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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 20:00

Nous faisons suivre sans commentaire cette dépêche. Elle supposerait une étude sur les transports scolaires et leur récente évolution côté entrepreneur. Mais ça sera pour une autre fois, cette info en elle-même est si bien rédigée... JPD

Favoritisme: proche de Baylet condamné

AFP 17/02/2011 |

Le directeur général des services du Conseil général de Tarn-et-Garonne a été condamné aujourd'hui par la cour d'appel de Bordeaux à 15.000 euros d'amende pour un délit de favoritisme concernant les transports scolaires du département, a indiqué à l'AFP le parquet général.

Cette condamnation de Max Courregelongue est conforme aux réquisitions de l'avocat général, Pierre Nalbert qui avait estimé lors de l'audience du 20 janvier qu'il y avait eu "une violation des principes de base du fonctionnement des marchés public".

En avril, en première instance, Max Courregelongue, un proche de Jean-Michel Baylet, président du conseil général de Tarn-et-Garonne et président du Parti radical de gauche (PRG), avait été condamné par le tribunal correctionnel de Bordeaux à six mois de prison avec sursis et 12.000 euros d'amende. Le directeur général des services avait fait appel.

Dans son réquisitoire, M. Nalbert avait ironisé sur la position de Jean-Michel Baylet dans ce dossier: "Le président (du département) n'était pas au courant et je crois savoir que ce n'est pas le seul dossier dans lequel il a été affirmé la même chose", avait-il dit.

Le représentant du ministère faisait référence à trois autres dossiers de même nature concernant "des prises illégales d'intérêts" et "des délits de favoritisme" au sein de cette même collectivité. Des dossiers, qui sont actuellement à l'instruction à la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux, compétente pour le Tarn-et-Garonne. Ces dossiers portent notamment sur l'attribution de trois marchés publics, le premier sur le parc automobile du département, le deuxième sur des "frais de bouche" et le troisième sur la communication.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/02/17/97001-20110217FILWWW00605-favoritisme-proche-de-baylet-condamne.php

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 19:56

Il faut suivre la position de Ségolène pour comprendre. Voici l’état des lieux pour le Conseil régional de Poitou-Charentes et le Conseil général de la Vienne. JPD

 

 

La Nouvelle République : Conseil régional Poitou-Charentes

86 - La LGV Sud Europe Atlantique divise les élus

17/02/2011

 

Le sujet intéresse beaucoup les élus et les habitants du Poitou-Charentes. La construction de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique va, vendredi, vampiriser le débat public. Olivier Chartier, porte-parole de l'intergroupe d'opposition, souligne la « volte-face » de Ségolène Royal qui, rappelle-t-il, en 2009, « donnait son accord pour le financement ». Sa proposition de faire voter l'enveloppe de 95 M€ (*) en posant des conditions à l'État suscite chez le porte-parole une vive inquiétude : « Elle rend impossible, dit-il, la signature de la convention à court terme. » L'élude droite pousse l'analyse jusqu'à imaginer « la remise en cause de l'existence même du projet » et au mieux « défaire toutes les négociations des autres collectivités engagées depuis deux ans avec l'État qui assurait la protection des habitants (mesures antibruit) ».

Olivier Chartier relève le discours « contradictoire » de la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes en expliquant qu'elle fait voter une délibération sur l'emploi des jeunes en ouvrant « 1.500 places de formation professionnelle pour répondre aux besoins de main-d'oeuvre du grand chantier de la SEA et dans le même temps pose des conditions irréalistes à L'État pour voter le financement du projet. C'est incohérent. »

'' Nous tendons la main à l'État ''

Pas du tout pour Jean-François Macaire : « Nous posons ces conditions qui ne sont pas irréalistes. Elles ne concernent que le domaine ferroviaire avec la signalisation du réseau, le report du cadencement, l'axe Poitiers - La Rochelle par exemple. » Le premier vice-président du conseil régional rappelle que, depuis la loi de finance 2010 qui a « supprimé l'autonomie fiscale » des Régions mais « laissé les mêmes compétences, il paraît logique que nous militions pour un système d'avance remboursable ». Et, précise-t-il, « cet argent a été voté en 2007 sous forme d'autorisation de programme. Nous tendons, à travers cette proposition, la perche à l'État. »

(*) L'enveloppe est de 103 M€ mais la région a déjà payé les études.

Didier Monteil

 

Réponse à cet article :

COMITE TGV REACTION CITOYENNE

Siège : Centre socio-culturel 86440 MIGNE-AUXANCES

Tél 06 81 13 67 91           Site : http://comite.lgv.free.fr

17/02/2011 LGV : FLAGRANT DELIT

L’article paru dans votre journal ce jour (« La LGV divise les élus ») ne fait que confirmer que ces deux élus sont pris en flagrant délit d’ignorance. Aucun des 2 ne semblent connaître le dossier si ce n’est sous le volet bassement politique.

Les conditions posées par S. Royal remettraient en cause le projet ? Oui… et alors ? Le Comité a démontré que ce projet dispendieux comporte de très graves lacunes. Il propose à l’élu de droite de lui adresser le dossier du recours auprès du Conseil d’Etat démontrant que les coûts ont été sous estimés et les avantages très largement sur évalués.

Le Comité fait la même recommandation à l’élu de gauche pour les mêmes raisons et ainsi il constatera que les millions investis dans le projet ne seront pas suivi de retour sur investissement pour la Région (ce qui ne sera pas le cas pour le concessionnaire !).

Dire que les négociations avec l’Etat assurent la protection des habitants c’est une méconnaissance complète du dossier. Pour affirmer de telles choses l’élu de droite n’a sûrement pas assisté à une réunion publique ou une réunion commune / RFF .

Dire que les conditions posées par la Présidente ne sont que d’ordre purement technique est tristement vrai. L’élu de gauche ne devrait pas s’en féliciter car justement il n’y a dans ces conditions aucune mention quant à la protection des riverains et du droit au départ pour ces mêmes riverains.

Ce projet engage lourdement la Région pour des dizaines d’années pour gagner quelques minutes entre Tours et Bordeaux alors qu’il y a des alternatives moins coûteuses et moins pénalisantes pour l’Homme et les communes. OSEZ DIRE NON Messieurs les Conseillers Régionaux et par extension Messieurs les Conseillers Généraux et les représentants du Grand Poitiers et de Châtellerault. C’est ça le courage politique. 

Patrick Lantrès, Président du Comité TGV Réaction Citoyenne    Contact : 06 81 13 67 91 

Courriel : reaction-tgv@wanadoo.fr

Site : http://comite.lgv.free.fr

 

Côté Conseil général de la Vienne deux documents

 

D’un document à l’autre on voit une évolution sur le dossier Poitiers-Limoges. De manière homéopathique on glisse vers une acceptation. Quant à Bordeaux-Tours le vote a le mérite de la clarté.

 

a)    Proposition d’Avis du Conseil Générai de la Vienne sur la LGV Poitiers - Limoges

Commission Générale du 30 octobre 2009

Le Conseil Général de la Vienne a décidé, par délibération du 12 novembre 2007, de participer au financement des études de la LGV Poitiers - Limoges. Cet engagement ne préjuge en rien de son soutien financier ultérieur au projet.

Le Conseil Général de la Vienne est profondément attaché à la prise en considération des intérêts des communes et des populations concernées et souhaite, sur ce sujet, une concertation approfondie.Il rappelle la priorité d’aménagement à 2 x 2 voies de la RN 147 entre Poitiers et Limoges, conformément à l’engagement du CIADT du 18 décembre 2003 et se félicite des avancées obtenues au PDMI 2009-2014.

Il insiste sur la nécessité de développer le fret ferroviaire et d’assurer la cohérence avec les Trains Express Régionaux.

Le Conseil Général, compte tenu de l’engagement pris sur la LGV SEA par délibération du 29 mai 2009, ne pourra prendre position sur le projet de ligne LGV Poitiers-Limoges que lorsqu’il aura connaissance de son plan de financement.

Le Conseil Général prend acte des zones de passage préférentielles proposées par l’Etat et RPF. Il estime que l’avis des Conseils Municipaux sera déterminant sur cette question et il en tiendra le plus grand compte pour arrêter sa position.

 

b)     DEPARTEMENT DE LA VIENNE

DELIBERATION DU CONSEIL GENERAL : Séance du 17 décembre 2010

APPELS DE FONDS LGV - SEA - REALISATION DES TRAVAUX

APPELS DE FONDS LGV POITIERS - LIMOGES - ETUDES PREALABLES

Vu le Code Général des Collectivités Territoriales,

La Commission des Finances et du Futuroscope s’étant réunie,

Le Conseil Général de la Vienne, en séance publique le 17 décembre 2010 à l’Hôtel du Département à Poitiers, le quorum étant atteint,

Au bénéfice des considérations mentionnées dans le rapport, après en avoir délibéré et voté,

DECIDE :

1) de voter une Autorisation de Programme de 27 M€, pour le financement de la Ligne LGV – SEA (annexe),

2) d’inscrire au Budget Primitif 2011 :

a)     un crédit prévisionnel de 5,4 M €, au titre de la réalisation des travaux de la LGV – SEA, étant précisé que l’engagement du Département ne portera que sur le tronçon Tours-Bordeaux,

b) un crédit de 168 750 €, au titre des études préalables à la LGV Poitiers –Limoges.

ADOPTE

Le Président du Conseil Général, Claude BERTAUD

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 18:23

 VH au mexique

Le hasard fait que je viens de publier un livre où j’étudie trois moments des rapports entre la France et le Mexique à partir des visites à ce pays de, de Gaulle, Mitterrand et Sarkozy. L’actuel président de la République française peut demander à ses ministres de passer leurs vacances en France, il se trouve qu’il a donné l’exemple au moment de son séjour mexicain qui a suscité une première polémique entre lui et le président Calderon (sur le plan politique ils se valent). Je rappelle ainsi les faits dans le livre en quesiton :

« Quant à Nicolas Sarkozy il a fait le voyage exactement 45 ans après de Gaulle (mars 2009) dans un contexte totalement différent. Du séjour est né une polémique entre l’Etat mexicain et l’Etat français, le premier indiquant que le séjour a été payé par de gros entrepreneurs mexicains et le second qu’il a été payé par l’Etat mexicain. Comme le séjour a d’abord été un séjour privé, il est peu probable que l’Etat mexicain ait déboursé un peso. D’autant qu’un hôtel à 3500 dollars la nuit, ça ferait désordre dans les finances d’un pays pas très riche ! Qui plus est, le propriétaire de l’hôtel, le banquier Roberto Hernandez Ramirez, ancien PDG de la banque Banamex et membre du conseil d'administration de Citigroup, a de quoi payer ! Au cours des années 1990, Hernandez a été soupçonné de faire transiter par ses propriétés de la cocaïne sud-américaine et de participer au blanchiment de l'argent de la drogue. Dans le Boston Phoenix, en 1999, le journaliste Al Giordano, (spécialiste reconnu du trafic de drogue) résumait ainsi une enquête menée par le journal mexicain Por Esto ! :

« D'après le journal et ses sources, les propriétés côtières au Yucatan, acquises par Hernandez à la fin des années 80 et au début des années 90, étaient le point d'entrée de quantités massives de cocaïne livrées dans des vedettes rapides colombiennes. De là, des tonnes de drogues étaient chargées dans des petits avions et envoyées vers le nord depuis l'aérodrome privé de Hernandez. Hernandez, écrivait le journal, blanchissait l'argent de la drogue à travers des installations hôtelières d'éco-tourisme vides. »

Encore en 2007 le même journaliste a évoqué l’organisation par le même homme qu’il appelle un narco-banquier, de la rencontre Bush-Calderon dans son hacienda du Yucatan, habituée à recevoir des personnalités comme Clinton et Zedillo. Pour Carla et Nicolas Sarkozy ce ne fut pas le Yucatan qui servit d’accueil mais l’hôtel El Tamarindo, une autre propriété du même homme. »[i]

 

            Déjà en 2009 Sarkozy se faisait fort de ramener la Française dans ses bagages mais il n’a pas compris que la diplomatie a d’autres moyens que les déclarations tonitruantes et l’arrogance des puissants. En arriver aujourd’hui à utiliser des activités culturelles comme moyen de pression politique c’est une invention néfaste pour tous. Aujourd’hui le journal mexicain de gauche La Jornada, mentionne surtout les réactions d’intellectuels français qui s’insurgent contre le bâton sarkozien à l’efficacité aussi nulle que son ultimatum lancé à Gbagbo qui devait avoir quitté le pouvoir avant la fin de la semaine…

J’ai été sensible à l’indignation de Marc Restellini qui, à la Pinacothèque débute l’Année du Mexique en France avec une magnifique expo sur les mayas, le 28 février : Les Masques de jade mayas. Par « chance » son musée n’appartient pas à l’Etat et j’espère que le projet ne sera pas entravé même si à ce jour tout semble fragile. Un catalogue est en cours d’impression, les invitations pour l’inauguration sont lancées, les espaces publicitaires réservés pour une exposition sans comparaison avec tout ce que Paris a eu en matière de connaissance du Mexique, or le directeur n’est plus sûr de rien.

Suis-je insensible au cas de Florence Cassez ? Absolument pas, au contraire : je pense que l’interconnaissance entre les peuples des deux pays pourra seule permettre de comprendre à la fois l’injustice possible de sa condamnation, et la difficulté pour sortir de l’imbroglio. Je sais très bien que le polémique ministre mexicain de l’intérieur, Genaro Garcia Luna est peu fréquentable, lié, d’après divers sources (dont le spécialiste John Ross) aux mafias, aussi je crains que Florence Cassez ne soit contrainte d’attendre 2012 pour voir s’améliorer son sort, 2012 l’année des présidentielles en France comme au Mexique, année d’un apaisement possible. 

Plus qu’à une annulation de l’année du Mexique en France, cette polémique devrait conduire à des réflexions approfondies sur la question cruciale et mondiale du crime organisé.

 

Le même journal La Jornada donne la parole à Vilma Fuentes, journaliste mexicaine qui vit en France et qui commence ainsi son propos : « Entre le “marchemos la mano en la mano” de 1964 affirmé à México par De Gaulle [en espagnol], du balcon du Palais National, et l’arrogance des politique de la France actuelle il n’y a pas de comparaison : la stature politique de ces derniers diminue au fur et à mesure que croit leur ignorance de l’histoire. » Elle tente de rétablir l’équilibre entre explications mexicaines et explications françaises (l’évolution de la classe politique mexicaine n’est pas meilleure que celle de France) et elle en appelle à la culture, moyen pour survivre aux siècles. Florence n’a sans doute plus aucun goût pour les siècles, elle n’a cependant aucune compétence pour diriger une opération diplomatique.

17-02-2011 Jean-Paul Damaggio



[i] Victor Hugo au Mexique, Jean-Paul Damaggio, Editions la Brochure, 58 pages, 5 euros ISBN 9782917154632

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 16:47

Grâce à Maximilien Reynès-Dupleix nous découvrons cette position d’un élu PCF sur le financement de la LGV. Nous l’ajoutons à notre liste d’élus qui ont osé dire NON à la folie du PPP Vinci-RFF. Ce point de vue est précieux car il est un des rares à bien montrer que le vote aujourd’hui pour Bordeaux-Tours, c’est se lier les mains demain, pour Bordeaux-Toulouse, et je m’insurge encore une fois –car je les ai entendus encore dernièrement - contre les menteurs qui laissent entendre que Bordeaux-Toulouse pourrait éviter le PPP (RFF a déjà annoncé à plusieurs reprises qu’il y aurait PPP, si la ligne se fait). Je crains cependant que le poste de ce conseiller général soit renouvelable et que la position sincère (je n’en doute pas) soit prise en rapport avec cet événement, car à ma connaissance, la Fédération PCF de Gironde (pas plus que celle des Verts qui au Conseil régional se sont aussi fortement opposés au projet) n’a lancé de grande pétition en direction de Rousset et des présidents de Conseils généraux pour arrêter ce massacre. Il y a même des élus PCF qui ont voté pour ce financement en Charente par exemple… où au Conseil régional Midi-Pyrénées. JPD

 

jeudi 17 février 2011, 09:30

Financement de la LGV SEA : Danger pour les finances publiques, aubaine pour le privé.

Le Conseil Général doit pouvoir garantir le financement public de ses dépenses !

Le tronçon de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Tours et Bordeaux devrait être ouvert fin 2016. Elle mettra la capitale à deux heures de Bordeaux.       UTILE ? Le débat reste ouvert …

Mais ce qui est tout à fait contestable c’est le financement de cette opération !      

Compte tenu du désengagement de l’État, le montage financier met à contribution les 57 collectivités locales impactées par le passage de la ligne et prévoit un partenariat public privé (PPP) pour l’étude, la réalisation et l’exploitation de ce tronçon.

Le Partenariat Public Privé assèche les finances publiques locales, mais offre une rente au privé !

Ainsi Réseau Ferré de France (RFF) concédera la ligne pour 50 ans au groupement LISEA piloté par VINCI  (1er groupe mondial de concession et de construction) qui finance le projet à hauteur de 29 %. C’est donc VINCI qui percevra le péage de la ligne avec une manne à hauteur de 250 millions d’euros par an (en cas de déficit de la ligne le groupement percevra une subvention d’équilibre versée par les collectivités locales partie prenantes, c'est-à-dire vous !)

C’est pour qui le Jackpot ?!

Si l’on résume, alors que 71 % du financement est public (Etat, RFF, collectivités locales) le groupement LISEA est assuré d’une rente de 250 millions d’Euros par an pendant 50 ans pour 2,7 milliards d’Euros d’investis (rentabilité de l’ordre de 15% l’an) !

C’est ainsi que la participation du Conseil Général a été fixée à hauteur de 6% de l’ensemble des financements public de la LGV SEA, ce qui correspond au coût actuel, à 306 millions d’euros (alors que cette dépense devrait relever de la mission d’aménagement équitable du territoire par l’état). Pour autant et en toute connaissance de cause cette  participation a été votée « grâce » à  une majorité des conseillers généraux PS-UMP.

Seuls les élus communistes s’y sont opposés ; accompagnés des élus socialistes du sud Gironde !

(cf vote de la commission permanente du 13 décembre 2010)                    … / …

306 millions d’euros = 20 collèges  (le département n’en réalise plus que 3 ou 4 par an)

306 millions d’euros c’est supérieur à une année de rentrée fiscale pour le département !

Pour 2011 c’est déjà 21 millions d’investis pour la LGV, soit l’équivalent du budget départemental consacré aux logements sociaux et aux maisons de retraites !

Est-ce refuser le « progrès » que de s’opposer au financement d’un tel projet ? 

C’est tout le contraire !

Il faut savoir que les péages perçus par RFF sur les LGV servent à entretenir et développer le réseau régional des TER ce qui est une priorité pour le futur si l’on veut pouvoir s’émanciper de l’automobile.

Donc transférer les recettes des péages au privé, c’est hypothéquer l’avenir local : Est-ce cela la modernité ?

Si nous « mettons le doigt » dans l’engrenage pour le tronçon nord de la LGV il faudra que nous « y passions le bras » pour la partie sud entre Bordeaux / Hendaye et Bordeaux / Toulouse.

La fuite en avant des Partenariats Public Privé !

Pour le département cette participation compromet déjà les investissements nécessaires sur son patrimoine (collèges, maisons de la solidarité, centres routiers, routes départementales) et ne manquera pas d’affecter à l’avenir le budget de fonctionnement du département qui comprimera en contrepartie l’emploi public.

C’est pourquoi Jean Jacques PARIS et le groupe communiste se sont opposés au financement mortifère de la LGV afin de maintenir une capacité d’investissement public et garantir le financement des missions de solidarité du département. Exigeons des partenariats PUBLIC / PUBLIC pour garantir la maitrise des coûts et l’égalité d’accès.

Pour la réalisation ou la rénovation des maisons de retraites, des Maisons Départementales de la Solidarité et de l’Insertion (MDSI), des collèges, il faut recourir à l’emprunt public (moins cher et garantissant le respect des règles sociales et environnementales définies par les marchés publics) et au partenariat entre collectivités.

A Bègles, la construction d’une maison de retraite publique est indispensable et urgente. Afin de garantir l’accès à tous les Béglais, il faut un financement entre la commune et le Conseil Général.

En matière de transport, la priorité c’est d’offrir sur le département et la région un réseau de transports publics efficace et attractif par un meilleur maillage et une meilleure complémentarité. Une gestion commune par le département, la CUB et la région permettrait alors une politique tarifaire conduisant à la gratuité.

Jean Jacques Paris Conseiller général PCF Gironde

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 18:35

Les Amis de Renaud Jean viennent de tenir leur assemblée générale et préparent minutieusement les festivités du soixantième anniversaire de sa mort en 1961. J’en ai ramené l’article ci-dessous qui nous rappelle que Renaud Jean n’était pas seulement le défenseur des paysans mais un penseur politique à part entière et un homme soucieux du dialogue. Nous tenterons de retrouver l’article de La Petit Gironde (journal auquel a succédé Sud-Ouest) auquel il répond en deux points : en expliquant l’évolution du PCF et en défendant l’Union soviétique. Il avait compris dès 1937 que la France serait la première victime du fascisme. La réponse par « l’assistance mutuelle » était d’autant plus faible que dans la pratique c’était celle des reculs constants des démocraties face au fascisme. A lecture de cet article qui reprend les idées essentielles du député, on peut deviner qu’il ait été surpris par le pacte entre Hitler et Staline, ce qui entraîna le dramatique partage de la Pologne. Avant de donner son opinion sur le sujet il aurait aimé connaître les arguments de l’Union soviétique. Il n’a pas pu. Mais à chacun son opinion JPD

 

Reproduction fidèle d’un article du journal Le Travailleur du Lot et Garonne des 18 et 25 Septembre 1937

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Réponse à un adversaire

                                                          Comment on trahit la Paix et son Pays.

 

Excusez-moi, Monsieur, de vous répondre publiquement. Mais ma réponse ne sera pas inutile à d’autres qui ne m’ont pas écrit. Excusez aussi mon sous-titre. Il ne serait blessant que s’il n’était pas vrai. Et vous allez voir, hélas ! qu’il est vrai.

Toute votre lettre tient, en somme, en deux reproches, ou plutôt à deux accusations.

‘’Vous ne croyez pas à la volonté de Paix des communistes. Vous ne croyez pas à la volonté de Paix de l’Union Soviétique ‘’.

Et, c’est ce qui sans que vous le vouliez, vous conduit à trahir à la fois la Paix et le Pays.

Examinons d’abord l’accusation que vous dirigez contre le Parti Communiste. Il y a dites-vous, un tel abîme entre la politique du Parti Communiste de 1933 et sa politique présente, que vous ne pouvez croire à la sincérité d’un pareil revirement. Etes-vous certain de l’existence de l’abime dont vous parlez ?

En matière de politique extérieure, le Parti Communiste n’a jamais eu, n’aura jamais eu qu’un but : La Paix. La paix est menacée aujourd’hui comme elle était dans les années qui suivirent immédiatement la guerre. Elle l’est même beaucoup plus. Mais la menace ne vient plus du même côté. C’est toute l’explication de la politique du Parti Communiste hier et aujourd’hui.

Dans les années qui suivirent la guerre, le danger principal pour La paix résultait de la politique de l’Entente. L’Hitlérisme n’est pas né par génération spontanée. Il est le produit direct des fautes – pour certaines je devrais dire des crimes – commises par l’Entente depuis l’Armistice : écrasement de la Révolution allemande ; politique stupide de réparations, qui n’a apporté à la France que des haines ; occupation de la Ruhr ; refus de désarmer alors que, d’après Foch lui-même, l’Allemagne avait rempli les conditions fixées par le traité de Versailles.

Ceux qui ont soutenu cette politique, refusant à la République allemande les concessions que, depuis, ils ont dû consentir à Hitler, montrant ainsi au peuple allemand, déjà si enclin à l’admettre, qu’on n’obtient rien que par la force, ceux-là portent en grande partie la responsabilité de la situation actuelle.

Et le Parti Communiste qui se dressait contre cette politique, demandant la révision, par les vainqueurs eux-mêmes, du traité de Versailles (seul moyen d’en éviter la révision par contrainte), l’abandon de tous ces projets absurdes : accords de Londres, plan Dawes, plan Young, qui prétendaient faire payer l’Allemagne jusqu’aux environs de l’an 2000, le désarmement général aussi bien parmi les vainqueurs que parmi les vaincus. Le Parti Communiste qui, pour son action contre cette politique, accablé de condamnations à la prison et à l’amende, fût placé pendant des années dans une quasi-illégalité. Le Parti Communiste luttait pour La Paix. Mais aujourd’hui, c’est ailleurs que les nuages s’accumulent et que le tonnerre gronde. En grande partie par la faute des vainqueurs de 1918, Hitler est le maître de l’Allemagne. Il s’est débarrassé des clauses financières du traité de Versailles, il a réoccupé la zone démilitarisée, il arme sur terre, sur mer et dans les airs, et son livre ‘’ Mon combat ‘’ aussi bien que ses discours, ne laissent aucun doute sur l’usage qu’il compte faire de son armée et de ses flottes. Il s’est associé à Mussolini qui, après s’être emparé de l’Abyssinie, est en train, à demi avec lui, de conquérir l’Espagne, ainsi que les points stratégiques et décisifs du bassin Méditerranéen. En Extrême-Orient, le Japon, dont les liens avec l’Allemagne raciste et l’Italie fasciste sont connus, se livre contre la Chine à une agression nouvelle. Aujourd’hui, la menace de guerre est le fait des Etats fascistes...

Certes, le Parti Communiste aurait pu mettre tous les pays capitalistes dans le même sac. Il aurait pu dire : la menace Hitlérienne et Mussolinienne est la conséquence de vos fautes. Vous avez fait Hitler, vous avez favorisé Mussolini, débrouillez-vous avec eux !

Le Parti Communiste aurait pu aussi, en matière de politique intérieure tenir, à l’égard des partis bourgeois divisés, un langage semblable, il aurait pu au lendemain de Février 34, mettre radicaux et droitiers dans le même sac et s’enfermer dans un commode isolement. Mais la conséquence aurait été que la réaction ou le fascisme gouvernerait en France. Tout comme sans la politique de rapprochement, d’assistance mutuelle des peuples pacifiques contre la guerre et les fauteurs de guerre, politique préconisée par le Parti Communiste, mais insuffisamment pratiquée, les Etats fascistes auraient déjà déclenché une nouvelle guerre mondiale.

En résumé : Jusqu’en 1933, le Parti Communiste voulait La Paix et luttait pour La Paix. Depuis 1933, le Parti Communiste continue à vouloir La Paix et à lutter pour elle. Si sa politique a changé, c’est parce que la menace a changé de direction. Je tourne mon parapluie du côté d’où vient la pluie...

Je crois avoir clairement répondu, Monsieur, à la première de vos accusations. Les communistes veulent La Paix, ils luttent pour La Paix. Ils s’efforcent de faire face à tous les dangers de guerre. Si ces dangers se déplacent, leur parade se déplace aussi. Durant les années où le principal danger de guerre résultait de la politique impérialiste de l’Entente, les communistes se dressaient contre cette politique. Depuis que le principal danger de guerre est le fait des Etats fascistes, c’est contre les Etats fascistes que les communistes se dressent pour défendre La Paix.

Et remarquez bien, que la politique suivie par les communistes ne ressemble en rien à celle de Gribouille. Ils ne demandent pas, pour éviter la guerre, de la faire aux Etats fascistes. Ils ne demandent, contre ces Etats, aucune mesure spéciale. Ils ne réclament aucune « croisade idéologique »’. Ils proposent simplement, conformément au programme du Front Populaire, que soit développée la politique d’assistance mutuelle, ouverte à tous, Etats fascistes compris.

En même temps, poussant jusqu’au bout la logique, ils votent les crédits de guerre. Ils n’ont jamais voté un sou pour la politique génératrice de guerre pratiquée par l’Entente dans les années qui suivirent la paix de Versailles.

En revanche aujourd’hui, tout en préconisant, contre la guerre et les Etats fauteurs de guerre, le barrage de l’assistance mutuelle, ils ne marchandent à notre pays aucun moyen de défense.

Je vous avoue que tout cela me parait fort clair, et je suis curieux de savoir ce que vous trouverez à objecter.

Or, il est tout aussi aisé de répondre aux accusations que vous portez contre l’Union Soviétique. Sur ce point, votre lettre n’est en somme qu’un résumé des articles de politique étrangère de notre presse de droite, parfois aussi hélas ! de notre presse dite de gauche.

Nos réactionnaires plus ou moins fascistes – et vous vous faites dans votre lettre leur écho – ne peuvent pas nier les projets guerriers de Mussolini et de Hitler. Il n’est pas facile de nier l’évidence ! Mais ils s’efforcent de masquer cette volonté de guerre du fascisme et du racisme, d’atténuer par avance les responsabilités de Hitler et Mussolini dans la guerre qu’ils préparent, en prêtant à l’Ukraine Soviétique des intentions identiques.

Pour n’en citer qu’un exemple : vous ne trouverez pas dans (le journal) La Petite Gironde un seul article de politique extérieure où, tout en dénonçant la menace Hitlérienne ou Mussolinienne, l’auteur ne laisse entendre que la politique de l’Ukraine Soviétique constitue une menace aussi grave. De sorte qu’à lire La Petite Gironde et autres journaux réactionnaires, l’Union Soviétique veut la guerre tout autant que le fascisme et le racisme...

Pour répondre à cette accusation, il me suffira de vous poser les questions suivantes : Où sont les territoires que, pour les avoir conquis par la force, l’Ukraine Soviétique est conduite à les défendre par la force ? Et puisque vous parlez comme La Petite Gironde de «croisade idéologique » : Où et quand, le gouvernement de l’Union Soviétique a-t-il, comme Hitler et Mussolini le font tous les jours, déclaré qu’il ne tolérerait pas que tel ou tel pays se donne la forme de gouvernement qu’il lui plait ?

La vérité c’est que l’Union Soviétique n’a besoin ni de terres, ni de matières premières, ni de débouchés ; parce que la construction socialiste qu’elle poursuit exige La Paix.

Par conséquent, vos journaux et vous-même, portez contre l’Union Soviétique une accusation sans preuves. Vous vous livrez contre elle à une abominable calomnie. Et ainsi, vous trahissez à la fois La Paix et la France. Vous trahissez La Paix parce que le brouillard de vos mensonges favorise les fauteurs de guerre !

Un homme passe sur la route. Au coin d’un bois, un autre homme se prépare à l’attaquer. Si vous prêter aussi au premier des intentions d’agression, vous travaillez pour l’agresseur véritable car en lui fournissant une justification, vous lui permettez par avance de se disculper. Vos calomnies contre l’Union Soviétique détournent du danger réel l’attention des peuples qui, demain seraient jetés aux charniers si les Etats pacifiques ne se ressaisissaient pas. Vos calomnies contre l’Union Soviétique ouvrent les voies de la guerre.

Mais, vous ne trahissez pas seulement La Paix, vous trahissez également la France car c’est, en premier lieu, contre la France que le fascisme et le racisme préparent leur mauvais coup. Oh ! il est certain qu’Hitler convoite l’Ukraine. Mais, il est tout aussi certain qu’entre l’Allemagne et l’Union Soviétique se trouve la Pologne – soit près d’un millier de kilomètres -, que les villes russes, à cause des distances, seraient plus vulnérables à l’aviation allemande, que l’aviation soviétique est la première du monde... Tandis que Paris est à une heure de vol des avions de bombardement du Reich.

Voyez la carte ! Croyez-vous que lorsque Hitlériens et Mussoliniens s’installent à Irun, s’emparent de provinces basques, s’efforcent de conquérir toute l’Espagne, occupent le Maroc espagnol et les Baléares, essaient de s’emparer de la Méditerranée, croyez-vous que ce soit l’Union Soviétique qu’ainsi ils menacent ? Drôle de chemin que de passer par Madrid pour aller à Moscou, de Rome ou de Berlin.

La menace fasciste et raciste est, avec une telle évidence, dirigée en premier lieu contre la France, que pour ne pas la voir, il faut être volontairement aveugle.

Mais, fermer volontairement les yeux sur le danger de mort dirigé contre lui, c’est trahir son pays !

Renaud JEAN

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 17:31

Les sénatoriales en TetG, c’est seulement pour 2014n mais nous avons complété cet article d’un ami, publié en 1995, pour que nos lecteurs suivent le parcours de sénateurs, dont on dit que l’un d’eux pourrait devenir président du Sénat en 2011. JPD

  

Nous débuterons notre analyse en 1968 en sachant qu'en Tarn et Garonne, chaque sénatoriale voit l'élection de deux candidats sur les postes à pourvoir. Le corps des grands électeurs comprend les députés, sénateurs, conseillers généraux, conseillers régionaux et les personnes élues par les conseils municipaux (environ 130 communes ont un seul grand électeur).

En 1968, le nombre d'exprimés était de 522 (528 inscrits) et dès le premier tour les deux radicaux emportent le morceau sous l'étiquette FGDS (1) avec 318 voix pour Lacaze et 290 pour Laplace. Comme ils étaient sortants tous les deux, ils avaient été fabriqués sénateurs avant 68 et le restent sans problèmes après. Leurs adversaires avaient nom un certain Roger Rignac qui fit 146 voix et un certain Vidalot qui arriva tout de même à 133 voix. La caractéristique des opposants, c'est qu'ils étaient ... radicaux. Bref, la fabrication du sénateur se faisait au sein de la famille radicale. Un républicain indépendant du nom de Tauziac obtint 49 voix. A l'époque les deux communistes étaient M. Fontanié, adjoint à Montauban, 42 voix et Clamens, le maire de Verdun sur Garonne, 40.

 

En 1975, Giscard était devenu président et l'histoire radicale commençait à se faire oublier, si bien qu'il fallut deux tours pour remplacer l'un des sénateurs décédé. Les exprimés passèrent à 534 voix (inscrits 541) et surprise, Louis Delmas (maire PS de Montauban) qui avait été battu comme député en 73 se trouve en tête au premier tour avec 195 voix, le radical Tajan n'arriva qu'à 185 voix, le républicain indépendant Gondalma montant à 110. Jean-Louis Demeurs adjoint à Moissac fit les voix classiques du PCF, à savoir 44 voix. Il fallut donc un second tour pour fabriquer le nouveau sénateur radical M. Tajan. Ce fut un duel au sein de la Gauche, M. Tajan faisant 268 voix et Louis Delmas 256. Ouf, notre radicalisme départemental frôla la défaite. Comment se firent les reports de voix au second tour ? L’léectorat communiste s’est-il reporté sur le socialiste ?

 

Nous reprenons le rythme normal des sénatoriales, un rythme sur neuf ans qui, de 1968, nous conduit à 1977. Pierre Tajan, maire de Fabas et conseiller général est maintenant bien installé dans son fauteuil ce qui fait que dès le premier tour, il est réélu brillamment avec 300 voix sur 527 exprimés (541 inscrits). Les rondeurs chères à cet homme semblent lui avoir donné le profil idéal. Les radicaux conservent le deuxième siège avec l'apparition du montalbanais Marceau Hamecher, conseiller général élu dès le premier tour avec 264 voix. Pour Louis Delmas, la chance avait tourné puisqu'il ne fera pas les voix de 1977, tombant à 180. Son ami Henri de Marsac fait 145 voix. Pour le PCF, Marcel Guiche avec 54 voix et Pierre Juge avec 53 augmentent le score de leur parti en voix et en pourcentage (de 7,8 à 9,7%). L'élection brillante des radicaux tient à l'échec de la droite présentant le maire de Nohic. Monsieur André Bessières qui fait moins que les communistes : 35 voix.

 

Après avoir évité la question du décès surprise de Marceau Hamecher qui fait du suppléant, André Jouany de Nègrepelisse un sénateur par raccroc, nous arrivons déjà au 28 Septembre 1986. La machine à fabriquer des sénateurs radicaux tourne toujours à plein régime. Quand l'un meurt (et toujours à son poste) un autre le remplace, sauf que cette fois M. Jouany a dû être poussé dehors pour faire la place à un jeune pas tout à fait inconnu, Jean-Michel Baylet. Ce dernier avait perdu en 1986 son siège de député ; il fallait bien qu'il se rattrape ! Ce 28 Septembre 1986 malgré son élection assurée, il montrera un peu de rage en découvrant qu'il lui faudra un second tour pour gagner. Sur 582 exprimés (588 inscrits), avec 247 voix il frôla la victoire qu'il eut plus belle que jamais au second avec 318 voix. Mais il aurait tellement voulu réussir seul pour se venger de la défaite imposée par Hubert Gouze (nouveau maire PS de Montauban depuis 1982) législatives ! Le sénateur Roger de Saint-Sardos aura 215 voix au premier tour et 312 au second. Les socialistes décident de présenter Jean Carla et Robert Descazeaux qui font respectivement 129 et 169 voix. L’échec de Jean Carla était annonciateur de sa future déroute politique. Chez les communistes, Pierre Juge passe devant Marcel Guiche mais quelle chute : 37 voix. Cependant ce score réjouit le PCF car « il dépasse le nombre que les formations politiques lui accordaient "Au PCF on ne rit pas les chiffres si bien qu’en 1995 quand le PCF tombe à 27 et 30 voix nous lirons : « Ce résultat est supérieur aux 21 voix potentielles que nous pouvions espérer. »

La droite ayant pris son courage à trois mains décide enfin d’aller bravement à la défaite. C’est sans doute l'ardeur de Jean Bonhomme (redevenu député pour la dernière fois) qui a poussé à cette décision et qui fera 167 voix ; André Garrigue pour l'UDF, 154. Au second tour la discipline de gauche fut assez exemplaire puisque Bonhomme ne gagne que 3 voix qu'André Garrigue le talonne avec cette fois, 166 voix.

 

Les élections législatives de 1988 revenues au scrutin par circonscription Jean-Michel Baylet repartit en quête de son siège de député qu'il emporte avec le socialiste Jean-Paul Nunzi comme suppléant ce qui fit de ce dernier un député, le jour où Jean-Michel Baylet devint ministre. Il fallait alors qu'il laisse sa place de sénateur (donc il est élu du 28 septembre 1986 au 16 juin 1988). Ce fut fait en Juillet 1988 dès le premier tour, Yvon Collin (2) candidat PS-MRG réussissant à faire 345 voix. Marcel Guiche en l'absence de candidat socialiste a remonté le score du PCF à 50 voix. André Garrigues resta à 135 voix pour la droite, mais un dissident de droite Macla fit 32 voix. Pour la première fois dans l'histoire du TetG, le poste de sénateur n'est pas l'aboutissement d'une carrière politique passant par poste de maire puis de conseille général, mais un tremplin puisque grâce à ce succès, Yvon Collin deviendra maire de Caussade puis conseille: général de ce canton en 1992 (il était adjoint à Montauban).

En 1993, Jean-Michel Baylet perd à nouveau son poste de député. Une chance, les nouvelles sénatoriales se déroulent en 1995 et Jean-Michel Baylet redevient sénateur avec son ami Collin (79% soit 460 et 459 voix). Il y aura un seul candidat de droite : De Santi 94 voix et 16%, le PCF présentera Yannick Petitou et Marcel Guiche (4,9%), Josette Aliès pour Gauche 92 obtiendra 13 voix soit 2,2% et le FB 3 voix soit 0,9%.

Depuis cette date le calme plat règne sur les sénateurs du département. Yvon Collin aura été sénateur de 1988 à 2014 (26 ans) et Jean-Michel Baylet devrait battre son record car en 2014 il en reprendra pour six ans avec dit-on Sylvia Pinel qui après avoir été la plus jeune député pourrait bien être la plus jeune sénatrice.

Pepe Carvalha

(1)   FGDS : un regroupement de la gauche non communiste qui servira de tremplin à Mitterrand alors membre d’un petit parti.

(2)  Ses fonctions sont considérables. En plus de président du groupe des élus du Rassemblement démocratique et social européen, il est Président du groupe d'études sur l'aviation civile, Membre du groupe chasse et pêche, du groupe d'études fruits et légumes, du groupe d'études postes et communications électroniques, du groupe d'études du sport, du groupe d'études de la vigne et du vin. Pour les Groupes interparlementaires d'amitié (il a toujours eu une prédilection pour cette activité) il est Président du groupe France-Népal, Président délégué du groupe France-Arabie saoudite-Pays du Golfe. Il a d’autres fonctions comme Vice-Président de la Commission spéciale sur le Grand Paris, Membre du Comité stratégique de l'Agence du service civique, Membre du Conseil d'administration de l'Agence française de développement, Membre du Conseil d'orientation stratégique du fonds de solidarité prioritaire (anciennement : Comité directeur du Fonds d'aide et de coopération). Ouf…

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 16:27

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Quand on parle de la LGV beaucoup prétendent que le sujet n’est devenu d’actualité qu’en 2009. Surtout ceux qui contrôlent les moyens d’information et sont insensibles aux réflexions de la société. En Tarn-et-Garonne un groupe politique avait débattu du sujet en 1995 et publié le résultat de ses cogitations. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil sauf que si depuis 1995 les forces progressistes avait développé ce débat la LGV serait morte et enterrée depuis longtemps. JPD

 

                                                   Point Gauche ! n°16 janvier-février 1995

« Et le dossier TGV ? Le TGV, par son confort, ses avantages et naturellement sa rapidité vise à faire concurrence à la route, voire à l’avion. Sur ce point son développement nous paraît un bon outil. Là, où il ne faut pas perdre de vue un équilibre, c’est quand cet outil est poussé au maximum avec la création à tout prix de lignes spéciales. Pour une ligne Toulouse-Paris permettant au TGV se plus grande rapidité, il faudrait une ligne spéciale qui aille au moins au-delà de Bordeaux (quelques projets sont à l’étude). Dans certains cas, on évoque la création de gares spéciales. L’efficacité sociale ne permettrait-elle pas au moyen terme entre la mise en  valeur des avantages propres à l’outil et son harmonisation avec les autres trains ? Pour trop pousser dans le sens du TOUT vitesse, ne sacrifie-t-on pas des lignes comme Agen-Périgueux qui tout en rendant des services moindres peuvent aider au maintien de la vie locale ? La concentration citadine autour de points précis et réduits n’est-elle pas un gâchis au regard de ce que la plupart des Européens du Nord nous envient : le vaste tissu local qui manifestement va devenir une des richesses du prochain siècle ? » Objectif Gauche 92

 

Sur la même page, il y avait le dessin ci-dessous :

PGau2

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 16:22

http://membres.multimania.fr/simorre/linha/paisans.htm

 

En cherchant sur internet des textes sur Renaud Jean je suis tombé sur celui-ci, de 1996, dont petit à petit j'ai pensé en connaître l'auteur....

 

Que ce soit clair, le paysan dont je parle est le petit et moyen paysan propriétaire. Le Sud-Ouest de la France est très représentatif de cette réalité qui, longtemps, fut seulement un espoir, avant de devenir aujourd'hui un poids (pas toujours cependant).

Voici deux citations de 1850 de deux personnages mondialement connus dont je préfère taire le nom par respect pour eux.

_ "La classe paysanne, celle qui représente la barbarie au sein de la civilisation".

_" Il faut avoir connu les paysans français de cette année 1848 pour se rendre compte de toute la force de leur incurable stupidité."

La représentation du paysan et les raisons des injures

Les deux citations ci-dessus ne sont que gentillesses dans le flot constant des injures subies par les paysans depuis des décennies. Pourquoi de telles injures ? Jusqu'à quel pont furent-elles méritées ? Les paysans ne firent-ils pas de même contre les citadins ? Comment cette vieille histoire aurait-elle de l'intérêt au moment où les coupures ville/campagne se réduisent ?

Ce n'est pas parce qu'on guillotine un roi que le principe du roi quitte les têtes et ce n'est pas parce que le monde paysan s'intègre aux règles fixées par l'industrie que meurent les vieilles incompréhensions. Au contraire.

Donc, disons-le nettement, l'histoire a besoin d'être réécrite pour que chacun y retrouve sa dignité. Par exemple, en 1848 il y eut autant de paysans révolutionnaires que de citadins révolutionnaires. Je suis prêt à le démontrer pour le Tarn-et-Garonne. Je ne veux pas cautionner pour autant les discours paysans (ou le plus souvent prêtés aux paysans car ils n'accédèrent que rarement aux micros) qui répondirent aux injures par des injures. Ils furent encouragés à le faire par tous les adeptes du vieux principe : "diviser pour régner". Que les fausses querelles ne nous masquent pas les vrais problèmes, et entre autres les vrais problèmes que posent les fausses querelles.

Et tout commence par le plus difficile

Cette reconversion de l'histoire que j'appelle de mes vœux, je propose de l'entamer à partir de la culture. Tout le monde le sait, les paysans étaient analphabètes, sales, violents, écrasés par le travail, égoïstes etc.

Barbarie que tels propos ? Ne soyons pas schématiques, certains esprits sont plus condescendants comme Yves Jean, universitaire spécialiste des questions rurales : "Traditionnellement chaque société locale était pourvue d'une culture spécifique, d'un patois, de coutumes, de relations de voisinages et d'une vie collective très fortement influencée par les agriculteurs, ce qui donnait leur homogénéité à ces sociétés." (1996). Les condescendants aiment toujours évoquer l'homogénéité ancienne face à la dispersion actuelle or, de tout temps, la lutte des classes traversa la moindre campagne. Oui, les paysans avaient leurs légendes, leurs chants, leurs poètes, leurs danses, leurs fêtes et leurs langues et ce n'était pas résiduel mais au contraire la base indispensable sur laquelle se construisait la culture savante. Ce n'était pas particulier mais universel dans le sens où bien des légendes se ressemblent sur la planète, dans le sens où tous dansent sans qu'il n'y ait eu personne pour "animer" cette activité etc.

Sans tomber jamais dans la nostalgie

Laissons les réflexions sur le bon vieux temps d'autrefois aux radoteurs. Si je veux réhabiliter le passé ce n'est pas pour me délecter du souvenir. Quand je vois des bucoliques d'aujourd'hui pleurer sur la belle odeur du fumier, je sais qu'ils ne rêvent qu'à cause de fausses représentations. Le monde actuel vit de fausses représentations qui perpétuent ainsi les divisions d'hier en fantasmes de demain.

La profonde coupure historique imposée par ce siècle suscite la nostalgie qui a ses mérites comme ses limites. Le mérite c'est qu'il faut cultiver la mémoire et je me régale à entendre les anciens rappeler leurs souvenirs. Il est des civilisations où les personnes connaissent par cœur des tas de chansons. Les limites c'est qu'il faut éviter de croire que le passé était uniquement le souvenir que l'on en a. Parler des paysans conduit très souvent à la plus perverse des nostalgies car le souvenir du passé n'existe que dans peu de livres, de films, d'archives etc. On peut difficilement confronter une mémoire orale et des documents écrits (voir l'histoire de l'introduction de la pomme de terre). Et si documents il y a, souvent ils émanent de sources truquées par les paysans eux-mêmes, qui se méfièrent toujours des traces écrites. En conséquence, le mieux est de se tourner activement vers le futur.

Ouvrons un chantier profitable à tous

La culture paysanne, une fois admise sa réalité et sa valeur, il reste à en saisir la logique millénaire et à voir en quoi, au moment où les paysans perdent leur rôle de paysans, elle peut nous aider à mieux inventer le futur.

Soyons clair, le futur qu'on nous prépare dans certains cabinets d'experts en farces et attrapes, je le vomis par avance. Des sommes colossales sont investies pour nous rendre amorphes, obéissants, soumis et fatigués. On comprend pourquoi : la logique économique qui nous domine appelle toujours plus de misères pour le plus grand nombre, et plus de prouesses pour les nouveaux féodaux. Alors il faut prévenir la révolte.

Ce que j'appelle "le futur à inventer" c'est celui qui sortira de nos mains, pas celui qu'on nous offre comme une sucette. Et pour inventer, il faut toujours inventer un rythme et la conscience du dit rythme.

Claude Sicre serait mieux placé que moi pour évoquer la question et sans doute le ferait-il tout autrement. Le rythme n'est pas la pulsation cardiaque dont je ne sous-estime pas l'importance mais un mouvement et un moment collectif. Il n'y a rien de plus rythmé aujourd'hui que le journal télévisé, rythme qui s'impose si fort qu'il conditionne bien des activités. J'ai tendance à penser que le rythme de chaque époque circule par la parole et si vous pensez que je suis loin des questions paysannes je vais y revenir au rythme lent de la conversation de l'homme avec son cheval. J'aurais pu choisir un autre thème comme l'interrogation de la propriété, de la liberté ou des biocarburants mais pour une fois j'ai préféré m'en tenir à l'essentiel. Je vous laisse apprécier ma conception de l'essentiel.

Le rythme paysan

L'invention de l'agriculture brisa le rythme du nomade pour créer celui du sédentaire. Sa vie n'était plus l'interminable et hasardeux voyage dans l'espace mais l'interminable et hasardeuse installation dans le temps. Vous le savez, l'heure est à la mobilité ce qui, loin d'être une originalité française, correspond au crédo des managers made en USA. Le rythme paysan d'ici ou d'ailleurs, comme celui des amérindiens, est un rythme circulaire dicté par le retour des saisons et qui n'a rien à voir avec l'horlogerie. D'où les historiens qui nous répèteront que l'histoire se répète. Il ne s'agit pas pour moi du rythme naturel mais du rythme du travail : parfois à la campagne il faut faire la pause et parfois il faut donner un coup de collier. Un rythme complexe avec des accélérations. Il me semble que Cl. Harmelle dans un livre sur Saint-Antonin dit l'essentiel du phénomène :

"La répétition de ce face-à-face (paysans-citadins) et de ce malentendu tient sans doute au fait que c'est un débat qui n'oppose pas seulement les individus et les groupes sociaux (ruraux-urbains) mais qui divise aussi chacun en son for-intérieur. Deux temporalités économiques, deux modes de vie s'opposent là où chacun cherche confusément le miroir de son désir. D'un côté des flux monétaires accélérés, liés aux instances territoriales abstraites (l'Etat, les grandes villes, le capital...) de l'autre des cycles très lents, à la fois discontinus (les saisons, les rythmes du travail) et inscrits dans une temporalité très longue où se conjugent les rythmes de la transmission patrimoniale et de la biologie."

L'industrie est arrivée avec son rythme linéaire banalisée par la chaîne de montage. C'est le rythme de l'accumulation, du "toujours plus", à savoir toujours plus vite, plus fort et toujours plus riche. En seulement deux siècles, l'industrie a épuisé culturellement sa force de novation. A ceux qui pensèrent que la classe ouvrière allait remplacer la classe paysanne, la logique économique actuelle (et ça dépasse le fait qu'elle soit capitaliste) répond que si en effet la disparition en nombre des paysans fait penser à la fonte des neiges au printemps, les ouvriers ne prennent pas leur place car les machines sont là pour les écarter.

Donnons-nous du rythme

La civilisation à bâtir doit retrouver en premier, l'éloge de la lenteur. Celle qui obligea le paysan à attendre la récolte. Pensez à l'investissement que ça représentait 6.000 ans avant Jésus-Christ, de semer des graines ! Manger au jour le jour, en suivant par la chasse et la cueillette, les nourritures salvatrices, n'avait rien à voir avec le projet agricole globalement annuel au départ (les premières cultures furent les céréales). Pour l'art de la lenteur, les cultures paysannes ont beaucoup à nous apprendre et à partir d'elles nous avons du travail pour les transposer dans notre présent.

La civilisation à bâtir doit chercher la pluralité. Un jour un technicien soviétique crut utile de déclarer : "Il n'existe pas de différence de nature entre industrie et agriculture et en conséquence les techniques industrielles sont transportables à la campagne." Il ne faisait que répéter le discours classique aux USA où l'agriculture est par tradition une branche de l'industrie. L'uniformisation du monde à ses avantages mais les appellations contrôlées aussi. Le Roquefort permet de se nourrir d'histoire et pas seulement de se remplir l'estomac. Les savants de Bruxelles tentèrent d'éliminer les "marques" agricoles au moment même où, industriellement, des marques se protègent des contrefaçons. Il faudrait que le jambon de Bayonne puisse se produire à Munich mais que les chaussures Nike ne puissent se copier.

La civilisation à bâtir doit respecter à la fois ce temps qui nous vient de la nature (peut-être s'agit-il de la respiration) et celui produit par l'histoire des hommes (on dit qu'il vibre en numérique). Ce double respect doit faire reculer l'atomisation des choses pour globaliser la vie d'une nouvelle manière, globalisation sans laquelle on perdrait toujours plus le sens du réel. Ce double respect peut conduire à la création des diverses identités indispensables pour munir nos actions de points de repères efficaces : identité culturelle et personnelle. Le rythme appelle inexorablement un besoin de communauté se détournant en identité.

La civilisation à bâtir doit se saisir de l'indépendance. Mais sur ce point, il faudrait interroger le rapport spécifique des paysans à la propriété. J'entends par indépendance la capacité pratique de chacun à participer ou pas au rythme social recherché. L'indépendance ne fut pas celle de tous les paysans mais celle du propriétaire comme celle de l'artisan. Cependant l'indépendance ne découle pas mécaniquement d'un statut économique. Il y faut aussi la volonté culturelle.

La civilisation à bâtir sera culturelle ou alors elle oscillera entre la jungle et le zoo. Et là aussi interroger le monde paysan est source de réflexions fondamentales. Un beau jour à Paris, rue de Lappe, des Auvergnats firent le bonheur quotidien de danseurs inépuisables. Ils venaient de leur campagne avec un accordéon et faisaient du musette. A Oran, le Raï a suivi le même chemin sauf que la ville a su récupérer cette musique pour la garder vivante alors que Paris après avoir profité de l'accordéon en a organisé l’enterrement. Chez les paysans indépendants (les plus pauvres ne pouvaient rien et les plus riches ont toujours préféré singer la ville) la culture faisait partie intégrante du travail et du lieu et en bref, de la vie. On ne retrouvera jamais cette interférence qui évitait la culture-vernis ou la culture-virtuose. Mais il faut avancer une rencontre possible entre les rythmes nouveaux (travail-vacances ; activité-retraite ; sédentarité-mobilité) et la culture en construction. Quel type de tourisme, d'emploi, d'habitat ? Pourquoi ne pas réfléchir au temps de travail en terme de rythmes du travail à moins qu'on ne veuille intensifier le travail jusqu'à ce qu'on vomisse ? Je crois tout à fait avec Sicre que la culture sans folklore c'est comme faire du pain sans le blé. Même s'il n'en faut plus qu'un, il faudra toujours le cultivateur de blé. En ce vingtième siècle, des folklores sont nés de par le monde, le jazz ou le tango. A nous de nous rappeler que le futur n'est pas l'impossible et que la vie mérite qu'on la cultive avec des charrues électroniques s'il le faut. Pour le bonheur commun

Les paysans sont parmi nous

Voici brièvement quelques échos de mes activités récentes témoignant de ce que je comprends sous le vocable "paysan".

- 28 septembre : A Larrazet réunion de préparation des journées du 9 et 10 novembre. Je retrouve Monsieur Astoul, professeur d'histoire, qui parle du sujet qu'il adore : l'organisation des paysans en syndicats avant même la Révolution de 1789 et ceci dans tous les villages de la région. Sa découverte démontre la contradiction flagrante entre la méconnaissance du phénomène et son ampleur extraordinaire. Le livre le plus complet et le plus beau sur les "Paysans en révolution" en France, a été écrit par le soviétique Anatoli Ado et a eu un mal fou à trouver un éditeur en France alors que tout le monde reconnaît qu'il est d'une valeur exemplaire.

- 19 octobre : A Montauban, dans un débat, un ami m'indique que pour parler de 1936 il ne faut pas oublier le poids colossal à l'époque de la paysannerie réactionnaire. J'ai alors répondu en évoquant le cas d'un paysan révolutionnaire du Lot-et-Garonne, Renaud Jean qui bien que communiste et bien que vivant dans une circonscription paysanne fut élu au premier tour en 1936. Personnage extraordinaire à qui on doit l'Office du blé, un absent des livres d'histoires. J'aime le portrait qu'il fait de sa mère (j'aurais été triste si je n'avais rien dit en quatre pages sur la paysanne) : "Je revois ma mère un jour d'été lorsque j'avais déjà dix-huit ou vingt ans. Nous ne nous levions guère avant l'aube mais à peine debout, elle était à l'ouvrage. Soins à la volaille pendant que chauffait la pâtée qu'elle portait ensuite aux cochons. En temps de moisson, nous partions aux champs tous ensemble. Elle avait une faucille plus légère que les nôtres et cependant nous ne la distancions guère. A 7 heures nous rentrions à la maison pour le premier déjeuner. Nous n'avions pas encore de puits. Pendant que j'allais chez le voisin remplir la cruche d'eau fraîche et que mon père allait à l'étable, ma mère cuisait en hâte le jambon et les œufs ou réchauffait les quelques restes de la veille..."

- 20 octobre : A Cordes un homme parle d'une musique qui s'appelle le "son cubain" et dont il indique qu'il est au croisement de la rumba, du boléro et de la musique paysanne des petits propriétaires paysans. La Sierra Maestra de Cuba est à la fois le lieu des petits paysans indépendants, la base de trois révolutions et le creuset d'une invention musicale. Je ne m'étonne plus que La Havane (plus rangée) ait été préféré à Santiago de Cuba (plus fantasque) comme capitale.

- 22 octobre : A Montauban je vais chercher des photos prises à Lagrasse dans l'Aude et sur l'une d'elle, on voit Sicre et Marti qui lisent une feuille. Que dit cette feuille ? Il s'agit d'un texte que Marti se propose de lire le soir au concert pendant que les Fabulous l'accompagneront à leur façon. Et le soir avec une émotion intense Claude Marti donnera lecture d'un texte à la mémoire de la révolte des vignerons en 1976. Il aurait voulu le savoir par cœur mais il conserva la feuille.

- 29 octobre : A Castres, je découvre une expo photo sur les révoltés du Chiapas, cette région du Mexique où des hommes masqués inventent une révolution. Qui sont les zapatistes? Des paysans et un point c'est tout. Sur une photo, la plus belle à mes yeux, on voit quelques couples de danseurs qui évoluent dans la selva. Dommage le photographe n'a pas pris les musiciens.

- 2 novembre : A Bruniquel, je vais chercher le bois chez un paysan de 70 ans qui vit seul depuis toujours et qui pourrait être l'archétype du sauvage. Il s'agit tout au contraire de quelqu'un qui connaît un tas de choses, qui est abonné à plusieurs journaux et qui est ouvert au monde par l'intermédiaire de la télévision (il choisit ses émissions). Il ne se souvenait plus dans la conversation, du nom de la période ayant précédé le magdalénien. Il parle toujours occitan et n'oublie jamais de se réapprovisionner en eau de vie de prune qui accompagne son café.

- 8 novembre : A Guerret, haut lieu de révoltes paysannes, je participe à un colloque syndical (le SNU-ipp) sur l'école rurale, ouvert par Claude Julien. La place me manque pour en rendre compte. Sachons par contre que les professionnels de l'étude rurale ne manquent pas. Ils me font sourire.

Jean-Paul Damaggio (décembre 1996)

A titre indicatif voici ma bibliothèque paysanne :

1- Basile Kerblay : Du mir aux agrovilles, Institut d'Etudes Slaves, 1985

2- Walbeck Rochet : Vers l'émancipation paysanne, Editions Sociales, 1952

3- Bernard Lambert : Les paysans et la lutte des classes, Seuil 1970

4- Collectif : Les campagnes françaises, Editions Sociales 1983

5- Fabrice Nicolino : Le tour de France d'un écologiste, Seuil, 1993

6- Emmanuel Maffre-Baugé : Face à l'Europe des impasses, Privat, 1979

7- Gilles Allaire, Michel Blanc : Politiques agricoles et paysanneries, Le Sycomore, 1982

8- Philippe Simmonot : Ne m'appellez plus la France, Olivier Orban, 1991

9- Jean Cazalbou : Fos mémoire d'un village pyrénéen, Privat, 1982

10- Norman Wyner : Harry Ferguson, Desclée de Brouwner, 1964

11- Barry Commoner : L'encerclement, Le Seuil, 1972

12- Clause Michelet : Cette terre est la nôtre, Presses Pocket, 1982

13- Manuel Plana : Pancho Villa, Casterman-Giunti, 1993

14- Collectif : La campagne autrement dite, Foyers Ruraux, 1989

15- Pierre Le Roy : Les agricultures françaises, Armand Colin, 1993

16- Nikita Harwich : Histoire du chocolat, Editions Desjon-quières, 1992

17 - Gabriel Audisio : Des paysans, Armand Colin, 1993

18- Collectif : Dictionnaire des idées reçues sur l'agriculture, Syros 1993

19- Michel Launay : Paysans Algériens, Le Seuil, 1963

20- Daniel Tacet : Un monde sans paysans, Pluriel (Hachette), 1992

21- E. Grenadou : Grenadou, paysan français, Le Seuil, 1966

22- Balzac : Les paysans, Folio

23- Zola : La terre, Folio

24- Eugène Le Roy : Jacquou le Croquant, Livre de poche

25- Jean-Louis Trassard : Traquet Motteux, Le Temps qu'il fait, 1994

26- Louis Molinier : Un militant languedocien raconte, 1979

27- Philomen Mioch : Les tribulations d'un ouvrier agricole, 1984

28- Yannicx Le Bourdonnec : Des paysans heureux, Flammarion, 1994

29- Louis Malassis : Nourrir les hommes, Flammarion, 1993

30- Jacques Chauvin : Naissance des divinités, naissance de l'agriculture, CNRS, 1994

31- Gérard Belloin : Renaud Jean, le tribun des paysans, Editions de l'Atelier, 1993

32- Jean Lespiau : Luttes paysannes landaines, MODEF, 1995

33- Anne Rassat : Fille de laboureur (deux tomes), L'amitié des livres, 1984

34- Daniel Fabre et Jacques Lacroix : La vie des paysans au 19 ème siècle, Hachette, 1973

35- Claude Marti et Jean-Pierre Chabrol : Caminarèm, Robert Laffont, 1978

36- Sandino (du Nicaragua) : Pensée vivante, La Brèche, 1984

37- Michel Ragon : Les coquelicots sont revenus, Albin Michel, 1996

38- Bernard Revel : Montredon les vendanges du désespoir, Loubatières, 1996

39- Jean-Paul Damaggio : Des paysans sont de sortie, 1995

40- François de Ravignan : L'avenir du désert, Atelier du gué, 1996

41- Anatoli Ado : Paysans en révolution (1789-1794), Société des Etudes Robespierristes, 1996

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 13:59

lefebvre 2 lefebvre.jpg   

 

 Hugues le Thierry a déjà publié des ouvrages sur la question aux Editions lyonnaises, Chroniques sociales, 7 rue du Plat, 69288 Lyon cedex O2.

 

Les ouvrages ici évoqués vont paraître aux Editions L’Harmattan.

Pour le premier : Sauve qui peut la ville voici la quatrième de couverture :

« Lethierry a fondé une nouvelle école de pensée en France : la french theorie Lefebvre, faisant pour Lefebvre ce que François Cusset a fait pour Foucault, Derrida, Deleuze and Co ».

Merrifield, Environment and Planning.

 

S’adressant à un large public (spécialistes ou pas) les auteurs s’interrogent sur notre actuel « droit à la ville », le combat contre les aliénations, pour une réappropriation de l’humain, contre la ghettoïsation, la segmentation de l’espace scolaire, pour un pouvoir plus collectif.

Tout un programme qui ne reste pas dans les seules "idéalités" et intéressera tant les acteurs sociaux que les urbanistes et éducateurs de terrain, soucieux de réhabiter et de réhabiliter l’espace.

Les auteurs

Le coordinateur, Hugues Lethierry, chercheur indépendant, est connu pour ses nombreux ouvrages sur l’humour et aujourd’hui la philosophie sociale.

G. Busquet, L. Costes, J-Y. Martin, A. Mutuale, A. Querrien, S. Sangla, C. Revol sont des universitaires et/ou des urbanistes reconnus.

 

Pour Maintenant Henri Lefebvre la quatrième de couverture indique : Certains naissent de façon posthume… C’est le cas d’Henri Lefebvre (1901-1991), en un sens, puisque après avoir transité par les USA, il revient en France, la crise étant son élément. En quoi, des idées émises par lui peuvent-elles nous aider à construire des possibles, des utopies concrètes ?

Avec Lethierry nous trouvons pour ce livre, Léonore Bazinek, Armand Ajze,berg, et Michael Lowy.

 

Nous reviendrons sur les ouvrages à parution. En attendant vous pouvez lire divers ouvrages de Lethierry sur l’humour ou sur l’histoire des écoles normales, un type d’établissement où il enseigna, à Rodez.

Jean-Paul Damaggio

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 15:49

Voici une des conditions de la Région Poitou-Charentes pour la signature de la convention de financement Bordeaux-Tours :

 

 

"Précise que la participation de la Région Poitou-Charentes à la Lignes à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique d’un montant de 103 000 000 d’euros, non révisable, non actualisable, prenant la forme d’une avance remboursable, sera versée lorsque les garanties demandées ci-dessus seront acquises."



L’Etat peut-il être d’accord ? Non. Donc on peut en déduire que la signature est sans conséquence ?

Or en même temps la délibération se conclut ainsi :

 

 

"Autorise la Présidente à signer un protocole préalable avec l’Etat et RFF sur les engagements prévus ci-dessus ainsi que les deux conventions jointes après la modification pour tenir compte des demandes ci-dessus et engagement de l’Etat et RFF sur les retours attendus ."

 

Toute la question est la suivante : si elle signe la convention, RFF sera-t-il en droit de demander sa part même si les autres conditions ne sont pas assumées ?

J’avoue que ce feuilleton dépasse mon entendement. 13-02-2011 Jean-Paul Damaggio

P.S. : J’ai posé,  la question simple sur le site du Conseil régional Poitou-Charentes : la région va-t-elle payer ? et j’attends la réponse.

 

                                         En attendant des explications plus claires voici deux articles

La Nouvelle République du 13 février :

Vienne point chaud

LGV : la semaine de toutes les confusions 13/02/2011

Le conseil régional, le conseil général... tous devront se prononcer cette semaine sur le financement de la LGV SEA. Gare aux fausses notes.

Aux collectivités, maintenant, de financer leur part...

Une fois de plus, elle a jeté le trouble. Semé le doute. Et parfois récolté l'incompréhension. Ségolène Royal, la présidente du conseil régional Poitou-Charentes, avait d'abord annoncé qu'elle céderait « au chantage » de François Fillon, le Premier ministre, acceptant ainsi de financer la LGV SEA (Bordeaux-Poitiers-Paris), pour éviter à Poitiers de perdre un précieux raccordement. Puis, volte-face, tout récemment. La Région financera, oui, mais à condition que cette enveloppe ne soit qu'une avance... remboursable par l'État.

Les '' couacs '' de Poitiers-Limoges

Cette déclaration a fait bondir plusieurs cadors du PS départemental. Alain Claeys, le député maire de Poitiers, fervent partisan - et financeur - de la LGV, craint que les positions très politiques de la présidente viennent perturber un projet déjà sacrément avancé. « Poitiers a impérativement besoin de cette ligne Bordeaux-Paris pour son développement et son avenir, dit-il. Comme du projet Poitiers-Limoges. »

Poitiers-Limoges, justement. Tiens, tiens, Ségolène Royal, sur ce dossier-là, prend moins de raccourcis. Elle y est opposée. Tout simplement. Comme la plupart de ses proches, élus Verts et socialistes. Le maire de Poitiers, lui, y est favorable. Avec toujours la même optique : définitivement désenclaver Poitiers et l'ouvrir, surtout, vers l'Est. La position de la présidente de Région a également irrité son homologue du Limousin, socialiste, lui aussi.

Au conseil général de la Vienne, la partition semble être plus limpide. Les élus du sud du département dont le territoire serait traversé par la ligne Poitiers-Limoges sont contre. Les autres, de gauche comme de droite, semblent y être acquis. La LGV SEA pose moins de problème. Seule Ségolène Royal...

Les deux assemblées auront à se prononcer cette semaine sur le financement de la LGV SEA. Pas forcément dans un concert de louanges...

Jean-Yves Le Nezet

 

Sud-Ouest 2 février Par Jean-Bernard Gilles

Royal négocie encore sa contribution à la LGV

La présidente de la Région Poitou-Charentes défend bec et ongles ses dossiers régionaux. La convention financière n'est pas encore signée

Ségolène Royal a plutôt pour habitude de prendre l'initiative pour déstabiliser ses contradicteurs, voire ses partenaires. Elle aime avoir la main.

La façon dont elle use, alternativement, de la menace et de la recherche de compromis dans ce dossier LGV l'atteste. Elle témoigne de sa volonté de négocier bec et ongles des contreparties aux 103 millions d'euros qui lui sont demandés au titre de la part du financement public de la future ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux.

La menace NKM

Lundi, à Poitiers, elle indiquait qu'elle ne financerait pas cette ligne. Elle la considère comme un racket fait aux collectivités locales hors de leurs compétences.

Le dossier est toutefois loin d'être clos. En fait, la présidente de la Région Poitou-Charentes réagissait publiquement à une lettre qu'elle a reçue quelques jours plus tôt de Nathalie Kosciusko-Morizet.

Comme l'avait fait à l'été 2009 le Premier ministre François Fillon, la ministre de l'Écologie et des Transports indique qu'un refus de paiement entraînerait « une remise en cause de la consistance du projet ». Les dessertes de Châtellerault, du Futuroscope, de Poitiers et d'Angoulême, annexées à la convention, sont en ligne de mire. Nul doute que l'ex-finaliste à l'élection présidentielle n'apprécie guère ce genre de chantage.

Le prix de la signature

Le lendemain, la patronne du Conseil régional prend la plume. Elle liste alors une série de revendications et demande une réponse rapide, « au moment où le débat est engagé sur la participation des collectivités locales au financement de la LGV Sud Europe Atlantique ». Elle souhaite accélérer la mise en place de dessertes TER cadencées et plaide pour un calendrier précis de travaux. Elle réclame aussi des sillons ferroviaires aujourd'hui affectés à la future autoroute ferroviaire (fret) entre Niort et Saintes, reliées aujourd'hui par une voie unique. Une réunion a eu lieu hier sur tous ces points à la direction des infrastructures à Paris. Ségolène Royal plaide aussi pour la prise en charge par Réseau ferré de France des frais de transports de substitution lorsque les travaux nécessitent la mise en place de cars, comme entre Angoulême et Saintes.

Dernière ligne droite

Comme les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, la Communauté urbaine de Bordeaux, l'agglomération de La Rochelle et la Région Midi-Pyrénées (lire notre édition du 21 janvier), Poitou-Charentes négocie donc ferme dans la dernière ligne droite. Rappelons que 57 collectivités locales apportent 1,6 milliard d'euros sur les 7,4 milliards du coût total du projet.

À l'agenda de la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes figure aussi un entretien prochain avec le concessionnaire Lisea. Ils parleront emploi et formation professionnelle. Lisea a déjà créé quelque 350 emplois dans la région. La construction de la ligne devrait occuper entre 1 000 et 1 500 emplois dans le génie civil. Nul doute que Ségolène Royal ne négligera pas ce volet régional d'un dossier décidément bien long à être finalisé.

 

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