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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 20:21

Nous avons souvent rappellé sur ce blog l'échec du TGV sur la scène internationale. Ilk serait donc injuste de ne pas indiquer cette dépêche Reuters qui nous apprend que le Maroc vient au secours d'Alstom. JPD

 

Alstom a annoncé vendredi un contrat de près de 400 millions d'euros portant sur la fourniture au Maroc de 14 rames de train à très grande vitesse à deux niveaux (duplex).
Ces trains circuleront sur l'axe Tanger-Casablanca, qui desservira le nord du pays. La mise en service commercial est prévue en décembre 2015, a précisé dans un communiqué le spécialiste français des infrastructures d'énergie et de transport.
La liaison à très grande vitesse entre Tanger et Casablanca permettra de réduire les temps de parcours de 4h45 aujourd'hui à 2h10 après la mise en service de ligne et de transporter jusqu'à 10 millions de voyageurs, ajoute Alstom.
Les 14 rames seront conçues et fabriquées principalement en France dans les sites d'Alstom Transport.

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 20:03

Voici un riche article des Echos qui concerne la gestion économique de la LGV Tours-Bordeaux, futur modèle de la gestion des LGVs. Il rappelle le fonctionnement économique d'un système qui oppose RFF et la SNCF avec au final. Qui empoche la mise ? Vinci bien sûr... pour le bien de tous, c'est connu. JPD

 

 

10/12/10 | 07:00 | Les Echos

Doublement des péages acquittés par la SNCF pour faire rouler ses TGV, hausses importantes des prix du billet : la nouvelle ligne TGV entre Tours et Bordeaux, qui sera réalisée d'ici à 2016, préfigure le futur paysage de la grande vitesse en France.

Jean-Louis Borloo lui aura réservé sa dernière conférence de presse de ministre de l'Ecologie. Ce 10 novembre, sous les lambris de l'hôtel de Roquelaure, la plupart des journalistes sont venus voir l'ex-futur Premier ministre disserter sur le remaniement gouvernemental. Lui préfère s'attarder sur l'avancée de la liaison TGV Tours-Bordeaux, et sa continuation future sur le Sud-Ouest et l'Espagne. Une posture paradoxale, puisque le ministre ne s'était guère intéressé au projet jusque-là, selon plusieurs acteurs du secteur. Mais à quelques jours de son départ, la sortie a valeur de testament politique : cette nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) de 300 kilomètres -qui complétera les 300 kilomètres existant entre Paris et Tours et permettra en 2016 de réduire le temps de parcours entre Paris et Bordeaux de trois heures à deux heures dix minutes -est le grand projet le plus ambitieux de son Grenelle de l'environnement. C'est surtout un chantier estimé à près de 8 milliards d'euros, qui sera réalisé en partenariat public privé (PPP) par un consortium mené par Vinci. Une grande première pour une ligne ferroviaire, qui est censée donner l'exemple pour les LGV à venir. Le genre de symbole positif dont raffole Jean-Louis Borloo.

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ? En réalité, l'enthousiasme immodéré de l'ancien ministre n'est pas toujours partagé. Normal, dans un sens, puisque « ce projet Sud Europe Atlantique (SEA) doit contribuer à mettre sous tension tout le système ferroviaire », comme le reconnaît un cadre de RFF (Réseau Ferré de France, le propriétaire des rails). Et de fait, les points de friction ne manquent pas. Les collectivités locales, qui doivent financer le projet à hauteur de 1,7 milliard d'euros, se sont ainsi longtemps fait tirer les oreilles par l'Etat.

10 à 15 % de hausse pour le voyageur

A la SNCF, certains dirigeants ne décolèrent pas : le montage financier devrait aboutir à… un doublement des péages acquittés à RFF pour faire circuler les trains entre Tours et Bordeaux, siphonnant du coup les marges de la compagnie ferroviaire.

Quant aux clients, ils doivent s'attendre à des hausses de tarifs importantes sur la ligne. La question était d'ailleurs posée dès mai dernier à Hubert du Mesnil, le PDG de RFF, par Catherine Coutelle, député PS de la Vienne, devant la commission des Finances de l'Assemblée. « Le risque est-il que le prix du billet devienne exorbitant ? » « Il faudra faire attention », répondait, laconique, le dirigeant. Dans les modèles qu'il a élaborés, RFF calcule, selon nos informations, que les tarifs devraient bondir de 10 % à 15 % entre 2015 et 2016, date d'entrée en service. Une hausse a minima, puisqu'elle repose sur l'hypothèse que la SNCF acceptera de prendre à sa charge la majeure partie des hausses de péage.

Ces chiffres marquent un brutal retour à la réalité, après le temps des grandes envolées du Grenelle. Ce n'est pourtant pas une surprise totale pour ceux qui suivent les pérégrinations de ce projet, évoqué par les pouvoirs publics depuis près de vingt ans. En 2005, bien avant que le chantier soit récupéré par Jean-Louis Borloo dans le cadre du Grenelle, le gouvernement de l'époque prend une décision forte : la ligne SEA se fera par concession. Certes, une grande partie du chemin de fer français a été construite sur ce modèle au XIX e siècle. Mais on a, depuis, largement oublié la recette. Les premières LGV ont été financées en majeure partie par la SNCF. « La dette contractée à l'époque, depuis récupérée par RFF, est un fardeau qui pèse encore aujourd'hui sur le système ferroviaire », rappelle un expert du secteur. Récemment, on a eu recours aux subventions publiques à hauteur de 80 % pour le TGV Est. Guère envisageable dans le contexte budgétaire actuel.

C'est là que la concession se révèle particulièrement intéressante. Dans ce modèle, les coûts de construction sont bien mieux tenus et surtout les subventions publiques nécessaires au projet ont tendance à être réduites au strict minimum (voir encadré). La contrepartie est évidente : les péages payés par le transporteur -la SNCF en l'occurrence -au concessionnaire doivent compenser. Avec, in fine, une partie de la facture présentée aux clients, puisque les péages représentent 30 % à 40 % du prix d'un billet de TGV.

La solution a tout pour plaire à RFF. Depuis longtemps, le gestionnaire du réseau estime qu'une partie des marges gargantuesques réalisées par le TGV -plus de 20 % les bonnes années -doit servir à financer la rénovation du réseau. « Une marge de 20 %, c'est bon pour Gucci, pas pour un transporteur », estime un cadre de la maison. L'établissement public n'a donc aucune réticence à opter pour ce schéma. Dès 2005, il se met au travail. Son idée ? On peut tout à la fois rogner le taux de marge de la SNCF et faire contribuer les voyageurs. « Gagner une heure sur Paris-Bordeaux, c'est une vraie valeur ajoutée, c'est donc normal que le client paye pour », plaide un très bon connaisseur du secteur.

Les « espions » de RFF

Reste à savoir combien. Pas facile à déterminer, puisque la compagnie ferroviaire garde jalousement secrètes ses recettes tarifaires. RFF trouve alors un moyen très simple pour contourner l'obstacle : il fait réaliser des enquêtes discrètes en gares auprès des voyageurs, afin de mieux cerner le marché. Mais la chose s'ébruite et, devant la colère de la SNCF, les «espions» doivent se rabattre sur les bouches de métro de la RATP. Ambiance. Après négociations, les enquêtes clientèle se feront sur les quais, qui appartiennent, à la différence des gares, à RFF…

Courant 2007, une première évaluation tombe pour SEA. A la SNCF, Mireille Faugère, alors patronne des TGV, est effarée : les péages se sont envolés ! Devant le tohu-bohu, l'Etat décide alors de confier une «mission de cohérence» à deux économistes (Emile Quinet et Marc Gaudry) et au banquier d'affaire de Merrill Lynch Luc Rémont. Peine perdue. Le rapport, resté secret, ne réussit pas à rapprocher les points de vue des deux entreprises publiques. Le processus peut alors repartir de plus belle. En septembre 2008, les trois groupements candidats à la concession (menés par Vinci, Eiffage et Bouygues) remettent leurs offres initiales. Après un long marathon, c'est finalement Vinci (avec la Caisse des Dépôts et AXA Private Equity) qui est retenu en mars 2010. Il applique scrupuleusement le modèle en germe depuis le début. Le consortium « a fixé ses tarifs [de péage, NDLR] au maximum autorisé. Il considère -à tort ou à raison -que la marge du transporteur doit être ramenée de plus de 20 % à 10 % […] et que l'argent produit par la circulation des trains lui revient ; que la SNCF en ait besoin pour d'autres usages, ce n'est pas son problème ! », explique Hubert du Mesnil en mai dernier devant les députés. Au final, les péages devraient presque doubler par rapport à la situation actuelle, passant de 11 euros le kilomètre à plus de 20 euros.

Un montage jugé intenable

La facture a du mal à passer à la SNCF, qui estime qu'on met à mort le modèle économique de la grande vitesse. D'autant que RFF a tout prévu pour la forcer à rouler sur cette nouvelle ligne flambante neuve. Il existe en effet le risque que la compagnie ferroviaire préfère continuer de rouler sur l'ancienne ligne -quitte à toujours proposer une liaison de trois heures à ses voyageurs -pour éviter les hausses de tarif. Peine perdue : RFF prévoirait d'augmenter les péages de l'actuelle ligne Tours-Bordeaux dans des proportions équivalentes à SEA (entre +80 % et +155 % en fonction de la taille du train d'ici à 2016) !

Cette situation explique que certains dirigeants de la SNCF n'aient jamais caché leur opposition à ce montage financier, jugé intenable et voué à être renfloué par l'Etat. Cela n'a guère ému les groupes privés candidats à la concession. Le risque que la compagnie ferroviaire décide de faire rouler moins de trains, vu la facture qu'on lui présente ? Ils n'y croient guère. « Si elle réduit son offre, un concurrent étranger prendra sa place », répond-on dans le monde du BTP. «De toute façon, on trouvera toujours une solution», renchérit un proche du dossier. «Soit l'Etat obligera la SNCF à rouler sur cette nouvelle ligne, soit il demandera à RFF de faire baisser les péages sur Paris-Tours pour réduire la facture globale». Pas vraiment rationnel économiquement, mais efficace.

 

Au-delà, l'Etat a tout fait pour rassurer les groupements privés candidats à SEA. L'essentiel de leur modèle économique est basé sur les prévisions de trafic -on prévoit un gain minimal de 20,8 % de voyageurs en 2016. Certes, les prévisions sont rarement fiables : une enquête récente de deux ingénieurs du Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) montre des surestimations des gains de trafic de l'ordre de 15 % sur les premières lignes TGV françaises. Mais qu'importe. « Dans le montage financier de SEA, c'est en fait l'Etat qui supporte en grande partie le risque trafic », selon un acteur du monde du BTP. Explications : le consortium privé investit dans la concession 750 millions d'euros en fonds propres, et surtout s'endette de 3 milliards. Or, plan de relance oblige, l'Etat « garantit à 80 % la dette ultime, à hauteur de 2,5 milliards d'euros. Donc pour les banquiers, peu importe que les recettes de trafic ne couvrent pas l'emprunt. Ils ont été nombreux à vouloir un ticket sur les 3 milliards de dette que la garantie permettait », poursuit cette source. Quant aux fonds propres, ils seront couverts en partie pour Vinci par la marge que fera le groupe sur les travaux de construction. « Vinci a un haut niveau de sécurisation », estime un proche du dossier.

 

Les premiers coups de pioche devraient avoir lieu l'an prochain. L'Autorité de régulation des activités ferroviaires (ARAF) a ainsi approuvé hier les péages de la ligne. La SNCF va devoir s'adapter tant bien que mal, d'autant que SEA fait figure aux yeux de RFF d'exemple pour le futur. Les péages des lignes les plus rentables -le Paris-Lyon notamment -devraient à terme s'aligner sur ceux programmés pour Tours-Bordeaux. Si bien que les hausses de prix des billets évoquées il y a quelques jours par Thierry Mariani, seront sans doute, dans un avenir pas si lointain, un peu moins « raisonnables » que ce qu'imagine le secrétaire d'Etat aux Transports.

RENAUD HONORE (AVEC MYRIAM CHAUVOT, Les Echos

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 12:32

J’avais 9 ans, Ma mère me tenait par la main, elle parlait, nous revenions à travers les décombres du centre d’Orléans, mon père tenait le Populaire et L’Humanité, c’était peu de temps après la Libération .De gaulle avait parlé place du Martroy. Mon père parlait des juifs, juif, je ne savais pas ce que cela voulait dire. « Qu’est ce que les juifs….On est juifs nous ? »

« Ton père…c’est compliqué… »

C’est toujours compliqué bien que plus de soixante ans soit passés.

Si je pose la question dans l’assistance quelques voix me répondront : « C’est le fils d’une juive, c’est une race, c’est un peuple, ce sont des cultures, ce sont des israélites, juifs et israéliens »

Le cardinal Lustiger a dit : « Je suis Juif et Chrétien ».

Le grand Rabbin Sitruk a répondu : « On ne peut être Juif et Chrétien », Krasuki à Christine Clerc qui lui demandait : « Depuis quand êtes vous Français ? » « Depuis ma sortie des camps.» Qui saura si c’est le Résistant, le juif, le marxiste qui répondait ? Pourquoi était il tout ça ? Fabius accusé d’avoir  « une tête pas catholique » répond « Je fut baptisé, c’était après la guerre, je suis agnostique, mais puisque l’on me traite de juif, je l’assume.»

Marek Halter dit : « est juif celui qui se sent juif ».

Les Allemands ne faisaient pas de détail eux, les gendarmes français non plus.

Le Parlement d’Israël débattit longuement : « Qui est juif ? » En désespoir de cause, il décida de faire une loi sur le « droit au retour » et non sur la judaïté. Ce fut une loi qui déterminait le nombre de grands parents juifs exigés, mais c’était un nombre variable en fonction de la pression discriminatoire dans le pays d’origine.

D’où viennent-ils ces juifs ?

La Bible est leur livre d’histoire. Il fut replanté des essences sur des lieux disparus cités, elles se sont plu et voila nous dit on une preuve.

Les recherches de toutes disciplines, Histoire, Archéologie, Sciences Humaines diverses mettent en doute plus ou moins partiellement ces idées reçues, déjà Sigmund Freud dans Moïse et le monothéisme émettait des hypothèses faisant de Moïse l’initiateur d’un virage imprégné du monothéisme d’Akhenaton. Les historiens récents rétrécissent la durée sur laquelle s’étale ce livre.

Le Coran est la parole de Dieu révélé à Mahomet, la Bible n’est que l’histoire des juifs, écrite, réécrite, avec des traditions parfois venues d’ailleurs et même réinjectées pour unir des tribus diverses, justifier des rois, des cohésions, bâtir un peuple, une nation, une organisation politique, semée de faits réels ou légendaires :Traversée du désert, séjour en Egypte, plaies d’Egypte.

Il est vrai que l’idée de monothéisme courait dans l’air, que des tribus l’adoptaient. Le Dieu de Jethro était-il celui des juifs ? Ces tribus s’unirent.

Le sacrifice d’Abraham n’est que l’application symbolique et fondatrice de la fin des sacrifices humains, on retrouve le même symbole avec Ismaël au lieu de son demi-frère et dans le Christ sauveur sacrifié en place de tous les hommes.

Juifs, bédouins ou autres tribus ? Un de mes amis Clément Harari disait l’histoire juive la plus courte est celle d’un juif qui rencontre un autre arabe……

Les juifs est-ce grosso modo des gens qui viennent du moyen orient ? Des tribus errantes de la péninsule arabique proches de l’Egypte qui ensuite se sont répandues et unifiées ?

Pauwels (qui n’est pas mon maître à penser, en général) dit « Les juifs sont un ensemble de peuples sémites et arménoïdes dont la cohésion s’est faite au cours des siècles par la religion et dans la période moderne en fonction de la pression exercée sur eux par leur environnement. »

Il fait ainsi appel à la thèse que reprend Arthur Koestler dans la Treizième tribu et qui relate l’histoire du royaume Kazar converti au judaïsme qui exista jusque vers le 12éme siècle et dont une partie de la population se serait installée plus tard en Pologne créant une classe artisanale et commerçante. Il est vrai que ce royaume exista, les preuves en sont des relations et lettres écrites, on n’en discute que l’importance numérique.

Les juifs d’Afrique du Nord (à l’exception des juifs alsaciens venus après 1870) seraient essentiellement des tribus converties après le 7éme siècle par les juifs des comptoirs établis sur les côtes dès avant notre ère.

Ceux que l'on peut côtoyer en France, quelles sont leurs histoires ?

Avant l'ère chrétienne des comptoirs juifs s'établissaient autour de la Méditerrannée.

Les thèses de « nouveaux historiens israéliens en font remonter l'origine bien avant la dispersion de 80 après JC thèse généralement admise jusqu'à présent. Marseille fut certainement l'un de ces foyers. Marseille ville phénicienne (libanaise),pourquoi pas juive ?

Les lieux attribués par des traditions parfois réinjectées sont mises en doute par des archéologues et des historiens israéliens, le lieu du temple de Salomon, lui-même, pas la structure des vestiges disposés semblablement ont été trouvés, mais ce n'est pas le lieu de ce texte.

Sautons les siècles

A la veille de la Révolution, ils sont cinquante mille environ en France.

Ils sont différents:

Ceux du Comtat Venessin, les descendants des juifs des papes en Avignon, intégrés, pas assimilés, les Crémieux, les Milhaud.

Ceux d'Aquitaine et de Bayonne, descendants des juifs Portugais ou Espagnols, Marannes, à moitié convertis ou toujours juifs, intégrés bien qu'en communautés, parmi eux d'après Edgar Morin (Nahum vidal qui a gardé son nom de résistant), des historiens et divers intellectuels : Montaigne et La Boétie.

Ceux d'Alsace et Lorraine, maquignons et préteurs aux paysans, avec les abus et les services, appelés parfois juifs allemands. Cetelem et autres cartes revolvings prêtent à 18%, ou en tout cas 0,10 en dessous du seuil légal d'usure sans que l'on traite Cetelem d'usurier.

Les Parisiens, un mouvement d'urbanisation et d'instruction se continuera tout les 18 et 19 ème siècle, de plus en plus citoyens éclairés des Lumières, les juifs se fixent dans les grandes villes.

En 1939, ils étaient deux cents cinquante mille dont les juifs miséreux, juifs artisans, juifs ouvriers venus de l'est qui nous donnèrent les Ferrat, Krasuki, Francis Lemarque et juifs bourgeois comme les Servan Shreiber, Moscovici ,et bien d'autres dont deux générations après, les enfants des survivants peuplent nos écoles, magasins, universités, hôpitaux, élevés mais souvent oublieux du marxisme de leurs parents, pas de l'amour de la République. Les Juifs intégrés, Bourgeois, intellectuels ne croyaient pas être pourchassés, seuls le seraient les étrangers.

La fin de la guerre d'Algérie vit refluer les juifs, plus religieux, issus de l'ancienne colonie, et ceux y vivant depuis la perte de l'Alsace et de la Lorraine en 1870.

J'avais 32 ans à la guerre des Six jours, j'étais fier et admiratif. Les juifs n'étaient pas ces moutons que certains décrivaient allant à l'abattoir des camps, ils se défendaient étaient un peuple debout. De plus, l'expédition de Suez, j'étais du bon côté ! En France, c'était Pineau un socialiste, le décideur !

Salauds de sionistes, t'as vu les Juifs et les Palestiniens.......

J'entends de tous cotés des juifs anti-arabes qui mélangent France et Israël, des militants pro palestiniens qui mélangent israéliens, juifs et sionistes, des militants qui vous ramènent à Moïse à la loi du talion etc. etc. qui ne voient les Israéliens que comme les victimes des islamistes ou les juifs, pas loin des nazis, sans connaître l'histoire des 400 dernières années. Qui oublient qu'il y eut plusieurs sionismes et plusieurs stratégies ou idéologies de l'état d'Israël. Calmons-nous ! Qu’est ce qu'un pays démocratique ? Quel est le pays à direction socialiste qui fit 600 000 morts dans une de ses provinces et dont les citoyens croyaient qu'ils étaient en démocratie !...... La France en Algérie !

Sionisme et intellectuels

Théodore Herzl, qui écrivit « L’Etat Juif » était un élégant correspondant d'un journal autrichien à Paris, plus proche d’Offenbach, Meyer et Halévy que de réflexions philosophiques ou talmudiques de la pensée juive. Il est raconté que l'arrivée à Paris de miséreux rescapés de pogroms en Russie le détermina à écrire ce livre dont le retentissement devint une cause de l'histoire du Moyen Orient. De ce jour, jusqu'à sa mort, il n'eut plus de cesse de chercher un havre pour les juifs. Mais au début, il n'envisageait pas la Palestine obligatoirement, tenta d'avoir une part de Madagascar, puis sollicita des autorités turques, quelque chose au Moyen Orient et mourut épuisé sans avoir réussi.

Des tentatives de structures plutôt socialistes se faisaient, avant goût des Kibboutz.

La plupart des intellectuels juifs s'opposaient au sionisme. Les luttes de l'affaire Dreyfus s'appuyaient sur la volonté universaliste et républicaine de la plupart des juifs de France et la volonté que le judaïsme ne soit qu'une religion comme les autres, ni une communauté, ni une culture surtout pas étrangère. Le citoyen juif n'était qu'un citoyen Français.

Proust qui comparait sa judéitude à l'homosexualité disait que l'une et l'autre étaient privées et ne devaient être brandies comme des drapeaux.

Julien Benda dénonce dans la trahison des clercs tout les nationalismes y compris le sionisme.

Seuls chez les intellectuels français Barrès, Maurras, Céline y voient un premier moyen de se débarrasser de la peste juive.

Pétain et la Shoa firent découvrir à tous ces Français juifs, ce qu'ils étaient pour l'extérieur. Beaucoup transmirent à leurs enfants un sac vide. Certains de ceux-ci cherchèrent ce qu'est la judaïté, ils en firent leur propre mythe, sans s'apercevoir qu’Israël vivait sa vie.

Tandis que les guerres se succédaient avec les états de la région, Israël changeait.

L'arrivée de juifs Orientaux, Sépharades, religieux qui servaient à l'élite Eskenaze de prolétariat et votaient à droite rendaient plus difficile encore une paix avec le Peuple Palestinien qui avec Arafat s'était constitué en Nation.

La corruption des deux entités rendait leur destin suicidaire. L'arrivée des juifs russes tendit encore la situation. Le Hamas dans la bande de Gaza était une force fasciste totalitaire et rétrograde. La répression elle relevait du crime de guerre.

Pour moi mes racines et le fait que l'on ne peut arracher ses racines juives sans être ensanglanté me donnait l'envie de croire en tous les espoirs de paix sans me laisser aller ,à écouter de part et d'autres des arguments et des amalgames trop passionnels.

Après la vision d'un film d'une israélienne mettant gravement en cause l'armée israélienne(Tsahal) je lui posais la question : « Comment en est on arrivé là après toute les cultures juives. » Elle répondit vivement : « Nous sommes un peuple comme les autres, c'est assez du peuple élu ! » J'avais recherché, et je m'étais trouvé des racines culturelles élues, eux, ils sont devenus ce qu'ils sont, le meilleur et le pire.

Conclusion :

Perec a écrit : « Quelque part je suis étranger par rapport à quelque chose de moi-même Quelque part je suis différent, mais non pas différent des autres mais différent des miens.

Je ne parle pas la langue que mes parents parlèrent.

Je ne partage aucun des souvenirs qu'ils purent avoir.

Quelque chose qui était eux, qui faisait qu'ils étaient eux, leur histoire, leur culture, leur espoir ne m'a pas été transmis. Je n'ai pas le sentiment d'avoir oublié. Mais celui de n'avoir jamais pu apprendre. » Max Biro

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 12:17

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 Sur le site de nos amis : http://lgv.sabstenir.over-blog.com/ vous allez trouver un compte-rendu des actions d'ensemble de la journée du 11 décembre dont on m'indique qu'à Moissac, elle a rassemblé bien plus que la trentaine que j'évoque. J'ai sans doute trop parlé et pas assez compté, à moins d'avoir essayé de supplanter les renseignements généraux absents. La présence des ballons a été une grosse organisation récompensé par un ciel bleu qui fut idéal pour le lâcher de ballons. A suivre et surtout reportez vous au site indiqué. 12-12-2010 Jean-Paul Damaggio 

P.S. Un ami québécois reconnaîtra peut-être la casquette sur la photo

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 20:11

10, 11 novembre 2010 de Valladolid à Mérida

par Marie-France Durand

 

Après le petit déjeuner « régional » à l’hôtel nous nous rendons au terminal de bus pour prendre des billets direction Campeche (conformément au planning fixé la veille). Au café d’à côté, à défaut d’un très bon expresso (cette fois la machine est en panne), nous prenons un jus d’orange pressée avant de nous diriger vers l’église de la Candelaria avec dans l’idée d’aller peut-être voir les ruines de Ek Balam. Devant l’église pimpante et toute de couleur rouge sombre, un téléphone Telmex nous tend les bras pour réserver une chambre à Campeche. Surprise : tout est plein. Nous essayons successivement les hôtels marqués prix moyens sur le guide du routard sans succès. Après une question posée à l’un des hôtels, Jean-Paul croit comprendre qu’il y a une course dans la ville. Comme nous n’avons plus d’unités sur la carte de téléphone nous partons en quête d’une nouvelle. Nos pas nous conduisent vers le zócalo et à une question posée à tout hasard dans une boutique on nous répond de demander dans la pharmacie voisine qui vend, elle, de telles cartes ! Nous voici avec une carte mais avant de téléphoner à d’autres hôtels nous tentons une visite à l’office de tourisme. Très gentiment ils nous indiquent qu’ils ne peuvent faire de réservation pour Campeche mais qu’à côté de l’hôtel San Clemente, il y a une agence de voyage qui devrait nous résoudre le problème. La dame cherche un bon moment mais sans succès. Très étonnée elle nous dit que tout est plein jusqu’à dimanche. Que faire ?

Nous changeons nos plans et nous décidons de nous rendre à d’abord à Mérida pour aller à Campeche ensuite. A l’hôtel San Clemente ils font de la pub pour un hôtel à Mérida : l’hôtel San Juan. On leur demande s’ils peuvent nous faire une réservation ce qu’ils font aussitôt et cette fois nous avons l’hôtel avant le moyen de transport. Je monte dans la chambre me reposer pendant que Jean-Paul repart au terminal pour négocier le changement de billet … qui n’est pas échangeable. La dame hésite, va interroger les chefs et revient en acceptant de changer le ticket pour Campeche (500p), en ticket pour Mérida (250p soit 15,50€), en rendant la somme en surplus. Elle indique que ça ne se fait pas mais que pour une fois … Tout est bien qui finit bien.

Comme le soleil est assez chaud malgré les quelques nuages, une petite nage dans la piscine est toute indiquée. Pique-nique au bord de la piscine dans le patio puis retour plus paisible à la Candelaria que, devant le problème de l’hôtel à Campeche, nous n’avons pu visiter le matin. Mais l’après-midi la porte est fermée. Il sera dit que nous ne visiterons pas l’intérieur. En face, dans un bâtiment de la même couleur rouge sombre bordée de blanc, il y a la bibliothèque publique régionale. Nous entrons pour jeter un coup d’œil sur les livres (voir le texte de Jean-Paul sur les bibliothèques).

De là, par les rues populaires, nous tentons un grand tour afin de voir de jour, la place qui est devant le couvent San Bernardino et que nous avons vue à la nuit tombante. Des enfants, garçons et filles mélangés de l’école voisine, font du sport avec leur prof. Les pros du cerf-volant s’entraînent. Les cerfs-volants sont faits de récupération de sacs plastiques, mais leurs couleurs sont parfois choisies pour attirer l’œil et certains volent très haut. Un groupe mettra un temps fou à faire revenir le sien, un grand cerf-volant blanc avec un rond rouge au milieu, car il faut procéder de manière méthodique pour enrouler la corde d’une longueur phénoménale. Ils se servent d’un lampadaire pour les aider dans leur manœuvre : la ficelle est entourée autour du poteau et après avoir tiré une longueur de ficelle du cerf-volant, ils l’enroulent puis reprennent la manœuvre. Par contre deux jeunes avec un cerf-volant aux plastiques multicolores et plus petit l’accrocheront plusieurs fois aux immenses arbres de la place (des caoutchoucs) pendant que deux autres, plus malins, le font partir très haut tout de suite en utilisant à merveille le vent ascendant à l’intersection de deux rues.

Puis c’est le retour vers le zócalo par des rues encore inconnues et plus populaires. Jean-Paul achète en passant devant une pharmacie un produit contre les hémorroïdes. Au loin nous entendons une fanfare qui répète. Nous arrivons sur le zócalo au moment où cet entraînement s’achève – des garçons et des filles avec tambours et cuivres – pendant que sous les arcades, les lectures continuent, cette fois en langue maya. J’apprends ainsi que cette langue est encore une langue bien vivante ici, tout au moins parmi les vieux. Un vendeur ambulant propose des elotes y esquites c'est-à-dire du maïs, les elotes étant les épis entiers cuits et chauds, les esquites du maïs égréné. J’achète un elote. Le marchand me propose d’y saupoudrer des épices, mais je refuse, car je commence à avoir une certaine crainte des piments, incroyablement forts ici ! Le maïs sur son épi est délicieux. Le bus fiesta tropical stationne sans beaucoup de clients pour l’instant.

Pour le dernier soir à Valladolid nous choisissons le resto de l’hôtel Mesón del Marqués, tout à fait chic. Une très jolie serveuse en robe espagnole rouge nous accueille pour nous mener à notre place dans un patio superbe et sobrement éclairé. C’est le luxe avec goût. Nous décidons de goûter les soupes : de verduras (légumes) pour moi, de cebollas (à l’oignon) pour Jean-Paul. Puis pour moi un poisson magnifiquement cuisiné et présenté, accompagné d’une bière brune Leon negra, tandis que Jean-Paul se lance dans des plats yucatèques : poc chuc (tranches de porc marinées accompagnées d’une sauce) puis un jus de fruits à la couleur vert sombre : ananas, citron, chapaya. Avec, bien sûr, pour tous les deux, des tortillinas bien chaudes. Un régal.

 

Jeudi 11 novembre 2010 : de Valladolid à Mérida

 

Départ pour Mérida par bus ADO à 9 heures, il atteindra Mérida en deux heures. Le bus est toujours très confortable mais trop climatisé. Tout au long du trajet nous avons droit à un film, qui, à notre étonnement, n’est pas un navet étatsunien, mais, doublé en espagnol, un film de la BBC sur le tribunal « Justice et Liberté » instauré en Afrique du Sud pour juger les crimes commis au temps de l’apartheid. Le héros est un ami de Steve Biko, un homme qui fut torturé à mort par la police et dont le corps n’a été retrouvé que plus tard. En même temps la forêt yucatèque défile : que de vert ! Les arbres sont grands sans être immenses (ce n’est pas la jungle) avec principalement le ceiba, arbre sacré des mayas, aux petites feuilles vertes et au tronc tourmenté, et aussi un autre arbre dont les feuilles ressemblent à celles des acacias mais en beaucoup plus petites et les fruits ressemblent à des haricots géants (de 40 à 50 cm) et que l’on a déjà remarqué sur les places dès notre arrivée à Cancún.

A Mérida le terminal est relativement loin de l’hôtel aussi nous prenons un taxi (voir le texte de Jean-Paul à ce sujet). Mérida apparaît aussitôt très différente de Valladolid. Une grande ville (1 500 000 habitants d’après le chauffeur de taxi qui exagère peut-être un peu) où le bruit des voitures et des bus, roulant très vite, est assez infernal par moment. On sent que la ville est très peuplée et les gens différents. A Valladolid, nous étions frappés par la petite taille des gens, preuve qu’ils étaient tous plus ou moins mayas. A Mérida on voit beaucoup de gens plus grands à la peau plus claire.

L’hôtel San Juan est un peu moins cher que le San Clemente (350p soit 22€ la nuit), les prestations sont presque les mêmes : grande chambre avec salle de bain et WC irréprochables, air climatisé, ventilateur et moustiquaire (qui serviront ici car il commence à faire plus chaud), piscine, patio fleuri, avec peut-être la cote en dessous : le patio est étroit, la piscine enserrée dans les deux étages de chambres, le clocher donne sur un immense hôtel de dix étages, le Best Western, alors que les maisons à Mérida n’ont en général qu’un ou deux étages : certains hôtels ont voulu se faire remarquer.

Nous déposons nos bagages pour un tour en ville. Au parque Santa Ana nous faisons une halte pour un pique-nique. Des hommes qui semblent esquintés par la vie (la drogue ?) dorment sur les bancs, nombreux comme à Valladolid, puis nous empruntons le paseo Montejo, l’avenue ultra chic de Mérida, où des grandes maisons, de style parfois très rococo ou néo-classique, ont été construites par des marchands de henequen (ou sisal, tiré de l’agave, une sorte de cactus) qui ont fait fortune en l’exportant. Cette plante, je l’ai rencontrée pour la première fois en Tanzanie où elle est très courante. Elle porte le nom du port proche de Mérida d’où partaient les bateaux remplis de ces feuilles cactées dont on fait la ficelle : je me demande combien de Tanzaniens savent que le mot sisal est celui d’un port du Mexique !

L’une de ces maisons abrite le Musée régional de Antropologia, vraiment très intéressant (41pesos soit 2,50€). Il retrace l’histoire du Yucatan, et principalement le monde

maya : ses connaissances scientifiques comme la numération à base 20 (à laquelle je m’étais intéressée pour la travailler avec mes élèves de terminale) et les notions très sophistiquées qu’ils pouvaient avoir en astronomie, l’écriture constituée de beaux hiéroglyphes toujours inscrits dans des sortes de carrés, le dieu Chac-mool mi-allongé sur les coudes, jambes repliées, la tête tournée vers la droite (regardant ses victimes ?) et un plateau posé sur le ventre dans lequel on déposait les cœurs qu’on avait arrachés aux suppliciés vivants. On y évoque aussi la vie de tous les jours, et un tas d’autres renseignements (en espagnol, maya, et anglais) qui m’ont permis de mieux apprécier ce que nous avions vu à Chichen Itza.

Ensuite retour vers le centre ville et le zócalo, très très peuplé à cette heure, entouré de monuments dont la cathédrale et le palais du gouvernorat du Yucatan. Le Mexique, comme les Etats-Unis d’Amérique est constitué d’Etats relativement autonomes, à la tête desquels on trouve un gouverneur. La presqu’île dite du Yucatan compte trois Etats : le Quintana Roo, capitale : Cancun ; le Yucatan, capitale : Mérida, dont dépend aussi Valladolid ; le Campeche, capitale Campeche. Ce sont deux femmes qui sont à la tête du gouvernorat du Yucatan et à la tête de la mairie de Mérida.

Nous tentons de prendre des billets, sur le zócalo, pour aller dès le lendemain à Uxmal mais apparemment le bureau est fermé alors il faut revenir au terminal de bus. Auparavant l’office du tourisme nous donne un très beau plan détaillé de la ville. Au terminal nous prenons le billet aller-retour Merida-Uxmal (82p soit 5€) puis nous reprenons le taxi pour revenir à l’hôtel : les distances à pied sont plus fatigantes ici car le centre ville est plus étendu et la circulation infernale. Cependant, à chaque passage pour piétons, les voitures s’arrêtent dès qu’elles vous aperçoivent, même de loin pour vous laisser passer.

A l’hôtel petit repos, et bonne douche, avant de repartir chercher un resto le plus près possible. Ce sera Il Caffé italiano, un repas de pâtes à l’italienne pour 300 pesos, soit 19€ à nous deux, boissons comprises. C’est bon, mais des moustiques, les premiers du séjour, me gâcheront un peu la soirée. En rentrant, nous nous arrêtons au Teatro Jose Peón Contreras, un grand théâtre de la ville, pour voir une exposition de peinture et collage de Carina Dumaïs, assez étonnante dans son mélange de thèmes mayas anciens et de thèmes ultra-contemporains. Nous retournons vers l’hôtel, je suis exténuée par tant de marche. Et voici que sur la plaza Santa Lucia, juste à côté, la serenata yucateca démarre. Un orchestre est sur l’estrade et la place s’est remplie pour écouter. D’abord différents morceaux joués pas l’orchestre, puis la troupe folklorique de Mérida vient interpréter quelques danses traditionnelles. Les femmes sont vêtues de huipiles somptueusement brodées de couleurs vives, les hommes tout en blanc avec un chapeau blanc. Ensuite, trois guitaristes joueront quelques airs très agréables, puis une chanteuse viendra interpréter quelques chansons en s’accompagnant de sa guitare, avant que le groupe folklorique vienne clore la soirée. Magnifique ! On en oublierait presque le mal de jambes !

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 20:07

8, 9 novembre 2010 : Chichen Itza etValladolid

 par Marie-France Durand

 

Au terminal de bus, après un véritable expresso italien (délicieux) au café d’à côté, nous prenons un billet (21p soit 1,30€) à la compagnie Oriente pour Chichen Itza. Ce n’est pas la 1ère classe, mais c’est très confortable quand même. La différence est que les horaires ne sont pas toujours respectés à la minute près. Ainsi, une sorte de mafioso de l’Oriente, après avoir éjecté des voyageurs de leurs places situées à l’avant (pourtant numérotées), ordonnera au chauffeur d’arrêter le bus devant une gargote pour aller se restaurer, car il a visiblement une petite faim ! Nous attendrons que Monsieur ait terminé son repas.

Après 45 kilomètres de route plate en forêt on arrive à Chichen Itza vers 9h¼. C’est l’un des sites mayas les plus visités au Mexique, et nous avons tenu à arriver tôt pour éviter les hordes de touristes qui déferlent, parait-il, en fin de matinée, venant des hôtels luxueux de Cancún.

Pas de queue pour l’entrée qui est de 167p soit 10€ (116p pour les Mexicains). Heureusement, tous les vendeurs menant au site ne sont pas encore installés, et on peut parcourir les quelques centaines de mètres de forêt sans être trop importunés avant d’arriver à el Castillo, la grande pyramide – qu’on a tous en tête si on a lu Tintin et les Picaros ! C’est aussi celle qu’on trouve dans tous les dépliants touristiques.

Seule au milieu d’une grande étendue d’herbe rase, elle en impose, mais je ne la trouve pas vraiment belle, contrairement aux nombreux autres monuments du site, dispersés dans la forêt : car l’ensemble est vraiment époustouflant. Au milieu de la forêt, des pyramides plus modestes, mais couvertes de bas reliefs, un observatoire astronomique impressionnant, el caracol, dont le dôme est en colimaçon – d’où le nom – où tout a été étudié pour observer les astres, Vénus en particulier, dont les mouvements dictaient les faits et gestes des Mayas, mais pas seulement, puisque le calendrier maya, très compliqué, étonne encore les chercheurs par sa précision dans la mesure du temps. Plus loin un ensemble immense el Edificio de las Monjas (le temple des Nonnes).

Puis la Iglesia (l’église) un bâtiment rectangulaire absolument recouvert de bas reliefs plus ou moins symboliques superbes et de hiéroglyphes. L’écriture maya, comme l’égyptienne comporte des dessins qui ont différents sens suivant le contexte. Il faut parler encore du monument peut-être le plus extraordinaire : el Grupo de las Mil Columnas (le temple aux mille colonnes), presque toutes sculptées. Incroyable ! Et aussi du Cenote : une sorte de puits naturel extrêmement profond, qui permettait d’approvisionner la cité en eau. Les Cenotes, nombreux dans la région, étaient sacrés pour les Mayas. Peut-être parce que c’est très impressionnant, ça ressemble à des puits sans fond que la nature a creusés dans le calcaire. Ils y voyaient le passage avec le monde de l’au-delà.

Proche d’el Castillo, on trouve l’immense terrain de Juego de Pelota (jeu de pelote), muni de grands anneaux de pierre où passer la balle, et couvert de bas reliefs, très figuratifs ceux-là, comme des bandes dessinées de pierre, et racontant le destin tragique des joueurs : les perdants étaient égorgés et leurs têtes mises sur des pieux autour d’un monument proche, très explicite puisqu’il est couvert, sur quatre niveaux, de têtes de morts, toutes plus grimaçantes les unes que les autres.

El Castillo, la grande pyramide était dédiée au dieu Chac-mool. On y faisait monter les 365 marches aux sacrifiés, et, tout en haut, les prêtres leur arrachait vivant le cœur pour l’offrir au dieu avant de jeter les dépouilles au bas de l’escalier. Il parait que vu sous un certain angle, aux équinoxes, les escaliers forment les écailles du dieu serpent Kukulkan (ou Quetzalcoatl) et qu’on a l’impression qu’il se coule dans le Cenote.

Bien sûr tous ces noms : el Castillo, la Iglesia, etc. ne sont pas les noms d’origine que l’on ne connait pas. La civilisation de Chichen Itza avait quasiment disparu lors de l’arrivée des Espagnols. On pense que la ville fut fondée par une tribu maya venue du sud : les Itzaes, vers 450 après Jésus-Christ, et que l’apogée de sa grandeur se situe entre le VIIème et le IXème siècle. Puis, après une sorte de déclin, elle a été repeuplée, peut-être par une tribu venue du nord d’origine toltèque, autour de l’an 1000, avant un autre déclin à la fin du XIIème siècle. C’est pourquoi on peut distinguer nettement deux styles différents à Chichen Itza : le style de la Iglesia et autour, purement maya et plus ancien, avec des représentations symboliques parfois à peine esquissées, qui diffère de celui du Castillo, ou du Juego de Pelota, plutôt d’influence toltèque et où les bas reliefs sont plus figuratifs.

Il faut regretter le nombre impressionnant de guides et « marchands du temple », certains très accrocheurs et bruyants, dans un site qui demande à être visité tranquillement pour goûter le calme de la nature et le chant des oiseaux. La vente de têtes de morts en faïence aux couleurs vives au milieu des monuments est vraiment de très mauvais goût. Au fur et à mesure que le temps a passé, les cars de touristes sont arrivés, le monde commence à s’agglutiner autour des édifices et les guides et marchands deviennent de plus en plus collants. Il est temps pour nous de revenir attendre le bus, qui nous ramène à Valladolid.

Après un petit repos à l’hôtel, nous voici repartis par la calle 41 (rue n° 41) puis la calle 41a (c’est une des rares rues en diagonales à Valladolid, d’où le « a » pour la distinguer des autres : ici, comme à Mérida et à Campeche les rues nord-sud sont numérotées impaires, et les rues est-ouest paires, ce qui n’est pas très romantique mais bien pratique pour se repérer !) qui mène au Convento San Bernardino de Siena. Valladolid a été fondée lors de l’arrivée des Espagnols au XVIème siècle sur une cité maya et fut le théâtre d’affrontements sanglants au XVIIème puis au XIXème siècle entre Mayas et Espagnols. Le couvent est très ancien, c’est l’un des premiers fondés par les Espagnols, et c’est une forteresse de pierre rosâtre qui a un certain charme avec ses arcades, son patio intérieur entouré d’une bâtisse à deux étages de lourdes arcades (comme les anciens caravansérails), son Cenote entouré d’une construction circulaire, son jardin aux plantes et aux arbres exubérants. Dans la chapelle, des statues très naïves et un joli retable. Vu de l’extérieur le bâtiment, très large, est imposant. La nuit est presque tombée et, sur l’immense place, devant le couvent, des enfants jouent au cerf-volant.

Retour vers le zócalo pour un moment à regarder les gens passer. Un bus décoré, avec l’inscription fiesta tropical, à deux étages et à la musique disco tonitruante fait le tour de la place avant de s’enfoncer dans les autres rues de la ville. A l’étage supérieur, des jeunes sont agglutinés et tapent des mains en cadence. On avait vu à Granada (Nicaragua) un bus un peu identique. En fait, c’est une habitude des pays d’Amérique latine pour faire la fête, sauf que, initialement, ce n’était pas de la musique enregistrée mais un véritable orchestre qui prenait place au deuxième étage du bus. Jean-Paul me dit que Claude Sicre avait essayé de faire de même dans son quartier à Arnaud Bernard à Toulouse. Dîner au même endroit qu’hier : arrachera, spécialité yucatèque, bœuf mariné aux épices et entouré de légumes, agrémenté pour moi, d’une bière Montejo negro, et pour Jean-Paul d’orchata (sirop d’orgeat).

Mardi 9 novembre 2010 : Valladolid, piscine, Cenote Zaci

 

Valladolid respire la douceur et la tranquillité. Les gens y sont aimables et souriants, les jardins bien entretenus, les rues aux tons pastel sont propres, les bâtiments aux arcades innombrables sont harmonieux. On est tellement bien ici qu’on décide de rester deux jours de plus, d’autant que la journée extraordinaire d’hier demande un petit temps pour souffler. Aujourd’hui sera une journée tranquille, sans bus. Petit déjeuner à l’hôtel : il sera « continental » pour moi (avec des toasts grillés), « régional » pour Jean-Paul (avec des viennoiseries). Puis nous arpentons les rues pour quelques achats, un passage à internet (4p soit 0,25€ la demi-heure) pour écrire à Vincent et Guillaume et voir les mails, on traîne un peu autour du zócalo avant de retourner au joli Jardin de los Heroes, à côté du musée San Roque, pour y pique-niquer.

C’est une belle rencontre avec le jardinier (voir le texte de Jean-Paul). Puis nous écrivons quelques cartes postales avant de rentrer à l’hôtel pour étrenner la piscine si agréable. Il fait bon, mais pas excessivement chaud, raison pour laquelle peut-être, à part une dame le premier jour, nous n’avons vu personne s’y baigner. Ensuite nous repartons à pied pour le Cenote Zaci qui se trouve à trois rues de l’hôtel, un Cenote aménagé, ce qui casse un peu le côté sauvage mais ce qui permet de s’approcher de l’eau et de voir comme ces lieux sont impressionnants. Un trou circulaire d’une trentaine de mètres de diamètre, taillé par l’érosion dans le rocher, rempli d’eau, dont la profondeur doit être importante, et à moitié recouvert par la voûte de roche qui n’a peut-être pas un mètre d’épaisseur à certains endroits. Au-dessus c’est la terre, les arbres et la végétation luxuriante. Au-dessous les stalactites et une eau vert sombre où deux personnes se baignent. On comprend que ces lieux aient pu alimenter tant de légendes sur le monde souterrain, infernal pour les Mayas. Ils y jetaient de l’or et des pierres précieuses récupérées bien plus tard par les Espagnols.

Au détour de notre promenade nous nous trouvons devant la petite église Santa Ana, peinte en jaune profond, avec des arcades qui rappellent les films mexicains. Il y a un jardin avec un monument de plus à la gloire de révoltés qui furent fusillés à cet endroit (l’inscription est en maya). Enfin retour vers le zócalo pour regarder les gens passer et écouter les lecteurs – qui se succèdent depuis hier devant la bibliothèque – pour lire des passages de livres produits par l’Etat du Yucatan sur divers sujets concernant la région (la révolution, le théâtre, la géologie, etc.). Une façon d’inciter les gens à lire des livres. A cette heure là les bus touristiques font le tour du zócalo déchargeant pour quelques instants des groupes de touristes parfois méprisants envers les petits vendeurs.

Pour le repas du soir, dans un autre resto autour du zócalo (Las Campanas à deux pas de l’hôtel), longanizas pour moi (sorte de saucisses de porc à vrai dire un peu sèches) et poisson pour Jean-Paul.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 20:02

6 et 7 novembre 2010 : de Cancún à Valladolid

par Marie-France Durand

 

Lever vers 7h, petit déjeuner copieux et varié dans une petite pièce de l’hôtel en compagnie de nos voisins de chambre, tous mexicains, puis premiers pas dans la ville et premières démarches pour démarrer :

- visiter la gare routière « ADO » (c’est à dire pour les bus première classe) : elle est vaste, climatisée, nickel, les annonces par haut-parleur ont la voix éthérée de celles des aéroports, la gare routière est à deux pas de l’hôtel (on a choisi l’hôtel en fonction de sa situation pour éviter les trajets fastidieux avec tous les bagages), et achat de billets pour le bus de 9h demain allant à Valladolid, notre prochaine étape (142 pesos soit 9€ par personne) : nous obtenons les meilleures places, numéros 3 et 4, c'est-à-dire à l’avant et à droite, on peut donc voir le paysage devant sans être gênés par le chauffeur- changer des dollars à un petit changeur privé, car les banques visitées Avenida Tulum ne changent pas.

- réparer mes lunettes abîmées chez un opticien (100p soit 6,20€).

- aller à la poste (2 employés aux guichets, pour toute la ville ?) pour acheter des timbres pour la France (13,50p soit 0,85€).

- acheter une revue Proceso qui titre « El poder narco » (« Le pouvoir des narcotrafiquants », qui est devenu malheureusement le problème n°1 de ce pays, principalement dans sa partie nord).

- acheter une carte de téléphone qui nous permettra de retenir les chambres dans les hôtels durant notre voyage. Il y a de nombreuses cabines Telmex un peu partout dans les rues, nous n’aurons donc jamais de mal pour en trouver.

… et bien sûr, se balader tranquillement dans les rues et les places aérées du centre ville, regarder les passants, la végétation, apprécier la douceur du temps, soleil et chaleur légère, avec une certaine langueur due au décalage horaire.

Là, j’écris sur une place ombragée munie de bancs accueillants et d’un kiosque. Aux arbres pendent des espèces de haricots géants (il y avait les mêmes à Piura au Mexique, mais j’ai oublié leur nom), il y a des bougainvilliers mauves et rouges (Jean-Paul se moque un peu de moi car dès que j’en vois, n’importe où au monde, je ne peux m’empêcher d’en faire la photo : je trouve vraiment cette fleur superbe. Et bien sûr, une fois de plus … un petit clic sur l’appareil photo !), des bananiers dans les jardins, il fait bon (25°C environ) avec un vent agréable. A côté du kiosque, un groupe de jeunes filles et deux garçons mettent au point une chorégraphie sur un air entrainant, des enfants se poursuivent en riant et Jean-Paul lit son journal.

Nous continuons notre balade vers le Parque de las Palapas. En fait de Parque, c’est une esplanade bétonnée, genre esplanade des Fontaines à Montauban, avec une immense scène en béton, surmontée d’une phrase en l’honneur de la patrie (dommage j’ai oublié de la noter). C’est bientôt (le 20 novembre) à la fois le 200ème anniversaire de l’indépendance du Mexique et le 100ème anniversaire de la révolution, donc toutes les villes se préparent à fêter ce double événement avec un sigle 2010 où les zéros ont été doublés pour faire 200 et 100 en même temps :  , entouré des couleurs du Mexique (le drapeau mexicain est vert-blanc-rouge comme l’italien, mais avec un aigle enserrant un serpent sur la partie blanche). Ce sigle, on le retrouvera tout au long de notre voyage.

Sur tout un côté de la place, de nombreuses petites tiendas (boutiques) vendent des tacos (sortes de petites galettes remplies d’aliments les plus divers, viande, poulet, légumes, crudités, le tout extrêmement pimenté en général), et devant il y a des tables et des sièges en béton, munis de parasols. Que choisir ? Nous nous décidons pour la tienda tenue par deux jeunes filles qui proposent 2 tacos + 1 agua (en fait de l’eau aromatisée) pour 25p soit 1,55€. Il y a une variété infinie de tacos. Je goûterai ceux au poulet pibil, c'est-à-dire mariné dans de l’orange amère, avec des épices, ail et cumin, et cuit à l’étouffée. Les tacos sont minuscules mais ils sont excellents, comme les galettes.

Après un repos dans la chambre, nous décidons de prendre un bus de la ville (8,50p soit 0,55€) pour – quand même – aller voir la mer des Caraïbes. Nous descendons à Playa Las Perlas, la plage ouverte au public la plus proche du centre ville. Mais si la plage est publique, les accès ne le sont pas : obligés de passer à travers un hôtel ! Nous choisissons Holiday Inn qui semble plus accessible, nous entrons dans le hall comme si nous étions des clients de l’hôtel, pour ressortir du côté piscine privée de l’hôtel, et enfin accéder à la plage et à la mer. La mer n’a pas tout à fait la couleur turquoise tant vantée car le ciel est un peu nuageux, mais elle est cependant très belle, le sable est fin et presque blanc, nous apercevons toutes sortes d’oiseaux, et même un pélican. Plage quasi déserte, pourtant le guide du routard annonçait une plage bondée de familles mexicaines le week-end, mais sans doute ne fait-il pas assez chaud. Je goûte l’eau du pied. Elle est tiède et je regrette de n’avoir pas emporté mon maillot de bain avec moi.

Après avoir bien respiré le vent (assez fort) et la mer, nous décidons de rentrer pour passer la fin d’après-midi au Parque de las Palapas. Cette fois il y a beaucoup d’enfants et une vingtaine de petites voitures électriques alignées. Les enfants sont heureux comme des fous à conduire ces petits engins. Certaines voitures sont même téléguidées par les parents, ce qui permet de redresser la trajectoire zigzagante des plus jeunes ! Nous avions vu un jeu analogue à Maracay au Venezuela.

Egalement, des groupes d’enfants et d’adolescents s’entrainent à faire du sport, des acrobaties, des pyramides humaines et des marches militaires, préparation probable pour le jour du défilé. Ils sont tous habillés de jeans et d’un t-shirt blanc. Ce qui me frappe, c’est que celle qui entraine les autres semble presque plus jeune, mais a cependant l’air d’être obéie au doigt et à l’œil par petits et grands. Les filles et les garçons sont mélangés, ainsi que les grands avec les petits qui font comme ils peuvent. Etonnant.

Le soir est tombé et après quelques recherches de resto pour dîner nous en choisissons un dans la rue piétonne qui donne sur l’Avenida Tulum. Il faudra discuter un peu pour obtenir la carte affichée au dehors et non des propositions de plats valant le double. Les tacos seront très bons finalement (mais plus cher que sur la place, nous nous en sortons pour 240p soit 15€ tout compris).

Il a plu beaucoup pendant la nuit, et nous quittons Cancún sous les nuages. Le bus ADO est très confortable, climatisé (trop ! je suis obligée de mettre un pull) et rapide car il passe par l’autoroute (145 kilomètres, 2H15 de temps de trajet). La région traversée, comme dans l’ensemble de la presqu’île du Yucatan, est plate, et la route bordée de forêt tout le long. Le terminal de bus de Valladolid (70 000 habitants) est à deux pas de l’hôtel San Clemente, lui-même presque au zócalo (la place principale en mexicain) et face à la cathédrale. L’hôtel est vraiment charmant avec son patio fleuri et rempli de plantes tropicales, sa belle piscine, ses arcades, ses escaliers recouverts d’azuleros (influence arabe ?), ses salons aérés aux fauteuils moelleux, et l’accueil est simple et souriant. Nous paierons la nuit 35$ soit 29€, petit déjeuner non compris, pour une grande chambre impeccable avec télé-SDB-WC et deux grands lits. Je ne me souviens pas s’il y avait ventilateur et/ou air conditionné car nous n’en avons pas eu besoin, la chaleur n’étant pas accablante Le zócalo, ombragé par de grands arbres, offre de nombreux bancs et fauteuils de pierre. C’est vraiment agréable. Donc, après quelques achats (tomates et clémentines achetées à des femmes assises sur le trottoir qui vendent quelques produits de leur jardin, chips et rondelles de mortadelle achetées dans une boutique, et pain moelleux au boulanger), nous nous y installons pour pique-niquer.

Des femmes en huipiles (robes traditionnelles des femmes mayas portées encore par beaucoup d’entre elles ici : courtes et blanches, elles ont des motifs brodés de couleurs vives sur la poitrine et au niveau des genoux, et dessous dépasse largement un jupon blanc en dentelle, c’est vraiment très joli), très vieilles et de très petite taille comme tous les gens d’origine maya, nombreux ici, essaient de vendre des pelotes de fil à broder.

Un jeune Indien nous aborde, voulant à toute force nous vendre des peaux tannées et imprimées de motifs qui se veulent mayas. La conversation s’engage avec Jean-Paul. Il fait ce travail depuis sept ans et est employé par le centre artisanal en face. Il cherche à apprendre de nous quelques mots de français pour aborder plus facilement les touristes. Il insistera pour que nous achetions au moins l’une des peintures en descendant le prix de 150 à 50 pesos. Le pauvre n’a pas de chance avec nous, mais il ne nous en tient pas rigueur et nous nous serrons la main en repartant. Nous le reverrons plusieurs fois durant les quelques jours que nous passerons ici.

Retour à l’hôtel car j’ai vraiment besoin d’une sieste : je n’ai pas encore digéré le décalage horaire. Puis vers 15h, nous voici repartis pour le musée San Roque, gratuit et sympathique : situé dans ce qui ressemble à une ancienne église peinte en rose, il présente l’histoire locale et nationale : la culture de Valladolid et sa région, exposition sur le site maya d’Ek Balam, récemment mis au jour, mais qui n’a pas encore dit tous ses secrets (malheureusement, nous n’aurons pas le temps d’aller y faire un tour).

Derrière le musée se trouve le Jardin de los Heroes (Jardin des Héros) très tranquille, à la gloire des grands hommes de la région, rempli de grands arbres et de plantes taillées pour représenter toutes sortes de formes (j’ai pensé à Marthou qui aurait été intéressée, elle qui aime tailler joliment ses buis). Nous y faisons une petite halte avant de revenir sur le zócalo. La cathédrale, encore plus belle avec les illuminations du soir, s’est remplie, les gens dépassent dehors pour assister à la messe. D’une manière générale, et comme partout en Amérique latine, nous serons toujours étonnés par le monde qui assiste aux offices dans les églises. Ce qui n’empêche pas d’ailleurs les différentes sectes évangéliques ou autres de proliférer. Et ce qui n’empêche pas les narcos, hélas, de pousser le cynisme jusqu’à construire de nouvelles églises pour acquérir du pouvoir sur le peuple !

Pour le repas du soir, nous choisissons le restaurant de l’hôtel Maria de la Luz qui borde le zócalo, pour un plat complet à base de porc et de papas francesas (des frites tout simplement !) accompagné de pain moelleux et de petites tortillas (mi-galettes, mi-crêpes) chaudes divines ! Avec la boisson nous paierons 240p soit 15€.

Il y a maintenant beaucoup de monde sur le zócalo. L’ayuntamiento (mairie), bordée d’un double étage d’arcades, est ouverte. Nous y entrons pour visiter le corridor aéré du premier qui donne sur la place et qui contient d’extraordinaires murales représentant l’histoire du Mexique et de la ville : l’attaque des Espagnols au 16ème siècle, la sujétion, l’esclavage, la révolution mexicaine. Etonnant.

Retour en bas où des préparatifs ont eu lieu pour un orchestre qui va jouer ce soir. La route est barrée pour les voitures et des chaises ont été installées. On écoutera d’abord une chanteuse coiffée d’un immense sombrero somptueusement décoré. Puis l’orchestre – une dizaine de musiciens –, embrayant sur des salsas entrainantes, aura tôt fait de pousser les gens à danser sur la piste, c'est-à-dire la rue devant la mairie, jeunes et vieux … et les vieux ne sont pas les derniers à s’en donner à cœur joie. Quel bonheur !

Je ne peux m’empêcher de penser à mes amis du monde arabe et musulman qui ne connaitront jamais la joie de danser, hommes et femmes ensemble et enlacés ; à mes copines algériennes qui ne peuvent plus mettre un pied dehors sans se faire siffler et insulter. Ici, je n’ai pas entendu une seule fois des remarques désobligeantes à l’égard d’une femme qui passe (ce qui ne veut pas dire évidemment que le machisme n’existe pas !). Et s’il y a, bien sûr, des regards admiratifs lorsqu’arrive une belle femme court-vêtue, ils sont toujours discrets. Enfin, ça repose de voir que les femmes ici, même bien en chair, n’hésitent pas à mettre des vêtements moulants et à montrer leurs formes. C’est simple et naturel.

J’espérais que Jean-Paul s’y mettrait : la salsa, il peut difficilement résister ! Mais non, ce ne sera pas pour cette fois, bien que ses pieds et ses mains s’agitent en cadence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 15:54

Depuis 1940 le Mexique aspire à entrer dans « le premier monde » celui qui se caractérise par « la grande surface » en matière de commerce. Mais le Mexique est un pays d’Amérique latine et le centre commercial essentiel reste… le marché. Ce lieu populaire est un des plaisirs de ces pays là et au Mexique ils sont toujours très vivants. Bien sûr, dans la ville neuve de Cancun (née en 1970) quand nous avons vu « mercado » sur le plan nous y sommes allés mais c’est sans surprise que nous avons découvert un marché d’artisanat. Au vendeur de journaux, quand nous lui avons posé la question du lieu d’un marché alimentaire, il nous a regardé avec des yeux ronds en disant qu’il n’existait pas. Nous avons pensé que cette activcité avait été relégué dans les banlieues populaires.

A Valladolid où pourtant nous sommes restés quatre jours, nous n’avons pas pris le temps d’aller à un marché très beau, très bien organisé, que nous avons vu en passant avec le bus, car dans la rue, des vendeurs à la sauvette proposaient les produits que nous cherchions.

A Mérida, la capitale, nous avons pensé que le marché serait loin du centre et finalement nous avons pu le trouver à quelques rues et très actif.

C’est finalement à Campeche que nous avons surtout goûté aux joies du marché. Il faudrait y passer des heures pour y découvrir la forêt de produits originaux. Pendant que Marie-France achetait une montre, j’ai attendu à côté d’une dame qui vendait de la yucca. A Valladolid en achetant des avocats, une Mexicaine nous a recommandés la yucca de la vendeuse, mais nous ne savions pas trop comment la manger, aussi nous l'avons laissé. La vendeuse de Campeche semblait vendre un produit délicieux.

 

Après le marché j’ai envie par gourmandise de m’arrêter sur les boulangers. C’est le seul commerçant spécialisé : il ne vend que du pain et quelques gâteaux dont des « cornets » qui sont des croissants. Celui de Valladolid m’a ému quand, y passant pour la deuxième fois, il m’a demandé d’où je venais. En lui répondant de France, il a écarquillé les yeux et m’a dit son amour de notre langue. Il devait avoir autour de 20 ans et il symbolisait une part du peuple de ce pays. Il m’a dit de demander au gouvernement d’installer plus d’Alliances françaises au Mexique pour que des personnes comme lui puissent apprendre le français. Il m’indiqua que le pain que j’avais pris était de la veille et qu’au lieu de 4 pesos il serait à 3 pesos. La boulangerie de Tulum était la plus belle, la plus garnie : comme dans les autres, on prend une pince, un plateau, on se sert et on va à la caisse. A Mérida, une gamine tenait la caisse mais en fait c’était juste le temps que sa mère revienne d’une course rapide car elle fila en vitesse, jouer dehors, dès qu’elle la vit arriver.

 

Les pharmacies sont comme partout aux Amériques, des lieux qui peuvent vendre bien autre chose que des médicaments. Notre première entrée dans une pharmacie s’est produite à Valladolid. Nous sommes entrés au hasard dans une boutique pour demander où nous pouvions acheter une carte de téléphone et on nous envoya dans la pharmacie d’à côté. Il s’agit toujours de magasins ouverts sur la rue.

 

Parmi les grands magasins, qui existent parfois en périphérie comme chez nous, il s’en trouve aussi un peu en ville mais moins grands qu’en France. Marie-France a raconté notre passage dans un magasin vendant tissus et tout ce qui va avec, et je partage avec elle l’émotion d’une telle rencontre car, de la soie à la plus modeste forme de tissus, tout est là, toutes les couleurs, et tous les compléments possibles (c’était à Campeche).

Pour l’alimentaire, il n’y a jamais de fruits et légumes dans les grands magasins, mais souvent la boucherie-charcuterie au fond avec quelqu’un qui assure le service. Comme dans les boutiques, il faut entrer pour y découvrir des produits imprévus. Une chaîne de petits magasins OXXO fait figure de magasins à la mode nord-américaine, bien organisés, standardisés à souhait, avec le fromage-plastique, et le jambon officiel, et qui se répètent de ville en ville.

 

Il existe bien sûr beaucoup de lieux pour se connecter à internet avec des prix variables mais généralement faibles (autour de 50 cts d’euro de l’heure). Et des magasins dont nous n’avions pas l’utilité comme les vendeurs d’outils ménagers ect.

 

Pour les banques enfin, comme partout en Amérique latine, vous avez deux types de banques, celles qui dès le matin très tôt ont une longue queue, les banques nationales et populaires, et celles où il n’y a pas de queue, comme HSCB, la banque étrangère la plus présente. Nous avons commencé par un mauvais contact avec les banques puisqu’après un peu de queue à Cancun on a appris que la banque ne changeait plus de dollars et ce fut le cas partout. Des petits bureaux se chargeaient de cette activité. Mais à Campeche, pas l’ombre d’un bureau de change à l’horizon, et après un passage au guichet de HSCB ils m’ont confirmé qu’ils ne faisaient pas le change. Heureusement ils m’ont indiqué le seul bureau de change de la ville, ce que le Guide du Routard avait exceptionnellement oublié d’indiquer. A Mérida, un bureau avait une affiche alléchante et après vérification de Marie France, le bureau jouait d’une confusion entre acheter et vendre. Le prix de l’euro n’était pas le prix auquel il achetait l’euro, mais le prix en euro auquel il achetait le peso !

 

Dans l’ensemble le contact avec tout le commerce a été sympathique et honnête. A Mérida, comme après avoir payé on attendait un peu, le serveur nous a rapporté un billet de 100 pesos croyant qu’il avait mal rendu la monnaie, ce qui n’était pas le cas. Par contre à Campeche, après le petit-déjeuner nous avons payé une facture très basse mais ensuite dans la rue la serveuse nous a rattrapé en indiquant qu’il y avait eu erreur et on a payé une autre facture sans avoir le détail.

 12-12-2010 Jean-Paul Damaggio

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 15:52

 Thierry Mariani est l’homme de l’UMP qui monte en région PACA. Venant du Vaucluse il n’est ni de Marseille ni de Nice et peut jouer l’équilibriste entre les diverses métropoles. Là où il est moins équilibriste, c’est quant à ses positions dites « droite populaire » pour évoquer une droite prête à rouler avec le FN. En devenant Secrétaire d’Etat aux Transports il hérite d’un dossier très chaud pour lui, celui de la LGV PACA. Nous avions laissé ce dossier au moment où le Préfet de Région annonçait que le projet était quasiment irréalisable. Le journal Var Matin vient, à renfort de gros titres, et par trois articles, de relancer les polémiques sans apporter de vraies informations. Il pose en gros titre qui va payer ? et ne répond rien ! Disons que l’observation de Mariani (à une lettre près c’est Marziani de chez nous) en PACA permet de réfléchir à ce qu’il peut faire pour Bordeaux-Toulouse qui est nettement moins stratégique. Sa première décision de se pencher sur l’augmentation du prix des billets est conforme à son son souci… du social ! 12-12-2010 JPD

 

 

LGV Paca: Hubert Falco, "Qui va payer?".Publié le vendredi 10 décembre 2010 à 07H56     S’il se déclare toujours globalement favorable au tracé « Métropoles du Sud », Hubert Falco, qui s’est jusque-là fortement impliqué dans ce dossier, notamment afin qu’un certain nombre de dispositions particulières soient prises en compte dans ce scénario, ne compte pas signer un chèque en blanc à Réseau ferré de France (RRF).

Explications : A la suite de la soumission à la signature de TPM (prévue le 15 novembre), de la convention de financement des études préalables à l’enquête publique du projet par Réseau ferré de France, le maire de Toulon et président de TPM a interpellé l’ancien préfet du Var, Hugues Parant, aujourd’hui préfet de Région. Dans un courrier daté du 1er décembre, Hubert Falco lui fait part de plusieurs interrogations, dont les réponses paraissent à ce jour encore trop floues à ses yeux.

Un territoire contraint

Pour lui, certains éléments clés du projet sur lesquels il avait insisté pour qu’ils figurent dans la décision du conseil d’administration de RRF du 16 juillet 2009, doivent impérativement être pris en compte par le comité de pilotage chargé de fixer les orientations précises dans le processus d’études. En voici les grandes lignes : parallèlement à l’amélioration globale de la desserte des métropoles et leur insertion dans un réseau européen (Gênes-Barcelone) à grande vitesse, ces études doivent être aussi axées sur le développement des services TER, y compris à Toulon. Ce projet s’inscrivant dans un territoire très contraint, les études doivent se porter plus particulièrement sur les couloirs ferroviaires existants, sur la biodiversité, les espaces remarquables ainsi que les exploitations agricoles et viticoles… Elles ne doivent pas oublier de prendre en compte la problématique fret… Pas plus que la nécessité d’une gare nouvelle « grande ligne » dans l’agglomération toulonnaise avec comme solution de base la construction d’une gare souterraine LGV au nord de la gare actuelle.

Enfin, la question du financement taraude le président de TPM, qui explique au préfet de Région « qu’elle reste le point essentiel du dossier ». Hubert Falco lui rappelle donc pour conclure son souhait que toutes les pistes possibles soient recherchées afin que la part des collectivités territoriales et donc l’impact sur les contribuables soit réduit au maximum.

 

LGV Paca: Sappin rallume le feu Mariani ne l’éteint pas.

Publié le vendredi 10 décembre 2010 à 07H56     Une nouvelle étape va-t-elle être franchie dans ce dossier d’une extrême complexité, censé aboutir d’ici à 2023? On pouvait raisonnablement l’imaginer jusqu’à cette fin novembre où le doute s’est à nouveau insinué. Outre le préfet de Région sortant Michel Sappin, qui a rallumé le feu en quittant sa réserve pour déclencher une nouvelle polémique au sujet du tracé choisi, un remaniement ministériel a écarté Jean-Louis Borloo et propulsé Thierry Mariani sur le devant de la scène. Le nouveau secrétaire d’Etat aux Transports peut-il aujourd’hui déjuger son prédécesseur et relancer le débat du tracé? Cela paraît difficile et même très improbable. Mais l’affaire étant éminemment politique et d’un coût aujourd’hui évalué à près de 15 milliards d’euros, l’ancien député du Vaucluse et conseiller régional a choisi de rester sur une prudente réserve : « Le temps de prendre ses marques au Ministère et de découvrir les dossiers. Cela prendra quelques semaines…»  explique-t-on dans son entourage proche lorsqu’on lui demande de réagir sur le sujet.

 

LGV Paca: qui va payer les quinze milliards?

Entre le choix du tracé « Métropoles du Sud » qui fait toujours débat et les problèmes de financement, le grand projet est toujours au point mort

 Relier le Var et les Alpes Maritimes au réseau à grande vitesse national et européen pour améliorer la circulation des biens et des personnes dans l’arc méditerranéen et désenclaver la région, voilà l’objectif des pouvoirs publics et de Réseau ferré de France pour le projet de création de ligne à grande vitesse (LGV) en Paca. ô combien justifiable si l’on ne considère que l’intérêt commun de la Région, terriblement discutable si l’on s’en remet aux intérêts particuliers. Aussi, dès sa présentation, au début des années 2000, le projet LGV Paca qui était « ouvert » et permettait de choisir entre plusieurs scénarii (au total douze tracés possibles), a suscité de vifs débats contradictoires. Au fil des années, des associations de « supporters » se sont créées pour contrebalancer de nombreux collectifs d’opposants, chacun voyant surtout midi à sa porte et restant fermement campé sur ses positions.

Discrètes réunions de concertation

Mais à l’issue de nombreuses actions et manifestations « pro » ou « anti » LGV, notamment dans le Var, le 29 juin 2009, le ministre d’Etat Jean-Louis Borloo et son secrétaire d’Etat, Dominique Bussereau, ont finalement tranché et fait le choix du scénario « Métropoles du Sud - Toulon Est » qui desservirait en chapelet les grandes métropoles de la région en passant au plus près de la ligne actuelle du littoral…

Depuis, le calendrier suit son cours. Le prochain rendez-vous « officiel » est fixé en janvier 2011 : Réseau ferré de France doit valider un dispositif de concertation qui permettra d’affiner un tracé encore très controversé. Plusieurs réunions préparatoires à cette concertation se sont déroulées dans une extrême discrétion en cette fin d’année dans le Var, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône. Elles ont associé cofinanceurs, acteurs socio-économiques et représentants d’associations et encore mis au jour des points de vue très divergents. Les Provençaux pourront-ils un jour rallier Gênes ou Barcelone par la LGV Paca? Si oui, pourront-ils passer directement par Toulon et Marseille? Ces questions sont toujours sans réponse car, officiellement la volonté d’aboutir persiste, mais les nuages refusent de se disperser et de grandes incertitudes pèsent encore sur ce dossier à 15 milliards d’euros.

 

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 11:01

 

Pour la rencontre avec Guilhem Serieys, conseiller régional Front de Gauche pour le PG, il y avait quatre membres du Collectif Val de Garonne Lomagne. Le dialogue a été fructueux et ouvert, avec des positions pouvant être convergentes ou divergentes.

Divergences

Pour les positions divergentes il y en a trois : l’argument de l’abandon du nouvel aéroport pour justifier la LGV, le besoin de la vitesse de la LGV pour contrer l’avion, l’idée qu’il ne faut pas prétexter la crise pour revoir les ambitions à la baisse et qu’en conséquence il faut demander le développement du POLT, des TERs, du fret… et la LGV.

Dans les trois cas nous avons argumenté pour rappeler que la LGV concurrence l’avion surtout sur une seule ligne Toulouse-Paris et non sur le trafic aérien en général, que cette concurrence est fonction du prix du billet or celui du train tend à augmenter quand celui de l’avion tend à baisser vu qu’on peut éliminer certains services. Sur le plan de la vitesse, comme sur le point précédent, les chiffres donnés par RFF sont toujours erronés. Ils deviennent plus « exacts » quand RFF laisse se détériorer les lignes existantes pour en réduire les performances. Des cheminots observent par exemple que le temps de parcours Bordeaux-Tours augmente sur la ligne existante, pour rendre plus indispensable la LGV… qui éliminera ensuite tout TGV sur la dite ligne existante.

Il a été rappelé à partir d’une émission télé de la veille que RFF qui prend 30% du billet veut prendre plus d’où une augmentation inévitable du tarif moyen. Pour le moment, le Teoz Eco qui met six heures pour aller à Paris en passant par Limoges est cependant aussi plein que le TGV… car il n’est pas cher.

Enfin, quant à l’idée que ce n’est pas aux élus Front de Gauche de faire des choix : priorité au POLT sur la LGV ou l’inverse, il se trouve qu’ils votent les financements, et jusqu’à preuve du contraire l’argent qui sera d’un côté ne sera pas de l’autre, donc là intervient l’intérêt social : faut-il privilégier le développement des lignes existantes qui sert à tout le monde (augmenter la vitesse, de bons TER, et du fret possible) ou une ligne qui ne sert qu’à quelques-uns ? Jusqu’à preuve du contraire (sur ce point personne à RFF ne le conteste) il y a de la place sur les lignes existantes pour servir tous les intérêts mentionnés.

Convergences

Les positions convergentes concernent le refus d’un financement par PPP (partenariat public privé). Guilhem Serieys explique alors que si le groupe Front de Gauche a voté à la dernière session le principe du financement de Bordeaux-Tours ce n’est pas un vote pour le financement définitif contrairement à ce qu’à laissé croire La Dépêche qui par ailleurs n’a pas insisté sur l’autre vote, celui de l’augmentation de la TIPP (taxe sur les carburants) devant servir à payer… le financement de la LGV et que le Front de Gauche a refusé.

Guilhem Serieys nous avait indiqué dès le départ que son département, l’Aveyron, ne verserait pas un centime ni par le Conseil général ni par la Communauté des communes de Rodez. Information importante jamais diffusée dans la presse. Mais alors qui paiera quand on sait que d’autres départements de la région ont déjà adopté fermement la même position ?

La convention juridique pour Bordeaux-Tours

C’est ici que nous nageons en eaux troubles. D’un côté le journal du Conseil régional titre sur son journal : « TGV : l’accord est proche » (encore une fois on masque la LGV derrière le TGV), de l’autre Guilhem Serieys nous montre l’ordre du jour du prochain Conseil régional du 20 décembre, il n’y a rien sur le financement de la LGV ! Il va y avoir vote sur le budget primitif sans y inclure le vote de Bordeaux-Tours !

Il nous indique aussi que le Conseil régional refuse la clause comme quoi il doit payer pour les départements qui ne paient pas. Qui va donc payer les trous quand on sait le Conseil régional centre refuse de payer lui aussi ?

Nous allons veiller à ce que la question ne soit pas mise en urgence ou que le vote d’intention ne soit pas changé sans discussion en vote définitif.

C’est comme pour le serpent de mer, Toulouse-Narbonne, où La Dépêche annonce un vote du financement de la région pour les études du projet et là aussi Guilhem Serieys infirme cette information.

 

En conclusion, disons que chacun a pu faire part de ses arguments dans le cadre d’un débat constructif mais qu’il reste des zones d’ombre. Le Front de Gauche Midi-Pyrénées va rencontrer ses homologues d’Aquitaine pour arriver à une position commune, région où il nous est rappelé que le vote contre le financement du Front de Gauche n’était pas un vote contre le principe de la ligne. Ce débat nous confirme dans l’idée qu’un vaste débat démocratique (où les différentes opinions auront leur place à égalité) est plus que jamais indispensable.

8-12-2010 Collectif Val de Garonne Lomagne

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