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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 10:13

Cladel au fémininIl n'était pas question sur ce site de laisser passer le 8 mars sans un mot sur la journée internationale des femmes.
Le manque de temps ne nous a pas permis d'évoquer à ce jour le livre que nous venons de publier, Effigies au féminin où nous rééditons et éditons des nouvelles de Léon Cladel dont plusieurs évoquent des femmes ayant participé  la Commune de Paris.
Disons simplement que le 11 mars à 17h30 à la Librairie Deloche à Montauban, Jean-Paul Damaggio va évoquer la question dans le cadre du Printemps des poètes, à savoir des poésies de Cladel et sa vision des femmes. Nous donnerons alors le compte-rendu de cette rencontre.
8-03-2010 Jean-Paul Damaggio

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 10:09

Incontestablement, la manifestation de Nérac a été plus sérieusement évoquée sur les médias que celle de Castelsarrasin. France 3 Toulouse qui, contre toute réalité, n’avait vu à Castelsarrasin que des opposants au tracé de la LGV, devrait faire un stage à France 3 Bordeaux où la parole a été donnée aux organisateurs de la manif qui n’avait qu’un seul mot d’ordre simple : Non à la LGV(1). Même La Dépêche du Midi rend compte correctement de la manif. Seule Anne Gresser sur Sud-Ouest écrit dans un article qu’elle veut proche des manifestants : « Venus des Landes, de Gironde, du Pays basque, du Tarn et Garonne, ils étaient plusieurs milliers (2100 selon la gendarmerie) à battre le pavé contre le tracé de la LGV Bordeaux-Toulouse.» Mais cette phrase ne peut masquer l’apport positif du reste de l’article et par exemple le propos de Raymond Girardi : « Ce sont des élus qui ont décidé de la construction de la LGV, ce sont d’autres élus qui l’empêcheront de se faire. »

Sur la manif de Nérac j’ai croisé Sébastien Tessi tête de liste NPA en Tarn-et-Garonne qui m’a indiqué sur La Dépêche du même jour, qu’il n’avait pas eu le temps de lire, il devait y avoir les positions de son parti, et qu’il avait demandé avec insistance que le « Non à  la LGV » y soit clairement inscrit. Je l’ai « rassuré » en affirmant qu’il n’y aurait rien de ce genre et en effet, en rentrant chez moi, j’ai découvert l’article avec photo au sujet du NPA mais dans l’article… pas la moindre référence à la position du NPA sur  la LGV. C’est ainsi et j’en ai déduit que je devais travailler deux fois plus pour aboutir à un livre qui puisse rendre compte d’une lutte pour ce qu’elle est.
8-03-2010 Jean-Paul Damaggio
(1) Vous trouverez le lien sur la site de Sauvegarde de Pompignan dont je reconnais que, sans partager la forme donnée à la lutte, il apporte d'utiles informations. L'association n'avait pu être à Nérac car elle souhaitait y déployer ses banderoles sur le non au tracé.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 10:08

 

Dans le numéro du 3 mars 2010, sur les « Nouvelles du 82 » il est affirmé que « l’utilité du TGV ne fait aucun doute, car ce projet s’inscrit dans le combat de reconquête du rail (…) » A la fin de l’article il y a quelques lignes sur le financement : « Ainsi les collectivités territoriales sont appelées à couvrir la moitié du coût de cette infrastructure estimée à 12,6 milliards d’euros, le département en déboursant 25,2 millions et la ville de Montauban 11 autres. Il y a une vraie bataille à mener pour exiger une contribution majeure de l’Etat et s’opposer à toute implication du privé ou du semi-privé pour éviter toute soumission aux critères du libéralisme. »

Etrangement, la somme déboursée avec l’accord du PCF par le Conseil régional Midi-Pyrénées est absente ! Soit 453 millions d’euros. Baylet qui a parlé de 25 millions pour le département du Tarn-et-Garonne gonfle son chiffre qui est de 13 millions pour montrer sans doute qu’il fait beaucoup mieux que la communauté d’agglomération de Montauban. En conséquence, les élus du PCF ayant déjà cautionné le versement, qui n’est pas obligatoire, des collectivités territoriales, qui peut m’expliquer comment ce parti « va mener bataille pour une contribution majeure de l’Etat » ?

 

1) J’ai pu enfin accéder aux votes de principe retenus (publié sur ce blog) par les dites collectivités et en effet nous vérifions la réalité de ce montage financier. La dépense de 12 milliards ne concerne pas la ligne Toulouse-Bordeaux officiellement chiffrée elle à 3 milliards (valeur 2006). Mais RFF globalise les dépenses des trois lignes prévues : Bordeaux-Tours, Bordeaux-Bayonne et Bordeaux-Toulouse si bien que le Conseil régional Midi-Pyrénées paie déjà pour Bordeaux-Tours sur la base du principe que le gain de temps sur cette ligne bénéficie à Toulouse ! (je précise que sur Bordeaux-Tours les dépenses des collectivités territoriales sont bien moins importantes que chez nous la région Poitou-Charente contestant radicalement toute dépense sur ce projet)

2) N’oublions pas que le financement est une proportion et qu’en conséquence son augmentation entraînera automatiquement une augmentation des sommes versées par nos impôts !!!

Et clair et de manière plus simple : le principe même de la LGV aujourd’hui c’est la privatisation du rail ! Suivant la formule consacrée « un train peut en cacher un autre », la LGV met en veilleuse les autres fonctions du rail, TER et Fret. A un communiste me disant que défendre la LGV c’est défendre les cheminots, fleuron du mouvement révolutionnaire en France, je réponds que déjà avec iTGV, nous avons des TGV privés qui n’ont pas besoin de contrôleurs (le contrôle est au départ de la rame) ni de vendeurs de billets (seulement disponibles sur internet), que la grève y est moins forte car en fait le TGV et encore plus la LGV c’est le détournement classique par le capitalisme de valeurs de gauche (le rail) à des fins de libéralisme renforcé (la LGV contre le rail populaire) !

Mais tout l’effort des opposants aux lignes LGV paraissant inutile, j’arrête là mon propos.

8-03-2010 Jean-Paul Damaggio

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 16:59

En exclusivité : Plus de 3 milliard d’euros déjà voté par les Collectivités territoriales !

Sommes en millions d’euros :

 

Total de la dépense : 12 614 soit : 4 314 par RFF, 4 440 par l’Etat, 677 par l’Europe et 3 183 par les collectivités territoriales qui n’ont pas pour fonction de payer une telle ligne !

 

Total Midi-Pyrénées : 1162 millions d’euros

Conseil régional Midi-Pyrénées : 423

Conseils généraux : Ariège 4.9, Aveyron 8.2, Gers 6.9, Haute-Garonne 315.3, Hautes-Pyrénées 28.5, Tarn 22.4, Tarn-et-Garonne 13, Lot 8.9.

Communautés d’agglomération :

Grand-Toulouse 233.7, Albi 6,3, Tarbes 11,5, Montauban 11, Cahors 1,4, Auch 0.8. Voici les infos données dans le Gers : Conseil communautaire du Grand Auch du 18 nov 2008. Les travaux sont estimés à 1 162 millions d'euros à partager entre le CR, les CG, les com d'agglo et de communes. Celle du Grand Auch est évaluée à 900 000 euros (dont 300 000 euros sur 2009-2012), Foix 0.5.

 

Total à ce jour Aquitaine : 1628 millions.

Nous n’avons pas la répartition par collectivités concernées soit : Conseil régional Aquitaine, Conseils généraux : Landes, Lot et Garonne, Pyrénées Atlantiques, Gironde. Communauté d’Agglomération : Bordeaux, Agen, Dax, Mont de Marsan, Pau.

Des lecteurs d'Aquitaine peuvent nous aider à préciser le tableau.
Nous avons rencontré sur la manif de Nérac plusieurs élus qui nous en ont indiqué quelques uns. Nous avons appris aussi que certains élus commencent à douter. A suivre. 

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 16:54
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Soleil au rendez-vous en ce jour de marché à Nérac. Destination touristique idéale pour qui veut aller à la rencontre de l’histoire. Pour aujourd’hui, il s’agit d’une histoire particulière : le Non à la LGV qui a apporté de l’animation et des couleurs dans les rues comme le montre la photo. Les participants le savent : ici pas question d’organiser la confusion entre ceux qui disent non au tracé et ceux qui disent non à la LGV. De tout le Sud-Ouest, ils sont venus à 4000 pour dire que le rail c’est beau sur des lignes existantes à aménager. La LGV c’est un fric fou pour un projet fou qui oublie que la vitesse c’est dépassé.

Des couleurs, des slogans, des chansons et des discours avant le buffet gascon car en commençant à manifester à 10 h 30 il fallait bien s’attendre à une révolte des estomacs vers 13 h.

Sans redire ce qui a déjà été dit sur ce blog, proposons simplement quelques vérifications : l’Aquitaine c’est pas Midi-Pyrénées, et la mobilisation citoyenne fait bouger les forces politiques.

Nous savions et nous avons vérifié qu’en Aquitaine le Front de Gauche et Europe Ecologie étaient avec le NPA les trois forces politiques présentes aux côtés des manifestants, sans la moindre embrouille sur le motif de la manif.

En conséquence, sur le trajet, il a été facile d’aller vérifier auprès des militants du Front de Gauche et d’Europe Ecologie, l’incohérence des propositions de ces deux courants suivant la région d’appartenance. Des membres du Front de Gauche ont reconnu qu’une rencontre avec le communiste toulousain Charles Marziani a tourné mal sur le sujet. Côté Europe Ecologie entre les tergiversations de Gérard Onesta à Grisolles (information minutieuse sur le tracé et aucune sur le refus du principe LGV et sur le financement) et le discours de Noël Mamère c’est aussi la nuit et le jour. Mais un membre d’EE m’a dit : « C’est pas possible Onesta est totalement contre la LGV, il m’a même dit qu’il n’arrivait pas à discuter de ça entre quatre yeux avec Malvy ! ». Double langage ? Pour ma part je refuse le double langage donc j’indique qu’ayant regretté que le tract d’EE diffusé sur Castelsarrasin ne dise rien du montant, je ne peux que me réjouir de celui distribué sur Nérac : « NON aux 640 millions pour les LGV, Oui aux 640 millions pour des TER) ». Si 640 millions pour les TER c’est exagéré, les choses sont claires. Remarquons également que, pour trois fois plus de LGV sur Aquitaine que sur Midi-Pyrénées, la dépense du Conseil Régional Aquitaine (640 millions) est guère supérieure à celle de Midi-Pyrénées (423 millions). Ceci étant, pour Front de gauche et EE, il restera à savoir comment au second tour l’alliance sera possible avec le PS ?

 

Pourquoi cette différence d’approche entre les deux régions ? La mobilisation citoyenne est plus importante et plus ancienne en Aquitaine pour deux raisons : d’une part avec la ligne Bordeaux-Bayonne plus de secteurs sont touchés, et d’autre part de nombreux élus ont accepté de jouer leur rôle, informer les habitants.

C’est ainsi que nous avons été accueillis avec un beau numéro du journal de la communauté des communes de l’Albret disant clairement les données du problème.

Inversement, pour Midi-Pyrénées, le tracé ne touche que le Tarn-et-Garonne (pour la Haute-Garonne, un secteur minime entre St Jory et Pompignan), département où Jean-Michel Baylet pense contrôler la situation. Mais la LGV touche tout le monde par le financement comme nous le rappelons avec le contenu du tract que nous avons diffusé sur la manifestation au nom des Editions La Brochure. Chaque participant de ce département, (et ils étaient bien 300 issus des communes du Val de Garonne et le secteur de Bénis) est revenu convaincu qu’avec un effort d’information, il allait être possible de mobiliser largement.

Le plaisir d’une manifestation tient aux tonnes d’informations échangées, aux multiples confrontations, à la solidarité vivante et en conséquence l’énergie qu’on peut y puiser permet de continuer une action dont les autorités nous disent qu’elle est déjà dans la boîte. Quant à l’impact dans les médias, allons-nous vérifier que sous la pression de la réalité ils deviennent plus sérieux ? Qu’ils ne pourront pas réduire de façon honteuse cette révolte à l’envie de faire passer la LGV chez le voisin ? Nous le verrons demain. 6-03-2010 J-P Damaggio
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 16:53

Le 3 mars j’étais au meeting du Front de Gauche à Castelsarrasin même si depuis toujours je dénonce la forme meeting qui stérilise les intelligences des auditeurs. Dix intervenants m’ont permis de retrouver à 95% le discours PCF classique (je distingue le discours communiste et sa forme politique, celle du PCF). Le discours le plus PCF étant celui de Christian Piquet (le phénomène est ancien chez lui) donc je comprends parfaitement qu’il soit aujourd’hui un employé de ce parti. Ce discours se divise en trois temps : a) ça va mal ; b) nous avons une alternative géniale ; c) pour la réaliser, il faut voter PCF (aujourd’hui on dit Front de Gauche et plus loin j’évoquerai l’apport du Parti de Gauche à ce Front). Avant ce type de discours, il y a eu une variante : a) ça va mal ; b) la solution c’est le programme commun ; c) pour faire appliquer le programme la force PCF est une garantie. Certains ajoutaient alors qu’il y avait des modèles prouvant que le projet du PCF était crédible. Dans les cortèges, l’extrême-gauche criait alors : « une seule solution, la révolution ».

Bref, on peut avoir 20 ans aujourd’hui et répéter exactement ce que disait un jeune il y a 20 ans, sauf qu’en 20 ans on aurait pu se demander pourquoi ce discours n’a pas fonctionné !

A écouter passivement une argumentation que les présents connaissaient largement, je tentais vainement de comprendre pourquoi tant de dévouement nous conduit dans tant d’impasses. Je connais bien sûr diverses réponses : les « gens » n’ont pas eu le message ; les médias nous trompent ; l’idéologie dominante est si forte…

Ayant fait le déplacement pour y écouter le mot LGV, mot sur lequel j’avais posé une question au début de la campagne au dit Front de Gauche (voir article sur le blog), je l’ai entendu trois fois : deux fois pour mettre en cause le manque de concertation et une fois pour indiquer que « la LGV ne pouvait se faire à n’importe quel prix ». Là, tout d’un coup, j’ai compris la source de la faille dans le discours du PCF. Il s’agit d’un discours par inférence construit sur du vide[1], opinion qui va heurter des matérialistes qui en reviennent par principe à la réalité, mais suivez tout de même mon raisonnement.

Au début des années 70 des blagues circulaient chez les jeunes : « Comment quatre éléphants peuvent-ils entrer dans une Deux Chevaux ? » A partir de cette question on peut élaborer diverses réponses, la bonne étant la plus logique : deux devant et deux derrière. La fonction de ces réponses visait à rire de toute interrogation sur l’affirmation de départ, à savoir que des éléphants ne peuvent entrer dans une Deux Chevaux. Bien sûr le discours du PCF prétend interroger et remettre en cause l’idée de départ, puisqu’il conteste le système lui-même, le capitalisme. Oui, mais qu’est-ce que le capitalisme ?

Revenons à l’exemple éclairant de la LGV. « Pas de LGV sans concertation » est une revendication partagée ici ou là mais l’entendre comme référence essentielle d’un tel meeting c’est vouloir placer des éléphants dans une Deux Chevaux où ils ne peuvent entrer ! En remontrant le fil des discours on s’aperçoit que ce raisonnement se répète sans cesse !

On pourrait même perdre du temps à s’interroger sur le sens du mot concertation qui est le maître mot de RFF : le fuseau de la LGV n’a-t-il pas été déjà modifié suite aux concertations ?

Plutôt que d’appeler l’adversaire à plus de concertation, il faudrait donner aux citoyens les moyens de savoir ! J’ai eu la chance de pouvoir écouter plusieurs politiques sur ce sujet et, sauf le NPA, pas UN n’a souhaité avancer le moindre chiffre par rapport à la LGV ! Or le PCF était bien placé avec un vice-président à la gestion pour en donner plusieurs ! Il est beau de dire, « il faut être à la gestion » mais ensuite il faut assumer c’est la moindre des politesses !

C’est un peu comme dans une réunion où on invoque la démocratie participative et où, à la fin, après deux heures de discours soporifiques, personne dans l’assistance ne souhaite prendre la parole au moment des questions ! Parce que tout le monde a été convaincu ?

Ce type d’inférence où on voudrait déduire une vérité (oui à la LGV confirmée sur Les Nouvelles du 82), d’un fait soi-disant indiscutable (la LGV c’est le complément du rail), conduit vers des impasses (le refus d’informer les citoyens sur les conditions même de la LGV). Cependant, un intervenant a secoué cette impasse, le candidat ouvrier de chez Molex en indiquant clairement que quand le PS Malvy prétend placer un bouclier social contre le bouclier fiscal, il se trompe : il faut une massue sociale pour frapper l’adversaire !

Et dans la construction de la LGV pas de doutes : c’est l’engraissement garanti des grands groupes du BTP !

Comment aujourd’hui parler de concertation avec les géants du pétrole, des pneus et y compris avec ceux qui ont pleuré à genoux devant RFF pour avoir droit à une LGV, je veux nommer Malvy-Baylet ?

Or le PCF a la chance d’avoir comme allié un parti, le Parti de gauche, qui tente de le mettre en garde contre les impasses qu’il se fabrique avec joie depuis tant d’années ! C’est de ce courant qu’est venue l’expression prononcée au meeting : « Pas de LGV à n’importe quel prix ! ». C’est déjà mieux car ça suppose de discuter du prix mais, diplomatie oblige face au discours du PCF, nous sommes encore loin du compte. La même intervenante a pu se faire applaudir quand elle a rappelé qu’à la différence de Cohn-Bendit elle pense que l’écologie n’est pas compatible avec le capitalisme, sauf que la phrase « Pas de LGV à n’importe quel prix » est celle de Gérard Onesta, ami s’il en est de Cohn-Bendit et promoteur d’une belle LGV qui passerait en gare de Montauban, ou au bord de l’autoroute etc. ! Nous en revenons donc à cette question : qu’est-ce que le capitalisme ? Je ne vais pas y répondre dans ce modeste article, je sais seulement que la question de la LGV est un instrument de formation politique sans pareil que le discours PCF ne peut inclure s’approprier comme hier il refusa de s’approprier le discours pour l’IVG (à la manif de Nérac une femme avait cette pancarte : IVG : oui ; LVG : non).

Dans cette salle de Castelsarrasin où, paradoxe de la vie, Madame Barèges donna une leçon de démocratie participative en faisant venir à la tribune les adversaires de la LGV et en les écoutant un bon moment (je ne suis pas dupe, c’était là le résultat d’un rapport de force imposé par le nombre de personnes en jaune dans la salle !) j’ai donc mieux appris le discours PCF.

Non, la lutte sociale n’est pas un problème de concertation mais un problème d’organisation du rapport de force. Une telle rencontre aurait dû se concentrer sur cette question : de quels moyens disposons-nous dans le capitalisme d’aujourd’hui pour en changer le sens ? Comment empêcher telle privatisation ? Comment empêcher telle fermeture d’usine ? Les lamentations ça suffit. Le débat sur les formes d’action sociale doit enfin commencer ! Analyser de nouveau à quoi sert la pétition, la forme de l’information, la manifestation, la grève et le vote. Utiliser ces acquis pour tenter d’en penser d’autres. Nous n’assistons pas à une perte des acquis sociaux mais à une perte de moyens pour accéder à des acquis sociaux. Le capitalisme, justement, c’est ca !

6-03-2010 Jean-Paul Damaggio



[1] Ne pas confondre avec le postulat servant de base à des déductions mathématiques qui elles prouvent leur efficacité face au réel.

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 16:47
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Cette carte d'identité est celle de l'épouse de Renaud Jean. C'est un document de la plus haute importance pour étudier l'histoire de cette famille. Elle a dû être établie à l'ordre d'Isabelle Mendès en 1943 sur la commune de Montfort Landes.
Quelqu'un a-t-il moyen d'en connaître la date exacte et de nous apporter toute information utile sur le sujet ? J-P Damaggio
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 17:52

Nous avions préparé cet article pour le Sarkophage, article que nous retrouvons suite à un appel de Monique Cara qui travaille avec minutie sur Olympe de Gouges. Nous le publions ici. J-P D.

Olympe de Gouges, la révolution impossible

 

 

Pour une déclaration adroitement rédigée en 1791, la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges est devenue, à partir des années 1970, une des figures de proue du féminisme. Ce faisant c’était une façon d’enterrer le combat plus global de cette femme, un combat qui la conduira sur l’échafaud, non pour sa déclaration des droits de la femme, mais à cause d’une volonté permanente : être un esprit libre.

 

Olympe de Gouges face à la crise financière

Les deux premiers écrits d’Olympe de Gouges concernaient la lutte contre la crise financière qui secouait la France au bord de la banqueroute. Tout en avouant ses incompétences en la matière, elle s’exprime sur le terrain économique car, avant même la Révolution, elle est déjà une citoyenne, une citoyenne qui affronta des affairistes coupables de l’interdiction de sa pièce de théâtre au sujet de l’esclavage des noirs. Le lecteur découvre alors une femme (au départ elle ne signe pas de son nom mais affirme son sexe) surprenante de naïveté et d’audace en même temps. Le mieux c’est de lire le début de son projet publié en décembre 1788 : Projet d’impôt étranger au Peuple, et propre à détruire l’excès de luxe et augmenter les finances du trésor, réservé à acquitter la dette nationale.

« Le luxe : c’est un genre de mal qui ne se doit guérir que de lui-même, par exemple, les goûts exquis qui s’en vont écrasant, renversant tout ce qu’ils rencontrent sous leur passage. Un bon impôt sur ce luxe effréné : ah, combien l’humanité applaudirait celui-ci ! qu’importe au petit maître de payer vingt-cinq louis par an le plaisir de se casser le cou ou de se briser quelques membres ? Cet impôt n’arrêterait pas les goûts exquis, et si cela était, combien les pauvres piétons béniraient cette révolution humaine ; les cabriolets plus modestes, mais qui n’en sont pas moins pernicieux, ne paieraient que la moitié de ce droit.

Pour les voitures des petites maîtresses, encore un impôt qui ne leur ferait point de mal, elles n’en seraient pas moins triomphantes. Je voudrais que l’on mît, par exemple, un impôt utile sur les bijoux comme sur les modes qui se multiplient du matin au soir, et du soir au matin.

Un impôt encore aussi sage qu’utile, serait celui qu’on pourrait créer sur la servitude ; plus un maître aurait de valets, plus son impôt serait fort.

On devrait créer encore un impôt sur le nombre de chevaux, des voitures, des chiffres, des armoiries ; la voiture simple caractériserait l’homme qui ne pourrait s’en dispenser ; le chiffre, le luxe et les armoiries, l’orgueil, c’est ce qui doit payer davantage que le modeste et l’indispensable.

Un impôt qui est très visible et qu’on n’a pas encore aperçu, c’est celui qu’on pourrait mettre sur tous les jeux de Paris, comme Académies, Maisons particulières, Palais des Princes et des Seigneurs. »

 

Surprenante Olympe ? La lire largement est toujours une surprise stimulante car comme le note René Merle dans la préface à l’édition des deux textes évoqués : « À l’automne 1788, dans le climat de relative libération de la publication, chacun dit la sienne. Mais il se trouve que, pour la première fois sans doute, ce « chacun » est une « chacune ». Double nouveauté, le mot « Citoyen », qui apparaît alors dans son acception moderne, est pour la première fois conjugué au féminin. Événement inouï quand on considère quelle place était assignée non seulement aux femmes « ordinaires », cantonnées à leur foyer, mais encore aux femmes cultivées, grandes lectrices et rassembleuses de salons, dont on connaît le rôle dans la vie culturelle du temps : égéries ou protectrices en matière politique certes, mais limitées dans leurs rares interventions publiques à la pédagogie, et la philosophie… »[1]

 

Olympe pourtant très modérée

Voilà où le bat blesse : Olympe propose sans cesse des mesures audacieuses mais appuiera tout au long de la révolution, les forces modérées. Pas question de la confondre avec « les citoyennes tricoteuses » qui s’activent dans les clubs ! En 1788 elle reste attachée au roi et à la reine et en cela elle exprime le sentiment général. Trahie par la royauté, elle continuera de soutenir La Fayette puis Dumouriez, puis les Girondins. Pourquoi tant de modération ?

Dès son premier texte, une peur la hante :

« La guerre civile peut commencer par-là : la guerre civile ! Ciel ! je frémis de le prononcer ! Quels maux sont plus à craindre pour les humains que ce fléau ? Mais, que dis-je ? Rien ne peut amener un événement plus cruel. La France est assez plongée dans la détresse pour qu’on ne cherche pas à accroître ses maux. » Pour elle, « accroître ses maux », c’est jeter de l’huile sur le feu par des actions exagérées. Elle ne se sent pas une exagérée car toutes les propositions qu’elle avance, lui semblent aller de soi et capables d’obtenir un soutien massif du peuple.

S’agit-il de naïveté ou de fausse naïveté ?

En réalité, elle inaugure un sens de la révolution que j’appelle « impossible » et qui traversera depuis 1788 toutes les époques. Pour elle, les fins ne justifient pas les moyens, et inversement, les moyens disent par avance les fins ! Que de débats autour de cette dialectique ! Et dans ces débats, combien de fois Olympe a-t-elle été citée ? Face à ceux qui répètent « qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », Olympe répond toujours que les œufs c’est le peuple et il paie à chaque fois les pots cassés !

Bref, le moyen essentiel de la révolution s’appelle la liberté, et si les ennemis de la liberté peuvent réussir à s’en servir contre la dite liberté, c’est qu’il faut remettre en chantier la liberté plutôt que d’user de la guillotine.

 

Olympe de Gouges, la révolution malgré tout

Avait-elle une confiance excessive envers la puissance du verbe ? Est-ce le résultat d’une position classique de femme à l’ombre des pouvoirs ? Madame Rolland sera guillotinée juste avant Olympe pour avoir été accusée de tirer les ficelles de son ministre de mari (il se suicidera en apprenant cette fin terrible), comme Marie-Antoinette fut accusée d’être la mauvaise conseillère du roi. Mais Olympe a toujours été une femme indépendante et plus que la fonction de conseiller de l’ombre, elle inaugure la posture de l’intellectuel peu avare de ses conseils publics.

En tant qu’esprit libre Olympe se place au-dessus de la mêlée, ne cessant de rappeler qu’elle n’est d’aucun camp. Elle est la révolution en personne ! Pour éviter les impasses de la révolution impossible, elle n’a pas eu le temps d’étudier un seul un moyen disponible, la création d’une organisation politique des citoyens où chacun puisse conserver sa propre pensée sans cesser d’appartenir à la dite organisation. Il s’agit là d’un des combats de Rousseau dont Olympe était une admiratrice, même s’il fut très peu féministe, combat que Michel Clouscard avait finement analysé dans son livre : De Rousseau à Sartre.

En tirant Olympe loin du féminisme, je n’ai pas voulu minimiser cette dimension du personnage, j’ai souhaité au contraire l’amplifier par un tableau plus général. 29-06-2009 Jean-Paul Damaggio



[1] Olympe de Gouges, Lettre au peuple et remarques patriotiques, Editions La Brochure, 2009

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:46

 

 

 Les Amis de Renaud JEAN

Article de Renaud JEAN (1887-1961) Journal La Voix Paysanne Août 1960

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La réforme de l’O.N.I.C. (Office National des Céréales)

L’article 24 de la loi « Orientation Agricole » s’exprime comme suit :

« Le Gouvernement déposera avant le 1° Mai 1961, un projet de loi portant réforme de l’Office National des Céréales ».

Pas la moindre indication sur le sens de cette réforme. Et j’ignore si au cours des débats devant l’Assemblée, ou devant le Sénat, le Gouvernement a précisé ses intentions.

Mais j’avoue que la « réforme » du régime de la Meunerie et de la Boulangerie, que le Gouvernement vient de décider, ne cause quelque inquiétude et même beaucoup d’inquiétudes.

Je n’ai rien oublié des discutions qui se déroulèrent au Parlement en 1936. Comme Président de la Commission de l’Agriculture de la Chambre des députés, je pris une large part des combats menés contre les partisans de « La liberté du commerce » qui, en l’espèce, était la liberté de voler les paysans – surtout les petits paysans- sans qu’il fut possible de se défendre.

Je vois encore la ligne qui divisait les travées en deux blocs : d’un coté les partisans de l’Office, et de l’autre les adversaires.

Et la vérité m’oblige à dire que la majorité actuelle de l’Assemblée ressemble comme une soeur plus jeune à la minorité qui, il y a vingt quatre ans, multipliait les manoeuvres et les artifices, pour sauver la « liberté » des minotiers et des marchands de grains.

Or, voici que cette « liberté » a été rétablie.

Voyez ce qu’a écrit à ce sujet le journal Le Monde :

« Le Gouvernement a donc décidé de rendre la liberté, non seulement du prix du pain, mais aussi à la circulation du blé et de la farine. Le contingent du blé que les meuniers sont autorisés à « écraser » qui est actuellement limité, pour assurer du travail aux trop nombreux moulins qui existent sur notre territoire, sera progressivement accru. Dans trois ans, les meuniers pourront s’approvisionner librement, dans la limite du contingent annuel qui leur a été alloué par la réglementation de 1938. Pour accentuer encore le climat de libre concurrence, le « taux d’extraction » des farines redeviendra libre ( à l’intérieur de certaines limites ), c'est-à-dire que les farines pourront être, au gré du meunier, plus ou moins riche en son. Dans le même but, la péréquation des transports – qui permettait aux meuniers des régions déficitaires de payer le blé qu’ils achetaient au même prix que leur concurrent des régions excédentaires - , sera supprimée à partir du 1° Octobre. »

Ainsi donc, à la « liberté » rendue aux boulangers et minotiers, va s’ajouter la suppression de fait, du prix unique du blé sur tout le territoire. Et ce prix différentiel ne jouera pas comme certaines organisations syndicales le demandaient il y a quelques années, en faveur des petits producteurs, (compensant ainsi dans une certaine mesure, leur infériorité technique). Tout au contraire, les petits producteurs qui échappaient encore en 1959 aux charges de résorption, seront frappés en 1960.

Ces prix différents, s’établiront au détriment des régions qui seront les plus éloignées des centres de consommation, car les acheteurs chercheront fatalement à récupérer, par une réduction sur le prix d’achat la majoration des frais de transports, résultant de la décision gouvernementale.

Liberté à la boulangerie et à la meunerie, prix réel du blé variant selon les distances, voilà déjà parterre une partie une partie de la législation de défense paysanne que nous avons instituée, il y a de cela presque un quart de siècle. Quand je vous disais, que la réforme de l’ONIC est déjà commencée !! Et c’est sans doute dans le même sens, que le Gouvernement entend la poursuivre.

Et, les organisations professionnelles se taisent, et la direction de l’ONIC reste muette et sans doute consentante !

Renaud JEAN (un an avant son décès)

 

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:43
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Ils étaient à Castelsarrasin. Nous serons à Nérac. JPD
leur site si utile : http://www.tgv-albret.fr/
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