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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 16:47
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Cette carte d'identité est celle de l'épouse de Renaud Jean. C'est un document de la plus haute importance pour étudier l'histoire de cette famille. Elle a dû être établie à l'ordre d'Isabelle Mendès en 1943 sur la commune de Montfort Landes.
Quelqu'un a-t-il moyen d'en connaître la date exacte et de nous apporter toute information utile sur le sujet ? J-P Damaggio
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 17:52

Nous avions préparé cet article pour le Sarkophage, article que nous retrouvons suite à un appel de Monique Cara qui travaille avec minutie sur Olympe de Gouges. Nous le publions ici. J-P D.

Olympe de Gouges, la révolution impossible

 

 

Pour une déclaration adroitement rédigée en 1791, la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, Olympe de Gouges est devenue, à partir des années 1970, une des figures de proue du féminisme. Ce faisant c’était une façon d’enterrer le combat plus global de cette femme, un combat qui la conduira sur l’échafaud, non pour sa déclaration des droits de la femme, mais à cause d’une volonté permanente : être un esprit libre.

 

Olympe de Gouges face à la crise financière

Les deux premiers écrits d’Olympe de Gouges concernaient la lutte contre la crise financière qui secouait la France au bord de la banqueroute. Tout en avouant ses incompétences en la matière, elle s’exprime sur le terrain économique car, avant même la Révolution, elle est déjà une citoyenne, une citoyenne qui affronta des affairistes coupables de l’interdiction de sa pièce de théâtre au sujet de l’esclavage des noirs. Le lecteur découvre alors une femme (au départ elle ne signe pas de son nom mais affirme son sexe) surprenante de naïveté et d’audace en même temps. Le mieux c’est de lire le début de son projet publié en décembre 1788 : Projet d’impôt étranger au Peuple, et propre à détruire l’excès de luxe et augmenter les finances du trésor, réservé à acquitter la dette nationale.

« Le luxe : c’est un genre de mal qui ne se doit guérir que de lui-même, par exemple, les goûts exquis qui s’en vont écrasant, renversant tout ce qu’ils rencontrent sous leur passage. Un bon impôt sur ce luxe effréné : ah, combien l’humanité applaudirait celui-ci ! qu’importe au petit maître de payer vingt-cinq louis par an le plaisir de se casser le cou ou de se briser quelques membres ? Cet impôt n’arrêterait pas les goûts exquis, et si cela était, combien les pauvres piétons béniraient cette révolution humaine ; les cabriolets plus modestes, mais qui n’en sont pas moins pernicieux, ne paieraient que la moitié de ce droit.

Pour les voitures des petites maîtresses, encore un impôt qui ne leur ferait point de mal, elles n’en seraient pas moins triomphantes. Je voudrais que l’on mît, par exemple, un impôt utile sur les bijoux comme sur les modes qui se multiplient du matin au soir, et du soir au matin.

Un impôt encore aussi sage qu’utile, serait celui qu’on pourrait créer sur la servitude ; plus un maître aurait de valets, plus son impôt serait fort.

On devrait créer encore un impôt sur le nombre de chevaux, des voitures, des chiffres, des armoiries ; la voiture simple caractériserait l’homme qui ne pourrait s’en dispenser ; le chiffre, le luxe et les armoiries, l’orgueil, c’est ce qui doit payer davantage que le modeste et l’indispensable.

Un impôt qui est très visible et qu’on n’a pas encore aperçu, c’est celui qu’on pourrait mettre sur tous les jeux de Paris, comme Académies, Maisons particulières, Palais des Princes et des Seigneurs. »

 

Surprenante Olympe ? La lire largement est toujours une surprise stimulante car comme le note René Merle dans la préface à l’édition des deux textes évoqués : « À l’automne 1788, dans le climat de relative libération de la publication, chacun dit la sienne. Mais il se trouve que, pour la première fois sans doute, ce « chacun » est une « chacune ». Double nouveauté, le mot « Citoyen », qui apparaît alors dans son acception moderne, est pour la première fois conjugué au féminin. Événement inouï quand on considère quelle place était assignée non seulement aux femmes « ordinaires », cantonnées à leur foyer, mais encore aux femmes cultivées, grandes lectrices et rassembleuses de salons, dont on connaît le rôle dans la vie culturelle du temps : égéries ou protectrices en matière politique certes, mais limitées dans leurs rares interventions publiques à la pédagogie, et la philosophie… »[1]

 

Olympe pourtant très modérée

Voilà où le bat blesse : Olympe propose sans cesse des mesures audacieuses mais appuiera tout au long de la révolution, les forces modérées. Pas question de la confondre avec « les citoyennes tricoteuses » qui s’activent dans les clubs ! En 1788 elle reste attachée au roi et à la reine et en cela elle exprime le sentiment général. Trahie par la royauté, elle continuera de soutenir La Fayette puis Dumouriez, puis les Girondins. Pourquoi tant de modération ?

Dès son premier texte, une peur la hante :

« La guerre civile peut commencer par-là : la guerre civile ! Ciel ! je frémis de le prononcer ! Quels maux sont plus à craindre pour les humains que ce fléau ? Mais, que dis-je ? Rien ne peut amener un événement plus cruel. La France est assez plongée dans la détresse pour qu’on ne cherche pas à accroître ses maux. » Pour elle, « accroître ses maux », c’est jeter de l’huile sur le feu par des actions exagérées. Elle ne se sent pas une exagérée car toutes les propositions qu’elle avance, lui semblent aller de soi et capables d’obtenir un soutien massif du peuple.

S’agit-il de naïveté ou de fausse naïveté ?

En réalité, elle inaugure un sens de la révolution que j’appelle « impossible » et qui traversera depuis 1788 toutes les époques. Pour elle, les fins ne justifient pas les moyens, et inversement, les moyens disent par avance les fins ! Que de débats autour de cette dialectique ! Et dans ces débats, combien de fois Olympe a-t-elle été citée ? Face à ceux qui répètent « qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs », Olympe répond toujours que les œufs c’est le peuple et il paie à chaque fois les pots cassés !

Bref, le moyen essentiel de la révolution s’appelle la liberté, et si les ennemis de la liberté peuvent réussir à s’en servir contre la dite liberté, c’est qu’il faut remettre en chantier la liberté plutôt que d’user de la guillotine.

 

Olympe de Gouges, la révolution malgré tout

Avait-elle une confiance excessive envers la puissance du verbe ? Est-ce le résultat d’une position classique de femme à l’ombre des pouvoirs ? Madame Rolland sera guillotinée juste avant Olympe pour avoir été accusée de tirer les ficelles de son ministre de mari (il se suicidera en apprenant cette fin terrible), comme Marie-Antoinette fut accusée d’être la mauvaise conseillère du roi. Mais Olympe a toujours été une femme indépendante et plus que la fonction de conseiller de l’ombre, elle inaugure la posture de l’intellectuel peu avare de ses conseils publics.

En tant qu’esprit libre Olympe se place au-dessus de la mêlée, ne cessant de rappeler qu’elle n’est d’aucun camp. Elle est la révolution en personne ! Pour éviter les impasses de la révolution impossible, elle n’a pas eu le temps d’étudier un seul un moyen disponible, la création d’une organisation politique des citoyens où chacun puisse conserver sa propre pensée sans cesser d’appartenir à la dite organisation. Il s’agit là d’un des combats de Rousseau dont Olympe était une admiratrice, même s’il fut très peu féministe, combat que Michel Clouscard avait finement analysé dans son livre : De Rousseau à Sartre.

En tirant Olympe loin du féminisme, je n’ai pas voulu minimiser cette dimension du personnage, j’ai souhaité au contraire l’amplifier par un tableau plus général. 29-06-2009 Jean-Paul Damaggio



[1] Olympe de Gouges, Lettre au peuple et remarques patriotiques, Editions La Brochure, 2009

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:46

 

 

 Les Amis de Renaud JEAN

Article de Renaud JEAN (1887-1961) Journal La Voix Paysanne Août 1960

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La réforme de l’O.N.I.C. (Office National des Céréales)

L’article 24 de la loi « Orientation Agricole » s’exprime comme suit :

« Le Gouvernement déposera avant le 1° Mai 1961, un projet de loi portant réforme de l’Office National des Céréales ».

Pas la moindre indication sur le sens de cette réforme. Et j’ignore si au cours des débats devant l’Assemblée, ou devant le Sénat, le Gouvernement a précisé ses intentions.

Mais j’avoue que la « réforme » du régime de la Meunerie et de la Boulangerie, que le Gouvernement vient de décider, ne cause quelque inquiétude et même beaucoup d’inquiétudes.

Je n’ai rien oublié des discutions qui se déroulèrent au Parlement en 1936. Comme Président de la Commission de l’Agriculture de la Chambre des députés, je pris une large part des combats menés contre les partisans de « La liberté du commerce » qui, en l’espèce, était la liberté de voler les paysans – surtout les petits paysans- sans qu’il fut possible de se défendre.

Je vois encore la ligne qui divisait les travées en deux blocs : d’un coté les partisans de l’Office, et de l’autre les adversaires.

Et la vérité m’oblige à dire que la majorité actuelle de l’Assemblée ressemble comme une soeur plus jeune à la minorité qui, il y a vingt quatre ans, multipliait les manoeuvres et les artifices, pour sauver la « liberté » des minotiers et des marchands de grains.

Or, voici que cette « liberté » a été rétablie.

Voyez ce qu’a écrit à ce sujet le journal Le Monde :

« Le Gouvernement a donc décidé de rendre la liberté, non seulement du prix du pain, mais aussi à la circulation du blé et de la farine. Le contingent du blé que les meuniers sont autorisés à « écraser » qui est actuellement limité, pour assurer du travail aux trop nombreux moulins qui existent sur notre territoire, sera progressivement accru. Dans trois ans, les meuniers pourront s’approvisionner librement, dans la limite du contingent annuel qui leur a été alloué par la réglementation de 1938. Pour accentuer encore le climat de libre concurrence, le « taux d’extraction » des farines redeviendra libre ( à l’intérieur de certaines limites ), c'est-à-dire que les farines pourront être, au gré du meunier, plus ou moins riche en son. Dans le même but, la péréquation des transports – qui permettait aux meuniers des régions déficitaires de payer le blé qu’ils achetaient au même prix que leur concurrent des régions excédentaires - , sera supprimée à partir du 1° Octobre. »

Ainsi donc, à la « liberté » rendue aux boulangers et minotiers, va s’ajouter la suppression de fait, du prix unique du blé sur tout le territoire. Et ce prix différentiel ne jouera pas comme certaines organisations syndicales le demandaient il y a quelques années, en faveur des petits producteurs, (compensant ainsi dans une certaine mesure, leur infériorité technique). Tout au contraire, les petits producteurs qui échappaient encore en 1959 aux charges de résorption, seront frappés en 1960.

Ces prix différents, s’établiront au détriment des régions qui seront les plus éloignées des centres de consommation, car les acheteurs chercheront fatalement à récupérer, par une réduction sur le prix d’achat la majoration des frais de transports, résultant de la décision gouvernementale.

Liberté à la boulangerie et à la meunerie, prix réel du blé variant selon les distances, voilà déjà parterre une partie une partie de la législation de défense paysanne que nous avons instituée, il y a de cela presque un quart de siècle. Quand je vous disais, que la réforme de l’ONIC est déjà commencée !! Et c’est sans doute dans le même sens, que le Gouvernement entend la poursuivre.

Et, les organisations professionnelles se taisent, et la direction de l’ONIC reste muette et sans doute consentante !

Renaud JEAN (un an avant son décès)

 

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:43
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Ils étaient à Castelsarrasin. Nous serons à Nérac. JPD
leur site si utile : http://www.tgv-albret.fr/
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:45
Hier passant par la mairie de Samazan, Lot-et-Garonne, je suis tombé sur le n°2 de la Lettre d'i,nformation du GPSO où dans un grand effort émocratique on avait donné la parole à un opposant aux LGVs. Ce nuémro n'avait été diffusé que dans les mairies à 14 000 exemplaires quand le suivant fut diffusé grand plublic à 640 000 exemplaires mais sans donner la parole aux opposants. Bref, voilà comment j'ai été conduit sur le site de la SPESANSO d'où avec les références j'ai ramené deux articles pour éclairer nos actions en Tarn et Garonne. JPD

http://www.sepanso.org/index.php

GPSO : LGV nouvelles dans le Sud-Ouest

Attention un train peut en cacher un autre.

 

C’est ce qu’ont pensé les défenseurs du transport ferroviaire membres de la SEPANSO quand, après avoir largement exprimé leur point de vue lors des débats publics, ils ont découvert, faussement maquillé aux couleurs du Grenelle, le projet GPSO (Grands Projets du Sud-Ouest) qui n’est ni plus ni moins qu’un vieux rêve d’ingénieur mégalo se concrétisant sous la forme de deux lignes nouvelles à grande vitesse (LGV), l’une de Bordeaux vers Toulouse, l’autre de Bordeaux vers l’Espagne, hautement destructrices de l’environnement d’Aquitaine.

 

En effet, c’est un chantier pharaonique, avec pas moins de 450 km de voies nouvelles projetées au travers de la forêt et des milieux naturels du grand Sud Ouest, qui est censé permettre aux voyageurs en quête de performances, de traverser l’Aquitaine du nord au sud et le grand Sud-ouest d’ouest en est, à grande vitesse et à coups de milliards d’euros empruntés à nos enfants. Ceci alors même qu’il suffirait d’améliorer, d’aménager et de mieux entretenir les voies ferrées existantes pour offrir à bien moindre frais un service comparable, voire supérieur si on considère les populations desservies par l’amélioration des voies actuelles et celles qui ne le seraient pas par les voies nouvelles.

 

Vous avez dit concertation ? [1] Et voilà maintenant que pour finir de déguiser le loup en grand-mère, on nous noie sous des multiples réunions de pseudo-concertation, destinées à nous persuader que ces choix sont les nôtres et surtout qu’ils sont irréversibles. L’intérêt principal de cette concertation, on ne peut plus bidon, est que chaque acteur ayant participé sera finalement jugé coresponsable des décisions de RFF au moment où les populations lésées demanderont des comptes... La ficelle est quand même un peu grosse.

 

PhB

En analysant les cartes [du projet de tracé] les internautes qui croyaient en la nécessité de faire des liaisons les plus courtes et les plus droites possible apprécieront la géométrie des tracés. Des mauvaises langues prétendent qu'en passant par Captieux (33) pour aller de Bordeaux à Irun ou par Bernos (33) pour aller de Paris à Toulouse, si on avait recherché le moyen d'offrir au BTP les chantiers les plus longs et les plus juteux possible, on ne s'y serait pas pris autrement. Pour augmenter la facture, on peut encore imaginer un tunnel hélicoïdal autour de la Rhune ou la traversée des Landes en souterrain...

Mais que personne ne s'imagine à l'abri. Habituellement les fuseaux retenus à ce stade de la procédure sont moins définitifs qu'on ne le croit. Ils sont bien souvent des leurres destinés à focaliser l'attention des opposants, qui pendant qu'ils tentent de combattre les aberrations les plus criantes des tracés, enfin rejoints par les élus favorables au projet qui n'ont plus rien à craindre, oublient d'en contester l'essence même.

Malgré tout, la mobilisation ne faiblit pas et se renforce de jour en jour. La contestation ne se limite plus au Pays-Basque et au Sud-Gironde. Des associations se créent dans les Landes et le Lot-et-Garonne, des réunions publiques s'organisent ici et là. Une réunion d'information vient de rassembler le jeudi 14 janvier plus de 550 personnes à Nérac (Lot et Garonne) et une nouvelle manifestation se prépare à Hendaye pour le 23 janvier pour redire " Pas de lignes nouvelles, NI ICI, NI AILLEURS ! "

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:26

NPA TARN ET GARONNE BP 4 - 82410 Saint Etienne de Tulmont npa82@laposte.net

HALTE A LA GABEGIE

NON A LA LGV

Quand les autres partis de gauche tergiversent ou ne se déchirent que sur la question du tracé, le NPA 82 prend ses responsabilités et s’oppose clairement, avec les Tarn & Garonnais, à la construction de la ligne grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse.

On veut nous faire croire que c’est le progrès, que la LGV diminuera les déplacements en avions et en voiture…

C’est FAUX… La LGV c’est :

La dégradation d’un environnement déjà marqué (pylônes haute tension, autoroute A62), des nuisances supplémentaires qui auront des conséquences irréversibles sur les communes en termes de qualité de vie.

Elle n'apportera rien en terme d’emploi. Le développement des activités économiques autour de l'arrivée de la LGV n'est pas prouvé.

C'est un engagement financier démesuré (40 ans d'endettement a précisé Martin Malvy). La réforme des collectivités territoriales ne va rien arranger ; que va-t-il rester à la région et aux départements pour satisfaire d'autres priorités (comme l’essor des TER)?

La LGV s'affiche pour le désenclavement de Bordeaux et de Toulouse mais participera à l'enclavement des villes intermédiaires et de départements entiers.

On doit craindre au vu du peu d'argent qui restera dans les régions, une sérieuse dégradation des lignes de proximité.

Comment se fait-il qu’il ne soit envisagé, par les pouvoirs publics, qu’une seule manière de regagner Paris en direct : la LGV faisant un détour par Bordeaux ? Pourquoi abandonner l’alternative Paris Limoges Toulouse ?

Où sont les débats annoncés ? Les collectivités ne peuvent pas ignorer les demandes des associations et des habitants, or dans ces dossiers, il n’y a aucune transparence, ni véritable concertation.

Nous sommes pour l'amélioration des voies existantes, et le développement des transports en chemins de fer, mais ce besoin est prioritaire sur des déplacements régionaux, voire inter régionaux. Ce n’est pas à la région de financer l'extension du réseau ferroviaire, mais à l'État. Des TER 100% gratuits pour tous, plutôt que des millions pour la LGV.

Nous exigeons la tenue de débats démocratiques, qu’associations, usagers, élus et citoyens soient consultés, et le lancement d'une contre expertise indépendante.

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:12

Avec l'ouverture du salon de l'agriculture à Paris, un texte qui peut faire réfléchir.

 

Je ne connais pas de pays plus fertile que la basse vallée de la Durance, et les bassins arrosés par le Rhône, et emprisonnés à l’Ouest et à l’Est par les Cévennes et les derniers contreforts des Alpes. Lorsqu'on a escaladé les mamelons qui dominent Orange, Châteaurenard et Cavaillon, il est impossible d'oublier le spectacle qu'on a eu sous les yeux Pas seulement à cause du paysage même, mais parce qu'on se dit, que le patient travail des générations a fait ici de véritables merveilles.

Certes, la nature avait donné au Comtat et à la Provence son soleil éblouissant. Mais le sol y est rarement riche. L'eau manque. Le soleil et le Mistral, paraissaient condamner la Provence et le Comtat à n'être qu'un désert, une steppe tout juste capable de nourrir quelques maigres troupeaux de moutons.

Mais la Durance et les rivières voisines ont été desséchées. Leur lit immense et caillouteux, ne contient plus que de minuscules filets d'eau.

Le reste leur a été pris, et par des canaux que l’homme a créée, s'en va à travers la plaine, porter partout la fertilité. Vignes et terres de culture, tout ceci bénéficie de l’arrosage. Le soleil, l’eau : deux conditions de richesse. Mais il fallait triompher de l’autre ennemi : le Mistral. L'homme a taillé dans la plaine des champs minuscules. Aussi souvent qu'il le faudra, l’eau viendra remplir leurs sillons. Et en bordure, se dressent des barrières de roseaux et de cyprès, qui abritent les récoltes contre le vent. Le Mistral, pourra selon la légende, tordre le clocher de Notre Dame de la Game ; s'il lui plaît en Camargue, il arrêtera les trains ; le paysan du Comtat et de la Provence septentrionale, lui a interdit de toucher à un pied de ses tomates.

Et c'est ainsi que de cette terre, surgissent les richesses les plus variées : salades, choux-fleurs, tous les légumes, tous les fruits de notre climat, raisins de table qui alimentent Paris et la plupart des grandes villes de France, et qui en quantités énormes sont exportées.

Or ici, deux extraits de lettres envoyées par des camarades du Vaucluse et Bouches du Rhône :

« Il faut bien s'ingénier à trouver des débouchés pour une marchandise qu’on ne peut pas écouler, la plupart du temps sur le marché local. Et alors, on s’en débarrasse comme on peut ! Et souvent très mal. L’année 1932 a été désastreuse pour notre culture Sauf les maraîchers qui ont leur jardin sur du sable, et qui peuvent de ce fait livrer leurs produits dix ou quinze jours avant les autres, la majeure parti de nous a fait zéro.... »

A ce témoignage venu d'Orange, ajoutez celui-ci d'Eyrargues :

« La crise qui sévit partout, et qui n'avait pas encore produit ses effets ici s'est faite durement sentir cet hiver. Les récoltes sont restées sur place, pourrissant faute d'acheteurs, choux-fleurs, choux verts, salades, scaroles, endives sauf quelques lots extra.... Je ne sais pas combien est vendu le poireau sur la place de Paris ; ici, ils n'en veulent à aucun prix. Bien contents, les paysans qui ont retiré de la terre le montant de leurs engrais !!.. »

Telle est la situation dans la région agricole la plus riche de France.

Et cependant, pour la plupart des produits, deux systèmes de « protection » se superposent : aux anciens tarifs douaniers copieusement renforcés, s'ajoute désormais, l'obstacle supplémentaire du contingent. Hier, à condition de payer des droits, vous pouviez envoyer vos marchandises n'importe où. Aujourd'hui, même en acquittant ces droits, vous ne pourrez le faire que dans la limite d’une certaine quantité correspondant à une période déterminée. De sorte que, presque chaque jour, vous pouvez lire dans l’Officiel des notes analogues à celle-ci :

« Le contingent décadaire prévu... pour l’importation d'oignons à fleurs, plantes bulbeuses, jacinthes, tulipes, plantes à ryzomes, muguet,... ayant été dépassé pour la première décade de février, l’importation en est suspendue... »

Tous les produits sont ainsi contingentés : viandes fraîches et réfrigérées, œufs, fromages, beurres, fruits et légumes... tout, même les moules !

Et par les lettres citées plus haut, vous pouvez juger de la nature des résultats.

Dans la plupart des cas, la surproduction agricole comme la surproduction industrielle, est la conséquence de la sous-consommation imposée par le régime, aux ouvriers et paysans pauvres. Même dans les pays où la vie des travailleurs est plus élevée, il y a des dizaines de millions d'hommes et de femmes, qui ne mangent pas à leur faim. En France, sauf pour le pain, la limite de consommation des masses ouvrières est bien loin d'être atteinte.

Et cela pour deux motifs : parce que les salaires sont trop faibles, parce que malgré qu'ils ne paient pas correctement le travail du paysan travailleur, les produits agricoles restent trop chers à la consommation. Or, toutes les mesures prises par la classe dirigeante tendent à l’aggravation du mal. Les diminutions successives des salaires, l'augmentation rapide du nombre des chômeurs, et la ridicule insuffisance des allocations qui leurs sont versées, réduisent chaque jour le pouvoir d'achat de la classe ouvrière. Quant au nouveau système de protection employé par les gouvernants : le contingentement, son résultat le plus clair est de maintenir les prix élevés à la consommation.

Alors qu’il faudrait augmenter le pouvoir d'achat des ouvriers, la bourgeoisie le réduit encore.

Alors qu'il faudrait abaisser les prix à la consommation, le contingentement vient les étayer.

Dans les deux cas, le profit capitaliste fait obstacle à la solution.

C'est pour que les ressources de l’Etat capitaliste, ainsi que les bénéfices des intermédiaires, ne soient pas diminués, ou le soient le moins possible, que les prix doivent rester élevés à la consommation, et que le contingentement (facteur de vie chère, et non pas arme de défense paysanne) s'étend à tous les produits.

Mais, lorsqu'un régime politique en est arrivé à ne plus employer que des remèdes qui ne guérissent rien, il est perdu. Il ne reste qu’à l’abattre. Renaud JEAN

Source : Journal L'Humanité Samedi 20 Février 1932 « Les remèdes qui ne guérissent pas » Par Renaud JEAN

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:02

 L’idée d’une réunion publique sur le seul thème de la LGV était une bonne idée mais avec un résultat décevant comme en témoigne ce compte-rendu. Nous ajoutons un communiqué de presse d’EE d’Aquitaine qui a une position totalement opposée !

 

Voici un compte-rendu rapide de la réunion de G. Onesta (Europe Ecologie) sous la halle à Grisolles cet après-midi samedi 27/02. Pas plus de 50 personnes. Nous n’étions que 2 en gilet jaune (je me sentais un peu seule !). Il y avait uniquement les banderoles « non au tracé » des assos du sud du département. Un de leurs représentants, après avoir rappelé que eux, contrairement à nous – pour l’instant a-t-il précisé – étaient contre le TRACE proposé de la LGV, mais pas contre la LGV, a posé des tas de questions précises concernant le dit tracé, mais n’a, à aucun moment remis en question la LGV elle-même.La position d’Onesta a été d’abord de dire qu’il faut prendre son temps pour décider du bien fondé de la LGV, se concerter, réfléchir … Mais après, il a parlé QUASI UNIQUEMENT du meilleur tracé de la LGV, de la place de la gare (pas de « gare de betteraves », mais utiliser la gare actuelle de Montauban), etc. sans aucune remise en question de la LGV elle-même. Et une fois de plus, les oreilles de RFF ont dû siffler ! En fait c’est sur le tracé sud qu’il s’est essentiellement positionné. Au nord, nous sommes bien lointains pour lui (et pour d’autres). J’ai même entendu qu’il était difficile d’aménager les lignes existantes entre Agen et Montauban … à cause du cloître de Moissac ! (une personne à côté de moi m’indiqua qu’une étude de contournement avait été faite il y a quelques temps). Sur le 2ème tour, il dit ne pas savoir s’ils partiront avec Malvy ou pas : ça dépend des résultats et de ce que leur proposera Malvy.J’ai posé une première fois la question du financement : les 3 ou 4 milliards par rapport aux 800 millions en aménageant les lignes existantes, et les 50% à payer par la Région, annoncés par Baylet. Il a éludé la question. On a parlé d’autre chose. J’ai alors reposé la question une demi-heure plus tard, en précisant qu’hier Pinel n’avait pas répondu à cette question, allait-il faire de même ? Il n’était visiblement pas content, a dit des généralités, n’a donné aucun chiffre (mais n’a pas contesté les miens), a dit qu’il n’était pas Baylet et a fini par dire qu’il était contre le financement par la Région. Alors je lui ai demandé s’il s’engageait publiquement à voter contre s’il était élu. Et là, il était encore moins content ! Il a rappelé qu’il avait été un parlementaire européen parfait ! (quel rapport ?), mais qu’il était illégal de demander un engagement à un candidat, etc.Bref, tout ça serait assez décourageant si ce n’avait été l’attitude du public, très intéressé d’entendre enfin parler des finances : je distribuais un n° spécial de La Lettre de la Brochure sur le sujet qui a eu beaucoup de succès, et plusieurs sont venus me dire qu’ils partageaient notre avis. Je crois qu’on a intérêt à vraiment mettre l’accent là-dessus.A l’entrée et la sortie de Grisolles les Verts avaient affiché : « non à la LGV sans concertation » … autrement dit, presque la même chose que ce que dit S. Pinel !On sent quand même une évolution dans certains partis et syndicats. Le groupe CGT-LGV Bordeaux-Tours récuse le financement de la LGV par la Région Aquitaine. Le NPA et le PG82 (et c’est récent) viennent de faire des tracts qui disent carrément non à la LGV en reprenant exactement notre argumentation (mais pour ces derniers, ils sont liés avec le PCF qui est plus « flou » sur la question). Et puis surtout, les gens prêtent de plus en plus l’oreille à nos arguments. Marie-France

 

Document :

Communiqué de presse d’Europe Ecologie Aquitaine sur la LGV                           Régionales 2010

Europe Ecologie tient à réagir aux propos d’Alain Rousset, tenus hier, à l’occasion de la présentation, en Pays Basque, de la liste départementale du parti socialiste pour les élections régionales.

Alain Rousset a déclaré, à propos du projet de LGV : « Les Verts soutiennent partout la LGV. Pourquoi Europe Ecologie est le seul groupe qui s’oppose en Aquitaine ? Tout cela est incompréhensible ».

Europe Ecologie Aquitaine constate qu’Alain Rousset travestit totalement la position des Verts au niveau national, dans le but de faire croire qu’il existerait des contradictions entre les écologistes aquitains et ceux des autres régions sur les projets de LGV.

La position des Verts, au niveau national, est pourtant parfaitement claire et cohérente. Comme l’avance la commission nationale des transports des Verts « La construction de nouvelles lignes à grande vitesse n’est plus la réponse adaptée pour compléter le réseau des LGV existant à l’heur, où partout, il est urgent de prendre en compte les besoins sociaux et la dimension environnementale pour déterminer les choix politiques ». Donc, contrairement à ce que prétend Alain Rousset, l’opposition d’Europe Ecologie Aquitaine est dans la continuité logique de la position nationale des Verts et des autres composantes du rassemblement d’Europe Ecologie en Aquitaine.

Ce n’est donc pas notre position d’opposition à ce projet qui est incompréhensible, mais l’obstination farouche d’Alain Rousset de réaliser cette infrastructure, alors que deux études indépendantes ont démontré de manière incontestable, que la ligne existante Bordeaux-Hendaye aménagée et modernisée, était à même d’absorber le trafic supplémentaire des voyageurs (TER + TGV) et du fret marchandises d’ici 2050 et que, de ce fait, cette LGV est totalement inutile.

Ce qui est aussi incompréhensible, c’est qu’Alain Rousset veuille endetter lourdement la région Aquitaine pour ce projet, plus de 600 millions d’euros, alors que le financement des LGV est du ressort exclusif de l’Etat et non des collectivités territoriales. Cet endettement ne manquera pas de se faire au détriment d’autres politiques régionales comme par exemple celles des Transports Express Régionaux (TER) ou des lycées.

Europe Ecologie Aquitaine réaffirme que ce projet de LGV est inutile, ruineux et destructeur et entend renforcer son soutien aux associations, élus et citoyens qui s’y opposent. Nous serons nombreux présents à leurs côtés, à la manifestation organisée le samedi 23 janvier à Hendaye.

Monique De Marco    Tête de liste régionale d’Europe Ecologie Aquitaine

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 18:00

Dans le journal Point Gauche ! en octobre 1998, je posais déjà à Gérard Chalaguié, cheminot, militant CGT et impliqué par ses diverses fonctions dans toute la vie de son entreprise, la question de la LGV Bordeaux-Toulouse. Plus de dix après son propos garde un grand intérêt car déjà il maîtrisait toute la chaîne des questions autour de la LGV. Auparavant nous avions parlé de la privatisation de Réseau Ferré de France par la droite, privatisation qui n’a pas été remise en cause par la gauche. 27-02-2010 J-P Damaggio

 

(octobre 1998)

Question : Par rapport au TGV quelles leçons tu tires ?

Gérard Chalaguié : En France, on a le record du monde de vitesse (plus de 500 Km/h) et ce n’est pas pour rien. On a une technique qui nous permet d'être les meilleurs au monde. On a eu des expériences de déraillement avec le TCV et il n’y a pas eu de mort. Pour la vitesse, la sécurité, le confort, l’environnement, c’est un instrument à la pointe. C'est en 81 avec Fiterman que sont prises sous Mitterrand les premières décisions. On va commencer la stratégie TGV mais aujourd'hui on est loin du projet du "tout TGV". La construction des lignes c'est cher et on est loin du compte.

Question : Et Bordeaux-Toulouse ?

Gérard Chalaguié : Je n'ai pas grands espoirs que ça se fasse dans les 15 ou 20 ans à venir. Si on pouvait prolonger la ligne TGV Bordeaux-Paris pour faire le trajet en deux heures, alors, avec que1ques améliorations (le gros problème c'est la traversée de la ville de Moissac et du cloître) on peut faire Toulouse-Paris en 3h40. C'est vraiment le pied, et donc il n'y a pas à se casser la tête pour faire une ligne supplémentaire Toulouse-Bordeaux. Du côté de la Méditerranée, elle va aller jusqu’à Perpignan. Peut-être que demain, en augmentant la vitesse entre Toulouse et Narbonne, on ira de Toulouse à Paris par Montpellier. Pour Toulouse-Paris par Limoges, il y a la méthode italienne du «pendolino » exploitée par Fiat. On a construit avec ce système du TGV pendulaire qui peut rouler à 250 Km/h sur les lignes actuelles. Le système du pendulaire permet dans les courbes, grâce à des caisses mobiles, de reprendre l'équilibre pour éviter de basculer. C'est à l’essai. Ces questions techniques ne doivent pas faire oublier les questions de l’aménagement du territoire. C'est un point important. Il faut éviter l'avancée des déserts qui se créent. Le TGV c'est pour relier les métropoles mais il faut une vision globale et ne pas laisser tomber le reste. Et là le pouvoir politique compte. A Lexos la présence du chemin de fer a permis le maintien d'activités mais c'est vrai, à présent, malgré le train la cimenterie a été perdue et donc se pose la question de savoir si la ligne va continuer. Avec le TGV nous sommes en progression et avec le Mondial [c’était après la coupe du monde de foot] l’augmentation du trafic, même si elle fut moins importante que prévue pour Toulouse, va se confirmer. On concurrence sérieusement l’avion. Il y a aussi Eurostar qui est encore mieux que le TGV mais il faudrait une ligne pour aller jusqu'à Londres car en sortant de la superbe technologie Eurostar, on se promène ensuite sur une ligne à toute petite vitesse. De plus on a construit, des rames TGV à deux niveaux qui doublent la capacité des rames actuelles et qui sont en circulation sur le Sud-est avec plus de confort. Internationalement le TGV peut se développer en Angleterre et en Espagne et peut-être dans les pays de l’Est. En Italie ils ne sont pas trop favorables. »

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 22:15

Bravo au PG 82 pour ce texte clair, argumenté dont nous pensons qu'il devrait être signé par le NPA, les Verts, le PCF, bientôt par le PS et quant au PRG, je ne rêve pas. J-P. D.

Pour un service public ferroviaire en Midi-Pyrénées

OUI Au train plutôt que l'avion

OUI À la sobriété énergétique

OUI À un grand service publique ferroviaire Grandes Lignes et TER

NON aux nouvelles Lignes Grandes Vitesses qui mettent en concurrence les autres grandes lignes en les menaçant de suppression ou déqualification.

La LGV : un budget exorbitant

Le budget de la LGV Bordeaux-Toulouse s'élève à près de 4 milliards, dont plus d'1 milliard à la charge des collectivités soit le budget total de la région Midi-Pyrénées. Combien de personnes seront concernées pas le TGV ? Ne vaut-il pas mieux utiliser ce budget à développer les transports TER et la desserte de l'ensemble du territoire ?

Le service aux usagers : réduit et plus cher !

Aujourd’hui, le TGV menace des grandes lignes ; dans notre région le TGV Bordeaux-Toulouse existera au détriment de la ligne PaLiTo (Paris – Limoges – Toulouse) comme l’atteste la suppression d’arrêts en gare de Gourdon, Cahors, Caussade et Montauban. : les voyageurs-euses sont rabattu-e-s sur le TGV ! Les tarifs TGV sont plus chers, sauf offres promotionnelles et sont différents selon le mode d'achat (plus cher au guichet que sur internet !)

Un impact écologique important

Le TGV imposera un détour d'environ 200 km pour les habitant-e-s du nord de la région Midi Pyrénées, encourageant encore plus à prendre la voiture. EX : Cahors – Paris se traduira par un Cahors – Toulouse – Paris.

L'infrastructure LGV (nouvelle gare, parkings, nouvelles voies) réduira le territoire agricole et saccagera le paysage, sans parler des désagréments pendant la phase de construction (camions, engins, bruit, pollution, extractions de matériaux, gravières, …) et des impacts humains engendrés.

La grande vitesse : Un non sens énergétique

La grande vitesse fait consommer entre 3 et 4 fois plus d'énergie : la puissance nécessaire évolue en fonction du

carré de la vitesse... Profitons des trains grandes lignes et nous ferons des économies d'énergie ! N'oublions pas que plus de TGV, c'est encore plus de centrales nucléaires, plus de déchets et plus de risques pour nous et nos enfants.

Une politique écologique à bon compte

Sur des bases de croissance toujours plus forte, on nous a fait croire qu'un nouvel aéroport était nécessaire, qu'en était-il ? On s'appuie sur les mêmes arguments pour nous faire croire que le TGV s'impose aux habitants de Midi-Pyrénées mais pour quel public, quel besoin ? Gagner, dans le meilleur des cas, 2 heures de trajet, pour quelle population ? Le budget et l'impact écologique d'un tel projet en valent-ils la chandelle ? Nous pensons

fermement que non ! Posons-nous les bonnes questions.

La vraie conscience écologique n'est pas de remplacer une pollution par une autre mais d'en réduire les causes par des attitudes plus sobres énergétiquement.

NOS PROPOSITIONS

Modernisation des lignes actuelles

Augmentation du maillage TER des territoires, dessertes des gares.

Dessertes des communes isolées (sans gare) par des transports en bus.

Gratuité, sous condition de ressources, des transports en commun et plus généralement mise en place d'une tarification calculée sur le taux d'effort (rapport coût du transport / revenus) pour ne plus pénaliser les plus pauvres et les classes moyennes contraintes d'habiter de plus en plus loin des centres urbains et des zones d'emploi.

Exiger un moratoire sur la fermeture des gares et sur la réduction des personnels. Une attention particulière sera portée au fret.

Réduire le trafic de marchandises sur route par le développement du fret ferroviaire et par une Politique de relocalisation de la production

Pour garantir ces engagements, il faut refuser la mise en place de la mise en concurrence du service public des transports et donc désobéir à la directive européenne de libéralisation du trafic des voyageurs.

La SNCF doit retrouver sa mission : assurer le service public du transport ferroviaire sur l’ensemble du territoire, pour répondre à l’intérêt général, à l’enjeu écologique et aux besoins socioéconomiques.

Parti de Gauche Tarn-et-Garonne

pg82@lepartidegauche.fr

06 75 82 40 64

82.lepartidegauche.

 

 

 

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