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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 20:37

Le blog part en vacances pendant dix jours.

Bonne suite à tous. Jean-Paul Damaggio

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 22:12

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Début juillet 2010, la France regorge de fêtes, mais aucune ne peut ressembler à celle de Sarrant petit village du Gers où Didier Bardy et Catherine Mitjana ont fondé voici dix ans la Librairie-Tartinerie. Une expérience économico-politique conçue à partir d’une idée simple : le développement rural. Et voilà comment des milliers de gens prendront le chemin de Sarrant,… pour acheter des livres, manger des tartines, et discuter un grand coup.

Fêter l’événement c’était une façon de donner des visages à une solidarité locale, départementale, nationale et internationale. Un colloque sans pareil, de nouveaux débats, pour le dimanche un concert, où la grande Mercedes Sosa (saluée quelque part sur ce blog) fut largement invitée par l’intermédiaire de trois artistes fabuleux, la présentation d’un livre offert aux participants, l’apéro, puis pour la suite, des activités personnelles nous ayant rappelé à l’ordre, nous n’en dirons pas plus.

La librairie va continuer, et avec elle, une vie de recherches, de luttes, de prises de conscience et d’amitiés. Le livre, qui rassemble presque cent textes de personnes très diverses, à la réalisation très soignée, avec photos couleurs, la librairie étant ouverte aux peintres, permettra de donner une carte de visite sans comparaison.

Notre blog essaie, suivant nos centres d’intérêts, suivant notre disponibilité, de rendre compte de quelques activités de la librairie qui démontre qu’un univers merveilleux existe là où le système ne lui avait donné aucune chance de survie.

4-07-2010 Jean-Paul Damaggio

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 09:23

Nous avons publié une lettre au sujet de cette intervention que nous vous offrons en entier. La lire permet de vérifier qu’on peut parler même quand on n’a rien à dire ! Ce discours a été présenté avant la décision du 31 mai et il reste le même, or il n’a pas été entendu ! Pire, cette fois le fuseau de 1000 mètres est accepté (et l’inverse serait ridicule puisque dans le COPIL les élus amis de Madame Pinel décident) mais dans ce fuseau il faudrait faire pour le mieux… avec un LGV passant par le ciel ou sous terre. Ils nous prennent pour des enfants.  J-P D.

 

Sylvia PINEL a interrogé ce matin M. Dominique BUSSEREAU sur le tracé de la LGV Bordeaux-Toulouse lors de la séance de questions orales sans débat :

Monsieur le Président,  Monsieur le Ministre,

Ma question concerne le tracé de la ligne à grande vitesse Bordeaux - Toulouse, une réalisation ô combien déterminante pour le rayonnement de la région Midi-Pyrénées.

Comme vous le savez, au terme du délai supplémentaire obtenu par les élus afin de pallier à l’insuffisance des études et de la concertation menées dans le Tarn-et-Garonne et la Haute-Garonne, le Comité piloté par l’Etat, RFF, les conseils régionaux d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées a validé, le 31 mai 2010 un fuseau unique de 1000 mètres. Telle que préconisée par le maître d’ouvrage, c’est la variante « D » du fuseau qui, sans surprise, a été retenue avant d’être soumise à votre approbation. La période qui s’ouvre - phase décisive - devra permettre d’affiner le meilleur tracé possible sur une bande de 500 mètres.

Pour autant, il serait illusoire de penser pouvoir dégager un « bon tracé » dans la mesure où la réalisation d’une telle infrastructure ne sera pas sans conséquence pour nos territoires.

Sur ma circonscription, traversée de part en part, les inquiétudes et les contestations exprimées tant par les élus que par la population sont en effet nombreuses et visent essentiellement à éviter les zones habitées, y compris les hameaux, à limiter au maximum les nuisances sonores, visuelles et paysagères et à anticiper l’impact sur l’économie locale, notamment les activités agricoles et viticoles.

Trop longtemps absent du terrain, RFF se doit à présent d’engager une vraie concertation afin de nous éclairer sur les multiples « zones d’ombre » qui demeurent. Des réponses claires - précises - doivent être apportées notamment sur la question des mesures compensatoires et des indemnisations.

En Tarn-et-Garonne, l’ensemble des secteurs sensibles du fuseau devra être traité en priorité et avec la plus grande attention - je pense en particulier au secteur d’Auvillar, au quartier de Bénis à Castelsarrasin, aux communes de Montbeton, Lacourt-Saint-Pierre, Bressols ou encore à la traversée de Pompignan ; des secteurs pour lesquels aucune garantie sérieuse n’a pu être  apportée jusque-là par RFF.

Alors, Monsieur le Ministre, compte tenu des enjeux humains soulevés ici, pouvez-vous enfin garantir la mise en œuvre d’un accompagnement suivi, transparent et personnalisé pour chacune des communes impactées par la LGV ?

Pouvez-vous enfin porter à notre connaissance les éléments techniques précis quant aux solutions qui sont envisagées pour limiter les nuisances sur les territoires les plus touchés en Tarn-et-Garonne ?

Réponse de M. Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des transports :

Le comité de pilotage, comme vous l’avez indiqué, associe l’État, RFF, les deux conseils régionaux de Midi-Pyrénées et d’Aquitaine. Lors de sa dernière réunion le 31 mai 2010, il a décidé de nous soumettre à Jean-Louis Borloo et à moi-même un fuseau de 1 000 mètres. Nous nous situons donc à la phase importante où il nous faudra être particulièrement attentifs aux impacts du projet. J’ai pu constater dans la presse l’émoi que soulevait ce projet. J’ai reçu le maire de Pompignan, qui est venu me présenter le cas de sa commune. Nous verrons bien si le Gouvernement suivra les recommandations du comité ou s’il changera quelques points.

Pour le nouveau fuseau de 500 mètres, il sera encore plus important de bien définir les modalités d’insertion. Il y aura à cette occasion un processus d’allers et retours, de concertations avec les habitants, les associations, les riverains et les élus, dans le cadre de commissions consultatives.

Cette ligne répond à une nécessité économique – liaison Paris-Toulouse en trois heures, desserte des villes des départements du Tarn-et-Garonne et du Lot-et-Garonne – et représente, entre autres, l’avantage d’offrir une solution au problème du projet de remplacement de l’aéroport de Blagnac dont personne ne veut – souvenez-vous des manifestations suscitées par le projet de préfet de région d’établir un cercle de 100 kilomètres autour de Blagnac. Sa construction doit toutefois être menée de manière exemplaire car la situation de la vallée de la Garonne, qui comporte déjà une autoroute et de nombreuses lignes électriques, est compliquée.

Nous allons tenter de faire le meilleur travail possible et nous prendrons nos responsabilités : si dans les propositions du comité de suivi, tel ou tel élément ne nous convient pas sur le plan environnemental, nous ne prendrons pas forcément la même position.

Mme Sylvia PINEL :

Monsieur le secrétaire d’État, je prends acte de votre réponse. Sachez toutefois que les élus locaux et les parlementaires de ces départements seront plus que jamais attentifs à ce que les recommandations, les préconisations et les attentes des populations soient prises en compte dans la phase qui va s’ouvrir.

Bien entendu, nous attendons des garanties et nous veillerons particulièrement à la question du prolongement de la ligne jusqu’à Narbonne. La liaison Toulouse-Barcelone serait bien entendu un atout supplémentaire pour la région Midi-Pyrénées.

 

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 16:17

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 21:31

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Voici un an, nous passions avec l’ami québécois Jacques Desmarais la frontière espagnole à Port-Bou. Après une visite au monument Walter Benjamin, ce fut la visite inévitable au petit supermarché du village. Jacques y découvre avec surprise le vin de sa  jeunesse, une bouteille caractéristique en forme de gourde, le Mateus qu’il pense espagnol et que je pense espagnol avec lui car je ne le connaissais pas. Nous en achetons une bouteille au nom de sa nostalgie.

Voici une semaine des amis parisiens de passage, venant du Portugal nous offre un vinho verde. J’indique que ça me rappelle un vin espagnol, le Mateus et je vais chercher la bouteille que j’ai conservée dans mon bazar. Les amis constatent que la photo qui est sur la bouteille est exactement la photo qu’ils ont sur leur appareil et qu’ils ramènent du Portugal. Bien sûr Mateus, sonne portugais !

Une petite vérification sur internet et c’est clair le vinho verde et le Mateus (lire maté-us) c’est la même famille. Etrangement je tombe sur un texte d’un québécois… qui indique ce que m’avait raconté Jacques. Alors je l’ajoute à ce court texte.

12-07-2010 Jean-Paul Damaggio

 

Mateus rosé

22 juin 2010 — Marc André Gagnon

Voici longtemps, j'avais goûté ce vin rosé légèrement pétillant. J'en buvais pas mal lorsque j'étais étudiant. Ce rosé friand accompagnait très bien les mets chinois. C'est le rosé le plus vendu au monde avec 20 millions de bouteilles. Il s'en vendait le double dans les années '80. Il est facilement reconnaissable avec sa forme de gourde. La forme de la bouteille a été dessinée en 1942 à l'image de la gourde portée par des soldats lors de la Première Guerre mondiale. Jimmy Hendrix et Elton John ont contribué à le faire connaître. Il est tellement populaire qu'il a été victime de nombreuses contrefaçons. Des escrocs italiens ont copié la bouteille ainsi que l'étiquette et vendu du faux Mateus à la fin des années 1970. En janvier 1979, on a même saisi dans un entrepôt en Hollande 400 000 bouteilles de faux Mateus fabriqués en Italie. Le Mateus rosé fait partie de la sélection du grand bouquin Les 1001 vins qu'il faut avoir goûté dans sa vie. Stuart George le décrit comme n’étant «ni lourd, ni léger, ni pétillant, ni plat, son vin peut être apprécié seul, accompagné d'un plat salé ou d'un pudding.» J'ai eu l'occasion de goûter de nouveau le fameux Mateus lors d'un voyage de presse, la semaine dernière, au Portugal. C'est un rosé au pétillant léger. Il est bien fruité, légèrement sucré, aux belles saveurs de fraise et à l'acidité vive et bien équilibrée. Peu alcooleux. Rafraîchissant, «il fait la job», comme l'a bien dit un de mes collègues.

Servir frais (5-8 °C) en apéritif ou avec la cuisine orientale, des poissons et salades.

Non millésimé. Alc. 11 %. 2,8 g/l de CO2. Sucre 16 g/l bien équilibré par une acidité élevée, pH de 3,2.

Cépages principaux : baga, rufete, tinta barroca, et touriga franca.

Disponible dans 227 succursales au Québec et 425 succursales en Ontario.

5 euros la bouteille en France, 9 dollars au Québec.

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 16:08

 

Des élus du Tarn-et-Garonne ont été invités, après ceux du Lot-et-Garonne, avec peut-être des membres d’associations, à visiter les merveilles de Champagne-Ardennes (une LGV propriété de RFF alors que chez nous ça sera Vinci ce qui fait déjà une différence…) où la liberté de la presse n’est pas celle de chez nous puisqu’en guise d’accueil le journal L’Union présente ses critiques de RFF. Edifiant ! JP D.

Cet article a aussi été publié sur : http://lgv.sabstenir.over-blog.com/*

Nous l’adressons plus particulièrement aux agriculteurs qui sont sur la future ligne Limoges-Poitiers qui se considèrent très heureux des promesses de RFF.

 

Journal local : L’union  dans son édition du 29 juillet

Le TGV Est, avec ses 36 millions de voyageurs, fait logiquement la fierté de la SNCF après trois ans d'exploitation. Dans la Marne, les anciens occupants des terrains où passe la LGV ne sont pas tous aussi joyeux, de nombreux sujets de discorde demeurent avec RFF, le propriétaire de la ligne. Plusieurs hectares, sur les 1 000 de l'emprise totale de la ligne sur le département, n'ont toujours pas été payés ! D'autres problèmes demeurent, trois ans après l'ouverture de la ligne et huit ans après les premiers coups de pioche, mais RFF affirme « ne pas vouloir laisser pourrir la situation ».

AUJOURD'HUI, Réseau Ferré de France (RFF) accueille à Reims une délégation d'élus des Régions Aquitaine et Midi-Pyrénées, pour leur présenter la LGV Est. Des élus locaux sont conviés à cette rencontre avec leurs homologues du sud, candidats à des LGV, mais ce n'est pas le cas des représentants du monde agricole marnais.

La peur, par RFF, d'entendre des voix discordantes au sujet de ces voies ? « Non pas vraiment, nous n'exerçons aucune discrimination, c'est une demande des élus du Sud-Ouest que de rencontrer leurs confrères », affirme Alain Cuccaroni, le directeur du projet LGV Est. « Et puis, les maires des petites communes sont souvent des agriculteurs qui ne manqueront pas de donner leur avis… »

Néanmoins, la situation entre RFF et le monde agricole marnais n'indiquent pas le beau fixe qu'affichent les baromètres actuellement. Ainsi, la semaine dernière, Jacky Charpentier, président de la chambre d'agriculture de la Marne, et Benoit Piétrement, président de la FDSEA 51, ont adressé un courrier au président de RFF pour demander « la mise en place en urgence de réunions de conciliation » car « il reste à régler des questions liées aux acquisitions, aux servitudes et à l'usage des chemins ». Les deux organisations souhaitent « un règlement amiable » mais agitent « l'utilisation de tout autre recours », la voie des tribunaux en fait…

« Notre porte reste ouverte »

C'est que l'exaspération commence à monter. La ligne est exploitée depuis trois ans, les premiers coups de pioches datent de juin 2002, et pourtant des litiges sur les questions foncières demeurent entre RFF et les propriétaires mais aussi les AFR, associations foncières de remembrement créées dans chaque commune traversée par la LGV.

Les propriétaires, en très grande partie des exploitants agricoles, ne sont pas contre le TGV et la SNCF, « ici on n'a pas trop sorti les fourches » clament-ils dans les plaines. C'est contre la RFF, le propriétaire des lignes qui les loue à la SNCF, que les griefs commencent à se faire jour, comme nous vous le détaillons.

Actuellement les TGV roulent parfois sur des terrains qui n'appartiennent pas encore à RFF. « C'est normal, lors de tels dossiers, que tout ne soit pas réglé au début de l'exploitation de la ligne même si cela traîne désormais depuis trop longtemps » admet Alain Cuccaroni. « Mais notre porte reste ouverte pour toutes les sollicitations ». Patience et bon sens pourraient venir à bout des différents. Avant l'ouverture de la 2e tranche de la LGV Est prévue en 2016 ?

Frédéric GOUIS

 

Plusieurs hectares toujours pas payés !

Sur le millier d’hectares de l’emprise de la LGV dans la Marne, plusieurs posent encore problème. Dans la commune de Braux-Saint-Rémy, le plan de remembrement a été tardivement publié en novembre dernier, mais les propriétaires de parcelles n’ont toujours pas été réglés alors que les transferts de propriété sont effectués. « C’est en cours d’indemnisation » a précisé Alain Cuccaroni de RFF.

A Taissy, le litige est différent. Francis Rousseau, exploitant, « n’a pas obtenu le versement d’indemnités promises par RFF » alors qu’il avait mis à disposition certains terrains pour creuser une longue tranchée, recouverte depuis tel un tunnel. « Alors, de mon côté, comme c’est mon seul moyen de pression, je ne leur ai toujours pas vendu un terrain… » Du coup, les TGV empruntent, pendant plus de 800 mètres, une ligne construite sur une parcelle de 4 hectares dont le propriétaire n’est pas RFF… « Cela fait 6 ou 7 ans que ce devrait être réglé mais RFF fait le mort depuis le début de l’exploitation… ».

Du côté de RFF, si on admet « un contentieux qui bloque la signature de l’acte de vente du terrain », c’est dû à « un blocage interne car nous avons versé les indemnités pour l’occupation temporaire de parcelles, mais visiblement, c’est un problème entre les propriétaires des parcelles » a souligné Alain Cuccaroni.

La LGV dans la Marne : • 100 km de voies, • 100 ouvrages d’art dont 50 dits agricoles et 50 sur les voiries communales, Plus de 1 000 hectares d’emprise : 850 pour le tracé et 200 en plus pour les sites annexes,  4 000 comptes de propriétaires pour les terrains, ce qui concerne plus de 1 000 exploitants, 24 500 hectares remembrés au total en raison du périmètre perturbé.

Mais aussi… : Chardons et lapins

Plus généralement les agriculteurs riverains regrettent l’absence et la médiocre qualité de l’entretien des emprises. Ainsi, les chardons ne sont pas été broyés en dépit d’arrêtés préfectoraux et du coup ils font leur réapparition dans les parcelles de champs attenantes. Pourtant, Alain Cuccaroni assure que RFF « a une convention avec la SNCF. qui réalise un traitement chimique. Nous allons les relancer… »

Autre problème de nuisance, les lapins qui, à certains endroits, sortent des emprises et viennent détruire les cultures des parcelles environnantes. Selon RFF, « des dispositifs ont normalement été installés pour éviter qu’ils ne sortent des emprises, que les riverains nous contactent en cas de problèmes ».

Frais de fonctionnement des AFR

Pour les AFR créées par la LGV, RFF s’était engagé à payer les frais de fonctionnement. Or selon plusieurs présidents, certaines années n’ont toujours pas été réglées. Pour parer au plus pressé, certaines AFR ont emprunté. « Cela génère des frais financiers que RFF devra régler au final ! Cela coûte donc plus cher à tout le monde… » Pour Alain Cuccaroni, « les conventions signées prévoyaient un échéancier avec des modalités de remboursements échelonnées et le solde à la fin. Visiblement, il faudra procéder autrement pour nos prochains projets ».

 

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 16:11

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Un ami a envoyé une lettre à Sylvia Pinel députée du Tarn-et-Garonne suite à son intervention au Sénat. Il nous a autorisé à la publier (j’ai même ajouté un commentaire). Il se trouve qu’au même moment Le Petit Journal qui est l’adversaire classique de Sylvia Pinel publie un article pour justifier lui aussi la LGV par le développement économique. Tous sont d’accord au moins sur un point, raconter des sornettes. Si avec des milliards d’euros dépensés

on n’arrivait pas à créer quelques milliers d’emplois… qui sont en fait des transferts d’emplois d’une autre ligne en construction… ça serait bien  le diable… J-P Damaggio

 

 

Madame,

Vous avez sollicité l'écoute du ministre des transports au sujet du tracé de la LGV qui se propose de relier Toulouse à Paris en 3 heures et 7 minutes. Dans votre préambule à la question du 22 juin 2010, vous indiquez que la réalisation de ce projet est "ô combien importante pour le développement économique de notre région". Pourquoi l'aménagement des lignes existantes, pour permettre à des TGV de rouler à 220 km/h au lieu des 160 actuels ne constituerait pas une alternative à ce projet pharaonique ?

Vous savez mieux que moi, que la construction d'une ligne à grande vitesse est l'exact contraire des préconisations du Grenelle de l'environnement. A plus de 300 km/h, le matériel roulant ainsi que les infrastructures nécessitent une maintenance permanente en lien avec l'usure accélérée de la voie et des trains. Les techniciens avertis de RFF ne disent pas autre chose quand ils s'inquiètent de la répercussion écologique et économique d'une telle vitesse.

Vous savez mieux que moi que les TGV roulant sur des LGV ne sont pas les trains de tout le monde, puisqu'ils coûtent très cher, coût évidemment répercuté sur le prix des billets. Vous consulteriez utilement une étude réalisée sur la clientèle voyageur du TGV Paris/ Marseille, qui voit sa fréquentation assurée à plus de 45 % par des cadres supérieurs, quand ils ne représentent que 8 % de la population active.

Je vous invite à la prudence quand il s'agit d'affirmer que la construction de cette LGV fait l'objet d'un consensus général sur son utilité et ses bienfaits. La fabrication du consensus, puisque c'est bien de cela dont il s'agit, a fait l'objet d'études de philosophes américains, qui ont montré que dans l'histoire récente, elle a souvent précédé la fabrication de la vérité. Partant de là, tout devient possible, y compris le pire.

Je n'évoquerai pas les péripéties de la recherche de financement, ni son actuelle opacité, tant je crains de vous accabler par une série de questions embarrassantes.
Je vous garde ma confiance et vous assure de mon soutien dans votre action, guidée, je ne saurai en douter,  par l'intérêt général de vos contemporains et des générations futures.

Recevez, Madame la députée, l'assurance de mes très respectueuses salutations.

Pierre Ortavent

Lacourt Saint Pierre

 

Commentaire J-P Damaggion : Depuis longtemps j’aime, à l’oral comme à l’écrit le style pince sans rire de Pierre car je le trouve adapté aux luttes d’aujourd’hui. Face aux bulldozers des autorités, face aux tempêtes des puissants, nos poussières doivent choisir la subtilité pour être efficaces.

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 15:49

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Les grands élus s’agitent, tournent et retournent les dossiers, chauffent les téléphones et ne savent plus où donner de la tête. Malvy face à Bussereau. Pinel à l’Assemblée. Et Baylet qui voit toujours plus haut, toujours plus haut, a rencontré Borloo le 22 juin suivant le principe qu’il connaît bien : il vaut mieux s’adresser à Dieu qu’à ses Saints. J’ai raté la séance plénière du Conseil général du Tarn et Garonne tenue le 25 juin où il a été discuté de la LGV : le lendemain, seulement les quelques lignes dans La Dépêche qui ouvrent cet article.

Nous sommes donc rassurés rien ne sera décidé sans avertir Baylet. Le problème c’est que le 27 février 2010, dans un article plus long, le même journal nous indique la même chose. Et le 31 mai, la décision du fuseau est tombée sans se soucier des objections de Jean-Michel Baylet ! Jean-Louis Borloo terminait sa lettre ainsi en février : « Je tiens à vous confirmer que je serai particulièrement attentif aux différents impacts du projet sur les territoires concernés. » Et le journaliste Alain Baute de conclure : « Donc acte. » Nous savons que des actes de ce genre ne coûtent pas grand-chose : malgré les plus grands soutiens institutionnels (Malvy, Baylet et compagnie)  le projet de l’Union de Sauvegarde des villages n’est pas retenu, et la gare n’est pas à Montbartier mais à Bressols !

Toute cette fausse agitation sert à amuser la galerie pendant que le dossier s’embourbe ailleurs, chez les financeurs. Même Le Petit Journal du 21 juin parle de la convention de financement pour Bordeaux-Tours évoquée voici un mois sur ce blog, l’épine très venimeuse qui rend malade les plus grands esprits.

Disons le clairement, des députés de droite, des responsables socialistes, des élus divers l’affirment en privé : pour Bordeaux-Toulouse c’est raté. Ils parlent d’un retard de cinq à dix ans. Le journaliste de Libération l’annonce sans ambages : Bordeaux-Toulouse aux calendes grecques… Or s’il y a retard, Midi-Pyrénées ne paye plus Bordeaux-Tours donc il faut impliquer le Limousin, aussi la contestation fait tâche d’huile.

Vinci n’acceptera pas le moindre cadeau empoisonné. Même si pour Bordeaux-Tours tout est prêt, rien ne se fera avant l’an prochain !

A écouter Malvy, Le Petit Journal parle d’une signature de la dite convention en septembre. Une signature dans le secret des cabinets ? Il préfère ne pas interroger sur ce point son amie Brigitte Barèges qui pourrait en dire davantage mais qui joue l’autruche sur ce point. Elle se distingue plutôt en refusant de voter la loi sur la réforme territoriale car les députés ont enlevé la faible part de proportionnalité sans laquelle les femmes n’accèderont pas aux responsabilités.

En fait ce n’est pas seulement la crise financière qui inquiète de plus en plus mais tout l’équilibre de l’édifice. Les millions de voyageurs en plus prévus par RFF seront-ils au rendez-vous ? Grâce à l’action des associations les mensonges de RFF passent de plus en plus mal. Le Petit Journal du 21 juin, en mission de sauvetage du projet, ose encore écrire : « Dans moins de dix ans sa future gare LGV mettre Montauban à 2 h 40 de Paris. » Même si on s’en tient à l’article (3h 07 de Toulouse à Paris moins 15 minutes de Toulouse à Montauban) on arrive à 2 h 50 ! Quand on sait en plus que 3 h 07 de Toulouse à Paris suppose que le TGV ne s’arrête pas, il faut ajouter les 7 minutes de perdues à la gare de Montauban ? Les 20 minutes perdues à Bordeaux etc. La comparaison porte chaque fois entre un train qui s’arrête (5 heures de trajet) et un train qui ne s’arrête pas ! Mais laissons tout ces mensonges pour l’essentiel.

La LGV est en carafe car le volontarisme des présidents de région a des limites. Cependant cet échec n’a rien de réjouissant : si le projet est suspendu il n’y aura pas plus pour les lignes existantes. Au contraire car leur vétusté est l’argument pour la LGV ! Voilà pourquoi la LGV ne doit pas seulement être mise en veilleuse (et les autorités savent provoquer la démobilisation par l’usure du temps) mais abandonnée pour le bien de tous, et en particulier pour le bien du rail.

Continuons d’harceler les élus qui sont les seuls responsables du projet.

30-06-2010. Jean-Paul Damaggio

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 19:20

(une erreur s'est glissée dans la version précédente de ce livre)

J’ai envie d’user de l’angle poétique pour rendre compte de cette réunion toulousaine proposée par deux associations courageuses (Amis de la terre et Urgence climatique Justice Soci         ale) avec des intervenants courageux et une cinquantaine de personnes courageuses (dont une bonne dizaine venant du collectif Val de Garonne Lomagne).

User de l’angle poétique pour reprendre le propos d’un homme qui rappela les merveilles du train : on peut s’y reposer, penser à des tas de choses auxquelles d’habitude on n’a pas le temps de penser, rêver en voyant défiler le paysage, dormir, manger, écrire avec un crayon ou sur un ordinateur. En conséquence, dans ce confort portant à la sérénité, un trajet d’une heure en moins pour aller de Toulouse à Paris devient dérisoire. Ce temps gagné est un plaisir perdu ! Surtout, si en descendant du train, on a droit aux embouteillages urbains où là, le stress l’emporte sur la sérénité.

Simon Charbonneau souhaita aussitôt dire qu’il partageait totalement cette philosophie de la vie, tout comme le reste de la salle, au vu des applaudissements. Le point avait été aussi abordé de belle manière par Christian Chevallier descendu de Paris pour profiter de la qualité de vie de Limoges (parlant pour Urgence Polt) ou par Agnieschka Mariettaz installée à Caumont. Mais Charbonneau ajouta aussitôt que malheureusement ce discours n’est plus audible par les élites qui mettent en place la LGV. En conséquence, il faut doubler l’argument du temps de vivre, d’autres arguments comme les arguments financiers.

Rénover les lignes existantes est tout aussi justifié que l’entretien des routes, des écoles ou de nos vies. Par cette dépense minime on peut avoir des voies ferrées où le TGV passe de 160 à 220 ce n’est pas mettre le doigt dans l’engrenage de la dépense exagérée en matière de transport. Une radicalité consiste à construire une nouvelle ligne ! L’autre radicalité consiste à dire oui aux lignes existantes pour défendre un train démocratique.

Rappelons le montage financier : les collectivités territoriales doivent payer, payer pour un concessionnaire privé, payer pour des LGV qui ne passent pas dans leurs départements, des départements qui ne paient pas pour les TER mais pour la LGV ! Mais pour les ami-e-s Toulousain-e-s, « chanceux », je veux bien ici détailler un point qui, s’il est repris, pourrait envahir la ville comme une traînée de poudre. Pour le Conseil régional la dépense prise sur leurs impôts est de 540 millions d’euros. Avec les impôts pour le Conseil général la somme se monte à 402 millions supplémentaires. Ajoutons pour faire bonne mesure la somme prise sur les impôts locaux : 300 millions. Pour les habitants du Muretin le total est de 22 millions tandis que ceux qui vivent sous le régime du Sicoval c’est 35 millions.

Comment arrêter ce projet pharaonique ?

Cette question est revenue, comme dans toutes les réunions. Le constat est simple : pour le moment les opposants à la LGV ont utilisé, à partir de leurs associations, trois armes : l’information, la contre-expertise, et la manifestation. Des moyens d’action dont tout le monde connaît les limites. Faut-il prévoir un passage à l’action violente ? Ici ou là, l’idée est dans l’air : par exemple, menacer d’empêcher les travaux par la présence de tracteurs sur la ligne. Pour le moment, deux personnes ont été convoquées au commissariat avec dossiers transmis au procureur, pour le simple fait d’avoir verbalement indiqué aux employés venant faire des forages, qu’ils risquaient de susciter la colère publique. Faut-il oublier que nous sommes dans une société qui a, en même temps, perfectionné l’endoctrinement des citoyens, et les moyens classiques de la répression policière ? Par contre, là où le refus des forages avait un soutient municipal affiché, la répression est absente. Dans tous les cas, sans information, sans ce travail de fourmi, les actions violentes isolées sont vouées à l’échec… si par cas elles apparaissaient.

Avec les moyens actuels, depuis plusieurs mois, nous avons vu évoluer le rapport des forces en notre faveur… ce qui nous a conduit jusqu’à cette réunion toulousaine. Il y a à présent une course de vitesse entre les promoteurs de la LGV, qui savent que le temps joue contre eux, et les opposants qui veulent mettre la main sur les dernières arnaques pour sortir de l’indifférence la majorité silencieuse. Une course de vitesse à l’échelle européenne.

26-06-2010 Jean-Paul Damaggio

P.S. Témoignage amusant d’une dame peu familiarisée avec le train : elle prend un billet pour Toulouse-Paris, elle monte dans le train indiqué, elle se retrouve à Bordeaux, elle croit qu’elle s’est trompée, on l’a rassure et elle comprend enfin que pour aller de Toulouse à Paris on passe par Bordeaux alors qu’elle pensait passer par Limoges ! En effet, si vous demandez un billet, jamais on ne vous propose le billet par la ligne POLT. Quant au prix du billet, c’est sûr, on peut avoir un Toulouse-Paris à 30 euros (en s’y prenant à l’avance) quand on a un Toulouse-Montauban à 10 euros ! On appelle ça la justice sociale.

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 19:11

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Le dessin vient d'un blog sympathique :

http://lgv.limogespoitiers.info/index.php?option=com_content&view=article&id=1061:midi-pyrenees-le-tgv-et-vite-la-ruine-&catid=52:lgv--impacts-financiers&Itemid=83

Pourquoi oublier les finances de la LGV ?

Cinq raisons poussent les opposants aux LGV à éviter le débat sur les finances.

1 ) Les pro LGV en parlent rarement, donc les anti-LGV qui se placent sur le terrain de l’adversaire préfèrent parler des nuisances, du tracé, des expropriations etc. autant de questions qui renvoient pourtant… aux finances. Le tracé et sa forme en premier lieu !

2 ) Des anti-LGV pensent qu’en insistant sur la crise financière ont décourage les membres des associations car la dite crise ne dépend pas de leur action. Ils disent : « laissons faire cette crise ». Or il n’y a pas d’automatisme entre la crise et l’éventuelle décision de faire des économies sur le dos des LGVs.

3 ) A trop parler des finances on met la charrue avant les bœufs L’essentiel, ce serait de démontrer que la LGV est inutile et alors la nécessité des dépenses tombe d’elle-même.

4 ) Avec les finances c’est oublier RFF pour braquer les projecteurs sur les grands élus, or ces derniers tiennent absolument au paravent de RFF (et RFF ne s’en plaint pas) pour faire oublier leurs responsabilités. Les grands élus sont les rois des parapluies : « c’est la faute à la crise, c’est la faute à l’Europe, c’est la faute à la démographie et ici c’est la faute de RFF. »

5 ) Enfin le sujet est si compliqué… et c’est vrai.

Cinq étages pour en comprendre l’originalité :

- 50% pour les collectivités territoriales en Midi-Pyrénées

- paiement d’une part de Bordeaux-Tours pour Midi-Pyrénées ou le Limousin

- Bordeaux-Tours donné en concession à Vinci

- Bordeaux-Tours prêt à être construit.

 

Dans la pratique, parler des finances c’est aller demander des comptes aux élus, des personnes qu’on ne voudrait pas fâcher avec de telles indiscrétions ! La bataille autour de la LGV nous rappelle que contrairement à une idée reçue les hommes politiques ont des pouvoirs toujours énormes et des rôles cruciaux.

30-06-2010 Jean-Paul Damaggio

 

 

 

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