autodidacte, la spécialiste et le curieux, une diversité assez unique. J’en ai acquis la certitude qu’à nos portes il y a partout des choses magnifiques à étudier, à creuser, à partager… ce qui n’interdit pas d’aller loin !

 

Pourquoi faut-il que sur cette famille, il soit si difficile d’arriver à trouver des documents ?Debat-Cayrac.JPG

 

La commune de Cayrac a un axe « noble », la rivière Aveyron mais c’est une commune sans village. La commune de Réalville a un axe « minable » la rivière La Lère mais c’est un beau village. La Lère ressemble à un modeste ruisseau or ce fut un axe de communication nord-sud de longue date comme le confirma le débat. Du temps des romain, au Moyen-âge, pendant et après la révolution, puis une route nationale, une voie ferrée, une autoroute… comme si l’histoire se répétait. Peut-on écrite l’histoire de la Lère ?

 

Pas loin de la Lère, le jeune François a beaucoup joué, il lui est venu des rêves d’explorateur et un explorateur ce n’était pas forcément un colonisateur. Il va mourir très jeune de maladie comme son père va mourir jeune d’un accident de chemin de fer. Ces hommes voués à la connaissance seront tués par leur passion !

 

Pourquoi chercher très loin ce qu’on n’arrive pas à voir sous nos yeux ? Il est évident que le jeune Réalvillois qui arrive à Lastoursville sans connaître l’histoire… ne la verra pas, il se demandera simplement : pourquoi ne pas écrire simplement Lastourville ?

De Réalville à Caylus

Parce que le hasard fait bien les choses, l’ami Pierre Caors évoqua au détour d’une phrase un autre des natifs du village épris par les mêmes passions, Pommarède qui, ayant observé les sols aux alentours de Caylus comprit la présence de phosphates.

Les phosphorites du Quercy comprennent les gisements de phosphate de chaux exploités entre 1870 et 1914 dans le Tarn-et-Garonne, principalement les cantons de Caylus, de Caussade, de Saint-Antonin qui possèdent quatre types de dépôts de phosphorites, souvent en masse concrétionnée, parfois en masse compacte dite ostéotite. Un article nous éclaire :

http://www.annales.org/archives/cofrhigeo/phosphate-midi.html

Nous apprenons : « 1.- Découverte et exploitation. A. Thévenin, qui publia en 1903 une thèse de Doctorat-ès-Sciences sur la bordure sud-ouest du Massif Central, excellente pour son époque, dit que c'est "vers 1865" que M. Pommarède avait découvert le premier gisement à Cos, aux environs de Caylus. La "Statistique" mentionnée ci-dessus dit que M. Poumarède fit sa découverte en 1869 à la ferme de Pendaré (qui est aussi dans la commune de Caylus, à 2 km de Cos). Enfin des recherches récentes ont fait apparaître que Jean-André Poumarède, pharmacien, médecin et chimiste à Caussade écrivit le 4 janvier 1867 au Préfet du Tarn-et-Garonne : "J'ai l'honneur de vous communiquer que je viens de faire une découverte qui peut avoir une certaine importance pour l'agriculture et la paléontologie" »

Une fille de Lastours s’est mariée avec un Pomarède qui n’est donc pas Poumarède.

Ci-dessous : phosphatière à Caylus.

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De Réalville à Caussade

La question des chapeaux de paille mériterait elle aussi une étude ample, précise pour voir par exemple comment Réalville où elle se développa quelques temps rata, sans doute pas désintérêt de ses élus hobereaux, le développement de cette industrie phare à Caussade et Septfonds. J’ai déjà étudié une partie du dossier dans une brochure sur Miss Cantecor et les chapeaux, en constatant que comme pour les minières de Bruniquel ou les phosphates de Caylus, le monde des travailleurs n’a pas la côte dans l’histoire locale.

En conclusion, il n’y a rien de tel que ce type de dialogues pour avoir envie d’aller plus loin… même si parfois on n’y arrive pas.

Si la soirée avait été enregistrée j’aurais pu écrire un livre sur le sujet.

19-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 12:41

Le-pen.jpg

Le dessin de Jean-Marie Courtot a été publié en mai 1990 dans un des dix journaux qu’il m’est arrivé de créer. Il s’appelait Vivre et Lutter et dura deux ans. Pourquoi est-il toujours d'actualité ? Aujourd'hui ceux qui croyaient que la mort du chef serait la mort du FN pensent quoi ?

                                               Amicalement, Monsieur Mélenchon…

 

Des années 1970 à 1996, le PS s’est renforcé sur sa gauche avec des militants du PSU, de la LCR ou du PCF (la dernière vague fut celle de Charles Fiterman). Puis à partir de 1992 à aujourd’hui on a assisté à une frange de gauche ayant quitté ce même PS avec la naissance du Mouvement des Citoyens puis celle du Parti de Gauche et sa « révolution citoyenne ». En 1994 j’ai contribué à l’organisation d’un débat avec Anicet Le Pors qui participa avec Chevènement à l’expérience des Européennes de 1994, un échec qui obligea ce dernier à reporter ses espoirs sur la présidentielle de 2002, en laissant de côté celle de 1995. Aujourd’hui, je partage et soutiens un certain nombre de positions du Parti de Gauche mais, par ces quelques mots je tiens à attirer l’attention sur deux types d’actions qui me semblent contre-productives.

 

Le rapport au PS

Je considère qu’un manque de clarté du PCF sur ce point lui a été préjudiciable pour avoir refusé d’analyser une double réalité. En 1981, quand on posait la question à Georges Marchais de savoir ce qu’il ferait au second tour, il éludait la réponse en rappelant qu’il pouvait tout aussi bien être en tête de la gauche. Aujourd’hui quand on pose la même question à J-L Mélenchon je l’ai entendu répondre : « nous sommes au début de la campagne, il peut y avoir des surprises », sous-entendu « je peux aussi être en tête de la gauche ». Comme pour Marchais et tant d’autres après lui (j’ai entendu les mêmes propos dans la bouche de Bové en 2007), laisser entendre qu’on aspire à être au second tour, c’est contre-productif car l’électorat de gauche qui veut chasser aujourd’hui Sarkozy, pense très majoritairement (même celui qui soutient Mélenchon) que seul le PS peut y réussir. Ils pensent : « Si Mélenchon est en tête de la gauche, c’est tout bénéfice pour l’UMP. » Le phénomène du « vote utile » n’est pas qu’une astuce politique du PS pour ramener à lui des brebis égarées. C’est un souhait réel de millions de citoyens, un souhait que je ne partage pas, mais que je ne renvoie pas pour autant dans le néant politique.

Face à ce débat on m’a souvent répondu que, dans touts les cas, aller à une élection « c’est pour gagner » (une façon de gonfler les militants qui pourtant ne sont plus des ballons). Dans ce cas il faut adhérer au PS… Ayant toujours appartenu à « l’autre gauche » j’en ai déduit qu’aller aux élections c’était pour lancer des idées, des pratiques, des propositions… et s’organiser. La Coupe de France de foot permet à de petits clubs de battre des grands, mais ensuite les petits savent bien que entrer chez les grands, ça passe par une série de marches bien définies.

Rien à voir avec la tactique politique, mais bien avec la stratégie.

En janvier 1981 j’ai écouté un membre notoire du Comité Central du PCF annoncer avec sérieux, et de justes éléments mathématiques (les résultats des Européennes de 1979), que Marchais serait devant Mitterrand. Tous les participants à cette réunion ont été abasourdis par la myopie politique de ce « dirigeant ». Bien sûr, c’était là le rêve de Giscard dont la télé fit de Marchais une vedette, et c’était le rêve de l’ambassadeur d’URSS qui, entre les deux tours, rendit une visite ostensible à Giscard. Pour gagner des voix sur la gauche, Marchais ne cessa de rappeler les évolutions à droite de Mitterrand (bien réelles) puis après la victoire du PS, les mêmes dirigeants se firent les champions de la participation gouvernementale… jusqu’en 1984 quand le PCF entra dans une nouvelle vague antisocialiste.

Pour « l’autre gauche » le positionnement ne peut être ni celui de l’opportunisme, ni celui du sectarisme. Il ne me semble pas contradictoire de critiquer les positions du PS (oui disons le clairement, Huchon vient de trahir la gauche avec sa signature du Grand Paris) et de constater, vu le rapport de forces, qu’il appartient au PS de battre l’UMP ce qui n’est pas une fin en soi, ni une étape vers le bonheur, mais la responsabilité des électrices et des électeurs.

Comparez les grands médias de 2006 et ceux de 20011 et vous verrez qu’hier ils étaient TOUT Ségolène et que cette fois ils ont décidé que DSK la remplacerait. En conséquence la question n’est plus de savoir quel sera le résultat des primaires, DSK a déjà gagné. Je comprends tout à fait que le contexte actuel conduise des millions de personnes à le soutenir pour les deux tours. On ne décide pas de la réalité. Analysons là, prenons nos responsabilités, et chacun ensuite à son libre arbitre. En envoyant DSK au FMI Sarkozy pensa s’en débarrasser, il s’est peut-être trompé là aussi ! Le passage de DSK par le FMI le rend crédible en tant que remplaçant de Sarkozy… or il semble prêt à continuer la même politique. Deux questions qui conduisent à la suivante : sa candidature peut-elle renforcer l’autre gauche ?

Je rappelle qu’en 2002, au début de la candidature Chevènement, les sondages étaient de l’ordre de 16% pour lui, ce qui incitait l’homme à jouer de plus en plus la carte « gaulliste » car quand on lui demandait : « si vous êtes élu président, avec quels éléments du parlement vous gouvernerez ? » il ne pouvait pas répondre : « avec les députés du Mouvement des citoyens. »

J’en conviens, le Parti de Gauche a lui inauguré une ère nouvelle avec la réalisation du Front de gauche. N’ajoutons pas des illusions à des illusions ! Le PCF aujourd’hui peut aller de fédérations assujetties au PS, à d’autres plus rénovatrices et d’autres totalement éclatées, il n’est plus une entité unie - tout comme on assiste au sein du PS à des guerres féodales (je prends le Puy de Dôme par exemple). On verra dans les cantonales des candidats du PCF contre des candidats du PG ! « L’autre gauche » continue d’être très largement émiettée et ce phénomène n’a pas été arrêté par la naissance du Front de gauche (sauf pour les amateurs de façade). Des dirigeants du PCF ayant bien compris qu’aujourd’hui, l’essentiel c’est plus les législatives que la présidentielle, il serait peut-être utile que Mélenchon n’inverse par la donne en pensant que l’essentiel c’est plus la présidentielle que les législatives. Bien sûr, on me répondra encore : « fausse opposition » ! Si les deux scrutins sont en effet liés (à cause d’une infamie du PS plaçant les législatives à la remorque des présidentielles) ils sont aussi très distincts.

Le rapport au FN

Encore une fois, certains font comme si l’histoire n’existait pas. Début 1987, sur une petite chaîne de télé soucieuse de sa pub, un débat opposa Lajoinie (candidat du PCF pour l’élection de 1988), et Jean-Marie Le Pen. Ce débat enregistré sur cassette a circulé dans les réunions de cellule du PCF pour démontrer aux militants que Lajoinie avait mis K.O. Jean-Marie Le Pen en révélant sa vraie nature. C’était une époque où PCF et FN avait la même influence électorale. J’ai alors décidé de quitter le PCF car je pensais que tout débat avec le FN est contre-nature, et qu’ainsi aucune extrême-droite ne pouvait être K.O. Inutile de rappeler la suite des trajectoires politiques des deux hommes. Or voilà que je revis le même scénario (une tragédie se faisant comédie ?) avec le débat Mélenchon-Marine, et les leçons qui s’en suivent sur le journal du PG dans un édito de Lapierre : « Le Pen K.O. continuons le boulot », au moment où les sondages donnent 19% à Marine et 5% à Mélenchon (relativiser les sondages ne peut signer les exclure de la réalité). Il ne serait pas respectueux de confondre l’extrême-droite d’hier très activiste dans la rue, et celle d’aujourd’hui qui dort dans les consciences. A trois jours de la fin du dépôt des candidatures aux cantonales, dans mon département on est en droit de croire qu’il sera totalement absent, vu qu’il ne fait aucune apparition, aucune annonce, or je sais très bien qu’il sera présent avec des scores importants. L’extrême-droite n’est pas le résultat d’une argumentation insuffisante pour le dénoncer, car elle ne joue pas dans la cour du rationalisme. Elle est l’effet d’un vide laissé par la gauche toute entière, or la politique ayant horreur du vide, il se remplit de voix FN. En février 34 combattre l’extrême-droite c’était tenir la rue de manière unitaire face à elle. En 2011, ça n’est possible que si la gauche sort de son suicide quotidien. Non, non et non ce n’est pas Sarkozy qui roule pour le FN. Sarkozy fait la politique qui est la sienne et je refuse de lui reprocher d’être ce qu’il est. Je ne m’insurge pas devant ce qu’il est ! Il assume parfaitement sa fonction ! Je m’insurge par contre en constatant la réalité d’une gauche sur la défensive, voire absente en termes de réponse populaire à des crises réelles. Une gauche qui se défausse sur le méchant Sarkozy ! J’ai entendu des amis dire : « il faudrait relancer Ras l’Front ». Non camarades, il faudrait enfin tirer les leçons de l’échec de Ras l’Front ! Comme de l’échec de SOS Racisme etc. Marine Le Pen a beau annoncer que c’est la droite qui par sa politique lui permet de gagner, c’est faux.

Au second tour, l’électorat du FN vole rarement au secours de la dite droite, car lui ne craint pas d’être en tête de la droite ! Il s’agit d’un électorat révolté, en rupture avec le système démocratique. L’électorat d’extrême-gauche et de l’autre gauche se reporte au contraire largement sur la gauche au second tour, et craint de la gêner au premier. C’est une réalité historique qu’il faut analyser. Voilà pourquoi, y compris au sein d’une gauche désorientée, mettre Mélenchon et Marine sur le même bateau est une honte : à cause de ce que représentent les deux personnages et encore plus à cause d’une confusion criminelle entre les deux électorats. Je ne prétends détenir aucune vérité, j’écris à partir d’une expérience politique de 40 ans pendant laquelle j’ai essayé de contribuer à la naissance d’une autre gauche, écologiste, socialiste et républicaine, ce que j’appelle encore d’un mot assassiné, le communisme ! 19-02-2011 Jean-Paul Damaggio

 

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 12:39

Depuis le mois de mai 2010 j’essaie de faire comprendre que le tournant des opérations LGV c’est le bouclage financier d’un montage fou du GPSO. Petit à petit la question est sortie des couloirs, quelques personnes dont le site de l’association LEA a accepté de diffuser la convention de financement et aujourd’hui tout l’édifice tremble car la question des délais est cruciale et le stratagème de Ségolène Royal risque d’être le grain de sable qui casse la machine. Vous pouvez comparer ci-dessous deux comptes-rendus différents de la commission permanente qui vient de se tenir en Poitou-Charentes, celle d’un militant anti LGV (allez sur le site vous aurez les dessins en plus en cliquant sur le titre) et celle de Sud-Ouest. La lecture des différences a son utilité.

On comprend mieux à présent la colère d’Alain Rousset traitant les anti LGV de « débiles ». En fait il ne digère pas l’attitude de sa voisine ! Bien sûr, tout n’est pas joué et l’affaire n’en est pas à son dernier rebondissement. JPD

 

« Dans l’espoir d’une envolée de pigeons plumés dans toutes les régions. A nous d’y travailler, non ?

LGV SEA : Coup de fusil en Poitou Charentes, et envolée de pigeons plumés ?

Le texte mis en délibération à la séance plénière du Conseil Régional de Poitou Charentes a finalement été approuvé à une courte majorité pour ce qui s’agit d’un prêt à l’Etat, et une large majorité quand aux conditionnalités concernant les dessertes régionales.

« Si l'Etat, à cause d'une mauvaise gestion, a les caisses vides, il doit trouver ailleurs qu'en frappant les contribuables de la Région les ressources financières pour payer les infrastructures dont il a la charge", poursuit le texte. » Si la LGV est concédée à une entreprise privée, c'est que celle-ci en attend" des bénéfices liés aux "travaux" et à "l'exploitation", poursuit le communiqué selon lequel "il n'est pas acceptable que les bénéfices soient privatisés et que les pertes ou les investissements relèvent de la collectivité" explique Ségolène Royal . (Investir)

«La collectivité n'a pas à financer un projet qui est concédé au privé, explique Françoise Coutant. Or, si la région fait un prêt à l'Etat, au final, ce n'est pas le concessionnaire privé, Vinci, qui paiera, mais bien le contribuable». La proposition de prêt a toutefois été entérinée par 30 voix contre 25. (Nouvelle République)

Une des conditions du texte mis en délibération était : « garantie de réalisation des études alternatives au projet de Ligne à Grande Vitesse Poitiers Limoges. »

Dans un rapport émis le 13 décembre 2010, le Conseil Régional avait déjà émis un avis défavorable à la réalisation d’une nouvelle infrastructure dans un couloir déjà impacté par deux infrastructures de transport (RN 147, et TER), d’autant que cette infrastructure apporte de gros inconvéniants aux territoires impactés sans aucun avantage. La mise à l’étude d’une solution alternative avait été demandée à l’Etat et RFF.

La balle est dans le camp de l’Etat. Acceptera t’il cette proposition d’avance de 95 Millions € à l’Etat, avance conditionnée par des engagements en matière de dessertes du territoire et de réalisation d’études de solutions alternatives au projet aberrant LGV Poitiers Limoges ?

Comment réagirons les autres collectivités territoriales, qui pourtant majoritairement de gauche, se sont jusqu’à présent aplati sans résistance face à ce chantage financier de l’Etat au sein d’un PPP (Partenariat Pigeon Plumé) contraire à l’éthique républicaine ( bien public) concédé au profit du privé mais payé lourdement par le contribuable ? »

 

Article de Sud Ouest

LGV Tours-Bordeaux : Ségolène Royal veut accorder un prêt à l'Etat

Sud-Ouest 19 février 2011 07h20 | Par Patrick Guilloton

Nouveau coup d'éclat pour Ségolène Royal. La présidente de la  Région Poitou-Charentes a décidé que la LGV ne se ferait qu'à ses conditions.

Voilà un mois, Ségolène Royal affirmait que la région Poitou-Charentes ne mettrait pas un sou pour financer la LGV Tours Bordeaux, estimant que ce chantier de 7 milliards d'euros relevait de la seule compétence de l'État.

Hier, à Poitiers, ce dossier est revenu sur le tapis lors d'une commission permanente. Et par une sorte de stratagème, la présidente de Poitou-Charentes a tenté de relancer la balle dans le camp de l'État. Après avoir noté avec conviction que cette infrastructure concédée au groupe Vinci ne devait pas coûter au contribuable régional  - "il n'est pas acceptable que les bénéfices soient privatisés et que les pertes ou les investissements relèvent de la collectivité" a-t-elle lancé -, elle a proposé que l'assemblée décide d'octroyer à l'État un prêt sous forme d'avance remboursable d'un montant de 95 millions d'euros.

Il est en effet demandé à la région de verser au pot 103 millions; déjà 8 millions ont été débloqués pour les études. Avant d'ouvrir sa bourse, Ségolène Royal veut avoir la garantie signée que les gares de la région seront bien desservies et que les conditions environnementales seront assurées.  Elle attend également que le ministre des Transports cesse de dénoncer les "pseudo-entraves" dont la région se rendrait coupable.

Lors de cette discussion, Ségolène Royal ne s'est pas privée de critiquer l'attitude de certains présidents de Région ayant versé leur participation avec empressement. Hier, à l'heure du déjeuner, si les oreilles d'Alain Rousset ont fortement sifflé, il ne faut pas qu'il s'inquiète. C'est normal. Reste désormais à savoir quelle va être la réaction de l'État à cette proposition pour le moins originale.

Ségolène Royal a du faire face, pour imposer ses vues, à une opposition renforcée... des Écologistes, composante pourtant intégrée à la majorité régionale. Ces derniers ont fait valoir que s'ils n'étaient pas opposés à la grande vitesse, ils n'entendaient pas voir la Région se substituer à l'État, dont c'est la compétence. Lors du vote du volet financier de la délibération, leurs votes se sont joints à ceux de l'opposition de droite. Il n'a été approuvé que par 30 voix contre 25.

"Mme Royal a décidé contrairement à ses engagements de ne pas participer au financement (...) de la ligne LGV Tours-Bordeaux", a déploré dans un communiqué l'intergroupe d'opposition (UMP, NC, MPF, CPNT et Parti Chrétien-Démocrate).

"L'opposition s'inquiète vivement du blocage du projet alors que toutes les autres collectivités concernées par la ligne ont donné ou vont donner (...) leur accord pour le financement de ce projet "de la décennie"", conclut le texte.

Le chantier de la LGV Tours-Bordeaux est estimé à quelque 7 milliards d'euros. La mise en service de la ligne, qui doit mettre Bordeaux à 2 h 05 de Paris, est prévu fin 2015-début 2016.

 

Commentaire d’une personne car sur Sud-Ouest les articles peuvent se commenter :

"Ségolène ou les positions à géométrie variable". Elle s'engage en signant le protocole de la LGV en août 2009, certes contrainte et forcée de céder à un chantage, mais elle signe ! Elle fait inscrire les autorisations de programme nécessaires dans le budget de la région ! Elle signe le 4 janvier 2011, une convention pour la formation des poitevins avec la société chargée de construire la LGV ! Elle trouve aujourd'hui un nouveau subterfuge pour signer ! mais sous condition..... Les Ecologistes ne sont plus maintenant contre les LGV, mais ce n'est pas à la région de payer......c'est aussi ce que Ségolène claironne, c'est de la compétence de l'Etat..... Certes, c'est de la compétence de l'Etat. Mais pourquoi alors la région Poitou-Charentes participe-t'elle au financement d'autres compétences de l'Etat (Enseignement Supérieur......) ? Pourquoi signe-t'elle les Contrats de Projets qui la font participer à part égale avec l'Etat ?....... Faut-il rappeller que quelque soit la compétence" Etat ou Région" le financement sera toujours tiré de la poche du contribuable. Si l'Etat paie seul, il saura bien prendre l'argent où il est c'est à dire dans notre poche et il saura bien créer un "impôt " ou une taxe quelconque pour ne pas augmenter celui sur le revenu qui est plus sensible et plus visible.

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 20:00

Nous faisons suivre sans commentaire cette dépêche. Elle supposerait une étude sur les transports scolaires et leur récente évolution côté entrepreneur. Mais ça sera pour une autre fois, cette info en elle-même est si bien rédigée... JPD

Favoritisme: proche de Baylet condamné

AFP 17/02/2011 |

Le directeur général des services du Conseil général de Tarn-et-Garonne a été condamné aujourd'hui par la cour d'appel de Bordeaux à 15.000 euros d'amende pour un délit de favoritisme concernant les transports scolaires du département, a indiqué à l'AFP le parquet général.

Cette condamnation de Max Courregelongue est conforme aux réquisitions de l'avocat général, Pierre Nalbert qui avait estimé lors de l'audience du 20 janvier qu'il y avait eu "une violation des principes de base du fonctionnement des marchés public".

En avril, en première instance, Max Courregelongue, un proche de Jean-Michel Baylet, président du conseil général de Tarn-et-Garonne et président du Parti radical de gauche (PRG), avait été condamné par le tribunal correctionnel de Bordeaux à six mois de prison avec sursis et 12.000 euros d'amende. Le directeur général des services avait fait appel.

Dans son réquisitoire, M. Nalbert avait ironisé sur la position de Jean-Michel Baylet dans ce dossier: "Le président (du département) n'était pas au courant et je crois savoir que ce n'est pas le seul dossier dans lequel il a été affirmé la même chose", avait-il dit.

Le représentant du ministère faisait référence à trois autres dossiers de même nature concernant "des prises illégales d'intérêts" et "des délits de favoritisme" au sein de cette même collectivité. Des dossiers, qui sont actuellement à l'instruction à la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux, compétente pour le Tarn-et-Garonne. Ces dossiers portent notamment sur l'attribution de trois marchés publics, le premier sur le parc automobile du département, le deuxième sur des "frais de bouche" et le troisième sur la communication.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/17/97001-20110217FILWWW00605-favoritisme-proche-de-baylet-condamne.php

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 19:56

Il faut suivre la position de Ségolène pour comprendre. Voici l’état des lieux pour le Conseil régional de Poitou-Charentes et le Conseil général de la Vienne. JPD

 

 

La Nouvelle République : Conseil régional Poitou-Charentes

86 - La LGV Sud Europe Atlantique divise les élus

17/02/2011

 

Le sujet intéresse beaucoup les élus et les habitants du Poitou-Charentes. La construction de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique va, vendredi, vampiriser le débat public. Olivier Chartier, porte-parole de l'intergroupe d'opposition, souligne la « volte-face » de Ségolène Royal qui, rappelle-t-il, en 2009, « donnait son accord pour le financement ». Sa proposition de faire voter l'enveloppe de 95 M€ (*) en posant des conditions à l'État suscite chez le porte-parole une vive inquiétude : « Elle rend impossible, dit-il, la signature de la convention à court terme. » L'élude droite pousse l'analyse jusqu'à imaginer « la remise en cause de l'existence même du projet » et au mieux « défaire toutes les négociations des autres collectivités engagées depuis deux ans avec l'État qui assurait la protection des habitants (mesures antibruit) ».

Olivier Chartier relève le discours « contradictoire » de la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes en expliquant qu'elle fait voter une délibération sur l'emploi des jeunes en ouvrant « 1.500 places de formation professionnelle pour répondre aux besoins de main-d'oeuvre du grand chantier de la SEA et dans le même temps pose des conditions irréalistes à L'État pour voter le financement du projet. C'est incohérent. »

'' Nous tendons la main à l'État ''

Pas du tout pour Jean-François Macaire : « Nous posons ces conditions qui ne sont pas irréalistes. Elles ne concernent que le domaine ferroviaire avec la signalisation du réseau, le report du cadencement, l'axe Poitiers - La Rochelle par exemple. » Le premier vice-président du conseil régional rappelle que, depuis la loi de finance 2010 qui a « supprimé l'autonomie fiscale » des Régions mais « laissé les mêmes compétences, il paraît logique que nous militions pour un système d'avance remboursable ». Et, précise-t-il, « cet argent a été voté en 2007 sous forme d'autorisation de programme. Nous tendons, à travers cette proposition, la perche à l'État. »

(*) L'enveloppe est de 103 M€ mais la région a déjà payé les études.

Didier Monteil

 

Réponse à cet article :

COMITE TGV REACTION CITOYENNE

Siège : Centre socio-culturel 86440 MIGNE-AUXANCES

Tél 06 81 13 67 91           Site : http://comite.lgv.free.fr

17/02/2011 LGV : FLAGRANT DELIT

L’article paru dans votre journal ce jour (« La LGV divise les élus ») ne fait que confirmer que ces deux élus sont pris en flagrant délit d’ignorance. Aucun des 2 ne semblent connaître le dossier si ce n’est sous le volet bassement politique.

Les conditions posées par S. Royal remettraient en cause le projet ? Oui… et alors ? Le Comité a démontré que ce projet dispendieux comporte de très graves lacunes. Il propose à l’élu de droite de lui adresser le dossier du recours auprès du Conseil d’Etat démontrant que les coûts ont été sous estimés et les avantages très largement sur évalués.

Le Comité fait la même recommandation à l’élu de gauche pour les mêmes raisons et ainsi il constatera que les millions investis dans le projet ne seront pas suivi de retour sur investissement pour la Région (ce qui ne sera pas le cas pour le concessionnaire !).

Dire que les négociations avec l’Etat assurent la protection des habitants c’est une méconnaissance complète du dossier. Pour affirmer de telles choses l’élu de droite n’a sûrement pas assisté à une réunion publique ou une réunion commune / RFF .

Dire que les conditions posées par la Présidente ne sont que d’ordre purement technique est tristement vrai. L’élu de gauche ne devrait pas s’en féliciter car justement il n’y a dans ces conditions aucune mention quant à la protection des riverains et du droit au départ pour ces mêmes riverains.

Ce projet engage lourdement la Région pour des dizaines d’années pour gagner quelques minutes entre Tours et Bordeaux alors qu’il y a des alternatives moins coûteuses et moins pénalisantes pour l’Homme et les communes. OSEZ DIRE NON Messieurs les Conseillers Régionaux et par extension Messieurs les Conseillers Généraux et les représentants du Grand Poitiers et de Châtellerault. C’est ça le courage politique. 

Patrick Lantrès, Président du Comité TGV Réaction Citoyenne    Contact : 06 81 13 67 91 

Courriel : reaction-tgv@wanadoo.fr

Site : http://comite.lgv.free.fr

 

Côté Conseil général de la Vienne deux documents

 

D’un document à l’autre on voit une évolution sur le dossier Poitiers-Limoges. De manière homéopathique on glisse vers une acceptation. Quant à Bordeaux-Tours le vote a le mérite de la clarté.

 

a)    Proposition d’Avis du Conseil Générai de la Vienne sur la LGV Poitiers - Limoges

Commission Générale du 30 octobre 2009

Le Conseil Général de la Vienne a décidé, par délibération du 12 novembre 2007, de participer au financement des études de la LGV Poitiers - Limoges. Cet engagement ne préjuge en rien de son soutien financier ultérieur au projet.

Le Conseil Général de la Vienne est profondément attaché à la prise en considération des intérêts des communes et des populations concernées et souhaite, sur ce sujet, une concertation approfondie.Il rappelle la priorité d’aménagement à 2 x 2 voies de la RN 147 entre Poitiers et Limoges, conformément à l’engagement du CIADT du 18 décembre 2003 et se félicite des avancées obtenues au PDMI 2009-2014.

Il insiste sur la nécessité de développer le fret ferroviaire et d’assurer la cohérence avec les Trains Express Régionaux.

Le Conseil Général, compte tenu de l’engagement pris sur la LGV SEA par délibération du 29 mai 2009, ne pourra prendre position sur le projet de ligne LGV Poitiers-Limoges que lorsqu’il aura connaissance de son plan de financement.

Le Conseil Général prend acte des zones de passage préférentielles proposées par l’Etat et RPF. Il estime que l’avis des Conseils Municipaux sera déterminant sur cette question et il en tiendra le plus grand compte pour arrêter sa position.

 

b)     DEPARTEMENT DE LA VIENNE

DELIBERATION DU CONSEIL GENERAL : Séance du 17 décembre 2010

APPELS DE FONDS LGV - SEA - REALISATION DES TRAVAUX

APPELS DE FONDS LGV POITIERS - LIMOGES - ETUDES PREALABLES

Vu le Code Général des Collectivités Territoriales,

La Commission des Finances et du Futuroscope s’étant réunie,

Le Conseil Général de la Vienne, en séance publique le 17 décembre 2010 à l’Hôtel du Département à Poitiers, le quorum étant atteint,

Au bénéfice des considérations mentionnées dans le rapport, après en avoir délibéré et voté,

DECIDE :

1) de voter une Autorisation de Programme de 27 M€, pour le financement de la Ligne LGV – SEA (annexe),

2) d’inscrire au Budget Primitif 2011 :

a)     un crédit prévisionnel de 5,4 M €, au titre de la réalisation des travaux de la LGV – SEA, étant précisé que l’engagement du Département ne portera que sur le tronçon Tours-Bordeaux,

b) un crédit de 168 750 €, au titre des études préalables à la LGV Poitiers –Limoges.

ADOPTE

Le Président du Conseil Général, Claude BERTAUD

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 18:23

 VH au mexique

Le hasard fait que je viens de publier un livre où j’étudie trois moments des rapports entre la France et le Mexique à partir des visites à ce pays de, de Gaulle, Mitterrand et Sarkozy. L’actuel président de la République française peut demander à ses ministres de passer leurs vacances en France, il se trouve qu’il a donné l’exemple au moment de son séjour mexicain qui a suscité une première polémique entre lui et le président Calderon (sur le plan politique ils se valent). Je rappelle ainsi les faits dans le livre en quesiton :

« Quant à Nicolas Sarkozy il a fait le voyage exactement 45 ans après de Gaulle (mars 2009) dans un contexte totalement différent. Du séjour est né une polémique entre l’Etat mexicain et l’Etat français, le premier indiquant que le séjour a été payé par de gros entrepreneurs mexicains et le second qu’il a été payé par l’Etat mexicain. Comme le séjour a d’abord été un séjour privé, il est peu probable que l’Etat mexicain ait déboursé un peso. D’autant qu’un hôtel à 3500 dollars la nuit, ça ferait désordre dans les finances d’un pays pas très riche ! Qui plus est, le propriétaire de l’hôtel, le banquier Roberto Hernandez Ramirez, ancien PDG de la banque Banamex et membre du conseil d'administration de Citigroup, a de quoi payer ! Au cours des années 1990, Hernandez a été soupçonné de faire transiter par ses propriétés de la cocaïne sud-américaine et de participer au blanchiment de l'argent de la drogue. Dans le Boston Phoenix, en 1999, le journaliste Al Giordano, (spécialiste reconnu du trafic de drogue) résumait ainsi une enquête menée par le journal mexicain Por Esto ! :

« D'après le journal et ses sources, les propriétés côtières au Yucatan, acquises par Hernandez à la fin des années 80 et au début des années 90, étaient le point d'entrée de quantités massives de cocaïne livrées dans des vedettes rapides colombiennes. De là, des tonnes de drogues étaient chargées dans des petits avions et envoyées vers le nord depuis l'aérodrome privé de Hernandez. Hernandez, écrivait le journal, blanchissait l'argent de la drogue à travers des installations hôtelières d'éco-tourisme vides. »

Encore en 2007 le même journaliste a évoqué l’organisation par le même homme qu’il appelle un narco-banquier, de la rencontre Bush-Calderon dans son hacienda du Yucatan, habituée à recevoir des personnalités comme Clinton et Zedillo. Pour Carla et Nicolas Sarkozy ce ne fut pas le Yucatan qui servit d’accueil mais l’hôtel El Tamarindo, une autre propriété du même homme. »[i]

 

            Déjà en 2009 Sarkozy se faisait fort de ramener la Française dans ses bagages mais il n’a pas compris que la diplomatie a d’autres moyens que les déclarations tonitruantes et l’arrogance des puissants. En arriver aujourd’hui à utiliser des activités culturelles comme moyen de pression politique c’est une invention néfaste pour tous. Aujourd’hui le journal mexicain de gauche La Jornada, mentionne surtout les réactions d’intellectuels français qui s’insurgent contre le bâton sarkozien à l’efficacité aussi nulle que son ultimatum lancé à Gbagbo qui devait avoir quitté le pouvoir avant la fin de la semaine…

J’ai été sensible à l’indignation de Marc Restellini qui, à la Pinacothèque débute l’Année du Mexique en France avec une magnifique expo sur les mayas, le 28 février : Les Masques de jade mayas. Par « chance » son musée n’appartient pas à l’Etat et j’espère que le projet ne sera pas entravé même si à ce jour tout semble fragile. Un catalogue est en cours d’impression, les invitations pour l’inauguration sont lancées, les espaces publicitaires réservés pour une exposition sans comparaison avec tout ce que Paris a eu en matière de connaissance du Mexique, or le directeur n’est plus sûr de rien.

Suis-je insensible au cas de Florence Cassez ? Absolument pas, au contraire : je pense que l’interconnaissance entre les peuples des deux pays pourra seule permettre de comprendre à la fois l’injustice possible de sa condamnation, et la difficulté pour sortir de l’imbroglio. Je sais très bien que le polémique ministre mexicain de l’intérieur, Genaro Garcia Luna est peu fréquentable, lié, d’après divers sources (dont le spécialiste John Ross) aux mafias, aussi je crains que Florence Cassez ne soit contrainte d’attendre 2012 pour voir s’améliorer son sort, 2012 l’année des présidentielles en France comme au Mexique, année d’un apaisement possible. 

Plus qu’à une annulation de l’année du Mexique en France, cette polémique devrait conduire à des réflexions approfondies sur la question cruciale et mondiale du crime organisé.

 

Le même journal La Jornada donne la parole à Vilma Fuentes, journaliste mexicaine qui vit en France et qui commence ainsi son propos : « Entre le “marchemos la mano en la mano” de 1964 affirmé à México par De Gaulle [en espagnol], du balcon du Palais National, et l’arrogance des politique de la France actuelle il n’y a pas de comparaison : la stature politique de ces derniers diminue au fur et à mesure que croit leur ignorance de l’histoire. » Elle tente de rétablir l’équilibre entre explications mexicaines et explications françaises (l’évolution de la classe politique mexicaine n’est pas meilleure que celle de France) et elle en appelle à la culture, moyen pour survivre aux siècles. Florence n’a sans doute plus aucun goût pour les siècles, elle n’a cependant aucune compétence pour diriger une opération diplomatique.

17-02-2011 Jean-Paul Damaggio



[i] Victor Hugo au Mexique, Jean-Paul Damaggio, Editions la Brochure, 58 pages, 5 euros ISBN 9782917154632

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 16:47

Grâce à Maximilien Reynès-Dupleix nous découvrons cette position d’un élu PCF sur le financement de la LGV. Nous l’ajoutons à notre liste d’élus qui ont osé dire NON à la folie du PPP Vinci-RFF. Ce point de vue est précieux car il est un des rares à bien montrer que le vote aujourd’hui pour Bordeaux-Tours, c’est se lier les mains demain, pour Bordeaux-Toulouse, et je m’insurge encore une fois –car je les ai entendus encore dernièrement - contre les menteurs qui laissent entendre que Bordeaux-Toulouse pourrait éviter le PPP (RFF a déjà annoncé à plusieurs reprises qu’il y aurait PPP, si la ligne se fait). Je crains cependant que le poste de ce conseiller général soit renouvelable et que la position sincère (je n’en doute pas) soit prise en rapport avec cet événement, car à ma connaissance, la Fédération PCF de Gironde (pas plus que celle des Verts qui au Conseil régional se sont aussi fortement opposés au projet) n’a lancé de grande pétition en direction de Rousset et des présidents de Conseils généraux pour arrêter ce massacre. Il y a même des élus PCF qui ont voté pour ce financement en Charente par exemple… où au Conseil régional Midi-Pyrénées. JPD

 

jeudi 17 février 2011, 09:30

Financement de la LGV SEA : Danger pour les finances publiques, aubaine pour le privé.

Le Conseil Général doit pouvoir garantir le financement public de ses dépenses !

Le tronçon de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Tours et Bordeaux devrait être ouvert fin 2016. Elle mettra la capitale à deux heures de Bordeaux.       UTILE ? Le débat reste ouvert …

Mais ce qui est tout à fait contestable c’est le financement de cette opération !      

Compte tenu du désengagement de l’État, le montage financier met à contribution les 57 collectivités locales impactées par le passage de la ligne et prévoit un partenariat public privé (PPP) pour l’étude, la réalisation et l’exploitation de ce tronçon.

Le Partenariat Public Privé assèche les finances publiques locales, mais offre une rente au privé !

Ainsi Réseau Ferré de France (RFF) concédera la ligne pour 50 ans au groupement LISEA piloté par VINCI  (1er groupe mondial de concession et de construction) qui finance le projet à hauteur de 29 %. C’est donc VINCI qui percevra le péage de la ligne avec une manne à hauteur de 250 millions d’euros par an (en cas de déficit de la ligne le groupement percevra une subvention d’équilibre versée par les collectivités locales partie prenantes, c'est-à-dire vous !)

C’est pour qui le Jackpot ?!

Si l’on résume, alors que 71 % du financement est public (Etat, RFF, collectivités locales) le groupement LISEA est assuré d’une rente de 250 millions d’Euros par an pendant 50 ans pour 2,7 milliards d’Euros d’investis (rentabilité de l’ordre de 15% l’an) !

C’est ainsi que la participation du Conseil Général a été fixée à hauteur de 6% de l’ensemble des financements public de la LGV SEA, ce qui correspond au coût actuel, à 306 millions d’euros (alors que cette dépense devrait relever de la mission d’aménagement équitable du territoire par l’état). Pour autant et en toute connaissance de cause cette  participation a été votée « grâce » à  une majorité des conseillers généraux PS-UMP.

Seuls les élus communistes s’y sont opposés ; accompagnés des élus socialistes du sud Gironde !

(cf vote de la commission permanente du 13 décembre 2010)                    … / …

306 millions d’euros = 20 collèges  (le département n’en réalise plus que 3 ou 4 par an)

306 millions d’euros c’est supérieur à une année de rentrée fiscale pour le département !

Pour 2011 c’est déjà 21 millions d’investis pour la LGV, soit l’équivalent du budget départemental consacré aux logements sociaux et aux maisons de retraites !

Est-ce refuser le « progrès » que de s’opposer au financement d’un tel projet ? 

C’est tout le contraire !

Il faut savoir que les péages perçus par RFF sur les LGV servent à entretenir et développer le réseau régional des TER ce qui est une priorité pour le futur si l’on veut pouvoir s’émanciper de l’automobile.

Donc transférer les recettes des péages au privé, c’est hypothéquer l’avenir local : Est-ce cela la modernité ?

Si nous « mettons le doigt » dans l’engrenage pour le tronçon nord de la LGV il faudra que nous « y passions le bras » pour la partie sud entre Bordeaux / Hendaye et Bordeaux / Toulouse.

La fuite en avant des Partenariats Public Privé !

Pour le département cette participation compromet déjà les investissements nécessaires sur son patrimoine (collèges, maisons de la solidarité, centres routiers, routes départementales) et ne manquera pas d’affecter à l’avenir le budget de fonctionnement du département qui comprimera en contrepartie l’emploi public.

C’est pourquoi Jean Jacques PARIS et le groupe communiste se sont opposés au financement mortifère de la LGV afin de maintenir une capacité d’investissement public et garantir le financement des missions de solidarité du département. Exigeons des partenariats PUBLIC / PUBLIC pour garantir la maitrise des coûts et l’égalité d’accès.

Pour la réalisation ou la rénovation des maisons de retraites, des Maisons Départementales de la Solidarité et de l’Insertion (MDSI), des collèges, il faut recourir à l’emprunt public (moins cher et garantissant le respect des règles sociales et environnementales définies par les marchés publics) et au partenariat entre collectivités.

A Bègles, la construction d’une maison de retraite publique est indispensable et urgente. Afin de garantir l’accès à tous les Béglais, il faut un financement entre la commune et le Conseil Général.

En matière de transport, la priorité c’est d’offrir sur le département et la région un réseau de transports publics efficace et attractif par un meilleur maillage et une meilleure complémentarité. Une gestion commune par le département, la CUB et la région permettrait alors une politique tarifaire conduisant à la gratuité.

Jean Jacques Paris Conseiller général PCF Gironde

 

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