Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 12:32

A la réunion que j’ai animé à Cayrac, la destruction du château de Lastours fut mentionnée tout comme l’Histoire des Croquants d’Hubert Delpont. En travaillant sur 1936 je retrouve ce texte…

 

 

Le pillage du château de Montpezat (30 Janvier 1790)

La Dépêche du Midi, 26 mars 1936

 

Dans les mois qui suivirent la prise de la Bastille et la nuit du 4 août 1789, qui supprima les droits féodaux, les paysans se jetèrent sur les châteaux pour brûler les documents qui établissaient ces droits.

Il en fut ainsi à Montpezat-de-Quercy où le marquis de Lostange possédait un château. Ce marquis était sénéchal et gouverneur du Quercy et colonel du régiment Royal-Picardie en garnison à Angers.

Ayant émigre, sa correspondance fut saisie, en février 1793 à son domicile, à Paris. Ces lettres se trouvent aujourd'hui aux archives nationales, dans le fonds du comité de sûreté générale.

Les événements de Montpezat y sont racontés dans plusieurs de ces lettres signées de Malaval, avocat; Prax, notaire; Depeyre-Lestrade. L. de Saint-Mart curé doyen.

En voici quelques extraits :

« Le samedi 30, nous entendîmes sonner le tocsin à Saux et à Lamagdelaine. Dans l'instant, on vint nous avertir que des brigands venaient saccager Montpezat. En effet, quelque temps après, nous aperçûmes sur le Falhal (hauteur qui domine Montpezat au nord) une troupe de ces mauvais sujets qui descendirent à grands pas... Ils se trouvèrent environ deux cents... se transportèrent devant la porte du château qu'ils eurent bientôt enfoncée, vont directement aux archives. en enfonçant deux portes de fer, et se mettent à déchirer, couper avec leurs couteaux, les titres parchemins, en jettent les morceaux par la fenêtre... Fatigués de déchirer parchemins et papiers, ils prennent ce qui restait, les jettent dans le puits du château, démantèlent ledit puits et font tomber les pierres dedans sur les livres, « papiers et parchemins » pour les noyer et pourrir dans l'eau...

« Je prends le parti de faire battre la générale pour ramasser notre milice nationale, il n'y eut environ qu'une vingtaine qui se rendirent, les autres étaient liés avec ces brigands. »

Cette scène dura de 10 heures du matin à 6 heures du soir. Le maire Raynal, qui se présenta en livrée consulaire (robe rouge et noire), fut impuissant à les arrêter. Les mutins revinrent le lendemain dimanche et se firent délivrer d'autres papiers par un sieur Barthe.

Celui-ci, effrayé, se retira à Caussade et Malaval, avocat fendiste, à Villefranche-de-Rouergue d'où il écrivit au marquis pour lui annoncer lui aussi les faits énoncés ci-dessus par le notaire Prax dans une lettre du 2 février.

Huit jours plus tard, Depeyre-Lestrade écrit qu'il a fait murer la grande porte du château « pour empêcher que le dégât augmente ».

Il ajoute : « On a brûlé la semaine dernière le château du Colombier (commune de Caussade)... On nous a envoyé ici vingt-cinq hommes du régiment de Languedoc, en garnison à Montauban; il (sic) doit repartir vendredi et rester à Caussade; il a ordre de venir à notre secours à la première réquisition; tout ce régiment est distribué comme ça dans les environs. On arrêta dimanche dernier à Monclar, à trois lieues de Montauban, un chef de bande qui soudoyait les paysans à vingt sols par jours pour aller incendier les châteaux; il prétendait qu'il en était chargé par le roi... »

Un autre homme de confiance du marquis de Lostanges, l'avocat Pélissier de la Batut, lui confirme tous ces désordres par une lettre de Saint-Alvère (Dordogne) du 5 février. En post-scriptum, il écrit que le château de Cantemerle, près de Molières, a été saccagé et que celui de Lastours, près de Réalville, a été incendié dans la nuit du 1er au 2 février. — V. M.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans tarn-et-garonne
commenter cet article
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 12:30

Clovis et Jeanne Hugues

Clovis Hugues

Ci-dessus deux liens parmi d’autres, sur le site de René Merle, où uk revient sur le cas de Clovis Hugues que j’ai croisé comme ami de Léon Cladel. J’en profite pour apporter ma contribution à la connaissance de ce poète. JPD

 

Clovis Hugues par René Lacôte

Lettres Françaises 1953

Clovis Hugues poète politique et félibre

QUAND les livres coulants se vendaient trois francs, on trouvait, partout pour six sous des Poésies choisies de Clovis Hugues, dont l'éditeur était la « Librairie des publications à 5 centimes » : j'en garde un exemplaire qu'un lecteur fervent fit relier. Clovis Hugues eut même le privilège de voir inaugurer de son vivant (et il mourut à 55 ans) la rue qui porte son nom, dans le XIXe arrondissement, pour honorer avec le poète du Droit au bonheur le combattant de la Commune de Marseille et le premier élu du Parti Ouvrier Français. Quel poète, après Victor Hugo qui venait de mourir, connut à cette époque une telle popularité ?

Il avait fait ses débuts poétiques au fort Saint-Nicolas, Communard de dix-neuf ans détenu pour quatre ans. Il restait le même homme à la Chambre et dans ses vers, dont la conception s'exprimait en cette formule : « La poésie n'est grande que si elle complète le rêve par l'idée, l'idée par l'action ». Ce qu'on aimait dans son œuvre était l'accent des Châtiments, mis sur-des thèmes actuels qui en renouvelaient le besoin. Comme il n'avait pas tout le génie de son Maitre, qu'importait qu'il chantât ce que tout le monde pensait ! Le critique se tire d'affaire en décrétant qu'il « délavait en vers le programme de son Parti ›, ce qui le condamna sans appel, à la faveur du mallarmisme régnant. Gustave Khan, un raffiné, ne cessait pourtant de défendre la poésie de Clovis Hugues. Il la définissait par « un mélange de talent vigoureux, d'exquise simplicité, de bonté profonde et, on peut prononcer le mot puisqu'il fut tribun, de solidarité profonde avec tout ce qui frémit de beauté au souffre d'inquiétude ou de misère ».

Clovis Hugues reste l'un des meilleurs parmi nos poètes politiques. Encore faut-il qu’on le lise, et nous en reparlerons, Il demeure à notre portée, malgré le silence dont on l'entoure encore. Lemerre a notamment une édition de Poésies choisies qui parut il y a vingt ans, assez différente d'ailleurs de son édition à six sous, établie par l'auteur afin, disait-il, que le peuple « suspende la lyre au faisceau des outils. »

On sait bien de quoi l'art pour l'art entendit triompher, et comment il y parvint quelque temps. Qui pensait à célébrer le centenaire de Clovis Hugues, que nous signalions ici, il y a un peu plus d'un an ? A peine quelques félibres, car il a laissé, dispersée et introuvable, une œuvre provençale de tout premier plan. Les raisons des félibres ne sont pas toujours bonnes, mais celles de l'Ecole des Alpillcs étaient excellentes si j'en crois la conférence admirablement documentée que fit M. Marcel Bonnet devant ce groupement. M. Bonnet est un homme patient et prudent, qui s'est mis en quête des textes les plus oubliés à seule fin d'en donner lecture. La leçon de ces textes ne peut manquer de remettre en cause, parmi les félibres abusés, l'orientation même du Félibrige depuis si longtemps faussée.

Après Mistral qui n'en est pas innocent, on a fait du Félibrige une machine de guerre fasciste. Mistral, qui supportait Clovis Hugues, ne l'aimait guère ; il transmit en héritage aux grognards de son Empire la besogne frauduleuse à faire des anthologies de l'histoire. Selon Marius André, bon apôtre, lorsque Clovis Hugues écrivait- en provençal, « le naturel de la race, -tout ce - qui fait le fond immortel de tout homme bien né reprenait le dessus et il envoyait au diable ses théories sociales et politiques françaises. ». A-t-on suffisamment colporté cette fable sans pouvoir recourir aux textes !

La poésie provençale n'est qu'une partie de l'œuvre de Clovis Hugues, mais fort importante dans ce mouvement. Il y a dans ces chants de Provence un réalisme que Mistral n'a pas. Clovis Hugues n'est pas toujours clairvoyant, mais il est aussi loin de l'idéalisme provençal de Mistral que de l'Intellectualisme occitan d'aujourd'hui. Il n'y a pas, chez lui, qu'un repos aux sources de sa vie, puisque celles-ci sont prises dans tout leur contexte social et national (et point seulement paysan selon l'Evangile de la secte) et puisque, enfin, Clovis Hugues a su donner à la poésie provençale ses plus beaux chants révolutionnaires, en occupant dans sa lutte tout le terrain du Félibrige et bien au-delà.

Dans la langue nationale, il a repris aux faussaires et remis dans sa vraie lumière l'épopée nationale de Jeanne d'Arc. Félibre, il rend leur pleine réalité aux valeurs du Félibrige, en n'abandonnant pas même à leur vanité les totems régionaux qu'il recharge d'aspirations populaires. L'olivier, puisqu'il faut bien ici un exemple, l'Olivier, l'arbre sacré de Mistral et le symbole de la terre provençale, est un symbole aussi, pour unir les hommes, au-delà de la provence.

Et peréu cantaras, troulaire, Diras la nature e per ti fraire, Qu'ensigno à la terra avuglado Dins lou sang rouge dis armodo. La Pas, la Forço e leu Travai !

(Et tu chanteras aussi, poète, —Dans la nature et pour tes frères, — L'olivier rayonnant — Qui enseigne à la terre aveuglée —Dans le sang rouge des aimées — La Paix, la Force et le Travail).

Cette conception du Félibrige était alors assez commune pour qu'avant de pouvoir l'étouffer Mistral se plaignit d'être entouré de « rouges ». C'est si vrai que, lorsque aux côtés de Clovis Hugues les Marseillais envoyèrent un deuxième socialiste révolutionnaire à la Chambre (qui n'en comptait qu'une douzaine), c'est encore un félibre qu'ils choisirent, Antide Boyer,

Est-ce donc encore un hasard si le Félibrige, utilisant à sa propre gloire un nom et quelques poèmes choisis, ne nous a jamais donné l'édition complète de l’œuvre provençale, à laquelle Clovis Hugues songeait à la veille; de sa mort sous le titre Lis Oulivado ! On sait comment tout le socialisme, et même toute idée républicaine, ont été rayés de l'histoire du Félibrige. Ils reparaissent aujourd'hui dans les travaux objectifs des chercheurs, ils reparaissent même chez quelques poètes et conteurs, et le travail de M. Bonnet n'aura pas été vain s'il aboutit à l'édition de Lis Oulivado, prévue depuis quarante-cinq ans, et qui peut si puissamment contribuer à balayer l'édifice maurrassien.

(1)        Marce Bonnet : Le citoyen Clovis Hugues, poète provençal. Eole des Alpilles. à Saint-Rémy-de-Provence (Bouches-du-Rhône).

 

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans occitanie
commenter cet article
4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 20:21

Assemblée Plénière du 28 février 2011 du Conseil Régional Midi-Pyrénées

Pour le groupe Front de Gauche :PCF-PG-GU

Intervention de Guilhem SERIEYS

 

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Vous connaissez l’implication des élus du Front de gauche pour le transport collectif, pour le rail, comme élément central de la planification écologique, seul moyen d’action politique pour assurer la transition vers un mode de développement alternatif au tout libéral et respectueux de l’environnement.

Notre région s’est fortement impliquée pour rattraper notre retard d’infrastructures de Transports, en témoigne notre plan rail, le plus important de France. Nous avons plus que doublé le nombre de dessertes quotidiennes, mis en place une offre cadencée en matière d’horaire de renouvellement du  matériel, de politique tarifaire attractive.

Nous avons fait la preuve par l’exemple, en Midi-Pyrénées, que nos concitoyens sont disposés à utiliser les transports collectifs si ces derniers sont adaptés, cadencés et ne se traduisent pas par une perte de temps en comparaison de la voiture.

Un consensus s’est développé ici, il y a quelques années, d’une part contre un second aéroport et d’autre part autour de la perspective de la LGV Toulouse-Paris comme élément d’alternative et de substitution à la voiture et à l’avion.

Mais nous devons regarder l’évolution du dossier en face, pas avec un LGVisme béat. Clairement, le temps de trajet entre Toulouse et Paris est trop long, 5h17. Et le temps de trajet entre Toulouse et Barcelone encore plus long en regard des enjeux de notre territoire et pour nos concitoyens. Nous n’abordons pas la question de la LGV en soi car elle ne peut résumer les enjeux qui sont les nôtres aujourd’hui.

Nous abordons la question de la LGV dans le cadre d’une bataille politique globale pour le transport collectif , pour le rail.

Pour la première fois, nous est soumise pour discussion et vote la convention de financement du tronçon Tours-Bordeaux. Je le dis clairement. Il est une chose de payer en partie à la place de RFF et de l’Etat des infrastructures qui relèvent de leurs compétences.

Il en est une autre, d’accepter ici, un mode de financement en Partenariat Public Privé où les collectivités locales payent et un groupe financier qui va générer des profits. Le concessionnaire participe au financement à hauteur de 29% puis bénéficierait pendant 50 ans des péages d’utilisation de l’infrastructure.

Nous ne voterons pas ce protocole qui est soumis au vote aujourd’hui.  Nous nous abstiendrons en affirmant notre opposition au PPP, déclinaison de la construction libérale de l’Europe du Traité de Lisbonne. Nous sommes pour l’extension du service public ferroviaire, nous sommes pour renationaliser ce qui a été filialisé en 1996, c'est-à-dire RFF, nous ne mettrons pas un doigt de plus dans la logique de privatisation du rail. Et pour la partie Bordeaux-Toulouse, nous souhaitons une position claire de la majorité régionale contre dans l’hypothèse d’ un financement en PPP.

Je le dis concernant la perspective Bordeaux-Toulouse. Nous poserons dans les discussions d’autres éléments précis au delà du mode de financement à retenir.

La LGV ne peut prendre du sens du point de vu de l’intérêt général que si elle permet une extension du service ferroviaire, pas si elle implique une diminution du service global. Il est urgent d’avoir des réponses précises de l’Etat et de la SNCF.

Par exemple, quels sont les engagements de la SNCF concernant l’utilisation de la voie actuelle Bordeaux-Toulouse. On sait bien qu’il est difficile de faire tout coexister sur la voie actuelle avec des TER à 6O km/heure de vitesse commerciale. La LGV prendrait du sens avec en parallèle une grande politique du fret. Mais quel avenir au Fret public national et quelle planification concernant le fret des trains longs sur l’axe Bordeaux-Toulouse-Marseille ? Quelle continuité de Bordeaux-Toulouse dans un schéma de relation sud France et sud Europe vers Narbonne Marseille, Lyon, Barcelone ? C’est la réponse à ces questions, entre autres, qui permet de mesurer l’impact écologique de la construction d’une autre voie même si une étude plus précise doit être réalisée sur l’impact environnemental direct de la LGV. J’ajoute que RFF doit la transparence sur les tracés, sinon comment s’étonner que les populations se considèrent écarter de ce débat public.

Autre question : Quelles garanties sur le maintien et le développement des réseaux secondaires et des autres liaisons avec Paris ? Quel avenir pour Béziers-Neussargues ? Quel avenir au POLT ?  Liaisons nationales ou addition de TER ? Quand on voit aujourd’hui  la quasi-absence du POLT sur les centrales de réservation, on peut être inquiet. Si on considère que notre pays a besoin d’un service public ferroviaire pour l’égalité des citoyens et le progrès écologique et social, il faut que le réseau de transport soit maillé, organisé. Il faut maintenir et mettre en relation les 32000 km de lignes. Cela n’est pas compatible avec la concentration du réseau sur les lignes assurément rentables.

Si la rentabilité de la LGV nécessite  la diminution du reste du service ou un coût des billets exorbitant, nous devons au plus vite réajuster notre positionnement.

Est-ce la LGV pour le reste du réseau, ou la LGV contre le reste du réseau ? Seuls des engagements contractuels avec l’Etat et la SNCF peuvent y répondre. La majorité régionale doit porter fermement ces batailles d’intérêt général.

Les élus du Front de Gauche prendront leurs responsabilités en fonction des engagements pris par l’Etat et la SNCF.

Nous demandons qu’aucun engagement supplémentaire ne soit pris par la Région tant que la clarté ne sera pas faite sur les éléments que j’ai énoncé.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 20:16

Sur ce blog nous avons à plusieurs reprises évoqué le film du Québécois Denis Villeneuve. Nous n’avions pas noté le nom du musicien du film. Le père de Grégoire Hetzel vit depuis longtemps à Montauban et combien de fois avons-nous eu l’occasion de nous retrouver au côte à côte au cours d’actions diverses ? Il est connu sous son nom de chanteur : Germinal. Un pont de plus entre Montauban et le Québec : après l’auteur de bandes dessinées, Jean-Louis Trip, voici donc un lien par un musicien. 4-03-2011 Jean-Paul Damaggio

Grégoire Hetzel est un compositeur de musiques de films. Il compose régulièrement pour Arnaud Desplechin et Emmanuel Bourdieu. Il est également écrivain, auteur d'un premier roman, Le Vert paradis, publié chez Gallimard.

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans québec
commenter cet article
3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 15:34

 MAM n’est plus au ministère mais les dégâts sont là : la première expo de l’Année du Mexique en France est envoyée à la poubelle. Nous l’avions annoncé sur ce blog : L’art maya à Paris

 

Article de l’Express :

Nouvelle conséquence de l'affaire Cassez : les autorités mexicaines ont annulé l'exposition Les Masques de Jade mayas prévue à la Pinacothèque dans le cadre de l'année du Mexique.

L'exposition Les Masques de Jade mayas qui devait se tenir du 1er mars au 7 août à la Pinacothèque de Paris est annulée sur décision des autorités mexicaines, a annoncé mardi 22 février l'espace d'exposition privé. Cette annulation fait suite à celles du Festival Rio Loco à Toulouse et du musée de Saint-Romain en Gal à Lyon.  

Le gouvernement mexicain a indiqué le 14 février qu'il se retirait de l'organisation de l'Année du Mexique en raison des déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'affaire Florence Cassez. Pourtant, "pendant une semaine", ont précisé les représentants de la Pinacothèque, "le gouvernement mexicain avait prévu de conserver cette exposition remarquable, compte tenu de son degré d'avancement, des excellentes relations entretenues par les musées mexicains avec la Pinacothèque de Paris et par respect pour son public". Les trésors uniques mayas auraient été montrés pour la première fois en France depuis leur découverte. 

Marc Restellini, le directeur de la Pinacothèque, a déploré "le gâchis culturel de l'annulation de l'Année du Mexique en France" et a souligné "les difficultés financières auxquelles les entreprises françaises qui participaient à cet événement culturel risquent de se trouver confrontées". 

L'exposition sur les Masques de Jade mayas, des masques en mosaïque représentent des visages de la divinité, est remplacée par Le voyage imaginaire d'Hugo Pratt (du 18 mars au 21 août), une exposition consacrée au créateur de Corto Maltese initialement programmée pour l'été.

Faut-il juger démesurée la réaction des autorités mexicaines ? Une démesure faisant suite à la réaction démesurée des autorités françaises ? Comment admettre qu’une activité culturelle d’une telle ampleur puisse être balayée pour des raisons politiques ? Est-ce que MAM comme Martine Aubry mesurent l’étendue de leurs propos ? Je pense simplement que cette affaire est symbolique d’une avancée des politiques vers leur nullité. JPD

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans Mexique
commenter cet article
3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 15:01

Assemblée plénière du Conseil régional :

L’opposition sauve l’arrivée de la LGV en Midi-Pyrénées

 

Lundi 28 février 2011 se tenait l’assemblée plénière du Conseil régional.

Parmi les dossiers soumis à l’approbation des élus régionaux figurait celui de la Ligne à Grande Vitesse Paris-Bordeaux-Toulouse.

A la surprise générale, la délibération par laquelle la Région doit s’engager dans le financement de la première tranche de cette LGV (Tours-Bordeaux) a bien failli ne pas être adoptée, mettant ainsi en danger l’avenir de tout le projet.

Martin Malvy a en effet été « lâché » par ses propres amis et alliés, se trouvant ainsi en position minoritaire au sein de sa propre assemblée, les groupes PRG, Europe Ecologie et Front de gauche ayant décidé de ne pas voter la délibération.

Il a donc fallu que les élus de l’opposition votent cette délibération pour qu’elle puisse être adoptée. Ce que les élus Osons Midi-Pyrénées ont fait sans aucun état d’âme car un rejet aujourd’hui aurait été catastrophique .

Cette situation prouve une fois encore que Martin Malvy est otage de ses alliances politiques avec des partenaires qui, au gré de leurs humeurs, peuvent faire et défaire les projets de l’actuelle majorité. S’agissant de la LGV, cette attitude est d’ailleurs irresponsable car Midi-Pyrénées ne peut pas se priver d’un tel avantage au moment où la situation économique de notre région montre des signes de faiblesse.

Les élus radicaux de gauche, écologistes et d’extrême gauche semblaient prêts à porter la responsabilité d’avoir sacrifié l’arrivée de la LGV dans notre région sur l’autel de règlements de comptes politiciens ayant pour toile de fond les prochaines élections cantonales et sénatoriales. Cette attitude n’est pas digne d’élus auxquels les midipyrénéens ont fait confiance il y a moins d’un an pour préparer l’avenir de notre région et qui se sont engagés devant leurs électeurs à faire cette Ligne à Grande Vitesse qui va sortir la région de son isolement relatif.

Les élus Osons Midi-Pyrénées, soucieux de l’intérêt général, ont pris leur responsabilité en votant pour le projet de Ligne à Grande Vitesse grâce à laquelle Toulouse va pouvoir être relié à Paris en 3 heures de TGV.

Toulouse, le 28 février 2011

 

Contact presse : Laurent Monjole – 06 19 85 00 39

 

Commentaire Jean-Paul Damaggio :

Accuser les autres de mesures politiciennes pourrait être juste si le texte n’était pas particulièrement politicien !

Voici les résultats du vote : 15 contre ; 19 abstentions ; 56 pour

Le nombre de membres par groupes : FdeGauche : 7, Droite dissidente 9, UMP 13, Radicaux 11, PS : 36.

Même si groupe UMP avait voté contre nous aurions été à 27 contre et 44 pour.

Si les deux groupes de droite avaient voté contre nous arrivions à 36 contre et 35 pour. Et si le Front de gauche et Europe Ecologie avaient voté contre mais avec des si, on met paris en bouteille.

En aucun cas la droite n’a sauvé le projet. Il manquait un votant et comme le groupe PS a 36 élus, il semble que deux élus PS n’aient pas voté pour ! Face à un risque d’union de tous contre le PS, peut-être y aurait-il eu égalité ?

 

 

La séance en vidéo

 

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 21:16

 

Le 26 février La Dépêche titre : Rififi pour la commission départementale. Comme pour des articles qu’il m’arrive d’écrire, difficile de comprendre. Il s’agit de la commission départementale de coopération intercommunale qui se met en place dans tous les départements. Vous êtes plus avancés ? Je crains que non d’où mon exemple concret.

Après la victoire de Jacques Moignard, PS, à la municipale partielle pour la mairie de Montech, il fallait réunir l’intercommunalité… où il ne pouvait qu’être élu président en remplacement de la battue Valérie Rabassa, UMP. Après avoir annoncé sa candidature, un conseiller communautaire demanda si, avant de voter, il pouvait expliquer ses projets. Hésitation dans l’assemblée. Est-ce légal une telle question ? Le doyen qui préside, le maire de Lacourt Saint Pierre, pense qu’on peut écouter la réponse. Je ne retiens que cet élément : « nous sommes à la veille (et il insiste sur le mot à la veille) d’une nouvelle cartographie départementale, et il y a deux ou trois communes qui envisagent de rejoindre celle de Montech. » J’étais présent surtout pour entendre cette réponse !

Dans les sombres couloirs des pouvoirs une nouvelle carte se met en place dont la cohérence sautera aux yeux des citoyens quand elle sortira des cartons. C’est la confirmation d’infos déjà données.

Jouons au petit jeu de savoir qui, pour connaître les vagues qui peuvent suivre. Saint-Porquier ? Vu que l’intercommunalité autour de Lavilledieu du Temple doit mourir comment la dépecer ? Castelsarrasin-Moissac aimerait récupérer des morceaux mais lesquels ?

Peut-être Cordes Tolosannes trop loin de Saint-Nicolas et plus près de Montech veut aussi changer ? C’est alors l’intercom de Saint-Nicolas qui risque de souffrir ?

Bourret peut-être veut quitter Verdun qui va crier au scandale !

C’est ici que j’en reviens à la commission départementale de la coopération intercommunale. Il faut s’habituer au sigle, CDCI car c’est là que tout va se jouer ! Nouveau lieu de pouvoir, sa composition est donc devenue un enjeu crucial. Rififi ça veut dire que Madame Barèges ne veut pas s’aligner derrière la proposition Baylet pour la composer ! Francis Labruyère, président de l’association des maires et ami de Baylet, déclare : « Tout pourrait être si simple et si serein ! » Les listes devaient être déposées au plus tard le mardi 1er mars à 12 h. Je n’en sais pas plus mais visiblement Jacques Moignard sait dans quel sens va le vent.

 

Pour expliquer son projet il a pointé « l’état un petit peu végétatif » de cette intercommunalité qui va devenir plus tonique. Il va donc se passer un miracle car sur 18 membres, trois nouveaux seulement arrivent, et ça y est c’est la révolution ! Sauf les trois nouveaux de Montech, les mêmes qui avaient élus Valerie Rabassa (UMP) viennent donc à l’unanimité d’élire Jacques Moignard (PS). Notons en passant que sur les 18 membres (3 par communes qui sont au nombre de 6) il y avait 16% de femmes.

Le nouveau président était prêt à repartir avec les mêmes vice-présidents, solution qui semblait la plus pratique (il reste cinq communes donc les 5 maires étaient vice-présidents) mais trois personnes se portent candidates pour le poste de premier vice-président. Il faudra deux tours de scrutin pour que l’emporte le maire de Monbéqui, Alfred Marty. Deux candidats à nouveau pour le poste de deuxième vice-président. Je ne suis pas resté jusqu’à la fin mais je crains que le bureau soit exclusivement masculin.

 

L’intercommunalité, machine à produire du consensus (pour élire le président) peut laisser pointer également le malaise quand le dit président n’a pas réglé à l’avance le choix des vice-présidents. Une démocratie qui l’honore mais qui en même temps est dérisoire. Jacques Moignard pendant une suspension de séance a demandé : « le premier vice-président a –t-il une fonction particulière ? » Non, de toute façon les vice-présidences ne sont pas désignées sur la base de compétences liées aux fonctions de l’institution ! Supposons que personne ne veuille s’occuper de la voirie… Heureusement le personnel administratif est là et le côté féminin y occupe une large place…

3-03-2011 Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans intercommunalité
commenter cet article
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 12:38

Lettre ouverte aux candidats des cantonales 2011

 

Madame, Monsieur

 

Parmi les premiers avis que vous devrez émettre si vous êtes élus, il y aura le vote d’un engagement hors commune mesure sur l’un des projets les plus coûteux de l’histoire du Conseil Général du Tarn et Garonne.

Vous choisirez en effet d’approuver ou de rejeter la participation financière du Département à la construction de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Tours, dans le cadre d’un Partenariat Public- Privé. Afin d’éclairer votre choix, nous vous rappelons quelques unes des données relatives à l’exécution de ce projet:

  1. Une participation du Tarn et Garonne au financement du tronçon Bordeaux-Tours à hauteur de 7 millions d’euros à verser à partir de janvier 2011.

Ceci est la première étape d’un marché de dupes, qui consiste à mettre le doigt dans un engrenage devant permettre ultérieurement, la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse.

  1. Pour le tronçon Bordeaux-Toulouse, RFF reconnaît que la dépense a déjà doublé par rapport aux prévisions de 2006. Tout laisse donc à penser que la participation financière initiale du Tarn et Garonne (25 millions d’euros) sera largement revue à la hausse.
  2. Le choix de l’aménagement des lignes existantes que nous défendons depuis un an permet une amélioration de la vitesse, un travail de sécurité de la ligne, une protection de l’environnement des riverains de cette ligne, bref des avantages pour la très grande majorité.

Depuis plus d’un an, le Collectif Val de Garonne Lomagne, associé à une Coordination interdépartementale, démontre, sur la base d’une analyse objective et indépendante des faits, que ce projet est non seulement coûteux mais surtout inutile.

Nombre d’élus, de décideurs ou d’analystes osent aujourd’hui dénoncer le décalage de ce projet avec, d’une part les besoins actuels et futurs en matière de transport et d’autre part, l’impérieuse nécessité de générer de la croissance économique par une utilisation des finances publiques toujours plus efficace (cf extraits articles du journal Le Monde des 13 et 22 janvier 2011).

Des solutions alternatives existent, en accord avec le Grenelle de l’Environnement. Elles sont malheureusement moins lucratives pour les promoteurs du projet actuel.

Aussi nous souhaitons connaître précisément votre position sur ce dossier et sollicitons un entretien pour en débattre avant la prochaine échéance électorale. A partir du 15 mars nous informerons les électeurs en leur communiquant vos avis respectifs.

Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations citoyennes.

Pour le collectif Val de Garonne Lomagne (cliquer sur le nom pour envoyer la réponse)

 

P.S. Ci-joint des extraits d’un article du Monde

 

Jean-Michel Normand (Service Economie)

Journaliste au Monde écrit les 13 et 22 janvier 2011

 

 

 (…)

Un constat

« Trop longtemps accusée de privilégier le TGV mais de négliger ses autres activités, la société nationale veut se poser comme la championne d'un service public de proximité au service des transports urbains, périurbains et régionaux. Il ne s'agit pas simplement de redorer le blason de l'entreprise mais d'impulser son « retour aux fondamentaux ». Cette nouvelle vitrine - qui s'est malencontreusement embuée ces derniers jours - traduit un recentrage vers une « croissance rentable ». Un objectif hors de portée des lignes à très grande vitesse. »

 

(…)

 

Le mirage TGV LGV :

« Considéré par l'opinion - et les cheminots - comme le symbole de la réussite du chemin de fer à la française, le TGV n'est plus en mesure d'assurer l'équilibre comptable de la SNCF. Pire, il ne parvient même plus à assurer le financement de ses propres investissements. Et tant pis si ce constat apparaît difficile à énoncer en cette année de célébration du 30e anniversaire de la première ligne TGV, lancée, en septembre 1981, entre Paris et Lyon. »

(…)

 

Le remise en question du système TGV LGV :

« Cette dérive du TGV fait aussi réfléchir la concurrence. Veolia et son partenaire Trenitalia, qui avaient annoncé l'ouverture fin 2011 d'une liaison à très grande vitesse Milan-Paris via Lyon, viennent de changer leur fusil d'épaule. A l'automne, les premiers trains privés sur le réseau des lignes seront finalement de très classiques liaisons de Paris vers Milan, Florence et Venise, viennent-ils d'annoncer. Le futur TGV privé italo-français attendra des jours meilleurs. »

 

« …La SNCF s’interroge sur le bien fondé du gigantesque programme de construction de lignes à très grande vitesse. Les programmes actuellement engagés représentent 17 milliards d’euros, et les dix sept autres projets en cours d’étude et de concertation pèsent un investissement global de quelques 80 milliards d’euros. Un kilomètre de ligne TGV coûte 20 millions d’euros, une somme suffisante pour rénover entièrement 20 kilomètres de ligne classique, glisse un dirigeant de la SNCF. Le réseau ferroviaire français ressemble à un château auquel on continuerait de construire de nouvelles ailes plutôt que de réparer la toiture, persifle un de ses collègue…"

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 12:34

Association ACTIVAL     

                                                                                                      Mesdames et  Messieurs

                                                                                Les Conseillers Généraux des Hautes-Pyrénées

 

Objet : Convention de financement de la nouvelle Ligne à Grande Vitesse Tours-Bordeaux

 

Mesdames et Messieurs les Conseillers Généraux

 

    A l’heure où le Conseil Général des Hautes-Pyrénées va devoir se prononcer sur la Convention de financement de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, et donc engager le département et la Communauté d’agglomération du Grand Tarbes à verser près de 40 millions d’euros pour soutenir son financement et sa réalisation, nous souhaitons vous alerter sur certains points à nos yeux préoccupants.

Nous savons que des incertitudes financières  pèsent sur la capacité des collectivités territoriales, en général et sur le Conseil Général des Hautes-Pyrénées, en particulier, à faire face aux contraintes budgétaires imposées par les charges nouvelles qui leur incombent, difficultés amplifiées par la suppression de la taxe professionnelle et par la décision unilatérale du gouvernement de geler les dotations budgétaires des Collectivités Territoriales pour 2011.

Ces difficultés financières devraient donc vous amener à réviser en profondeur les priorités économiques et sociales, les choix d’investissement pour le développement de notre territoire et à anticiper les projets de transports et de mobilité socialement utiles et écologiquement soutenables.

Et pourtant, le modèle imposé d’aménagement et de développement des Territoires par les nouvelles Lignes à Grande Vitesse, dispendieuses, inadaptées socialement et destructrices pour l’environnement, ne semble pas être remis en cause globalement. L’austérité budgétaire semble ne pas affecter ces projets puisque le SNIT (Schéma National d’Infrastructures de Transport) prévoit pour 2020 plus de 2000 km de nouvelles lignes LGV sur l’ensemble de notre territoire.

A nos yeux, d’autres priorités s’imposent

Sachant que :

- 2 km de lignes LGV coûtent 70 millions d’euros, l’équivalent de la construction d’un collège.

- que 93% des usagers SNCF effectuent quotidiennement un trajet inférieur à 50 Km, contre 7% d’usagers réguliers de TGV.

- que 4,2 milliards d’euros sont consacrés chaque année aux nouvelles lignes LGV, contre 210 millions pour la rénovation du réseau ferré existant.  Soit 20 fois plus

- que l’ensemble des nouvelles lignes absorberait un territoire équivalent à un département en terre cultivable ou forêts.

Ces nouveaux moyens de transport répondent-ils à l’intérêt général ?

Les principes démocratiques sont-ils respectés quant au choix ?

  

Examinons le cas de la participation au financement de la LGV Tours-Bordeaux

Le coût estimé du projet de nouvelle ligne LGV Tours-Bordeaux ne cesse de croître pour atteindre aujourd’hui 7,8 milliards d’euros. Plus du double de son estimation initiale…La plupart des contre-expertises indépendantes démontrent que la modernisation et l’optimisation du réseau existant, sans création de nouvelles LGV, sont suffisantes pour répondre aux besoins de mobilité des voyageurs et des marchandises, jusqu’à l’horizon 2050. Cette solution coûterait 20 fois moins cher à la collectivité, tout en permettant d’assurer la pérennité de nos espaces environnementaux.

Les engagements financiers des Collectivités territoriales qu’impose l’Etat à travers cette frénésie infrastructurelle, compromettent gravement l’avenir de leur gestion, comme l’a souligné avec fermeté Madame S. Royal, Présidente du Conseil Régional Charentes-Poitou : « La compétence de la réalisation de ces infrastructures incombe à l’Etat, à charge pour lui de trouver les financements qui lui reviennent

 Ces conséquences s’exerceront surtout au niveau des départements les plus démunis où les autres investissements  prioritaires soumis à leur responsabilité et à leur compétence, vont être  de ce fait amputés.

Ce contrat va permettre d’engager plus avant le processus contestable de privatisation du Service public des Transports, par le biais du Partenariat Public Privé.

La Convention de financement du Tours-Bordeaux est un montage financier de Partenariat Public Privé qui fait la part belle au concessionnaire privé Vinci (Lisea) :71% investis par le public et 29% par le privé avec, en prime, une concession exclusive de la ligne durant 50 ans.

Est-ce bien  une solution de parité raisonnable pour les finances publiques alors qu’on nous annonce un déficit record pour RFF de 29 milliards d’euros!

Que deviendront les tarifs ?

Si l’on prend l’exemple de l’A 65 dernière autoroute privatisée par Eiffage, il en coûte 40 euros aller retour Pau-Bordeaux. Voilà ce que deviennent les tarifs : incontrôlables, prohibitifs, discriminatoires. De plus en plus réservées à une minorité, payées par l’ensemble des contribuables, ces nouvelles infrastructures ne font qu’accentuer les inégalités.

Avant de voter une telle convention de financement

On peut se poser la question :

Que diriez-vous d’un smicard ayant des difficultés à se loger et à nourrir sa famille, s’il décidait soudain de contracter un crédit sur 30 ou 50 ans pour faire l’acquisition d’une Ferrari dont le prix déjà excessif pour son budget pourrait doubler après la signature de son contrat d’achat ? Vous diriez, à juste titre, que cette personne est totalement déraisonnable et dangereusement irresponsable !

Alors

Prendrez- vous le risque d’une pareille irresponsabilité en répondant favorablement à la demande de convention de financement du Tours-Bordeaux, comme l’envisage prochainement la  Présidente du Conseil Général des Hautes-Pyrénées, Madame Durrieu ?

 

 Un point particulier :

L’accord du Conseil Général est conditionné à « ne signer  le protocole d’intention qu’aux conditions définies par ces motions. et  tant que certaines garanties exigées ne seront pas acquises : «  demande d’extension de la LGV Bordeaux-Bayonne par un barreau Béarn/Bigorre à partir de Mont de Marsan. » Pour l’instant, selon les propres termes de Madame la Présidente: « la garantie de réalisation de ce barreau Béarn/Bigorre n’est pas encore acquise. ».

Ceci suffit donc à vous opposer à la signature de cette convention, car les citoyens ne comprendraient pas que vous validiez cette convention alors qu’aucune garantie n’a été donnée sur la réalisation de ce barreau.,

En conclusion :

Avant de prendre des décisions lourdes de conséquences pour les finances publiques et pour les populations du département, nous vous engageons à reconsidérer les critères servant  à évaluer l’intérêt général en matière de transports.

Ce choix financier engage sur 20 ans l’avenir des générations futures. Il risque de le compromettre durablement. Il vous appartient de le considérer avec la plus grande attention ! Nous tenons à vous mettre en garde que les citoyens qui vous ont désignés pour les représenter seront très attentifs à vos votes lors de ce choix budgétaire essentiel pour notre Conseil Général.

Dans l’espoir que ces arguments, nécessaires à votre réflexion pour exercer pleinement vos arbitrages, seront de nature à vous éclairer dans votre mission d’élus au service de la défense de l’intérêt général et du bien commun des transports

Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Conseillers Généraux, l’expression de nos respectueuses  salutations.

 

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 12:07

Des passages de mes remarques sur le compte-rendu du Conseil régional ont fait réagir du côté de Castres donc entendons-nous :

1 ) Pour moi la différence, en ce qui concerne le Conseil régional entre Phase préparatoire / phase décisionnelle, c’est quand on passe au vote du financement. Pour la LGV Bordeaux-Tours, le financement, c’est la dernière étape. Pour Bordeaux-Toulouse la phase préparatoire commence en l’an 2003 avec débat public en 2005 à un moment où il n’y a pas eu de réaction contre la LGV, ce qui n’a pas été le cas en Gironde par exemple. Sur ce tronçon nous sommes toujours en phase préparatoires avec Déclaration d’Utilité publique envisagée en 2014.

2 ) LGV et Toulouse-Castres sur « La longue distance contre la proximité » : je ne prétends pas que l’aspect « proximité » signifie que la nouvelle route entre dans le paysage, j’explique seulement que la LGV c’est Toulouse-Paris, l’international, pour porter un coup aux déplacements, en train de proximité. Toulouse-Castres c’est du domaine régional. Je n’en déduis ni qu’une lutte est plus importante que l’autre, ni que l’une est moins grave pour l’environnement que l’autre. La droite l’a rappelé, avec l’autoroute on conserve la route nationale pour ceux qui ne veulent pas payer et aller doucement. La LGV fait disparaître sur la vieille ligne le TEOZ et le Corail. Avec la LGV plus question d’aller à Paris par la ligne qui passe à Limoges sauf à prendre une succession de trains régionaux. Pointer des différences ne signifie pas opposer d’autant que dans mon article j’ai aussi pointé des convergences.

3 ) Dire que la lutte contre Toulouse-Castres a raison de s’y prendre à l’avance c’est en fait le constat que la lutte contre la LGV a été conduite avec retard. Heureusement, le projet GPSO lie la question de Bordeaux-Tours et celle de Bordeaux-Toulouse donc par le dossier Bordeaux-Tours nous avons été conduits à tenter de nous rattraper.

4 ) Quand enfin j’apprends à propos du compte-rendu de La Dépêche  : « Je regrette moi aussi que ce dossier soit passé à la trappe face à deux gros dossiers irréalisables (LGV et TCP) et c’est bien cela qui m’inquiète, tout comme lorsque Borloo a annoncé l’abandon du CGAT et celui de Strasbourg et qui dans le même temps entérinait l’A65, on pourrait tout autant s’attendre à ce genre d’effet d’annonce, on abandonne la LGV trop coûteuse et on continue les quelques projets 2x2 voies ‘locaux’. »

Encore une fois confondre le dossier TCP et le dossier LGV c’est confondre préparation et décision. Un dossier irréalisable celui de la LGV ? Quand le Conseil régional vote le financement ! Et quand le Conseil régional finance Bordeaux-Tours comment le faire revenir en arrière au moment du financement de Bordeaux-Toulouse qui le concerne davantage ? En l’occurrence je ne sais pas si « l’opposition est oiseuse » mais j’en reviens à l’introduction : d’un côté le SNIT (car c’était ça l’objet), et de l’autre la LGV Bordeaux-Tours, pour l’un le Conseil régional s’oppose à la route à péage, et pour l’autre il défend le train aux forts péages concédé à Vinci. ¨Pourquoi deux traitements ? Car ici je ne parle que du Conseil régional.

Espérons que ce croisement d’observations permettra à chacun de mieux se comprendre, et de mieux saisir la société vers laquelle les magouilles politiciennes qui plombent toutes les actions citoyennes pour faire entendre la raison, souhaitent nous faire aller.

Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • : Rendre compte de livres publiés et de commentaires à propos de ces livres
  • Contact

Activités de La Brochure

 

La pub sur ce blog n'est bien sûr en aucun cas de mon fait. Le seul bénéficiare financier est l'hébergeur. En conséquence ce blog va servir exclusivement aux productions de La Brochure. Pour les autres infos se reporter sur un autre blog :

 VIE DE LA BROCHURE

 

BON DE COMMANDE EXPRESS en cliquant ICI      

___________________________________________________________

 Les Editions La Brochure publient des livres, des rééditions, des présentations de livres. Ils peuvent être commandés à notre adresse ou demandés dans toutes les librairies (voir liste avec lesquelles nous avons travaillé  ici      ) :

Editions La Brochure, 124 route de Lavit, 82210 ANGEVILLE

Téléphone : 05 63 95 95 30

Adresse mèl :                          editions.labrochure@nordnet.fr

Catalogue de nos éditions :                                       catalogue

Catalogue 2011 :                                                                   ici

Présentation des livres :                                          livres édités

Bon de commande :                                             bon de commande

Nos livres sont disponibles chez tous les libraires

indépendants en dépôt ou sur commande

 

Nouveau blog RENAUD JEAN et LIVRES GRATUITS

Vous pouvez nous demander de recevoir la lettre trimestrielle que nous publions et nous aider avec les 10 euros de la cotisation à notre association. Merci de nous écrire pour toute information. Les Editions La Brochure.      

Articles sur la LGV: seulement sur cet autre blog:

Alternative LGV 82     

 

 

Nouveautés de 2013

 Elections municipales à Montauban (1904-2008) ICI :

Moissac 1935, Cayla assassiné : ICI

Tant de sang ouvrier dans le nitrate chilien ICI  

Révolution/contre-révolution le cas du 10 mai 1790 à Montauban ICI

 ADÍOS GUERRILLERO  ici

J’ai vu mourir sa LGV ici

Derniers titres :

Portraits de 101 femmes pour 20 euros. ici

Karl Marx, sur Bolivar ici

Ducoudray-Holstein Histoire de Bolivar ici

Jean-Pierre Frutos, Refondation de l’école ici

Jean Jaurès : Articles de 1906 dans La Dépêche et dans l’Humanité ici

Recherche