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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:49

moissacLGV.jpg

Pour améliorer la ligne existante, RFF donne deux exemples : Port Sainte-Marie et Moissac. Avec le cas de Moissac nous pouvons découvrir la façon de procéder de RFF. Ils proposent un tracé en jaune qui permettrait de passer la vitesse de 110 à 160 km/h sur les petits kilomètres de la traversé de la ville en notant : proposition pas humainement admissible. (en bleu la ligne actuelle) Comment ne pas être d’accord avec leur conclusion vu que le nouveau tracé passe en pleine ville !

Comme s’il n’y avait pas d’autre solution d’aménagement ? Car en l’occurrence la vitesse ne peut pas être le critère majeur ! Si la courbe est en zone rurale, il y a le problème de la gare, c’est vrai. Mais il serait possible d’aménager la ligne actuelle pour la rendre moins bruyante sans qu’en effet il y ait augmentation de la vitesse. Améliorer la ligne ne peut pas se faire d’un seul coup de crayon !

Mais tout est bon pour inciter les gens à s’en remettre à la LGV qui elle ne va traverser aucune zone urbaine…. faisant peu de dégâts pas humainement admissible. JPD

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:47

 L’ennui avec les blogs, c’est qu’ils mettent en avant l’actualité par rapport à l’histoire d’autant qu’il est facile d’effacer le passé (un seul clic suffit). Sur ce blog, nous n’effaçons pas, y compris les erreurs qui y furent publiées (simplement nous signalons l’erreur). Concernant le sujet d’aujourd’hui, comme concernant la démarche des Editions La Brochure, vous pouvez saisir le principe de fonctionnement. Sur le livre Non à la LGV, nous avons publié le premier tract d’Europe Ecologie pour que ne s’efface pas ce moment de la lutte, toutes les évolutions restant permises. Par la suite nous avons publié tous les textes d’Europe Ecologie afin que chacun juge sur pièce. Mais nous y avons mis nos commentaires.

 

1 - Avant les élections régionales

Le 21 février après le premier tract commenté d’Europe Ecologie sur le sujet LGV distribué à la manif de Castelsarrasin : LGV : la position d’Europe Ecologie il y a eu le 25 février 2010 une amélioration : LGV : Du mieux chez les Verts

 

2 – Après les régionales

Le 10 juin il y avait du nouveau chez Europe Ecologie : Europe Ecologie et la LGV (suite) puis après l’été est arrivé l’automne au moment où Europe Ecologie annonce sa position en faveur d’un shunt entre Castelsarrasin et Agen, une idiotie : LGV : Les Verts se font cohérents ? position très différente de celle des Verts Aquitaine : LGV : Tours-Bordeaux et Europe Ecologie Aquitaine

A ce moment-là le dossier est passé des mains de Gérard Onesta à celles de François Simon. Ainsi nous avons eu droit à la position d’hiver après le Conseil régional du 8 novembre LGV : Position EE Midi-Pyrénées , LGV : Intervention de François Simon position qui reprenait les idées que nous défendions depuis janvier 2010.

C’est suite à cette évolution qu’enfin Europe Ecologie a accepté de nous recevoir mais le rendez-vous a mis tout de même un mois avant d’être effectif avec le compte-rendu LGV : Position EE Midi-Pyrénées , un compte-rendu qui n’a pas été contesté et qui indiquait une démarche totalement différente de cette qui sera adopté pour le vote du budget, une semaine après.

C’est la séance du Conseil régional le 20 décembre : LGV : Des nouvelles d’Europe Ecologie Les Verts avec le 21 décembre LGV : La parole à EE à Toulouse  et le commentaire suite à leurs mensonges  LGV : Contradictions D'EELV Midi-Pyrénées

Le plus beau c’est la suite : LGV : Un article de Libération le 30/01/2011 où Europe Ecologie Midi-Pyrénées se lance dans une bataille de la communication où ils révèlent qu’ils n’ont pas voté le budget.

A ce jour, depuis les Régionales, en Tarn-et-Garonne un seul parti politique a organisé par lui-même un débat sur la LGV : le Parti de Gauche avec le NPA, à Grisolles. D’accord ou pas avec eux, c’est un fait. Le PCF qui a au Conseil régional depuis des années, le poste de vice-présidence aux transports n’a pas osé le faire, pas plus que le PS, l’UMP, Europe Ecologie ou d’autres.

Il reste à découvrir une promesse venue d’un chargé de mission d’Aquitaine d’Europe Ecologie : le recours devant le tribunal administratif des décisions concernant les délibérations sur la LGV. C’est une belle proposition car de telles délibérations sortent de la compétence des Conseils régionaux. Il pourrait y avoir ensuite la même démarche pour les Conseils généraux et les Communautés de communes ou d’agglomérations. A suivre, l’action continue. 7-02-2011 Jean-Paul Damaggio

P.S. : Sur notre blog nous ne faisons aucune fixation sur tel tout tel parti, nous essayons de donner un tableau général car nous ne soutenons qu’une chose, le refus de la LGV et le combat pour les lignes existantes.

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 21:05

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La réalisatrice espagnole de ce film, Icíar Bollaín Pérez-Mínguez (né à Madrid le 12 juin 1967) est surtout une actrice qui depuis 1983 a participé à 25 films dont Tierra y Libertad de Ken Loach. Je retiens ce film car le compagnon d’Icíar est l’Ecossais Paul Laverty, le scénariste de Ken Loach… et de Même la pluie. De plus Iciar Bollain a publié un livre sur Ken Loach en 1996 : Ken Loach, un observador solitario Madrid, El País-Aguilar.

Le film croise deux événements : la lutte à Cochabamba en faveur de la nationalisation de l’eau qui avait été confiée à une entreprise française, et les luttes des indiens au moment de la conquête. Pour assurer ce croisement est mis en scène un réalisateur et son producteur qui arrivent à Cochabamba pour réaliser un film sur l’histoire ancienne mais le tournage est bousculé par la lutte populaire d’autant que l’acteur essentiel du film devient aussi un acteur de la lutte de 2001 ! Autre particularité, les personnages évoluent au cours du tournage, comme si la lutte économique du peuple de Cochabamba pouvait gagner… et en plus changer les consciences. Télérama (n° 8 janvier 2011) note une faiblesse du film, la fin un peu rapide et maladroite. L’observation me paraît exacte mais cette faiblesse est de peu d’importance par rapport au défi du film car la question qu’il pose reste entière : un artiste plongé dans la réalisation d’une œuvre peut-il se laisser rattraper par l’actualité jusqu’à abandonner l’œuvre en cours ? Celui qui joue le réalisateur a ce mot à un tournant du film : « nous on produit un film qui restera dans l’histoire alors que la révolte du jour sera vite oubliée. » De toute façon la révolte empêche la réalisation du film… Et je suis allé dans mes archives pour retrouver une trace écrite au sujet de la révolte sur l’eau qui a été le déclencheur d’un mouvement qui s’est conclu en 2006 par la victoire de Moralès à la présidence de la république de la Bolivie. JPD

 

 

« L’autre combat, celui de l’eau, débuta en 2001 par une révolte populaire à Cochabamba quand les nouveaux propriétaires capitalistes de l’eau décidèrent d’augmenter les tarifs de 200%. Le héros de cette lutte, Oscar Olivera préféra rester loin de la politique pour garder intacte la capacité de révolte. A Cochabamba il existe « los regantes » qui sont des paysans auto-organisés depuis des centaines d’années quant à l’utilisation savante de l’eau. Ils furent la base militante qui permit de riposter aux attaques des multinationales par une Coordination de l’eau dont Oscar Olivera est devenu la référence. Le fonctionnement démocratique de cette lutte reste exemplaire. Avec elle, l’heure de la revendication des nationalisations est revenue. A celle de l’eau, s’ajoute celle des hydrocarbures et celle des mines. D’une lutte à l’autre, d’une révolte à la suivante, la Bolivie peut beaucoup nous apprendre mais ici je délaisse les questions économiques pour m’en tenir au mot rayé du vocabulaire politique français d’aujourd’hui : « nationalisation ».

La question nationale aux Amériques

Pour les Boliviens le terme de nationalisation est « d’évidence » même si deux nationalisations précédentes échouèrent. La référence à la nation est une référence glorieuse et non pas honteuse. La porte de sortie de la misère s’appelle : récupération par l’Etat des richesses nationales afin de provoquer une redistribution des richesses. Dans toutes les Amériques, de la nationalisation au nationalisme, la démarche saute aux yeux. Du cas du Québec, tentant depuis des années de se constituer en nation, au cas bolivien en quête plutôt d’une dignité nationale, on peut passer par le Pérou où dernièrement le candidat Ollanta lança un Parti nationaliste, par l’Equateur avec le candidat Rafael Correa (résultat de la présidentielle le 26 novembre) et s’arrêter un instant au Venezuela où la révolution bolivarienne ne fait pas mystère de son nationalisme. En Europe, il est de bon ton de faire glisser ce nationalisme affiché, vers l’infâme populisme, sans chercher à comprendre. Or, aux Amériques, la décolonisation a commencé voici très longtemps, avec la création des USA (où le nationalisme n’est pas moins fort qu’ailleurs) pour s’achever autour de 1820 avec la victoire finale de Bolivar sur les Espagnols. En deux cents ans, l’indépendance s’est transformée en nouvelle colonisation. En conséquence le nationalisme existe en tant que récupération d’une mémoire historique des luttes populaires : Tupac Amaru, Bolivar, Zapata, Sandino et d’autres. C’est vrai aussi pour les zapatistes qui s’opposent à toute revendication du genre : « indépendance du Chiapas ». Ils inscrivent leur revendication autonomiste dans la nation mexicaine qu’il serait fatal d’affaiblir face au géant voisin. » 26-11-2006

 

Depuis Rafael Correa est toujours au pouvoir en Equateur, Evo Moralès en Bolivie et la réflexion sur la nationalisation est toujours en cours. Nationaliser peut conduire à la corruption comme à la libération. Le débat continuera d’être crucial pour des millions d’êtres humains. Le film nous y renvoie. 6-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 18:56

    4 fev janvier 2011

La jeunesse de Calmoun page 5

 

            « Il se revoit enfant sur le balcon de la Maison de ses parents à Héliopolis, le balcon d'en face était tout proche, de la rue montait une clameur. Il voyait comme hier, la foule, les drapeaux rouges, le fleuve à ses pieds de petit garçon de cinq ans, les grands tissus qui flottaient, un cri que dans un premier temps, on ne distinguait pas dans la clameur, était scandé puis psalmodié : « Saad,Saad ».toute sa vie  le sentiment de fraternité et d'exaltation monterait en lui lors des mouvements populaires, première scène d'un immense opéra »

 

Sous le tilleul du Gers Clément, nous a parlé de son Egypte. Clément Harari avec ce souvenir est revenu sur la première victoire de l’indépendance, le pays subissant à la fois la domination truque et anglaise. Les luttes ont produit aussi l'immense tornade nassérienne et voici que l'océan se gonfle. Tout peut arriver.

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 14:56

Face aux défenseurs de la rénovation des lignes existantes RFF vient de produire enfin un argumentaire pour leur enlever toute crédibilité. Le document, sous son aspect technique, est d’un ridicule qui fait peur (en bleu les éléments de RFF).

 

La LGV contre la rénovation de la ligne existante

 

Projet de qui ?

D’entrée nous apprenons : « Un projet porté par l’Etat, inscrit dans une politique de développement durable et visant à mettre en valeur le Sud-ouest » avec « Loi du 3 août 2009: l’Etat financera 2000 kms de LGV, dont Bordeaux-Toulouse ».

Or l’Etat finance très peu et en fait le projet est surtout porté par les grands élus régionaux qui n’apparaissent à aucune page du descriptif sans doute pour les protéger. Toutes les études démontrent que la mise en valeur n e concerne pas le Sud-Ouest mais Paris, Bordeaux et à la limite Toulouse !

 

Le gain de temps ?

Bordeaux-Toulouse : gain de temps 43 minutes.

Bordeaux-Agen : gain de temps 15 minutes.

A l’heure où les habitués du TGV sur LGV Tours-Paris ont d’importants retards (comme d’autres) l’argument du temps gagné me semble ridicule en soi. Par ailleurs, pour protéger les défenseurs du territoire il n’est pas fait mention du Toulouse-Paris direct (il en existe un pour le moment) qui est seulement évoqué dans les réunions toulousaines où là RFF ne cache pas que c’est l’avenir (comme le Madrid-Barcelone direct qui se développe plus que celui qui s’arrête en route).

 

Gain en voyageurs ?

Gain en millions de voyageurs : 0,5 avec ligne rénovée ; 2,5 millions avec LGV.

Ce chiffre fait sourire car il masque un autre phénomène considérable. Sur le trajet Bordeaux-Toulouse comme sur d’autres, la LGV récupère par force les voyageurs des TEOZ. Tentez d’aller de Tours à Paris sans prendre le TGV sur LGV et vous comprendrez la différence ! Il faudrait donc donner la diminution du nombre de voyageurs sur le POLT pour comprendre le gain en question, car en effet, la rénovation de la ligne existante prendrait peu de monde au POLT sauf si sa dégradation se poursuivait ce que nous refusons puisque nous pensons au contraire qu’en économisant sur la ligne Bordeaux-Toulouse on peut faire plus pour le POLT. Quant au gain sur l’avion il sera toujours lié au prix des places d’un côté par rapport à l’autre, objet qui ne donne lieu à aucune information. Et l’information a été mise en contradiction avec d’autres documents moins optimistes.

 

Gain en nombre de trains

Vu la diminution du fret engagé depuis des années on peut supposer que la ligne existante a eu droit à un trafic plus important. On constate en fait qu’on passerait de 15 à 23 TGV ce qui correspond à la récupération du trafic par Limoges et ce qui confirme donc que le gain de voyageurs viendrait surtout de la concurrence interne à la SNCF ! Il serait donc impossible de faire circuler 7 trains de plus sur la ligne existante ? L’augmentation en matière de TER n’est pas depuis 5 ans aussi pharamineuse que celle espérée et elle concerne de toute façon que des tronçons très courts :Langon-Bordeaux et Montauban-Toulouse.

 

Le financement aménagement de la ligne :

Enjeux et coûts : aménagement de la ligne actuelle

Coût de l’aménagement de la ligne actuelle Bordeaux-Toulouse : 1,2 Md € (CE 2009)

Ces coûts englobent :

- Bordeaux - Hourcade : augmentation de capacité (ajout 1 voie, 2 sauts-de-moutons)

- Bordeaux - Agen (135 kms) : relèvement de vitesse à 220 km/h sur 29 kms et 180 km/h sur

37 kms (suppression de 48 passages à niveau, reprise de certaines courbes)

- Agen – Montauban (70 kms) : relèvement de vitesse à 220 km/h sur 19 kms et 160 km/h sur

20 kms (suppression de 6 passages à niveau, reprise de certaines courbes)

- Montauban - Saint-Jory (35 kms) : doublement des voies avec fortes contraintes (zones

urbaines, jumelage canal des deux mers)

- 50% des coûts pour l’aménagement à 4 voies au Sud de Saint-Jory

- Aménagement des gares existantes d’Agen et Montauban

 

Au sujet de l’aménagement deux exemples sont donnés, Port Sainte-Marie et Moissac pour montrer avec cartes à l’appui que cet aménagement n’est pas humainement admissible !

Or, la construction de la LGV va provoquer une montagne de destructions plus importantes et elle est humainement admissible sans doute pour les autres avantages : gain de temps de voyageurs etc…

 

Par ailleurs ces dépenses sont bénéfiques pour tous. La suppression des passages à niveau par exemple est une dépense – qu’il faudra faire de toute façon – au profit de tous les automobilistes et au profit de tous les trains TER y compris. Dire 4 voies au sud de Saint-Jory est une bonne chose mais ce n’est rien de plus que le projet avec LGV.

 

Financement LGV :

Coût total de la ligne nouvelle Bordeaux-Toulouse : 4,3 Mds € (CE 2009)

Ces coûts englobent :

- 50% des coûts du tronc commun avec Bordeaux-Espagne (ligne nouvelle et aménagements en gare de Bordeaux-Saint-Jean pour le débranchement des GPSO)

- la réalisation de la ligne nouvelle Bordeaux-Toulouse et la construction des gares nouvelles

d’Agen et Montauban

- la liaison intergares à Agen

- 50% des coûts pour l’aménagement à 4 voies au Sud de Saint-Jory

- le raccordement Sud-Sud (Toulouse-Bayonne sans passer par Bordeaux)

Coût au km du même ordre de grandeur pour GPSO que pour la LGV Tours-Bordeaux (environ 20 M€/km)

 

Avec le 20 millions d’euros au kilomètre, j’ai le plaisir de découvrir enfin le document mentionné par Europe Ecologie quand nous les avons rencontrés à Toulouse et qu’ils devaient nous envoyer. Même si la construction de Perpignan Figueres a un gros tunnel, j’indique que les chiffres officiels donnent 32 millions d’euros au kilomètre… pour la seule construction donc sans les frais d’études, les expropriations et les aménagements induits. Il me semble plus juste de comparer avec une ligne qui vient d’être achevée qu’avec une liste qui est projetée.

Cette donnée est donc largement minimisée et je ne vois pas pourquoi il n’y a que 50% pour le tronc commun Bordeaux-Espagne. Pour ne pas inquiéter les habitants rien n’est dit sur l’origine du financement (les collectivités territoriales) ni sur le choix du PPP pour Bordeaux-Toulouse, choix qui a été rappelé en réunion publique à Toulouse par RFF. Le PPP c’est forcément un coût supplémentaire pour le bénéfice des actionnaires qui attendent au moins un retour en investissement de 15%.

 

L’avenir du TGV sur LGV

« Halte aux idées reçues : les lignes TGV ne sont pas déficitaires ! »

Pour une fois je suis d’accord avec le GPSO les lignes TGV ne sont pas déficitaires, mais le document qu’ils proposent, montre par contre la tendance à la baisse des revenus, tendance qui ne va que s’accroître ! La montée des péages, la montée des prix du billet, tout inquiète la SNCF qui malheureusement, avec le tout LGV, voit son avenir s’assombrir en tant que service public de transport. Et le document du GPSO n’est pas de nature à nous rassurer car il confirme ce que nous savons : une sous-estimation des coûts et une surestimation des avantages, le tout pour convaincre des élus qui doivent passer à la caisse et ainsi scier la branche sur laquelle ils sont assis.

4-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 13:13

 Dans le Limousin, au Conseil régional, le Front de Gauche est uni avec le NPA dans un groupe « Limousin Terre de Gauche ». Voici, pour le thème de notre rubrique, leur compte-rendu du vote du budget intervenu le 16 décembre. Ils indiquent qu’ils n’ont que dix minutes pour s’exprimer quand la majorité a beaucoup plus puisqu’il y a le temps de parole de l’exécutif qui n’est pas compté dans le temps de parole des partis. Indiquons pour les « rassurer » qu’en Midi-Pyrénées, il y a le temps de parole du président qui a présenté le budget, le temps de parole de la vice-présidente qui a présenté le budget et ensuite un temps de parole à la proportionnelle pour les partis. La droite ayant dépassé son temps a été privé d’un intervenant mais quand la gauche a pris la parole et a largement dépassé son temps, elle a pu continuer. De plus nous constatons que le compte-rendu est fait par chapitre. On a même la présentation des désaccords au sein du groupe « Limousin Terre de Gauche » au sujet du vote pour les aides à l’aéroport. Combien Midi-Pyrénées donne pour les aéroports ? Futilité mon brave… Bref, merci pour cette clarté qu’on aimerait voir ailleurs pour éviter les polémiques inutiles et les mensonges désagréables. JPD

 

Séance plénière du 16 décembre 2010

Après le NPA (Stéphane Lajaumont) en juin et le PG (Laurence Pache) en octobre, c’était au tour de la composante PC d’intervenir au nom du groupe.

 

« La grande vitesse pour le Limousin :

Auparavant, je souhaite exprimer notre point de vue sur l’évolution du –dossier- barreau LGV qui va trouver une première traduction budgétaire. J’en profite pour redire qu’aucune position sur ce dossier sensible ne mérite la moindre diabolisation à l’encontre des « pour » ou des « contre ». Tout le monde dans cette affaire, me semble-t-il, se positionne, en conscience, au regard des intérêts de notre région et de son avenir. Je le précise d’autant plus que la décision de la majorité régionale de participer au financement de la LGV Sud-Europe Atlantique et d’approuver le tracé proposé par RFF, susceptible d’être soumis à enquête publique, ne clôture pas le débat. Non seulement en raison du rejet du tracé par les municipalités concernées Poitiers et Limoges exceptées, mais aussi en raison du fait que le financement du projet est loin d’être globalement acquis, Poitou-Charentes, la Creuse, la Corrèze n’ayant pas donné leur accord, et l’état n’assumant pas ses responsabilités financières en matière d’infrastructure nationale.

Le débat n’est pas clos, en raison aussi de la présence en son sein d’hypothèses alternatives. La dernière, la plus retentissante, appartient à la présidente de Poitou-Charentes. Ségolène Royal va désormais beaucoup plus loin que son refus de concourir au financement d’un barreau Limoges-Poitiers. Elle a fait adopter hier par son assemblée un texte dont j’extrais le passage suivant « la région Poitou-Charentes approuve bien entendu la demande du Limousin d’une desserte par un transport ferroviaire à grande vitesse, mais elle demande à RFF d’étudier en alternative à la création d’une LGV, l’aménagement de la ligne actuelle pour l’adapter à la circulation des trains TGV. Cette solution présenterait l’avantage de desservir les territoires traversés à partir de Bellac et Montmorillon et améliorerait l’ouverture du Limousin vers la façade atlantique et les échanges entre les villes de Poitiers et Limoges (...). La région Poitou-Charentes demande à l’Etat de garantir la réalisation par RFF de l’étude d’une solution alternative et des études socio-économiques complètes permettant d’apprécier la pertinence économique du projet ».

En clair le projet mis sur les rails par l’épouse d’un président de la république est promis au déraillement par une autre femme politique aspirant à devenir Présidente de la République ! Les porteurs du projet du barreau Limoges-Poitiers ont toutes les raisons d’être inquiets et vous, Mr le Président du Limousin vous êtes bien inspirés en demandant que notre Conseil Régional soit remboursé des sommes qu’il investit dans la LGV Sud Europe Atlantique si le barreau Limoges-Poitiers ne voyait pas le jour ! Mieux vaut tout prévoir, en effet...

Pour notre part nous sortons renforcés dans l’exigence de peser de tout notre poids régional en faveur de l’élaboration et la mise en chantier d’une modernisation complète de l’axe historique POLT, intégrant la mise en circulation de matériels adaptés à la grande vitesse. Cette alternative est selon nous immédiatement à l’ordre du jour. Elle est au cœur du mémorandum de l’Association Urgence-Polt, que nous soutenons y compris dans sa partie consacrée au tracé LGV Paris, Clermont, intégrant l’hypothèse du contournement de Vierzon et de la ramification dite du « Y renversé », que les thuriféraires du barreau Limoges Poitiers serait bien inspirés de considérer sérieusement. L’important c’est que le Limousin ne se retrouve pas dans la position du cocu ferroviaire !

 

Concernant l’aménagement du territoire, de nouveaux crédits d’étude pour le barreau LGV Limoges-Poitiers ainsi que des crédits pour le financement du tronçon TGV Tours-Bordeaux étaient inscrits au budget (cette TIPP additionnelle, votée avec l’habillage «Grenelle de l’environnement » permet de ponctionner près de 8 millions d’euros supplémentaires aux Limousins, pour un projet qui n’est pas le train de tous !). Les élus LIMOUSIN TERRE DE GAUCHE, conformément aux engagements de campagne, ont bien sûr voté contre (Europe-Ecologie aussi). Christian Audouin avait consacré une large place de son discours introductif à cette question.

 

Aéroports : La participation au financement par la Région des aéroports de Limoges et Brive a donné lieu à des votes différents dans le groupe. Stéphane Lajaumont, Véronique Momenteau, Pascale Rome et Laurence Pache, estimant source de gaspillage et de pollution la présence de deux aéroports en Limousin ont voté contre. J. Ratier et C. Audouin jugeant que le transport aérien était un atout pour le développement du Limousin tout en regrettant la concurrence qui ne manquera pas de se développer entre les deux structures, ont voté pour les crédits pour l’aéroport de Limoges et se sont abstenus pour Brive. »

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 20:45

Le Conseil régional de Bretagne va voter son budget. Son service communication a publié un texte dont nous retenons le passage suivant. La somme pour la LGV Le Mans-Rennes correspond à la moitié du budget. Cette information minimum, nous n'en avons jamais trouvé trace dans les communiqués de la région Midi-Pyrénées ou des groupes de la Région.

A bon entendeur salut. JPD

 

Bretagne à grande vitesse

Faisant suite à la décision en janvier 2011 de Réseau Ferré de France de sélectionner l’entreprise Eiffage pour construire puis entretenir la ligne à grande vitesse Le Mans-Rennes, la Région et les collectivités bretonnes seront globalement appelées à apporter

près de 1 milliard d’€ au projet dans les prochaines années.

Le budget 2011 de la Région ouvre à cet effet plus de 544 M€ d’autorisations de programme1 afin d’assurer sa part de financement de 478 M€ sur la ligne à grande vitesse Le Mans-Rennes, ainsi que la poursuite des travaux sur les lignes Rennes-Brest et Rennes-Quimper visant à mettre l’Ouest breton à 3 heures de Paris.

Vendredi 28 janvier 2011

Ce montant représente la moitié du budget annuel total de la Région, et fera l’objet d’emprunts durant les prochaines années, partiellement financés par l’affectation d’une partie de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) réservée à ce type de projet.

 

 1 L’autorisation de programme permet au Conseil régional d’engager la totalité des moyens d’un projet qui fera

l’objet de paiement sur plusieurs années. Ainsi, une fois autorisée par l’assemblée régionale, l’opération BGV

générera des dépenses réparties entre 2011 et 2016.

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 23:26

 carte_cc_anduze.jpg

Voilà que l’actualité me pousse à nouveau vers mon sujet favori, l’intercommunalité. C’est un message qui s’est mis à pleuvoir sur mon ordinateur qui m’a obligé à prendre la plume. A Anduze une association a organisé une  grande manifestation le 21 janvier (date historique) pour défendre son intercommunalité, manifestation que la police a fait dégénérer en combat de rue. Pourquoi autant de violence ?

Pour comprendre il faut d’abord se tourner vers la ville d’Alès. Très longtemps fief communiste, d’où me venait quand j’étais gamin des cadeaux annuels à noël car il y avait là un médecin juif communiste sauvé pendant la guerre par mon grand-père, la ville à partir de 1989, avec l’aide du PS voit la mise en place d’une nouvelle municipalité à laquelle appartenait Max Roustan. En 1993, contre toute attente, cet homme est élu député grâce à la grande vague de droite, mais tout en s’affirmant apolitique. En 1995 il devient maire d’Alès et depuis a toujours été réélu à ce poste et il reste député avec l’étiquette UMP.

Il a donc été à la création de l’intercommunalité qui a permis la création d’une puissante communauté d’agglomération. Or dans le cadre de la nouvelle loi sur les collectivités territoriales, comme je l’ai déjà expliqué dans un article Révélations sur l’intercommunalité , les autorités veulent organiser des fusions pour arriver à des ensemble plus vastes. C’est donc tout naturellement que le projet a été lancé d’absorber la communauté des communes très proche, celle d’Anduze, haut lieu aussi de luttes communistes. Il semble que la commune d’Anduze soit tentée par le projet qui permet de doubler la dotation générale de fonctionnement mais si Anduze fait éclater son intercommunalité, les survivants seront trop petits pour avoir le droit à l’existence.

Sur le cite de la mairie d’Anduze nous lisons :

CÉRÉMONIE DES VŒUX DE SAINT-SÉBASTIEN D'AIGREFEUILLE

« Bonifacio Iglesias, maire d'Anduze, et les membres du Bureau Municipal font savoir, suite aux violences perpétrées lors de la manifestation du vendredi 21 janvier à la gare d'Anduze, manifestation organisée par l'association ARDIECE et Alain Beaud président de la 2C2A, qu'ils n'assisteront pas à la cérémonie des vœux de Saint-Sébastien d'Aigrefeuille. »

 

Une association est donc née pour défendre l’intégrité de la communauté des communes avec l’appui de tous les petits maires autour d’Anduze et l’appui de la population. Le site d’ARDIECE

Comme l’explique très bien l’association la question n’est pas politique (disons politicienne) les habitants et petits maires veulent seulement défendre un mode de fonctionnement rural face à la gloutonne communauté d’agglomération.

« Le projet de territoire de la population d’Anduze et des communes de la CCAA a fait le choix d’une stratégie largement liée à la ruralité et à la citoyenneté. De nombreux projets sont en cours de réalisation et nous avons la conviction que la fusion les remettrait en cause car incompatibles avec le mode de fonctionnement d’une agglo. Ce projet de territoire prévoit un avenir de solidarité intercommunale dans le cadre des avant pays à vocation rurale ce qui n’empêchera pas la CCAA d’entretenir une étroite collaboration avec ses voisins Grands-Alésiens, pour cela nous faisons confiance au président Alain Beaud. »

 

L’originalité de la manifestation fait qu’il y a eu beaucoup d’élus de tous bords ce qui donne à la revendication plus de poids. Or, il ne faudrait pas que cette riposte fasse tâche d’huile dans le Gard ou ailleurs. La riposte policière totalement folle annonce sans doute des tensions qui vont surgir avec la mise en application par les préfets de la carte intercommunale. Derrière la question il y a le découpage des circonscriptions des conseillers territoriaux et tant d’autres enjeux.

1-02-2011 Jean-Paul Damaggio

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 20:14

Par hasard, sur internet, je tombe sur ce texte que j’ajoute aux autres éléments concernant les droits des femmes qu’on trouve sur ce blog. Il faut comprendre que le droit de vote des femmes a très souvent été discuté par les députés. La première fois en 1906 et la dernière en 1936. Mais le Sénat a toujours dit non, non, non. JPD

 

Débat sur l'extension aux femmes du droit de suffrage

Chambre des députés, 8 mai 1919

 

M. le président (1  ). L'ordre du jour appelle la discussion de la proposition de loi tendant à accorder aux femmes le droit de vote dans les élections aux conseils municipaux, aux conseils d'arrondissement et aux conseils généraux.

La parole est à M. le rapporteur dans la discussion générale.

M. Pierre-Etienne Flandin, rapporteur. Messieurs, entreprendre de démontrer, à une Assemblée composée exclusivement de représentants du sexe masculin, que la stricte application des principes démocratiques sur lesquels est fondée la République l'oblige à accorder désormais aux femmes la capacité politique pourrait sembler audacieux. C'est qu'en effet, nos pères et nous-mêmes, nous sommes réclamés de ces principes, que nous pensons même les avoir appliqués dans notre droit public, sans que jusqu'à présent nos institutions politiques accordassent le moindre droit de suffrage aux femmes. En France, les revendications du suffrage universel se sont bornées jusqu'ici aux demandes des hommes et il semblait à nos pères qu'avoir étendu le droit de vote aux électeurs masculins mêmes infirmes et même illettrés, cela suffisait et que point n'était besoin d'y appeler les femmes, car ils se souvenaient de ce que disait notre vieux maître Rabelais :

« Quand je dis femme, je dis un sexe tant fragile, tant muable, tant variable, tant inconstant et imparfait, que Nature me semble s'être égarée de ce bon sens par lequel elle a créé et formé toutes choses, quand elle a bâti la femme ! »

Cependant, voici que, depuis vingt ans, autour de notre démocratie un peu fatiguée et vieillissante, de toutes parts, les femmes ont été appelées à prendre part à la vie politique.

C'est la Norvège, la Suède, le Danemark, ce sont les États de l'Amérique du Nord, c'est l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande qui, les premières, ont appelé les femmes à la vie publique. Puis, et surtout depuis que la guerre a bouleversé la quiétude du monde, ce sont les nations plus voisines de la nôtre, c'est l'Angleterre, c'est la nouvelle Allemagne démocratique, c'est la Russie, c'est l'Autriche, c'est, hier, enfin, la Belgique.

De toutes parts, le mouvement se précipite et la question se pose de savoir si nous serons les derniers à le suivre.

Laissez-moi vous dire que nous ne pourrions nous obstiner, à mon sens, dans cet esprit conservateur qui a été de tout temps, en France, l'apanage des partis au pouvoir, qu'à deux conditions : démontrer que ces nations audacieuses se sont trompées et que l'expérience du suffrage des femmes n'a pas donné de résultats heureux ; ou bien prouver que la femme française ne possède pas les mêmes aptitudes à exercer ses droits politiques que l'anglo-saxonne, la Scandinave, la russe ou l'allemande, voire la canadienne française qui, aujourd'hui, bénéficie de ces droits. (Très bien ! très bien !)

Je ne pense pas qu'il se trouve ici beaucoup de nos collègues pour défendre cette thèse.

En effet, il faut remarquer que, partout où les femmes ont été appelées à la vie politique, elles bénéficient toujours d'extensions successives de leur capacité politique ; elles ne souffrent jamais d'une restriction de cette capacité.

M. le rapporteur. Peut-on affirmer que la femme française ne possède pas les mêmes aptitudes à la vie politique que la femme anglo-saxonne ou la femme Scandinave ?

Je sais bien que M. Taine a écrit un jour, sentencieusement et définitivement : « Boutiquière, femme du monde ou lorette (2  ), voilà l'emploi d'une Française. Elle excelle en cela et en cela seulement. »

La guerre nous a permis de réviser ce jugement : M. Taine avait oublié les paysannes françaises. (Très bien ! très bien !)

M. Jean Bon. Il avait oublié sa mère, simplement.

M. le rapporteur. Quand, au moment de la mobilisation, il a fallu remplacer dans nos campagnes, environ 3 millions de travailleurs, les femmes ont pris la charrue, la hotte et la bêche, la fourche et l'aiguillon, et elles ont fait lever les moissons, elles ont vendangé les vignes ; elles ont accru et conduit les troupeaux. M. Taine avait oublié aussi les ouvrières françaises. (Très bien ! très bien !)

Quand il a fallu, pour vaincre, augmenter la production des armes, des munitions et des avions, c'est par centaines de mille que les femmes françaises sont entrées dans l'usine de guerre.

M. Taine avait oublié aussi les employées qui sont entrées dans tous les grands services publics...

M. Vandame. En un mot, il n'avait pas prévu la guerre de 1914, et il n'est pas le seul.

M. le rapporteur. ... dans toutes les administrations publiques et ont permis à la France de continuer de vivre.

Il avait oublié enfin - laissez-moi vous le rappeler - les infirmières. Je crois, que mieux informés, nous pouvons nous incliner respectueusement devant ce que les femmes françaises ont fait pendant la guerre. (Applaudissements)

M. le rapporteur. Nous retournant aujourd'hui vers vous, qui, comme vos collègues de la Chambre des communes, êtes aussi des représentants d'une vieille démocratie traditionnelle ; qui êtes, de plus, les héritiers de la Révolution, de la grande Révolution émancipatrice des peuples ; nous vous demandons, à vous aussi, de ne pas commettre cet outrage au bon sens ; nous vous demandons d'écouter la grande voix qui, de toutes parts, appelle les femmes dans le monde entier à la vie politique, parce que c'est la voix du droit et de la justice. (Très bien ! très bien !)

Ne croyez-vous pas que ce serait perpétuer une grande injustice, que de leur refuser de faire entendre directement leur voix dans les affaires publiques ?

Je sais bien qu'on oppose à cette tendance deux raisons d'État. Les voici : On craint que la femme n'apporte dans la discussion des affaires politiques la dictature du sentiment et on redoute que leur idéalisme socialiste ou religieux ne compromette la République. Je ne répondrai pas au premier argument parce que nous pourrions entreprendre une discussion qui serait purement académique et d'où nous ne pourrions guère sortir que par une expérience loyale qui nous fixerait les uns et les autres sur la valeur respective de nos arguments ; et c'est précisément cette expérience que la commission du suffrage universel vous propose de réaliser. (Très bien ! très bien !)

Quant à savoir si les femmes voteront demain pour les cléricaux, pour les socialistes ou pour les partis du centre, j'avoue franchement que je n'en sais rien et que je me soucie peu de le savoir. Il me paraît, en effet, inadmissible que nous puissions combiner de telle sorte les principes démocratiques sur lesquels nous fondons les uns et les autres la fortune des partis politiques auxquels nous appartenons, avec l'application de ces principes, de telle sorte que nous en différions l'application toutes les fois que l'intérêt électoral de notre parti le commande. (Très bien ! très bien !)

J'ajoute que si on veut soutenir à cette tribune cette thèse, je me verrai obligé de demander, par simple logique, en vertu de quel argument on condamnerait demain les bolchevistes russes qui ont ajourné les élections à la Constituante, jusqu'à ce que leur propagande ait pu convaincre la masse ignorante russe des bienfaits de leur régime ! En disant cela, je ne veux pas paraître trop révolutionnaire ni surtout faire paraître révolutionnaire la commission du suffrage universel.

Je crois que tous peuvent accepter la formule d'expérience loyale que nous proposons aujourd'hui à la Chambre. Qu'est-ce que nous demandons ? Nous demandons que vous accordiez aux femmes le droit de participer aux scrutins pour l'élection des conseils municipaux, des conseils généraux, des conseils d'arrondissement.

M. Paul Escudier (3  ). Ce n'est pas assez !

M. Nouhaud (4  ). Pourquoi cette restriction, d'autant plus que vous en faites des électeurs sénatoriaux ?

M. Charles Bernard  (5  ). Pourquoi ne pas leur accorder, comme en Angleterre, le droit de vote aux élections législatives ?

M. le marquis de Pomereu. C'est une inconséquence et une injustice.

M. le rapporteur. La commission du suffrage universel vous demande, en outre, d'accorder l'éligibilité aux femmes dans les conseils municipaux et, pour répondre à la préoccupation de notre honorable collègue, M. Nouhaud, qui certainement n'a pas lu le rapport que j'ai déposé - ce dont je l'excuse, car il est peut-être ennuyeux (Marques de dénégation) - nous n'accordons pas aux femmes le droit d'être déléguées aux élections sénatoriales : elles ne participeront donc pas aux élections sénatoriales.

M. Nouhaud. Pourquoi ?

M. le rapporteur. Nous allons vous donner tout de suite l'explication de cette disposition. La commission du suffrage universel a affirmé et consacré hautement, dans son article 1er, le principe de la capacité politique des femmes, mais elle a voulu que la première expérience de cette capacité soit limitée à des élections qui n'ont qu'un caractère politique accessoire, c'est-à-dire qu'avant d'être admises successivement aux élections législatives et aux élections sénatoriales, elles passent par une première étape, celle des élections municipales.

M. Alexandre Varenne, président de la commission du suffrage universel. Comme on l'a fait ailleurs.

M. Charles Bernard. L'apprentissage !

M. le rapporteur. Nous n'avons fait que suivre l'exemple de l'étranger. Partout, aussi bien en Angleterre qu'en Norvège et aux États-Unis, la participation des femmes aux élections locales a toujours précédé leur participation aux élections politiques proprement dites.

Ainsi, le projet qu'apporté la commission est un projet de transaction ; il ne satisfera ni les adversaires irréductibles du suffrage des femmes, ni les partisans déterminés de leur capacité politique intégrale.

Ce n'est pas la première fois que la commission du suffrage universel vous offre un projet transactionnel.

Nous espérons aujourd'hui d'autant plus faire adopter celui-ci qu'il y a des raisons très sérieuses qui militent en faveur de cette limitation des droits électoraux des femmes, tout au moins au début. Aux adversaires du suffrage, nous disons : « Nous vous offrons le moyen de faire une expérience, et cela sans faire courir de risque grave aux institutions politiques mêmes de ce pays. Bien plus, par ce premier scrutin, les femmes feront l'éducation de leur sens politique. »

Notre réforme est modeste, mais elle marque néanmoins une grande date. J'ajoute qu'elle est à ce point prudente que nous espérons bien ne pas trouver dans la Haute Assemblée les mêmes objections que nous rencontrerions si nous lui présentions d'un coup la participation des femmes à toutes les élections en France. Plus tard, probablement dans peu de temps, vous appellerez les femmes à siéger sur ces bancs... (Mouvements divers.)

M. Mauger. Elles n'y seront pas déplacées.

M. le rapporteur. ... et leur concours ne sera pas inutile. La France sort à ce point meurtrie de la guerre qu'il n'est pas trop de toutes les bonnes volontés pour la ressusciter. Et si certains adversaires du suffrage féminin étaient tentés de reprendre cette ancienne objection, qui a traîné partout et beaucoup vieilli pourtant, que pour le bonheur de l'humanité la grâce et la douceur féminines doivent être réservées à bercer les rêves des enfants, à panser les plaies de l'homme mûr et à rasséréner les angoisses du vieillard, je vous montrerais en terminant ce peuple de France qui aujourd'hui dans son renouveau, tend tous ses espoirs vers un avenir social meilleur, qui sort, dans sa virilité, si meurtri de la guerre et qui, dans sa vieillesse, lourde d'un redoutable passé, chancelle et se trouble quelquefois. Les femmes pourront l'aider. (Vifs applaudissements.)

M. le président. La parole est à M. Bracke.

M. Bracke. Avec M. Lafont et d'accord avec le groupe socialiste, nous présentons un amendement qui consiste à donner le droit électoral et l'éligibilité dans toutes les élections à toutes les femmes, sur le pied d'égalité avec les électeurs et les éligibles hommes. (Applaudissements à l'extrême gauche et sur divers bancs.)

Je dis que c'est poser en réalité devant la Chambre, devant le pays le problème du suffrage universel, de savoir si on va enfin vouloir que le mot de suffrage universel prenne tout son sens (Très bien ! très bien !) et que tous ceux qui participent à la vie nationale de leurs efforts, que tous ceux qui contribuent à la richesse, à la grandeur, à la vie de la France prennent part à l'organisation à tous les degrés, à l'administration à tous les degrés des moyens d'entretenir et de développer cette grandeur, cette force et, au besoin, cette gloire. (Très bien ! très bien !)

C'est pour nous, socialistes, un devoir parce qu'il y a longtemps, depuis toujours, nous avons vu dans l'émancipation du travail le moyen d'affranchir l'humanité tout entière. On comprend que la femme ne doit pas, ne peut pas être maintenue au rang inférieur qu'on lui a donné jusqu'ici et qu'elle doit avoir un droit d'égalité pour la participation aux charges publiques et administratives.

C'est une vieille dette, en réalité, que vous avez à payer. C'est une injustice ancienne que vous avez à réparer.

Quand nous proposons de donner le droit de suffrage aux femmes, nous trouvons deux sortes d'adversaires : ceux qui nous blâment et ceux qui nous approuvent. Ceux qui nous blâment sont ceux qui refusent théoriquement et complètement à la femme le droit de participer aux affaires publiques, pour des raisons tirées de son incapacité, de son infériorité matérielle, physique, de son infériorité intellectuelle, de son infériorité morale. Je laisse à des hommes plus versés que moi dans la physiologie le soin de répondre, aux arguments physiologiques, mais je fais simplement remarquer que dire que la femme étant inférieure en force physique ne peut être ni éligible, ni électeur, équivaut à dire qu'il faut amener un numéro déterminé au dynamomètre pour pouvoir déposer un bulletin dans l'urne et prendre part à une discussion.

L'argument de l'infériorité intellectuelle est-il plus fort ? On dit : « II n'y a jamais eu une femme de génie. » II faudrait d'abord savoir ce que c'est au juste que le génie.

Mais supposons que vous soyez sûrs que dans tel département ou telle circonscription il n'y ait jamais eu un homme de génie ; supposons même que, grâce aux progrès des sciences, vous arriviez à savoir qu'il ne se produira, jamais un homme de génie dans un canton donné, retirerez-vous le droit de vote à ses habitants ? Faut-il être un homme de génie pour être électeur ?

M. Georges Bonnefous. Non, même pas pour être élu !

M. Charles Bernard. Il y a même des mauvais génies.

M. Bracke. Je sais que ce sujet prête à toutes sortes de plaisanteries. Si nous étions dans les couloirs, je pourrais répondre sur le même ton à celles que vous voulez bien m'adresser, mais le sujet est assez important et assez grave pour que nous négligions, pour un moment, la vieille tradition de la gaudriole française.

M. Charles Bernard. Elle n'est pas à dédaigner.

M. Bracke. L'incapacité de la femme à prendre part à la vie politique, sur quoi la fait-on reposer ?

Sur la différence de mentalité ? Mais, par quel système reconnaît-on chez les électeurs hommes le genre de mentalité qui est nécessaire pour bien voter ? Vous avez peur qu'elles votent mal ! Qu'est-ce que voter mal ? Personne n'en sait rien.

MM. Vandame et Jean Bon. C'est voter pour l'adversaire. (Sourires)

M. Augagneur. Je ne reviendrai pas sur les arguments très nombreux, très probants qui ont été déjà exposés en faveur de l'égalité politique de l'homme et de la femme.

Au point de vue du principe, nous sommes tous d'accord. Le jour où le suffrage universel a été institué dans notre pays, le jour où vous avez déclaré que tout homme avait droit de vote, il n'y avait aucune raison pour refuser le droit de vote aux femmes.

Sur le terrain du principe, je le répète, il ne peut y avoir aucune hésitation. Nous avons depuis longtemps abandonné ces vieilles idées qui représentaient les femmes comme étant d'un rang intellectuel et moral inférieur. Nous sommes revenus de tout cela et nous considérons que beaucoup de femmes ont une supériorité intellectuelle et morale marquée sur beaucoup d'hommes qui ont le droit de vote.

A l'extrême gauche. C'est incontestable.

M. Augagneur. Le jour où vous avez, par le suffrage universel, livré au paresseux les mêmes droits qu'à l'homme actif, à l'inintelligent les mêmes droits qu'à l'homme de génie, il n'y avait aucune juste raison pour établir des distinctions intellectuelles et morales entre les hommes et les femmes, distinctions que vous avez supprimées entre les individus du sexe masculin, de valeurs cependant si différentes.

Nous sommes donc tout à fait d'accord sur le principe.

Nous n'en sommes plus aux sarcasmes de Molière dans les Femmes savantes ; nous n'en sommes même pas à l'intérêt un peu hautain du doux Fénelon dans sa lettre sur l'Éducation des filles. Nous proclamons leur droit théorique absolu à l'égalité politique comme à toutes les autres égalités.

Ce n'est donc qu'une question d'opportunité.

Quel devait être le corollaire de cette affirmation de principe de l'égalité de l'homme et de la femme au point de vue des droits politiques ? C'était d'accorder à la femme, immédiatement, la totalité des droits politiques.

Je ne comprendrais pas que l'on hésitât et que l'on s'arrêtât à mi-chemin. C'est tout ou rien : vous devez donner la totalité des droits à la femme, ou alors ajourner l'exercice de ce droit pour des raisons d'opportunité.

La commission ne l'a pas jugé, puisqu'elle restreint l'intervention des femmes dans la vie publique à la constitution des municipalités. J'avoue que je ne comprends pas ce système.

M. Frédéric Brunet. Nous, non plus, nous ne le comprenons pas.

M. Augagneur. C'est une restriction à un droit que vous avez proclamé, avec beaucoup d'éloquence et quelque fracas. Je ne sais pas pourquoi vous vous êtes arrêtés à mi-chemin. Si l'exercice, par la femme, du droit de citoyen présente des inconvénients au point de vue politique, pourquoi n'en présenterait-il pas au point de vue des municipalités ?

M. Léon Perrier. C'est tout à fait exact.

M. Augagneur. Je vais plus loin. Je dis que si le droit de vote des femmes offre un danger, c'est dans les municipalités que ce danger est le plus grand. En effet, dans les petites communes, les questions municipales se réduisent souvent à des rivalités, à des luttes de familles.

Plusieurs membres. C'est très vrai.

M. Augagneur. Vous prévoyez une autre restriction. Vous donnez le droit de vote aux hommes à vingt et un ans. Fervent balzacien, je le suppose, M. Flandin n'attribue ce droit qu'à la femme de trente ans ! Pourquoi cette restriction, d'autant qu'il y a toujours quelque inconvénient à demander l'âge des femmes avec trop de précision. (Sourires.) Les inscrirez-vous d'office comme électrices lorsqu'elles auront trente ans ? Si vous ne les inscrivez pas d'office, ne craignez-vous pas quelque déchet dans le nombre de vos électrices ? La femme, à vingt et un ans, est aussi intelligente et moralement aussi développée que l'homme.

Que sera-ce pour le suffrage brusquement improvisé des femmes qui, pour la plupart, sont ignorantes de ces questions et ne les ont jamais examinées ? C'est un saut redoutable dans l'inconnu au point de vue de l'administration du pays et c'est certainement ce qui vous a fait hésiter, car je ne suppose pas que vous vous soyez déterminés par un mobile sans courage, courage de ne pas vouloir indisposer les membres du Sénat. Les membres du Sénat - soyez tranquilles - auraient porté les ciseaux dans votre projet s'ils l'avaient trouvé trop hardi pour leur état d'esprit. Vous avez été modérés, vous avez reculé devant la réforme totale, c'est donc que vous avez vu, senti ce que je vous attribue avoir vu et senti. On peut se demander si ces considérations ne doivent pas faire réfléchir sur l'opportunité de la mesure et en douter.

Nous pouvons vous attribuer encore d'autres raisons. Nous avons perdu 1 600 000 hommes.

M. le président de la commission. C'est cette raison qui a fait que, dans les élections anglaises, on a apporté la même limitation.

M. Augagneur. Or, les femmes, qui étaient déjà plus nombreuses que les hommes avant la guerre, par le fait d'une loi, à peu près constante, régissant la natalité relative des sexes, les électeurs femmes, par le fait des pertes en hommes tués à la guerre, seront infiniment plus nombreux que les électeurs hommes. La première fois qu'elles useraient du droit de vote, elles seraient en quelque sorte maîtresses des élections : les suffrages masculins auraient la moindre influence.

D'autre part, vous avez sans doute été frappés par ce fait que des hommes entrés au service en 1912, ne sont pas encore libérés. Ils ont fait sept ans de service. Sept classes de jeunes gens vont donc être jetés brusquement dans la vie politique et être appelés à voter, sans autre éducation que celle du régiment pendant la guerre. C'est déjà pour le suffrage universel masculin une inconnue redoutable, une perturbation dans son jeu normal, dont il est prudent de se préoccuper. Elle n'est pas négligeable ; je le répète, elle vous a certainement frappés.

Vous hésitez à ajouter à ces centaines de mille hommes brusquement improvisés électeurs, étrangers à toutes questions politiques ou sociales pendant la guerre, une majorité de femmes aussi neuves et inexpérimentées. Est-ce pour cela que vous n'avez pas adopté le suffrage total des femmes ?

Je viens donc vous dire : « Renoncez à votre système ou prenez-en un autre. » Sur le principe, nous sommes tous d'accord : les femmes ont autant de droit et de capacité que les hommes à être électeurs et élues, car je ne distingue pas l'éligibilité de l'électoral. (Très bien ! très bien !) Du moment que vous donnerez aux femmes le droit d'élire, il faut leur donner le droit d'être élues. Il n'y a pas l'ombre d'un doute à cet égard. Mais est-ce le moment de s'aventurer dans ce redoutable inconnu ?

Je demande à la commission de nous expliquer pourquoi elle s'est arrêtée à mi-chemin. Si c'est parce qu'elle redoute les conséquences de l'application totale, il faut qu'elle le dise, car il importe que la Chambre sache, d'une façon précise, les conséquences de ce qui lui est proposé. (Applaudissements.)

1   () Paul Deschanel.

2   () « Jeune femme élégante et de mœurs faciles ».

3   () Député de la Seine (1910-1931).

4   () Député de la Haute-Vienne (1910-1919).

5   () Député de la Seine (1914-1924).

* Pierre-Etienne Flandin (1889-1958). Député de l'Yonne de 1914 à 1940. Plusieurs fois ministre de 1920 à 1936, notamment dans des cabinets Tardieu, Laval et Doumergue. Président du Conseil de novembre 1934 à mai 1935.

* Victor Augagneur (1855-1931). Député du Rhône de 1910 à 1919 et de 1928 à 1931. Maire de Lyon de 1902 à 1905, date à laquelle Édouard Herriot lui succéda. Professeur agrégé de médecine. Républicain socialiste (comme Aristide Briand), plusieurs fois ministre. Gouverneur général de Madagascar de 1919 à 1924.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 19:46

Information amusante que cette pub où les conseillers savants de la SNCF en LVG vont si vite qu'ils ne connaissent rien à la ville de Figueres mais pensent tout de même pouvoir en parler. Vraiment le dernier paragraphe est génial... JPD

 

FRANCE / ESPAGNE - Annoncée à l'origine pour ce début de semaine, l'inauguration du tronçon international de la Ligne à Grande Vitesse entre Perpinyà et Figueres se déroulera le 27 janvier. Ce maillon international, qui fonctionne depuis le 19 décembre 2010, est accompagné depuis lundi à Perpignan de l'ouverture de la nouvelle gare TGV, et d'un nouveau service de la compagnie de transports Frogbus. Son lancement officiel sera inclus dans un programme protocolaire, qui comportera également l'inauguration du tunnel du TGV sous le massif des Albères, par les communes du Perthus et de

 

La Jonquera, ainsi que de la gare TGV de Figueres-Vilafant, point de destination de la ligne, au Sud. La cérémonie comportera la présence de Thierry Mariani, secrétaire d'Etat aux Transports, et du ministre de l'industrie espagnol, José Blanco, qui devraient emprunter tous deux le train au départ de Perpignan, pour un événement en prise directe sur le terrain. La confirmation de la date du 27 janvier, intervenue en début de semaine, exclut la présence, un temps envisagée, du président de la République, Nicolas Sarkozy, et du premier ministre espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero.

 

Le délai précédant cette mise en route officielle devrait profiter à la SNCF pour résoudre les problématiques apparues depuis le lancement de la ligne. En effet, les acheteurs de billets en Catalogne du Sud ne sont pas remboursés à leur arrivée à Figueres en cas de retards de convois, accumulés en territoire français, faute de système international prévu à cet effet. Par ailleurs, plusieurs improvisations de communication sont d'ores et déjà signalées sur la première opération de promotion de la ligne, uniquement présentée comme une jonction au départ de Paris.

 

Sur ses dépliants, disponibles entre autres à la gare de Perpignan, et ses informations électroniques, la compagnie nationale met en avant la ville de Figueres sous la forme castillane "Figueras", sans plus aucune valeur légale, et disparue en conséquence de la mort du dictateur Franco en 1975. Outre ce faux-pas, éminemment "vu de Paris", la figure planétaire de Salvador Dalí est vantée de manière confuse, sa ville natale étant décrite comme un "petit port de pêche au charme fou", dans un amalgame avec sa commune de résidence, Cadaqués. Pire, le phrasé publicitaire, qui vante une ville située dans la "chaleur de la Catalogne", au coeur d'un pays "baigné de soleil", fait l'impasse sur Perpignan, qui ne bénéficie pas encore de l'effet recherché, concernant sa propre promotion. La ville, dont la vocation est d'exister dans le maillage territorial européen, est ainsi gravement sautée.

http://passion-trains.over-blog.com/7-categorie-198123.html

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