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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 20:58

Nous avions parlé de ce procès quand il a eu lieu à Castelsarrasin. La juge et la procureur semblaient prêtes à condamner EDF puis finalement il n’en fut rien. Les associations ont fait appel et EDF est condamné. Le procès était historique. La condamnation aussi. Bravo aux associations ; JPD

 http://la-brochure.over-blog.com/article-proces-contre-edf-a-castelsarrasin-102539954.html

 http://la-brochure.over-blog.com/article-nucleaire-le-proces-qui-fera-date-98041178.html

  

Golfech. Accident de travail à la centrale (La Dépêche)

 La cour d’appel de Toulouse a condamné ce lundi EdF à 4 000 euros d’amende à cause d’une fuite d’eau radioactive à la centrale de Golfech. Cette condamnation faisait suite à une fuite de tritium survenue le 18 janvier 2010 à la centrale. Selon l'Autorité de sûreté nucléaire, cette fuite était mineure et avait eu un impact de santé faible. D’après les organisations antinucléaires qui poursuivaient cette entreprise, cette condamnation est une première.

EdF, l’un des principaux producteurs et fournisseurs d’électricité au monde, devra payer deux fois 2 000 euros pour avoir utilisé un système d’alerte inadapté. La chambre correctionnelle de la cour d’appel a également condamné l’entreprise pour avoir tardé à intervenir sur un puisard. En plus de l'amende, EdF devra verser 1 500 euros de dommages et intérêts à chacune des trois parties civiles du procès : Sortir du nucléaire, France nature environnement et les Amis de la terre.

 Les antinucléaires, qui voulaient mettre en accusation les règles générales de fonctionnement d'EdF, sont satisfaits d’avoir obtenu gain de cause. Marc Saint-Aroman, du réseau Sortir du nucléaire, a d'ailleurs déclaré : "on est très satisfait qu'EdF soit pour la première fois condamné". 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 13:49

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Le hasard veut qu’à, notre retour du Chili, un film sorte sur le cas de l’artiste chilienne Violeta Parra, film d’Andrès Wood.

Il s’agit d’une Violetta au cœur de toutes les tensions. Face à l’art, le Chili, sa famille, la pédagogie, dieu ou la mort, elle semble vivre une crise permanente. Le livre de son fils Angel sert de fil conducteur et de ce point de vue le film rend bien l’esprit de la chanteuse, peintre etc.

Commençons par le plus crucial dans sa vie : les tensions face à l’art. Elle veut porter la culture populaire dans les salons de la culture savante (ses tapisseries entreront au Louvre). Ce défi est doublé en plus d’un défi au cœur même de la culture populaire qu’il ne faut pas réduire à la culture du peuple. La classe dominante a toujours été habile pour porter le peuple vers la culture du divertissement et Violeta elle-même se découvrira chanteuse de Flamenco quand son rêve c’est de chanter le Chili. Alors elle brisera cette première carrière et partira à la recherche du folklore qu’elle trouve surtout au fond des campagnes.

La première scène de film nous montre plusieurs des crises de Violeta : elle face à l’immensité de la nature chilienne, elle face à son fils, elle face à sa quête de musique, elle face à la mort.

 L’affiche du film déclare : « Avant Bob Dylan, il y avait Violeta Parra. » Un argument commercial pour dire que le Chili a pu devancer l’empire US ? Mais avant Bob Dylan aux USA la quête du folklore était déjà présente dans le jazz… Et si Violeta a devancé Dylan, son succès n’a pas été à sa hauteur, pas plus qu’à la hauteur de Joan Baez qui a chanté… Violeta Parra.

 La tension face au Chili ? Elle quittera le Chili en 1957, elle partira respirer un autre air sur invitation du Festival Mondial de la Jeunesse à Varsovie. Elle savait qu’elle partait pour plus longtemps qu’un simple festival : pendant deux ans elle tentera de toucher le public parisien. A son retour, le décalage entre elle et son pays est un fossé, elle qui a fortement évolué, son pays qui reste celui des immenses injustices. L’immense bande de terre qu’elle a parcourue, qu’elle veut parcourir pour en chercher la sève va la décevoir.

 La tension face à sa famille ? Le film est là aussi très dur et parfois, dans le labyrinthe un peu confus. Tous les spectateurs saisissent-ils bien que c’est avec sa sœur qu’elle chante un moment ? Que le cirque qu’on l’on découvre à un moment est une sorte de cirque familial ? Que son père instituteur est aussi un poète ? Et parmi les trois enfants, si dès le départ nous voyions son fils Angel, si à la fin Carmen Luisa qui a quinze ans est très présente, si on devine Isabel de quelle tension s’agit-il entre eux ?

 Est-ce ce père instituteur qui lui fait vomir l’école ? Et son fils Angel suivra la même voie par mimétisme : l’école buissonnière. Il dira : « elle était pédagogue elle m’a appris à lire et à compter ». Autodidacte, gouvernée par l’intuition, par le sentiment, elle a voulu apprendre du peuple. Les pédagogues assument d’autres fonctions. Si la relation maître-élève lui semblait sans doute une hiérarchie à bannir, elle extrapolait trop quant au rapport à la science, au raisonnement et à l’art du possible.

 Comme pour les sujets précédents, son rapport à dieu était fait à la fois de respect et d’irrespect. On n’appelle pas son garçon Angel (ange) sans se placer dans un ordre croyant et en même temps cet ordre ne pas se réduire à une soumission au clergé. Si le titre du film en espagnol, suivant la formule d’Angel est « Violeta se fue a los cielos » (Violeta est partie pour les cieux) Dieu est quelque part mais où ? En se suicidant, elle perd son droit à être chrétienne…

 Le succès du film au Chili et en particulier au sein de la jeunesse tient sans doute à cette crise permanente au cœur de toutes les images, une crise dramatique car il s’agit à la fois d’affronter tous les préjugés sans cracher sur les porteurs de préjugés. Le folklore n’est pas la culture arrêtée et enfermée dans son passé, mais la culture en mouvement.

Il serait injuste de ne pas évoquer un des préjugés plus dramatiques : la mise à l’écart des femmes au Chili. Dans le film, on voit une cérémonie où le monsieur remercie le public et particulièrement les femmes exceptionnellement invitées pour la soirée. Violeta, à l’énergie phénoménale n’est-elle pas la femme qui a « abandonné » ses enfants car elle est partie en voyage ? Rappelons que le Chili qui a eu une femme présidente n’en est pas moins l’un des cinq pays des Amériques où la législation sur le droit à l’interruption de grossesse est la plus rétrograde. Un signe qui à mes yeux ne trompe pas sur la conception sociale des femmes. Et que Michelle Bachelet soit à présent à l’ONU pour s’occuper des droits des femmes n’est pas de nature à me rassurer sur le combat qu’elle y mène… J-P Damaggio

P.S. L’actrice-chanteuse Francisca Gavilan rend à merveille Violeta.

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 15:11

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Santiago Humberstone, Recuerdo de un pampino, Mario Rojas Oyanadel (auto-édition)

Allende el hombre y el politico, Memoria de un secretario privado, Ozren Agnic, Iderntikit

Funeral vigilado, La despedida a Pablo Neruda, Sergio Villegas, LOM

Mi hermana Violeta Parra, su vida y obra en décimas Eduardo Parra Sandoval, Entremares

Sur le plan du tourisme

Souvenir de Valparaiso

Souvenir d’Iquique

Catalogue du Musée d’Azapa (Arica)

Descubriendo San Pedro de Atacama Fotografia Eugenio Hughes G.-P.

Achetés depuis :

Violeta Parra Ma mère, préface Luis Sepulveda, Angel Parra, Editions Ecriture

Les fleurs noires de Santa Maria, Hernan Rivera Letelier, Métaillé, 2004 (édition originale 2002)

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 15:40

livre-angel-parra.jpgdisque-angel-parra.jpg

Je viens d’entendre sur France Culture, Angel Parra parla de sa mère à propos de la sortie du film réalisé à partir de son livre Violeta se fue a los cielos, en français, Violeta Parra ma mère.

Bien qu’admirateur du fils et de la mère je n’ai pas été convaincu par son livre aussi j’attends le film avec impatience. Dans le prélude j’ai lu :

« La détonation [celle qui cause son suicide], ou le coup de pistolet, comme disait son frère aîné, a peut-être résonné comme une porte claquée violemment. Je préfère le mot détonation. »

 “Violeta se fue a los cielos” le titre du livre en espagnol c’est la formule d’Angel pour qualifier la mort de sa mère car finalement tout débute par ce point de départ, le suicide à Santiago de Violeta Parra. Donc le portrait de l’amoureux qui est parti et qui serait la cause de la mort mais à la radio j’entends Angel ajouter une autre raison : la déception de Violeta quand elle retrouva un Chili immobile avec une classe politique pleine de boniments mais ne donnant pas de suite dans la réalité. Et c’est vrai, Violeta s’était lancé dans un grand projet pour lequel elle n’a eu aucun soutien. J’ai déjà évoqué dans un article ce grand écart entre la situation de Violeta avant sa mort, et l’hommage qu’elle reçoit partout aujourd’hui, pas seulement dans la rue de la part des étudiants qui manifestent mais aussi de la part des institutions.

C’est ainsi qu’à Santiago nous avons vu une expo d’elle au Musée de la Mémoire, une autre expo d’elle dans le Musée installé sous le parking devant La Moneda, et de grands panneaux dans la ville.

 

Angel Parra né en 1943 a donc aujourd’hui presque 70 ans et il se souvient de sa mère. Le problème du livre c’est le statut des souvenirs. Il écrit au rythme des souvenirs qui lui reviennent. Je me méfie énormément des souvenirs et encore plus quand il s’agit de ceux d’un fils à propos de sa mère. Je comprends que pour écrire un tel livre, on veuille refuser toute confrontation avec les documents afin de laisser tout pouvoir à « la rêverie » mais alors Violeta risque de s’effacer au profit de l’auteur qui en fait raconte plutôt sa propre vie à travers sa mère.

 

L’enfant raconte par exemple ce souvenir :

« Dans le passé, ma mère avait réussi à libérer l’oncle Lalo d’une autre chaîne qu’il ne pouvait supporter. Nicanor, le frère aîné, soucieux de l’éducation de ses cadets, avait pu obtenir (grâce à son modeste emploi de surveillant général dans la pension Barros Arana) une bourse pour Eduardo Emeterio, dit Lalo. Il avait été accepté, et c’est alors que ses souffrances avaient commencé. Les Parra sont des oiseaux chanteurs, à condition de ne pas être en cage. »

Angel évita l’école et je serais curieux de savoir s’il ne projette pas son expérience sur Les Parra en général. A moins que Nicanor ne soit pas un Parra ? Il se trouve qu’Eduardo a publié en 1998 un livre sur sa sœur sur lequel je reviendrai. Avec un souci parmi d’autres : définir le statut de Dieu dans le monde des Parra. J-P Damaggio

 

P.S. Page 136 je lis : « Le point culminant de ces retrouvailles avec mon père a lieu un 18 septembre plein de joie. En face de la gare, au milieu de la place où se trouve encore le buste de Manuel Rodriguez. » En fait il s’agit de Simon Rodriguez l’incroyable précepteur, conseiller, complice et ami de Bolivar, un homme dont j’admire son livre L’île Robinson.

 

Mi hermana Violeta Parra, su vida y obra en décimas, chez LOM, 1998

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 11:05

Les grands médias alternent le silence sur certains sujets et l’excès « d’informations » sur d’autres et dans les deux cas, en se renvoyant la balle nous avons de la … désinformation.

Bien sûr la guerre entre JFC (Jean-François Copée) et FF (François Fillon) est un course au pouvoir mais j’ose prétendre que ce n’est pas que ça. La France a toujours eu deux droites, l’orléaniste et la légitimiste, deux droites qui souvent se firent la guerre si bien que pendant la Troisième République une bonne part de la frange orléaniste est restée à l’ombre des Radicaux aux mille visages.

La création de l’UMP fut la suite, faut-il le rappeler, d’une campagne électorale de Jacques Chirac en 2002 où nous avions l’Union pour la Majorité Présidentielle, une union qui se justifiait car à l’époque le président sortant avait eu peur de Charles Pasqua qui avait créé le RPF, après qu’aux Européennes de 1999 il devança (avec l’aide de De Villiers) la liste Sarkozy ! Par miracle, il n’a pas eu les 500 signatures….

Très vite l’UMP est apparu comme une machine contre nature. Bayrou a été le premier à mettre les voiles, puis a été suivi par Borloo, qui comme par miracle, n’a pas eu le courage d’être présent à l’élection présidentielle. Le miracle ne tient pas au manque de signatures mais au manque d’argent : souvenons-nous que le financement des partis politiques tombe dans la caisse des chefs de parti et son parti était soulis à l'UMP ! Les dissidences sont condamnées… à la misère ! 5500 m2 pour JFC et 65 m2 pour FF !

Si la télé désinforme l’opinion, elle forme par contre les dirigeants de parti. Quand le soir du 18 novembre JFC se précipite devant les caméras pour annoncer sa victoire, il prend une longueur d’avance définitive à son adversaire. Grâce aux caméras, la victoire de JFC est plus forte que la réalité des chiffres, et qu’importe la scission annoncée de l’UMP !

FF menace son adversaire de le traîner devant les tribunaux. La même bagarre a eu lieu entre les majoritaires du NPA et la scission de la gauche anticapitaliste non pour contester des résultats internes mais pour assurer un partage du gâteau financier du financement public des partis. L’essentiel va donc à présent se jouer au Parlement : combien de députés vont rejoindre Fillon ? Pour savoir combien il va pouvoir réclamer à son adversaire car c'est la condition de ce financement ! Dans l’adversité les amis sont moins nombreux….

Ceci étant au risque de surprendre des amis, j’écris que JFC et FF représentent deux courants de la droite française et je considère la nuance d’importance. Je ne confonds pas droite et extrême-droite, PS et droite, extrême-gauche et PCF etc. FF a avalé des couleuvres sous Sarkozy et il pensait enfin pouvoir voler de ses propres ailes. Il ne pensait pas qu’un sous-Sarkozy viendrait lui barrer la route. C’est fait, JFC a adopté un discours proche du FN pensant que comme Sarkozy en 2007 il allait lui aussi siphonner l’électorat FN en conduisant une stratégie très à droite pour faire avaler l’échec prévisible du PS (il table sur le fait qu’à la gauche du PS, une alternative crédible n’apparaîtra pas).

Il serait inconséquent de croire que cette évolution est simplement une affaire de querelles. Si, dans l’opinion, il n’y avait pas une évolution à droite, nous n’en serions pas là. Une évolution à droite ne signifie pas que l’opinion devient plus à droite mais que faute d’une alternative consistante à gauche, l’électorat vote par défaut. La victoire de Hollande a plus été un refus de Sarkozy qu’un soutien au PS. Aussi, quand la première grande bataille avec la droite porte sur le mariage entre personnes du même sexe, le PS s’enfonce et Hollande bafouille. Une première grande bataille contre les puissances économiques aurait donné une autre couleur au quinquennat et je n’oppose pas les stratégies entre elles, je ne dis pas de renvoyer à plus tard les questions de société qui dans mon esprit ne sont pas secondaires, je tire seulement les leçons de l’échec cuisant du PS espagnol qui décida de suivre la même voie (les questions de société pour masquer ou éviter les questions économiques).

Etudier les nuances c’est comprendre qu’aucune force politique n’existe pour elle-même mais que la totalité, c’est l’ensemble de cette vie politique y compris les abstentionnistes. En 1981 quand le FN ne fait pas 1% ça ne signifie pas que son électorat n’existe pas mais qu'il s’abstient massivement car il ne croit pas à la voie électorale. L’élection européenne de 1984 a seulement changé la donne. Et les effets sont en cascades. Quand l’URSS s’effondre là aussi les effets sont en cascade. La social-démocratie pense récupérer les vestiges du communisme alors que sa propre crise est antérieure ! Aujourd’hui en Hongrie les mécontents se tournent vers l’extrême-droite alors qu’en Tchéquie ils se tournent vers le communisme.

A l’UMP de 2012, la tendance « droite forte » arrivée en tête, propose de supprimer le droit de grève des enseignants, une idée du vieux Le Pen que sa fille a abandonné. Une solution à la crise ? Non, une façon de se donner des boucs émissaires.

La méthode JFC tourne une page de l’histoire de la droite ; le cas FN ne pourra plus être traité de la même manière. Marine le Pen pense que le « spectacle » donné par la droite va lui apporter des soutiens. C’est oublier que pour les prochaines municipales le FN sera très peu présent sur l’ensemble du pays par manque de moyens, alors que l’UMP va tenter de regagner du terrain (l’enthousiasme suscité par la politique de Hollande aidant), JFC se présentera alors comme le sauveur de la droite et les dissidences comme hier, celle du parti de Pasqua tomberont dans l’oubli. Fillon a tout perdu ; je ne pleure ni ne chante, je pense seulement que la nouvelle crise politique impose à toute la gauche une révolution globale de sa stratégie. En 2017 Mélenchon se voit devant le PS ce qui ne peut pas être en soi, une perspective. J-P Damaggio

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 11:02

Avertissement : Ces quelques remarques schématiques paraîtront peut-être ridicules, je suis prêt à l’admettre à condition qu’on accepte de regarder en face l’abîme vers lequel nous marchons.

 

1 ) Bilan de l’année 1969 : d’un côté 60 soldats soviétiques tués et de l’autre 100 militaires de l’armée populaire de Chine y laissent la vie. Ouf, un accord est trouvé entre les deux pays, mais le monde a basculé. Nous sommes en pleine guerre du Vietnam. L’URSS apporte tout son soutien militaire au Nord-Vietnam qui affronte l’armée des USA. La Chine et l’URSS entre en guerre et à Washington les autorités comprennent que Mao n’est plus le diable, d’autant que pour Mao, Nixon n’est plus le diable. L’homme orchestre de l’histoire s’appelle Kissinger et le 21 février 1972 c’est la concrétisation de sa stratégie : Nixon entre dans la Cité interdite à Pékin. Cependant il faudra attendre 1979 et Jimmy Carter pour qu’enfin les USA reconnaissent le pouvoir chinois ! Parfois les formes retardent sur le fond ! Quel est le sens économique de ce bouleversement ?

 2 ) La nouvelle division internationale du travail

Au début des années 70 les stratèges économiques des USA comprennent que le prochain millénaire sera sous le contrôle de « la matière grise ». IBM contre General Motors. La division du travail entre intellectuels et manuels est un des piliers des sociétés depuis longtemps, mais l’heure est au changement d’échelle. Avec General Motors la classe ouvrière devient plus exigeante, plus audacieuse or il y a la possibilité de la mettre au pas grâce à la Chine ! Envoyer vers «le pouvoir de la classe ouvrière» le plus d’activité industrielle matérielle possible ! Vous me direz qu’Obama, à l’inverse, vient de sauver les vestiges de l’industrie automobile, mais avec une classe ouvrière décidée à… s’auto-exploiter.

A la Chine, le capitalisme industriel, et aux USA les contrôles supérieurs de ce capitalisme par la révolution informationnelle. Bien sûr, cela impose un recyclage des positions internes au capitalisme mais ce recyclage, contrairement au cas européen, est permanent aux USA depuis la naissance du pays.

Dès 1972, les stratèges des USA savent que la puissance de demain se mesurera au nombre de satellites que chaque pays pourra faire tourner dans l’espace. C’est le ciel qui commandera sur terre !

Aujourd’hui, par une illusion d’optique, on considère que le monde devient multipolaire car face aux USA, d’autres puissances industrielles émergent, le fameux BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Mais qui tient les commandes ? Est-ce qu’IBM existe encore ? Bien sûr, et sans la moindre publicité !

Plus besoin de produire des ordinateurs personnels. Il suffit d’élaborer les programmes informatiques qui contrôlent Rhône-Poulenc par exemple !

Bref, Microsoft, Google, Facebook, Appel et tout cet univers fantastique a sa base aux USA avec y compris Monsanto, les grands prêcheurs religieux et les rois du coach !

 3 ) L’Europe perdante des deux côtés

Comme les USA, l’Europe s’est mise à perdre son industrie matérielle mais n’arrive pas à compenser par une implantation dans le domaine de la « matière grise ». Au contraire, elle dépense des millions pour produire les savants, achetés ensuite à bas prix par les USA ! A bas prix car, pour une part, ils économisent la formation ! On appelle ce phénomène d’une étrange formule : la fuite des cerveaux. Les cerveaux ne fuient pas et il serait bien méprisant à l’égard des savants de croire que leur seule motivation, c’est l’argent. Les autorités politiques françaises ne fuient-elles pas leurs responsabilités quand elles laissent l’anglais devenir la langue de la recherche ? Sur ce point les autorités du minuscule Québec donnent l’exemple.

Je ne sous-estime pas cependant la force de frappe propre aux USA en matière de recherche. Sans oublier qu’il y a fallu une réaction d’orgueil national, pour que les autorités politiques imposent la conquête de l’espace afin de gagner la course avec l’URSS ! En fait, et la question est d’importance, l’adversaire du capitalisme a été le moteur de son développement, autant que ses contradictions internes.

 L’Europe est d’autant plus perdante que pendant la double mutation, celle de la division internationale du travail et celle du néo-libéralisme (elles sont intimement liées), elle se consacre à la construction d’une entité financière capable certes de faire de l’ombre au dollar, mais incapable de se prémunir contre justement la financiarisation de l’économie, et la division voulue par les USA. Les stratèges économiques européens vont prendre au pied de la lettre le discours étasunien qui a toujours été un double discours : l’un pour l’intérieur du pays, et l’autre pour l’extérieur. Le protectionnisme par exemple est resté, y compris sous Reagan, une valeur fondamentale du système US !

Pour les autres pays, oui au libéralisme, mais pour nous, oui au protectionnisme là où c’est utile. Tout le monde se souvient de l’équipe à José Bové démontant le Mac Do de Millau pour voler au secours des richissimes producteurs de Roquefort que les USA avaient entrepris de taxer (c’est sûr les éleveurs de brebis devenaient aussi des victimes). Mais de telles taxes sont multiples et régulières aux USA ! Et pendant ce temps l’Europe plaide l’ouverture, l’ouverture et encore l’ouverture.

L’Europe perdant des deux côtés, l’heure des comptes ne pouvait que sonner !

 4 ) Que prévoir à présent à l’échelle de 20 ans ?

Le déclin industriel de l’Europe n’est pas une donnée circonstancielle causée par la politique de tel ou tel président. Le contre-exemple de l’Allemagne est probant : le pays ne résiste à la crise que parce que, sans bruit, sa classe ouvrière a accepté d’imposantes baisses de salaire et que dans la population active les femmes ont accepté de rester largement à la maison.

On ne peut donc rien faire ? Il suffit d’accompagner le mal ?

Dans la vieille Europe dire qu’on ne peut rien y faire c’est une insulte à son histoire, à sa puissance passée, pourtant ce n’est pas la première bataille perdue depuis 1939. La classe dominante de l’Europe a vendu le continent à la puissance des USA, comme les USA ont vendu leur puissance économique à la Chine. La question n’est pas de perdre ou de gagner une bataille mais d’avoir en ligne de mire, une vision globale de la guerre. Quand on a une alternative, perdre c’est aussi gagner ! L’échec à présent consommé de la construction européenne suppose en conséquence de sortir d’une logique de l’élargissement souvent pensée… à Washington ! Mais alors pour quelle alternative ?

 Il se trouve que le déclin de l’Europe, et en particulier ses pays les plus puissants, ne peut qu’entraîner un retour de bâton en Chine comme aux USA. S’il devient impossible d’écouler sur nos marchés les productions industrielles de la Chine, qui est solvable sur la planète pour faire marcher la boutique ? (puisque la solvabilité est l’alpha et l’oméga de toute action présente !). La Chine pourrait-elle alors plonger à son tour dans « la société de consommation » pour donner des débouchés à sa propre industrie ? Ce marché pourrait-il alors relancer une part de l’industrie européenne survivante ?

Les USA contrôlent toute l’information, la recherche, les brevets et tant d’autres « matières grises » mais à quoi bon contrôler si dessous c’est le vide ? Un peu comme si vous aviez une machine géniale capable de compter les voitures passant sur une autoroute… où il n’en passe plus !

 Le capitalisme peut-il reconstruire ses propres formes internes de complicités pour sauver l’édifice ? Dans le nouveau contexte de division internationale du travail quel rôle peut jouer l’Europe ?

 Revenons sur le cas des Amériques. Puisque là ne réside pas le cœur de sa nouvelle domination, les USA ne font plus la course aux matières premières dans son arrière-cour où les Chinois occupent la place en concurrence avec les Brésiliens. Le seul cas crucial est celui du pétrole. En conséquence le Brésil a une large marge de manœuvre d’autant qu’il s’agit d’un pays « atlantique » où la Chine ne peut débarquer aussi facilement qu’en Equateur, Pérou et Chili. Le Brésil peut jouer le rôle des USA d’il y a trente ans (y compris dans ses relations avec les pays latinos voisins !).

L’Europe peut seulement s’appuyer sur l’Afrique, la grande oubliée. Mais elle en fut la colonisatrice et là aussi les industriels Chinois en profitent pour prendre les devants.

Bref, la bataille va être dure dans le système lui-même et y compris pour sortir du système, car les deux phénomènes sont liés. Aucune crise ne conduit automatiquement à la révolution.

 J-P Damaggio

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:22

Il serait étrange que l’énorme crise économique espagnole ne se traduise pas aussi par une crie politique. Pays basque, Galice et maintenant Catalogne donnent de cette crise un visage complexe que les médias travestissent à souhait. Alors que la Catalogne s’était montrée nettement moins indépendantiste que le Pays basque voilà qu’après une puissante manifestation le 11 septembre, le mot « indépendance » est venu occuper les premières pages des journaux. Avec les élections anticipées d’hier, nous vérifions que ce mot est un piège[1] qui met dans le même sac des courants opposés.

 L’échec des indépendantistes centristes

La leçon majeure de cette élection est simple : le parti largement majoritaire et globalement centriste (CiU) a pris une baffe mémorable. En passant de 62 sièges à 50 il s’éloigne fortement de la majorité de 69 sièges, nécessaire pour gouverner.

Il ne peut pas gouverner avec la droite du PP qui gagne 1 siège (de 18 à 19) ni avec les socialistes qui en perdent huit de (28 à 20). Alors quelle alliance ?

 La victoire des indépendantistes de gauche

La Gauche républicaine (ERC) passe de 10 à 21 sièges et récupère ainsi les effets du discours indépendantistes de CiU ! Comme en Galice et ailleurs nous découvrons que finalement le problème majeur est au sein de la gauche ! Le journal La Vanguardia regroupe dans le camp des souverainistes CiU, et trois partis qui se réclament de gauche : ERC, CUP et ICV. Ces trois partis de gauche progressent tous mais une progression en ordre dispersée. Avec un autre petit parti, le PS et le PP, les deux grands partis du pays sont seuls à refuser le souverainisme.

 Les deux autres indépendantistes de gauche

ICV (Initiative Catalane et Verts), c’est la version catalane d’Izquierda Unida (IU) où l’union est réalisée avec les Verts. Ce courant passe de 10 à 13 députés ce qui aggrave la crise au sein du mouvement national (IU). Il semble en effet que ce courant de gauche ne gagne que s’il s’inscrit dans une stratégie régionaliste risquant de faire d’IU une coalition de partis régionalistes. D’autant que sur sa gauche vient de naître le CUP qui entre pour la première fois au parlement et qui se définit comme Comité d’Unité Populaire.

 Donc que peut faire le PS ?

Normalement, le parti d’opposition devrait récupérer le mécontentement que suscite le gouvernement de droite. Peut-être parce que la gestion du PS est encore dans les mémoires, ce parti continue de perdre partout (en Catalogne il passe de 28 à 20 députés et passe en troisième position alors qu’il lui arriva de gouverner la région !) et apparaît de moins en moins comme une alternative crédible, sauf que l’autre gauche dont nous venons de voir la division n’est pas en mesure de le remplacer.

 Le mot indépendance… un brouillard bien pratique ?

Quand les journalistes français manipulent le mot « indépendance » on a donc la sensation que loin d’éclairer l’opinion ils cherchent à l’embrouiller. Une embrouille cependant qui arrive beaucoup de monde ! Il masque en effet la crise sociale. Qui peut croire que la source de la crise en Catalogne se trouve à Madrid ? ICV considère que la gauche doit se rassembler pour une initiative sociale mais comment mettre ensemble ERC et le PS ? Surtout si ERC accepte de gouverner avec CiU !

En fait, alors que beaucoup pensaient que le bipartisme était définitif en Espagne, le paysage politique part en miettes, la droite semblent seule capable de tirer son épingle du jeu et les forces économiques qui la soutiennent aussi.

 La gauche osera-t-elle dissiper le brouillard ?

Impossible pour deux raisons : l’explication de la crise par la politique de Madrid a gagné beaucoup de terrain dans l’opinion et il est plus facile d’aller dans le sens du vent ; le mouvement ERC qui se réclamant de la république, fait rare en Espagne, se trouve cependant conforté depuis longtemps dans sa stratégie à la fois à gauche et indépendantiste.

 

En ce 25 novembre, si la démocratie a fait un pas en avant en Catalogne, avec une très forte participation électorale, elle a aussi fait un grand pas en arrière puisque les questions sociales sont passées au second plan quand le chômage y est de 22%. Je sais, on me répondra que non, puisque la gauche marque des points et que l’indépendance… c’est pour sortir de la crise. Je serais curieux de trouver quelqu’un capable de m’en convaincre. JP Damaggio

L’Europe ajoute à ce piège en disant à présent qu’elle ne peut accepter La Catalogne comme nouvel Etat, après avoir accepté la Slovaquie et tant d’autres petits Etats mais aujourd’hui il ne faudrait pas donner des idées aux Ecossais ou aux Flamands.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:24

Docteur  Jacques  Lacaze

Médecin retraité

N° C.O. 62-2763

Identifiant RPPS : 10002267226

Téléphone : 06 83 23 36 57

Courriel : jacques.lacaze@gmail.com

Adresse postale : 24 rue des Acacias

F.62750 LOOS EN GOHELLE

 

Madame Marisol Touraine, Ministre de la santé.

  

Loos-en –Gohelle le 25 novembre 2012.

 

Madame la Ministre,


     Un groupe de personnes pour lesquelles le diagnostic de myofasciite à macrophages a été posé, entame  dès lundi une grève de la faim mettant ainsi leur vie en danger. Elles sont convaincues de la nocivité de l'aluminium vaccinal. Elles sont – comme moi – surprises que les travaux universitaires entrepris à l’Hôpital Henri Mondor par l’équipe du Pr. Romain Gherardi connaissent des difficultés tout à fait anormales et risquent d’être interrompues. La réalité de l’état dans lequel ces personnes se trouvent est indiscutable. La responsabilité de l’aluminium est plus que très probable. L’urgence de poursuivre les recherches et dans l’attente des résultats, la mise en place d’un moratoire concernant l’utilisation des vaccins contenant de l’aluminium en particulier, est nécessaire.

J’avais à l’époque (1986) au moment où le Professeur Douste-Blazy, qui était Ministre de la Santé, mettait en place une campagne de vaccination contre l’hépatite virale B sur la base – c’est démontré depuis – de mensonges, initié une campagne de signatures de médecins exigeant un moratoire de ces campagnes. Plus de 1500 médecins et universitaires avaient signé l’appel. Le successeur de Monsieur Douste-Blazy, Monsieur Bernard Kouchner avait arrêté cette campagne pour que des études, sur les éventuelles conséquences du vaccin, sur la réalité de l’incidence de l’hépatite B en France et sur les effets secondaires des vaccins soient mises en place. 

  Sang contaminé, hormones de croissance par le virus de l’hépatite C et du SIDA, amiante, Vioxx, Distilbène, Médiator, diffusion incontrôlée des OGM, dangerosité du virus H1N1 surestimée, etc…  la liste est déjà longue des scandales de santé publique.

Je rappelle à ce sujet en particulier dans les suites de l’affaire du sang contaminé, que le haut fonctionnaire qu’est Monsieur Didier Tabuteau a publié un petit livre, qu’il faudrait offrir à tous les décideurs de la santé publique et du soin quelles que soient leur activité : « La sécurité sanitaire ». Dans la préface à cet ouvrage, le Professeur Félix Reyes, qui était Doyen de la faculté de médecine de  Créteil écrivait : « La leçon du SIDA transfusionnel est là : que soient définis clairement les niveaux de responsabilité, proscrit le mélange des genres, dissociées  les fonctions d’expert, de décideur et de gestionnaire.L’efficacité d’une thérapeutique est une chose, les considérations tarifaires une autre ». Avec des médecins amis, nous avions désigné cette réalité : la politique des 3 casquettes. Il y a donc bientôt 20 ans, la nocivité pour la santé publique de cette politique était la leçon tirée du scandale du sang contaminé. Y a-t-il eu des changements depuis ? Aucun, strictement aucun, sauf quelques petits ripolinages par-ci par-là.  Le problème reste entier et repose désormais sur vos épaules.

Je tiens particulièrement à souligner combien le statut des vaccins dans notre pays est anormal voire scandaleux. Ils sont considérés comme des médicaments sans être soumis à la règle commune de tous les médicaments. Je n’ignore pas à ce sujet que le rôle de l’industrie pharmaceutique uniquement centré sur la recherche du profit maximum et à tout prix – voir les scandales du médiator et autres – est en matière de santé publique un problème crucial. Et ce problème c’est le contrôle strict de cette industrie par les pouvoirs publics et les usagers. Quand verrons-nous un gouvernement et un ministre de la santé prendre ce problème à bras le corps, sans se poser en préalable la question de l’économie et des exportations ? Quand cessera réellement la politique des 3 casquettes ?

Je rappelle par ailleurs que Monsieur François Hollande, actuel Président de la République, avait pendant sa campagne électorale, tenu des propos clairs sur le sujet précis des myofasciites à macrophages et plus globalement sur les principes actifs des médicaments et des vaccins. Dans ses propos il avait en particulier "ciblé" certaines molécules et, parmi elles, les hydroxydes d’aluminium. Ces propos l’engagent et vous engagent Madame la Ministre.

Je ne doute pas, Madame la Ministre, que vous ferez vôtre le principe de précaution et que vous vous empresserez de prendre ces mesures indispensables à la sécurité sanitaire de la population. Par la même occasion vous permettrez aux grévistes de la faim de ne pas poursuivre leur mouvement. Vous comprenez que cela nécessite des décisions urgentes.

J’ai participé en 1986 à un groupe de travail mis en place par Madame Georgina Dufoix à la demande expresse du Président de la République, Monsieur François Mitterrand, sur l’évaluation des médecines différentes. Ce groupe de travail était paritaire. Une large consultation publique avait pu être mise en place. Le rapport a été publié par la Documentation Française mais malheureusement aussitôt enterré et ce rapport n’est plus disponible.

En 1983, le Ministre de la santé, Monsieur Jack Ralite a organisé une large consultation sur le cancer. Les rapports se sont aussi perdus.

Ces deux séries d’évènements montrent que sous les gouvernements de vos amis politiques il avait été tenté de faire bouger les lignes en impliquant les usagers.  Je pense qu’il serait de votre responsabilité de courageusement organiser une vaste consultation publique sur ce problème de l’aluminium dans les vaccins et plus généralement sur la politique vaccinale.

 En espérant que mon courriel retiendra votre attention, je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma respectueuse considération. 

 Docteur Jacques Lacaze

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 12:12

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Le prénom suffit. Il était candidat à Valparaiso avec cette petite affiche. Il n’a pas eu les moyens d’en mettre partout. Yuri, allendiste 365 jours par an tient une bibliothèque populaire rue Almirante Mott où vous pouvez apprendre que Pinochet et Allende sont nés à Valparaiso. Cette coïncidence n’a pas donné lieu à un monument !

Yuri, j’aurais aimé discuter avec lui mais je l’ai juste croisé. Je ne connais pas son résultat invisible dans la liste des résultats. De toute façon l’essentiel est connu : il est là !

Jean-Paul Damaggio

P.S. : Question subsidiaire : à qui vous fait penser le prénom ?

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 12:09

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 Les élections municipales viennent d’avoir lieu au Brésil. Qui a gagné à Porto Alegre ? Question inutile ? Pour ceux qui tournent sans cesse les pages de l’oubli pour mieux déverser leurs discours évidents ou dissidents, sur « comment changer le monde », la question n’a plus aucun intérêt. Hier c’était à Porto Alegre que l’avenir démocratique s’inventait avec la démocratie participative et voilà que le Parti des Travailleurs gagnant le pouvoir à Brasilia, il le perdait… sur le lieu de la dite invention. Après 2002 les grands rendez-vous de Porto Alegre furent comme les grands enthousiasmes après la victoire sandiniste à Managua : source infinie d’oubli ! Daniel Ortega passé depuis dans le camp de l’ordre ordinaire, clientéliste, catholique intégriste ! Et l’aide matérielle du Venezuela ne change rien au fait qu’Ortega est un caudillo. Avec la droite ça serait pire ? Mais bien sûr, et au Brésil aussi : il vaut mieux un P.T. qui  nous a fait oublier la démocratie participative ou la lutte des sans-terre plutôt que la soumission à l’ennemi US ! Mais à la question « comment changer le monde » j’avais pensé que la réponse ne tenait pas en cette phrase : « Vive le moins pire » dont nous savons tous qu’elle appelle le pire comme suite ! J-P Damaggio

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