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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 17:55

Jean-Paul Damaggio

82210 Angeville

 

 

A Madame Brigitte Barèges, député-maire de Montauban,

 

                                   Madame,

Ayant la fâcheuse habitude de lire de vieux papiers, j’ai découvert votre opinion sur la LGV dans les documents du CNDP (commission nationale du débat public) d’octobre 2005 et j’ai lu ceci :

« Il est prévu notamment que le trafic TER passera de 32 à 150 trains régionaux d’ici 5 ans entre Toulouse et Montauban. »(1)

Il se trouve que nous sommes justement en 2010, ère heureuse où les prévisions ont sans doute dues se réaliser.

Aussi auriez-vous l’amabilité de demander à vos services de téléphoner à la gare de Montauban (par la même occasion ils pourraient demander la gratuité du parking de la gare) pour savoir où nous en sommes ? Et attention, s’il vous plaît, quand je parle TER, merci de ne pas y inclure TGV, TEOZ ou Corail.

Mes informations m’indiquent que nous sommes très très loin des prévisions. En conséquence, après vos propres vérifications, accepteriez-vous de m’expliquer l’écart qui existe entre le rêve et la réalité ? A l’époque, avez-vous été mal informée par le Conseil régional, RFF, la SNCF ?

 

Vous devinez sans doute mon inquiétude : si la ridicule prévision annoncée est confirmée, que dois-je penser d’un projet de LGV bâti sur de telles billevesées ?

 

Recevez l’expression de mes salutations intéressées par votre réponse.

3-10-2010 Jean-Paul Damaggio

(1)   Cette prévision a été également répétée par d’autres personnes.

 

Pour les lecteurs du blog : il y a en fait 40 TER par jour sur Toulouse-Montauban aller-retour (dont sept venant de la ligne Bordeaux-Toulouse). Le progrès depuis 2005 est donc « spectaculaire » puisqu’il passe de 32 à 40 !

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 17:54

Communiqué de presse adressé à la Dépêche du Gers

Dans La Dépêche du 29 septembre vous publiez un petit mot d’un lecteur perspicace qui dit ceci à propos d’un accident de TER intervenu dans le Gers : « Il est incompréhensible qu’un passage à niveau sur une ligne de TER n’ait pas de barrières et de feux clignotants. Plutôt que d’engloutir des milliards dans des lignes grande vitesse à la rentabilité hasardeuse, RFF ferait mieux de sécuriser ce genre de points noirs. » Si ce lecteur et les habitants du Gers savaient, en plus, que leur Conseil général va voter prochainement 1.681.314 euros pour financer une nouvelle ligne ferroviaire LGV, en projet sur Bordeaux-Tours, l’inconséquence apparaîtrait encore plus monstrueuse. Pour faire bonne figure ajoutons que la Communauté des communes du Grand Auch va voter elle 210 164 euros pour le même projet. Au total presque deux millions d’euros que Le Gers va dépenser sans recette compensatoire pour cette nouvelle LGV à la rentabilité, en effet, très hasardeuse. Cette information mérite l’attention de tous.

Collectif Val de Garonne Lomagne

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 20:12

  doumayrou

Fragments d’une réunion

1 ) Gamin, Vincent Doumayrou a aimé les trains électriques et il a décidé de mieux décortiquer le principe de réalité qui s’appelle, fret, TER, intercités, TGV sur LGV ou pas. Il a mis en livre son travail sur la France et le monde mais malgré un préfacier reconnu, le monde des cheminots n’a pas été enthousiasmé par ses découvertes. En conséquence, depuis 2007, le livre suit la vie tranquille des livres écartés par les grands médias. Il n’en demeure pas moins beau. Le livre et l’auteur ont fait escale à Castelsarrasin. Premier geste de l’auteur à Castel : s’arrêter à la gare de la ville qu’il a découverte fermée un samedi après-midi…

Morale de cette histoire : dire que « le tout TGV c’est mauvais pour les lignes classiques », ça heurte une part de la mythologie enfantine, celle du train le plus merveilleux possible…

2 ) Pascal fait rire la salle en évoquant la gare TGV du Creusot qu’il visita car son épouse est Bourguignonne. Une gare avec un loueur de voiture, un Formule 1, un Wall Street quelque chose, bref, comme le film réalisé le montre, une gare fantôme.

Il n’y avait personne dans la salle pour lui répondre : « Mais Monsieur, c’est un cas rare ! Pensez plutôt au pôle multimodal de Sablé dans la Sarthe et à sa réussite phénoménale. » Cette réflexion fut faite dans l’enceinte du Conseil Régional Midi-Pyrénées où il fallait montrer le génie du TGV sur LGV. Dans cette salle acquise au savant présentant une étude sérieuse, un homme répliqua tranquillement: « Peut-être faudrait-il préciser que Sablé c’est la ville de Fillon ! » Et si l’homme avait eu l’humour de Pascal, il aurait ajouté : « Et de Colbert. »

Morale de cette histoire : lançons une grande pétition pour qu’au prochain remaniement le maire du Creusot devienne premier ministre. La nomination devrait plus rapporter à sa ville que l’arrivée du TGV dans sa gare.

3 ) Un citoyen de Larrazet a beaucoup vu les panneaux installés par les habitants de Bénis contre la LGV sans cesser de se sentir extérieur à cette affaire. Il aime le train, prend le TGV à l’occasion, et il est donc venu en simple curieux à la réunion. Il a découvert qu’en Hollande on prend le train pour aller n’importe où, qu’en Allemagne il ne vaut mieux pas faire du camping sauvage au bord d’une voie ferrée paraissant désaffectée. Il a écouté et tout d’un coup il a compris ce qu’exprime parfaitement le dessin d’Agniescka Mariettaz : la LGV massacre la voie ferrée classique sur laquelle elle s’impose. Ce fut pour moi un moment crucial de la soirée. Les panneaux des opposants à la LGV (à Benis comme à Agen) ne mentionnent pas les lignes existantes sauf avec ce slogan : oui au TGV sur les lignes existantes modernisées. Mais aucun slogan ne fait le lien avec le Non à la LGV qui domine les panneaux : village sacrifié, terres détruites etc.

Morale de l’histoire : Pour sortir de la ligne nouvelle, je suis pour utiliser ce slogan : La LGV massacre des milliers de vies et les voies ferrées existantes.

4 ) Pierre en a eu la confirmation : sa lecture des rapports LOTI correspond à la lecture de Vincent Doumayrou. Pour le dire autrement : à partir des critères de RFF, il apparaît clairement que les résultats des TGV sur LGV ne sont pas à la hauteur des annonces. Mais quels sont les élus qui lisent de tels rapports décidés par une loi, la loi LOTI justement ?

Morale de l’histoire : Heureusement qu’il existe des défenseurs conséquents des lignes existantes pour donner vie à des rapports faits à grand frais mais abandonnés à grand pas.

4 ) La Conseillère régionale Europe Ecologie a participé à la dite réunion ainsi que deux maires de villages. Elle a évoqué les conditions du débat politique mais à la surprise de l’assistance elle n’a pu donner la position de son parti par rapport à la future échéance : le vote de la convention de financement du Bordeaux-Tours. Des participants s’engagent à aller recevoir Borloo quand il viendra prochainement à Toulouse signer la dite convention (cette semaine d’après La Dépêche, beaucoup plus tard d’après Sud-Ouest mais au moins avant le 25 octobre car la convention doit être la même à Bordeaux et à Toulouse, et à Bordeaux ils votent le 25 octobre).

Morale de l’histoire : Des élus peuvent décider en quelques jours d’un projet aussi colossal que la ligne Bordeaux-Tours (elle représente 32 ponts de Millau pour donner un exemple).

5 ) Proposer à l’élue d’Europe écologie l’organisation, pour l’ensemble de ses collègues, d’un débat avec Vincent Doumayrou au sein du Conseil régional Midi-Pyrénées est une proposition de bon sens. Sur la journée agricole chère à Brigitte Barèges, une conseillère régionale UMP a expliqué à un membre du Collectif Val de Garonne Lomagne qu’elle ne connaissait rien au dossier. Le fait d’être élu n’induit aucune génération spontanée des dossiers. A la réunion de Bordeaux d’Europe Ecologie, c’est François Simon qui au nom de Midi-Pyrénées participait à la réunion. Ayant beaucoup milité avec lui, je sais parfaitement qu’il ne connaît rien au sujet. Quant à Madame Bové, qui de la hauteur de ses prétentions affirma qu’il n’y avait pas de communautés de communes participant au financement du projet GPSO, citons pour lui rabattre son caquet : Auch, Foix, Pamiers, Rodez.

Morale de l’histoire : La science infuse, ce n’est pas comme l’infusion de thé : c’est à vomir.

6 ) Sur ce blog, un pro LGV rappelle que le monde entier nous envie le TGV. Malheureusement Claude indiquera que personne ne l’achète. Quatre exceptions confirment cet échec industriel colossal. Pour l’exposition universelle de Séville, en 1992, une première LGV a uni Madrid et la ville de sud. Mais les résultats de cette vitrine sont clairs : même l’Espagne a ensuite préféré le matériel allemand ! Le TGV pour les Coréens ne donne pas les dessous de l’accord. Pour la ligne qui vient d’être inaugurée en Chine, les résultats sont déjà connus : après Bombardier, Hitachi et Siemens, les Chinois ont jugé utile de piller aussi la technologie française pour produire eux-mêmes des trains à grande vitesse qui dés à présent se vendent mieux que le TGV. Pour terminer il y a Paris-Bruxelles et Paris-Londres qui sortent un peu de France...

Morale de l’histoire : Envier la France pour son TGV sur LGV, ce n’est pas envier le prix que ça coûte.

 

C’était six fragments qui témoignent d’une partie d’une rencontre où les participants découvrirent dans un échange vivant des univers peu fréquentés. 3-10-2010 Jean-Paul Damaggio

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 20:04

manif-agen-1-10-10.JPG

La coordination 47 ne rate pas une occasion pour se rappeler aux bons soins des autorités. Borloo n’a pas reçu l’association alors l’association est allée voir le préfet pour lui rappeler que c’est pas des manières. Elle en a profité pour organiser, le 1 octobre à 17 h,  une opération coup de poing devant la préfecture, un coup de poing ce qu’il y a de plus pacifique. Un gros portique gonflable comme point de repère, des tracts distribués aux passants et aux automobilistes. Reçu à la préfecture, les responsables eurent la confirmation que RFF n’a toujours pas mis la main sur l’étude concernant les lignes existantes, dont pourtant le montant de la réhabilitation avait été chiffré à 760 millions d’euros.

Le tract, avec quelques arguments bien sentis, appelle à la manif du 13 novembre, juste avant la réunion du Conseil général du 47 qui doit voter le paiement du Bordeaux-Tours. Autant dire une programmation de l’action bien adaptée aux échéances. Alain Rousset va en avoir des boutons. Ils sont en effet plusieurs à commencer à espérer un vote négatif sur le financement de la part du Conseil général du 47. Non pas un vote négatif sur la LGV mais un vote négatif sur le financement. Au moins en attendant les résultats de l’étude programmée par l’association des élus qui a piétiné pendant un bon moment mais qui se prépare à présent très sérieusement.

Il s’agit donc d’un montage d’ensemble bien organisé qui devrait être répété dans d’autres départements mais c’est un travail de titan et il n’y a pas partout des titans.

Oui, les lignes existantes méritent le respect pour les services déjà rendues et pour ceux qu’elles peuvent rendre encore. Oui, elles accueillent le TGV, et elles peuvent l’accueillir dans des conditions meilleures, pour les riverains, les automobilistes, les voyageurs… et les finances locales. Que nos grands élus redescendent sur terre.

En discutant sur le rassemblement, une personne m’a indiqué qu’en Tarn-et-Garonne, elle a croisé un élu regrettant que les associations ne travaillent pas main dans la main avec les élus. Avec quels élus ? Ai-je demandé. Si c’est pour travailler main dans la main avec les défenseurs de la LGV, c’est plus que difficile. A suivre.

1-10-2010 Jean-Paul Damaggio

manif-agen2-1-10-10.JPG

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 21:20

Voici un autre blog qui a annoncé le débat de Castelsarrasin du 2 octobre et que vous avez tout intérêt à consulter.


http://lgv.sabstenir.over-blog.com/


La Dépêche d'aujourd'hui consacre deux pages à la validartion du fuseau qui se terminent par cette phrase : "Je me demande comment va-t-on financer cetteligne à grande vitesse". Non ce n'est pas moi qui ai eu accès au journal. C'est Jean-Michel Baylet qui parle ainsi. Mais sinon tout va bien !!!  

Je reviendrai sur le dossier le 5 octobre seulement. JPD

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 20:26

 

Comment l'esprit vient......aux Usagers.

(Petit conte Condomois....généralisable?)

 

 

            L'eau est distribuée par un des grands, Veolia, les usagers trouvent la facture lourde, mais ils pensent que c'est bien fait et puis la mairie contrôle.............

Des factures folles arrivent. C'est après le compteur, vous avez des fuites...Prélèvement automatique... Le maire accorde une ristourne... 10%... un pourboire quoi ! (et avec l’eau c’est naturel)

Une asso se crée, A B U E, va aux « états généraux de l'eau », confronte, des gens sont en lutte pour le même problème à Sète, à Quimper, deux ans de lutte à Condom, Quimper gagne au tribunal, ABUE s'appuie sur la jurisprudence de Quimper et Veolia rembourse : des surpressions ont provoqué des fuites après compteur. Le compteur n'est plus une barrière insurmontable au Droit.

Un nouveau délégataire de la Lyonnaise prend la suite à l'appel d'offre, alors que le Maire est condamné à 10 ans d'inéligibilité pour favoritisme en l'absence d'appel d'offre pour un cabinet de Conseil eau. Une jurisprudence Huchon lui permet d'être « dispensé de peine ».

            Entre temps les municipales ont eu lieu et le Maire UMP disparaît au profit d'un maire socialiste qui ne répond pas aux lettres, fait voter des clauses abusives (28 Voix UMP PS contre une voix citoyenne. ABUE écrit au Sous Préfet, les clauses sont innaplicables

Le nouveau Maire Fauxscialiste fait voter à nouveau par 28 voix contre une des clauses qui rejettent sur l'usager les éventuelles conséquences des surpressions.

            Nouveau sous Préfet, ABUE lui écrit, et il invite le Maire à faire intégrer le niveau de pression auquel est délivrée l'eau dans le règlement de Service.

            La population au cours de ces années de lutte est devenue très méfiante. La Presse a suivi cette affaire avec objectivité.

ABUE a gagné, l'association va t elle se dissoudre dans l'eau ?

Le compte rendu obligatoire du délégataire et celui du Maire généralement reçus dans l'indifférence par les élus, relève qu'il n'y a que 200 kms de réseau, depuis 30 ans les soumissions des délégataires étaient faites pour 300 kms. Depuis 3 ans, les Condomois payent pour100 kms de longueur d'entretien fantôme. Le Maire ne parle pas de renégociation.

L'eau coulera sous les ponts avant que ABUE ramène dans le Droit et la compétence les délégataires.

Si la prise en compte de 100 kms de trop était volontaire ce serait une action frauduleuse qualifiable d'escroquerie. Mais nous sommes tous persuadés que l'intégrité des marchands d'eau est au dessus de tout soupçon. Elles ne sont donc qu'incompétentes.

Max Biro

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 17:30

Si Le Monde le dit alors... JPD

 

Le TGV, plus si rentable que ça pour la SNCF

LEMONDE.FR | 27.09.10 | 10h45  •  Mis à jour le 28.09.10 | 09h18

 

Le TGV n'est plus la vache à lait de la SNCF, qui compte bien remédier à cette situation alors que pèse sur le groupe une dette de 8,6 milliards d'euros. La marge opérationnelle du TGV n'a été que de 6,7 % au premier semestre 2010, au lieu des 19 % attendus. "Il nous faudra poursuivre notre politique de maîtrise des coûts et des investissements pour rétablir un niveau de marge opérationnelle de 10 à 12 %", niveau en dessous duquel la Société nationale des chemins de fer ne sait pas financer ses activités et ses investissements, a indiqué le directeur financier de la SNCF, David Azéma, lors d'un séminaire de presse.

Plusieurs axes sont étudiés pour remplir les rames et attirer de nouvelles clientèles, d'après Le Parisien.

Séduire la clientèle professionnelle

Les professionnels seront chouchoutés – car rentables –, grâce notamment à la création en janvier d'une nouvelle rame en première classe sur la ligne Paris-Strasbourg, avec mise à disposition de la presse, restauration, etc.

Inciter les familles à prendre le train

Les TGV Family, expérimentés cet été pour les voyages en direction du sud de la France, seront généralisés pendant toutes les vacances scolaires. Ces trains sont réservés aux familles, avec animations pour les enfants pour "faire tout le bruit qu'on veut", expliquait le président de la SNCF, Guillaume Pepy, lors du lancement de l'opération.

Augmenter les TGV à tarifs bas

La SNCF renforcera le nombre de TGV 100 % Prem's, moins cher mais aux billets non échangeables et non remboursables.

Miser sur le Web

Le Wi-Fi fera son apparition dès le 26 novembre dans le TGV Est. La SNCF compte également développer sa présence sur le Web pour "capter une clientèle jeune", comme l'a montré la campagne virale lancée à la fin août.

Disparition progressive du billet de train classique

La clientèle sera incitée à ne plus prendre ses billets au guichet (20 % des coûts). Déjà possible sur plusieurs lignes, la commande sur Internet et l'impression à domicile des billets de train sera étendue à deux cents nouvelles destinations d'ici à la fin de l'année. La SNCF testera également sur les iDTGV les billets de train sur smartphone, évitant ainsi au voyageur de devoir imprimer son billet.

De nouvelles lignes à grande vitesse

Dès décembre, le TGV desservira l'Espagne avec la ligne Paris-Figueras (nord-est de l'Espagne), qui sera prolongée jusqu'à Barcelone d'ici à 2013. Le temps de trajet du Paris-Genève sera réduit de vingt minutes avec la construction d'un nouveau tronçon à haute vitesse entre Bourg-en-Bresse et Bellegarde (Ain). La première branche de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône reliera Mulhouse à Dijon à la fin 2011, permettant des gains de temps significatifs. Avec ces nouvelles lignes, la SNCF cherche à capter la clientèle de l'avion. "Sur un trajet de trois heures, la part de marché du train par rapport à l'avion est de près de 70 %", selon Barbara Dalibard, directrice de la branche Voyages.

Le Monde.fr

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 16:18

Nous avons plusieurs fois sur ce blog évoqué la lutte conduite à Condom contre La Lyonnaise des eaux. L’ami Max Biro, un habitué des Editions La Brochure (quatre publications) nous a téléphoné pour dire sa joie suite à leur victoire. S’il a le temps, avant de partir en croisière, peut-être complètera-t-il adroitement ce texte ci-dessous de La Dépêche ? J-P D

 

La Dépêche 28-09-2010 Condom Gers

Trois ans après leur constitution en association, les usagers de l'eau réunis sous la bannière d'ABUE (Association Baïse des usagers de l'eau) savourent leur victoire. « Après trois ans de protestation, nous sommes heureux de voir que le délégataire de service public de l'eau mentionne dans son règlement de service la pression maximum de l'eau distribuée. Même si un problème survient après le compteur, l'usager pourra donc mettre en cause le délégataire. C'est ce que nous voulions. Nous sommes satisfaits aussi de voir que le nouveau délégataire, la Lyonnaise des eaux, s'est vraiment penché sur ce problème des surpressions et a réagi en changeant les réducteurs » détaille Max Biro. Pour ABUE, la satisfaction vient aussi des services publics. « On a vu que les deux sous-préfets de Condom, Bernard Pouget puis Dominique Gilles, ont mené le contrôle de légalité dudit règlement de service en pointant dans leurs observations la nécessité d'indiquer les taux de pression. On se sent soutenus » note pour sa part le président, Claude Bontemps. Satisfaits, les dirigeants n'en resteront néanmoins pas là.

Un « réseau fantôme »

Dans le rapport annuel pour 2009 du délégataire, comme dans celui de la collectivité, la mairie, propriétaire du réseau, des écarts conséquents sur la longueur estimée du réseau de distribution d'eau entre 2008 et 2009 ont été mis en avant. Pour la Lyonnaise des eaux, le réseau s'étendrait sur 201 km contre 254 en 2008 lors de la dernière estimation faite par Véolia. « Dans le rapport de la collectivité, entre 2005 et 2008 le réseau est passé de 291 km à 293, puis 295 et, enfin, à 200 en 2009. Si le réseau fait effectivement 200 km, cela veut dire que depuis des années les usagers condomois ont payé des prestations pour un réseau fantôme, dénonce Max Biro. Quand un délégataire établit le prix de revient de l'eau, la longueur du réseau est en effet prise en compte ». Toujours déterminés, les dirigeants d'ABUE entendent se mobiliser désormais, sur ce nouveau point, « prêts à aller jusqu'au bout ».

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 16:03

La date approche. Nous enregistrons pour le moment un certain nombre d’excusés car les calendriers sont souvent chargés. Mais dans tous les cas, l’évolution du dossier LGV en justifie plus que jamais la teneur. J’ai repris les fiches du document du débat public de 2005. Si on compare le projet actuel et les observations des fiches on s’aperçoit qu’il y a un fossé entre les deux. Des communes qui n’étaient pas dans le fuseau, s’y sont retrouvés, des défenseurs du financement public sont trompés, des promoteurs d’une gare à Montbartier se sont inclinés, les adeptes de la gare à Agen vont regarder passer le train ailleurs, ceux qui tablaient sur une augmentation du trafic fret de 40% sont loin des comptes, les pronostics de 150 TER quotidien en gare de Montauban pour 2010 étaient de la fumée etc.

Il faut revenir sur 2005 à la lumière des réalités de 2010. Tous les élus ont le droit de revoir leurs copies.

Ce débat est aussi annoncé à l’adresse ci-dessous.

http://moissacaucoeur.elunet.fr/index.php/post/27/09/2010/LGV%3A-le-debat-nest-pas-clos

à suivre. jpd

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 15:49

pellerin.jpg

Le 17 octobre à 17 h au Théâtre Olympe de Gouges, Fred Pellerin débarque à Montauban. En 2008, nous avions beaucoup parlé de lui à Montréal avec l’ami Jacques. Oui, le Québec va envahir la salle et je maudis cette merdique ligne à grande vitesse qui ne me laisse pas le temps de respirer théâtre. Voici ce que dit le programme montalbanais : « Fred Pellerin met des enjoliveurs à la surréaliste banalité, brasse notre mémoire collective par ses acrobaties verbales. » Pourquoi « surréaliste banalité » ?

Fred Pellerin est plutôt le porteur de ce que j’appelle la sous-réalité. Il vient de la campagne, Saint-Elie de Caxton, et son héroïne est bien comme l’indique le titre du spectacle une arracheuse de temps.

En octobre 2008 nous n’avons pu le croiser au Monument-National à Montréal (par contre on n’avait pas raté les zapartistes au Club Soda), mais nous en avons rapporté un souvenir vivant et son passage à Montauban m’oblige à me replonger dans des documents qui auraient dû faire un livre (on en trouve quelques pages sur ce blog sous le titre l’orignal original).

Pourquoi m’arrêter sur Fred Pellerin ? Voici ce qu’écrivait dans Le Devoir Caroline Montpetit en octobre 2008 : « Ce parler croquant, rapiécé, phonétique, il l’emprunte en partie aux aînés du village, au dépanneur [une sorte d’épicier à tout vendre], au garage, au fil des jasettes, et des jours… Dans un calepin qu’il traîne avec lui, puisqu’il n’enregistre rien, il a écrit quelques perles qui pourraient un jour finir dans un spectacle ou un livre : « un dominateur commun », un « congé féérique », ou du « cosmos » à répandre dans le jardin. Et c’est presque à un travail d’ethnologue que Pellerin se livre depuis des années, sans colliger et sans archiver, juste en écoutant, la tête penchée, attentif, intéressé. »

Fred Pellerin a étudié la littérature à l’Université de Trois-Rivières et il indique : « C’est l’orature, la littérature orale qui m’intéresse. J’aurais aimé avoir un cours là-dessus à l’université. » Moi aussi, mais je n’ai pas eu droit à l’université….

Caroline Montpetit de préciser : « L’orature, c’est ce qu’il emprunte à Méo, à Léo, à Bernadette, et qui fait lever la foule dans les spectacles et applaudir à tout rompre. « Si je répète ce que Léo m’a dit et que la foule applaudit, c’est un peu lui qu’ils applaudissent aussi. Cela l’encourage à me conter d’autres choses » note Fred Pellerin. Et c’est ainsi que la parole de Saint-Elie a fait son chemin à travers le monde… »

Au cours de l’entretien qui se tenait à Montréal, un bruit de sirène s’est fait entendre et Fred a eu cette réaction : « Ici, en ville, il y a trop de bruit à la minute, on est surstimulé. Des bruits comme cela, à Saint-Elie, il y en a un par jour, et on a toute la journée pour en parler. »

L’arracheuse de temps signait S. Troop alors on l’appelait La stroop. Cette riche étrangère avait acheté le domaine du Lac Plaisance, n’allait pas à la messe et tirait dans les airs quand les pêcheurs venaient lui voler ses truites. On la disait légèrement sorcière. Elle est restée à Saint-Elie trois ans et à cette époque-là, il n’y a eu aucun mort au village ! La stroop était source de ragots portés par Léo Déziel le garagiste et Méo Gendron. A partir de là, ce n’est pas seulement la côte nord du Québec qui déboule dans nos oreilles mais toute la cultivature du monde produite par un espéreur.

Après une parole aliénée de gens qui déparlent, aujourd’hui il existe un art, celui de l’arracheuse de temps, un art que j’appelle le sous-réalisme car il cherche sa matière non dans le rêve mais dans les sous-sols les plus divers de nos humanités.

Pour le moment, je vais aller faire une tarte aux guignes pour les petits-enfants qui viennent demain. Je vais mettre le premier CD de Fred Pellerin que Jacques nous a donné au Québec…

 

Quarante minutes après, la tarte est prête, de la pâte à la crème avec les guignes du jardin congelées. J’ai tout écouté de ce disque qui s’appelle Silence où comme souvent aux Amériques, les jeunes reprennent avec amour des chansons des plus vieux, de Félix Leclerc et Gilles Vigneault, c’est un Fred Pellerin qui n’a pas encore trouvé sa voie mais qui a déjà son objectif : « Ecoutez mon histoire / Vous z’autres qui voyagez / toujours dans la mémoire / ayez l’éternité. » (paroles d’une chanson populaire)

28-09-2010 Jean-Paul Damaggio

Fred-disque.jpg

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Jean-Pierre Frutos, Refondation de l’école ici

Jean Jaurès : Articles de 1906 dans La Dépêche et dans l’Humanité ici

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