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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 13:09

 

En bon représentant de commerce, Martin Malvy s’efforce de convaincre les Conseils généraux, de payer la LGV Tours-Bordeaux. Pour le Lot il fait rêver au « barreau » Limoges-Poitiers ! C’est de l’indécence si je puis me permettre ! Pour le moment, la région finance les études du GPSO depuis des années, et le barreau Limoges-Poitiers est dans le GPSO, donc il finance déjà les études !

Deuxième point : il faudra changer à Limoges et pourquoi pas à Poitiers et le temps de trajet c'est bidonné que ça n'en peut plus ! Et cet effort pour Limoges-Poitiers c’est la condam-nation encore plus ferme d’un POLT que l’on prétend défendre !

Par ailleurs à Montauban, dont on dit qu’on sera à trois heures de Paris, on prétend que les gens de Cahors viendront à cette gare pour être à 3 heures et demi de Paris !

Quant au nord du Lot quel train s'arrêtera à Souillac pour aller direct à Paris en passant par Poitiers ?

Tout est possible, tout et le contraire de tout !

Pendant un temps, Malvy avait ridiculisé le projet Limoges-Poitiers, mais voilà qu’il vole au secours du projet. Il faudrait qu’il écoute un peu les habitants du secteur Limoges-Poitiers et Ségolène Royal qui sur ce point est farouchement opposé à cette folie.

Tout ceci jusqu’au prochain rebondissement… 14-02-2011 Jean-Paul Damaggio

 

Publié le 14/03/2011 La Dépêche du Midi J-R.Lavergne

Cahors à 4 heures de Paris ? (cliquer sur le titre pour avoir le lien)

Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, se dit prêt à s'engager à participer au financement des études de la LGV Limoges-Poitiers. Une liaison qui permettrait de rapprocher Cahors de la capitale.

Une ligne grande vitesse doit relier Limoges à Poitiers à l'horizon 2018-2020 pour une connexion TGV rapide sur Paris. Ce projet concerne à l'évidence aussi la frange nord de la région Midi-Pyrénées et par conséquence tout le Nord du Lot.

Cette nouvelle infrastructure ferroviaire permettra de mettre Limoges à 2 heures de Paris, Brive à 3 heures et c'est bien là où se situe un vif et réel intérêt pour tous les voyageurs du Nord du département qui eux aussi gagneront une bonne heure quand ils « monteront » sur Paris. Cahors sera à 4 heures de la capitale au lieu de 5 heures aujourd'hui. « On ne peut pas continuer à avoir Cahors à plus de 5 heures de Paris », s'insurge Martin Malvy le président de la région Midi-Pyrénées avant d'ajouter : « Les voyageurs du Nord du Lot mais aussi de l'Aveyron verront la durée de leur trajet sensiblement diminuer avec cette nouvelle ligne à grande vitesse. C'est une réalisation peut-être à plus long terme que celle du Bordeaux-Tours, mais cette liaison à grande vitesse Limoges-Poitiers est importante pour nous ».

Financer les études

Ce projet apparaît pour la région Midi-Pyrénées comme un nouvel atout de désenclavement majeur comme a pu être perçu le nouvel aéroport de Brive-Souillac Vallée de la Dordogne. Les barrières géographiques et administratives perdant de leur sens et de leur signification quand il s'agit d'aménager le territoire. « Nous sommes prêts à nous engager et à participer au financement des études de cette LGV, ce projet nous concerne aussi », explique Martin Malvy.

Maintenant pour aller de Cahors à Paris en 4 petites heures, il va falloir patienter un peu. Aussi en début de semaine Martin Malvy et ses collègues présidents de la région Limousin et de la région Centre ont rencontré le patron de la SNCF Guillaume Pépy. « On ne va pas attendre la LGV pour que des améliorations soient réalisées sur le POLT (Paris-Orléans-Limoges-Poitiers) », précise Martin Malvy. Une ligne fréquentée par des milliers de passagers chaque jour

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 10:38

Altersechos.jpg

Vaste dossier, varié et aux articles complémentaires. Le pari d’Alters Echos est une fois de plus réalisé. Interroger la vitesse avec Jean-Luc Coudray, interroger la démocratie avec Simon Charbonneau, interroger l’environnement avec Philippe Barbedienne, interroger l’économie avec Julien Milanesi, interroger le centralisme avec Guilhèm Latrubesse, interroger les luttes contre la LGV avec Limoges-Poitiers, Pays-Basque, la ligne POLT et le Collectif Val de Garonne (moi-même), c’est un voyage au long cours.

L’article de l’ami Jean Falco donne une autre approche en usant du point d’interrogation que j’ai abandonné depuis longtemps : « La priorité au rail passe-t-elle par une nouvelle LGV Toulouse-Paris ? » La priorité au rail nécessite la fin des projets de LGV.

La majorité des auteurs d’articles (Milanesi, Charbonneau, Limoges-Poitiers et Val de Garonne) avaient été rassemblés à Toulouse en juin 2010 grâce aux Amis de La Terre mais sans grand succès. La prise de conscience a-t-elle évolué depuis ?

Je pense que oui et c’est visible à divers signes, dont le comportement des élus.

Car j’ai un regret tout de même en lisant ce dossier, et l’article de Jean Falco le symbolise. Des centaines d’élus sont au cœur de ce projet (en sont les responsables) et on est en droit de les interroger : que font-ils à la Région, au Département, dans les Communautés de communes ou d’agglomération ? Jean Falco siège à la Communauté d’agglomération d’Auch et il a été obligé de prendre position : oui ou non au financement par cette collectivité du tronçon Tours-Bordeaux ? Nous n’aurons pas la réponse.

Avec un dossier on risque toujours les répétitions. Je pointe par exemple le coût au kilomètre d’un LGV : 20 millions d’euros indique Julien Milanesi (info RFF pour Bordeaux-Toulouse), 22 millions indique Jean Falco avec le cas de Bordeaux-Tours (il divise l’investissement par le nombre de kilomètres) mais en fait avec ce même tronçon, c’est 27 millions car Jean Falco a pris en compte la dépense côté collectivités publiques et non la dépense totale avec la part de Vinci. Quant au dessin qui évoque le budget exceptionnel de 30 millions d’euros (il reprend un chiffre que je donne) j’espère qu’il n’induira pas en erreur, en laissant croire que c’est le prix de la LGV : 30 millions d’euros c’est l’impôt nouveau qui en 2011 sera ponctionné aux habitants de Midi-Pyrénées quand ils passeront à la pompe à essence et c’est pour toutes les années à venir avec les augmentations qui vont s’en suivre… Cette recette paie pour le moment une partie de Bordeaux-Tours mais est largement inférieure à la dépense pour Bordeaux-Toulouse et le reste.

Alters Echos est au journal auquel j’ai participé dès sa fondation puis que j’ai abandonné en abandonnant tout engagement politique actif. Vous pouvez le retrouver sur :

www.altersechos.over-blog-blog.com

contact : altersechos@yahoo.fr

12-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 10:33

 

LGV-benis-2.jpgBenis 1 

Sylvia Pinel député et conseillère régionale est candidate aux élections cantonales sur Castelsarrasin et elle était à Bénis le 10 mars pour révéler qu’elle est bien placée pour frapper aux portes et que sa hotte de promesses est largement pleine. Or aujourd’hui, tout citoyen un peu informé sait qu’il n’y a de promesse possible qu’avec, en vis-à-vis, la colonne des recettes.

Nous aurions pu penser que la baisse connue des rentrées fiscales, largement dénoncée par Madame Pinel, entraînerait un peu plus de modestie en matière de promesses, mais il n’en a rien été.

Dans ce quartier, la ligne à grande vitesse est un sujet qui s’impose vu son tracé. Les promesses n’ont pas manqué là aussi : le Conseil général ne paiera le Bordeaux-Tours que si le tracé sur Bénis et ailleurs dans le Tarn-et-Garonne est le moins impactant possible. Comme d’autres départements, il serait plus simple de ne pas payer cette dépense qui ne concerne pas le Tarn-et-Garonne, mais il a été décidé par Jean-Michel Baylet de l’utiliser comme menace. Jusqu’à présent aucune des menaces du président du Conseil général ne s’est traduite dans les faits, sauf les reports, et la phraséologie qui va avec. L’échec le plus patent concerne le lieu d’implantation de la nouvelle gare qui ne sera pas sur la base logistique de Montbartier comme espéré.

Trois membres du Collectif Val de Garonne ont profité de cette réunion pour demander publiquement quelques précisions. « S’il faut attendre un bon tracé pour que le Tarn-et-Garonne paie Bordeaux-Tours, ça nous ramène peut-être en décembre pour finaliser le financement de ce tronçon… ». Réponse : « Non pas du tout, sans doute à mai à juin ». Il y a donc deux calendriers qui se heurtent, celui de la définition du tracé seulement prévu pour fin décembre, et celui du financement de Bordeaux-Tours qui devient urgent. « Jean-Michel Baylet a eu des pressions énormes ». En fait, ça sera comme pour le fuseau qui devait être défini il y a déjà un an, et qui, dans la partie Pompignan St Jory, est toujours en discussion. Donc le report du vote sur le financement est seulement à des fins électorales… Ce qui ne signifie pas qu’il sera réglé demain !

« Pourquoi ne pas faire comme Ségolène Royal en refusant le financement par les collectivités territoriales, cet investissement étant de la compétence de l’Etat ? » Là, la candidate a botté en touche : « elle n’était pas à Castelsarrasin dans une réunion électorale de Poitou-Charentes ». J’écris « botté en touche » car la question concernait l’hypothétique position qui pourrait être prise par le Conseil général, comme pour le Conseil régional. Les membres de Val de Garonne Lomagne sont courtois et ne sont donc pas revenus à la charge préférant poser une dernière question : « Quand on connait le déficit de RFF (28 milliards) quelles garanties avoir sur les fameuses compensations évoquées ? » La réponse fut l’inévitable référence au « Père Noël », je veux dire la référence à des moyens qui tomberont du ciel. Les autres questions du public porteront aussi sur la LGV et en particulier sur la photo du matériel de campagne de Sylvia Pinel. Des deux clichés en tête de cet article, lequel est celle utilisée par Sylvia Pinel ? Oui, c’est celui qui est tronquée, et c’est naturel car grâce à elle, grâce à Jean-Michel Baylet, grâce à leurs relations, la LGV passera à Bénis sans saccager le quartier. Nous continuons de penser que dans l’intérêt général, dans l’intérêt du train, il est encore possible de défendre le quartier en empêchant le projet des Pharaons et là oui, le saccage sera évité. Bref, une réunion de plus, très utile surtout si les promesses sont tenues, et nous serons là pour le vérifier les prochains mois.

12-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 23:29

cladeldelperie.jpg

Le Petit Journal du 10 mars publie un très bel article sur l’édition de l’inédit Xilder, de Cladel. Nous l’avions présenté dès sa sortie dans l’article suivant :

Xilder de Léon Cladel

Il donne la parole à Christian Delpérié (sur la photo) qui a eu le mérite de décrypter l’écriture de Cladel (les Editions la Brochure ont publié également un inédit de Cladel mais recopié par sa fille…) et d’annoter de belle manière le livre.

11-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:43

MexicoE.jpg

 

Suite à ma présentation à Cayrac de Traces de Réalvillois, mon ami Pierre Caors a mentionné le cas de Jean-André Poumarède, un Réalvillois extraordinaire (1815-1869) connu comme le découvreur des phosphates de Caylus (une industrie qui déboucha sur 2000 emplois), mais dont aujourd’hui je vais mentionner une autre corde qu’il avait à son arc : son action au Mexique !

Pourquoi est-il parti pour ce pays en 1848, date cruciale de l’histoire de France ? Etait-il charmé par le chant des sirènes qui en appelait à la ruée vers l’or en Californie ? J’ai plutôt tendance à penser qu’il y partit en 1851…

Visiblement, le tourisme n’est pas son souci. Il y travaille et son séjour dure sans doute jusqu’à l’arrivée des troupes françaises venues envahir le Mexique en 1863 sur ordre de Napoléon III, ce qui va mettre un terme à son projet grandiose de lutte contre les inondations de la vallée de Mexico.

Son travail a donné lieu à un livre bilingue qui nous permet de vérifier que plusieurs scientifiques se cachaient en la personne de Poumarère. Raymond Pulou qui a présenté le personnage à l’Académie des sciences en sa séance du 29 mai 1980 indique :

« Quand on examine ses publications on est frappé par la diversité des sujets traités. Citons deux études d'eaux minérales aveyronnaises, quatre mises au point de chimie analytique, quatre procédés métallurgiques nouveaux, une étude sur l'explosion spontanée du coton-poudre, trois sur la chimie du bois et enfin un ouvrage sur le Mexique. »

Le livre sur le Mexique est le témoignage émouvant d’un homme profondément généreux, désireux de faire le bien du peuple et soucieux de science appliqué.

Par l’humidité, les habitants étaient soumis à diverses maladies que Poumarède veut éradiquer à moindre frais et le plus sérieusement possible. Il montre son talent à unir à la fois, observation de la nature, expérimentation scientifique, connaissances historiques et souci du bien commun.

« Plus tard on le retrouve propriétaire de plusieurs mines qui, semble-t-il, l'auraient enrichi considérablement. Malgré les charges cumulées d'ingénieur et de directeur cet homme étonnant trouve le temps d'envoyer quatre mémoires à l'Académie des Sciences sur des procédés métallurgiques nouveaux qu'il vient de mettre au point dans ses usines. » ajoute Monsieur Pulou.

 

J’ai lu le livre sur le Mexique et, avec d’autres éléments je vais en publier des extraits. J’avoue ma fascination pour le personnage aux connaissances encyclopédiques que je ne connaissais pas avant le propos de l’ami Pierre Caors ayant échappé à la sagacité de ceux qui publièrent le livre de tous les 800 auteurs du Tarn-et-Garonne. Le chapitre 2 du livre va de la géologie à la gastronomie et le lecteur peut craindre qu’il ne s’agisse d’un chimiste fantaisiste or quatre de ses découvertes reçurent des applications industrielles importantes. Sa générosité lui interdisait de déposer des brevets… que les Anglais exploitèrent sans  lui reconnaître aucune paternité.

 

Le Mexique et la France c’est un historie totalement fabuleuse dont j’avais pris conscience il y a des années, quand René Merle m’invita à visiter le cimetière de Barcelonette dans les Alpes.

A suivre. 10-03-2011 Jean-Paul Damaggio

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 14:38

 LGV-la-droite.jpg

Le Petit Journal dans son édition du 5 mars en Tarn et Garonne publie un article à la gloire de la droite au Conseil régional Midi-Pyrénées qui aurait sauvé la France d’une « catastrophe économique ». J’enrage chaque fois que je constate qu’un dossier aussi monumental sert à des fins politiciennes. « La seconde surprise est venue des élus du Parti radical de gauche de Jean-Michel Baylet qui, pour d’obscures et incompréhensibles raisons ont emboîté le pas à leurs collègues d’extrême-gauche. » L’Extrême-Gauche (en l’occurrence le Front de Gauche) s’est abstenu et pas plus que le PRG n’a mis en minorité le PS de Martin Malvy.

Ce mensonge grossier se double d’un autre : en Midi-Pyrénées un seul département est détenu par la droite et son président a expliqué au Conseil régional qu’il s’abstenait (donc comme le PRG et le FdeG) et qu’à Rodez le Conseil général ne donnerait pas un centime à la LGV !

Comble d’ignominie, l’article ne dit pas que la droite a voté avec Malvy un complément à la délibération comme quoi si Ségolène Royal obtient que l’Etat rembourse l’avance faite, alors celui-ci devra faire pareil pour Midi-Pyrénées, position combattue par la droite en Poitou-Charentes mais acceptée à Toulouse !

 

Côté journal du Conseil régional qui vient de tomber dans les boîtes aux lettres, il ya une présentation du budget. Là, le mensonge est par omission !

La tribune du PRG indique : «Tout en intégrant ces contraintes [imposées par l’Etat] et grâce à une gestion saine, ce budget 2011 demeure ambitieux et innovant. Il respecte les engagements pris devant les Midi-Pyrénéens de développer et d’aménager durablement le territoire sans perdre de vue la solidarité et en préservant l’avenir. Les crédits affectés à la LGV Toulouse-Paris en sont une illustration. C’est un projet majeur pour Midi-Pyrénées. Mais il doit être conduit en concertation avec les élus locaux et les populations concernées. Dans cet esprit et à l’initiative des élus PRG, le Conseil régional a adopté un vœu demandant à l’Etat et à RFF, de prendre en compte les difficultés qui subsistent à l’occasion du tracé définitif, de prévoir une bonne intégration environnementales, de s’engager à accorder de justes compensations aux riverains impactés [difficultés qui motivent l’abstention au moment du vote de la convention le 28 février]. »

Le groupe PS indique de son côté :

«Même si nos regrettons le mode de sollicitation des collectivités nous assurons les paiements pour la LGV, car Toulouse doit faire partie de ce grand réseau européen de TGV. »

 

D’une part nous avons la confirmation que le 20 décembre les premiers paiements ont bien été décidés par toute la gauche réunie, une vérité qui nous a valu quelques insultes ici ou là, pour l’avoir précisée. Mais aucune des deux tribunes ne précisent que c’est pour Bordeaux-Tours et pour un PPP, et elles évitent de donner le montant total de cet investissement qui est à la fois immense (102 millions d’euros), et négligeable quand il faudra y ajouter le financement de Bordeaux-Toulouse (on peut tabler sur un milliard d’euros). Par contre, quand il s’agit de parler du plan Rail le PS donne un chiffre : 850 millions sans dire sur combien de temps, la part régionale, et que c’est de sa compétence, ce qui n’est pas le cas de la LGV !

10-03-2011 Jean-Paul Damaggio

 

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 13:28

Une jeune femme filme sa grand-mère et en contre-point enregistre un entretien avec la célèbre féministe Benoîte Groult. Un documentaire parfaitement bien monté, émouvant de bout en bout et qui ose poser des questions simples souvent négligées.

Sa projection à Moissac en présence de la réalisatrice et à l’initiative du CDIFF fut un moment important dans le cadre des actions autour du 8 mars.

La première question du documentaire touche à des femmes qui furent « monnaie d’échange » comme l’explique si bien de son côté Wassyla Tamzali. La grand-mère n’a pu épouser celui qu’elle aimait car les deux familles étaient fâchées d’où, chez cette femme, une double vie qui en a résulté : la vie rêvée face à la vie réelle, une vie d’autant plus rêvée que la vie réelle devenait si dure. La réalisatrice Marjory Déjardin, en obtenant cette confession de sa grand-mère de 82 ans réussit un tour de force en plaçant côte à côte deux histoires très différentes qui n’en font qu’une.

Côté populaire, sa grand-mère couturière et immigrée italienne, Angela Ferrucci, qui subira un avortement clandestin pour en finir avec les naissances successives.

Côté bourgeoisie, la célèbre romancière issue de la grande bourgeoisie parisienne, l'écrivaine Benoîte Groult, qui montre comment est né petit à petit sa conscience féministe.

Le lien, entre d’un côté la grand-mère filmée en pleine action, et la bourgeoise filmée en plan fixe sur fond noir, tient aux communautés de préoccupations. Les femmes face à leurs corps, à leurs sentiments, à leurs amours appartiennent à un monde que les hommes, par souci de domination, renvoient souvent au néant. Exemple frappant : Angela rappelle ce dimanche soir quand elle apprit qu’enfin les députés venaient de voter à la majorité la loi sur l’IVG. Elle se mit à pleurer et son mari ne comprenait pas pourquoi de telles larmes. Incontestablement, ce tournant de l’histoire – pour lequel des millions de femmes luttent encore dans le monde – ne pouvait pas induire les mêmes réactions des deux côtés de la frontière des sexes. Aussi, la réalisatrice avoue son incompréhension quand, dernièrement, elle croisa dans Paris une manifestation anti-IVG !

Parmi les rêves de la grand-mère il y a celui de son Italie où elle aurait voulu vivre. La réalisatrice expliquera à Moissac, que cette Italie, n’est pas exactement l’Italie mais plus largement cette volonté d’entretenir au fond d’elle-même une autre vie que celle qu’elle a vécue. D’ailleurs dans le film Angela insiste : « Oh ! je ne voudrais pas revivre cette vie que j’ai vécue ! ».

Et pour donner force au film, Marjory a demandé à sa grand-mère de lui réaliser une robe de mariage. Au départ elle refuse car elle se sent incapable d’entrer dans une telle aventure avec à l’appui des arguments sérieux. Mais la petite-fille est tenace et la grand-mère cède en conséquence le film ne pouvait mieux se terminer que sur la jeune femme habillée par l’œuvre de sa grand-mère dont une amie lui a dit qu’elle était une artiste. La réalisatrice est une intermittente du spectacle qui est également tenace quant à sa volonté de montrer son art propre.

Ce qui me permet de pointer un décalage entre les propos de Benoîte et le film. La féministe dont le langage cru a pu en surprendre plus d’un, indique que le rapport à ses petites-filles est faible : « Il y a entre les deux générations, le gendre et parfois le gendre disparaît… ». Le film démontre au contraire qu’entre une grand-mère et une petite fille il peut y avoir un lien très fort, très riche et porteur d’avenir.

Télérama n°3189 a rendu compte de ce documentaire (p.115) au moment de sa diffusion sur la chaîne Planète dans un article qui se conclut ainsi : « Jamais ce film sensible ne fait montre d’un quelconque manichéisme, et c’est sa grande force. Douées d’un sens commun de l’à-propos, les deux femmes peuvent s’enorgueillir de laisser derrière elles une nouvelle génération d’affranchies. »

Marjory Déjardin, pour s’affranchir, a dû autoproduire son film. Elle a refusé les idées imposées qui interdisent de filmer en gros plans les personnes âgées qui sont rayées de la carte. Elle a conduit son œuvre là où elle voulait aller et à ce titre elle me fait penser à un jeune italien qui a pendant plusieurs années autoproduit ses films avant de devenir Palme d’or à Cannes, j’ai nommé Nanni Moretti. Bon vent à cette réalisatrice.

10-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 13:27

Parfois les élections se suivent et se ressemblent mais, pour cette fois, pas à Falguières pour les cantonales de Montauban 1.

En 2004, dans ce canton, le PRG pensa en finir définitivement avec Roland Garrigues grâce à une campagne très vive de Thierry Deville passé depuis au partyi de Borloo. Battu à la mairie, au poste de député, Roland Garrigues était considéré comme politiquement fini. Sa victoire de 2004 renversa la série d’échecs précédents : Falguières, hameau de Montauban, a rappelé que son enfant vedette était toujours en course.

En 2011, Jean-Michel Baylet a fait le déplacement à Falguières dans l’ombre de Martin Malvy, pour soutenir les candidats du PS dont Roland Garrigues. Alain Baute en déduit dans La Dépêche : « La campagne a pris un coup d’accélérateur. » Quelle campagne ?

En réalité, les cantonales de 2011 ne sont qu’un jeu d’enfant par rapport à la date cruciale de 2014, et c’est cette campagne qui a pris un coup d’accélérateur.

Rappelons à ceux qui n’anticipent pas aussi bien que Jean-Michel Baylet, qu’en 2014, ce dernier (comme la majorité des conseillers généraux sortants) siègera à la Région que Martin Malvy abandonnera. Les futurs conseillers territoriaux seront les représentants de supers cantons et certains ont beau crier contre la loi sur la réforme des collectivités territoriales, le PS ne dit jamais qu’il la remettra en cause, au contraire il travaille, avec le PRG en Tarn-et-Garonne, a un découpage qui lui soit le plus favorable possible. Dans tous les cas, la loi sur le cumul des mandats sera détournée puisque d’un coup, Baylet et ses amis auront deux mandats pour le prix d’un.

10-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 13:25

Le PS à Grisolles

Complément de l'article précédent.



Un article de la Dépêche du Midi du 9 mars sous la signature d’A.B. (Alain Baute) nous informe : « Le conseil fédéral du PS scandalisé par l’exclusion de J-M Parienté… par Paris ».

Le contenu de l’article est différent du titre. L’exclusion demandée par la Fédération du PS est conforme aux règles de ce parti qui furent appliquées par exemple en 1986, quand Hubert Gouze décida de se présenter aux élections législatives, contre la liste de gauche conduite par J-M Baylet. En réalité ce n’est pas le Conseil fédéral du PS qui s’insurge mais Etienne Astoul, président du groupe socialiste au Conseil général et suppléant du sénateur Jean-Michel Baylet (dont il est souvent la voix). Quand la gauche l’emporta en 1997, Etienne Astoul a cru un instant que Baylet devenant ministre, il allait pouvoir en guise de remerciements, siéger enfin au Sénat.

Par contre, dans la présentation du canton de Castelsarrasin, il apparaît tout à fait normal que le PRG ait exclu Jean-Philippe Bésiers, d’une très vieille famille radicale, qui a maintenu sa candidature contre Sylvia Pinel du PRG, dont « la candidature est bien comprise de la municipalité » (La Dépêche) élue en 2008 contre la liste de gauche et celle de Jean-Philippe Bésiers. Deux poids, deux mesures !

10-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 19:54

Le financement de la LGV soumis à conditions

Un article de Sud-Ouest

 

La participation de la Dordogne au projet de LGV Tours-Bordeaux n'est plus acquise.

Bernard Cazeau vient d'adresser une lettre à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. Elle concerne la participation financière du Département au financement des travaux de construction de la future LGV devant relier Tours à Bordeaux. Il lui précise que l'engagement de principe pris par la Dordogne il y a deux ans est désormais assorti de conditions.

Le veto du préfet de région

Car « des changements majeurs sont intervenus depuis, au premier rang desquels la réforme fiscale et le gel de dotations de l'État aux collectivités, qui brident les capacités financières du Département, particulièrement en matière d'investissement », note le président du Conseil général.

Les conditions sont liées aux aides de l'État dans des dossiers jugés plus importants en Dordogne que cette ligne grande vitesse Sud-Europe-Atlantique. Sont ainsi cités la RN 21 à moderniser et « le contournement autoroutier de l'est de l'agglomération de Périgueux ». Sur ce point, le Département souhaite qu'un avenant à la concession de l'A89 soit passé avec ASF. La préfète y était favorable, mais le préfet de région semble beaucoup plus réticent. « Il m'a récemment informé que cette solution ne pouvait être envisagée, au prétexte que tout nouveau tronçon autoroutier devrait désormais faire l'objet d'un nouvel appel d'offres, indépendamment de sa situation et de sa longueur », précise Bernard Cazeau qui ne comprend pas cette volte-face, si ce n'est pour justifier le refus de l'État de s'engager dans ce projet.

Avion : une aide en baisse

Autre dossier sensible, le soutien de l'État au déficit de la ligne aérienne Périgueux-Paris à compter du 31 mars. Or, les nouvelles ne sont pas bonnes. Le maire de Périgueux vient en effet de recevoir une lettre du directeur du transport aérien l'informant d'une réduction de l'aide. « Elle était de 55 % sur 50 % des recettes. Elle va passer à 35,75 % sur 32,5 % des recettes », explique ainsi Michel Moyrand qui voit ainsi ses craintes confirmées. Un autre point fait encore plus bondir les élus. « Les passagers pré-acheminés de Bergerac ne seront pas pris en compte dans le calcul de ce financement », note Bernard Cazeau dans sa missive. Michel Moyrand signale qu'il a saisi la préfète. Un assouplissement a été promis. Une nouvelle lettre dans ce sens est donc espérée.

La dernière condition concerne la demande d'une subvention de 1,2 million d'euros pour la réfection de la piste de l'aéroport de Bergerac. Il s'agit d'une mise aux normes de sécurité exigées par l'Aviation civile.

Afin d'aborder tous ces sujets, le président Bernard Cazeau sollicite donc un rendez-vous avec la ministre. Celle-ci organise dès jeudi prochain une réunion pour finaliser la convention de financement de la future LGV. Si rencontre il y a, elle devrait donc intervenir rapidement.

 

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Alternative LGV 82     

 

 

Nouveautés de 2013

 Elections municipales à Montauban (1904-2008) ICI :

Moissac 1935, Cayla assassiné : ICI

Tant de sang ouvrier dans le nitrate chilien ICI  

Révolution/contre-révolution le cas du 10 mai 1790 à Montauban ICI

 ADÍOS GUERRILLERO  ici

J’ai vu mourir sa LGV ici

Derniers titres :

Portraits de 101 femmes pour 20 euros. ici

Karl Marx, sur Bolivar ici

Ducoudray-Holstein Histoire de Bolivar ici

Jean-Pierre Frutos, Refondation de l’école ici

Jean Jaurès : Articles de 1906 dans La Dépêche et dans l’Humanité ici

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