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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 14:35

LGV-lacourt.jpg

L’apparition de la LGV sur le secteur a donné naissance à une association « Non aux tracés » qui a un site internet du même nom. Après une année d’actions autour du tracé, une nouvelle association est née « Non à la LGV », pour en revenir au débat de fond, un débat bien souvent refusé sur tout le secteur allant de Saint Jory à Saint Porquier.

En conséquence la réunion annoncée sera un test important pour les opposants à ce projet pharaonique. Pierre Ortavent responsable de l’association va pouvoir bénéficier de l’appui de Charles D’huyvetter http://www.tgv-albret.fr/  qui apportera les informations du Lot et Garonne, et une expérience de lutte ancienne et Le Collectif Val de Garonne Lomagne. Toutes le forces politiques ont été invitées à venir donner leur point de vue, de l’UMP au NPA. Pour le moment, seul le NPA a annoncé sa présence (d’autres réfléchissent). Des maires du secteur devraient être présents également. Bref, un débat ouvert et une information unique qui devrait attirer l’attention des citoyens. JPD

 

Le communiqué de l’association :

L'association « Non à la LGV », sise à Lacourt Saint Pierre, organise sa première réunion publique à la

salle des fêtes de Lacourt Saint Pierre,

 le mardi 22 février 2011, à 20 h 30.

Cette réunion a pour but de présenter une information la plus complète et objective possible sur le projet de LGV Toulouse/Bordeaux, les motivations réelles de ce projet, ses incidences sur l'environnement, sur la fiscalité, sur le schéma de transport ferroviaire sous-tendu par cette évolution. Nous pourrions tous être amenés à considérer les choix d'aménagement du territoire qu'un tel projet induit. Il pourrait s'agir de débattre de façon contradictoire, dans le but à la fois ambitieux et modeste d'éclairer la pensée de chacun d'entre-nous, qui sommes tous concernés par ce projet.

        Nous avons le grand plaisir de vous convier à cette réunion dont l'intérêt et la richesse des débats dépendent directement de la présence du plus grand nombre des acteurs concernés par cette affaire.

Merci de nous faire savoir si vous penser pouvoir être des nôtres, afin de la préparer au mieux.

Pierre Ortavent Président de « Non à la LGV »

05 63 31 94 83        pierreortavent@yahoo.fr

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 14:24

Nous avions eu le cas de Martin Malvy (Midi-Pyrénées) annonçant à cor et à cri qu’il ne paierait Bordeaux-Tours qu’avec la garantie que Bordeaux-Toulouse se fasse. Bavardages oubliés. Pour Ségolène Royal les décisions seront prises le 18 février.

http://www.poitou-charentes.fr/files/assemblee_regionale/arretes/2011-02-18-cp/VI.3.pdf

Notons en passant que c’est la première fois que je trouve sur un site politique la fameuse convention avec Vinci….

Pour ceux qui ne veulent pas se pencher sur le long document ci-joint, indiquons que le paiement reste conditionné mais dans une démarche inversée. Nous votons Bordeaux-Tours mais nous paierons que suivant la prise en compte des conditions. Est-ce que vous saisissez la nuance avec l’autre démarche affirmée jusqu'à présent : « nous signerons quand nos conditions seront acceptées » ?

Je ne me permettrais un commentaire que le 20 février.

En attendant, sur le site du Conseil régional Poitou-Charentes, j’ai envoyé un mot à la présidente : « Allez-vous payer ? » J’attends la réponse… sans illusions.

JPD

 

 

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 22:18

L'association « Non à la LGV », sise à Lacourt Saint Pierre, organise sa première réunion publique à la

salle des fêtes

de Lacourt Saint Pierre,

 le mardi 22 février 2011,

à 20 h 30.

 

Cette réunion a pour but de présenter une information la plus complète et objective possible sur le projet de LGV Toulouse/Bordeaux, les motivations réelles de ce projet, ses incidences sur l'environnement, sur la fiscalité, sur le schéma de transport ferroviaire sous-tendu par cette évolution. Nous pourrions tous être amenés à considérer les choix d'aménagement du territoire qu'un tel projet induit. Il pourrait s'agir de débattre de façon contradictoire, dans le but à la fois ambitieux et modeste d'éclairer la pensée de chacun d'entre-nous, qui sommes tous concernés par ce projet.

 

        Nous avons le grand plaisir de vous convier à cette réunion dont l'intérêt et la richesse des débats dépendent directement de la présence du plus grand nombre des acteurs concernés par cette affaire.

Merci de nous faire savoir si vous penser pouvoir être des nôtres, afin de la préparer au mieux.

                                                       Pierre Ortavent

                                                       Président de « Non à la LGV »

                                                       05 63 31 94 83

                                                       pierreortavent@yahoo.fr

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 20:19

Il est dur de suivre l’actualité LGV. Encore Lundi je pensais que le Conseil Poitou-Charentes se refusait à payer Limoges-Poitiers et je découvre le petit article ci-dessous :

1er février 2011 Sud-Ouest

Où en est le dossier de financement de la ligne ferroviaire à grande vitesse entre Tours et Bordeaux ? Et bien une chose est déjà presque sûre : la région Poitou-Charentes ne veut pas participer...

C'est Ségolène Royal qui l'a laissé clairement entendre. Elle était ce lundi interrogée lors de la commission permanente du conseil régional de Poitou-Charentes par l'élu UMP Olivier Chartier. Celui-ci s'intéressait notamment à la date de la signature d'une convention entre Etat et Région sur ce chantier à sept milliards d'euros au total où la participation de la région était estimée à 103 millions d'euros.

"Je veux mettre l'Etat devant ses responsabilités", a répondu Ségolène Royal. Elle a indique qu'elle n'avait pas l'intention de participer à ce financement puisque "ces infrastructures relèvent de la compétence de l'Etat".

 

Ce texte très court est très important or lundi j’étais à une coordination anti-LGV et faisant état des financeurs de Bordeaux-Tours les présents n’était pas plus que moi au jus. Or nous sommes en février 2011, presque un an après la décision de donner Bordeaux-Tours à Vinci.

 

Et à présent Fillon sur le chantier LGV Rhin-Rhône :

« Qui serions-nous si nous laissions aux générations futures quelques milliers de kilomètres de ligne à grande vitesse, et, à côté, 30.000 km de voies non entretenues à reconstruire? »

 

Cette petite phrase est une demi-surprise pour tous ceux qui se souviennent que dans la Sarthe, au sujet de la LGV Le Mans-Rennes, Fillon fut très longtemps un opposant résolu à ce projet, lui préférant le pendulaire.

 

Deux signes qui, s’ils se confirment, signent l’arrêt de mort de Bordeaux-Tours. Or Vinci a déjà investi… Dans les couloirs des pouvoirs la bataille doit faire rage. Je comprends mieux la colère de Rousset, président d’Aquitaine qui voit sous ses yeux s’effondrer son vieux rêve ! Si pour lui faire plaisir j’ajoute que tout indique qu’en avril les Hautes-Pyrénées refuseront de payer… 9-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 18:26

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Dans une rue de Montauban je croise un ami qui m’indique la publication d’un livre de Cladel disponible chez Deloche. Comme c’était là ma direction, j’entre dans le magasin et je demande le livre. Première surprise, ce n’est pas une réédition mais l’édition d’un inédit que j’avais consulté à la BM de Montauban. Deuxième surprise, le libraire m’indique que c’est son serrurier qui est l’auteur de ce travail : recopier le manuscrit, trouver un éditeur (Publibook éditeur à la commande) et présenter puis annoter le livre.

Je félicite Christian Delpérié pour ce travail courageux et je suis sûr que Cladel aurait été heureux d’apprendre qu’un artisan se soit lancé dans une telle opération.

Nous reviendrons sur le contenu du roman. JPD

Xilder, Léon Cladel, Publibook, 184 pages, 20 euros

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 18:20

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Voici un livre dont nous reparlerons dès parution, un livre dont nous savons déjà qu'il doit être chargé d'une immense humanité car il associe, le texte, l'image et le son, et concernant le photographe Gilles Favier, nous savons aussi qu'il est un artiste unique. L'alliance avec Laure Teulières et Sara fait que l'ensemble devrait permettre d'approcher autrement ces travailleurs venus d'ailleurs. JPD 

 

Présentation de l'éditeur

Depuis toujours, des travailleurs venus d’ailleurs se sont installés, au gré des nécessités économiques, dans les régions de France. Leur histoire fait partie de la mémoire collective. Ce livre réunit les portraits d’ouvriers immigrés de la région Midi-Pyrénées, sur trois générations,

photographiés par les deux photographes spécialisés dans le documentaire que sont Gilles Favier et Sara Jabbar-Allen. De brefs récits de vie accompagnent les images. Un DVD rassemble des portraits radiophoniques.

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Détails sur le produit

Broché

Editeur : Editions du Rouergue (2 mars 2011)

Collection : ROUERGUE LITTER

Langue : Français

ISBN-10: 2812602104

ISBN-13: 978-2812602108 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 12:46

Nous recevons de Tahar Ben Guiza cet article publié en Tunisie sur le journal “La Presse” du dimanche 6 février 2011, et qui est une réponse à un émail d'un de ses amis français qui lui demandait ce que il pense de la Révolution tunisienne. Tahar Ben Guiza est un philosophe qui vient de publier un nouveau livre et que nous connaissons bien. Nous reviendrons sur ce texte et sur son livre. JPD 

 

 

 

Penser notre modernité à partir de nous-mêmes

par Tahar Ben Guiza, dimanche 6 février 2011

A ta question sur ce que je pense de ce qui se passe dans mon pays, je réponds qu’il est difficile de penser une histoire en train de se faire. La déformation rationaliste que j'ai me laisse penser qu'il y a en Tunisie les conditions nécessaires pour qu'une révolution civile éclate. Elles sont nécessaires, mais pas suffisantes, car tout événement véritable est une création imprévisible et inattendue. La révolution tunisienne a été un événement que personne n’a prévu bien que tous les Tunisiens l’espéraient. Or, si cet événement majeur dans l’histoire de la Tunisie moderne est une révolution, ce n’est pas seulement par le fait qu’elle a écroulé une dictature totalitaire, mais bien parce qu’elle a été créative de nouvelles valeurs, de nouvelles formes d’être dans le monde qui ne peuvent être comprises sans une sortie courageuse des schémas habituels et des compréhensions formatées. Bien que je n'aime pas beaucoup parler «d'inconscient collectif», il me semble que cette révolution — qu'aucun parti ni aucun leader n'a conduit— trouve quand même ses racines dans ce qui est devenu naturel dans le comportement des Tunisiens : tel que le respect des femmes (Code du statut personnel), le respect de la liberté des individus (une philosophie de l’individualisme), et de l’égalité face à la loi (la séparation des pouvoirs). Ces comportements sont la conséquence de l’intériorisation des valeurs de la modernité que l’Etat tunisien de l’indépendance a réussi à faire partager par tous les Tunisiens. Ainsi, ceux qui connaissent un peu la Tunisie savent qu’entre 1956 et 1963, le pays a vécu le bouleversement le plus marquant de son histoire, une sorte de révolution sereine la faisant passer d’une société traditionnelle, attachée au passé, à une société moderne regardant vers l’avenir. Par l’éducation de l’homme tunisien, prise en charge par l’Etat depuis l’Indépendance, la Tunisie a réussi, en une cinquantaine d’années, à réaliser l’une des révolutions les plus importantes du monde : celle qui a vu passer le taux de natalité d’une moyenne de 7.096% (en 1956) à 2,013 % (aujourd’hui). Certes, le changement est venu par le haut, mais le Tunisien a montré une capacité certaine d’ouverture et d’adaptation aux valeurs de la modernité.

En tout état de cause, la société tunisienne peut être dite moderne simplement parce que nous constatons, aussi bien dans le comportement des individus que dans les institutions sociales, un intérêt constant pour l’avenir. Cet intérêt signifie la prise en ligne de compte, dans la vision que développent les individus de leur vie, d’ambitions, de projet, de programme et de planification pour réaliser des objectifs vers une meilleure situation sociale, professionnelle, familiale ou politique.

Toutefois, l’intérêt pour l’avenir, est plus que cela, il est une dynamique qui touche les institutions économiques, sociales, politiques, culturelles et éducatives à travers la mise en place de mécanisme de régénération, de restructuration, d’efficacité et de progrès. La culture des projets intègre l’altérité en son sein, la critique dans sa démarche et la rénovation de son paradigme de conception et de réflexion. Regarder vers l’avenir, c’est en définitive, accepter la continuelle remise en cause des outils, des méthodes, des démarches, des paradigmes établis et des modèles consacrés. C’est se faire, selon le mot de Carlo Ginzburg, l’inventeur du concept de «micro-histoire», «l’avocat du diable».

Pour les Tunisiens, il s’agira donc de penser notre modernité à partir de nous-mêmes, de notre propre vision, de notre propre point de vue. Cela nécessite, de notre part, un changement paradigmatique qui rénove notre méthode de travail, notre manière de nous penser, de nous imaginer et de communiquer entre nous. La réalisation de ce changement de fond nécessitera une articulation harmonieuse entre le savoir, le savoir-faire et le savoir-être. La société tunisienne moderne d’avenir ne sera donc pas le décalque de l’une des sociétés occidentales, mais la réalisation d’un modèle que les Tunisiens eux-mêmes ont travaillé à réaliser.

C’est dans cet esprit qu’il est pertinent de penser la révolution tunisienne. Ainsi, si les citoyens tunisiens se sont révoltés, ce n’est pas parce qu’ils souffrent du chômage ou du manque de nourriture, comme certains bien-pensants français le disent, mais parce qu’ils ont soif de liberté et d’équité.

Maintenant, si certains de nos amis français soulignent que sans l’armée cette révolution n’aura pas pu exploser, c’est, entre autres, pour ne pas sortir de leurs schémas postcoloniaux selon lesquels, il est impensable de réfléchir hors du cadre du centre et de la périphérie. Schéma que l’on retrouve d’ailleurs dans l’histoire des idées qui décrit souvent la pensée arabe comme une parenthèse sans grande importance et, somme toute, insignifiante : Comment est-il possible que la petite Tunisie fasse sa propre révolution par ses propres moyens ? Allons donc, ce n’est pas sérieux. Ces gens-là sont soumis, ils ne se révoltent jamais. Ou alors, ils sont terroristes parce qu’ils sont musulmans !

On l’oublie souvent, la Tunisie a été le seul pays arabe à avoir été gouvernée, depuis trois siècles, par des civils. Ben Ali est une exception qui confirme la règle. Ce qui s’est passé en Tunisie n’est pas un coup d’État, mais une révolution populaire qui a eu besoin du soutien de l’Armée. Exactement de même manière avec laquelle a été fondé l’Etat des Husseinites en 1705 lorsque les notables de Tunis ont fait appel à Hussein Ben Ali pour venir assurer la sécurité publique du pays. Maintenant, si l’Armée a permis aux Tunisiens de se débarrasser de leur dictateur, c’est bien parce que celle-ci est républicaine et en harmonie avec son peuple.

Le propre de cette révolution baptisée «révolution du jasmin» et qui est en réalité une «révolution de la liberté» est d’avoir été une révolution pacifique. Certes, des personnes ont été tuées, mais c’est l’ancien dictateur qui a commandité le massacre.

La démocratie permettra-t-elle la prise du pouvoir du courant dit «islamiste»? Cela n’est pas exclu. Mais faut-il le rappeler, le terreau de prédilection de ce courant est l’ignorance et la peur. La révolution tunisienne a été celle des jeunes dont le profil est loin d’être celui de poltrons ignorants.

Par ailleurs, une démocratie qui se respecte interdira à ceux qui veulent faire de la propagande politique d’utiliser les mosquées pour recruter leurs adhérents. Les Tunisiens devraient rester vigilants sur ce point capital.

En tout cas, je trouve les discours des dirigeants islamistes tunisiens d’un modernisme et d’un pragmatisme étonnant. D’abord, ils se font appeler le parti «Al Nahda tunisienne» (la renaissance tunisienne). Ils ne remettent pas en cause le Code du statut personnel et se présentent en défenseurs de la démocratie.

Le fait que la révolution tunisienne n’ait pas de leader est une grande chance pour la Tunisie. C'est le peuple qui est le leader. Personne ne peut prétendre aujourd’hui se présenter en sauveur, ni Ghanouchi (islamiste) ni Marzouki (de gauche)… La raison communicationnelle n’a jamais été aussi bien illustrée. Cela sera donc l’occasion de développer une vraie démocratie. Les Tunisiens font montre d’un civisme émouvant. Une touriste italienne qui a eu le courage de se mêler à la foule a été émue par la délicatesse des jeunes qui avaient «peur pour elle».

Pourquoi le cacher, je suis fier de ma tunisianité parce que nos jeunes, par leur révolution, n’ont pas seulement réitéré les valeurs de la révolution française et de l’esprit des lois, ils sont allés plus loin en défendant la thèse de la nécessité de séparer les quatre pouvoirs : le pouvoir législatif, le pouvoir juridique, le pouvoir exécutif et le pouvoir médiatique. Car la révolution du jasmin a été, en grande partie possible, grâce à Internet et plus précisément, au réseau social Facebook. Aujourd’hui, 1/5e des Tunisiens est sur Facebook (plus de 2 millions d’inscrits). Or, cette révolution a été possible parce que le niveau d’instruction des Tunisiens leur permet de s’ouvrir au monde.

T.B.G.

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 12:42

 

Pour une conférence je vais devoir revenir sur le Front populair. Depuis des années, je ne fais rien d’autre que de reprendre les études réalisées. C’est le lot de l’âge. Comme, par chance, il existe des logiciens OCR, je peux aller piocher de vieux textes qui ont sombré avec la mort de divers ordinateurs incompatibles qu’il m’est arrivé d’avoir depuis 1985. Avec cette lettre au philosophe Henri Lefebvre (1901-1991) je retrouve l’esprit avec lequel j’ai préparé le soixantième anniversaire du Front Populaire. Je  n’ai pas une virgule à changer. JPD

 

1er Septembre 1996

Cher Henri Lefebvre

Aujourd'hui le soleil a écarté les nuages jusqu'à me permettre d'aller à la piscine nager et lire le dernier Roa Bastos. Que faisais-tu, il y a 60 ans, et quel temps éclaira ta journée ? Ce n'était pas un dimanche mais un mardi. Et en ce temps-là, la Fête de l'Huma se déroulait le dernier dimanche d'Août. La droite vous y a vu à Garches, avec des chéchias. Tu y étais à Garches ? En tant que philosophe marxiste ou en tant que conseiller municipal communiste de Montargis tu devais y être. Peut-être, à la fête, fidèle à tes talents, naquit un nouvel amour que le 1 septembre tu savourais encore.

A moins que tu ne te sois plongé dans l'écriture. A 35 ans tu entreprenais ton premier livre seul. J'ai cru deviner que les plaisirs de l'amour te donnaient la force de te plonger dans les plaisirs de l'écriture pour accoucher de livres douloureux comme le nationalisme contre les nations

 

Aujourd'hui au soleil de septembre, j'aurai dû encore une fois me plonger dans ton livre publié en 1988, mais sans plus de succès qu'en 1937.

Tu dis t'être mis sur la touche en 36. Comment ! Au moment de la montée en puissance de l'action populaire, tu te sentais étranger au mouvement ! Cependant, tu n'étais pas sur la touche pour regarder passer le train mais pour élaborer la riposte aux vrais dangers de l'heure. Ton originalité tenait à ta position par rapport au fascisme. Contre les thèses de l'Internationale qui ne voyait dans le fascisme qu'un épiphénomène facile à détruire pour la conscience de la classe ouvrière, tu pensais que cette même conscience pouvait céder aux pires tentations. La lutte contre la barbarie prévisible supposait donc une action réfléchie particulière. Et tu avais cette position car tu avais vu sur place. Hitler a l'œuvre. Tu n'as jamais aimé les nuages (qui sont parfois des dogmes) ni pour la hauteur qu'ils donnent, ni pour le masque qu'ils constituent. Ce sont les contradictions réelles de la vie qui t'ont toujours mobilisé. Mais je préfère te citer largement :

« Au Front populaire, j’y ai participé de toutes les manières possibles ! J’ai été à la mer et à la forêt de Fontainebleau avec des groupes de jeunes J’ai assisté à cette découverte de la nature. Ça me paraissait tout à fait passionnant, une expansion de la culture populaire ouvrière qui était d’ailleurs difficile à assimiler par elle. C’était un choc dont on ne se rend pas compte, cette culture qui était constituée autour de la seule idée du travail et qui tout d'un coup va s’ouvrir sur nature et le loisir ? Mais effectivement, je n’ai jamais cru que l’alliance des démocraties amènerait la paix. Avec la guerre d’Espagne je sentais venir la guerre mondiale. C’était terrible pour moi parce que je ne disais pas un mot pour rabattre la jubilation des garçons et des filles avec lesquels je me suis promené. Moi, je me disais qu’il y avait beaucoup d’illusions dans cette joie. Je considérais la guerre comme inéluctable parce que, quand une stratégie est en place elle doit aller jusqu’au bout, elle a sa logique. Le Front populaire était venu trop tar' pour des préparatifs stratégiques déjà en place. J’étais donc d'un pessimisme de plus en plus profond certains m’appelaient la "Cassandre marxiste.»

Tu écrivais aussi : « La guerre prochaine (ou du moins possible) sera ultra-impérialiste ; son objectif politique ne sera pas la conquête, la colonisation ou la surexploitation des vaincus, mais leur destruction pure et simple, dirigée par une caste de spécialistes militaires. » Tu prenais le risque d'avoir raison à l'avance !

En 1994, Pascal Ory publia un livre immense sur "Culture et politique sous le signe du Front populaire 1935-1938''. Plus de mille pages avec ce titre "La belle illusion". On pourrait presque croire qu'il fait référence à l'illusion que tu mentionnes. Je ne vais rien t'apprendre en t'informant que tu n'es pas cité une seule fois. Il n'est pas bon d'avoir été un précurseur. Il faut avoir raison quand l'ordre de la raison vient des autorités. Fraternellement.

Jean-Paul Damaggio

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 23:07

Les Verts du Conseil Régional Midi-Pyrénées ne sont pas gentils avec ceux qui votent CONTRE le financement de Bordeaux-Tours (le SICOVAL de Toulouse par exemple) car eux ont une solution plus intelligente qui à l’immense inconvénient de faire croire un peu partout (car ils ont de gros moyens d’information, je l'ai vérifié) que le Conseil Régional Midi-Pyrénées n’a pas voté le financement de Bordeaux-Tours ! Martin Malvy avait dit qu’il ne voterait le financement de Bordeaux-Tours qu’avec des garanties assurant la réalisation de Bordeaux-Toulouse. Il a fini par VOTER, comme le Grand Toulouse, le financement de Bordeaux-Tours, donc ça veut dire qu’il est sûr que BORDEAUX-TOULOUSE se fera ! C’est ça l’enjeu crucial de l’histoire. Avec le paiement de Bordeaux-Tours en Midi-Pyrénées, ça impliquera le paiement de Bordeaux-Toulouse. C’est ça le piège de l’immense organisation du GPSO. Donc, après l’erreur des Verts du Conseil régional M-P pour le budget 2011 ils n’ont qu’un moyen pour se rattraper : annoncer qu’ils ne voteront pas la ligne LGV du budget 2012. Le reste est du verbiage. Pour le moment nous faisons les additions de ceux qui refusent de voter en espérant qu’elle soit la plus salée possible pour arrêter le projet. Rappelons que le tracé est fait, la convention signée avec VINCI, le seul moyen qui reste pour couler cette LGV Bordeaux-Tours c’est le blocage financier et même les minoritaires en votant NON encouragent d’autres à faire pareil.

 

Voici encore l’extrait de leur déclaration qui revient car à se répéter c’est vrai ça paye :

« Concernant les 14 millions provisionnés au budget pour 2011 sur la LGV entre Tours et Bordeaux, nous n’avons pas déposé d’amendement pour retirer cette ligne et nous tenons à nous en expliquer. Nous nous sommes engagés dans ce combat politique contre tous avec l’objectif de le gagner, et donc que le TGV arrive à Toulouse par les lignes existantes. Ces 14 millions sont placés sur un compte et ne seront pas dépensés au moins jusqu’en 2017. Ce choix nous permet par contre aujourd’hui de ne pas être accusé[sic] de promouvoir un second aéroport dans la région toulousaine justement car nous proposons d’affecter ces 14 millions sur le réaménagement des lignes. »

 

 

 

1 – « Nous nous sommes engagés dans ce combat politique contre tous avec l’objectif de le gagner, et donc que le TGV arrive à Toulouse par les lignes existantes. » Cet engagement date seulement de novembre 2010. Encore en septembre 2010 nous en étions, dans un texte d’Europe Ecologie, à une LGV Castelsarrasin-Agen ! De la modestie camarades !

2 – « Ces 14 millions sont placés sur un compte et ne seront pas dépensés au moins jusqu’en 2017. » D’une part il ne faut pas dire 14 millions mais dire la somme totale soit 102 millions dont 14 millions est le premier versement pour l’an 2011 comme le demande la Convention de financement avec Vinci. La date du versement a peut-être été renégocié mais peu importe, c’est de l’argent pour la LGV. La Communauté d’Agglomération de Montauban a voté le financement et peut-être versera aussi en 2017 mais l’argent ira à la LGV. Et là personne n’ergote pour savoir la date du versement. De la sincérité camarades !

3 – « Ce choix nous permet par contre aujourd’hui de ne pas être accusé[sic] de promouvoir un second aéroport dans la région toulousaine justement car nous proposons d’affecter ces 14 millions sur le réaménagement des lignes. » Encore un dernier tour de passe puisque dans son intervention François Simon a ridiculisé lui-même l’idée du nouvel aéroport désigné comme impossible et tout d’un coup les 14 millions tombent dans l’escarcelle du réaménagement des lignes existantes. C’est trop tordu pour être honnête. La vérité camarades ! JPD 8-02-2011

 

Voici la déclaration en entier et je ne commente pas les pirouettes sur les TER, car le PS, le PCF et j’en passe sont les champions pour nous embrouiller sur le Plan Rail.

 

Chers amis,

Nous communiquons ce message à destination des associations qui se battent contre les nouvelles Lignes à Grande Vitesse. Nous tenons à vous expliquer ici que le vote du groupe Europe-Ecologie au Conseil Régional Midi-Pyrénées en faveur du Budget Primitif 2011 ne renie en rien la position que nous tenons depuis le début. Nous vous invitons à lire l’intervention complète de François Simon qui synthétise parfaitement les arguments défendus et annonce même notre position future quant à la convention de financement, qui sera à l’ordre du jour prochainement.

Il est utile de faire ici le bilan de nos actions sur la question lors des différentes assemblées de notre institution. C’est en assemblée plénière du 8 novembre 2010 qu’a été proposé aux élus régionaux le vote d’une autorisation de programme d’objectif à hauteur de 102 millions d’euros pour le financement de la LGV entre Tours et Bordeaux. Vous savez qu’Europe-Ecologie a été le seul groupe politique à voter contre ce rapport, l’argumentaire reste archivé sur notre site internet. Lors de cette même assemblée plénière, il a été proposé aux élus régionaux d’augmenter la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (TIPP), comme le prévoit la loi Grenelle 2, afin de financer les seuls projets LGV. Par un dépôt d’amendement, nous avons obtenu que les recettes de cette nouvelle taxe puissent être affecté à d’autres financements de transports durables, comme le prévoit d’ailleurs cette même loi.

Cette recette représentera, pour l’année 2011, 29 millions d’euros. Grace à notre amendement, le Conseil Régional Midi-Pyrénées a donc pu affecter 12,6 millions supplémentaires à destination du plan rail, ce qui n’est pas rien pour le budget primitif 2011. Concernant les 14 millions provisionnés au budget pour 2011 sur la LGV entre Tours et Bordeaux, nous n’avons pas déposé d’amendement pour retirer cette ligne et nous tenons à nous en expliquer. Nous nous sommes engagés dans ce combat politique contre tous avec l’objectif de le gagner, et donc que le TGV arrive à Toulouse par les lignes existantes. Ces 14 millions sont placés sur un compte et ne seront pas dépensés au moins jusqu’en 2017. Ce choix nous permet par contre aujourd’hui de ne pas être accusé de promouvoir un second aéroport dans la région toulousaine justement car nous proposons d’affecter ces 14 millions sur le réaménagement des lignes. 

Le compte à rebours est lancé malgré nous.

Nous invitons donc l’ensemble des associations à continuer de manifester leur mécontentement et proposer la seule alternative possible : le réaménagement des lignes existantes. 

La prochaine étape pour nous au Conseil Régional Midi-Pyrénées sera le vote de la convention de financement pour Tours-Bordeaux, vote pour lequel il n’y aura aucune surprise : le groupe Europe-Ecologie s’opposera.

Guillaume CROS, Président du groupe Europe-Ecologie

François SIMON, Vice-président du Conseil Régional Midi-Pyrénées

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:52

 

A l’approche des futures cantonales j’ai cru que le débat sur les conseillers territoriaux allait être relancé mais, mais nous le vérifions tous les jours, une seule élection intéresse les médias, l’élection présidentielle. Or la « révolution » de 2014, avec élections cantonales et régionales d’un coup, doublée d’une élection municipale et intercommunale va changer des tonnes d’habitudes… pour que rien ne change.

Deux mandats pour le prix d’un

Aujourd’hui un maire, conseiller régional et général doit abandonner un mandat. Demain ça ne sera plus le cas. De manière tonitruante Sarkozy avait annoncé que pour des raisons d’économie et d’efficacité il allait diminuer de moitié la somme des conseillers généraux et régionaux. Beaucoup d’hommes politiques de divers horizons crièrent au scandale. Comment un conseiller général pourrait en même temps gérer la région ? se lamentait un président de région, président par ailleurs d’une intercommunalité et de neuf autres présidences ! En fait la première guerre c’était contre la diminution du nombre d’élus. Bilan, la diminution est au mieux de 25%, et les nouveaux élus dotés de plus de pouvoirs vont bénéficier d’un salaire nettement meilleur (surtout pour les anciens conseillers généraux).

Prenons un exemple local : Sylvia Pinel va devenir conseillère générale et va donc devoir abandonner un mandat puisqu’elle est député et conseillère régionale. Elle va laisser celui de conseillère régionale sauf si un recours lui permet de gagner du temps jusqu’en 2012 date à laquelle elle pourrait abandonner son poste de député pour le fils de Jean-Michel Baylet. En 2014 elle va être à nouveau candidate conseillère territoriale sur le même secteur de Castelsarrasin… et sera donc en même temps au département et à la région. Il n’y a plus là de cumul de mandat ce qui pourrait lui permettre d’être, en 2014, conseillère territoriale, présidente de l’intercommunalité Castel-Moissac… et sénatrice.

En clair, l’élite politique prend du poids sans que ce soit une source d’économie ni d’efficacité comme on va le voir.

 

La victoire des notables

Sur ce point Sarkozy avait cru pouvoir taper fort en proposant un mode de scrutin à un tour donnant ainsi une prime à l’UMP. En réalité nous en revenons au mode de scrutin des élections cantonales mais sur un redécoupage de la carte des « cantons » qui devront en moyenne avoir 10 000 habitants. Ce mode de scrutin a donné la France des notables qui vont se sentir plus notables que par le passé vu l’élargissement de leurs pouvoirs. C’est l’enterrement des espoirs donnés par la gauche avec l’élection du Conseil régional à la proportionnelle intégrale (pour 1986), proportionnelle que la même gauche avait cependant réduit en 2001 pour l’élection de 2004. La proportionnelle a ses inconvénients comme tout mode de scrutin mais quand je compare la représentativité des sensibilités politiques dans les Conseils généraux de Midi-Pyrénées et le Conseil régional, la différence est phénoménale. Avec le conseiller territorial, c’est la vieille France (dans ce qu’elle a de plus sclérosé) qui va l’emporter, celle là-même qui fait une place la plus réduite possible aux éluEs.

Prenons un exemple local : sur le secteur de Beaumont de Lomagne, si l’actuel maire de la ville, M. Deprince est élu conseiller général comme il l’espère en 2011 (c’est un canton où généralement le maire du chef-lieu perd aux cantonales), il sera désigné pour devenir conseiller territorial de l’intercommunalité Lavit-Beaumont pouvant laisser à l’actuel conseiller général de Lavit le poste de président de l’intercommunalité.

 

Le lot de consolation

Ma dernière surprise est venue du manque de débats, polémiques, critiques concernant le mode de scrutin pour l’intercommunalité. Afin d’y permettre, à l’inverse de la Région et du Département, une représentativité plus large des courants d’opinion, la proportionnelle est très fortement élargie puisqu’elle sera en place dans les communes au-dessus de 500 habitants. L’élection au suffrage universel direct du conseiller communautaire suppose qu’on en arrive à une France totalement intercommunale et sur des frontières stables. D’où le travail de cartographie actuel… Donc sur des listes municipales à parité beaucoup plus nombreuses, les candidats à l’intercommunalité seront fléchés et comme les élus sont à la proportionnelle sur la moitié des sièges, on aura une évolution de la classe politique locale mais une évolution faible.

Pourquoi autant de bruit pour rien ?

La réforme des collectivités territoriales inscrite au journal officiel en décembre 2010 est souvent mise à toutes les sauces. En particulier il y a un point qui soulève les grands cris de la gauche et qui concerne la transformation des financements et tout particulièrement de la taxe professionnelle. Il faudrait que quelqu’un nous fasse une étude sur la façon dont les Conseils régionaux en 2011 se sont engouffrés dans la taxe dite « TIPP Grenelle » qui leur a été accordée, à savoir augmenter la taxe sur les carburants pour le bénéfice direct du Conseil régional, ce qui augmente la variabilité des prix du carburant entre régions (certaines régions on préféré augmenter les cartes grises mais de toute façon c’est la voiture qui est la vache à lait). Face à toutes ces réformes qui on fait crier, qu’en sera-t-il demain après la victoire de DSK ? Ces quelques notes ne tendent qu’à pousser à la discussion au moment des cantonales. Il est souvent reproché à l’extrême-gauche d’être improductive car elle ne fait que du « contre » mais sur ces questions institutionnelles la gauche (pas seulement le PS) a seulement fait du contre pour aller dans le sens du vent anti-sarkozy.

Vu l’évolution du secteur privé, je suis persuadé que la gestion de l’Etat a besoin de transformations profondes, que les services publics qui cumulent à présent les « tares » du public et du privé ne sont plus adaptés (ils ne sont plus publics), que le redécoupage de la France, et des niveaux de compétences des institutions est salutaire mais tout ceci devrait faire l’objet d’un débat public clair, large, net et approfondi, et non l’objet de manœuvres politiciennes obscures et dérisoires. Voilà des questions que les médias ne posent jamais.

7-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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