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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 18:07

Les  Amis  de  Renaud  JEAN

Journal La Voix de la Terre Février 1961

Congrès départemental de la F.D.S.E.A. 47

Discours de clôture de Renaud JEAN Secrétaire Général

(Son dernier discours : il décèdera le 31 Mai 1961 à 74 ans)

 

(un grand merci à André Larralde pour le travail régulier qu’il poursuit.JPD)

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En premier lieu, je voudrai dire un mot sur une question invoquée au cours de ce congrès : est-il exact, qu’en 1960, le syndicalisme agricole n’ait rien fait pour les paysans ?

Comme vous le savez, notre Conseil d’Administration dans son rapport général, a essayé de mettre à jour nos faiblesses et nos insuffisances. Il a procédé à son examen de conscience, et à ce que j’appellerai moi, son autocritique.

Certains lui ont même reproché d’avoir poussé le tableau un peu trop au noir. Je ne le pense pas. Je pense que nous nous sommes efforcés d’être vrais, et que nous y avons réussi.

Nous avons eu en effet des faiblesses et des insuffisances. Mais cela ne veut pas dire que nous avons rien fait et rien obtenu, cela veut dire que nous aurions pu faire et obtenir davantage.

Voyons d’abord dans le cadre départemental. Ce matin, notre ami DUBOIS qui m’a remplacé, qui a pris en somme le flambeau que je lui ai tendu à la Commission des Impôts Directs, vous a dit ce que nous avons fait pour l’impôt sur les revenus agricoles. Notre Fédération a bien travaillé en 1959, elle travaillera bien l’année prochaine. J’affirme ici, que depuis que la Fédération existe, elle a fait économiser des centaines de millions de Francs d’impôts aux paysans du Lot et Garonne. J’affirme, que rien que pour les impôts, la Commission vous a fait rembourser au centuple ce qu’elle vous a demandé en cotisations.

Ce matin, le Président a évoqué la lutte qu’a menée l’association pour la défense et l’assainissement du cheptel. Mais si dans ce département, il y a une association aussi puissante et aussi efficace, c’est parce qu’elle a eu comme support le syndicalisme agricole.

C’est la première fois ce matin, que nous avons la présence de Monsieur Le Préfet à notre Congrès, cela vaut la peine d’être indiqué. Eh bien je déclare, et personne ne me démentira, que si l’échange blé contre pain n’a pas été modifié en 1960 par Monsieur Le Préfet, c’est parce qu’il y a une Fédération syndicale dans ce département. L’année dernière, la Fédération a empêché Monsieur Le Préfet de l’époque, de prendre des arrêtés qui auraient permis aux boulangers de ne donner que 42 kg de pain par sac de blé. Cette année, Monsieur Le Préfet avait le pouvoir, s’il l’avait voulu, de faire passer le blé d’échange par l’organisme stockeur, ce qui aurait permis en fin de compte, la taxation du blé d’échange au même titre que le blé commercial.

La Fédération y a été pour quelque chose, et je pourrai ainsi multiplier les exemples.

Par conséquent, je pense que dans le cadre départemental, la réponse à la question est parfaitement claire : oui en 1960, bien que souvent faible et insuffisant, le syndicalisme a mérité des paysans.

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Mais certains me diront : il y a aussi le cadre national. Il y a la Fédération Nationale et les dirigeants de la Fédération Nationale.

Mes amis, personne ne me démentira si je dis : il n’y a personne dans ce pays, qui ait combattu avec plus de forces que moi les dirigeants de la Fédération Nationale. Mais cependant, j’affirme également, que la loi d’Orientation Agricole a été un fait important, un fait sans précédent. Je sais bien que ce texte ne contient pas le mot  « indexation », pour lequel nous avons manifesté pendant des mois, mais pourquoi cela ? Parce que le Gouvernement ne l’a pas voulu, et avec la majorité du Parlement actuel, il était certain à l’avance que dans un pareil débat, le Gouvernement aurait le dernier mot. Mais je vous ferai remarquer que cette majorité, ce n’est pas le bon dieu qui nous l’a donné, c’est le corps électoral, ce sont les Français.

Donc, il n’y a pas le mot indexation dans le texte, mais rien n’en exclu la possibilité. Quand dans une loi, il y a l’article 31 qui indique que les prix seront établis en tenant compte intégralement de la rémunération et des charges du travail et du capital, un pareil texte contient l’obligation morale de faire l’indexation. L’on me répondra peut-être : mais par la suite, le prix du blé a été fixé par indexation ? C’est exact, mais qu’est ce que cela prouve ? Cela prouve qu’une obligation morale n’est pas forcément une obligation matérielle. Cela prouve que pour obtenir d’un Gouvernement quel qu’il soit, l’application loyale d’un texte, quand un Gouvernement est contre ce texte, pour aboutir à cette application, il faut des efforts aussi longs, aussi prolongés, que pour faire voter ce texte. Or, je vous rappellerai que ce texte n’a pas été voté sans mal, le texte qui a été soumis au début du Parlement, ce n’est pas celui qui est devenu loi, mais dans l’intervalle, il y a eu dans ce pays de puissantes manifestations paysannes, comme il y en avait eu en 1957, lorsque Monsieur GAILLARD consentit l’indexation. Ici, l’an dernier, le Congrès a été jumelé avec, dans l’après midi, une manifestation de masse, quelques semaines plus tard, nous étions à AUCH 25 à 30 000. Dans le pays, des centaines de milliers de paysans s’étaient soulevés. Et les députés assistaient un peu inquiets à ce spectacle, même les députés gouvernementaux et le Gouvernement qui a senti le vent de la révolte, s’est un peu incliné.

Par conséquent, je réponds à la question : oui en 1960 le syndicalisme a été utile, oui il a fait quelque chose, oui il a fait beaucoup de choses, vous ne pouvez pas le nier, et dans le cadre national, cette loi si vous avez la force de la faire appliquer, sera un pas en avant pour les paysans.

Seulement ce pas en avant, ne sera pas commode à faire effectuer. Il faudrait pour obtenir l’indexation réelle des prix, une action paysanne infiniment puissante et soutenue. C’est vrai pour les prix que le Gouvernement les fixe lui-même, c’est vrai pour les produits qui ne bénéficient que d’un prix indicatif, c’est davantage vrai pour les fruits et légumes qui sont soumis uniquement à la loi de l’offre et la demande. Le Gouvernement ne veut pas faire appliquer ces prix. Or, les prix de nos produits comment et où sont-ils fixés ? D’abord sur le marché intérieur, qui est de beaucoup notre client principal, et qui pourrait absorber beaucoup plus, à la simple condition qu’il n’y est pas l’écart actuel entre les prix à la production et ceux à la consommation. Mais s’il y a entre ces prix un écart aussi scandaleux, c’est évidemment un peu et même beaucoup à cause du bénéfice des intermédiaires, mais aussi à cause des taxes et tarifs de transports. Et s’il est vrai qu’en supprimant les bénéfices des intermédiaires on pourrait faire quelque chose, on ferait beaucoup plus en comprimant ces taxes et tarifs. Seulement dans ce cas, l’équilibre du budget qui d’ailleurs n’existe pas, en serait encore plus inexistant.

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Par conséquent, si l’on voulait défendre d’une façon réelle les prix intérieurs, il faudrait que l’Etat consente des sacrifices financiers. Il en faudrait aussi pour défendre les prix extérieurs.

Au sujet du Marché Commun, je me bornerai à dire que les réserves émises par notre Fédération, aussi bien pour la libération des échanges que pour le Marché Commun, sont entièrement justifiées par le fait que l’ensemble des mesures a beaucoup plus favorisé la vente des produits en France que celle de nos produits à l’étranger. Ici se pose la question : pourquoi cela ? Pourquoi ce courant, presque en sens unique ? Est-ce que par hasard nos produits ne vaudraient pas ceux des autres ? Je ne le pense pas. Il y a trois ou quatre ans, nous sommes allés au nom de la Chambre d’Agriculture, en mission d’enquête en Italie. Nous avons visité les marchés de la vallée du Pô, de la Lombardie etc.. et nous n’avons pas eu l’impression que les pêches italiennes étaient supérieures aux pêches françaises. Bien longtemps avant, à l’époque où j’étais sinon un jeune homme du moins un homme mûr, j’ai eu l’occasion à bien des reprises de comparer le bifteck de Bruxelles, de Berlin, et même d’autres pays, avec le bifteck de Paris, et j’ai toujours trouvé que le bifteck parisien supportait très bien la comparaison.

Mais alors, si nos produits sont aussi bons et même meilleurs que les autres, comment se fait-il qu’ils ne se vendent pas ? C’est à cause des avantages dont bénéficient à l’exportation les produits italiens, et j’ajoute, qu’il y a la suppression des droits sur les vins en Italie mais non en France. J’ajoute également, que si les Etats Unis inondent le monde de leurs marchandises, c’est parce qu’ils font des sacrifices énormes pour faire un dumping continuel sur les marchés extérieurs. Mais  quand le Gouvernement italien transporte les produits pour rien à la frontière, la compagnie de chemins de fer perd de l’argent, c’est l’Etat qui comble le déficit. Quand on veut payer des primes à l’exportation, il faut également que l’Etat y participe. Par conséquent, aussi bien pour les produits vendus à l’étranger, que la défense des produits vendus en France on aboutit à la question financière. Nous faisons craquer le cadre syndicalo professionnel, pour entrer dans le cadre de politique générale.

J’ai l’intention de vous démontrer qu’il en est de même pour d’autres problèmes. Mais pour l’instant, je voudrai m’arrêter quelques minutes sur une question qui me choque beaucoup. C’est-à-dire, l’abandon sur le plan économique, par les dirigeants de le Fédération Nationale, des exonérations pour les petits cultivateurs et de la progression pour les autres. C’est je le répète, un spectacle qui me choque parce que je constate que dans certains départements, les paysans acceptent de remplacer la justice réelle par la justice apparente.

J’ai assisté depuis plus de 60 ans à ces batailles. Cela a commencé sur le terrain de l’impôt au début du siècle. Auparavant, nous n’avions que l’impôt direct : le foncier, les patentes, la côte mobilière et les portes et fenêtres. On parlait de l’impôt sur le revenu, mais là deux thèses s’affrontaient, les uns disaient : l’impôt sur le revenu doit être proportionnel, les autres répondaient : non, il faut qu’il soit progressif. Qu’est ce que cela voulait dire ? Les premiers disaient : l’homme qui a par an mille francs de revenu, ou bien 50 000 francs de revenu, le taux s’il est de 5%, doit être le même pour tous. Les autres répondaient : pas du tout, ce n’est pas la justice, ce serait une monstruosité, parce que si vous prenait 5% à celui qui ne gagne que 1 000 francs, vous prenez sur son nécessaire, tandis que vous prenez sur le superflu de celui  qui en gagne 50 000.

 

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La bataille a été dure, ça a même couté cher à certains hommes politiques, que j’ai connu par la suite, qui défendaient la progression, en fin de compte on l’a emporté. Et puis la bataille a recommencée entre les deux guerres, lorsqu’ont été votées les lois économiques sous la III° République. A cette bataille, j’y ai participé activement, et même utilement. Aussi bien en ce qui concerne le statut vinicole que l’Office du Blé, là aussi il y avait des gens qui disaient : tout le monde paiera le même pourcentage, ce à quoi nous répondions : il faut que les petits échappent aux taxes, et qu’elles soient progressives pour les autres. Et là aussi en fin de compte nous l’avons remporté, et je pense que c’était justice.

Et voici que maintenant, le vieil homme que je suis, assiste à la démolition de l’œuvre qu’il a contribué à réaliser il y a 25 ou 30 ans. J’assiste à cette espèce de retour en arrière : vers l’injustice, sans protestation sérieuse de la part des syndicats, avec bien souvent au contraire, l’accord des gens que le syndicalisme a mis à leur tête, et parfois même hélas, sur la proposition de ces hommes.

Pour le blé, à partir du premier quintal il faut payer, il reste un semblant de progression, mais fortement atténué.

Pour le maïs, d’emblée on a mis la même taxe pour tout le monde et sur ce sujet, j’ai assisté comme vous Président, à certaines pirouettes qui m’ont inquiétées et que je n’ai pas encore compris.

Pour le vin, la quantité garantie par le Quantum est également réduite. Nous sommes en présence d’une politique d’ensemble qui tend à enlever tout ce que par le passé on a fait pour les petits, autrement dit, dirigée nettement contre l’exploitation familiale. Cette politique réactionnaire, dans le sens plein du terme, notre Fédération l’a combattue en toutes circonstances. Le Président l’a combattue à Dijon, chez les producteurs de blé, et je suis certain que dans notre résolution générale, vous la condamnerez avec nous.

J’en reviens à la ligne générale de mon exposé. Je vous ai démontré que la défense des prix à l’intérieur, ainsi que la défense des prix à l’extérieur, posent des questions de finances, par conséquent des questions de politique générale. Mais il y a autre chose. Si je ne me trompe, et je ne me trompe pas, il n’y a pas longtemps, le syndicat de Villeneuve a présenté au Maire de cette ville, un cahier de revendications demandant que le non-ensemencement soit considéré comme calamité agricole. Ainsi ce syndicat avec raison, reprenait un vœu que j’avais déposé, sur mandat de la Fédération, devant le Conseil Général, et qui avait été adopté par ce dernier. Nous demandions que tous ceux qui n’avaient pas ensemencé au moins les trois quart de leurs terres réservées au blé, soient considérés comme frappés par des calamités. Il faudrait évidemment une modification des lois, car ce n’est pas une calamité locale, cela touche l’ensemble du pays et coûterait au Trésor, si nous avions gain de cause, des dizaines de milliards et peut-être même des centaines de milliards. Par conséquent, là aussi question financière.

Et puis, il y a les adductions d’eau, l’irrigation etc...., ce qui veut dire, tournez les questions comme vous voudrez, tout ce que nous demandons est parfaitement justifié, mais aboutit toujours à poser la question financière, par conséquent je le répète, c’est une question de politique générale.

Je sais bien que le syndicat doit vivre indépendant des partis politiques et des pouvoirs publics. D’ailleurs ceux qui me connaissent bien, et à côté de qui j’ai travaillé, depuis 15 ans que j’occupe ce poste de Secrétaire Général de la Fédération, savent le souci constant que j’ai apporté à tenir la politique en dehors du syndicat, en particulier au moment des élections électorales.

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Seulement, il y a des moments où il faut regarder la vérité en face, et j’ai la conviction profonde que nous sommes à un de ces moments.

Les syndicats paysans ne doivent pas s’occuper de politique, mais malheureusement la politique s’occupe des paysans, qu’ils soient syndiqués ou non-syndiqués. Vous le sentez, tout maintenant se résume, à l’action de savoir comment seront réparties les richesses de l’Etat. Il s’agit de savoir si l’on va encore longtemps continuer à dépenser, chaque année, des centaines et des centaines de milliards de francs pour des dépenses improductives, ou mieux pour des besoins de destructions. Quelqu’un l’a dit : il n’y a qu’un seul pays en guerre sans interruption depuis 1939 : c’est le nôtre.

 J’ai déjà rappelé au Congrès ici en 1959, qu’il n’y avait pas de miracle allemand, il y a simplement le fait que l’Allemagne, de 1945 à 1956 ou 57, n’a pas eu un sou de dépenses militaires, et qu’elle a employé tous ses bras et cerveaux aux tâches productives. La France a dépensé au moins 15 000 milliards pour ses guerres. Je disais déjà cela il y a deux ans, le Congrès l’a compris. Deux ans ont passé depuis, durant ces deux années, la France a dépensé pour la guerre d’Algérie, au moins deux milles milliards, et puis nous avons tué des dizaines de milliers de personnes chez l’adversaire, et nous avons eu aussi des milliers de morts, parce qu’enfin quand on se bat, il y a des morts de chaque côté.

Que vous le vouliez ou pas, la question de la paix en Algérie est posée. Tout le monde l’a compris. Les Centrales syndicales de la C.F.D.T. à la C.G.T. ont examiné le problème, le Cercle National des Jeunes Agriculteurs l’a examiné aussi, et alors que tout le monde s’en occupe, que tout le monde en parle, est ce que le syndicalisme agricole sera le seul à rester indifférent et à fermer les yeux ?

Il y a quelques semaines, nous avons voté (référendum du 8 Janvier 1961 du Gal De Gaulle sur l’autodétermination de l’Algérie. Résultats : oui à 75,26%). Certains ont voté « oui », certains ont voté « non », mais je suis certain qu’aussi bien chez ceux qui ont voté « oui », que ceux qui ont voté « non », l’immense majorité veut une paix négociée sur la base de l’autodétermination, avec des garanties indispensables aux parties en présence. Je suis persuadé, que les « oui » aussi bien que les « non », et que les « non » aussi bien que les « oui », sentent qu’il faut en finir avec cette guerre, sans cela nous nous exposerions aux pires catastrophes sur le plan extérieur, et vous savez ce à quoi je fais allusion. Il n’y a que deux façons de finir une guerre : ou bien la finir par la victoire, ou bien la finir en négociant. Je mets ici, comme partout où je suis passé, au défi quiconque de dire qu’il croit, après six ans de guerre, à une victoire possible par les uns ou par les autres, qu’il croit qu’il soit possible aux Français de battre la rébellion, ou à la rébellion de battre les Français. A victoire impossible, il faut négocier.

J’ai voulu en quelques mots, vous démontrer que tout est possible de ce que nous demandons, mais à deux conditions : la première c’est que nous restions puissamment unis, la seconde, c’est que par notre action de masse, nous travaillions à faire la paix. 

 Renaud JEAN

 

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 14:30

 

L’article de La Dépêche publié le 13 juillet et repris en conclusion de cet article, pour laisser les lecteurs juges de ma critique, est un petit bijou. Les commanditaires, c’est-à-dire les financeurs se regroupent « pour mieux se défendre face à l’opérateur ». Un peu comme quand les responsables de supermarché se regroupent pour défendre les intérêts des consommateurs ! Car, même au risque de lasser, il faut le répéter : les élus ont commandé cette LGV, ils en paient l’essentiel et étant les payeurs ils seraient peu écoutés de l’opérateur ? Mais qui sera l’opérateur ? La Chambre des métiers de la Vienne se pose la question : la LGV Bordeaux-Tours étant « offerte » à Vinci, l’opérateur n’est plus RFF et ils craignent que les travaux soient donnés à des entreprises très peu locales (la loi des marchés publics fait que ce n’est pas une crainte mais une certitude). Ceci étant, la création de l’association n’est pas seulement la répétition de l’écran de fumée que  nous dénonçons depuis le début.

Qui sont les riverains ?

Quand on met en avant l’intérêt des riverains c’est qu’on a accepté la LGV, sauf que l’intérêt majeur des riverains serait l’abandon de la dite LGV ! L’article indique la source : après un voyage à Reims il a été jugé utile de se défendre de manière unie. Mais que dit-on des résultats de l’action des élus de Reims qui était dans un autre contexte très différent puisque RFF était en effet l’opérateur ? Il faudrait plutôt demander aux élus des Pyrénées Orientales dont le territoire a été traversé par la première LGV confiée au privé ! En se plaçant du point de vue des riverains c’est qu’on a acté le fuseau actuel qu’il faut à présent faire avaler. Et pas étonnant qu’il ait été acté puisque ce sont les amis politiques des dirigeants de l’association qui ont dit OUI !!! Que peut penser l’association citoyenne de Pompignan ? Que cette nouvelle association est une bonne chose ? Les citoyens peuvent-ils y adhérer ?

Qui sont les adhérents ?

Les forces politiques veulent démontrer, comme aime le répéter Jean-Michel Baylet, qu’elles prennent en charge la défense des intérêts des citoyens. Et personnellement je n’en ai jamais douté si on convient que de tels intérêts sont ceux définis par les hommes politiques en question ! Dans ce cas, les citoyens sont des victimes potentielles qui ont besoin de papa et maman pour les défendre. En conséquence quand le titre est « les communes se regroupent » il faut comprendre « les maires des communes se regroupent », situation devenue possible depuis la décision du fuseau car auparavant il y avait des intérêts divergents entre communes (suivant le lieu d’implantation de la gare). C’est clair nous sommes à une nouvelle étape de la lutte sociale. Les intérêts des riverains peuvent être tout autre chose : comprendre le pourquoi de la LGV, participer aux décisions etc. Je refuse le statut de victime pour lui préférer celui d’acteur social. La définition du citoyen c’est qu’il est acteur et qu’il devient seulement victime quand les politiques lui confisquent le droit de s’informer. Pour la LGV ce n’est pas de la LGV que nous risquons d’être les victimes mais des décisions politiques de la dite association !

Que vont faire les associations citoyennes ?

Certaines étaient déjà soutenues par les maires en question qui vont continuer de dire : vive les associations citoyennes qui luttent dans le même sens que nous. Il n’est plus surprenant que le président de l’association soit le maire de Pompignan, qui, bien placé pour accéder très tôt aux informations, a pu appuyer avant d’autres les luttes sur sa commune. Et le numéro deux est celui de Lacourt Saint-Pierre tous défenseurs de la LGV, en se cachant derrière des demandes de modification du tracé. Mais à présent, comme le maire de Bressols et comme celui d’autres communes, il vont devoir organiser l’existant, c’est-à-dire le fuseau. Il n’est plus surprenant de découvrir dans le conseil d’administration le maire de Saint Porquier qui n’a rien fait pour informer ses concitoyens. Il me semble que les associations citoyennes doivent tirer les leçons de cette opération afin de se donner les moyens de regrouper sur l’ensemble des communes concernées ceux qui ne veulent pas de la dite LGV. Au-delà des collectifs de village, il faut pouvoir organiser les citoyens isolés qui soient ou non sur la ligne et qui veulent apporter leur pierre au refus de LGV.

17-07-2010 Jean-Paul Damaggio  

 

Publié le 13/07/2010 10:33 | Alain BAUTE. LGV : les communes se regroupent

Une association regroupant les communes impactées par la future ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) a été créée hier au conseil général. Une union pour mieux se défendre face à l'opérateur... La population de trente-et-une communes (1) du département est concernée par le passage de la future ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV). C'est pour défendre ses intérêts qu'une association dite « des territoires traversés par la LGV » a été créée hier au conseil général (son siège) avec le concours de Jean-Michel Baylet et de la députée Sylvia Pinel, forts de l'expérience acquise avec le collectif de défense des communes face La Poste. « C'est parce que nous avons avancé unis qu'aucun bureau de Poste n'a complètement fermé chez nous » a rappelé l'élue radicale.

L'initiative d'hier est née d'un échange récent avec les maires de la région de Reims qui ont vécu eux aussi l'implantation de la ligne pour le passage du TGV Est. C'est en se structurant collectivement qu'ils ont pu alors peser sur les décisions prises par l'opérateur, garantir un minimum de concertation et in fine rendre moins douloureux, moins défigurant et plus en cohérences avec les territoires le passage du TGV.

Des proies vulnérables

« Cette association a pour vocation à se structurer rapidement en syndicat mixte » a clairement souligné son président, Alain Belloc, maire de Pompignan. « Elle a pour objet d'agir, de façon coordonnée entre les collectivités membres, dans le but de mieux appréhender les impacts de la LGV sur les territoires traversés. Elle a donc pour mission de défendre les intérêts collectifs par l'expression de positions communes ; d'analyser, toujours de façon coordonnée, les propositions de Réseau ferré de France (RFF), de mieux appréhender les impacts et d'obtenir les compensations les plus appropriées ; Enfin d'utiliser toutes les voies de recours et de défense des intérêts collectifs et de représenter l'association en justice. » Ainsi donc RFF va devoir compter sur un interlocuteur structuré, conscient que la LGV passera, mais soucieux de « ne pas laisser faire n'importe quoi », faisant sien ce propos de Jean-Michel Baylet : « Si on ne se regroupe pas, nous serons des proies vulnérables… »

(1) Les communes sont les suivantes: Dunes, Donzac, Saint-Loup, Saint-Cirice, Auvillar, Saint-Michel, Merles, Le Pin, Saint-Nicolas de la Grave, Caumont, Castelsarrasin, Castelmayran, Angeville, Saint-Aignan, Castelferrus, Garganvillar, Cordes-Tolosannes, Saint-Porquier, Escatalens, Lavilledieu du Temple , Montbeton, Montbartier, Lacourt Saint - Pierre, Montauban, Bressols, Labastide-Saint-Pierre, Campsas, Canals, Fabas, Grisolles, Pompignan.


Alain Belloc président

Le conseil d'administration a la composition suivante: Alain Belloc (Pompignan - président); Denis Lopez (Lacourt Saint-Pierre - secrétaire); Michel Delrieu (Auvillar - trésorier); Vice-présidents: Jean-Louis Ibres (Bressols); Michel Weill (Montbeton); Alain Molinié (Saint-Porquier); Bernard Dagen (Castelsarrasin); Jean-Claude Raynal (Montbartier); Christian Astruc (Dunes); Jean-Claude Giavarini (Castelmayran); Joël Capayrou (Saint-Nicolas de la Grave); Marie-Claude Nègre (Campsas).

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 13:07

 ivg-lgv

Le livre, ils disent non à la LGV Bordeaux-Toulouse, publié voici exactement trois mois par nos éditions, mérite un premier bilan. Ce compte-rendu en direct d’une lutte sociale, afin de servir la dite lutte, ne pouvait atteindre les rayons des libraires et autres marchands de journaux pour deux raisons : il n’aurait aucun compte-rendu dans la presse pour susciter l'achat (bien des journalistes qui évoquèrent le sujet l’ont eu entre les mains directement) et beaucoup de responsables des lieux de vente n’aiment pas faire du tort aux autorités (ce que fait le livre). Ce sont donc seulement trois librairies qui a ce jour ont vendu l’ouvrage : une à Bordeaux et deux à Paris. Ce premier bilan n’a pour moi rien de surprenant. Je me souviens d’un livre proposé à la vente de la maison de la presse à Montauban dont le responsable me demanda d’abord si les autorités y trouveraient à redire (« ils sont tous mes clients ») et après l’avoir rassuré, il accepta. Depuis les nouveaux propriétaires ne s’embarrassent pas de publications locales. Tout le monde ne procède pas de même ce qui fait que les livres de la Brochure sont en vente dans une dizaine de lieux du Tarn-et-Garonne mais pour la LGV, sujet chaud, il ne fallait pas en demander autant.

Dans cinq salons du livre, la couverture a souvent attiré l’œil mais là aussi la vente fut presque nulle. « Il faut bien que la LGV passe quelque part » est la réflexion que j’ai le plus souvent entendu et qui manifeste vis-à-vis du livre une double incompréhension : la question traitée n’est ni celle du tracé ni celle d’une opposition au train.

Comme prévu, la diffusion fut donc essentiellement militante, ce qui pose une problème puisque le livre s’est donc adressé surtout à des personnes dites « convaincues ». Sauf que comme aime le rappeler Monsieur Faucon-Lambert le monde ne se divise pas en convaincus et non-convaincus, mais en personnes convaincues du bien fondé de la LGV à 65 % et de personnes non convaincues à 45 %. La question de l’information est donc cruciale car c’est elle qui peut faire basculer élus et citoyens d’une position à l’autre.

Et c’est là que  le livre a joué et va encore jouer son rôle même si depuis les positions ont évoluées.

Le cas du financement

Depuis la publication du livre j’ai vu repris ici où là dans des journaux le montant de l’engagement de Midi-Pyrénées qui y est mentionné. La référence n’est jamais citée mais comme c’est le seul endroit (avec ce blog) où on trouve le total, je connais la source, et la connais d’autant mieux que je sais depuis… qu’elle est incomplète !

C’est d’ailleurs un point amusant. Quand j’ai mentionné la dépense pour Midi-Pyrénées, elle fut évoquée une semaine après par Martin Malvy sur son blog électoral… mais là aussi de manière incomplète. A ce moment là il était seulement question de la dépense des collectivités territoriales pour Bordeaux-Toulouse sans compter la dépense pour Bordeaux-Tours !!! Sur ce point, j’ai suscité un scepticisme actuellement dépassé car tout le monde en convient, les dépenses sont bien celles mentionnées. J’ajoute un rapport entre l’article du blog sur ce point et le livre. Plusieurs personnes m’ont indiqué avoir mieux compris la question financière à partir du livre qu’à partir de l’article du blog car le livre offre une cohérence plus difficile à percevoir avec la succession d’articles.

Le cas du principe de la vitesse

Car la question des finances n’a d’intérêt qu’en lien avec la question de la vitesse pour aboutir à cette question : le jeu en vaut-il la chandelle ?

Dans le dernier numéro des Nouvelles du Tarn et Garonne (journal du PCF) nous lisons la lettre d’un lecteur qui dit non à la vitesse et à son prix. Cette lettre de Claude Soufflet a été publiée car, en tant que nouveau compagnon de route du PCF (Claude Soufflet était le deuxième sur la liste Montauban Citoyenne), il était difficile de la jeter à la poubelle comme on aurait pu le faire pour une lettre de Jean-Paul Damaggio.  En peu de lignes, elle dit parfaitement bien l’essentiel d’autant qu’elle met nommément en cause les thèses du responsable PCF, Charles Marziani, qui, à lire le texte, a dû tomber du ciel. Le même numéro revient sur la question des finances en indiquant à propos de Toulouse-Bordeaux: « Le pouvoir en place entend-il confier au privé la construction et la concession de cette infrastructure comme c’est le cas pour le tronçon Tours-Bordeaux attribué au trust Vinci ? » Non seulement la réponse est connue (c’est OUI) mais ce n’est pas seulement  « le pouvoir en place » qui est d’accord avec cette triste perspective mais le pouvoir du Conseil régional qui se prépare déjà à financer, sans le dire clairement aux citoyens, le dit tronçon Bordeaux-Tours !!! Le financement par PPP est aujourd’hui inhérent à la construction des LGVs !

Le cas d’une lutte citoyenne

Toute une partie du livre décrit la lutte contre la LGV et pour l’amélioration des lignes existantes. Ce témoignage rare permet à mon sens de découvrir une action qui fait penser à celle des femmes en faveur de l’IVG. Elle est partie de personnes concernées qui ont montré qu’il fallait élargir la mobilisation tout en évitant un piège : celui des personnes souhaitant contourner le sujet en disant que l’IVG pouvait être évité si on portait l’effort sur l’information autour de la contraception.

Au départ les forces politiques majeures furent réticentes puis petit à petit le rapport des forces évolua jusqu’à l’obtention de la loi.

A un moment ou à un autre, demain ou après-demain, ce système va trouver ses limites comme celle des avortements clandestins qui traversèrent des siècles. Ce que chacun cherche (je ne prétends avoir accéder à aucune vérité définitive sur le sujet de la LGV) finira par porter des fruits de liberté, fraternité, solidarité et égalité.

Une nouvelle étape

Très sincèrement j’ai découvert derrière le débat sur la LGV un monde loufoque qui m’incite à écrire de la comédie. J’avais prévu des scènes de théâtre pour l’été mais je n’ai pas eu le temps d’arriver au but pour le moment trop pris par la nécessaire réponse à une actualité qui ne désarme pas. Dans le même temps, j’ai lancé un feuilleton amusant. Que ce soit clair, le combat continue avec une importante réunion prévue pour le 2 octobre.

17-07-2010 Jean-Paul Damaggio

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 20:58

Voici un article de Roberto Silvestri du Manifesto sur le dernier film de Tornatore 

 

 

De Venise, nous avions écrit de ce 1900 sicilien : conte épique, ou tragi-comique, entre délire semi-Fellinien et divertissement à la Drive in. Depuis lors, nous avons lu que D'Alema [Responsable du Parti démocratique] s’est ému de la scène du père de l'acteur en train de mourir, quand il murmure que «la politique est belle ! ». Peut-être aussi, dans la même scène, des larmes de son ennemi public n ° 1 ? Et les nouvelles d'hier : la Lav (Loi antivivisection des animaux) a accusé la Méduse [le réalisateur] d’avoir tourné l’effarante scène d'un abattage de bovins, sans effets spéciaux (nous ne sommes pas à Hollywood) en Tunisie, parce que là-bas la loi est plus permissive et les figurants n’abandonnent pas (nous irions jusqu’à copier Ben-Ali Craxi [Craxi ancien socialiste est mort en Tunisie chez son ami Ben Ali] même dans ce domaine ? Y’aura-t-il des plaintes ? ). Cette croisière dans l'imagination de Tornatore – séduira ou déplaira - est pleine de monstres de l’histoire et de scketches efficaces (comme celui publié par Nino Frassica) qui «sautent aux yeux », comme un spot dans un téléfilm, comme si Kant était pratiquement un format simple. Monstres inspirés de Grimm, avec près de 200 leaders paysans siciliens assassinés immédiatement après la Seconde Guerre mondiale parce que le Parti communiste gagnait les élections et que ceci était un déclic pour la démocratie ; mais aussi démons inspirés de l'histoire du cinéma (Lattuada) ou de la Chaîne 5 (nombre de prêts à TELESTAR et son rythme). Peppino, le héros, est un éleveur analphabète en manque de vaches qui rêve de voler, et, poussé par l'injustice suprême, lutte, fait de la politique, prend de l’importance, répudie Staline, devient sage et volera. En emprisonnant à la maison, celle qu’il aime, qu’il épouse à l’église et qu’il relègue à faire (beaucoup) d’enfants, éduqués avec modération (pas seulement dans les mini-jupes), en modérant Ginger Rogers avec Marx. Il fait carrière politique dans le Parti communiste. Il enseigne que si vous vous tapez la tête contre le mur c'est la tête qui se casse, alors il vaut mieux être réformiste, pas têtu. Notre héros vit dans la Bagheria des monstres de pierres baroques, champs de bataille entre les propriétaires et le "modernisme" féodal, qui ont pour but, non pas le populaire Risorgimento national, mais « l’immobilisme» militairement protecteur. Seul échappatoire l’émigration, la solitude, la folie ou la télécomédie déguisée de Kolossal. Compte tenu que les Italiens, dans les salles obscures ne veulent pas être dérangés ou critiqués, voici le succès de la comédie superbe à l’italienne où il n'y a ni critique, ni costume, mais des masques superbes. Et on donne le coup d'envoi à 100 feux d'artifice pour 100 autocollants parmi des « poupées » dansantes (« celui qui ne comprend pas la danse ne comprend pas le socialisme », et Bertolucci, implique Peppino) en chorégraphies bâtardes et contaminés, bruyantes et aux notes fausses, d’une pompeuse férocité et d’une poésie timide, comme dans l'acte d'un Orlando perdu parmi les marionnettes "modernes"

Le Manifeste 25 Septembre 2009  (traduction Monique Pettiti)

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 17:04

Le 30 mars, le groupe Vinci associé à la Caisse des dépôts et à Axa au sein du groupement Lisea avait emporté l’appel d’offres pour la construction de la LGV Tours-Bordeaux. Il restait à poursuivre les négociations pour que le groupe Vinci sache plus précisément où il mettait les pieds. En ce 15 juillet, tout roule sur les rails ! Réseau ferré de France (RFF) a donné au groupe français de BTP Vinci la nature du contrat qui s'élève à 7,8 milliards d'euros pour une concession d'une durée de cinquante ans.

Le contrat comprend le financement (dont 25% pour les collectivités territoriales soit 2 milliards), la conception, la construction, l'exploitation et la maintenance de la nouvelle ligne. La finalisation est attendue à l'automne quand les versements des dites collectivités seront actés dans une convention juridique, et quand, ensuite, RFF assumera, comme l’Etat, sa part des dépenses. Ligne longue de 302 kilomètres (auxquels s'ajoutent 38 kilomètres de raccordements aux lignes classiques), il faut donc compter 26 millions d’euros du km pour une ligne somme toute assez simple à réaliser vu les faibles montagnes.

Les travaux doivent démarrer fin 2011.

Présenté comme le plus grand projet de concession d’infrastructures de transport en Europe, il pourrait générer 60 000 emplois pendant la durée des travaux (je vous laisse calculer le montant de chaque création d’emploi si toutefois le chiffre est réel car sou vent les dépenses sont sous-évaluées et les nouveaux emplois surévalués). Il est cependant le deuxième projet d'infrastructures ferroviaires construit en France grâce à un partenariat public-privé (PPP), après la ligne transfrontalière réalisée par les groupes de BTP Eiffage et ACS Dragados entre Perpignan et Figueras (Catalogne).

RFF prévoit également de confier au privé la construction du tronçon reliant Le Mans à Rennes (182 km et 32 km de raccordements), estimée à 3,4 milliards d'euros, et le contournement de Nîmes et Montpellier (80 km avec les raccordements, pour 1,6 milliard d'euros).Ce sont les deux prochains contrats de référence pour la fin de l’année ou le début de 2011. 16 juillet 2010 Jean-Paul Damaggio

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 20:11

Nous remercions Patricia Leplatois qui nous a communiqué ce texte qui permet de mieux réfléchir aux méthodes de nos maîtres quand on compare avec la situation autour de la LGV. J-P D.

 

  

 

Vive le développement, vive la démocratie !

 

Je fais partie du collectif RN126 qui lutte contre un projet autoroutier entre Castres et Toulouse depuis trois ans maintenant. Un projet monté depuis le début pour contenter uniquement quelques politiques et industriels locaux. Pour consulter l'historique, je vous renvoie sur le site du collectif : http://rn126.free.fr/

 

Vous y trouverez aussi différents dossiers que nous avons réalisés qui dénoncent plusieurs aspects du dossier de la DREAL :

 

sous-estimation du coût du projet,

 

bilans économique et financier non assurés, coût pour la collectivité exorbitant,

 

sans parler de la destruction de terres agricoles,

 

la menace d'étalement urbain,

 

la spoliation d'ouvrages publics réalisés et rétrocédés,

 

l'iniquité sociale et territoriale annoncée,

 

j'en passe et des meilleures.

 

 

 

Le 28 octobre 2009, après moult péripéties, débutait le débat public pour se clôturer le 28/01/2010. Il faut savoir que c'est par la pression des associations locales, que l'État a été contraint de poser un débat public car tout a été fait de sa part pour que ce débat n'ait pas lieu ; les coûts et les kilomètres à réaliser ont été sous-estimés pour que ce débat puisse ne pas apparaître comme obligatoire devant la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). 

 

En parallèle débutait celui concernant l'A154. Quasiment le même intitulé dans le même but, ne pas permettre au public de débattre de l'opportunité du projet et entériner avec un faux semblant de démocratie un dossier déjà décidé.

 

En effet, l'intitulé de ces deux débats était le même : puisque l'État n'a pas d'argent pour aller jusqu'au bout de ces deux projets (mise à 2x2 voies de manière progressive, prévue par des décisions datant de 94), l'objet des débats étaient de savoir si, pour aller plus vite dans la réalisation, il n'était pas plus judicieux (!) de passer en concession ces deux projets.

 

Avec une telle réflexion, on est loin de débattre de l'opportunité de faire une 2x2 voies. Seule l'opportunité du financement nous était présenté ; un point totalement contraire au code de l'environnement, aux lois qui régissent la démocratie de proximité.

 

Étonnant d'ailleurs que ces deux dossiers soient mis en débat puisque l'État a théoriquement gelé depuis presque deux ans 'tous' les projets, en prévision du nouveau Schéma routier, le SNIT. Le ministre promettait la réduction du nombre d'infrastructures en projet par les lois Grenelle et assuraient que tous les projets seraient évalués selon une grille d'évaluation sévère pour s’inscrire dans le SNIT.

 

Si la volonté du gouvernement avait été véritablement tournée vers la raison et le bon sens, ces deux projets n'auraient pas du connaître un autre parcours.

 

Parce que le projet Castres-Toulouse ne passerait pas les premières sélections, le ministre a joué avec les lois pour entériner un projet souhaité de longue date par quelques industriels et politiques locaux et a opté pour un débat public. Pour rappel, ce débat a coûté la bagatelle de 1 M 5 d'€ (argent public, bien sûr !).

 

Comme pour le débat sur l'A154, les associations opposées au projet et quelques politiques (les écologistes notamment) ont contesté l'intitulé du débat et ce criant déni de démocratie ; elles demandaient, toutes, que des solutions alternatives moins coûteuses, plus équitables et plus respectueuses de l'environnement puissent être étudiées. Nous nous sommes attachés notamment à rappeler les engagements inscrits dans la loi Grenelle 1 mais bernique !

 

Malgré les recommandations du président de la CNDP, après clôture des débats, qui appuyait sur la nécessité d'étudier les demandes présentées lors du débat et rejetées par la DREAL, le ministre Borloo, qui se moque bien des lois qu'il promulgue, vient de donner son feu vert pour ces deux projets.

 

Après l'A19 dont FNE vient de faire un rapport très critique (en PJ), voilà encore deux autoroutes 'vertes' qui viendront alourdir inutilement le déficit des collectivités, augmenter les GES, détruire les campagnes, pour qui, pour quoi ?

 

En ce qui concerne l'axe Castres-Toulouse, il faut savoir :

 

Que le trafic moyen sur l'axe existant est à peine plus de 8000 véhicules/J. Mais en dehors du trafic local, le trafic qui pourrait être réellement concerné par cette autoroute, est celui qui relierait Castres à Toulouse (ou vice-versa). Il est estimé à ... 2600 véhicules/jour !

 

Que le coût du projet, annoncé par la DREAL à 335 M€ TTC 2009 lors du débat public, a été réévalué à 450 M€ sur la base de 3 sources différentes : les études antérieures de la DREAL (dossier préparatoire au PDMI), l’étude transversale des bilans LOTI réalisée par le SETRA, le coût au km de l’A19 fourni lors de la table ronde du débat public à Caraman le 23/11/09 par le Directeur Général délégué d'Arcour, concessionnaire de l'A19. Toutes ces sources aboutissent à un coût moyen de 9M€ du km pour des projets autoroutiers sans particularités trop prononcées. Donc pour les 50 km d’autoroute à réaliser sur l’itinéraire Castres - Toulouse, il faudrait 450 M€.

 

Que la subvention d’équilibre, annoncée à 135 M€ TTC 2009 par la DREAL serait supportée par l’Etat à 50 %, et 50% par les collectivités territoriales (source : Dossier de la DREAL). Cette subvention est, elle aussi, sous estimée car elle ne permet pas d’assurer l’équilibre financier du projet pour le concessionnaire comme le démontre une étude qui a été produite lors du débat public par les associations (Note Equilibre financier du projet autoroutier (collectif RN126)). Pour un coût de projet de 335 M€ la subvention d’équilibre minimale serait de 180M€ afin d’assurer l’équilibre financier du projet compte tenu du trafic estimé par la DREAL à l’horizon 2025. Dans le cas où le projet n’est pas de 335M€mais de 450M€, la subvention d’équilibre attendue dans la logique du montage financier classique d’un concessionnaire, se monterait alors à 280 M d’€. De 135 M d'€, nous passons à 280 M d'€. C'est plus de 3 fois les travaux déjà réalisés sur la RN126 et qui seront rétrocédés au concessionnaire.

 

Que le coût pour l’usager serait de 15€ aller retour pour Castres-Toulouse. On peut alors se demander comment sera traitée l’iniquité entre les Albigeois, avec une autoroute Albi-Toulouse à 2€60 l’aller-retour, et les Castrais.

 

Le plus beau, ce projet passerait à proximité d'une réserve naturelle, la Héronnière de Cambounet S/Sor et dévasterait la vallée du Girou à vocation agricole (définie dans la charte InterSCoT de l'aire urbaine toulousaine) par 5 échangeurs tous les 15 kms. D'après la DREAL, des échangeurs espacés de moins de 30 Kms entraînent inévitablement l'étalement urbain (Cf. dossier technique DREAL, débat public sur le Grand Contournement Autoroutier de Toulouse).

 

Pour moi, il ne fait aucun doute que ce projet, loin de répondre aux besoins de la région, n'a qu'un but, celui de contenter un certain électorat qui, désespéré de voir son bassin mourir à petit feu, a cru dans les paroles d'espoir des hommes politiques : l'autoroute crée du développement ! Les cantonales sont proches, les présidentielles et les législatives aussi. Tout est bon pour que le capitalisme prospère au détriment des populations locales et surtout des finances publiques.

 

Aucun média national ne s'est véritablement encore intéressé aux enjeux qui se jouent, ici ou ailleurs, à l'échelon local et qui contrecarrent totalement les grandes déclarations de principe de nos gouvernants. Jusqu'à quand l'hypocrisie et le dédain de la part de ces derniers pour les citoyens qui bataillent à ce que le bon sens soit entendu et appliqué ?!

 

On nous rabâche qu'il faut trier nos poubelles mais à l'échelon national les mêmes pratiques continuent avec la même démagogie. De mon point de vue, les pires déchets que nous laisserons à nos enfants ne se trouvent certainement pas dans nos poubelles ménagères mais s'étaleront bientôt dans la vallée du Girou, entre autres, si nous ne nous bougeons pas !

 

Patricia Leplatois

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 20:37

Le blog part en vacances pendant dix jours.

Bonne suite à tous. Jean-Paul Damaggio

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 22:12

10-ansTartinerie.jpg

Début juillet 2010, la France regorge de fêtes, mais aucune ne peut ressembler à celle de Sarrant petit village du Gers où Didier Bardy et Catherine Mitjana ont fondé voici dix ans la Librairie-Tartinerie. Une expérience économico-politique conçue à partir d’une idée simple : le développement rural. Et voilà comment des milliers de gens prendront le chemin de Sarrant,… pour acheter des livres, manger des tartines, et discuter un grand coup.

Fêter l’événement c’était une façon de donner des visages à une solidarité locale, départementale, nationale et internationale. Un colloque sans pareil, de nouveaux débats, pour le dimanche un concert, où la grande Mercedes Sosa (saluée quelque part sur ce blog) fut largement invitée par l’intermédiaire de trois artistes fabuleux, la présentation d’un livre offert aux participants, l’apéro, puis pour la suite, des activités personnelles nous ayant rappelé à l’ordre, nous n’en dirons pas plus.

La librairie va continuer, et avec elle, une vie de recherches, de luttes, de prises de conscience et d’amitiés. Le livre, qui rassemble presque cent textes de personnes très diverses, à la réalisation très soignée, avec photos couleurs, la librairie étant ouverte aux peintres, permettra de donner une carte de visite sans comparaison.

Notre blog essaie, suivant nos centres d’intérêts, suivant notre disponibilité, de rendre compte de quelques activités de la librairie qui démontre qu’un univers merveilleux existe là où le système ne lui avait donné aucune chance de survie.

4-07-2010 Jean-Paul Damaggio

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 09:23

Nous avons publié une lettre au sujet de cette intervention que nous vous offrons en entier. La lire permet de vérifier qu’on peut parler même quand on n’a rien à dire ! Ce discours a été présenté avant la décision du 31 mai et il reste le même, or il n’a pas été entendu ! Pire, cette fois le fuseau de 1000 mètres est accepté (et l’inverse serait ridicule puisque dans le COPIL les élus amis de Madame Pinel décident) mais dans ce fuseau il faudrait faire pour le mieux… avec un LGV passant par le ciel ou sous terre. Ils nous prennent pour des enfants.  J-P D.

 

Sylvia PINEL a interrogé ce matin M. Dominique BUSSEREAU sur le tracé de la LGV Bordeaux-Toulouse lors de la séance de questions orales sans débat :

Monsieur le Président,  Monsieur le Ministre,

Ma question concerne le tracé de la ligne à grande vitesse Bordeaux - Toulouse, une réalisation ô combien déterminante pour le rayonnement de la région Midi-Pyrénées.

Comme vous le savez, au terme du délai supplémentaire obtenu par les élus afin de pallier à l’insuffisance des études et de la concertation menées dans le Tarn-et-Garonne et la Haute-Garonne, le Comité piloté par l’Etat, RFF, les conseils régionaux d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées a validé, le 31 mai 2010 un fuseau unique de 1000 mètres. Telle que préconisée par le maître d’ouvrage, c’est la variante « D » du fuseau qui, sans surprise, a été retenue avant d’être soumise à votre approbation. La période qui s’ouvre - phase décisive - devra permettre d’affiner le meilleur tracé possible sur une bande de 500 mètres.

Pour autant, il serait illusoire de penser pouvoir dégager un « bon tracé » dans la mesure où la réalisation d’une telle infrastructure ne sera pas sans conséquence pour nos territoires.

Sur ma circonscription, traversée de part en part, les inquiétudes et les contestations exprimées tant par les élus que par la population sont en effet nombreuses et visent essentiellement à éviter les zones habitées, y compris les hameaux, à limiter au maximum les nuisances sonores, visuelles et paysagères et à anticiper l’impact sur l’économie locale, notamment les activités agricoles et viticoles.

Trop longtemps absent du terrain, RFF se doit à présent d’engager une vraie concertation afin de nous éclairer sur les multiples « zones d’ombre » qui demeurent. Des réponses claires - précises - doivent être apportées notamment sur la question des mesures compensatoires et des indemnisations.

En Tarn-et-Garonne, l’ensemble des secteurs sensibles du fuseau devra être traité en priorité et avec la plus grande attention - je pense en particulier au secteur d’Auvillar, au quartier de Bénis à Castelsarrasin, aux communes de Montbeton, Lacourt-Saint-Pierre, Bressols ou encore à la traversée de Pompignan ; des secteurs pour lesquels aucune garantie sérieuse n’a pu être  apportée jusque-là par RFF.

Alors, Monsieur le Ministre, compte tenu des enjeux humains soulevés ici, pouvez-vous enfin garantir la mise en œuvre d’un accompagnement suivi, transparent et personnalisé pour chacune des communes impactées par la LGV ?

Pouvez-vous enfin porter à notre connaissance les éléments techniques précis quant aux solutions qui sont envisagées pour limiter les nuisances sur les territoires les plus touchés en Tarn-et-Garonne ?

Réponse de M. Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des transports :

Le comité de pilotage, comme vous l’avez indiqué, associe l’État, RFF, les deux conseils régionaux de Midi-Pyrénées et d’Aquitaine. Lors de sa dernière réunion le 31 mai 2010, il a décidé de nous soumettre à Jean-Louis Borloo et à moi-même un fuseau de 1 000 mètres. Nous nous situons donc à la phase importante où il nous faudra être particulièrement attentifs aux impacts du projet. J’ai pu constater dans la presse l’émoi que soulevait ce projet. J’ai reçu le maire de Pompignan, qui est venu me présenter le cas de sa commune. Nous verrons bien si le Gouvernement suivra les recommandations du comité ou s’il changera quelques points.

Pour le nouveau fuseau de 500 mètres, il sera encore plus important de bien définir les modalités d’insertion. Il y aura à cette occasion un processus d’allers et retours, de concertations avec les habitants, les associations, les riverains et les élus, dans le cadre de commissions consultatives.

Cette ligne répond à une nécessité économique – liaison Paris-Toulouse en trois heures, desserte des villes des départements du Tarn-et-Garonne et du Lot-et-Garonne – et représente, entre autres, l’avantage d’offrir une solution au problème du projet de remplacement de l’aéroport de Blagnac dont personne ne veut – souvenez-vous des manifestations suscitées par le projet de préfet de région d’établir un cercle de 100 kilomètres autour de Blagnac. Sa construction doit toutefois être menée de manière exemplaire car la situation de la vallée de la Garonne, qui comporte déjà une autoroute et de nombreuses lignes électriques, est compliquée.

Nous allons tenter de faire le meilleur travail possible et nous prendrons nos responsabilités : si dans les propositions du comité de suivi, tel ou tel élément ne nous convient pas sur le plan environnemental, nous ne prendrons pas forcément la même position.

Mme Sylvia PINEL :

Monsieur le secrétaire d’État, je prends acte de votre réponse. Sachez toutefois que les élus locaux et les parlementaires de ces départements seront plus que jamais attentifs à ce que les recommandations, les préconisations et les attentes des populations soient prises en compte dans la phase qui va s’ouvrir.

Bien entendu, nous attendons des garanties et nous veillerons particulièrement à la question du prolongement de la ligne jusqu’à Narbonne. La liaison Toulouse-Barcelone serait bien entendu un atout supplémentaire pour la région Midi-Pyrénées.

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 16:17

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