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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 20:16

Sur ce blog nous avons à plusieurs reprises évoqué le film du Québécois Denis Villeneuve. Nous n’avions pas noté le nom du musicien du film. Le père de Grégoire Hetzel vit depuis longtemps à Montauban et combien de fois avons-nous eu l’occasion de nous retrouver au côte à côte au cours d’actions diverses ? Il est connu sous son nom de chanteur : Germinal. Un pont de plus entre Montauban et le Québec : après l’auteur de bandes dessinées, Jean-Louis Trip, voici donc un lien par un musicien. 4-03-2011 Jean-Paul Damaggio

Grégoire Hetzel est un compositeur de musiques de films. Il compose régulièrement pour Arnaud Desplechin et Emmanuel Bourdieu. Il est également écrivain, auteur d'un premier roman, Le Vert paradis, publié chez Gallimard.

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 15:34

 MAM n’est plus au ministère mais les dégâts sont là : la première expo de l’Année du Mexique en France est envoyée à la poubelle. Nous l’avions annoncé sur ce blog : L’art maya à Paris

 

Article de l’Express :

Nouvelle conséquence de l'affaire Cassez : les autorités mexicaines ont annulé l'exposition Les Masques de Jade mayas prévue à la Pinacothèque dans le cadre de l'année du Mexique.

L'exposition Les Masques de Jade mayas qui devait se tenir du 1er mars au 7 août à la Pinacothèque de Paris est annulée sur décision des autorités mexicaines, a annoncé mardi 22 février l'espace d'exposition privé. Cette annulation fait suite à celles du Festival Rio Loco à Toulouse et du musée de Saint-Romain en Gal à Lyon.  

Le gouvernement mexicain a indiqué le 14 février qu'il se retirait de l'organisation de l'Année du Mexique en raison des déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'affaire Florence Cassez. Pourtant, "pendant une semaine", ont précisé les représentants de la Pinacothèque, "le gouvernement mexicain avait prévu de conserver cette exposition remarquable, compte tenu de son degré d'avancement, des excellentes relations entretenues par les musées mexicains avec la Pinacothèque de Paris et par respect pour son public". Les trésors uniques mayas auraient été montrés pour la première fois en France depuis leur découverte. 

Marc Restellini, le directeur de la Pinacothèque, a déploré "le gâchis culturel de l'annulation de l'Année du Mexique en France" et a souligné "les difficultés financières auxquelles les entreprises françaises qui participaient à cet événement culturel risquent de se trouver confrontées". 

L'exposition sur les Masques de Jade mayas, des masques en mosaïque représentent des visages de la divinité, est remplacée par Le voyage imaginaire d'Hugo Pratt (du 18 mars au 21 août), une exposition consacrée au créateur de Corto Maltese initialement programmée pour l'été.

Faut-il juger démesurée la réaction des autorités mexicaines ? Une démesure faisant suite à la réaction démesurée des autorités françaises ? Comment admettre qu’une activité culturelle d’une telle ampleur puisse être balayée pour des raisons politiques ? Est-ce que MAM comme Martine Aubry mesurent l’étendue de leurs propos ? Je pense simplement que cette affaire est symbolique d’une avancée des politiques vers leur nullité. JPD

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 15:01

Assemblée plénière du Conseil régional :

L’opposition sauve l’arrivée de la LGV en Midi-Pyrénées

 

Lundi 28 février 2011 se tenait l’assemblée plénière du Conseil régional.

Parmi les dossiers soumis à l’approbation des élus régionaux figurait celui de la Ligne à Grande Vitesse Paris-Bordeaux-Toulouse.

A la surprise générale, la délibération par laquelle la Région doit s’engager dans le financement de la première tranche de cette LGV (Tours-Bordeaux) a bien failli ne pas être adoptée, mettant ainsi en danger l’avenir de tout le projet.

Martin Malvy a en effet été « lâché » par ses propres amis et alliés, se trouvant ainsi en position minoritaire au sein de sa propre assemblée, les groupes PRG, Europe Ecologie et Front de gauche ayant décidé de ne pas voter la délibération.

Il a donc fallu que les élus de l’opposition votent cette délibération pour qu’elle puisse être adoptée. Ce que les élus Osons Midi-Pyrénées ont fait sans aucun état d’âme car un rejet aujourd’hui aurait été catastrophique .

Cette situation prouve une fois encore que Martin Malvy est otage de ses alliances politiques avec des partenaires qui, au gré de leurs humeurs, peuvent faire et défaire les projets de l’actuelle majorité. S’agissant de la LGV, cette attitude est d’ailleurs irresponsable car Midi-Pyrénées ne peut pas se priver d’un tel avantage au moment où la situation économique de notre région montre des signes de faiblesse.

Les élus radicaux de gauche, écologistes et d’extrême gauche semblaient prêts à porter la responsabilité d’avoir sacrifié l’arrivée de la LGV dans notre région sur l’autel de règlements de comptes politiciens ayant pour toile de fond les prochaines élections cantonales et sénatoriales. Cette attitude n’est pas digne d’élus auxquels les midipyrénéens ont fait confiance il y a moins d’un an pour préparer l’avenir de notre région et qui se sont engagés devant leurs électeurs à faire cette Ligne à Grande Vitesse qui va sortir la région de son isolement relatif.

Les élus Osons Midi-Pyrénées, soucieux de l’intérêt général, ont pris leur responsabilité en votant pour le projet de Ligne à Grande Vitesse grâce à laquelle Toulouse va pouvoir être relié à Paris en 3 heures de TGV.

Toulouse, le 28 février 2011

 

Contact presse : Laurent Monjole – 06 19 85 00 39

 

Commentaire Jean-Paul Damaggio :

Accuser les autres de mesures politiciennes pourrait être juste si le texte n’était pas particulièrement politicien !

Voici les résultats du vote : 15 contre ; 19 abstentions ; 56 pour

Le nombre de membres par groupes : FdeGauche : 7, Droite dissidente 9, UMP 13, Radicaux 11, PS : 36.

Même si groupe UMP avait voté contre nous aurions été à 27 contre et 44 pour.

Si les deux groupes de droite avaient voté contre nous arrivions à 36 contre et 35 pour. Et si le Front de gauche et Europe Ecologie avaient voté contre mais avec des si, on met paris en bouteille.

En aucun cas la droite n’a sauvé le projet. Il manquait un votant et comme le groupe PS a 36 élus, il semble que deux élus PS n’aient pas voté pour ! Face à un risque d’union de tous contre le PS, peut-être y aurait-il eu égalité ?

 

 

La séance en vidéo

 

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 21:16

 

Le 26 février La Dépêche titre : Rififi pour la commission départementale. Comme pour des articles qu’il m’arrive d’écrire, difficile de comprendre. Il s’agit de la commission départementale de coopération intercommunale qui se met en place dans tous les départements. Vous êtes plus avancés ? Je crains que non d’où mon exemple concret.

Après la victoire de Jacques Moignard, PS, à la municipale partielle pour la mairie de Montech, il fallait réunir l’intercommunalité… où il ne pouvait qu’être élu président en remplacement de la battue Valérie Rabassa, UMP. Après avoir annoncé sa candidature, un conseiller communautaire demanda si, avant de voter, il pouvait expliquer ses projets. Hésitation dans l’assemblée. Est-ce légal une telle question ? Le doyen qui préside, le maire de Lacourt Saint Pierre, pense qu’on peut écouter la réponse. Je ne retiens que cet élément : « nous sommes à la veille (et il insiste sur le mot à la veille) d’une nouvelle cartographie départementale, et il y a deux ou trois communes qui envisagent de rejoindre celle de Montech. » J’étais présent surtout pour entendre cette réponse !

Dans les sombres couloirs des pouvoirs une nouvelle carte se met en place dont la cohérence sautera aux yeux des citoyens quand elle sortira des cartons. C’est la confirmation d’infos déjà données.

Jouons au petit jeu de savoir qui, pour connaître les vagues qui peuvent suivre. Saint-Porquier ? Vu que l’intercommunalité autour de Lavilledieu du Temple doit mourir comment la dépecer ? Castelsarrasin-Moissac aimerait récupérer des morceaux mais lesquels ?

Peut-être Cordes Tolosannes trop loin de Saint-Nicolas et plus près de Montech veut aussi changer ? C’est alors l’intercom de Saint-Nicolas qui risque de souffrir ?

Bourret peut-être veut quitter Verdun qui va crier au scandale !

C’est ici que j’en reviens à la commission départementale de la coopération intercommunale. Il faut s’habituer au sigle, CDCI car c’est là que tout va se jouer ! Nouveau lieu de pouvoir, sa composition est donc devenue un enjeu crucial. Rififi ça veut dire que Madame Barèges ne veut pas s’aligner derrière la proposition Baylet pour la composer ! Francis Labruyère, président de l’association des maires et ami de Baylet, déclare : « Tout pourrait être si simple et si serein ! » Les listes devaient être déposées au plus tard le mardi 1er mars à 12 h. Je n’en sais pas plus mais visiblement Jacques Moignard sait dans quel sens va le vent.

 

Pour expliquer son projet il a pointé « l’état un petit peu végétatif » de cette intercommunalité qui va devenir plus tonique. Il va donc se passer un miracle car sur 18 membres, trois nouveaux seulement arrivent, et ça y est c’est la révolution ! Sauf les trois nouveaux de Montech, les mêmes qui avaient élus Valerie Rabassa (UMP) viennent donc à l’unanimité d’élire Jacques Moignard (PS). Notons en passant que sur les 18 membres (3 par communes qui sont au nombre de 6) il y avait 16% de femmes.

Le nouveau président était prêt à repartir avec les mêmes vice-présidents, solution qui semblait la plus pratique (il reste cinq communes donc les 5 maires étaient vice-présidents) mais trois personnes se portent candidates pour le poste de premier vice-président. Il faudra deux tours de scrutin pour que l’emporte le maire de Monbéqui, Alfred Marty. Deux candidats à nouveau pour le poste de deuxième vice-président. Je ne suis pas resté jusqu’à la fin mais je crains que le bureau soit exclusivement masculin.

 

L’intercommunalité, machine à produire du consensus (pour élire le président) peut laisser pointer également le malaise quand le dit président n’a pas réglé à l’avance le choix des vice-présidents. Une démocratie qui l’honore mais qui en même temps est dérisoire. Jacques Moignard pendant une suspension de séance a demandé : « le premier vice-président a –t-il une fonction particulière ? » Non, de toute façon les vice-présidences ne sont pas désignées sur la base de compétences liées aux fonctions de l’institution ! Supposons que personne ne veuille s’occuper de la voirie… Heureusement le personnel administratif est là et le côté féminin y occupe une large place…

3-03-2011 Jean-Paul Damaggio

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 12:38

Lettre ouverte aux candidats des cantonales 2011

 

Madame, Monsieur

 

Parmi les premiers avis que vous devrez émettre si vous êtes élus, il y aura le vote d’un engagement hors commune mesure sur l’un des projets les plus coûteux de l’histoire du Conseil Général du Tarn et Garonne.

Vous choisirez en effet d’approuver ou de rejeter la participation financière du Département à la construction de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Tours, dans le cadre d’un Partenariat Public- Privé. Afin d’éclairer votre choix, nous vous rappelons quelques unes des données relatives à l’exécution de ce projet:

  1. Une participation du Tarn et Garonne au financement du tronçon Bordeaux-Tours à hauteur de 7 millions d’euros à verser à partir de janvier 2011.

Ceci est la première étape d’un marché de dupes, qui consiste à mettre le doigt dans un engrenage devant permettre ultérieurement, la construction de la LGV Bordeaux-Toulouse.

  1. Pour le tronçon Bordeaux-Toulouse, RFF reconnaît que la dépense a déjà doublé par rapport aux prévisions de 2006. Tout laisse donc à penser que la participation financière initiale du Tarn et Garonne (25 millions d’euros) sera largement revue à la hausse.
  2. Le choix de l’aménagement des lignes existantes que nous défendons depuis un an permet une amélioration de la vitesse, un travail de sécurité de la ligne, une protection de l’environnement des riverains de cette ligne, bref des avantages pour la très grande majorité.

Depuis plus d’un an, le Collectif Val de Garonne Lomagne, associé à une Coordination interdépartementale, démontre, sur la base d’une analyse objective et indépendante des faits, que ce projet est non seulement coûteux mais surtout inutile.

Nombre d’élus, de décideurs ou d’analystes osent aujourd’hui dénoncer le décalage de ce projet avec, d’une part les besoins actuels et futurs en matière de transport et d’autre part, l’impérieuse nécessité de générer de la croissance économique par une utilisation des finances publiques toujours plus efficace (cf extraits articles du journal Le Monde des 13 et 22 janvier 2011).

Des solutions alternatives existent, en accord avec le Grenelle de l’Environnement. Elles sont malheureusement moins lucratives pour les promoteurs du projet actuel.

Aussi nous souhaitons connaître précisément votre position sur ce dossier et sollicitons un entretien pour en débattre avant la prochaine échéance électorale. A partir du 15 mars nous informerons les électeurs en leur communiquant vos avis respectifs.

Recevez, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations citoyennes.

Pour le collectif Val de Garonne Lomagne (cliquer sur le nom pour envoyer la réponse)

 

P.S. Ci-joint des extraits d’un article du Monde

 

Jean-Michel Normand (Service Economie)

Journaliste au Monde écrit les 13 et 22 janvier 2011

 

 

 (…)

Un constat

« Trop longtemps accusée de privilégier le TGV mais de négliger ses autres activités, la société nationale veut se poser comme la championne d'un service public de proximité au service des transports urbains, périurbains et régionaux. Il ne s'agit pas simplement de redorer le blason de l'entreprise mais d'impulser son « retour aux fondamentaux ». Cette nouvelle vitrine - qui s'est malencontreusement embuée ces derniers jours - traduit un recentrage vers une « croissance rentable ». Un objectif hors de portée des lignes à très grande vitesse. »

 

(…)

 

Le mirage TGV LGV :

« Considéré par l'opinion - et les cheminots - comme le symbole de la réussite du chemin de fer à la française, le TGV n'est plus en mesure d'assurer l'équilibre comptable de la SNCF. Pire, il ne parvient même plus à assurer le financement de ses propres investissements. Et tant pis si ce constat apparaît difficile à énoncer en cette année de célébration du 30e anniversaire de la première ligne TGV, lancée, en septembre 1981, entre Paris et Lyon. »

(…)

 

Le remise en question du système TGV LGV :

« Cette dérive du TGV fait aussi réfléchir la concurrence. Veolia et son partenaire Trenitalia, qui avaient annoncé l'ouverture fin 2011 d'une liaison à très grande vitesse Milan-Paris via Lyon, viennent de changer leur fusil d'épaule. A l'automne, les premiers trains privés sur le réseau des lignes seront finalement de très classiques liaisons de Paris vers Milan, Florence et Venise, viennent-ils d'annoncer. Le futur TGV privé italo-français attendra des jours meilleurs. »

 

« …La SNCF s’interroge sur le bien fondé du gigantesque programme de construction de lignes à très grande vitesse. Les programmes actuellement engagés représentent 17 milliards d’euros, et les dix sept autres projets en cours d’étude et de concertation pèsent un investissement global de quelques 80 milliards d’euros. Un kilomètre de ligne TGV coûte 20 millions d’euros, une somme suffisante pour rénover entièrement 20 kilomètres de ligne classique, glisse un dirigeant de la SNCF. Le réseau ferroviaire français ressemble à un château auquel on continuerait de construire de nouvelles ailes plutôt que de réparer la toiture, persifle un de ses collègue…"

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 12:34

Association ACTIVAL     

                                                                                                      Mesdames et  Messieurs

                                                                                Les Conseillers Généraux des Hautes-Pyrénées

 

Objet : Convention de financement de la nouvelle Ligne à Grande Vitesse Tours-Bordeaux

 

Mesdames et Messieurs les Conseillers Généraux

 

    A l’heure où le Conseil Général des Hautes-Pyrénées va devoir se prononcer sur la Convention de financement de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, et donc engager le département et la Communauté d’agglomération du Grand Tarbes à verser près de 40 millions d’euros pour soutenir son financement et sa réalisation, nous souhaitons vous alerter sur certains points à nos yeux préoccupants.

Nous savons que des incertitudes financières  pèsent sur la capacité des collectivités territoriales, en général et sur le Conseil Général des Hautes-Pyrénées, en particulier, à faire face aux contraintes budgétaires imposées par les charges nouvelles qui leur incombent, difficultés amplifiées par la suppression de la taxe professionnelle et par la décision unilatérale du gouvernement de geler les dotations budgétaires des Collectivités Territoriales pour 2011.

Ces difficultés financières devraient donc vous amener à réviser en profondeur les priorités économiques et sociales, les choix d’investissement pour le développement de notre territoire et à anticiper les projets de transports et de mobilité socialement utiles et écologiquement soutenables.

Et pourtant, le modèle imposé d’aménagement et de développement des Territoires par les nouvelles Lignes à Grande Vitesse, dispendieuses, inadaptées socialement et destructrices pour l’environnement, ne semble pas être remis en cause globalement. L’austérité budgétaire semble ne pas affecter ces projets puisque le SNIT (Schéma National d’Infrastructures de Transport) prévoit pour 2020 plus de 2000 km de nouvelles lignes LGV sur l’ensemble de notre territoire.

A nos yeux, d’autres priorités s’imposent

Sachant que :

- 2 km de lignes LGV coûtent 70 millions d’euros, l’équivalent de la construction d’un collège.

- que 93% des usagers SNCF effectuent quotidiennement un trajet inférieur à 50 Km, contre 7% d’usagers réguliers de TGV.

- que 4,2 milliards d’euros sont consacrés chaque année aux nouvelles lignes LGV, contre 210 millions pour la rénovation du réseau ferré existant.  Soit 20 fois plus

- que l’ensemble des nouvelles lignes absorberait un territoire équivalent à un département en terre cultivable ou forêts.

Ces nouveaux moyens de transport répondent-ils à l’intérêt général ?

Les principes démocratiques sont-ils respectés quant au choix ?

  

Examinons le cas de la participation au financement de la LGV Tours-Bordeaux

Le coût estimé du projet de nouvelle ligne LGV Tours-Bordeaux ne cesse de croître pour atteindre aujourd’hui 7,8 milliards d’euros. Plus du double de son estimation initiale…La plupart des contre-expertises indépendantes démontrent que la modernisation et l’optimisation du réseau existant, sans création de nouvelles LGV, sont suffisantes pour répondre aux besoins de mobilité des voyageurs et des marchandises, jusqu’à l’horizon 2050. Cette solution coûterait 20 fois moins cher à la collectivité, tout en permettant d’assurer la pérennité de nos espaces environnementaux.

Les engagements financiers des Collectivités territoriales qu’impose l’Etat à travers cette frénésie infrastructurelle, compromettent gravement l’avenir de leur gestion, comme l’a souligné avec fermeté Madame S. Royal, Présidente du Conseil Régional Charentes-Poitou : « La compétence de la réalisation de ces infrastructures incombe à l’Etat, à charge pour lui de trouver les financements qui lui reviennent

 Ces conséquences s’exerceront surtout au niveau des départements les plus démunis où les autres investissements  prioritaires soumis à leur responsabilité et à leur compétence, vont être  de ce fait amputés.

Ce contrat va permettre d’engager plus avant le processus contestable de privatisation du Service public des Transports, par le biais du Partenariat Public Privé.

La Convention de financement du Tours-Bordeaux est un montage financier de Partenariat Public Privé qui fait la part belle au concessionnaire privé Vinci (Lisea) :71% investis par le public et 29% par le privé avec, en prime, une concession exclusive de la ligne durant 50 ans.

Est-ce bien  une solution de parité raisonnable pour les finances publiques alors qu’on nous annonce un déficit record pour RFF de 29 milliards d’euros!

Que deviendront les tarifs ?

Si l’on prend l’exemple de l’A 65 dernière autoroute privatisée par Eiffage, il en coûte 40 euros aller retour Pau-Bordeaux. Voilà ce que deviennent les tarifs : incontrôlables, prohibitifs, discriminatoires. De plus en plus réservées à une minorité, payées par l’ensemble des contribuables, ces nouvelles infrastructures ne font qu’accentuer les inégalités.

Avant de voter une telle convention de financement

On peut se poser la question :

Que diriez-vous d’un smicard ayant des difficultés à se loger et à nourrir sa famille, s’il décidait soudain de contracter un crédit sur 30 ou 50 ans pour faire l’acquisition d’une Ferrari dont le prix déjà excessif pour son budget pourrait doubler après la signature de son contrat d’achat ? Vous diriez, à juste titre, que cette personne est totalement déraisonnable et dangereusement irresponsable !

Alors

Prendrez- vous le risque d’une pareille irresponsabilité en répondant favorablement à la demande de convention de financement du Tours-Bordeaux, comme l’envisage prochainement la  Présidente du Conseil Général des Hautes-Pyrénées, Madame Durrieu ?

 

 Un point particulier :

L’accord du Conseil Général est conditionné à « ne signer  le protocole d’intention qu’aux conditions définies par ces motions. et  tant que certaines garanties exigées ne seront pas acquises : «  demande d’extension de la LGV Bordeaux-Bayonne par un barreau Béarn/Bigorre à partir de Mont de Marsan. » Pour l’instant, selon les propres termes de Madame la Présidente: « la garantie de réalisation de ce barreau Béarn/Bigorre n’est pas encore acquise. ».

Ceci suffit donc à vous opposer à la signature de cette convention, car les citoyens ne comprendraient pas que vous validiez cette convention alors qu’aucune garantie n’a été donnée sur la réalisation de ce barreau.,

En conclusion :

Avant de prendre des décisions lourdes de conséquences pour les finances publiques et pour les populations du département, nous vous engageons à reconsidérer les critères servant  à évaluer l’intérêt général en matière de transports.

Ce choix financier engage sur 20 ans l’avenir des générations futures. Il risque de le compromettre durablement. Il vous appartient de le considérer avec la plus grande attention ! Nous tenons à vous mettre en garde que les citoyens qui vous ont désignés pour les représenter seront très attentifs à vos votes lors de ce choix budgétaire essentiel pour notre Conseil Général.

Dans l’espoir que ces arguments, nécessaires à votre réflexion pour exercer pleinement vos arbitrages, seront de nature à vous éclairer dans votre mission d’élus au service de la défense de l’intérêt général et du bien commun des transports

Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Conseillers Généraux, l’expression de nos respectueuses  salutations.

 

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 12:07

Des passages de mes remarques sur le compte-rendu du Conseil régional ont fait réagir du côté de Castres donc entendons-nous :

1 ) Pour moi la différence, en ce qui concerne le Conseil régional entre Phase préparatoire / phase décisionnelle, c’est quand on passe au vote du financement. Pour la LGV Bordeaux-Tours, le financement, c’est la dernière étape. Pour Bordeaux-Toulouse la phase préparatoire commence en l’an 2003 avec débat public en 2005 à un moment où il n’y a pas eu de réaction contre la LGV, ce qui n’a pas été le cas en Gironde par exemple. Sur ce tronçon nous sommes toujours en phase préparatoires avec Déclaration d’Utilité publique envisagée en 2014.

2 ) LGV et Toulouse-Castres sur « La longue distance contre la proximité » : je ne prétends pas que l’aspect « proximité » signifie que la nouvelle route entre dans le paysage, j’explique seulement que la LGV c’est Toulouse-Paris, l’international, pour porter un coup aux déplacements, en train de proximité. Toulouse-Castres c’est du domaine régional. Je n’en déduis ni qu’une lutte est plus importante que l’autre, ni que l’une est moins grave pour l’environnement que l’autre. La droite l’a rappelé, avec l’autoroute on conserve la route nationale pour ceux qui ne veulent pas payer et aller doucement. La LGV fait disparaître sur la vieille ligne le TEOZ et le Corail. Avec la LGV plus question d’aller à Paris par la ligne qui passe à Limoges sauf à prendre une succession de trains régionaux. Pointer des différences ne signifie pas opposer d’autant que dans mon article j’ai aussi pointé des convergences.

3 ) Dire que la lutte contre Toulouse-Castres a raison de s’y prendre à l’avance c’est en fait le constat que la lutte contre la LGV a été conduite avec retard. Heureusement, le projet GPSO lie la question de Bordeaux-Tours et celle de Bordeaux-Toulouse donc par le dossier Bordeaux-Tours nous avons été conduits à tenter de nous rattraper.

4 ) Quand enfin j’apprends à propos du compte-rendu de La Dépêche  : « Je regrette moi aussi que ce dossier soit passé à la trappe face à deux gros dossiers irréalisables (LGV et TCP) et c’est bien cela qui m’inquiète, tout comme lorsque Borloo a annoncé l’abandon du CGAT et celui de Strasbourg et qui dans le même temps entérinait l’A65, on pourrait tout autant s’attendre à ce genre d’effet d’annonce, on abandonne la LGV trop coûteuse et on continue les quelques projets 2x2 voies ‘locaux’. »

Encore une fois confondre le dossier TCP et le dossier LGV c’est confondre préparation et décision. Un dossier irréalisable celui de la LGV ? Quand le Conseil régional vote le financement ! Et quand le Conseil régional finance Bordeaux-Tours comment le faire revenir en arrière au moment du financement de Bordeaux-Toulouse qui le concerne davantage ? En l’occurrence je ne sais pas si « l’opposition est oiseuse » mais j’en reviens à l’introduction : d’un côté le SNIT (car c’était ça l’objet), et de l’autre la LGV Bordeaux-Tours, pour l’un le Conseil régional s’oppose à la route à péage, et pour l’autre il défend le train aux forts péages concédé à Vinci. ¨Pourquoi deux traitements ? Car ici je ne parle que du Conseil régional.

Espérons que ce croisement d’observations permettra à chacun de mieux se comprendre, et de mieux saisir la société vers laquelle les magouilles politiciennes qui plombent toutes les actions citoyennes pour faire entendre la raison, souhaitent nous faire aller.

Jean-Paul Damaggio

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 23:23

 

Au Conseil Général du Tarn et Garonne le groupe féministe La Barbe est venu interrompre une séance pour dire avec ironie sa révolte devant l’absence de femmes dans ce Conseil général. Le texte de leur intervention a été publiée par le Petit Journal. Le site de La Barbe : www.labarbelabarbe.org

Nous étions à Montauban et le groupe aurait pu se référer à Olympe de Gouges.JPD

 

Action de La Barbe

 

« Femmes et élues ? Pour que cesse cette imposture !

Messieurs les Conseillers, La Barbe vous félicite !

Contre les sirènes de la parité, vous êtes à l'avant-garde et votre résistance nous honore. Ainsi, aucune femme n'a pu s'immiscer dans vos rangs! C'est exceptionnel en France, puisque qu'avec l'Ariège vous êtes les deux seules assemblées départementales à avoir résisté à la présence des femmes. Encore Bravo.

Que chacun et chacune reste à sa place, telle est la devise de La Barbe.

Depuis la loi dite "sur la parité" du 6 juin 2000, les femmes s'infiltrent dans nos instances politiques locales ; conseils municipaux 35%, conseils régionaux 47,6%, les chiffres font frémir. En outre, face à la réduction des mandats régionaux et départementaux de 6000 à 3000 pour 2014, n'oublions pas cette vérité terrible : une place pour une femme est une place en moins pour un homme. Comment nos élus pourront-ils dans ces conditions conserver les charges électives multiples indispensables la conduite avisée des affaires publiques?

Heureusement, tous ceux qui préfèrent la mâle assurance d'un véritable professionnel à l'amateurisme de ces intrigantes reprennent aujourd'hui espoir. Le projet de réforme des collectivités territoriales peut en effet, en généralisant le scrutin uninominal pour les conseillers territoriaux, stopper la lamentable féminisation de notre République.

Ce mode de scrutin que de bonnes âmes qualifient d'archaïque, La Barbe au contraire l'appelle cloue de ses vœux !

Il vous reste cependant une dernière élection départementale en mars prochain, et pour finir en beauté, nous comptons sur vous pour faire à nouveau barrage à toute créature femelle voulant s’immiscer dans vos rangs.

Jean-Michel, Odé, Francis, Christian, Denis, Jean-Marc, Étienne, Jacques, Robert, Joël, Bernard, Jacques, Guy, Hervé, Guy-Michel, Pierre, Jean, Raymond, François, Jean, Jean-Paul, Léopold, Jean- Paul, Roland, José, Michel, Ghislain, Alain, Claude, Jean-Pierre vous êtes les gardiens de l'ordre naturel des choses. Tenez bon, et gardez espoir, car le vent peut tourner ! La Barbe !

 

Sur 30 élus, le Conseil Général du Tarn et Garonne compte 30 hommes... et aucune femme »

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 17:52

 

Aujourd’hui l’actualité de la LGV, c’est le bouclage du financement de Bordeaux-Tours. Comme toutes les études ont été faites, le contrat de convention finalisé entre Vinci et RFF tout laisse à penser que le problème est résolu or nous avons tout intérêt à mettre des bâtons dans les roues de cette machine. Et le premier bâton c’est de populariser la liste des institutions qui refusent de payer (ne serait-ce que pour honorer les élus qui ont un peu de recul car tous ne foncent pas de la même façon) ou manifestent pour le moment un refuse de payer. Ce débat ne reviendra dans l’actualité que dans dix ans, pour Bordeaux-Toulouse, si le projet avance. Je dis dix-ans puisque le dernier document du Conseil Régional Midi-Pyrénées indique une DUP en 2014 puis entre cette signature et le PPP est au moins de quatre ans en conséquence ça nous porte à 2018. Puis entre le PPP et la mise au point du financement on voit qu’il faut plus d’un an et ensuite six ans de construction, ça reste une ligne à l’horizon 2030 plus que 2020 !

Le premier journal à avoir mis le feu aux poudres sur ce point c’est 

le numéro de L’Express diffusé à Toulouse sur la question de la LGV.

 

Pour le moment, pour Midi-Pyrénées, nous savons que le SICOVAL (communauté d’agglo de Toulouse) refuse de payer comme les départements suivants de Midi-Pyrénées : Aveyron, Ariège, Tarn, Hautes-Pyrénées. Nous savons que les élections cantonales peuvent changer la donne. Le Conseil Régional du Centre refuse de payer.

 

Du côté de ceux qui ont voté le paiement : Communauté Urbaine de Toulouse, Communautés d’agglomération d’Auch, de Montauban, Conseil régionaux de Midi-Pyrénées, d’Aquitaine, Conseils généraux de la Gironde, de la Vienne, des Charentes, de la Haute Garonne.

 

Le paiement conditionnel du Conseil régional Poitou-Charentes entre dans un autre cas de figure : paiement contre remboursement.

A présent l’Etat s’engage à payer à hauteur de 10% de l’argent qui manquera. En Midi-Pyrénées le total est de 280 millions donc 10 % c’est un montant de 28 millions. Si ceux qui ont voté contre et disent ne pas payer confirment, la somme est de : 6 millions (Sicoval), 2 millions (CG Tarn), 1 million (CG Ariège), 1,7 million (CG Hautes-Pyrénées), 1,9 millio (CG Aveyron). On peut ajouter sans doute quelques intercommunalités mais on reste en dessous des 28 millions. Donc, ces Conseils généraux peuvent faire l’économie de payer, et le budget peut tout de même être bouclé. Sauf que les réticences côté Aquitaine où les sommes sont plus importantes, le refus de la Région Centre et d’autres peuvent retarder encore et tout retard est bon à prendre.

 26-02-2011 Jean-Paul Damaggio

PS : Toute erreur sera retranscrite aussitôt.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 17:11

Dans un article Thorez à Nice j’ai mentionné une réaction à l’action d’Alfred Daumas. André Larralde attentif à mon information est allé voir plus loin et m’envoie cet article que je répercute car les mentions de ce catholicisme de gauche sont rares. JPD

 

DAUMAS Alfred 

Cannes, 5 août 1910 - Nice, 3 mai 1997)

Auteur : Ralph SCHOR

Issu d'une famille provençale, laïque et républicaine, Alfred Daumas fait ses études dans les établissements publics de Grasse. Il est marqué par les exemples et les écrits de Jean Jaurès, Charles Péguy, François Coppée. Malgré les réserves de ses parents, il entre au Grand Séminaire de Nice où il se révèle brillant et anticonformiste. Ordonné prêtre par Mgr Rémond le 15 octobre 1933, il est nommé aumônier au collège Sasserno. Le 20 juin 1936, en compagnie de Virgile Barel et de Maurice Thorez, il prend la parole au cours d'un grand meeting organisé par le Parti communiste au Palais des Fêtes de Nice. Il approuve les objectifs sociaux du Front Populaire qui convergent avec l'action de l'Eglise au service des humbles. Il ajoute : « Maurice Thorez tend la main aux catholiques ? Pourquoi ne l'accepterais-je pas ? Je suis le disciple de celui qui, le premier, l'a tendue et nous demande de la tendre depuis vingt siècles ». L'abbé Daumas, acclamé par les communistes, est vilipendé par la droite. Aussi Mgr Rémond l'envoie-t-il à Lille où il prépare un doctorat en sciences sociales et politiques. De retour à Nice, l'abbé Daumas est nommé aumônier de la CFTC et missionnaire du travail

En 1939, l'abbé Daumas est mobilisé dans la région de Breil. Après l'armistice, il reprend ses activités et, orateur doué, entreprend une sorte de résistance par la prédication : il dénonce, en termes à peine voilés, les nouveaux maîtres et les totalitarismes ; il exalte la puissance libératrice du christianisme ; en 1942, il félicite ceux qui continuent la lutte. Lui-même participe à la Résistance active depuis le début de 1941. D'abord agent de liaison du mouvement Franc-Tireur, il appartient ensuite au service André, affilié à Combat, qui, sous les ordres de Joseph Bass, se voue au sauvetage des juifs. Arrêté le 11 novembre 1943 par la Gestapo, il est libéré faute de preuves et il peut avertir Bass de ne pas revenir à Nice. L'abbé Daumas, désormais obligé à la prudence, adhère cependant au Front National dont il devient président départemental. A la Libération, il est vice-président du CDL et il emploie son crédit à modérer les excès de l'épuration. Il publie l'hebdomadaire l'Avenir et il est candidat malheureux aux élections législatives d'octobre 1945

L'abbé Daumas reprend alors ses fonctions sacerdotales et est notamment aumônier diocésain de l'Action catholique générale des hommes. En 1959, à la demande de Mgr Rémond qui a grande confiance en lui, il réorganise la confrérie des Pénitents blancs et, en récompense, est nommé vicaire général honoraire, puis prélat d'honneur (1960). Il est ensuite directeur diocésain de l'Action sociale et d'assistance. Il prépare les 53e Semaines sociales qui se tiennent à Nice en 1966. En 1967, Paul VI le nomme protonotaire apostolique. En 1978, il devient délégué épiscopal à l'Action culturelle

 

Ami de René Cassin, Mgr Daumas fonde l'Association pour la fidélité à la pensée de René Cassin qui favorise le transfert des restes du Prix Nobel de la Paix au Panthéon. Commandeur de la Légion d'Honneur et titulaire de nombreuses autres décorations prestigieuses, détenteur de la médaille des Justes à titre posthume, Mgr Daumas, homme de conviction, chaleureux, sensible, cultivé, orateur éminent, défenseur intransigeant de la liberté, garde un grand prestige jusqu'à sa mort, mais pâtit de l'hostilité de ceux qui ne lui pardonnent pas les engagements pris depuis 1936.

 

Bibliographie :

Tarico Alain, L’Abbé Alfred Daumas : un prêtre dans la mêlée de son temps (1936-1945), Mémoire de maîtrise, Université de Nice, 1986.

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