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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 14:38

Voici un article du 2 janvier 1939 publié dans La Dépêche du Midi. On remarquera que les articles d'hier étaient plus long que ceux d'aujourd'hui et que le retour sur l'histoire à quelques mérites. Un article colonialiste... Entre l'indépendance voulue par Le Destour et le risque de soumission à l'Italie fasciste, la France était là sauf qu'on s'aperçoit en même temps qu'en fait la France pactice avec les fascistes et comme il est dit, que le slogan Liberté Egalité Fraternité n'est pas toujours au premier plan... JPD

 

article de Claire Charles-Geniaux

 

Les manifestations, « spontanées », celles-là, qui viennent d'avoir lieu en Tunisie, prouvent jusqu'à quel point les Tunisiens qui comprennent environ 2 00 000 de musulmans et une centaine d'israélites ont lié leur destin à celui de la France.

En avril denier, certains incidents regrettables dus à quelques individus travaillés, par la propagande fasciste auraient pu donner à penser que les Tunisiens supporteraient impatiemment la tutelle de la France. Comme j'en exprimais ma surprise à mes amis musulmans, il me fut répondu que ces exaltés, d'ailleurs fort peu nombreux, avaient été désavoués par toute la population qui ne se souciait nullement d’être « protégée » par l'Italie! Si quelques destouriens, rêvaient d'indépendance, les gens de bons sens, sachant très bien que leur pays est encore incapable de se gouverner seul, entendent demeurer sous l'égide de la France.

Après la démonstration à la résidence des membres du grand conseil, le chérif Tidjani, engagé volontaire pendant la guerre, a tenu à exprimer directement au président du conseil, en son nom personnel comme en celui de la grande confrérie Tidjania dont il est le chef, et des anciens combattants, la fidélité à la France : « Nous sommes heureux sous la tutelle française, humaine et juste, et nous ne tenons nullement à confier notre sort à des dominateurs s’inspirant des théories racistes et totalitaires d'une barbarie et d'une iniquité qui répugnent à notre dignité d'hommes, à nos croyances égalitaires musulmanes, et aux principes de fraternité sociale pratiquée par la France à l'égard des musulmans.

 

Quant aux juifs dont beaucoup sont naturalisés, il n’est pas besoin de dire avec quel effroi ils verraient une puissance qui, à la suite de l'Allemagne nazie, fait profession de racisme, devenir maîtresse de la Tunisie. L'Italie, d'ailleurs, n'avait pas attendu le nouveau crédo de la « Difesa della razza » pour persécuter les juifs. Il y a deux ans, les juifs de Tripolitaine subirent d'ignominieux traitements. Les commerçants israélites ayant refusé d'ouvrir leurs magasins le jour du sabbat alors que leurs anciens maîtres arabes et turques leur avaient toujours permis de le respecter, furent emprisonnés et cruellement fouettés devant la population italienne et indigène, « cordialement invitée à ce spectacle hautement réjouissant » ainsi que le portaient les affiches. Tout récemment des commerçants tunisiens revenant de Tripolitaine ont certifié que plusieurs boutiques juives venaient d'être pillées.

Un musulman, très Français d'esprit et de cœur, et occupant à Tunis une haute situation, m'a fait part des impressions qu'il a recueillies au cours d'un voyage en Libye. Il a voulu découvrir ce qui se cachait sous la brillante façade de la colonisation fasciste afin d'établir des comparaisons entre la manière française et la manière italienne de « protéger l'Islam ». Ses observations ont autrement de portée que celles des journalistes et écrivains français qui avaient accompagné le duce au cours de son « triomphal » voyage en Libye et qui semblaient avoir reçu le mot d'ordre de déclarer que tout y était merveilleux !

Au point de vue matériel, me dit cet ami tunisien, l'Italie a fait indiscutablement un très gros effort d'autant plus remarquable qu'il s'est poursuivi au cours de ses difficultés internationales et pendant, la guerre d’Ethiopie. La ville est jolie, traversée par de belles et larges avenues, bordées de grandes et imposantes construction avec des squares et des jardins publics nombreux. Propreté méticuleuse aussi bien dans la nouvelle ville italienne que dans la ville arabe.

Si ce Tunisien avait été jusqu'en Cyrénaïque, peut-être aurait-il vu au pied des ruines de la ville grecque de Cyrène, quelques milliers de Tripolitains parqués entre des fils du fer barbelés : spectacle qui avait surpris et ému M. Louis Bertrand, cependant peu suspect de tendresse pour les Arabes, et grand admirateur du Duce.

Mais si la façade matérielle est splendide, s'empresse d'ajouter ce musulman, je n'en dirais pas autant au point de vue humain. La population, aussi bien italienne qu'indigène, est courbée sous un régime de fer qui s'exprime par la formule suivante rappelée à tous en caractères gigantesques, sur d'immenses banderoles de tissu blanc clouées aux balcons des monuments ou en guirlandes électriques, lumineuses, la nuit : « Croire ! Obéir ! Combattre ! » Je préfère celle de la France : « Liberté ! Egalité ! Fraternité ! » alors même qu'elle n'est pas toujours rigoureusement appliquée, Et cet avocat qui a fait son droit à Toulouse, s'indigne de ce régime dictatorial, totalitaire, qui n'admet ni discussion, ni critique, ni résistance : il faut croire aveuglément au Duce, obéir passivement et combattre pour lui ! Mais si la population est composée d'esclaves, l'esclave italien n'en est pas moins le maître de l'esclave arabe, Les Arabes qu’il a interrogés, m'apprend-il encore, aussi bien les jeunes que les vieux, les citadins que les campagnards, se sentent très malheureux; ils souffrent atrocement d'être tenus complètement à l'écart de l'évolution intellectuelle, politique et sociale qui transforme le monde de l'Islam. Aucun journal arabe, égyptien, syrien ou tunisien ne franchit les frontières tripolitaines : aucune liberté de réunion, de pensées ou autres « fariboles démocratiques » ne sont tolérées. Ils ont seulement le droit de se soumettre à la triple obligation de : Croire, obéir et combattre ! Pour une population chevaleresque et foncièrement indépendante comme la Tripolitaine, subir ce joug est un véritable martyre.

Cet homme clairvoyant regrettait que le gouvernement français n'ait pu envoyer deux cents Tunisiens faire ce même voyage en Tripolitaine : les Destouriens les plus véhéments en seraient certainement revenus en criant : Vive la France !

C'est ce cri qui a retenti à Tunis au lendemain des étranges déclarations de la Chambre italienne, accompagné de quelques bris de glace : cela, de la part d'Italiens antifascistes qui saisirent l'occasion de se venger ainsi de l'assassinat de leur camarade Miceli (1) tombé en septembre 1937, sous les coups des cadets de la marine cordialement reçus par les autorités françaises. Cet odieux attentat qui sembla à, tous les Français au courant des questions tunisiennes bien symptomatique des visées italiennes, est demeuré impuni !

Il serait curieux de savoir si les riches juifs livournais entre les mains, desquels se trouve le gros commerce, et qui se montraient agressivement fascistes, ne vont pas se tourner vers la France à présent que le Duce persécute les israélites? Presque tous les Italiens installés en Tunisie et qui s'élèvent à 94.000 environ, appartiennent aux classes pauvres : beaucoup sont des ouvriers syndiqués et, par conséquent, violemment antifascistes ce qui provoque les fureurs du journal italien « L'Unione »

Comme le remarque M. Duran-Angliviel, membre du Grand Conseil, l'Italie sait fort bien que la France ne lâchera pas la Tunisie, mais elle reprend sa thèse irrédentiste sous une forme plus accentuée. « dans le dessein de perpétuer et de renforcer une italianité dont l'importance l'autorisera quelque jour plus favorable, à intervenir, sous le prétexte de protéger une minorité d'origine, de langue et de tradition italiennes ».

Minorité qui se trouve parfaitement heureuse en Tunisie française.

Il n'y a qu'une réponse à faire aux vociférations de Rome : la Tunisie est une affaire franco-tunisienne. Tous les étrangers au même pas, en Tunisie comme en France ! ».

L'amitié et la collaboration entre Français et Tunisiens s'en trouveront grandement renforcées.

Claire-Charles GENIAUX (2)

 

(1) Belle occasion de rappeler le souvenir de Giuseppe Miceli assassiné à Tunis le 20 septembre 1937, à l’âge de 22 ans par des cadets italiens qui avaient débarqués en visite au port de la Goulette et qui avaient été reçus en grande pompe par les autorités françaises et tunisiennes (banquets, décorations...). L’assassinat de ce jeune syndicaliste et communiste italien a été organisé par les soldats fascistes puisqu’ils se sont dirigés vers le local des antifascistes, et ont tué le seul gardien du lieu par une balle en plein cœur (une réunion des dirigeants du groupe avait été programmée puis repoussée au dernier moment). 20 000 personnes suivront le cercueil. Trois cadets furent arrêtés puis relâchés discrètement vers l’Italie. C’est un des millions d’exemples qui montre la "mollesse" des autorités françaises face à l’Italie fasciste, mollesse qui aura des graves conséquences en Espagne où sévissent les mêmes barbares.

Lire : La Méditerranée fasciste : l’Italie musolinienne et la Tunisie, Juliette Bessis

 

(2) Claire-Charles GENIAUX (1879-1971) est une écrivaine prolifique dont nous retiendrons par rapport à cet article l’ouvrage L’âme musulmane en Tunisie, 1934

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 15:54

 

Après avoir vu la pièce de théâtre, après avoir lu et relu le livre pour publier Au carrefour Wajdi Mouawad, je viens de voir le film de Denis Villeneuve qui s’intitule : Incendies. Le cinéma donne au texte de Wajdi Mouawad des paysages, des bruits, des réalités que le théâtre n’a pas à évoquer. Le film est donc une œuvre en soi, une œuvre dont nous avons en main un dessous des cartes affiché, puisqu'il y a la référence à la pièce. Et le jeu artistique mérite ce va-et-vient rendu possible entre les obsessions de Mouawad et celles de Villeneuve, un va-et-vient qui, me semble-t-il, nous concerne tous. Je vais me limiter à deux cas de figure qui touchent au statut de l’histoire et à celui de la culture.

La répétition dans l’histoire

Une des obsessions communes tient à la «répétition » de l’histoire. Le montage du film fait ressortir autrement que la pièce ce retour : d’une fille qui cherche son père, à une mère qui cherche son fils. Dans la pièce, le phénomène apparaît dans une plus grande diversité avec la mère qui « investit » dans l’éducation de ses enfants, comme la grand-mère avait "investi" dans la sienne. Le retour de l’histoire, dont la répétition renvoie au culte des mythes, le retour de ses permanences qui nous surdétermineraient, voilà deux phénomènes qui conditionne la lutte pour la liberté à la capacité d'à affronter ce « poids » de l’histoire. On découvre comment la fille doit vaincre, y compris les réactions de son frère, pour vérifier que la mort n’est pas une fin, comme l’explique le notaire du passé. Le film transforme d'ailleurs le notaire comique de la pièce en un notaire bon enfant, et son étude notariale comprend les dossiers du grand-père, du père et les siens mais ils seront sans suite car il n’a pas d’enfant, d’où sans doute l’explication de son attention envers les enfants de sa secrétaire.

Sans développer ce point, je considère que tout artiste a vocation à privilégier l’histoire en tant que cycle pour que son œuvre entre ainsi dans l’histoire, pour qu’elle devienne chef d’œuvre éternel de la civilisation. Tout politique va privilégier au contraire l’histoire dotée d’un sens, une histoire qui deviendrait un progrès inévitable (les conservateurs pensent l’histoire comme stable afin que tout change pour que rien ne change et se masquent aujourd’hui au moyen des termes « réforme »... et révolution  ). Une révolution n’est plus alors le retour d’une révolution mais une avancée de l’histoire, une indépendance s’ajoutant à une indépendance.

Dans le film qu’il est peut-être plus émouvant encore de découvrir au moment où les peuples de Tunisie et d’Egypte réussisent à chasser leurs dictateurs, on constate que malgré les deux contextes très différents (Moyen-Orient dans la guerre, et Canada dans la paix), l’histoire à titre individuel, familial passe par les mêmes chemins.

La disparition d’Antoine

Denis Villeneuve fait disparaître totalement un personnage cher à Mouawad : Antoine. Cette constatation n’est pas un reproche mais une façon de faire apparaître que le cinéaste a tenu à évacuer une des obsessions majeures de Mouawad.

Qui est Antoine ? Antoine Ducharme est l’infirmier qui a soigné l’héroïne, Nawal, et qui ensuite est devenu un homme de théâtre. C’est en parlant avec lui que Jeanne nous apprend l’essentiel : sa mère a commencé à se taire le 20 août 1997 après avoir suivi les procès du Tribunal International. Situation totalement différente dans le film : la découverte de l’homme recherchée a lieu à la piscine avec les trois points sur le pied, alors que dans la pièce c'est par le jugement des criminels  !

Mouawad fait circuler cette autre obsession classique : la culture ne serait-elle pas un masque qui cache la vie, parfois en la soulageant ? L’héroïne n’est autre que la femme qui chante, la femme qui se sauve par le chant, le chant lui permant d’affronter la vie. Un fil conducteur circule autour de la « distance » culturelle qui généralement se traduit au cinéma par la technique du film dans le film, une façon de montrer les dessous du décor. La culture jouant un double rôle : elle calme les plaies mais masque le réel, et au final on ne sait quel est le bénéfice.

Prenons cette photo qui court le long du film : elle apparaît comme un élément du réel, or dans la pièce elle est étudiée et déchiffrée par le dénommé Antoine, homme de culture qui faisait écouter de la musique à Nawal. Cette photo est-elle un instrument de l’environnement culturel ou un témoignage du réel ? Comme souvent dans la vie nous sommes face à de fausses oppositions car en fait, dans la pièce, comme dans le film, ce sont des hommes de la vie qui peuvent lire les détails significatifs de la photo !

En conclusion, disons que la pièce tire les obsessions vers une interrogation de l’articulation vie/culture (la première étant dominante) alors que le cinéma contraint de montrer la vie tire les obsessions vers une interrogation de l’articulation histoire familiale/histoire sociale (la première étant dominante). 13-02-2011 Jean-Paul Damaggio

 

Info québécoise :

Incendies franchit le seuil des 150 000 entrées en France

La Presse canadienne   10 février 2011  Cinéma

Paris — Le film Incendies de Denis Villeneuve s'apprête à franchir le cap des 150 000 entrées en France.

Quatre semaines après avoir pris l'affiche sur les écrans français, le long métrage tiré de la pièce de Wajdi Mouawad confirme son succès, continuant sa carrière avec une constance remarquable. Le film en était mardi soir à 140 000 spectateurs. Au rythme où vont les choses, il a de bonnes chances de finir sa course autour des 300 000 entrées, estime-t-on.

Incendies avait connu des débuts très prometteurs lors de sa première journée d'exploitation, le 12 janvier. La tendance s'est maintenue puis renforcée dans les jours suivants, tant et si bien que le film, au lieu de perdre des salles comme cela se produit normalement au bout d'un moment, en a gagné plusieurs chaque semaine. Hier, il a ainsi entamé sa cinquième semaine sur 95 écrans, 25 de plus qu'il y a un mois!

Au Québec, Incendies connaît un regain d'intérêt depuis qu'on a appris sa nomination pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère.

En France, cette information n'a pas eu le même retentissement et n'a sans doute pas pesé sur la fréquentation des salles. La sortie de ce long métrage sans vedettes signé par un réalisateur inconnu (auquel est tout de même associé le nom de Wajdi Mouawad) a été accompagnée par une solide campagne d'affichage puis portée par une critique très enthousiaste. Mais au final, comme toujours dans ces cas-là, c'est le bouche à oreille qui en a assuré le succès.

«Je lis les blogues, les commentaires sur les sites de cinéma, j'entends les spectateurs, je parle aux responsables de salles: le bouche à oreille est très fort», explique Isabelle Dubar, la patronne de Happiness, qui distribue le film en France.

Pour elle, le succès tient donc en quelques mots: un bon film avec un sujet fort. «Au final, dit-elle, c'est le film qui l'emporte.»

Au box-office québécois, Incendies vient de franchir le seuil des 3 millions de dollars. Une vingtaine de copies ont été ajoutées après l'annonce de sa nomination aux Oscar (pour un total de 33 salles).

Hier, on annonçait que le film est finaliste dans 10 catégories pour la remise des prix Jutra.

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 15:22

Voici un autre texte ancien d'une certaine actualité pour qui veut voir la réalité en face. JPD

 

7 mars 1996

 

Lettre à André Suarès

 

C'est Emile Antoine Bourdelle qui m'a conseillé de vous écrire. Comme vous, il est mort depuis longtemps, mais les lettres pleines d'émotions que vous avez échangées avec lui, entre 1922 et sa mort, nous restent, et elles m'incitent à écrire ces quelques mots.

Tout tient en cette date largement oubliée aujourd'hui : le 7 mars 1936. Voici 60 ans exactement.

Vous avez été bouleversé et par l'événement et par la réaction des Français. Votre éditeur, Bernard Grasset, décida le 9 mars que votre livre enfin sous presse irait au pilon. Et vous avez été d'accord. Quelle douleur ! Quelle folle douleur ! Votre livre, Vues sur l'Europe confirmait l'actualité. Avec Bourdelle vous avez parfois évoqué ce don de "voyance" qui n'a rien à voir avec le charlatanisme mais avec votre grande conscience du monde. Les charlatans, voilà d'ailleurs le type classique de vos ennemis.

Vous étiez dans le maigre camp des défenseurs de l'esprit et vous hurliez parce que l'esprit disparaissant. L'homme perdait son histoire, sa culture. Comme Bourdelle, vous ne faisiez pas dans la dentelle et on peut toujours trouver dans vos formules de guerre, des cibles malheureuses issues parfois d'une vision trop européenne du monde.

Le drame infini c'est que l'histoire vous a donné raison sur toute la ligne et quand, en 1939, on accepta de publier votre livre, il était trop tard : l'infamie, le mensonge, les atrocités, les cruautés, toute la bestialité humaine allait dévaster la planète comme jamais.

Vous étiez juif, sans être religieux, et cet état vous rendit, peut-être plus que d'autres, sensible à ce qui se tramait en Allemagne.

Vous étiez sensible et extrémiste et dans une époque où les extrêmes prenaient le premier rang, vos phrases à la hache, vos sirènes syntaxiques, vos hurlements de rage auraient dû réveiller l'intelligence.

J'ai écrit "vos formules de guerre" mais il s'agit d'une guerre à la guerre quand arrive l'heure où la paix a besoin de la force. Votre livre a été refusé aux lecteurs français surtout à cause du chapitre 20 : vous y décriviez l'Apocalypse que Mein Kampf nous promettait. Votre livre a été refusé aux lecteurs français pour ne pas fâcher encore plus le méchant Hitler. J'ai lu comme vous les formules savantes qu'usaient les journaux pour donner une sucette à Mussolini. Pour ne pas repousser ce truand vers l'extrême-droite, il fallait l'amadouer. Le pauvre ! L'Italie n'avait pas de colonie, il fallait bien que le Duce s'en donne une en Ethiopie et maintenant que c'était fait en ce mois de mars 1936, il fallait passer l'éponge et espérer que l'avenir le rendrait sage. La S.D.N. pouvait abroger les sanctions prises contre notre voisin dont vous avez tant étudié la culture, sans doute autant que la culture allemande.

Vous aviez lu Mein Kampf et vous aviez noté :

« A l’étranger, il est à peine croyable qu'on doute de sa malfaisance et qui Hitler trouve encore une excuse. On feint de croire que l’homme de Mein Kampf n’est pas celui qui règne sur l'Allemagne désormais : on soutient qu’en dix ans il a dû changer et n'être plus si sauvage. Quel aveuglement […] Il déclare qu’il a besoin de dix ans pour rendre le peuple allemand capable de faire la guerre et d’exterminer la France ; qu’il faut offrir une paix pour dix ans à ceux qu’on sera en mesure d’anéantir le onzième Et vous hésitez à lui refuser l’assurance et le délais qu’il vous propose ? »

 

Le 7 mars 1936 (qui entraîna le 9 mars et le reste) Hitler provoquait la remilitarisation de la Rhénanie et la France préparait des élections. Elections que connurent aussi deux autres pays : l'Allemagne où le dit Hitler obtint 98,79% (parfois la précision des chiffres a son importance) et l'Espagne qui le mois avant (le 16 février) vit le succès démocratique du Frente popular.

En France la révolte se produira au cours des mois de mai et juin 36. Tout le monde sait que la défaite de la France en Mai 40 est une revanche préparée dès Juin 36.

Le 7 Juin 1936 à la Chambre des députés, Xavier Vallat, député de l'Ardèche, accède à la tribune. L'ambiance monte de quelques degrés quand il évoque 1934, pour condamner la présence au gouvernement de Pierre Cot. Les communistes crient : Chiappe ! Chiappe ! Chiappe ! en prison ! L'extrême-droite répond : A Moscou! A Moscou ! Puis ce sera l'explosion suite aux mots suivants :

« C’est la première fois que ce pays gallo-romain sera gouverné par un juif. »

Léon Blum tente de quitter l'hémicycle puis se ravise. Le président de l'Assemblée, Herriot, proteste :

« J’ai le regret d’avoir à vous dire M. Vallat que vous venez de prononcer des paroles inadmissibles Je vous prie de les retirer. »

 

Et Vallat qui, en ce jour historique, tient le scandale au bout de ses lèvres Insiste :

« Je n’entends pas oublier la solidarité qui m’allie à mes frères d’armes israélites mais je tiens à dire tout haut ce que tant de gens pensent tout bas. Pour gouverner ce pays de paysans, il vaut mieux un homme sorti du peuple qu'un autre dont la grande intelligence ressort surtout de l’étude du Talmud ! »

Hurlements, vacarmes. Dans la rue l'extrême-droite crie : « la France aux français »

Mais tout ce que je viens d'écrire, vous le savez mieux que moi cher Suarès, alors venons aux faits, aux raisons exactes de cette lettre.

A étudier cette année charnière, on ne peut sortir indemne de l'épreuve. D'un côté une révolte ouvrière en France qui révèle de façon exemplaire, une pure soif de justice et de l'autre les nuages noirs des pouvoirs quelconques qui calculent l'horreur.

Blum avec sa faiblesse habituelle devant la décision grave, calcule les éventuels mauvais coups des radicaux et pour les prévenir, il abandonne l'Espagne républicaine.

Staline calcule les attentats auxquels il dit avoir échappé et pour les prévenir il fusille à tour de bras suite à des procès odieux.

Hitler calcule les risques de son expansion programmée.

Franco calcule et considère qu’il se doit de garder Madrid pour la fin de la guerre. Son avancée victorieuse sera méthodique c'est-à-dire criminellement méthodique.

Mussolini calcule les bénéfices de sa victoire en Ethiopie. Dans son cirque, sur le plan intérieur comme extérieur, il quitte le statut du clown pour celui du dompteur.

Roosevelt calcule le nombre de voix qui doit lui assurer une réélection probable mais pas certaine.

1936, année cruciale : celle de tant de rages et d'espérances ... et aussi celle de tant de calculs !

A étudier cette année charnière, je me dis qu'aujourd'hui en 1996 on n'est pas sorti de l'auberge car nous vivons l'âge de la pensée instantanée celle qui tue l'histoire pour se dire libre. Tous ceux qui se soulevèrent contre la soumission, restent des amis que sans cesse nous devons cultiver. Ensemble, ayons du cœur à lutter. Respectueusement.

Jean-Paul Damaggio

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 15:12

 

En Midi-Pyrénées la vie est très calme sur la question du financement de Bordeaux-Tours. Je défie quiconque de trouver un seul article sur le sujet dans La Dépêche du Midi. Inversement, Sud-Ouest fait feu de tout bois et les résultats sont surprenant. La Communauté urbaine de Bordeaux s'incline mais elle a gagné quoi ? Une convention spéciale qui dit quoi ? Je n'arrive pas à comprendre...

 

Sud-Ouest 10 février 2011

 

LGV : la CUB et RFF enterrent la hache de guerre

Au terme d'âpres négociations, un accord a été trouvé     

Dans le sillage de Michel Héritié, le maire d'Ambarès-et-Lagrave - la commune la plus impactée par le passage de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Tours - de nombreux élus de la rive droite ont peu apprécié l'attitude de Réseau Ferré de France en ce qui concerne les travaux d'aménagement visant à minimiser l'impact de la ligne (isolations phoniques…). À tel point que Vincent Feltesse, président PS de la CUB, avait réuni les uns et les autres sur le terrain pour tenter d'accorder les violons. Mais cela n'a pas suffi, puisque les discussions se sont poursuivies dans un climat que l'on qualifiera d'âpre, entre commune et RFF. Le dernier conseil de CUB n'avait d'ailleurs pas voté la convention qui liait les deux parties (soit une somme de 17 millions d'euros qu'injectera la CUB). Le vote a été ajourné et renvoyé au conseil de CUB de vendredi. Une manière d'accroître la pression sur RFF. Il semble que la méthode ait porté ses fruits puisque le fameux protocole d'accord entre État, CUB et RFF a été signé. C'est donc sans une ombre au tableau que le conseil de CUB votera la convention de financement du tronçon Tours - Bordeaux de la ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique.

 

Dans un article du 21 janvier on y apprend que le 28 février le Conseil régional Midi-Pyrénées va voter la Convention de financement alors qu’à la question posée aux divers groupes politiques, il ne nous a été répondu à ce jour que le point à l’ordre du jour, c’était le schéma régional des transports. Mais en quoi cette Convention pourrait-elle différer de celle votée par Pierre Cohen, l’ami de Malvy au Grand Toulouse, début décembre 2010 ?  

 

21 janvier Tours-Bordeaux

Tours-Bordeaux : Pas de TGV avant 2017

Il faudra plus de six ans pour construire la ligne nouvelle. Et les négociations continuent. Avec de gros contributeurs publics.

Ce n'est pas gagné. Le contrat de concession pour la construction et la maintenance de la ligne nouvelle à grande vitesse entre Tours et Bordeaux n'est toujours pas signé. Comme le dit une source financière proche du dossier, « on est bien dans la dernière ligne droite, mais personne ne sait quelle est sa longueur ».

Il faudra soixante-seize mois depuis la signature du contrat de concession entre Réseau ferré de France et Lisea, le groupement conduit par la société Vinci, jusqu'à la mise en service de la ligne, soit six années et deux mois. Elles ne seront pas de trop, car il s'agit, rappelons-le, de construire 302 kilomètres entre Tours et Bordeaux, un investissement supérieur à 7 milliards d'euros. Ce qui, au mieux, mettrait Bordeaux à peine à plus de deux heures de la gare Montparnasse, pour le printemps 2017.

Conditions landaises

Après moult reports, l'hypothèse d'une signature à la fin du mois de février est aujourd'hui avancée. Elle donnerait un feu vert aux travaux. Mais il faut que les 57 collectivités du Grand Sud-Ouest sollicitées aient délibéré.

Il semble clair que les négociations continuent bel et bien avec certains gros contributeurs. Les Pyrénées-Atlantiques, la Région Poitou-Charentes et le Conseil général des Landes réservent en effet encore leur signature. Et celle-ci est essentielle à la signature du contrat de concession. « Nous ne sommes pas au bout de la négociation sur la Pau-Oloron et la gratuité de l'échangeur de Saint-Jean-de-Luz-Sud », indique Max Brisson, vice-président du Conseil général à Pau. Henri Emmanuelli, lui, veut obtenir, pour le lancement de travaux vers l'Espagne, un accord similaire a celui négocié par Martin Malvy pour le prolongement de la LGV Bordeaux-Toulouse.

La convention financière du Tours-Bordeaux est aussi soumise à l'assemblée plénière de la Région Midi-Pyrénées, le 28 février. « L'intérêt général va bien finir par s'imposer », estime Bernard Uthurry, vice-président de la Région Aquitaine. Nombreux sont ceux qui l'espèrent depuis des mois. Dernière ligne droite ?

Dès ce matin, Vincent Feltesse, président de la CUB et Michel Héritié, le maire d'Ambès feront le tour des chantiers et présenteront les avancées obtenues dans cette négociation, et notamment la convention spéciale qui liera Ambarès et RFF.

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 14:35

LGV-lacourt.jpg

L’apparition de la LGV sur le secteur a donné naissance à une association « Non aux tracés » qui a un site internet du même nom. Après une année d’actions autour du tracé, une nouvelle association est née « Non à la LGV », pour en revenir au débat de fond, un débat bien souvent refusé sur tout le secteur allant de Saint Jory à Saint Porquier.

En conséquence la réunion annoncée sera un test important pour les opposants à ce projet pharaonique. Pierre Ortavent responsable de l’association va pouvoir bénéficier de l’appui de Charles D’huyvetter http://www.tgv-albret.fr/  qui apportera les informations du Lot et Garonne, et une expérience de lutte ancienne et Le Collectif Val de Garonne Lomagne. Toutes le forces politiques ont été invitées à venir donner leur point de vue, de l’UMP au NPA. Pour le moment, seul le NPA a annoncé sa présence (d’autres réfléchissent). Des maires du secteur devraient être présents également. Bref, un débat ouvert et une information unique qui devrait attirer l’attention des citoyens. JPD

 

Le communiqué de l’association :

L'association « Non à la LGV », sise à Lacourt Saint Pierre, organise sa première réunion publique à la

salle des fêtes de Lacourt Saint Pierre,

 le mardi 22 février 2011, à 20 h 30.

Cette réunion a pour but de présenter une information la plus complète et objective possible sur le projet de LGV Toulouse/Bordeaux, les motivations réelles de ce projet, ses incidences sur l'environnement, sur la fiscalité, sur le schéma de transport ferroviaire sous-tendu par cette évolution. Nous pourrions tous être amenés à considérer les choix d'aménagement du territoire qu'un tel projet induit. Il pourrait s'agir de débattre de façon contradictoire, dans le but à la fois ambitieux et modeste d'éclairer la pensée de chacun d'entre-nous, qui sommes tous concernés par ce projet.

        Nous avons le grand plaisir de vous convier à cette réunion dont l'intérêt et la richesse des débats dépendent directement de la présence du plus grand nombre des acteurs concernés par cette affaire.

Merci de nous faire savoir si vous penser pouvoir être des nôtres, afin de la préparer au mieux.

Pierre Ortavent Président de « Non à la LGV »

05 63 31 94 83        pierreortavent@yahoo.fr

 

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 14:24

Nous avions eu le cas de Martin Malvy (Midi-Pyrénées) annonçant à cor et à cri qu’il ne paierait Bordeaux-Tours qu’avec la garantie que Bordeaux-Toulouse se fasse. Bavardages oubliés. Pour Ségolène Royal les décisions seront prises le 18 février.

http://www.poitou-charentes.fr/files/assemblee_regionale/arretes/2011-02-18-cp/VI.3.pdf

Notons en passant que c’est la première fois que je trouve sur un site politique la fameuse convention avec Vinci….

Pour ceux qui ne veulent pas se pencher sur le long document ci-joint, indiquons que le paiement reste conditionné mais dans une démarche inversée. Nous votons Bordeaux-Tours mais nous paierons que suivant la prise en compte des conditions. Est-ce que vous saisissez la nuance avec l’autre démarche affirmée jusqu'à présent : « nous signerons quand nos conditions seront acceptées » ?

Je ne me permettrais un commentaire que le 20 février.

En attendant, sur le site du Conseil régional Poitou-Charentes, j’ai envoyé un mot à la présidente : « Allez-vous payer ? » J’attends la réponse… sans illusions.

JPD

 

 

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 22:18

L'association « Non à la LGV », sise à Lacourt Saint Pierre, organise sa première réunion publique à la

salle des fêtes

de Lacourt Saint Pierre,

 le mardi 22 février 2011,

à 20 h 30.

 

Cette réunion a pour but de présenter une information la plus complète et objective possible sur le projet de LGV Toulouse/Bordeaux, les motivations réelles de ce projet, ses incidences sur l'environnement, sur la fiscalité, sur le schéma de transport ferroviaire sous-tendu par cette évolution. Nous pourrions tous être amenés à considérer les choix d'aménagement du territoire qu'un tel projet induit. Il pourrait s'agir de débattre de façon contradictoire, dans le but à la fois ambitieux et modeste d'éclairer la pensée de chacun d'entre-nous, qui sommes tous concernés par ce projet.

 

        Nous avons le grand plaisir de vous convier à cette réunion dont l'intérêt et la richesse des débats dépendent directement de la présence du plus grand nombre des acteurs concernés par cette affaire.

Merci de nous faire savoir si vous penser pouvoir être des nôtres, afin de la préparer au mieux.

                                                       Pierre Ortavent

                                                       Président de « Non à la LGV »

                                                       05 63 31 94 83

                                                       pierreortavent@yahoo.fr

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 20:19

Il est dur de suivre l’actualité LGV. Encore Lundi je pensais que le Conseil Poitou-Charentes se refusait à payer Limoges-Poitiers et je découvre le petit article ci-dessous :

1er février 2011 Sud-Ouest

Où en est le dossier de financement de la ligne ferroviaire à grande vitesse entre Tours et Bordeaux ? Et bien une chose est déjà presque sûre : la région Poitou-Charentes ne veut pas participer...

C'est Ségolène Royal qui l'a laissé clairement entendre. Elle était ce lundi interrogée lors de la commission permanente du conseil régional de Poitou-Charentes par l'élu UMP Olivier Chartier. Celui-ci s'intéressait notamment à la date de la signature d'une convention entre Etat et Région sur ce chantier à sept milliards d'euros au total où la participation de la région était estimée à 103 millions d'euros.

"Je veux mettre l'Etat devant ses responsabilités", a répondu Ségolène Royal. Elle a indique qu'elle n'avait pas l'intention de participer à ce financement puisque "ces infrastructures relèvent de la compétence de l'Etat".

 

Ce texte très court est très important or lundi j’étais à une coordination anti-LGV et faisant état des financeurs de Bordeaux-Tours les présents n’était pas plus que moi au jus. Or nous sommes en février 2011, presque un an après la décision de donner Bordeaux-Tours à Vinci.

 

Et à présent Fillon sur le chantier LGV Rhin-Rhône :

« Qui serions-nous si nous laissions aux générations futures quelques milliers de kilomètres de ligne à grande vitesse, et, à côté, 30.000 km de voies non entretenues à reconstruire? »

 

Cette petite phrase est une demi-surprise pour tous ceux qui se souviennent que dans la Sarthe, au sujet de la LGV Le Mans-Rennes, Fillon fut très longtemps un opposant résolu à ce projet, lui préférant le pendulaire.

 

Deux signes qui, s’ils se confirment, signent l’arrêt de mort de Bordeaux-Tours. Or Vinci a déjà investi… Dans les couloirs des pouvoirs la bataille doit faire rage. Je comprends mieux la colère de Rousset, président d’Aquitaine qui voit sous ses yeux s’effondrer son vieux rêve ! Si pour lui faire plaisir j’ajoute que tout indique qu’en avril les Hautes-Pyrénées refuseront de payer… 9-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 18:26

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Dans une rue de Montauban je croise un ami qui m’indique la publication d’un livre de Cladel disponible chez Deloche. Comme c’était là ma direction, j’entre dans le magasin et je demande le livre. Première surprise, ce n’est pas une réédition mais l’édition d’un inédit que j’avais consulté à la BM de Montauban. Deuxième surprise, le libraire m’indique que c’est son serrurier qui est l’auteur de ce travail : recopier le manuscrit, trouver un éditeur (Publibook éditeur à la commande) et présenter puis annoter le livre.

Je félicite Christian Delpérié pour ce travail courageux et je suis sûr que Cladel aurait été heureux d’apprendre qu’un artisan se soit lancé dans une telle opération.

Nous reviendrons sur le contenu du roman. JPD

Xilder, Léon Cladel, Publibook, 184 pages, 20 euros

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 18:20

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Voici un livre dont nous reparlerons dès parution, un livre dont nous savons déjà qu'il doit être chargé d'une immense humanité car il associe, le texte, l'image et le son, et concernant le photographe Gilles Favier, nous savons aussi qu'il est un artiste unique. L'alliance avec Laure Teulières et Sara fait que l'ensemble devrait permettre d'approcher autrement ces travailleurs venus d'ailleurs. JPD 

 

Présentation de l'éditeur

Depuis toujours, des travailleurs venus d’ailleurs se sont installés, au gré des nécessités économiques, dans les régions de France. Leur histoire fait partie de la mémoire collective. Ce livre réunit les portraits d’ouvriers immigrés de la région Midi-Pyrénées, sur trois générations,

photographiés par les deux photographes spécialisés dans le documentaire que sont Gilles Favier et Sara Jabbar-Allen. De brefs récits de vie accompagnent les images. Un DVD rassemble des portraits radiophoniques.

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Détails sur le produit

Broché

Editeur : Editions du Rouergue (2 mars 2011)

Collection : ROUERGUE LITTER

Langue : Français

ISBN-10: 2812602104

ISBN-13: 978-2812602108 

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