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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 22:46

(un ami me transmet cet article, je suis bien obligé de faire suivre) 

 

Dans Le Monde, Hubert Kempf est un des rares à établir un lien entre LGV et crise de la SNCF. Son article peut-il faire réfléchir ? Il donne la parole à des personnes que nous connaissons bien (Julien Milanesi nous avait invité à la réu de Toulouse). Quant à Jean Sivardière, il y a longtemps je lui ai envoyé une lettre ouverte restée sans réponse.

 Lettre à la FNAUT et Le Tramway et Sivardière.

Un lecteur du Monde lui donne une réponse sans le savoir. En effet les 93 millions de voyageurs sur TGV sont pour une bonne part des voyageurs captifs puisque quand il y a une LGV on est OBLIGE de passer par la ligne en question (sauf à prendre une suite de trains régionaux !). En fait avec cette opération la SNCF se fait surtout concurrence à elle-même, le TGV contre le TEOZ. L’argumentation de Jean Sivardière et de la FNAUT est une reprise du discours de la SNCF. C’est triste de finir ainsi pour un homme qui fut précurseur en matière de relance du tramway. JPD

 

Note d’un lecteur du Monde

On peut observer le problème du TGV cher en Chine où il grandit à grande vitesse depuis 2008. Les tarifs sont du double au quadruple des trains classiques. Mais il y a une volonté politique de conserver le voyage pas cher. Entre Pékin et Tianjin, on a le choix entre le TGV à 58 yuans (30 minutes) et le train omnibus (110 minutes, 17 yuans). Alors qu'un train pas cher entre Paris et Lille, il n'y en a plus depuis que le TGV roule. Volonté politique, je disais.

 

Article du Monde : Ecolo, le TGV ?

| 25.01.11 | 14h39

   Derrière les protestations des usagers contre la hausse du prix des billets de train et les retards à répétition s'anime un débat qui pose les questions de fond. Car, après tout, les difficultés du chemin de fer découlent concomitamment de son succès et de son échec : nous prenons de plus en plus le train, mais Réseau ferré de France, qui entretient les voies, ploie sous une dette énorme, tandis que la SNCF court après son déficit.

 Les raisons des difficultés sont multiples, mais pour nombre d'écologistes, le développement des lignes à grande vitesse (LGV) joue un grand rôle dans la dégradation. En mobilisant des investissements importants, il empêcherait l'indispensable entretien des lignes dites secondaires, qui relient les villes moyennes et petites aux plus grandes. Pour un opposant au projet de ligne Bordeaux-Bayonne, Victor Pachon, les TGV accélèrent "la concentration des activités autour des métropoles de niveau européen au détriment des villes moyennes". De son côté, l'économiste Julien Milanesi observe que les TGV profitent aux riches qui peuvent s'en payer les billets, au détriment des pauvres, qui doivent se contenter de trains à la qualité dégradée. Il pronostique l'amélioration des voies existantes : " Ce que nous perdrions en vitesse, nous le gagnerions en justice sociale."

 

A quoi Jean Sivardière, militant de longue date du chemin de fer et président de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports, répond que le succès du TGV - 93 millions de passagers en 2009 - atteste de sa popularité, et que les trains rapides permettent de reprendre des parts de marché à l'avion et à l'auto, beaucoup plus polluants. Le débat est ouvert. Mais il semble qu'en période de disette économique, on ne puisse pas tout faire, et qu'il faudra choisir entre nouvelles LGV et trains classiques. Même si, comme le rappelle M. Sivardière, des ressources peuvent être trouvées du côté de l'avion, très subventionné, ou du carburant, dont le coût réel en termes de pouvoir d'achat serait moindre qu'en 1970.

 

Des élus commencent à prendre position. En octobre 2010, Europe Ecologie-les Verts et le Parti de gauche ont protesté en région Rhône-Alpes contre la dégradation du réseau secondaire du fait de l'excès d'attention accordé au TGV. Ségolène Royal, en Poitou-Charentes, a donné, en décembre 2010, un avis négatif au projet de LGV Poitiers-Limoges : "La pertinence socio-économique (en) reste à démontrer", écrit-elle, en demandant d'étudier les autres possibilités, comme le prévoyait la loi Grenelle de 2009. C'est le bon sens : il est temps de discuter vraiment de l'avenir du chemin de fer.

 

Courriel : kempf@lemonde.fr.

 

Lettre à la FNAUT

Le Tramway et Sivardière

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 20:46

 RJ-1930.jpg

J’avais lu le texte ci-dessous dans le livre de Max Lagarrigue : Renaud Jean, carnets d’un paysan député communiste, ed Atlantica, 2001. En retrouver, avec émotion, le manuscrit aux archives départementales du Lot et Garonne(1), le replacer dans le contexte, c’est comprendre à la fois les positions orthodoxes de Renaud Jean (les syndicats à la remorque du parti) et celles moins orthodoxes (sa liberté de pensée et de dire sur l’activité propre du syndicat). A ceux qui imaginent qu’au cœur de la stratégie dure de l’époque, les communistes marchaient comme un seul homme derrière Thorez, ce texte apporte un beau démenti. A étudier l’histoire de ce parti, il ne faut pas confondre la vision donnée vers l’extérieur et la nature des débats internes. JPD

 

 

 

Lettre de Renaud Jean au camarade Maurice Thorez et au secrétariat du PCF du 7 novembre 1930

 

Dans le courant de l'hiver 1929-1930, l'indifférence absolue de la Direction du Parti à l'égard des problèmes paysans, en couvrant le sabotage méthodique auquel se livra directement le secrétaire de la section agraire (attaques répétées dans L'Humanité, condamnation de toutes revendications immédiates à propos des crises du blé et du vin), paralysa partiellement la fraction communiste sur qui pèse la responsabilité de la CGPT (2). Cependant parce qu'une souscription lui fournit des ressources suffisantes, la direction de la CGPT obtint dans le domaine de l'organisation d'indiscutables résultats.

La campagne de l'hiver 1930-1931 se présente dans des conditions bien plus mauvaises.

Tout travail d'agitation et d'organisation nous est pratiquement interdit.

La Direction de la CGPT a dû comme l’année dernière dresser seule son plan de campagne d’hiver. La Direction du Parti n'a donné son avis, ni sur les questions autour desquelles la CGPT doit concentrer son activité, ni sur les catégories paysannes qu'il importe de toucher en premier lieu, ni sur les revendications à dresser. La commission agraire n'a pas été convoquée du début août au début de novembre.

Persuadés qu'il est du devoir du Parti Communiste et de ses membres de tout mettre en œuvre pour obtenir une action de masse de certaines catégories paysannes et cela dans l'intérêt à la fois des ouvriers et des paysans ; les camarades qui ont la responsabilité de la CGPT ont pris la décision – qu’ils ont communiqué à plusieurs reprises à la Direction du Parti – de porter l’essentiel de l’action de la CGPT, durant l'hiver 1930, dans la région des Landes (métayage) avec comme revendication : suppression des redevances, des prestations, des corvées, partage aux deux tiers, contrats collectifs etc.

La Direction du Parti ne nous a jamais dit ce qu'elle pense de ce plan et de ces revendications. C'est exactement ce qui s'est produit en 1929-1930 où la direction du Parti, saisie dès le mois d'août 1929 des propositions de revendications de la CGPT concernant la crise viticole, parut les accepter, ne proposer rien, quitte à les condamner en février 1930, alors que la crise battait son plein.

Nous sommes en droit de nous demander si les mêmes faits ne vont pas se reproduire.

C'est sur les redevances que devrait s'engager en janvier la première bataille, car à cette époque les métayers doivent porter aux propriétaires les redevances principales. Il n'était pas trop de deux mois et demi de propagande intense pour la préparer. A cet effet, la CGPT convoqua le 5 octobre un congrès à Morcenx. Il s'agissait, dans ce Congrès même, de désigner un militant régional responsable, de dresser le plan d'action, de façon que la propagande commençât vers le 20 octobre. Or le 5 octobre la situation financière de la CGPT était telle qu'aucune décision pratique ne put être prise.

Espérant cependant que le Parti ou l'Internationale paysanne finiraient par comprendre la nécessité d'agir sans délai et avec la vigueur nécessaire, nous avons convoqué à nouveau le 2 novembre une réunion du bureau de l'U.D.P.T. des Landes. Fait particulièrement important : un délégué des gemmeurs de la Gironde assista à cette réunion, s'affirma en accord avec la CGPT et participa à l'élaboration du plan de travail : un permanent fut désigné, les revendications adaptées aux situations locales, une cinquantaine de communes de la Chalosse et du Bas-Adour choisies pour être visitées avant le 8 janvier tant par le permanent que par d'autres camarades, des décisions furent prises pour l'édition de brochures, affiches, cartes postales illustrées, etc...

Pour couvrir les premiers frais de cette action, il fallait à la CGPT pour frais d'imprimerie la somme ridicule de 5 000 ou 6 000 francs d'avance — et la garantie de pouvoir pendant trois mois payer un permanent soit, en plus de ses ressources anciennes une dizaine de mille francs. Cette somme, la Direction du Parti ne l'a pas mise à la disposition du secrétariat de la CGPT. Tout au contraire, en exigeant le paiement des dépenses d'expédition de La Voix Paysanne, elle rogne de plus de 1 000 francs par mois les ressources anciennes de la CGPT.

Dans ces conditions : nous avons dû écrire aux camarades des Landes qui avaient accepté la permanence que nous n'avions pas la certitude de pouvoir faire face aux conséquences des décisions prises. Nous leur avons demandé de surseoir à l'organisation des réunions. Ce qui signifie que parce que nous n'avons pas disposé de la somme dont nous parlons plus haut - somme ridicule si la direction veut vraiment une action parmi les paysans - l'action que la CGPT avait décidé d'engager dans les Landes est dès maintenant compromise.

À partir du 20 novembre (comme c'était décidé) on pouvait encore visiter 50 ou 60 communes jusqu'au mois de janvier. C'était là un minimum au-dessous duquel on ne peut sérieusement descendre.

Comme la préparation de la première tournée nécessite un délai d'au moins une quinzaine de jours, le sursis que nous avons été contraints de demander à nos camarades recule en décembre au plus tôt le début de la propagande. Dans ces conditions, nous déclinons toute responsabilité quant aux résultats d'une action éventuelle. Or, la lutte contre les redevances commande en fait la lutte pour les autres revendications, car de toutes les charges du métayage les redevances sont les plus odieuses en même temps que les plus susceptibles de faire l'unité des métayers et de jeter le désarroi parmi les politiciens bourgeois et socialistes.

À un autre point de vue, il est à peine besoin d'indiquer que la nécessité dans laquelle nous nous sommes trouvés, de nous dérober à nos engagements quatre jours après les avoir pris n'augmente pas devant les membres du bureau de l'U.D.P.T. des Landes (qui appartiennent à différents partis politiques) le prestige de la CGPT pas plus que celui du Parti Communiste.

Nous nous considérons donc à présent comme placés dans l'impossibilité de préparer une action des métayers, action objectivement mûre. En même temps et pour les mêmes motifs (nous ne savons même pas si nous pourrons assurer la parution de La Voix Paysanne) nous devons renoncer à l'organisation de tournées de propagande prévues dans les autres régions, alors que de tous côtés nous recevons des demandes de réunions. Il nous est impossible de prendre des engagements même à échéance relativement courte bien que l'organisation de toute tournée de réunions exige le délai dont nous parlons plus haut. Durant l'hiver 1929-1930, à défaut d'une action de masse nous avons au moins pu effectuer un utile travail d'organisation.

Durant l'hiver 1930-1931, il nous est absolument impossible de faire l'un ou l'autre.

Nous ajouterons que les préoccupations et les intentions des camarades qui parlent au nom de la Direction du Parti à la commission agraire ne sont pas de nature à nous laisser espérer qu'il sera un jour possible de travailler utilement.

A la récente réunion de cette commission (le 5 novembre) le camarade qui y représentait la CGPT pu constater :

1)      Que les autres camarades ne se préoccupaient pas du plan de campagne d'hiver de la CGPT.

2)     Qu'ils sont parfaitement d'accord avec les singulières conceptions du camarade RAMIER : combat à outrance contre l'immense majorité des métayers et contre la masse des petites propriétaires considérés les uns et les autres comme les ennemis du Parti.

3)     Que deux camarades déclaraient que la direction de la CGPT faisait la politique de la bourgeoisie et que le rôle principal de la commission agraire consisterait dans le redressement de la CGPT et de La Voix Paysanne.

En résumé nous pensons :

1) Que les préparatifs d'agression contre l'URSS, que les menaces de guerre chaque jour plus graves -et la place que l'impérialisme français tient - que la crise économique nécessite que notre Parti s'occupe enfin des paysans, pour arrêter son recul si inquiétant dans les campagnes et regagner le terrain perdu.

2) Que, dans ce travail parmi les paysans, la CGPT peut et doit jouer un rôle de premier plan.

Or, la direction de la CGPT est réduite à l'impuissance pour les motifs que nous indiquons plus haut. Toute propagande toute agitation nous est matériellement impossible. Faire des lettres, inscrire des réabonnements, classer des fiches, etc. telles sont les perspectives qui s'ouvrent devant nous.

Vous comprendrez que nous ne nous y résignions pas.

Nous avons accepté les postes que le Parti nous a confiés pour organiser et mener à la lutte — sous sa direction — les masses paysannes.

Au lieu de militants nous voici condamnés, à n'être que des employés de bureau. Cette situation dure depuis des mois. Loin de s'améliorer, elle s'aggrave. Et nous n'avons aucun motif d'espérer pouvoir nous consacrer un jour aux tâches en vue desquelles nous avons accepté les fonctions que la Direction du parti nous a confiées.

Dans ces conditions nous vous remettons ces fonctions.

Et nous vous proposons les mesures suivantes :

1 ) Rappel immédiat du camarade MARTEL, secrétaire de la CGPT.

2 ) Convocation de la fraction communiste du bureau de la CGPT pour le samedi 6 ou 13 décembre. A cette réunion nous demandons que la Direction du Parti vienne s'expliquer à la fraction sa conception de la CGPT donner son avis sur les principaux problèmes paysans, sur l'action que la CGPT doit mener (ce que ni le secrétaire de la section agraire, ni la direction du Parti n'ont jamais fait). Après quoi la Direction du Parti donnera à la fraction ses instructions sur la composition de la nouvelle direction de la CGPT.

3 ) Pour le lendemain de la réunion de la fraction par conséquent pour le dimanche 7 ou 14 décembre réunion du bureau de la CGPT pour désignation de la nouvelle direction, fixation du plan de travail de la CGPT ect.

Fraternellement à vous                      Renaud Jean

 

(1) 46 J 4 Des manuscrits et documents sur la question agraire

(2) L’histoire de la Confédération Générale des Paysans Travailleurs n’a jamais fait l’objet d’une étude exhaustive. Ce syndicat paysan est créé officiellement à Montluçon en 1929 et dirigé par Renaud Jean.

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 20:40

huma-1937.JPG

Dans le dossier des archives personnelles de Renaud Jean sur la question agraire (46 J 4) il y a plusieurs coupures de presse de l’Humanité :

30 avril 1926

22 janvier 1927

17 février 1928

28 avril 1928

19 septembre 1931

8 novembre 1931

29 décembre 1937 (voir photo de la Une mais sans la photo de Renaud Jean)

Nous reviendrons sur ces articles.

24-01-2011 JPD

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 15:00

Au cours de la rencontre d’Angeville, le 21 janvier j’ai appris que l’entreprise Eiffage a été désignée ce mardi par Réseau ferré de France pour construire et entretenir la Ligne à grande vitesse entre Le Mans et Rennes. Aucun risque de lire cette information sur l’Humanité et autres journaux de gauche ! Un chantier à 3,4 milliards d'euros, mené dans le cadre d'un partenariat public-privé !

Pour moi c’est un tournant de l’histoire… qui fait que pour plusieurs semaines j’arrête là mon information sur les lignes à grande vitesse ! A d’autres de continuer.

Après la concession de Bordeaux-Tours à Vinci voici presque un an, les décisions suivantes devaient concerner la Bretagne et le Languedoc-Roussillon avec le contournement de Nîmes-Montpellier. La décision pour Le Mans-Rennes confirme que la machine s’adapte mais avance vers la même folie. Il faut faire le constat d’échec des opposants aux LGV !

 

Eiffage va donc construire les 182 kilomètres de la Ligne à grande vitesse entre Connerré (Le Mans) et Rennes dans le prolongement de l'axe à grande vitesse déjà existant entre Paris et Le Mans. Elle permettra de relier Rennes à Paris en 1 h 30, contre un peu plus de 2 h aujourd'hui. Et cela à partir de l'automne 2016, selon les prévisions de RFF et si les trains finissent par arriver à l’heure. Nous sommes à 20 millions d’euros le kilomètre, ce qui est sûrement sous-estimé puisque RFF reconnait à présent que nous sommes à 24 millions d’euros du kilomètres, le cas de Perpignan-Figueres ayant donné, après réalisation, 32 millions du kilomètres pour la construction elle seule !.

Le contrat devrait être officiellement signé dans le courant du premier semestre. Le lauréat sera en charge de la construction et de l'entretien de la ligne pour une durée de 25 ans, en contrepartie de financements publics et de loyers versés par RFF.

Cette nouvelle ligne, annoncée comme « un facteur décisif pour faire entrer la Bretagne dans l'espace économique européen », est financée à hauteur de 1 milliard d'euros par les collectivités (30%) : région Bretagne et départements des Côtes-d'Armor, du Finistère, de l'Ille-et-Vilaine et du Morbihan, Rennes Métropole, Pays de Saint-Malo, région Pays-de-la-Loire. RFF doit apporter environ 40% de la somme totale, soit « environ 1,4 milliard d’euros, un niveau significativement élevé. L’Etat apporte le reste (30%). Eiffage ne paie rien mais préfinancera la part de l’Etat et sera remboursé par annuité durant l’exploitation pendant 36 ans, comme le prévoit le PPP (partenariat public privé).

RFF touchera normalement les péages (les droits de circulation des trains).

On constate un système très différent de celui de Vinci qui prouve que la question cruciale ce n’est pas que Vinci apporte seulement 29% sur Bordeaux-Tours mais le fait que Vinci puisse encaisser tous les péages !

Le capitalisme vert n’est pas oublié. Effage a inclus dans son projet un « fonds d’arbitrage carbone », dispositif innovant pour favoriser des solutions moins émettrices de CO2. Un fonds de 6,4 millions d’euros doit permettre, à chaque étape des travaux, de « choisir les solutions les moins carbonées qui sont malheureusement souvent un peu plus chères », a indiqué à l’AFP Valérie David, directrice du développement durable d’Eiffage. C’est une opération expérimentale.

Olivier Carles, ingénieur spécialiste en bilan carbone qui a collaboré avec Eiffage sur le sujet, souhaite qu’un tel dispositif puisse être généralisé en développant « une approche pragmatique dans différents pans de l’industrie et des marchés publics ».

Observons qu’il y a  presque quatre ans entre la déclaration d’utilité publique et la signature de la convention de financement. Il a fallu seulement une année entre cette même déclaration et le choix du principe du PPP.

 

Les chiffres-clefs

•182 km de ligne nouvelle entre Connerré (Est du Mans) et Rennes

•32 km de raccordements aux lignes existantes

•Une ligne nouvelle dédiée au trafic voyageurs, sauf la section nord du Mans (mixte voyageurs / fret)

•Coût prévisionnel : 3,4 milliards d’euros courants avec les raccordements sur le

•réseau classique menés par RFF

•Vitesse commerciale : 320 km/h

•Plus de 10 000 emplois par an sur la durée du chantier

•2016 : achèvement des travaux

 

22-01-2011 Jean-Paul Damaggio

 

LGV sur la Brochure

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 14:22

En passant aux archives départementales du Lot et Garonne un monsieur découvrant que je travaillais sur Samazan m’en demande un peu plus et au nom de Renaud Jean il a aussitôt envie de se lancer dans une grande discussion. Je n’ai malheureusement ni pris son nom, ni bien noté son information surtout au sujet d’un certain Lacoste qui a 90 ans et qui pourrait nous renseigner. Au même moment l’association des amis de Renaud Jean publiait le discours de Robert Lacoste sur la tombe de Renaud Jean. Il ne peut s’agir du même Lacoste donc si l’habitué des archives lit ce message peut-il envoyer un mot pour préciser son information ? JPD

 

Lire le site :

www.lesamisderenaudjean.fr

  

2 Juin 1961

Mon vieil Ami, mon cher Camarade,

La mission que ton affection m’a confiée m’est bien lourde, car la peine de tes vieux compagnons est grande et ma douleur ne trouve pas les mots qui pourraient l’exprimer. Je voudrais pouvoir t’apporter en un commun hommage les regrets unanimes de tous ceux qui t’ont connu et qui t’ont aimé : autorités administratives, parlementaires et conseillers généraux du Lot et Garonne, maires, populations de ta commune et de ton canton, dernier salut de tes camarades communistes et la foule de ces paysans de France à qui tu as consacré ta vie.

Ta mort laisse parmi nous un vide immense. Tu étais comme ces grands arbres familiers que l’on voit de partout, et dont la disparition transforme tout le paysage.

Tu représentais tant de choses pour nous : mutilé de la guerre de 14-18, fondateur du Parti Communiste Français, militant paysan à l’audience internationale, Maire de Samazan, secrétaire général de la Fédération des Exploitants Agricoles, tu as marqué de ta forte personnalité, de tes qualités exceptionnelles, toutes les missions et tous les mandats qui t’ont été confiés. Tu étais de ces hommes qui sont l’honneur du Parti et des organisations auxquels ils appartiennent. Tu symbolisais un demi-siècle de nos luttes et de nos espérances.

Mais dans cette action militante menée sans faiblesses ni complaisances, tu as apporté tant de conscience, tant de droiture, tant de rayonnante bonté, que tu as conquis, en même temps que l’affection totale de tes camarades de combat, la sympathie et l’estime de ceux mêmes qui étaient tes adversaires. Nul ne s’y trompait, et chacun savait que sous une apparente rudesse, tu dissimulais une sensibilité exquise et un fonds d’inépuisable dévouement Aussi, au cours de ta longue et douloureuse maladie, les innombrables témoignages d’affection, d’estime et de sympathie, venus de tous les horizons et de tous les milieux, ont été un unanime hommage rendu à ta vie exemplaire, toute entière dévouée à la masse des humbles. Je sais combien ces marques d’attachement t’ont été précieuses au milieu de tes souffrances, et que tous ceux qui sont ainsi venus vers toi, dans ces moments douloureux, en soient ici remerciés.

Mais nous qui étions à tes côtés aux bonnes et aux mauvaises heures, nous savions que depuis la mort de ta chère Isabelle, l’existence avait perdu pour toi une grande partie de son sens. Tu continuais cependant ta tâche pour rester fidèle à toi-même, à ton Parti et à tes amis. Tu as milité jusqu’à l’extrême limite de tes forces, et à toi s’applique la belle parole de Jean JAURES : « Ta vie, à l’unité et la noblesse de ces grands fleuves qui restent fidèles à leur source, tout en coulant vers la mer ».

Adieu donc, cher Compagnon de notre route. Tu resteras vivant dans le coeur de tous ceux au milieu desquels tu as vécu, de tous ceux que tu as si inlassablement défendus. Tu resteras pour tous un exemple et un guide. Ton nom s’inscrira parmi les meilleurs au mémorial de nos luttes sociales, il sera encore un drapeau pour ces populations rurales qui te doivent tant.

Heureux celui qui comme toi emporte de tels regrets et mérité un tel hommage, celui de qui on peut dire à l’heure de la séparation :

« Il fût fidèle à ses idées et à ses amis, il fût utile aux autres, il a bien vécu ».

Robert LACOSTE.

 

Voici la bio de Robert Lacoste telle qu’elle figure sur Wikipédia sans doute à l’initiative de Max Lagarrigue. Certains pourraent sans doute l’ajuster, la compléter, la modifier.

 

Robert Lacoste (11 janvier 1900 - 8 mars 1989, ), est un militant syndicaliste et communiste, résistant de Lot-et-Garonne, il fut l’un des leaders des mouvements paysans du Sud-Ouest et bras droit de Renaud Jean. Après la libération, il s’éloigne de plus en plus du PCF tout en demeurant conseiller général. Il conservera à la demande de Renaud Jean ses précieuses archives de peur qu’elles ne tombent dans les mains du PCF. Elles seront finalement déposées aux archives départementales à Agen.

Biographie Né le 11 janvier 1900 à Xaintrailles (Lot-et-Garonne), Robert Lacoste est issu d’une famille de bouchonniers des landes lot-et-garonnaises. Dès 1919, il fait ses premiers pas dans le domaine syndical lors des grandes manifestations des gemmeurs et métayers de la Lande qui réclament la révision des baux. Devenu instituteur, il exerce les fonctions de secrétaire de l’union locale des syndicats de Casteljaloux puis de la section départementale du Syndicat national des instituteurs en 1934. Il est également secrétaire à la propagande du Comité Central des groupes de jeunes de l’enseignement laïque de 1926 à 1928. Néanmoins, ce n’est qu’à partir du moment où au côté de Renaud Jean, il organise des actions pour lutter contre les ventes-saisies dont sont victimes les métayers, que Lacoste connaît une autre envergure politique. Élu en octobre 1934, conseiller général communiste dans le canton de Houeillès, il fut réélu dès le premier tour en 1937 avant de se démettre le 16 janvier 1940 de son mandat, il est néanmoins suspendu de ses fonctions d’instituteurs le 14 février 1940 pour son activité politique. Mobilisé, il est fait prisonnier le 19 juin 1940 et s’évade ultérieurement. Il rejoint sa femme mutée, dès 1940, dans l’Aude. Lacoste s’occupe de l’organisation des maquis FTPF de la haute vallée de l’Aude. En novembre 1943, il devient le chef interrégional des maquis FTPF de la région de Montpellier. Arrêté le 11 mai 1944 par la Milice, il est interné à la prison de Montpellier, puis à Toulouse. Le 2 juin 1944, déporté en Allemagne, il réussit à s’évader du train en marche, à Roquemaure, dans le Gard. A la Libération, il regagne le Lot-et-Garonne. Membre du Comité départemental de libération, il est détaché par l’Inspection académique au conseil général où il a assuré le rôle de permanent. Il cumule ses fonctions avec celles de secrétaire général de l’union départementale CGT, de vice-président du conseil général et en octobre 1947 il est élu maire de Houeillès. Responsable de l’URR, il milite pour le vote de la paix dans sa mairie et fut, de ce fait, le seul maire du département de Lot-et-Garonne à être l’objet d’un arrêté de suspension d’un mois en octobre 1949. En mars 1949, il est le seul des cinq conseillers généraux communistes du Lot-et-Garonne à être réélu et ce, dès le premier tour de scrutin. Écarté en (...) (...) 1945 de la tête de liste aux élections législatives au profit de Hubert Ruffe et en 1946 au profit de Gérard Duprat, il se contente au côté de Jean Zyromski d’être le candidat malheureux au mandat de conseiller de la République. Il est alors l’un des militants communistes les plus populaires de la fédération. En novembre 1950, Robert Lacoste est “ remis à la base ” comme Renaud Jean quelques années plus tôt. Les motifs invoqués sont selon la phraséologie commune de l’époque des “ manifestations d’opportunisme ”. Les raisons de cette action doivent être recherchées dans l’affaire qui l’oppose à la fédération la même année. Robert Lacoste a, en effet, accepté la présidence du sous-préfet de Nérac pour le comité d’entraide aux sinistrés de la forêt landaise malgré l’avis contraire clairement exprimé de la fédération. Cet acte d’indiscipline lui coupe court à toute carrière dans le parti. Il préserve néanmoins son mandat de conseiller général mais n’occupe plus aucune responsabilité dans la fédération. Il faut aussi rapprocher cette exclusion de celle qui touche un certain nombre dede cadres ayant eu des responsabilités militaires dans la Résistance. On pense à Georges Guingouin.

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 14:01

 La guerre des chefs continue en PACA. Contrairement à Midi-Pyrénées où tout est secret, cette guerre fait apparaître des informations utiles. « S’il n’y a pas d’argent, il n’y aura pas de train » c’est faux puisque le train existe. Mais il n’y aura pas de LGV. Et surtout nous pointons l’info sur les pénalités. Le journaliste ne fait pas dans la complaisance sur ce point. Il faudrait un bilan général sur le train pour mieux comprendre la façon dont les régions sont rançonnées par la SNCF sans que pour autant le prix baisse et le service s’améliore. Je repense à l’info surgie subitement du côté de l’usage du TGV sur Brive-Paris dont les Conseils régionaux paient une partie ! JPD

 

Dans une interview à Var-matin, le président de la Région confirme son soutien à l'intégration d'une liaison Nice-Italie dans le cadre de la LGV Paca. Mais pour Michel Vauzelle, la priorité de Nice est d'abord "d'être tournée vers Toulon, Marseille et Paris".

 

Pourquoi avoir soutenu le projet de Christian Estrosi de moderniser la ligne entre Nice et Vintimille afin de raccourcir le trajet vers Gênes ?

J’ai toujours soutenu l’idée d’un arc latin entre Gênes et Barcelone dans le cadre d’une Europe du sud qui s’organise. Mais j’espère qu’il ne va pas abandonner la LGV Paca. C’est important pour Nice d’être tourné vers Toulon, Marseille et Paris.

 

Patrick Allemand, 1er vice-président de la Région et chef de file du PS 06, est contre le projet Estrosi sur le thème « Les Niçois veulent d’abord aller à Paris ». Vous n’êtes pas d’accord entre vous ?

Il a raison. Jusqu’à présent on ne parlait que de la LGV vers Paris et voilà que la priorité des priorités c’est Nice-Vintimille. On aurait pu peut-être nous en parler un peu avant. Mais je ne vois pas d’opposition entre ceux qui souhaitent que Nice soit rattaché à Marseille et Paris mais aussi à Gênes. Même si on ne peut pas dire que Gênes est un pôle de développement majeur en ce moment...

 

Le coût de la LGV Paca, autour de 15 milliards, ne risque-t-il pas de plomber le projet ?

L’Etat doit prendre ses responsabilités. Ou bien le président de la République s’intéresse à la Méditerranée et met l’argent nécessaire pour développer la région Sud ou bien l’Etat n’a pas d’argent et on n’aura pas de train.

 

Et revenir sur le tracé en adoptant celui au nord, moins coûteux ?

Puisque les patrons de la région, MM. Falco, Gaudin et Estrosi, se sont mis d’accord sur ce tracé, moi, je le suis. L’essentiel c’est que Nice soit désenclavée. Sinon demain nous aurons une région livrée au seul tourisme et à la spéculation immobilière.

 

Vous venez de signer un accord dans lequel la SNCF s’engage à ce qu’il y ait moins de TER en retard. La Région ne lui a-t-elle pas fait un cadeau en renonçant à encaisser une partie des pénalités de retard ?

Chaque année la Région donne 240 millions à la SNCF (achat de rames, police ferroviaire, vidéosurveillance) pour un service qu’elle ne nous rend pas. J’ai donc poussé un coup de gueule parce que ça ne pouvait pas continuer ainsi. La SNCF a accepté de payer plus de 5 millions de pénalités.

 

Contre plus de 19 millions dus depuis 2003...

Ce sont des pénalités supplémentaires qui avaient été votées par l’assemblée. Elles ont été suspendues. Elles seront rétablies si les engagements ne sont pas respectés et nous aurons affaire à la justice s’il le faut.

 

Qu’en est-t-il de votre engagement à ramener à 1e par trajet le prix des abonnements TER domicile-travail ?

A partir de septembre, nous appliquerons la gratuité aux lycéens, apprentis, stagiaires, chômeurs, bénéficiaires de la carte solidarité et une réduction de 50 % pour les 18-26 ans. On verra comment on pourra progresser. Il faudra aussi que la SNCF suive en matière de capacité et de sécurité notamment.

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 13:58

 Le thème de la manif du 22 janvier à Limoges permettait d’unir divers mécontentements à partir du texte suivant :

 

« Voyageurs, usagers, citoyens, contribuables, si vous avez fait l'un ou plusieurs de ces constats :

- Vous subissez ou avez subi les retards à répétitions des transports ferroviaires ?

- Vous avez été excédés d'entendre dans les médias les aléas causés par la neige ?

- Vous déplorez la dégradation de notre outil ferroviaire : suppressions d’arrêts, réductions des dessertes, suppressions des relations transversales et des correspondances, matériel usagé et mal entretenu ?

- Vous voulez le "train pour tous" avec une tarification raisonnée du billet, des délais et des temps de parcours réalistes et raisonnables, des horaires et du matériel adaptés aux conditions de confort de notre époque ?

- Vous souhaitez des trains qui arrivent à l'heure dans des gares «ouvertes et humaines», maintenues en nombre suffisant pour ne pas délaisser, négliger, voire désertifier certains territoires ?

- Vous désapprouvez le désengagement de l'Etat dans sa mission de service public, y compris à la SNCF où le démantèlement en plusieurs entités est allé au-delà des exigences européennes ?

- Or, la mise en place (imposée) d’une ligne nouvelle entre Poitiers et Limoges, financée en partie par l'Etat et les collectivités locales, dont la gestion profitera essentiellement au «privé» (Vinci, Véolia, Bouygues...), dans une réalité "socio-économique" de plus en plus contestable, nous éloigne tous profondément de la notion de "service rendu" profitable à tous, dans l’intérêt des usagers et des populations. Comme nous, vous vous interrogez sur le bien fondé des grands projets comme celui-là qui accaparent l'argent public, vos impôts et ceux de vos enfants ?

Alors, INDIGNEZ VOUS, cette manifestation vous concerne ! Elle vous offre l'occasion d'exprimer votre désaccord au projet, votre choix de privilégier la réhabilitation des lignes existantes POLT et TER Poitiers Limoges et de défendre le service public et l'intérêt général contre l’intérêt privé. Pour joindre votre voix aux nôtres et à celles de nos amis poitevins qui viennent soutenir notre combat, mais aussi porter leurs protestations jusqu'à Limoges, bastion de promotion de ce projet non profitable à leur région, rendez-vous à la gare des Bénédictins, point de convergence des manifestants. On vous y attend ! »

 

D’après nos informations, cette journée de manifestation à la gare des Bénédictins a été un succès au-delà des espérances des organisateurs !

D’après un des responsables : « Cette convergence a uni les usagers qui défendent le service public de transport ferroviaire sur la ligne POLT et ses ramifications, (tous ensemble pour nos gares du Lot) la FNAUT avec un communiqué de presse national, les maires des communes rurales, dont le représentant national était présent, les cheminots CGT locaux (malheureusement non soutenus par les instances fédérales), et les opposants au projet aberrant LGV Poitiers Limoges, les associations de défense de l’environnement ( Limousin Nature Environnement, Vienne Nature).

L’absence de tout signe de  solidarité (pourtant demandée) de la part de l’association Urgence ligne POLT ne serait ce qu’un communiqué de presse, dans un tel événement, a été tristement remarqué. Cela n’a pas empêché des élus membres de cette association d’être présents parmi nous aux côtés d’associatifs et de syndicalistes membres de l’association et d’exprimer leur solidarité pour  la défense véritable de la ligne POLT !

Les conseillers régionaux du Limousin solidaires (EELV et Front de Gauche) à notre mouvement ont été présents et ont exprimé leur opposition à la position aberrante des grands élus socialistes du Limousin à ce sujet en termes de politique d’aménagement du territoire.

Françoise Coutant, vice présidente transport de Poitou Charentes, malheureusement retenu au dernier moment, a cependant pu transmettre un message de solidarité.

Nous serons reçus prochainement par le directeur régional de la SNCF, le préfet de Région, et le président du Conseil Régional du Limousin.

Nous espérons pouvoir rencontre Nathalie Kosciusko-Morizet.

Ce mouvement a une haute valeur symbolique nationale dans la mesure où s’y confronte de manière extrême le bon sens de l’utilisation optimisé des infrastructures et renouvellement indispensable du matériel (ligne POLT) et l’aberration du gâchis financier, social, et environnementale des réalisations de nouvelles LGV à tout prix. (LGV Poitiers-Limoges)

Nous ne pouvons pas nous permettre le risque de perdre ce combat !

Je remercie au nom de tous les participants à cette manifestation, tous ceux qui nous ont exprimés leur soutien et leur solidarité. »

 

Plus d’informations sur : http://lgv.limogespoitiers.info/

Nous reviendrons sur le sujet. JPD

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 13:57

Sur Toulouse, je savais qu’une partie de la ville était allergique au financement de la LGV, à savoir la communauté d’agglomération SICOVAL. Cette information qui est la délibération où le SICOVAL refuse d’adhérer à l’association de Martin Malvy Le TGV vite explique pourquoi. Ils veulent bien la LGV mais à condition d’avoir une prolongation du métro sur leur territoire. Toujours les mêmes pratiques  de marchandages. Le site de la communauté d’agglomération ne dit pas pour le moment s’il y a eu délibération au sujet de la convention de financement et sur le paiement de Bordeaux-Tours. A suivre. JPD

 

 

03 – Transports : Adhésion à l'association TGV Sud-Ouest

Rapporteur : Christian Lavigne, Président de la Commission Transports et déplacements Le projet de ligne à grande vitesse est un enjeu de premier ordre pour notre territoire. Il devra permettre dans un premier temps de relier Toulouse à Paris en 3h, puis dans un deuxième temps l’interconnexion avec les réseaux LGV des côtes méditerranéennes et atlantiques.

Par délibération du 24 février 2009, le Sicoval a approuvé le protocole d’intention sur la réalisation de la ligne LGV, soit une participation à hauteur de 33.6 millions d’euros. Ce protocole propose une répartition des coûts entre les collectivités locales, l’Etat, l’Union Européenne et Réseau Ferré de France. Monsieur le Préfet a informé le Sicoval en date du 27 mai 2009 que l’engagement des collectivités de Midi-Pyrénées rassemble aujourd’hui 93% des financements attendus de la région.

Bien que les études aient été réalisées, que le débat public ait montré un enthousiasme partagé pour ce projet et que le plan de financement soit bouclé notamment pour Midi Pyrénées, le projet tarde à se concrétiser. Les Présidents de la Région Midi-Pyrénées, du Département de la Haute Garonne et de la Communauté Urbaine du Grand Toulouse proposent de créer l’association TGV Sud Ouest. Son objectif est triple :

- offrir un lieu de dialogue permanent entre tous les acteurs de Midi-Pyrénées afin d’exprimer ensemble une ambition partagée,

- Mettre en œuvre de façon concertée les moyens nécessaires pour promouvoir le projet auprès des instances nationales et européennes,

- Engager une démarche avec l’ensemble des acteurs socio-économiques de Midi-Pyrénées afin de préparer les territoires aux implications de la LGV.

En tant que collectivité locale appelée au financement, il est proposé au Sicoval de rejoindre ce projet en qualité de membre fondateur. L’assemblée générale constitutive s’est tenue le 3 juillet 2009.

Cette association est régie par la loi du 1er juillet 1901 et ses textes d’application.

Le montant de la cotisation annuelle des membres est fixé chaque année par le Conseil d’administration.

Il est proposé :

- que le Sicoval adhère en tant que membre fondateur à l’association LGV Sud Ouest

- d’autoriser le Président ou son représentant à signer les actes afférents.

Arnaud Lafon indique que cette association n’aura pas d’intérêt, et qu’il paraît incongru de réunir autour d’une même table les protagonistes qui ne veulent pas s’y mettre pour le prolongement de la ligne B.

Adopté par 79 voix Pour, 8 contre et 26 Abstentions.

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 12:00

 En Tarn-et-Garonne nous avons une municipale partielle aujourd’hui aussi, La Dépêche du 15 janvier, a demandé aux trois têtes de listes leur point de vue sur l’intercommunalité. Surprise phénoménale ! Sous la plume de Valérie Rabassa candidate UMP à sa succession nous apprenons :

« La prochaine réforme des collectivités impose le regroupement de plusieurs communautés des communes dans notre département. Les options pour Montech seront soit une fusion avec la communauté des communes de Grisolles-Villebrumier, soit avec Castelsarrasin-Moissac, soit rejoindre l’agglomération de Montauban. Le Préfet de Tarn et Garonne proposera un projet de nouvelle carte intercommunale d’ici quelques mois. »

Sur ce point les deux autres candidats (celui de gauche et celui de la droite dissidente) sont d’un flou très peu artistique que leurs électeurs pourront leur reprocher quand, après les élections, ils découvriront que cette nouvelle carte intercommunale est déjà dans les cartons du préfet au moment de la question.

Et le lecteur doit comprendre qu’il ne s’agit pas là d’une question locale. Comme toujours, je m’appuie sur les découvertes concrètes pour attirer l’attention de tous sur la nouvelle carte de la France politique, en gestion.

Valérie Rabassa ne lève qu’une partie du voile (mais c’est déjà beaucoup) en indiquant que la nouvelle carte sera disponible « d’ici quelques mois ». Pour l’essentiel, elle est déjà prête et les élus politiques en sont à se distribuer les postes de présidents et de vice-présidents de ces nouvelles institutions. J’affirme par exemple que l’intercommunalité à laquelle j’appartiens va fusionner avec Castelsarrasin-Moissac comme Monsieur Empociello en a fait la demande depuis des mois.

Ce regroupement de regroupements est dans l’air depuis le début de l’an 2000. Il fallait d’abord mettre en place les structures actuelles pour neutraliser 60% des petits élus afin, ensuite, de régler entre gens « responsables » la seconde étape. J’en avais eu la révélation quand, avec une délégation, mon ami Marino Rigoni de Grisolles était allé voir le préfet pour demander le rattachement de sa commune à Verdun plutôt que le maintien avec Labastide Saint-Pierre. Le préfet avait répondu : « Ne vous inquiétez pas, les deux intercommunalités seront regroupées à terme ! ».

En 2014 la France sera en révolution puisque les conseillers territoriaux qui vont être élus vont en finir avec les départements, et les élections municipales devront permettre l’élection au suffrage universel direct des représentants des intercommunalités qui vont en finir avec les communes. Certains lecteurs vont me dire que j’exagère or que va peser une commune dans un conglomérat géant comme les super-communautés ? Bien sûr, nous aurons toujours le maire pour la façade institutionnelle, et le conseil général pour la gestion du quotidien mais les décisions cruciales vont se prendre aux divers sommets des nouvelles institutions, le Conseil régional nouvelle mouture, et les communautés nouveau genre.

Je l’ai déjà écrit : la question n’est pas « pour ou contre les nouvelles institutions » ou « pour ou contre les regroupements », mais : « des évolutions indispensables pour quelle démocratie ? » Si le débat sur l’élection des conseillers territoriaux a été évoqué dans la presse (avec le plus souvent de faux arguments(1) géographiques), celui sur l’évolution des communes qui est dans la même loi, a été TOTALEMENT écarté par tous les partis. Peut-être notre blog a-t-il été le seul à indiquer que le seuil pour des listes à la proportionnelle aux municipales allait tomber à 500 habitants ? Or ce point est important puisqu’il signifie une avancée de la démocratie avec la proportionnelle… pour mieux tuer la démocratie. Cette évolution tient en effet au seul problème de pouvoir faire flécher les candidats intercommunaux sur les listes des municipales en permettant une élection pluraliste de leurs membres. Cette entrée de la proportionnelle est donc une bonne chose en principe mais pour valider des institutions intercommunales dont le mode d’élection ne changera pas le fond anti-démocratique.

Preuve de ce que nous avons : le préfet depuis des années tranche sur ces questions (les préfets des départements et les préfets des régions). Ceci étant leur pouvoir a besoin de soutien des ténors politiques du département. Pour le Tarn-et-Garonne certains voudront limiter la puissance montalbanaise et augmenter celle de Valence d’Agen. Pour le cas de Montech ici évoqué les ténors du Tarn-et-Garonne savent que la décision touche à l’équilibre de tout le département. Grisolles va être invité à s’unir avec Verdun mais alors Villebrumier va se sentir sur la marge de cet ensemble. Beaumont est uni avec Lavit mais pourrait s’unir avec Saint-Nicolas… mais à Saint-Nicolas des forces demandent le rattachement avec Castelsarrasin-Moissac etc. Donc Verdun pourrait être avec Beaumont et Grisolles constituer un autre type de pôle. Caylus est uni avec Saint-Antonin et va forcément se retrouver avec Nègrepelisse mais Caussade demandera alors à Caylus de venir avec elle pour s’unir avec on ne sait qui… Est-ce que Montaigu va se retrouver avec Valence ? De cette guerre féodale (terme pas péjoratif sous ma plume) nous venons d’en avoir un exemple : les enfants du collège de Beaumont vont devoir aller au lycée de Valence d’Agen. Castelsarrasin va être victime alors que la logique conduit d’aller de Beaumont à Castelsarrasin…

Je ne reproche pas au préfet son silence sur le dossier car je n’attends rien des préfets. L’immense responsabilité est celle de TOUS le partis politiques institutionnels qui, en gardant le secret sur cette CARTE, pour éviter les vagues, tuent la réflexion citoyenne. Comment s’étonner ensuite si les habitants s’accrochent à un passé pourtant révolu ?

Bref, je retrouve l’envie d’achever le travail sur l’intercommunalité que nous avons souvent traité sur ce blog. Un travail achevé à 80% sous la forme d’un dictionnaire de l’intercommunalité en Tarn et Garonne. Notre travail sur les élections régionales nous ayant rappelé que le monde politique s’intéresse peu… à la politique nous avions laissé le dormir notre étude. A suivre.

21-01-2011 Jean-Paul Damaggio

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 15:59

La Dépêche d’aujourd’hui, section Tarn et Garonne, nous informe sérieusement au sujet du financement de la LGV suite aux décisions de la Communauté d’agglomération de Montauban. Le texte très utile vaut quelques commentaires.

 

« Assemblée qui a voté les cinq dossiers présentés « comme un seul homme ». Le premier portait sur la ligne à grande vitesse Sud-Europe-Atlantique (LGV -SEA) qui nécessitait l'acceptation d'un protocole d'accord relatif à la branche Bordeaux-Toulouse et la mise en place de la convention de financement et de réalisation du tronçon central Tours-Bordeaux de ladite LGV-SEA. Bref, sur l'ensemble d'un projet qui se chiffre à 15 milliards d'€ au total, les élus de l'Agglo du Grand-Montauban ont accepté une participation prévisionnelle de 3 047381 € pour le tronçon Tours-Bordeaux et, dans la foulée, de 11 millions d'€ pour l'autre tronçon Bordeaux-Toulouse. À signaler que pour ce même dossier, le conseil général de Tarn-et-Garonne a déboursé pas moins de 32 millions d'€ et le conseil régional Midi-Pyrénées, 400 millions d'€. »

 

Ces données recoupent celles que nous diffusons depuis des mois mais assurent une confusion entre les dépenses concrètes et les dépenses prévisionnelles (les prévisions sont basées sur des euros en valeur 2006). Je n’en tiens pas rigueur à l’auteur car le sujet est un montage difficile à présenter.

Il y a une donnée concrète, la dépense en espèces sonnantes et trébuchantes votée pour Bordeaux-Tours en conformité avec la convention de financement dont le lecteur de La Dépêche est supposé savoir que, dans le cadre d’un PPP, elle confie la construction et l’exploitation de la ligne à Vinci qui, en versant 29% du total de la dépense, va, pendant 50 ans, encaisser les péages pour se rembourser.

Il y a la dépense prévisionnelle qui fait que le Conseil régional s’engage en effet pour 400 millions d’euros, sans qu’on indique qu’il a voté en plus, le 20-12-2010, 100 millions pour Bordeaux-Tours. Même opération pour le Conseil général du Tarn et Garonne qui par contre n’a pas encore, à ce jour, validé la convention de financement et sa part de Bordeaux-Tours, préférant attendre le lendemain des cantonales.

 

Tout ceci masque d’autres dépenses pour la LGV, celles concernant les études qui sont des dépenses concrètes qui courent depuis 2008.

 

Ceci étant l’article à le mérite, et j’en salue l’auteur, de rendre public des informations dont on nous a dit qu’elles étaient mensongères, quand nous les avons publiées, dès notre livre sur la LGV en avril 2010 (à ce moment nous n’imaginions pas que Midi-Pyrénées pourrait payer pour Bordeaux-Tours). Pour être précis, un dirigeant communiste nous indiqua que le 400 millions du Conseil régional c’était pour le plan rail et jamais pour la LGV ! Quand en juin 2010, dans les premières manifs sur les retraites, nous avons indiqué que Midi-Pyrénées allait payer pour Bordeaux-Tours les sarcasmes ont été encore plus nombreux. Et quand aujourd’hui on rappelle que RFF confirme qu’il y aura PPP pour Bordeaux-Toulouse, là aussi on nous dit que c’est faux. Jusqu’à présent sur ce blog nous avons fait surtout de l’information mais l’heure du pamphlet va venir quand le tracé sera définitif. Les tricheurs sont à la manœuvre pour faire aboutir le projet. Après le financement de Bordeaux-Tours voté en Midi-Pyrénées comment demander aux mêmes, ensuite, de ne pas voter pour Bordeaux-Toulouse ? C’est un engrenage savant… pour un sujet qui n’est pas de la compétence de toutes les institutions en question ! A-t-on vu un Conseil général ou une communauté d’agglomération verser de l’argent pour les TERs ? Non, mais pour la LGV oui, c’est à ne rien comprendre au monde dans lequel nous vivons.

21-01’2011 Jean-Paul Damaggio

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