Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 14:22

 

Voici un extrait du livre Manuel Vázquez Montalbán, derniers instants, où l’auteur s’adresse à Manolo, forme amicale de Manuel.

 

Manolo, les actualités ne nous apprendront jamais que tu as eu le Prix Nobel de Littérature. Des amis avaient pensé à toi pour celui de l’année 2003, afin de s’opposer à la candidature de Mario Vargas Llosa. Si un jour j’ai le temps, j’écrirai l’histoire croisée de vos vies. Tu n’as jamais eu, face à toi, le même Gauguin que celui que vient de nous dépeindre l’écrivain péruvien. Comment, en plus, ne pas croiser les deux romans sur Trujillo : Galíndez de MVM et La Fête du bouc de MVLl ? En attendant ce futur incertain, voici la dépêche d’agence que Vargas Llosa a fait circuler suite à ton décès : « La mort de Vázquez Montalbán m’a beaucoup peiné. C’était une figure qui a profondément marqué la vie intellectuelle espagnole depuis les années 70. Je l’ai justement connu au cours de mon installation à Barcelone en 1970. C’était un personnage d’une fécondité extraordinaire qui utilisait les failles littéraires et intellectuelles que la dictature ne contrôlait pas, pour produire une opposition multiple, intelligente, en utilisant, de plus, un humour corrosif qui fut une de ses caractéristiques. C’était un homme d’une fécondité extraordinaire qui pratiquement embrassa tous les genres de la poésie à l’essai en passant par le roman, et les articles de journaux. Toujours polémique, il fut cohérent avec ce qu’il croyait et il défendit ses convictions politiques, qui, c’est le moins qu’on puisse dire ne sont pas les miennes, d’une manière suscitant toujours le respect et l’attention, y compris de ses adversaires. Par ailleurs, sa personnalité fertile et vivante, sa curiosité pour toutes les manifestations artistiques et idéologiques faisaient de lui, un personnage fascinant, aussi, son absence va laisser un vide très profond dans la vie espagnole. »

Le propos de Vargas Llosa est un petit chef d’œuvre d’hypocrisie ! La question n’est pas d’évoquer MVM (ce qu’il fait avec adresse) mais de montrer la largeur de vue de MVLl ! Tout écrit doit rejaillir sur sa propre notoriété. 7-10-2010 Jean-Paul Damaggio

 

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans vazquez montalban
commenter cet article
7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 14:20

 

Vargas-Llosa.jpg 

Sur ce blog il y a déjà quelques références à Vargas Llosa :

http://la-brochure.over-blog.com/article-voir-vargas-llosa-a-managua-et-mourir-42458865.html

Dans l’article ci-dessus, j’y posai par exemple la question : Quand le Nobel pour Vargas LLosa ?

 

C’est un vieux rêve de l’écrivain péruvien. Il a pu arriver au sommet ! J’ai beaucoup lu Bryce Echenique, Scorza, Arguedas… et Vargas Llosa. Les trois mousquetaires de la littérature péruvienne. Quatre monuments totalement opposés les uns aux autres. Arguedas s’est suicidé, Scorza est mort dans un accident d’avion, et Bryce Echnique qui se joue du pouvoir aime rigoler de Vargas Llosa qui hante les couloirs du pouvoir en question depuis toujours. Sur l’énorme Cahier de L’Herne consacré au bon Mario en 2003 (la valeur marchande de mon exemplaire augmente tout d’un coup) on le voit en photo au temps de sa jeunesse, avec un petite moustache, les cheveux gominés et l’air conquérant. Ces quatre écrivains, tous passés par Paris au cours des années 60, je les ai fait se croiser dans un roman en 1968. Scorza du côté du peuple, Arguedas du côté de la culture indienne, Bryce-Echenique du côté de l’humour et Vargas Llosa du côté du pouvoir quel qu’il soit, jusqu’à se poser définitivement auprès du pouvoir libéral. C’est ainsi que j’ai été obligé de scruter la famille Vargas Llosa, le parcours péruvien de l’écrivain et quand plus tard, j’ai étudié Vázquez Montalbán, j’ai compris que l’affrontement des deux hommes était symbolique d’un affrontement intellectuel mondial du XXe siècle.

Vargas Llosa habillé en jeune latino-américain tomba amoureux de Castro au moment où, sous le franquisme dominant, Vázquez Montalbán en communiste iconoclaste garda ses distances avec la déification de Castro. Et en 1971, Vargas Llosa ayant viré dans le camp anti-castriste, cru qu’il pourrait y engager l’écrivain catalan. A partir de là l’affrontement politique entre les deux hommes fut constant sans être le résumé de l’affrontement entre blocs. L’un comme l’autre étant des intelligences indépendantes au service de deux idéaux opposés.

Parmi les nombreuses audaces de Vargas Llosa j’ai passé au crible son roman de 2003 sur Flora Tristan et Gauguin, Le paradis un peu plus loin dans le livre que j’ai intitulé Flora Tristán derniers instants. La révolutionnaire Flora Tristan a dû se retourner dans sa tombe si elle a eu vent du livre de Vargas Llosa. Trahie de son vivant par le Pérou, voilà que Vargas Llosa redouble la trahison en la mettant au service de son idéologie néo-libérale. J’insiste : Vargas Llosa est un écrivain combattif, un travailleur infatigable, un puissant constructeur d’univers mais Vázquez Montalbán pouvait aisément en démonter les façades, révélant ensuite, que derrière l’apparence il n’y avait plus rien. Les deux avaient une chronique dans le journal El Pais, le Péruvien le dimanche pour s’épancher en longs articles (il continue), le Catalan le lundi pour un billet court, saignant et adressé au peuple qui ce jour-là achète le quotidien pour les résultats sportifs.

Le dernier article que j’ai lu de Mario parlait de Tolstoï : comme depuis des années, il y utilise une mécanique inoxydable mise à toutes les sauces. D’abord se passionner pour les grands (afin d’être un grand parmi les grands) ; ensuite en décortiquer l’œuvre pour glorifier l’individu (ce fut d’abord le cas de Flaubert et pour finir celui de Hugo) ; enfin rappeler que le régime du capitalisme libéral est le meilleur pour l’art, l’individu et la culture.

7-10-2010 Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans amériques
commenter cet article
5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 21:53

2010_07_03_fete_StCirice--19---1024x768-.JPG

Mais c’est bien sûr, comme on vient de me l’indiquer j’aurais dû aller voir le totem de Réseau Ferré de France à Saint Cirice. Il est déjà là depuis le 31 juillet, mais Saint Cirice c’est où ? Dans ce lieu qui existe, avec le totem, il y a une autre merveille qui sera présentée dans un livre en préparation : Les 31 merveilles du Tarn et Garonne sur le tracé de la LGV. Les initiés devinent pourquoi 31 et les non initiés vont être surpris, aussi surpris que la découverte de ce totem. Ce sera un guide touristique subventionnée à bloc par Alstom.

En fait RFF n’en a rien à cirer des merveilles en question aussi le totem de la photo, c’est juste pour sourire un peu et inciter les uns et les autres à chercher cette commune surprenante… en attendant le vrai totem de RFF.

5-10-2010 Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 19:59

Cahors-Moissacen-train.jpg

En noir sur la carte, la voie ferrée oubliée. 

 

Tout commence avec Charles de Freycinet, ministre des Travaux Publics (1877-1879) dont le nom est attaché à la multiplication de lignes de chemin de fer, souvent de qualité médiocre, dans le but de « désenclaver les régions mal desservies ». C’est ainsi qu’aux départements du Lot et du Tarn et Garonne, il propose un projet de ligne reliant Valence d'Agen ou Moissac à Cahors. A cette date, pour aller de Moissac à Paris, il fallait passer par Montauban, Lexos et Capdenac, ou alors par Bordeaux. Les producteurs de chasselas de Moissac voulaient profiter du chemin de fer pour valoriser leur production. Si la destination Cahors était sans problème, à l’autre bout de  la ligne, entre les élus de Valence d'Agen et ceux de Moissac, c’est la guerre. Le tracé complet par la vallée de la Barguelonne conduisait à Valence et il était plus facile, mais Moissac était sous-préfecture. Moissac sera finalement retenue et alors la ligne 111 du Paris-Orléans (P.O.) est en bonne voie ! En 1881, le dossier est complet au ministère, l'avant-projet est approuvé : pour une longueur de 60 km dont 32,500 km en Tarn et Garonne et 27,500 km dans le Lot.

Tout était décidé mais rien n’a été fait car très souvent il y a une grande marge de la décision à la réalisation. 5-10-2010 Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans Voies ferrées en TetG
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 18:03

 

Le Tarn-et-Garonne est traversée par la voie ferrée Bordeaux-Sète et par le début de la ligne dite POLT (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse). Pour le fret, il bénéficie encore de la ligne Beaumont-Castelsarrasin.

Pendant des décennies ces lignes ont rendu des services grandioses puis à partir des années 1990 elles ont été laissées à l’abandon. Des gares démolies, des arrêts supprimés et aujourd’hui, jusqu’à une ligne qui risque de fermer. Castelsarrasin n’aurait pas été Castelsarrasin sans la voie ferrée à laquelle s’est accrochée Cégédur. Montauban n’aurait pas été Montauban si la ville n’était pas devenue un carrefour ferroviaire considérable. Il en résulta la cité des cheminots qui a donné sa couleur à Sapiac. Gamin, il m’est arrivé de partir de la gare de Réalville pour aller jusqu’à Perpignan sans changement.

A me lire, je sens que Monsieur Castan, grand ponte de RFF murmure : « Ah ! la nostalgie ! ». Paradoxe cher monsieur, paradoxe : je n’ai pas été un passionné des petits trains électriques mais comme tout le monde j’ai aimé le train et ceux qui aiment le train sont plutôt tournés vers le futur que vers le passé. Pas question donc de pleurer sur le bon vieux temps, mais utilisons le passé, pour que le progrès fasse le bonheur du plus grand nombre.

Je vais évoquer aujourd’hui les gares du Tarn-et-Garonne sur la ligne Bordeaux-Toulouse.

Les gares du Tarn-et-Garonne

Le samedi matin de bonne heure, le voyageur qui arrive d’Agen entre en Tarn-et-Garonne par Lamagistère où le train s’arrête à 6.35. Pas d’arrêt à Golfech pour arriver directement à Valence d’Agen à 6.41. Puis, sans arrêt à Pommevic, le train entre en gare à Malause à 6.47. Sept minutes plus tard il est à Moissac et en entrant à Castelsarrasin, la cloche sonne 7 heures. Il lui faudra seulement treize minutes pour arriver à Montauban même en s’arrêtant à Lavilledieu ! En voiture il faut au moins le double. A Montauban ce train continue directement jusqu’à Toulouse où il arrive à 7.40. Même par le détour montalbanais le trajet Castelsarrasin-Toulouse est plus rapide que par l’autoroute. Pour visiter les autres gares du Tarn-et-Garonne il est possible à Montauban de s’attarder plus de demi-heure pour prendre le TER de 7.57 et là sans arrêt à Montbartier on fait escale à Dieupentale (8.09), Grisolles (8.14), Castelnau d’Estretrefonds (8.24) mais là on sort du Tarn-et-Garonne.

Si vous voulez repartir dans l’autre sens vous pouvez attendre 10.09 et vous revenez à Montauban à 10.27. Pour boucler la boucle le train de 19.07 est la seule solution pour arriver à Lamagistère à 19.45.

Au total sur la ligne il reste 12 gares en fonctionnement ce qui n’est pas mal s’il y avait beaucoup de trains à disposition.

Ce petit voyage confirme en effet le bien fondé de l’utilisation du train mais il faut en plus des trains au moins deux autres conditions : un parking sérieux dans la gare et à la descente du train, pour les villes comme Montauban ou Castelsarrasin, un service de bus adapté. Par exemple, à Montauban, pour aller de la gare à la zone industrielle il faut changer à Midi-Pyrénées.

Sur ce blog nous sommes prêts à publier toutes les observations des usagers du train en Tarn et Garonne.

4-10-2010 Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans Voies ferrées en TetG
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 18:01

 

RFF nous en a informé voici plusieurs semaines : des totems interactifs allaient être présents en mairie le 4 octobre. Comme une foule de Castelsarrasinois, je me suis donc présenté en mairie, celle d’une sous-préfecture pour aller au plus important, et c’est sans surprise que j’ai appris que le mail devant confirmer l’arrivée des totems n’était pas encore là. Peut-être la semaine prochaine… Voilà vous devrez attendre pour la photo décorée des Totems.

Alors je me suis dit : « Comment une entreprise qui n’est pas capable d’assumer ses responsabilités dans une affaire aussi mineure que la fourniture de totems qu’elle a programmé elle-même, peut-elle avoir la responsabilité de maître d’œuvre d’une LGV ? »

A moins que le concertation qui doit s’en suivre, ne soit qu’une farce, mais ça je l’avoue j’ai du mal à le penser.

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 17:55

Jean-Paul Damaggio

82210 Angeville

 

 

A Madame Brigitte Barèges, député-maire de Montauban,

 

                                   Madame,

Ayant la fâcheuse habitude de lire de vieux papiers, j’ai découvert votre opinion sur la LGV dans les documents du CNDP (commission nationale du débat public) d’octobre 2005 et j’ai lu ceci :

« Il est prévu notamment que le trafic TER passera de 32 à 150 trains régionaux d’ici 5 ans entre Toulouse et Montauban. »(1)

Il se trouve que nous sommes justement en 2010, ère heureuse où les prévisions ont sans doute dues se réaliser.

Aussi auriez-vous l’amabilité de demander à vos services de téléphoner à la gare de Montauban (par la même occasion ils pourraient demander la gratuité du parking de la gare) pour savoir où nous en sommes ? Et attention, s’il vous plaît, quand je parle TER, merci de ne pas y inclure TGV, TEOZ ou Corail.

Mes informations m’indiquent que nous sommes très très loin des prévisions. En conséquence, après vos propres vérifications, accepteriez-vous de m’expliquer l’écart qui existe entre le rêve et la réalité ? A l’époque, avez-vous été mal informée par le Conseil régional, RFF, la SNCF ?

 

Vous devinez sans doute mon inquiétude : si la ridicule prévision annoncée est confirmée, que dois-je penser d’un projet de LGV bâti sur de telles billevesées ?

 

Recevez l’expression de mes salutations intéressées par votre réponse.

3-10-2010 Jean-Paul Damaggio

(1)   Cette prévision a été également répétée par d’autres personnes.

 

Pour les lecteurs du blog : il y a en fait 40 TER par jour sur Toulouse-Montauban aller-retour (dont sept venant de la ligne Bordeaux-Toulouse). Le progrès depuis 2005 est donc « spectaculaire » puisqu’il passe de 32 à 40 !

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 17:54

Communiqué de presse adressé à la Dépêche du Gers

Dans La Dépêche du 29 septembre vous publiez un petit mot d’un lecteur perspicace qui dit ceci à propos d’un accident de TER intervenu dans le Gers : « Il est incompréhensible qu’un passage à niveau sur une ligne de TER n’ait pas de barrières et de feux clignotants. Plutôt que d’engloutir des milliards dans des lignes grande vitesse à la rentabilité hasardeuse, RFF ferait mieux de sécuriser ce genre de points noirs. » Si ce lecteur et les habitants du Gers savaient, en plus, que leur Conseil général va voter prochainement 1.681.314 euros pour financer une nouvelle ligne ferroviaire LGV, en projet sur Bordeaux-Tours, l’inconséquence apparaîtrait encore plus monstrueuse. Pour faire bonne figure ajoutons que la Communauté des communes du Grand Auch va voter elle 210 164 euros pour le même projet. Au total presque deux millions d’euros que Le Gers va dépenser sans recette compensatoire pour cette nouvelle LGV à la rentabilité, en effet, très hasardeuse. Cette information mérite l’attention de tous.

Collectif Val de Garonne Lomagne

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 20:12

  doumayrou

Fragments d’une réunion

1 ) Gamin, Vincent Doumayrou a aimé les trains électriques et il a décidé de mieux décortiquer le principe de réalité qui s’appelle, fret, TER, intercités, TGV sur LGV ou pas. Il a mis en livre son travail sur la France et le monde mais malgré un préfacier reconnu, le monde des cheminots n’a pas été enthousiasmé par ses découvertes. En conséquence, depuis 2007, le livre suit la vie tranquille des livres écartés par les grands médias. Il n’en demeure pas moins beau. Le livre et l’auteur ont fait escale à Castelsarrasin. Premier geste de l’auteur à Castel : s’arrêter à la gare de la ville qu’il a découverte fermée un samedi après-midi…

Morale de cette histoire : dire que « le tout TGV c’est mauvais pour les lignes classiques », ça heurte une part de la mythologie enfantine, celle du train le plus merveilleux possible…

2 ) Pascal fait rire la salle en évoquant la gare TGV du Creusot qu’il visita car son épouse est Bourguignonne. Une gare avec un loueur de voiture, un Formule 1, un Wall Street quelque chose, bref, comme le film réalisé le montre, une gare fantôme.

Il n’y avait personne dans la salle pour lui répondre : « Mais Monsieur, c’est un cas rare ! Pensez plutôt au pôle multimodal de Sablé dans la Sarthe et à sa réussite phénoménale. » Cette réflexion fut faite dans l’enceinte du Conseil Régional Midi-Pyrénées où il fallait montrer le génie du TGV sur LGV. Dans cette salle acquise au savant présentant une étude sérieuse, un homme répliqua tranquillement: « Peut-être faudrait-il préciser que Sablé c’est la ville de Fillon ! » Et si l’homme avait eu l’humour de Pascal, il aurait ajouté : « Et de Colbert. »

Morale de cette histoire : lançons une grande pétition pour qu’au prochain remaniement le maire du Creusot devienne premier ministre. La nomination devrait plus rapporter à sa ville que l’arrivée du TGV dans sa gare.

3 ) Un citoyen de Larrazet a beaucoup vu les panneaux installés par les habitants de Bénis contre la LGV sans cesser de se sentir extérieur à cette affaire. Il aime le train, prend le TGV à l’occasion, et il est donc venu en simple curieux à la réunion. Il a découvert qu’en Hollande on prend le train pour aller n’importe où, qu’en Allemagne il ne vaut mieux pas faire du camping sauvage au bord d’une voie ferrée paraissant désaffectée. Il a écouté et tout d’un coup il a compris ce qu’exprime parfaitement le dessin d’Agniescka Mariettaz : la LGV massacre la voie ferrée classique sur laquelle elle s’impose. Ce fut pour moi un moment crucial de la soirée. Les panneaux des opposants à la LGV (à Benis comme à Agen) ne mentionnent pas les lignes existantes sauf avec ce slogan : oui au TGV sur les lignes existantes modernisées. Mais aucun slogan ne fait le lien avec le Non à la LGV qui domine les panneaux : village sacrifié, terres détruites etc.

Morale de l’histoire : Pour sortir de la ligne nouvelle, je suis pour utiliser ce slogan : La LGV massacre des milliers de vies et les voies ferrées existantes.

4 ) Pierre en a eu la confirmation : sa lecture des rapports LOTI correspond à la lecture de Vincent Doumayrou. Pour le dire autrement : à partir des critères de RFF, il apparaît clairement que les résultats des TGV sur LGV ne sont pas à la hauteur des annonces. Mais quels sont les élus qui lisent de tels rapports décidés par une loi, la loi LOTI justement ?

Morale de l’histoire : Heureusement qu’il existe des défenseurs conséquents des lignes existantes pour donner vie à des rapports faits à grand frais mais abandonnés à grand pas.

4 ) La Conseillère régionale Europe Ecologie a participé à la dite réunion ainsi que deux maires de villages. Elle a évoqué les conditions du débat politique mais à la surprise de l’assistance elle n’a pu donner la position de son parti par rapport à la future échéance : le vote de la convention de financement du Bordeaux-Tours. Des participants s’engagent à aller recevoir Borloo quand il viendra prochainement à Toulouse signer la dite convention (cette semaine d’après La Dépêche, beaucoup plus tard d’après Sud-Ouest mais au moins avant le 25 octobre car la convention doit être la même à Bordeaux et à Toulouse, et à Bordeaux ils votent le 25 octobre).

Morale de l’histoire : Des élus peuvent décider en quelques jours d’un projet aussi colossal que la ligne Bordeaux-Tours (elle représente 32 ponts de Millau pour donner un exemple).

5 ) Proposer à l’élue d’Europe écologie l’organisation, pour l’ensemble de ses collègues, d’un débat avec Vincent Doumayrou au sein du Conseil régional Midi-Pyrénées est une proposition de bon sens. Sur la journée agricole chère à Brigitte Barèges, une conseillère régionale UMP a expliqué à un membre du Collectif Val de Garonne Lomagne qu’elle ne connaissait rien au dossier. Le fait d’être élu n’induit aucune génération spontanée des dossiers. A la réunion de Bordeaux d’Europe Ecologie, c’est François Simon qui au nom de Midi-Pyrénées participait à la réunion. Ayant beaucoup milité avec lui, je sais parfaitement qu’il ne connaît rien au sujet. Quant à Madame Bové, qui de la hauteur de ses prétentions affirma qu’il n’y avait pas de communautés de communes participant au financement du projet GPSO, citons pour lui rabattre son caquet : Auch, Foix, Pamiers, Rodez.

Morale de l’histoire : La science infuse, ce n’est pas comme l’infusion de thé : c’est à vomir.

6 ) Sur ce blog, un pro LGV rappelle que le monde entier nous envie le TGV. Malheureusement Claude indiquera que personne ne l’achète. Quatre exceptions confirment cet échec industriel colossal. Pour l’exposition universelle de Séville, en 1992, une première LGV a uni Madrid et la ville de sud. Mais les résultats de cette vitrine sont clairs : même l’Espagne a ensuite préféré le matériel allemand ! Le TGV pour les Coréens ne donne pas les dessous de l’accord. Pour la ligne qui vient d’être inaugurée en Chine, les résultats sont déjà connus : après Bombardier, Hitachi et Siemens, les Chinois ont jugé utile de piller aussi la technologie française pour produire eux-mêmes des trains à grande vitesse qui dés à présent se vendent mieux que le TGV. Pour terminer il y a Paris-Bruxelles et Paris-Londres qui sortent un peu de France...

Morale de l’histoire : Envier la France pour son TGV sur LGV, ce n’est pas envier le prix que ça coûte.

 

C’était six fragments qui témoignent d’une partie d’une rencontre où les participants découvrirent dans un échange vivant des univers peu fréquentés. 3-10-2010 Jean-Paul Damaggio

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article
1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 20:04

manif-agen-1-10-10.JPG

La coordination 47 ne rate pas une occasion pour se rappeler aux bons soins des autorités. Borloo n’a pas reçu l’association alors l’association est allée voir le préfet pour lui rappeler que c’est pas des manières. Elle en a profité pour organiser, le 1 octobre à 17 h,  une opération coup de poing devant la préfecture, un coup de poing ce qu’il y a de plus pacifique. Un gros portique gonflable comme point de repère, des tracts distribués aux passants et aux automobilistes. Reçu à la préfecture, les responsables eurent la confirmation que RFF n’a toujours pas mis la main sur l’étude concernant les lignes existantes, dont pourtant le montant de la réhabilitation avait été chiffré à 760 millions d’euros.

Le tract, avec quelques arguments bien sentis, appelle à la manif du 13 novembre, juste avant la réunion du Conseil général du 47 qui doit voter le paiement du Bordeaux-Tours. Autant dire une programmation de l’action bien adaptée aux échéances. Alain Rousset va en avoir des boutons. Ils sont en effet plusieurs à commencer à espérer un vote négatif sur le financement de la part du Conseil général du 47. Non pas un vote négatif sur la LGV mais un vote négatif sur le financement. Au moins en attendant les résultats de l’étude programmée par l’association des élus qui a piétiné pendant un bon moment mais qui se prépare à présent très sérieusement.

Il s’agit donc d’un montage d’ensemble bien organisé qui devrait être répété dans d’autres départements mais c’est un travail de titan et il n’y a pas partout des titans.

Oui, les lignes existantes méritent le respect pour les services déjà rendues et pour ceux qu’elles peuvent rendre encore. Oui, elles accueillent le TGV, et elles peuvent l’accueillir dans des conditions meilleures, pour les riverains, les automobilistes, les voyageurs… et les finances locales. Que nos grands élus redescendent sur terre.

En discutant sur le rassemblement, une personne m’a indiqué qu’en Tarn-et-Garonne, elle a croisé un élu regrettant que les associations ne travaillent pas main dans la main avec les élus. Avec quels élus ? Ai-je demandé. Si c’est pour travailler main dans la main avec les défenseurs de la LGV, c’est plus que difficile. A suivre.

1-10-2010 Jean-Paul Damaggio

manif-agen2-1-10-10.JPG

Repost 0
Published by éditions la brochure - dans la LGV toulouse-bordeaux
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • Le blog des Editions la Brochure editions.labrochure@nordnet.fr
  • : Rendre compte de livres publiés et de commentaires à propos de ces livres
  • Contact

Activités de La Brochure

 

La pub sur ce blog n'est bien sûr en aucun cas de mon fait. Le seul bénéficiare financier est l'hébergeur. En conséquence ce blog va servir exclusivement aux productions de La Brochure. Pour les autres infos se reporter sur un autre blog :

 VIE DE LA BROCHURE

 

BON DE COMMANDE EXPRESS en cliquant ICI      

___________________________________________________________

 Les Editions La Brochure publient des livres, des rééditions, des présentations de livres. Ils peuvent être commandés à notre adresse ou demandés dans toutes les librairies (voir liste avec lesquelles nous avons travaillé  ici      ) :

Editions La Brochure, 124 route de Lavit, 82210 ANGEVILLE

Téléphone : 05 63 95 95 30

Adresse mèl :                          editions.labrochure@nordnet.fr

Catalogue de nos éditions :                                       catalogue

Catalogue 2011 :                                                                   ici

Présentation des livres :                                          livres édités

Bon de commande :                                             bon de commande

Nos livres sont disponibles chez tous les libraires

indépendants en dépôt ou sur commande

 

Nouveau blog RENAUD JEAN et LIVRES GRATUITS

Vous pouvez nous demander de recevoir la lettre trimestrielle que nous publions et nous aider avec les 10 euros de la cotisation à notre association. Merci de nous écrire pour toute information. Les Editions La Brochure.      

Articles sur la LGV: seulement sur cet autre blog:

Alternative LGV 82     

 

 

Nouveautés de 2013

 Elections municipales à Montauban (1904-2008) ICI :

Moissac 1935, Cayla assassiné : ICI

Tant de sang ouvrier dans le nitrate chilien ICI  

Révolution/contre-révolution le cas du 10 mai 1790 à Montauban ICI

 ADÍOS GUERRILLERO  ici

J’ai vu mourir sa LGV ici

Derniers titres :

Portraits de 101 femmes pour 20 euros. ici

Karl Marx, sur Bolivar ici

Ducoudray-Holstein Histoire de Bolivar ici

Jean-Pierre Frutos, Refondation de l’école ici

Jean Jaurès : Articles de 1906 dans La Dépêche et dans l’Humanité ici

Recherche