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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 20:45

Le Conseil régional de Bretagne va voter son budget. Son service communication a publié un texte dont nous retenons le passage suivant. La somme pour la LGV Le Mans-Rennes correspond à la moitié du budget. Cette information minimum, nous n'en avons jamais trouvé trace dans les communiqués de la région Midi-Pyrénées ou des groupes de la Région.

A bon entendeur salut. JPD

 

Bretagne à grande vitesse

Faisant suite à la décision en janvier 2011 de Réseau Ferré de France de sélectionner l’entreprise Eiffage pour construire puis entretenir la ligne à grande vitesse Le Mans-Rennes, la Région et les collectivités bretonnes seront globalement appelées à apporter

près de 1 milliard d’€ au projet dans les prochaines années.

Le budget 2011 de la Région ouvre à cet effet plus de 544 M€ d’autorisations de programme1 afin d’assurer sa part de financement de 478 M€ sur la ligne à grande vitesse Le Mans-Rennes, ainsi que la poursuite des travaux sur les lignes Rennes-Brest et Rennes-Quimper visant à mettre l’Ouest breton à 3 heures de Paris.

Vendredi 28 janvier 2011

Ce montant représente la moitié du budget annuel total de la Région, et fera l’objet d’emprunts durant les prochaines années, partiellement financés par l’affectation d’une partie de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) réservée à ce type de projet.

 

 1 L’autorisation de programme permet au Conseil régional d’engager la totalité des moyens d’un projet qui fera

l’objet de paiement sur plusieurs années. Ainsi, une fois autorisée par l’assemblée régionale, l’opération BGV

générera des dépenses réparties entre 2011 et 2016.

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 23:26

 carte_cc_anduze.jpg

Voilà que l’actualité me pousse à nouveau vers mon sujet favori, l’intercommunalité. C’est un message qui s’est mis à pleuvoir sur mon ordinateur qui m’a obligé à prendre la plume. A Anduze une association a organisé une  grande manifestation le 21 janvier (date historique) pour défendre son intercommunalité, manifestation que la police a fait dégénérer en combat de rue. Pourquoi autant de violence ?

Pour comprendre il faut d’abord se tourner vers la ville d’Alès. Très longtemps fief communiste, d’où me venait quand j’étais gamin des cadeaux annuels à noël car il y avait là un médecin juif communiste sauvé pendant la guerre par mon grand-père, la ville à partir de 1989, avec l’aide du PS voit la mise en place d’une nouvelle municipalité à laquelle appartenait Max Roustan. En 1993, contre toute attente, cet homme est élu député grâce à la grande vague de droite, mais tout en s’affirmant apolitique. En 1995 il devient maire d’Alès et depuis a toujours été réélu à ce poste et il reste député avec l’étiquette UMP.

Il a donc été à la création de l’intercommunalité qui a permis la création d’une puissante communauté d’agglomération. Or dans le cadre de la nouvelle loi sur les collectivités territoriales, comme je l’ai déjà expliqué dans un article Révélations sur l’intercommunalité , les autorités veulent organiser des fusions pour arriver à des ensemble plus vastes. C’est donc tout naturellement que le projet a été lancé d’absorber la communauté des communes très proche, celle d’Anduze, haut lieu aussi de luttes communistes. Il semble que la commune d’Anduze soit tentée par le projet qui permet de doubler la dotation générale de fonctionnement mais si Anduze fait éclater son intercommunalité, les survivants seront trop petits pour avoir le droit à l’existence.

Sur le cite de la mairie d’Anduze nous lisons :

CÉRÉMONIE DES VŒUX DE SAINT-SÉBASTIEN D'AIGREFEUILLE

« Bonifacio Iglesias, maire d'Anduze, et les membres du Bureau Municipal font savoir, suite aux violences perpétrées lors de la manifestation du vendredi 21 janvier à la gare d'Anduze, manifestation organisée par l'association ARDIECE et Alain Beaud président de la 2C2A, qu'ils n'assisteront pas à la cérémonie des vœux de Saint-Sébastien d'Aigrefeuille. »

 

Une association est donc née pour défendre l’intégrité de la communauté des communes avec l’appui de tous les petits maires autour d’Anduze et l’appui de la population. Le site d’ARDIECE

Comme l’explique très bien l’association la question n’est pas politique (disons politicienne) les habitants et petits maires veulent seulement défendre un mode de fonctionnement rural face à la gloutonne communauté d’agglomération.

« Le projet de territoire de la population d’Anduze et des communes de la CCAA a fait le choix d’une stratégie largement liée à la ruralité et à la citoyenneté. De nombreux projets sont en cours de réalisation et nous avons la conviction que la fusion les remettrait en cause car incompatibles avec le mode de fonctionnement d’une agglo. Ce projet de territoire prévoit un avenir de solidarité intercommunale dans le cadre des avant pays à vocation rurale ce qui n’empêchera pas la CCAA d’entretenir une étroite collaboration avec ses voisins Grands-Alésiens, pour cela nous faisons confiance au président Alain Beaud. »

 

L’originalité de la manifestation fait qu’il y a eu beaucoup d’élus de tous bords ce qui donne à la revendication plus de poids. Or, il ne faudrait pas que cette riposte fasse tâche d’huile dans le Gard ou ailleurs. La riposte policière totalement folle annonce sans doute des tensions qui vont surgir avec la mise en application par les préfets de la carte intercommunale. Derrière la question il y a le découpage des circonscriptions des conseillers territoriaux et tant d’autres enjeux.

1-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 20:14

Par hasard, sur internet, je tombe sur ce texte que j’ajoute aux autres éléments concernant les droits des femmes qu’on trouve sur ce blog. Il faut comprendre que le droit de vote des femmes a très souvent été discuté par les députés. La première fois en 1906 et la dernière en 1936. Mais le Sénat a toujours dit non, non, non. JPD

 

Débat sur l'extension aux femmes du droit de suffrage

Chambre des députés, 8 mai 1919

 

M. le président (1  ). L'ordre du jour appelle la discussion de la proposition de loi tendant à accorder aux femmes le droit de vote dans les élections aux conseils municipaux, aux conseils d'arrondissement et aux conseils généraux.

La parole est à M. le rapporteur dans la discussion générale.

M. Pierre-Etienne Flandin, rapporteur. Messieurs, entreprendre de démontrer, à une Assemblée composée exclusivement de représentants du sexe masculin, que la stricte application des principes démocratiques sur lesquels est fondée la République l'oblige à accorder désormais aux femmes la capacité politique pourrait sembler audacieux. C'est qu'en effet, nos pères et nous-mêmes, nous sommes réclamés de ces principes, que nous pensons même les avoir appliqués dans notre droit public, sans que jusqu'à présent nos institutions politiques accordassent le moindre droit de suffrage aux femmes. En France, les revendications du suffrage universel se sont bornées jusqu'ici aux demandes des hommes et il semblait à nos pères qu'avoir étendu le droit de vote aux électeurs masculins mêmes infirmes et même illettrés, cela suffisait et que point n'était besoin d'y appeler les femmes, car ils se souvenaient de ce que disait notre vieux maître Rabelais :

« Quand je dis femme, je dis un sexe tant fragile, tant muable, tant variable, tant inconstant et imparfait, que Nature me semble s'être égarée de ce bon sens par lequel elle a créé et formé toutes choses, quand elle a bâti la femme ! »

Cependant, voici que, depuis vingt ans, autour de notre démocratie un peu fatiguée et vieillissante, de toutes parts, les femmes ont été appelées à prendre part à la vie politique.

C'est la Norvège, la Suède, le Danemark, ce sont les États de l'Amérique du Nord, c'est l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande qui, les premières, ont appelé les femmes à la vie publique. Puis, et surtout depuis que la guerre a bouleversé la quiétude du monde, ce sont les nations plus voisines de la nôtre, c'est l'Angleterre, c'est la nouvelle Allemagne démocratique, c'est la Russie, c'est l'Autriche, c'est, hier, enfin, la Belgique.

De toutes parts, le mouvement se précipite et la question se pose de savoir si nous serons les derniers à le suivre.

Laissez-moi vous dire que nous ne pourrions nous obstiner, à mon sens, dans cet esprit conservateur qui a été de tout temps, en France, l'apanage des partis au pouvoir, qu'à deux conditions : démontrer que ces nations audacieuses se sont trompées et que l'expérience du suffrage des femmes n'a pas donné de résultats heureux ; ou bien prouver que la femme française ne possède pas les mêmes aptitudes à exercer ses droits politiques que l'anglo-saxonne, la Scandinave, la russe ou l'allemande, voire la canadienne française qui, aujourd'hui, bénéficie de ces droits. (Très bien ! très bien !)

Je ne pense pas qu'il se trouve ici beaucoup de nos collègues pour défendre cette thèse.

En effet, il faut remarquer que, partout où les femmes ont été appelées à la vie politique, elles bénéficient toujours d'extensions successives de leur capacité politique ; elles ne souffrent jamais d'une restriction de cette capacité.

M. le rapporteur. Peut-on affirmer que la femme française ne possède pas les mêmes aptitudes à la vie politique que la femme anglo-saxonne ou la femme Scandinave ?

Je sais bien que M. Taine a écrit un jour, sentencieusement et définitivement : « Boutiquière, femme du monde ou lorette (2  ), voilà l'emploi d'une Française. Elle excelle en cela et en cela seulement. »

La guerre nous a permis de réviser ce jugement : M. Taine avait oublié les paysannes françaises. (Très bien ! très bien !)

M. Jean Bon. Il avait oublié sa mère, simplement.

M. le rapporteur. Quand, au moment de la mobilisation, il a fallu remplacer dans nos campagnes, environ 3 millions de travailleurs, les femmes ont pris la charrue, la hotte et la bêche, la fourche et l'aiguillon, et elles ont fait lever les moissons, elles ont vendangé les vignes ; elles ont accru et conduit les troupeaux. M. Taine avait oublié aussi les ouvrières françaises. (Très bien ! très bien !)

Quand il a fallu, pour vaincre, augmenter la production des armes, des munitions et des avions, c'est par centaines de mille que les femmes françaises sont entrées dans l'usine de guerre.

M. Taine avait oublié aussi les employées qui sont entrées dans tous les grands services publics...

M. Vandame. En un mot, il n'avait pas prévu la guerre de 1914, et il n'est pas le seul.

M. le rapporteur. ... dans toutes les administrations publiques et ont permis à la France de continuer de vivre.

Il avait oublié enfin - laissez-moi vous le rappeler - les infirmières. Je crois, que mieux informés, nous pouvons nous incliner respectueusement devant ce que les femmes françaises ont fait pendant la guerre. (Applaudissements)

M. le rapporteur. Nous retournant aujourd'hui vers vous, qui, comme vos collègues de la Chambre des communes, êtes aussi des représentants d'une vieille démocratie traditionnelle ; qui êtes, de plus, les héritiers de la Révolution, de la grande Révolution émancipatrice des peuples ; nous vous demandons, à vous aussi, de ne pas commettre cet outrage au bon sens ; nous vous demandons d'écouter la grande voix qui, de toutes parts, appelle les femmes dans le monde entier à la vie politique, parce que c'est la voix du droit et de la justice. (Très bien ! très bien !)

Ne croyez-vous pas que ce serait perpétuer une grande injustice, que de leur refuser de faire entendre directement leur voix dans les affaires publiques ?

Je sais bien qu'on oppose à cette tendance deux raisons d'État. Les voici : On craint que la femme n'apporte dans la discussion des affaires politiques la dictature du sentiment et on redoute que leur idéalisme socialiste ou religieux ne compromette la République. Je ne répondrai pas au premier argument parce que nous pourrions entreprendre une discussion qui serait purement académique et d'où nous ne pourrions guère sortir que par une expérience loyale qui nous fixerait les uns et les autres sur la valeur respective de nos arguments ; et c'est précisément cette expérience que la commission du suffrage universel vous propose de réaliser. (Très bien ! très bien !)

Quant à savoir si les femmes voteront demain pour les cléricaux, pour les socialistes ou pour les partis du centre, j'avoue franchement que je n'en sais rien et que je me soucie peu de le savoir. Il me paraît, en effet, inadmissible que nous puissions combiner de telle sorte les principes démocratiques sur lesquels nous fondons les uns et les autres la fortune des partis politiques auxquels nous appartenons, avec l'application de ces principes, de telle sorte que nous en différions l'application toutes les fois que l'intérêt électoral de notre parti le commande. (Très bien ! très bien !)

J'ajoute que si on veut soutenir à cette tribune cette thèse, je me verrai obligé de demander, par simple logique, en vertu de quel argument on condamnerait demain les bolchevistes russes qui ont ajourné les élections à la Constituante, jusqu'à ce que leur propagande ait pu convaincre la masse ignorante russe des bienfaits de leur régime ! En disant cela, je ne veux pas paraître trop révolutionnaire ni surtout faire paraître révolutionnaire la commission du suffrage universel.

Je crois que tous peuvent accepter la formule d'expérience loyale que nous proposons aujourd'hui à la Chambre. Qu'est-ce que nous demandons ? Nous demandons que vous accordiez aux femmes le droit de participer aux scrutins pour l'élection des conseils municipaux, des conseils généraux, des conseils d'arrondissement.

M. Paul Escudier (3  ). Ce n'est pas assez !

M. Nouhaud (4  ). Pourquoi cette restriction, d'autant plus que vous en faites des électeurs sénatoriaux ?

M. Charles Bernard  (5  ). Pourquoi ne pas leur accorder, comme en Angleterre, le droit de vote aux élections législatives ?

M. le marquis de Pomereu. C'est une inconséquence et une injustice.

M. le rapporteur. La commission du suffrage universel vous demande, en outre, d'accorder l'éligibilité aux femmes dans les conseils municipaux et, pour répondre à la préoccupation de notre honorable collègue, M. Nouhaud, qui certainement n'a pas lu le rapport que j'ai déposé - ce dont je l'excuse, car il est peut-être ennuyeux (Marques de dénégation) - nous n'accordons pas aux femmes le droit d'être déléguées aux élections sénatoriales : elles ne participeront donc pas aux élections sénatoriales.

M. Nouhaud. Pourquoi ?

M. le rapporteur. Nous allons vous donner tout de suite l'explication de cette disposition. La commission du suffrage universel a affirmé et consacré hautement, dans son article 1er, le principe de la capacité politique des femmes, mais elle a voulu que la première expérience de cette capacité soit limitée à des élections qui n'ont qu'un caractère politique accessoire, c'est-à-dire qu'avant d'être admises successivement aux élections législatives et aux élections sénatoriales, elles passent par une première étape, celle des élections municipales.

M. Alexandre Varenne, président de la commission du suffrage universel. Comme on l'a fait ailleurs.

M. Charles Bernard. L'apprentissage !

M. le rapporteur. Nous n'avons fait que suivre l'exemple de l'étranger. Partout, aussi bien en Angleterre qu'en Norvège et aux États-Unis, la participation des femmes aux élections locales a toujours précédé leur participation aux élections politiques proprement dites.

Ainsi, le projet qu'apporté la commission est un projet de transaction ; il ne satisfera ni les adversaires irréductibles du suffrage des femmes, ni les partisans déterminés de leur capacité politique intégrale.

Ce n'est pas la première fois que la commission du suffrage universel vous offre un projet transactionnel.

Nous espérons aujourd'hui d'autant plus faire adopter celui-ci qu'il y a des raisons très sérieuses qui militent en faveur de cette limitation des droits électoraux des femmes, tout au moins au début. Aux adversaires du suffrage, nous disons : « Nous vous offrons le moyen de faire une expérience, et cela sans faire courir de risque grave aux institutions politiques mêmes de ce pays. Bien plus, par ce premier scrutin, les femmes feront l'éducation de leur sens politique. »

Notre réforme est modeste, mais elle marque néanmoins une grande date. J'ajoute qu'elle est à ce point prudente que nous espérons bien ne pas trouver dans la Haute Assemblée les mêmes objections que nous rencontrerions si nous lui présentions d'un coup la participation des femmes à toutes les élections en France. Plus tard, probablement dans peu de temps, vous appellerez les femmes à siéger sur ces bancs... (Mouvements divers.)

M. Mauger. Elles n'y seront pas déplacées.

M. le rapporteur. ... et leur concours ne sera pas inutile. La France sort à ce point meurtrie de la guerre qu'il n'est pas trop de toutes les bonnes volontés pour la ressusciter. Et si certains adversaires du suffrage féminin étaient tentés de reprendre cette ancienne objection, qui a traîné partout et beaucoup vieilli pourtant, que pour le bonheur de l'humanité la grâce et la douceur féminines doivent être réservées à bercer les rêves des enfants, à panser les plaies de l'homme mûr et à rasséréner les angoisses du vieillard, je vous montrerais en terminant ce peuple de France qui aujourd'hui dans son renouveau, tend tous ses espoirs vers un avenir social meilleur, qui sort, dans sa virilité, si meurtri de la guerre et qui, dans sa vieillesse, lourde d'un redoutable passé, chancelle et se trouble quelquefois. Les femmes pourront l'aider. (Vifs applaudissements.)

M. le président. La parole est à M. Bracke.

M. Bracke. Avec M. Lafont et d'accord avec le groupe socialiste, nous présentons un amendement qui consiste à donner le droit électoral et l'éligibilité dans toutes les élections à toutes les femmes, sur le pied d'égalité avec les électeurs et les éligibles hommes. (Applaudissements à l'extrême gauche et sur divers bancs.)

Je dis que c'est poser en réalité devant la Chambre, devant le pays le problème du suffrage universel, de savoir si on va enfin vouloir que le mot de suffrage universel prenne tout son sens (Très bien ! très bien !) et que tous ceux qui participent à la vie nationale de leurs efforts, que tous ceux qui contribuent à la richesse, à la grandeur, à la vie de la France prennent part à l'organisation à tous les degrés, à l'administration à tous les degrés des moyens d'entretenir et de développer cette grandeur, cette force et, au besoin, cette gloire. (Très bien ! très bien !)

C'est pour nous, socialistes, un devoir parce qu'il y a longtemps, depuis toujours, nous avons vu dans l'émancipation du travail le moyen d'affranchir l'humanité tout entière. On comprend que la femme ne doit pas, ne peut pas être maintenue au rang inférieur qu'on lui a donné jusqu'ici et qu'elle doit avoir un droit d'égalité pour la participation aux charges publiques et administratives.

C'est une vieille dette, en réalité, que vous avez à payer. C'est une injustice ancienne que vous avez à réparer.

Quand nous proposons de donner le droit de suffrage aux femmes, nous trouvons deux sortes d'adversaires : ceux qui nous blâment et ceux qui nous approuvent. Ceux qui nous blâment sont ceux qui refusent théoriquement et complètement à la femme le droit de participer aux affaires publiques, pour des raisons tirées de son incapacité, de son infériorité matérielle, physique, de son infériorité intellectuelle, de son infériorité morale. Je laisse à des hommes plus versés que moi dans la physiologie le soin de répondre, aux arguments physiologiques, mais je fais simplement remarquer que dire que la femme étant inférieure en force physique ne peut être ni éligible, ni électeur, équivaut à dire qu'il faut amener un numéro déterminé au dynamomètre pour pouvoir déposer un bulletin dans l'urne et prendre part à une discussion.

L'argument de l'infériorité intellectuelle est-il plus fort ? On dit : « II n'y a jamais eu une femme de génie. » II faudrait d'abord savoir ce que c'est au juste que le génie.

Mais supposons que vous soyez sûrs que dans tel département ou telle circonscription il n'y ait jamais eu un homme de génie ; supposons même que, grâce aux progrès des sciences, vous arriviez à savoir qu'il ne se produira, jamais un homme de génie dans un canton donné, retirerez-vous le droit de vote à ses habitants ? Faut-il être un homme de génie pour être électeur ?

M. Georges Bonnefous. Non, même pas pour être élu !

M. Charles Bernard. Il y a même des mauvais génies.

M. Bracke. Je sais que ce sujet prête à toutes sortes de plaisanteries. Si nous étions dans les couloirs, je pourrais répondre sur le même ton à celles que vous voulez bien m'adresser, mais le sujet est assez important et assez grave pour que nous négligions, pour un moment, la vieille tradition de la gaudriole française.

M. Charles Bernard. Elle n'est pas à dédaigner.

M. Bracke. L'incapacité de la femme à prendre part à la vie politique, sur quoi la fait-on reposer ?

Sur la différence de mentalité ? Mais, par quel système reconnaît-on chez les électeurs hommes le genre de mentalité qui est nécessaire pour bien voter ? Vous avez peur qu'elles votent mal ! Qu'est-ce que voter mal ? Personne n'en sait rien.

MM. Vandame et Jean Bon. C'est voter pour l'adversaire. (Sourires)

M. Augagneur. Je ne reviendrai pas sur les arguments très nombreux, très probants qui ont été déjà exposés en faveur de l'égalité politique de l'homme et de la femme.

Au point de vue du principe, nous sommes tous d'accord. Le jour où le suffrage universel a été institué dans notre pays, le jour où vous avez déclaré que tout homme avait droit de vote, il n'y avait aucune raison pour refuser le droit de vote aux femmes.

Sur le terrain du principe, je le répète, il ne peut y avoir aucune hésitation. Nous avons depuis longtemps abandonné ces vieilles idées qui représentaient les femmes comme étant d'un rang intellectuel et moral inférieur. Nous sommes revenus de tout cela et nous considérons que beaucoup de femmes ont une supériorité intellectuelle et morale marquée sur beaucoup d'hommes qui ont le droit de vote.

A l'extrême gauche. C'est incontestable.

M. Augagneur. Le jour où vous avez, par le suffrage universel, livré au paresseux les mêmes droits qu'à l'homme actif, à l'inintelligent les mêmes droits qu'à l'homme de génie, il n'y avait aucune juste raison pour établir des distinctions intellectuelles et morales entre les hommes et les femmes, distinctions que vous avez supprimées entre les individus du sexe masculin, de valeurs cependant si différentes.

Nous sommes donc tout à fait d'accord sur le principe.

Nous n'en sommes plus aux sarcasmes de Molière dans les Femmes savantes ; nous n'en sommes même pas à l'intérêt un peu hautain du doux Fénelon dans sa lettre sur l'Éducation des filles. Nous proclamons leur droit théorique absolu à l'égalité politique comme à toutes les autres égalités.

Ce n'est donc qu'une question d'opportunité.

Quel devait être le corollaire de cette affirmation de principe de l'égalité de l'homme et de la femme au point de vue des droits politiques ? C'était d'accorder à la femme, immédiatement, la totalité des droits politiques.

Je ne comprendrais pas que l'on hésitât et que l'on s'arrêtât à mi-chemin. C'est tout ou rien : vous devez donner la totalité des droits à la femme, ou alors ajourner l'exercice de ce droit pour des raisons d'opportunité.

La commission ne l'a pas jugé, puisqu'elle restreint l'intervention des femmes dans la vie publique à la constitution des municipalités. J'avoue que je ne comprends pas ce système.

M. Frédéric Brunet. Nous, non plus, nous ne le comprenons pas.

M. Augagneur. C'est une restriction à un droit que vous avez proclamé, avec beaucoup d'éloquence et quelque fracas. Je ne sais pas pourquoi vous vous êtes arrêtés à mi-chemin. Si l'exercice, par la femme, du droit de citoyen présente des inconvénients au point de vue politique, pourquoi n'en présenterait-il pas au point de vue des municipalités ?

M. Léon Perrier. C'est tout à fait exact.

M. Augagneur. Je vais plus loin. Je dis que si le droit de vote des femmes offre un danger, c'est dans les municipalités que ce danger est le plus grand. En effet, dans les petites communes, les questions municipales se réduisent souvent à des rivalités, à des luttes de familles.

Plusieurs membres. C'est très vrai.

M. Augagneur. Vous prévoyez une autre restriction. Vous donnez le droit de vote aux hommes à vingt et un ans. Fervent balzacien, je le suppose, M. Flandin n'attribue ce droit qu'à la femme de trente ans ! Pourquoi cette restriction, d'autant qu'il y a toujours quelque inconvénient à demander l'âge des femmes avec trop de précision. (Sourires.) Les inscrirez-vous d'office comme électrices lorsqu'elles auront trente ans ? Si vous ne les inscrivez pas d'office, ne craignez-vous pas quelque déchet dans le nombre de vos électrices ? La femme, à vingt et un ans, est aussi intelligente et moralement aussi développée que l'homme.

Que sera-ce pour le suffrage brusquement improvisé des femmes qui, pour la plupart, sont ignorantes de ces questions et ne les ont jamais examinées ? C'est un saut redoutable dans l'inconnu au point de vue de l'administration du pays et c'est certainement ce qui vous a fait hésiter, car je ne suppose pas que vous vous soyez déterminés par un mobile sans courage, courage de ne pas vouloir indisposer les membres du Sénat. Les membres du Sénat - soyez tranquilles - auraient porté les ciseaux dans votre projet s'ils l'avaient trouvé trop hardi pour leur état d'esprit. Vous avez été modérés, vous avez reculé devant la réforme totale, c'est donc que vous avez vu, senti ce que je vous attribue avoir vu et senti. On peut se demander si ces considérations ne doivent pas faire réfléchir sur l'opportunité de la mesure et en douter.

Nous pouvons vous attribuer encore d'autres raisons. Nous avons perdu 1 600 000 hommes.

M. le président de la commission. C'est cette raison qui a fait que, dans les élections anglaises, on a apporté la même limitation.

M. Augagneur. Or, les femmes, qui étaient déjà plus nombreuses que les hommes avant la guerre, par le fait d'une loi, à peu près constante, régissant la natalité relative des sexes, les électeurs femmes, par le fait des pertes en hommes tués à la guerre, seront infiniment plus nombreux que les électeurs hommes. La première fois qu'elles useraient du droit de vote, elles seraient en quelque sorte maîtresses des élections : les suffrages masculins auraient la moindre influence.

D'autre part, vous avez sans doute été frappés par ce fait que des hommes entrés au service en 1912, ne sont pas encore libérés. Ils ont fait sept ans de service. Sept classes de jeunes gens vont donc être jetés brusquement dans la vie politique et être appelés à voter, sans autre éducation que celle du régiment pendant la guerre. C'est déjà pour le suffrage universel masculin une inconnue redoutable, une perturbation dans son jeu normal, dont il est prudent de se préoccuper. Elle n'est pas négligeable ; je le répète, elle vous a certainement frappés.

Vous hésitez à ajouter à ces centaines de mille hommes brusquement improvisés électeurs, étrangers à toutes questions politiques ou sociales pendant la guerre, une majorité de femmes aussi neuves et inexpérimentées. Est-ce pour cela que vous n'avez pas adopté le suffrage total des femmes ?

Je viens donc vous dire : « Renoncez à votre système ou prenez-en un autre. » Sur le principe, nous sommes tous d'accord : les femmes ont autant de droit et de capacité que les hommes à être électeurs et élues, car je ne distingue pas l'éligibilité de l'électoral. (Très bien ! très bien !) Du moment que vous donnerez aux femmes le droit d'élire, il faut leur donner le droit d'être élues. Il n'y a pas l'ombre d'un doute à cet égard. Mais est-ce le moment de s'aventurer dans ce redoutable inconnu ?

Je demande à la commission de nous expliquer pourquoi elle s'est arrêtée à mi-chemin. Si c'est parce qu'elle redoute les conséquences de l'application totale, il faut qu'elle le dise, car il importe que la Chambre sache, d'une façon précise, les conséquences de ce qui lui est proposé. (Applaudissements.)

1   () Paul Deschanel.

2   () « Jeune femme élégante et de mœurs faciles ».

3   () Député de la Seine (1910-1931).

4   () Député de la Haute-Vienne (1910-1919).

5   () Député de la Seine (1914-1924).

* Pierre-Etienne Flandin (1889-1958). Député de l'Yonne de 1914 à 1940. Plusieurs fois ministre de 1920 à 1936, notamment dans des cabinets Tardieu, Laval et Doumergue. Président du Conseil de novembre 1934 à mai 1935.

* Victor Augagneur (1855-1931). Député du Rhône de 1910 à 1919 et de 1928 à 1931. Maire de Lyon de 1902 à 1905, date à laquelle Édouard Herriot lui succéda. Professeur agrégé de médecine. Républicain socialiste (comme Aristide Briand), plusieurs fois ministre. Gouverneur général de Madagascar de 1919 à 1924.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 19:46

Information amusante que cette pub où les conseillers savants de la SNCF en LVG vont si vite qu'ils ne connaissent rien à la ville de Figueres mais pensent tout de même pouvoir en parler. Vraiment le dernier paragraphe est génial... JPD

 

FRANCE / ESPAGNE - Annoncée à l'origine pour ce début de semaine, l'inauguration du tronçon international de la Ligne à Grande Vitesse entre Perpinyà et Figueres se déroulera le 27 janvier. Ce maillon international, qui fonctionne depuis le 19 décembre 2010, est accompagné depuis lundi à Perpignan de l'ouverture de la nouvelle gare TGV, et d'un nouveau service de la compagnie de transports Frogbus. Son lancement officiel sera inclus dans un programme protocolaire, qui comportera également l'inauguration du tunnel du TGV sous le massif des Albères, par les communes du Perthus et de

 

La Jonquera, ainsi que de la gare TGV de Figueres-Vilafant, point de destination de la ligne, au Sud. La cérémonie comportera la présence de Thierry Mariani, secrétaire d'Etat aux Transports, et du ministre de l'industrie espagnol, José Blanco, qui devraient emprunter tous deux le train au départ de Perpignan, pour un événement en prise directe sur le terrain. La confirmation de la date du 27 janvier, intervenue en début de semaine, exclut la présence, un temps envisagée, du président de la République, Nicolas Sarkozy, et du premier ministre espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero.

 

Le délai précédant cette mise en route officielle devrait profiter à la SNCF pour résoudre les problématiques apparues depuis le lancement de la ligne. En effet, les acheteurs de billets en Catalogne du Sud ne sont pas remboursés à leur arrivée à Figueres en cas de retards de convois, accumulés en territoire français, faute de système international prévu à cet effet. Par ailleurs, plusieurs improvisations de communication sont d'ores et déjà signalées sur la première opération de promotion de la ligne, uniquement présentée comme une jonction au départ de Paris.

 

Sur ses dépliants, disponibles entre autres à la gare de Perpignan, et ses informations électroniques, la compagnie nationale met en avant la ville de Figueres sous la forme castillane "Figueras", sans plus aucune valeur légale, et disparue en conséquence de la mort du dictateur Franco en 1975. Outre ce faux-pas, éminemment "vu de Paris", la figure planétaire de Salvador Dalí est vantée de manière confuse, sa ville natale étant décrite comme un "petit port de pêche au charme fou", dans un amalgame avec sa commune de résidence, Cadaqués. Pire, le phrasé publicitaire, qui vante une ville située dans la "chaleur de la Catalogne", au coeur d'un pays "baigné de soleil", fait l'impasse sur Perpignan, qui ne bénéficie pas encore de l'effet recherché, concernant sa propre promotion. La ville, dont la vocation est d'exister dans le maillage territorial européen, est ainsi gravement sautée.

http://passion-trains.over-blog.com/7-categorie-198123.html

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 16:53

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Le 18 août 1937 L’Humanité consacre une page aux 50 ans de Renaud Jean. C’était le début du culte de la personnalité qui comme toute chose avait deux faces. Le culte de la personnalité dirigeante (Thorez) et le culte de personnalité momifié (Cachin, Renaud Jean…). Il fallait corseter de bandelettes les ancêtres pour qu’ils fassent le moins d’ombre possible aux intouchables. Voici un des textes présentés. JPD

 

 

Le paysan qui a fait la guerre

 

C’est à la fois comme militant et comme ancien combattant que je salue ici Renaud Jean pour son cinquantième anniversaire.

Cachin dit ci-contre toute la reconnaissance que les communistes ont à Renaud Jean pour l’effort de tous les instants qu’il a accompli dans les milieux paysans où il a su, au cours des périodes les plus difficiles grouper des sympathies agissantes jusqu’aux jours de la grande poussée que nous vivons et dont il est, à la campagne, le plus magnifique animateur.

Les paysans de France ont toujours reconnu en Renaud Jean un des leurs.

Il a conservé dans sa façon d’être, dans sa parole, dans ses épaules, dans son regard toute la saveur de notre terroir. Il est l’un des hommes que j’ai connu qui exprime le mieux et le plus complètement la couche de petits paysans dont il est issu. Il y a en lui quelque chose de nourricier, d’âpre et de généreux comme la terre.

Son esprit critique, sa droiture, son bon sens et sa fidélité sont inséparables.

Et Renaud Jean est le paysan qui a fait la guerre.

Je me souviens de notre découverte mutuelle au Congrès de Strasbourg en 1919, lorsque nous étions ensemble dans cette petite phalange d’anciens combattants qui, groupés déjà au sein de l’ARAC se retrouvaient dans le Parti socialiste pour y lutter en faveur de la 3e internationale et pour la paix.

Renaud Jean blessé gravement dans une charge à la baïonnette et mutilé avait conservé de la guerre l’horreur qui caractérise bien tout la paysannerie française.

Et c’est là peut-être ce qui avait été déterminant dans sa vocation pour l’action politique. Et quel écrivain que Renaud Jean ! Net, précis, incisif ! Et quel débateur. Avec Renaud Jean les paysans sont bien défendus dans ce qu’ils ont de plus cher, leur terre et la paix – et ils le savent.

Qu’il me permette ici au nom des anciens combattants de lui témoigner avec toute mon amitié notre fierté d’avoir dans nos rangs un homme tel que lui, un homme qui n’a jamais séparé sa vie de l’intérêt de son parti et de la volonté des masses paysannes.

Ce mélange intime des revendications morales les plus hautes et de la défense des intérêts immédiats de ceux qui travaillent, c’est l’esprit même de notre Partie, l’esprit du léninisme.

Et c’est dans cet esprit que, président de la commission d’agriculture Renaud Jean se dépense sans compter afin d’obtenir pour les paysans de France que soit réalisé tout ce que le programme de Front populaire lui a promis, tout ce que l’union des travailleurs des villes et des champs – une union toujours plus étroite et toujours plus fraternelle – réalisera.

Paul Vaillant-Couturier

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 16:47

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Aujourd’hui sur CFM radio à Caylus il m’est arrivé de répondre à quelques questions que les auditeurs vont pouvoir retrouver sur le site. http://cfmradio.fr/emissions/sole/

J’en profite pour apporter quelques compléments écrits.

Une carte intercommunale

Après la loi Joxe de 1992 et suite aux municipales de 1995, Jean Cambon est celui qui plaide le plus en faveur de l’intercommunalité en Tarn et Garonne mais il n’obtient pas le soutien de la majorité des élus de son SIVOM. Par contre deux intercommunalités s’imposent autour de Caussade et de Monclar de Quercy. Les deux suivantes en 1997 sont autour de Caylus-Saint Antonin et Beaumont-Lavit. Petit à petit le paysage du Tarn-et-Garonne comme celui de la France entière s’intercommunalise souvent à partir de la compétence des ordures ménagères.

Vu la loi de décembre 2010, les préfets sont mis en demeure d’arrêter la carte des départements (schéma départemental de la coopération intercommunale) avant le 1er  janvier 2012. Ensuite, tout au long de l’année 2012, il s’agira d’assure l’organisation et l’amélioration de l’intercommunalité avec une séance de rattrapage pour les retardataires d’ici au 1er juin 2013.

Cette carte intercommunale va obliger les derniers récalcitrants (ils se comptent sur les doigts d’une main en Tarn et Garonne) à faire leur « choix » et va aussi obliger des intercommunalités à se regrouper. En Tarn-et-Garonne voici celles qui sont sous le seuil de 5000 habitants (le plus bas envisageable) : Monclar, Montaigu, Lauzerte. Deux autres sont autour de 6000 : Saint Nicolas et Lavilledieu, et elles seront sans doute fortement incités à rejoindre le projet de communauté d’agglomération autour de Castelsarrasin-Moissac. Pour ceux qui ne comprendraient pas les rêves de communauté d’agglomération je rappelle que la dotation générale de fonctionnement est doublée par rapport à la simple communauté des communes (45,5 euros par habitant au lieu de 21,1 !).

Une carte pour les conseillers territoriaux

Contrairement aux annonces gouvernementales (c’est habituel !) le nombre de conseillers généraux + conseillers régionaux n’est pas divisé par deux avec la création des conseillers territoriaux. Alors que les projections donnaient 14 élus pour le Tarn-et-Garonne nous en aurons 23 ou 24 pris sur les 250 de Midi-Pyrénées. Il va falloir revoir la salle des séances du Conseil régional ! En conséquence nous en sommes à un conseiller pour 10 000 habitants environ. Nous pouvons donc imaginer que l’intercommunalité Caylus-Saint Antonin aura un seul conseiller territorial à la place de deux conseillers généraux… si la carte de l’intercommunalité intègre le découpage des « cantons » du conseiller territorial. Nous constatons en effet que si 2011 est l’année des ultimes élections au conseil général, les élections des conseillers territoriaux lui ressembleront comme deux goûtes d’eau. J’en étais resté au mode de scrutin proposé par le gouvernement mais au final il a été revu et copié sur le modèle des cantonales avec deux tours de scrutin, et la possibilité de se maintenir au second tour si on fait plus de 12,5%. Par contre la fin de la parité possible avec la proportionnelle  va être défavorable aux candidates femmes à moins que les partis fassent quelques efforts sur eux-mêmes !

Une carte pour les conseillers communautaires

C’est le point oublié des polémiques or il va changer beaucoup de comportements. Si du côté l’élection régionale la proportionnelle recule, elle progresse fortement du côté de l’élection municipale par un seul mot : baisser le seuil jusqu’à 500 habitants. Donc en 2014 à Caylus par exemple, plus question d’avoir des candidats solitaires, plus question de panacher, il faudra des listes entières avec parité et les élus le seront suivant les mêmes règles qu’à Caussade, Montauban et autres grandes villes. Cette décision est liée à une autre : au moment de dites municipales, l’électrice et l’électeur vont choisir leur représentant à l’intercommunalité appelé « conseiller communautaire ». Pour le moment ces conseillers sont choisis par le Conseil municipal ; ils le seront directement ce qui va donner plus de poids et de visibilité aux institutions communautaires destinées, par le transfert de compétences à remplacer les communes. En élargissant le nombre de communes votant à la proportionnelle aux municipales la loi assure une représentation des minorités à l’intercommunalité (ce qui n’est pas le cas pour le moment).

S’agit-il d’une avancée de la démocratie ?

Pour le moment les citoyens disent encore : « Mais que fait le maire ? » car le maire est une institution totalement visible. En presque vingt ans d’intercommunalité il ressort de cette institution, telle qu’elle fonctionne, une opacité, territoriale, en matière de compétence et sur le plan des responsabilités. Ce n’est pas le mode d’élection qui peut tout changer car en lui-même il ne peut pas rendre transparente l’institution. Prenons un seul exemple : un conseil municipal doit se tenir en dehors des heures de travail pour permettre aux citoyens d’en suivre les travaux s’ils le désirent. Observez les horaires des séances des conseils communautaires dont beaucoup de personnes se demandent encore si elles sont publiques, et vous comprendrez qu’il s’agit d’institutions faites pour vivre en vase clos. Alors qu’au sein de la communauté d’agglomération de Montauban on y trouve des élus des divers horizons (sauf les minoritaires de la municipalité de la ville) les votes sont presque toujours à l’unanimité. L’adéquation entre carte intercommunale et canton des conseillers territoriaux pourrait aussi aider à une clarification des situations, voilà pourquoi les citoyens doivent s’intéresser à la question et voilà pourquoi il est appréciable que CFM Caylus ait souhaité soulever le voile.

Le débat est ouvert. 31-01-2011 Jean-Paul Damaggio

 

 

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 21:06

Traduction d'un article de La Jornada d'aujourd'hui. JPD

 

Paco Ignacio Taibo II reçoit en Italie le Prix Corsaire noir

«J'ai eu la chance de trouver des lecteurs dans ce pays", a déclaré l'écrivain mexicain

NOTIMEX

Rome, 28 Janvier. L'écrivain mexicain Paco Ignacio Taibo II a reçu vendredi dans la ville de Vérone (nord), le prix Corsaire noir pour son livre Le retour des tigres de la Malaisie , prix inspiré de l’œuvre de l'Italien Emilio Salgari.

"J'apprécie que les associations salgarianas me donne un prix pour un roman cuisiné au Mexique," a déclaré Taibo II dans une interview.

Avec cette attribution à Vérone, la ville natale de Salgari, a commencé la commémoration des 100 ans de la mort (par suicide) du célèbre écrivain d'aventures.

"Le retour des Tigres de Malaisie est le produit de mon amour pour Salgari, qui a dominé mes lectures enfantines. Le récit d'aventure m'a beaucoup attiré et j’ai décidé d'en écrire un situé en Malaisie dans le troisième quart du XIXe siècle », a déclaré M. Taibo II.

Il s’agit d’un roman où les vieux pirates sont confrontés avec les empires de la région et il m’a fallu 12 ans pour l'écrire.

L'auteur a confirmé que c'est un remake modernisé de romans d'aventure. « Mon point de départ ce sont les personnages de Salgari, mais 20 ans après ».

"Salgari est le grand maître des romans d'aventures du XIXe siècle. Les romans sont guidés par l’action, avec un contenu anti-impérialiste fort, très savoureux, très chargé de tension, avec tout le style de l’écrivain du XIXe siècle qui cultivait le feuilleton avec des personnages très mémorables », dit-il.

Le retour des tigres en Malaisie a été publié au milieu de l'année dernière au Mexique (où il en est à sa troisième édition), puis en Argentine. Cette semaine, le roman est sorti en Europe, en particulier en Espagne, en Italie et en Suisse, pays où il a visité la promotion Taibo.

L'auteur a noté l’intérêt que son nouveau roman a suscité en Italie, où jeudi il est en vente dans le pays qui a traduit 30 de ses titres.

"J'ai 30 livres publiés ici. J'ai eu la chance de trouver des lecteurs en Italie, le pays, après le Mexique, où je vends le plus de livres", dit-il.

Il a indiqué que cette année il va terminer son nouveau roman, un roman qui est une histoire-récit sur le fameux mythe de la bataille de Fort Alamo, au Texas, qui a été montré à plusieurs reprises par Hollywood.

"C’est un livre qui passe de la pommade sur le mythe de la bataille de Fort Alamo présenté comme un acte héroïque par les Texans. Ce n’est pas le cas et le livre examine aussi le désastre de l'armée mexicaine qui a combattu au Texas", dit-il.

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 20:17

Harari-Biro

 

Il y a quatre ans exactement nous avons publié les souvenirs palpitants d’un Egyptien qui vécut dans son pays au début du XXé siècle. Il était Juif et témoigne d’un pays bien différent de celui d’aujourd’hui. Voici un extrait du livre (10 euros). JPD

 

« Lorsque Calmoun rentrait de l’école, le père lui tendait sa main à baiser. C'était la plus grande effusion physique qu'ils eussent entre eux.

Ce soir-là, Calmoun voulut raconter sa bonne action :

«J'ai trouvé un billet d'une livre, je l'ai donné au père Léonce pour les pauvres de la paroisse. Le directeur est venu, il m'a félicité, devant la classe.»

Calmoun attendait de son père un distant et solide mot de satisfaction et d'estime, de sa mère, des tendresses pour un garçon qui allait si allègrement sur le chemin du bien et du salut.

Calmoun mélangeait un peu les chauds instants de lecture au temple avec tous les châles de prière, le chantre hébreu, les lumières, et la morale catholique occulte du père Léonce dans l'odeur d'encens de la chapelle de St Joseph.

Clément se revoyait l’hostie sur la langue, ainsi il avait mangé le Seigneur. «Ceci est mon corps, ceci est mon sang» il avait bouffé du Juif, de ce petit Juif renégat lucide et plein de bonté ! Jésus, Yeshue, quelle idée de donner à manger son Dieu ! Anthropophages !

Il ne se souvenait pas d'une cérémonie de communion.

Arracher une âme aux fils d'Abraham, c'était un devoir délicat dans cette Egypte tolérante du début du siècle où se mêlaient inextricablement les influences, le commerce britannique, les pouvoirs égyptiens et anglais, dont les notables se retrouvaient fraternellement dans des loges de la Grande Loge d'Angleterre, du Grand Orient de France ou d'Italie. Dans une concurrence de pouvoir, d’affaires et de respect des religions, la ligne directrice commune était: « ne pas tuer, la poule aux œufs d'or ».

Le frère aîné et la cousine Marie se rendirent à l'école accompagnés du père. Abramino et Marie seuls parlaient français.

La cousine était, dans de telles circonstances, une véritable ogresse, agressive, pleine de mauvaise foi, sûre de son bon droit, convaincue de la justesse de sa cause parce que c'était sa cause.

Pourtant qu'elle était belle la cousine Marie, avec ses cheveux roux, de flamme, sa peau blanche de lait, ses yeux verts de lac. Belle et mégère à la fois, sans gène en tout, sans crainte en rien, dominatrice et tonitruante, en colère et en douceur.

Avec la fermeté d'une femme honorable et honorée, elle expliqua que les Harari avaient donné une livre pour payer plusieurs mois de scolarité de Calmoun, qu'il fallait que l'école rende, que faute de rendre, les Harari déserteraient St Joseph, et les alliés, et les cousins, et les proches, et les clients de chacun des Harari en feraient autant.

Leurs aumônes les Harari les faisaient directement aux Juifs nécessiteux. Que la livre n'était pas l'objet de la démarche, mais que le principe seul était en cause, et que l'on irait s'il le fallait au caracol (le commissariat).

Et l'on y alla, quelques semaines plus tard.

Entre temps, un scandale souleva la communauté : Le frère Léonce, irrité, en colère, avait traité un enfant de sale Juif, les camarades le répétèrent, les parents protestèrent, les journaux s'en emparèrent, le gouvernement intervint sous la pression des Juifs, des francs maçons, du Bné Brith.

Le scandale n'eut pas été plus grand s'il eut été question de pédophilie, de sodomie, de viol, d'attouchements divers !

Les analyses des ambassades, anglaise et française, les gloses qu'en firent les salons, les inquiétudes de l'Eglise, la colère du rabbinat, les cris des imams, la perversité des journalistes, les exégèses en loge, tout préludait une tempête comme les aiment les bourgeoisies intellectuelles, les cercles dirigeants, pour de futiles et symboliques faits.

Le peuple, lui, inquiet le matin de n'avoir pas pour le soir l'écuelle de fèves bouillies vivait dans le présent, l'immuabilité des choses et l'ignorance.

L'Egypte n'était-elle que tous ces Juifs, Syriens, Egyptiens, Grecs, Turcs, avec des passeports français, grecs, britanniques, conseillers des princes ou des Anglais, courtiers en coton, négociants et banquiers usuriers des rois, se targuant de leur appartenance à l'Egypte, de leur citoyenneté occidentale, jouant le même jeu que ces banquiers de l'empire ottoman, turcs et français, comme les Balladur, souris ou oiseau comme la chauve-souris.... ou le vampire.... ?

«L'Egypte était ouverte, la Science, allait la féconder et réveiller sa civilisation fondatrice!».

Le 22 février, de cette année 1922, l'Angleterre avait renoncé à son protectorat, mais le roi Fouad s'appuyait, était appuyé, lourdement, par les 7000 anglais et la marine qui stationnait sur la Patrie pharaonique !

Le roi Fouad lui même, intervint.

Le gouvernement blâma officieusement les prêtres en cause, leur ambassade les fit rentrer vers la mère patrie.

Aussi lorsque le père Léonce quelques jours seulement avant son renvoi en France comparut devant le cadi, celui ci renvoya l'Evangile et la Thora dos à dos confisquant la livre, en sus de frais de procès. ». Max Biro qui a recueilli les souvenirs.

 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 11:11

http://www.libetoulouse.fr/2007/2011/01/la-ligne-lgv-qui-pourrait-faire-dérailler-la-majorité-régionale.html 

La ligne LGV qui pourrait faire dérailler la majorité régionale

 

MIDY-PYRÉNÉES. «Oui, il y a des divergences au sein de la majorité régionale»: ce sont les élus d'Europe Écologie-les Verts (EELV) qui le disent. Ils disent même que ça va chauffer si la présidence PS de Martin Malvy n'est pas mieux disposée à les écouter.

Ça frictionne déjà sur l'éventuelle prochaine autoroute Toulouse-Castres. Mais c'est sur la future ligne LGV Toulouse-Bordeaux que l'équipage gagnant des régionales de 2010 pourrait bien dérailler. Les écologistes ne veulent pas du financement d'une voie qui coûterait selon eux les yeux de la tête à la région. Et pour pas grand-chose de mieux au final.

Le vice-président EELV Gérard Onesta assure en tout cas que le 28 février prochain son groupe de 15 élus votera «contre» les propositions de la commission Transports du Conseil régional:

Un premier projet évaluait le coût de cette voie à 5 millions d'euros le kilomètre. Mais «un dernier rapport de Réseau Ferré de France (RFF) estime ce coût du kilomètre à 20 millions d'euros !» développe le conseiller François Simon qui dit refuser cette «logique inflationniste» que seule porterait une «absence de réflexion politique» sur le sujet.

La construction de cette ligne LGV ne pourrait se faire qu'au prix de l'abandon du reste du réseau régional, calcule encore François Simon. L'aménagement de l'existant ne reviendrait, lui, qu'à 800 millions d'euros. Le TGV y circulerait certes un poil moins vite... 

Mais est-il bien la peine de dépenser 5,4 milliards pour ne gagner au total qu'une demi-heure de temps de trajet sur Toulouse-Paris? demandent les écologistes. Qui ont un argument pour les orthodoxes du sauvetage de la planète: «Au-delà de 250 kilomètres/heure, la consommation d'énergie augmente de façon exponentielle...»

Leur argument politique et social n'est pas moins mis en avant: dans le partage des coûts entre l'Europe, l'État, les collectivités territoriale et l'entreprise en charge des travaux, c'est cette dernière qui s'en tire le mieux, avancent-ils: «Véoglia aura tous les bénéfices de l'exploitation de la LGV en n'ayant participé qu'à 27% de son financement».

GLv.

http://www.libetoulouse.fr/2007/2011/01/la-ligne-lgv-qui-pourrait-faire-dérailler-la-majorité-régionale.html 

 

 Mon commentaire posté sur le journal (qui fait référence à un auytre commentaire pour LV) :

Cher journaliste, Ne pas confondre un vote contre le financement et un vote contre les propositions d'une commission. Le financement c'est au moment du budget que EELV a voté y compris la ligne LGV (ils peuvent changer à l'avenir) et le vote sur une proposition de commission c'est autre chose. Si à l'avenir ça ouvre la porte à un vote contre le financement je ne peux que m'en réjouir et ce n'est pas rejoindre le lobby aéronautique qui touche déjà assez d'argent du même conseil régional. Pour le moment le rail mode LGV c'est le lobby Vinci et les autres. Etre pour le rail c'est être pour la rénovation des voix existantes qui bénéficie à tous car la question n'est pas TGV ou pas puisque le TGV existe déjà à Toulouse, mais jusqu'à quel niveau de vitesse et à quel prix.

 

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 13:44

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En fermant les 680 pages du livre de Leonardo Padura, L’homme qui aimait les chiens, j’ai eu une envie : relire le premier chapitre qui en est le résumé parfait. Anna, la compagne de l’écrivain fictif, lui demande pourquoi avoir tant attendu pour écrire cette histoire, il répond : « Je ne l’avais pas écrit parce que j’avais peur. »

La peur, comme tout, se divise en deux : la peur réelle et la peur manipulée. Entre les deux, il existe une frontière difficile à déterminer mais une frontière cependant. Les peurs réelles ce sont celles des millions de gens qui craignent d’avoir faim, froid, d’être malades, ou d’aller en prison injustement. Les peurs manipulés ce sont celles autour d’une campagne de vaccination contre la grippe l’an dernier, autour d’armes de destruction massive en Irak etc. La frontière est dure à établir car faut-il encore avoir les informations : si l’épidémie de grippe avait été dramatique, la peur n’aurait pas été manipulée…

La révolution se produit quand la peur change de camp c'est-à-dire quand la manipulation de la peur apparaît au grand jour. La révolution se produit quand l’aventure que représente la révolution fait moins peur que la réalité. La Révolution française ce fut le 14 juillet mais ce fut aussi la Grande Peur, celle des possédants !

 

Pour en revenir au livre de Padura j’ai mis en illustration un article de La Stampa italienne du 20 juillet 1990 où Luis Mercader, le frère de Ramón, confie quelques informations. C’est le moment où s’effondrent dans le monde des millions de peur. Elles seront remplacées par d’autres mais pas dans le cadre d’une histoire qui serait un éternel recommencement. Luis Mercader indique mot pour un mot un passage du livre de Padura : «[à Moscou après son retour de prison] Il a commencé à travailler avec un groupe de réfugiés dirigé par Dolorès Ibarruri à une « Histoire de la Guerre d’Espagne ». Quand l’œuvre a été publié son nom n’est pas apparu parmi les signataires. Les communistes espagnols se méfiaient de lui… »

En 1994, aux Editions du Seuil, un responsable du KGB, Pavel Anatolievitch Soudoplatov a publie ses mémoires où il évoque l’assassinat de Trostky et donc Mercader. Il est évident aujourd’hui qu’il y a plusieurs erreurs car dans les services secrets les cloisonnements font que même un bras droit de Beria n’avait pas tous les éléments, malgré sa rencontre avec Mercader en 1969. Il considère par exemple que Mercader est passé de Barcelone à Paris sans l’étape en URSS où il subira pendant un an un lavage de cerveaux. J’ajoute que contrairement à l’indication de Pierre Broué, Mercader n’est pas mort en 1979 mais le 18 octobre 1978 ayant été libéré de prison en 1960. Il passa quatre ans à Cuba (il y arriva quand il se découvrit très malade le 22 avril 1974) mais à sa mort son corps a été transporté à Moscou.

 

De 1990 à 1994 la glasnot (la transparence autrement sérieuse que Wikileaks) a permis de découvrir des événements totalement incroyables mais je dois conclure car un homme qui aimait les chiens m’attend. Je travaille sur le cas de Renaud Jean dont je révélais dans le premier livre que je lui ai consacré en 1994 (publié seulement quinze après) son amour des chiens qui m’a été depuis confirmé (j’ai noté qu’une fois élu la seule taxe qu’il ait augmenté c’est la taxe sur les chiens). Après Padura je ne vais pas travailler de la même façon.

28-01-2011 Jean-Paul Damaggio

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