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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 21:47

Voilà que je découvre cet article qui recoupe mon article précédent sur les Zapatistes. Oui, généralement les autorités tablent sur l’usure des luttes sociales : leur argument c’est de nous fatiguer en nous manipulant, en nous poussant sur 150 terrains de lutte pour nous décourager. Les Zapatistes, depuis le début, ont leur propre calendrier qui, c’est sûr, n’est pas électoral ! J-P Damaggio

 La Jornada

28 Décembre 2012 Jaime Martinez Veloz

Est-il possible de démonter les raisons de 40 mille cœurs zapatistes ?

Ils ont quitté leur communauté, la nuit précédente ; ils marchaient en silence ; en silence ils sont venus des quatre coins du sud-est mexicain ; en silence, avec une haute façon morale et disciplinée, ils sont retournés dans leurs communautés. L'action était impeccable, propre et énergique. Ils ont laissé une déclaration que le temps va déchiffrer tout comme le cours des événements, ce qui ne se fait pas à la première lecture. La déclaration a le mérite d’être cryptée tout en tant claire. Elle encadre les possibilités et une mise en garde aux gouvernements et en même temps contient des surprises et des mesures d'urgence.

Quelle est l'explication qui pourrait fournir les services de renseignement (sic) de l'État mexicain, qui disait que l'EZLN était pratiquement liquidée ? Quelle est la réponse de ceux qui prétendent que le temps détruirait les structures organisationnelles de l'EZLN ? Que pensent ceux qui ont parié sur les actions de lutte contre l'insurrection duc contre-espionnage et sur la minimisation du conflit sous forme de formules détruisant le mouvement zapatiste ?

La capacité organisationnelle et la force organique du zapatisme ne s’est pas usé avec le temps ; au contraire ils se sont renforcés et multipliés, ce qui signifie que ceux qui parie sur l'usure et sur le fait que le temps épuise les insurgés ont échoué.

Les zapatistes ne s’en étaient jamais allés ; la classe politique ne voulait pas les voir ou c’est une autre chose elle n'a pas voulu assumer ses responsabilités à leur égard ; mais ils ont toujours été là construisant à partir de la base, en organisant dans la dignité, ce que pouvoir leur a refusé : un meilleur sort pour les leurs, en dépit des limitations et des pénuries de matériaux qu’ils remplacent avec imagination et créativité. Un échantillon du dédain des forces politiques mexicains face au problème des Indigènes, en particulier dans leurs rapports avec l'EZLN, s'exprime par le fait que la Commission de la Concorde et la pacification, qui doit exister conformément à la loi pour le dialogue, la conciliation et une paix digne au Chiapas, n’est pas encore formée, ce qui montre le manque d'intérêt de toutes les forces politiques représentées au Congrès de l'Union. Il est à noter qu'au cours de ces dernières années, il n’y a eu aucune réunion de la Commission législative où il y a eu le quorum légal pour être en mesure de concevoir une stratégie qui permette de résoudre un conflit dont la complexité n'est pas mince.

Quelle explication peuvent fournir à la Nation ceux qui, en accusant l'EZLN de vouloir balkaniser le pays, sont les mêmes qui ont livré les 52 millions d'hectares (un quart du territoire national) aux sociétés minières afin que, en échange de rien, ils participent au pillage du pays pendant 12 ans qu’ils soient nationaux ou étrangers ?

Que peuvent dire ceux qui depuis le gouvernement accusent les zapatistes d'être au service d’intérêts obscurs et qui sont aujourd'hui les employés de multinationales qui se sont appropriés des entreprises ou commerces mexicains qui ont été privatisés ?

Existe-t-il une justification ou explication, modérément fondée, de la part des institutions de l'État mexicain capable d’exposer pourquoi les Indiens mexicains sont les plus pauvres parmi les pauvres, lorsque leurs villages sont installés dans les territoires immensément riches, exploités par des compagnies minières étrangères et nationales ?

La multiplication des conditions de pauvreté et la marginalisation des peuples autochtones du Mexique démontre que c'est l'État mexicain qui a échoué non seulement dans sa stratégie pour réduire les décalages en matière autochtone, mais surtout dans la construction d'une relation qui comprenne le problème autochtone, leur conception du monde, leurs besoins, leurs liens avec la terre et les ressources naturelles de leurs territoires aujourd'hui dans les mains d'entreprises privées nationales et étrangères.

Il est temps que le gouvernement comprenne, ce que cela signifie que plus de 10 millions d'Indiens subsistent dans des conditions d'inégalité et de la misère. La question autochtone n'est pas une question de programmes d'aide sociale, mais le remboursement intégral de leurs droits constitutionnels.

L'EZLN n’est pas de retour, elle n’est jamais parti, sauf que son terrain d’intervention n’est pas électoral, mais les causes profondes du Mexique profond. La balle est dans la cour des institutions de l'État mexicain, dont la réponse doit commencer en créant les conditions pour réaliser pleinement les accords de San Andrés Larráinzar, convenue entre l'EZLN et le gouvernement fédéral, qui sont la base pour la mise en place d'une nouvelle relation entre l'Etat mexicain et les peuples autochtones de notre pays. Respecter les Accords de San Andrés est la seule chose qui peut commencer à démonter les raisons de 40 mille cœurs zapatistes qui ont manifesté de façon disciplinée, hissant haut les causes qui affectent et aggravent les indigènes mexicains et de larges segments de la société mexicaine.

À toute personne ayant le désir de connaître plus :es.scribd.com/doc/80284016/Derechos-Indigenas-a-18-anos-del-Levantamiento-Zapatista.

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:02

Un ami me fait parvenir les deux photos ci-dessous car en effet il ne doit pas être courant de commencer sa maternelle dans une école Olympe de Gouges pour ensuite passer au Collège Louise Michel. Un beau parcours n'est-ce pas !

C'est donc avec ce message que je souhaite bonne année 2013 à tous les lutteurs sociaux de la planète. A l'an prochain donc !

Jean-Paul Damaggio

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college-louise-michel.jpg

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 17:53

Un article un peu long du journal mexicain : Progreso. Qui parle du Mexique car là-bas les grands journaux oublient ceux qui luttent. Il y a cependant Le Monde Diplomatique version chilienne qui a rendu compte en octobre d'une des luttes évoquées. Ils sont des millions qui luttent à travers le monde mais sans relais internationaux ! On ne sait donc pas que le monde change. JPD 

 

Chili : Rébellion environnementaliste

Francisco Marín, 21 Décembre 2012

La résistance civile dans la basse vallée de Huasco

Valparaiso (apro).-En cette fin décembre 2012, la résistance aux contaminations des mégaprojets qui secoue depuis des années de nombreuses communautés dans la région d'Atacama (nord du Chili) a entraîné un véritable soulèvement populaire dans la basse vallée de Huasco.

La poudrière a explosé le 1er décembre dernier. Ce jour-là, la Secrétaire régionale de la santé d'Atacama, Liliana Sandoval, a ordonné la réouverture de la Freirina, la propriété de l'usine d'abattoir de porcs Agrosuper. Elle l'a fait sans que ne soient résolus les problèmes de santé, et les problèmes de mauvaise odeur en provenance de cette usine. La même autorité avait décrété le 23 mai précédent, après que de grandes manifestations, la fermeture de l'usine, qui devrait impliquer l'évacuation des 500 000 porcs, mesure qui ne se réalisa jamais pleinement.

La réouverture a provoqué la colère parmi les Freirinenses, qui organisèrent une véritable rébellion contre l'ordre central. La quasi-totalité de ses 10 000 habitants, y compris le récemment élu maire socialiste Cesar Orellana, sont sortis pour protester et bloquer les rues et les autoroutes. Les plus déterminés ont pris d'assaut l’usine d’Agrosuper, brisés et brûlés les bureaux et les maisons des gardes. L'insurrection a atteint a porté ses fruits. Le 10 décembre, par le biais d’un communiqué public, Agrosuper a annoncé la fermeture « indéfinie ». En tout état de cause, les Freirinenses n’ont arrêté leurs protestations que lorsqu'ils ont reçu par écrit de la part du ministre de l'environnement, Ignacia Benítez, le plan de fermeture de l'entreprise.

Avec près de 600 millions de dollars dépensés, l’usine abattoir de porcs était déjà le plus important du genre en Amérique latine et prévu pour être la plus grand dans le monde. Toutefois, au moment de la construction de cette usine, on n’a pas pris en considération la fragilité environnementale du lieu de la construction, où l'eau est très rare.

Agrosuper appartient à l’homme d'affaires Gonzalo Vial Vial et elle facture annuellement un milliard de dollars. Parmi les marques qu’elle utilise : Super saumon et poulet et Super cochon. Le conflit avec son usine de Freirina n'est pas une exception, puisque, dans tous les lieux où cette société s’est installée, des problèmes se sont produits avec les communautés touchées par leur présence. Mauvaises odeurs et l'appropriation de l'eau sont les soucis les plus récurrents.

Fausses promesses

Lorsque l'usine de Freirina a été ouverte en novembre 2010, personne n'imaginait que deux ans après, sa fermeture serait obtenue par les résidents de cette communauté tranquille et traditionnelle du « Petit Nord ». Les gestionnaires d’Agrosuper et les autorités ont présenté le projet à la population comme un projet lumineux pour Freirina et toute la vallée de Huasco.

L'investissement engendrerait le recrutement de plus de 3 000 travailleurs et mettrait en connexion cette région du pays avec le reste du monde par le biais de l'exportation de «viande d’excellence », qui arriverait sur les « marchés les plus exigeants ».Lors de la cérémonie d'inauguration, le directeur général de Agrosuper, José Guzmán, a déclaré que le projet serait élaboré dans cette région parce que « c'est une région qui possède toutes les caractéristiques géographiques, climatiques, l'eau, les infrastructures et les ressources humaines nécessaires pour développer un secteur agro-industriel en équilibre avec l'environnement ».

Guzman est allé plus loin. Il a soutenu que l’usine utiliserait la technologie de pointe pour le traitement de l'eau et des déchets industriels, ce qui permettrait leur réutilisation pour l'irrigation agricole. Aucune des promesses faites par les émissaires de l'homme d'affaires Gonzalo Vial ne se sont concrétisées.

L'implantation d’Agrosuper dans la vallée de Huasco a impliquée « la perte de notre tranquillité », a déclaré une habitante âgée de Freirina sur la Radio Prophète de cette localité.

Au début de 2012, l’odeur des excréments odeur est devenue insupportable dans Freirina. Ceci a motivé des efforts des gens pour trouver une solution. Mais les revendications ne furent pas entendues par les autorités sanitaires, l'entreprise elle-même et les politiques ce qui entraîna des manifestations graves.

Le 18 mai les manifestants ont brûlé deux véhicules de la police à l'extérieur de l'usine d’Agrosuper. Cela s'est produit après la venue d’un fort contingent de policiers des forces spéciales, débarquant de différentes parties du pays, pour briser la rébellion à Freirina et débloquer les routes et les chemins, les barrages maintenant la ville isolée et l'usine ne pouvaient plus s’approvisionner en nourriture et autres fournitures.

Les manifestants réclamaient la fermeture immédiate de l'usine. Ils ne se plaignaient pas seulement de pourriture, mais aussi de l'appropriation de l'eau de la nappe phréatique réalisée par la compagnie qui avait laissé sans cet élément vital les paysans et les éleveurs.

C'est alors que les autorités sanitaires d’Atacama décidèrent de fermer l'entreprise de Agrosuper ce qui par la suite s’est avéré être une manœuvre communicationnelle pour calmer les gens.

L'autorité de santé a également déclarée l'alerte environnementale à cause de la mortalité des porcs causée, après plusieurs jours de manifestations et de barrages routiers, par la mauvaise nourriture des animaux et le mauvais nettoyage ce qui menaçait la santé de la population.

Punta alcalde

Sans considérer la colère contenue et démontrant que le critère politique n'est pas le sien, deux jours après l'annonce de la réouverture de l'usine de cochons, le président Sebastián Piñera, par l'intermédiaire du Comité des ministres aux questions d'environnement, a décidé d'approuver la construction de la centrale thermoélectrique Punta Alcalde, qui serait installée dans le port de Huasco, près de Freirina. Il acceptait ainsi la demande de la compagnie d'électricité Endesa, détenue par l'État italien ENEL, conductrice de ce projet.

Par cette décision, le Comité des ministres ne tenait pas compte de la détermination de la Commission d'évaluation environnementale d’Atacama (CEA), qui, le 25 juin, avait - par huit voix contre deux – rejeté la construction de cette usine. Le maire de la région d'Atacama, Rafael Prohens a ensuite défendu son opposition à cette aventure: « le projet avait deux défauts majeurs : ne donner aucune réponse sur la pollution de l'air, ni sur l'effet que pourrait avoir sur la mer l'eau (chaude et polluée) qu’on y déverserait ».

Cette usine thermoélectrique, si elle se construit, doit apporter 740 mégawatts d'électricité au système interconnecté central. Cette énergie est indispensable pour la mise en œuvre de grands projets des sociétés transnationales minières qui sont en cours de construction, tels que Pascua Lama et Caserones, ce qui constitue d’autres graves menaces pour l'environnement de l'Atacama.

Punto Alcalde se situe à 30 kilometres de Freirina. La vallée de la rivière Huasco constitue la frontière sud du désert d'Atacama, et le port du même nom est seulement à cinquante kilomètres de deux réservoirs naturels précieux qu’affecterait l’usine thermoélectrique : le Parc National Llanos de Challe et la réserve nationale Le Manchot de Humboldt.

Cette brusque et centralisée détermination des ministres Piñera a fait que, comme à Freirina et pendant les mêmes jours, Huasco s'est soulevé contre le pouvoir central. Les jours plus violents furent entre le 5 et le 10 décembre, où la situation était devenue incontrôlable pour les forces de police.

Dans Huasco, environ 2 000 personnes ont expulsé – la nuit du lundi 10 - le contingent de la police qui prétendait apaiser une ville qui s’enflammait.

Il est à noter qu'en mai dernier, Huasco a été placé par le ministère de l'environnement dans la catégorie zone latente de matière particulaire (PM10), après qu’il ait été vérifié que les concentrations annuelles de particules pendant trois années consécutives ont dépassé la limite de 80 % fixé par la norme. Les organisations sociales et environnementales ont alors cru que les autorités n'approuveraient pas l'installation de nouveaux projets polluants. Mais ce n'est pas ce qui s'est passé.

Il y a 40 ans on a construit juste à côté du port la hautement polluant usine de bouletage d’acier de la société minière du Pacifique (CMP). En 1995, a commencé à fonctionner la Guacolda une usine thermoélectrique, qui a quintuplé depuis sa production, augmentant le cauchemar des habitants de cette - jusqu'à récemment - belle et paisible ville côtière.

En 2001, quand il était ministre de l’économie Jorge Rodríguez Grossi – ex-gérant de Guacolda - et le Président Ricardo Lagos Escobar (socialiste), ont approuvé l'utilisation du cancérigène pet coke comme carburant pour cette usine.

La zone de Huasco est considéré par les groupements écologistes, comme une « zone de sacrifice », en raison de la pollution qui la touche et au vu des intentions des autorités de poursuivre l'installation de projets polluants.

 Désirs d'un lutteur

Dans une interview avec Apro, le porte-parole du mouvement de la vallée de Huasco et de la Brigade SOS Huasco, Juan Carlos Labrín, a raconté que les protestations contre la pollution existent sur son territoire "depuis très longtemps mais n'avaient jamais été aussi massives que récemment". L'élément déclencheur de la colère – a-t-il indiqué – c’est la violence avec laquelle les forces spéciales des carabiniers ont réagi : «Ils sont entrés dans les maisons pour frapper des gens, y compris des femmes et des enfants;» Ils ont tiré des lacrymogènes dans les maisons. Cela a provoqué l'ensemble de la population, et des milliers de gens, sont sortis ensemble pour expulser les policiers. Et nous avons réussi ce qui nous rempli de fierté et de satisfaction. »

Labrin explique le problème de son peuple: « nous sommes un port (Huasco) de fragilité environnementale à cause de notre histoire. Ici, on brûle sans discernement du pet coke, qui est un poison terrible pour la santé des résidents. Ici, dans le quartier, nous avons dans notre bloc même pour trois ou quatre personnes souffrant de différents types de cancer à la suite de cette pollution. Indépendamment de cela, la CMP va doubler sa production d'ici à 2014 et (...) L'idée d'Endesa de vouloir s’installer malgré la contamination de la zone est néfaste. Et le plus lamentable c’est que le Conseil des ministres a adopté le principe de cette usine thermoélectrique qui a été rejetée par d'autres autorités en septembre dernier ".

Labrin souligne que le meilleur enseignement de ce «soulèvement populaire c’est que nous nous sommes rendu compte que le pouvoir est entre nos mains, par notre capacité à lutter ».

Il se réfère également à cette autre avancée : « la création d'une conscience collective dans la vallée de la Huasco sur des problèmes communs qui nous affectent ».

Et il ajoute: « nous avons réalisé que les gouvernements - de Sebastián Piñera et de la Coalition pour la démocratie - essaient d'imposer à la pointe des canons des projets qui polluent notre environnement et qui ne contribuent pas à améliorer notre qualité de vie ou pour nous développer nous-mêmes. La conscience de cet acquis est une conscience de masse puissante à l’intérieur de nos communautés".

Labrin, qui est un chanteur populaire, dit qu'avec le récent soulèvement à Freirina et à Huasco « ont fait histoire dans notre vallée, dans notre pays, en nous soulevant et cessant de nous laisser piétiner, pou ne pas permettre que notre vallée soit détruite.».

L'écologiste a un grand espoir : « cette prise de conscience et cette capacité de combat que nous avons démontré va nous conduire, dans un temps pas très lointain, à vaincre notre pire ennemi, qui est aussi notre plus grande menace : le projet minier de Pascua Lama (Barrick Gold) ».

 Victoires populaires

La défaite que les communautés de la vallée de la Huasco ont infligées à Agrosuper, n'est pas la seule qu’ont subi les grands groupes économiques dans la région d'Atacama ces derniers temps.

En mars dernier, la communauté agricole de la huascoaltinos (appartenant au village la Diaguita) a réussi à paralyser le mégaprojet minier El Morro (des canadiens Goldcorp), qui visait à s’installer sur son territoire, sur la source de la rivière Huasco, très proche de Pascua Lama.

La communauté a obtenu cela en raison de la décision de la Cour d'appel d’Antofagasta, qui a maintenu une protection du village de Diaguita, au nom des droits des autochtones défendus par l’avocat Nancy Yañez, et laissant sans effet le règlement de qualification environnementale autorisant l'exploitation de ce minerai.

La Cour a soutenu que l'autorité de l'environnement, en approuvant El Morro, a violé le droit à la consultation d'un peuple autochtone. Ce triomphe à Diaguita, malgré son importance, est passé presque inaperçu de l'opinion publique, étant donné que les médias de masse n'ont riens signalé à cet égard.

Tout comme pour l'annulation du projet thermoélectrique Castilla, qui a causé une grande agitation. Le 28 août, la Cour suprême a déclaré qu'il rejetait sa construction, en acceptant l'appel à leur protection, lancé par les habitants du hameau de pêcheurs Totoral. C'est la victoire de David contre Goliath.

Avec une prévision d'investissement de 5 milliards de dollars et une capacité de 2 100 mégawatts, Castilla était appelé à être la plus grande et plus polluante usine thermoélectrique d'Amérique latine. Le triomphe de la communauté Totoral a été un coup terrible aux Géants des mines qui se développent dans le nord du Chili. 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 17:47

Depuis bientôt 20 ans, les Zapastistes se manifestent pas un passe-montagne. Et quand ils sortent massivement dans les rues, certains médias évoquent « le retour des Zapatistes ». Ils ont toujours été là ! La traversée de leurs expériences diverses s’est toujours raccrochée au slogan : « Aqui estamos ! ». Même s’ils furent hier plus médiatiques qu’aujourd’hui, l’essentiel tient donc en cette simple formule : « nous sommes là ». Et ils sont là, même quand ils travaillent paisiblement dans leurs campagnes tropicales ! Pour rappeler qu’ils sont là, ils usent d’un masque car ce ne sont pas eux qui sont là, mais la cause historique qu’ils représentent et qu’ils vivent ! Quelle cause ?

 Vivre comment ?

Si la classe ouvrière est la classe révolutionnaire, le message zapatiste est d’un archaïsme qui fait peur. Paysans « attardés » ils sont le passé précapitaliste et peut-être même les vestiges d’un féodalisme qui ne dit pas son nom !

Sauf que la réalité est toute autre ! Nous savons à présent, me semble-t-il, que la révolution sociale ne sera pas l’œuvre uniquement de la classe ouvrière et que l’objectif n’est pas seulement industriel. La révolution sera multiple ou ne sera pas. Elle doit non plus fixer une voie unique vers « UN autre monde de possible », mais reconnaître que la volonté de vivre libre peut s’appuyer sur le travail des champs, des villes ou d’ailleurs à partir du moment où les maîtres du monde sont renvoyés dans leurs chaumières par aller vers « d’autres mondes possibles ».

L’utopie du développement infini des forces productives comme instrument de la libération des hommes a des mérites et des limites. Les Zapatistes ne veulent en aucun cas arrêter leur culture sur l’histoire passée. Ils ne veulent pas que les femmes restent moins que des animaux chez les Indigènes. Ils ne veulent pas que les dérivés du bonheur comme la drogue ou l’alcool soit l’échappatoire à leurs malheurs. Ils ont des ambitions pour eux et la terre entière.

 Vivre debout ?

La première des ambitions c’est de vivre debout car sans l’audace révolutionnaire il n’y a pas de vie qui tienne ! Oui mais vivre debout, ce n’est pas forcément céder aux lumières de la ville (l’Amérique latine est la zone du monde la plus urbanisée). Ce n’est pas davantage refuser les bienfaits de l’électricité. Il m’est arrivé de le vérifier : on peut vivre dans un coin reculé des Andes avec le confort ordinaire allant de l’ordinateur à la machine à laver. La question n’est plus celle de posséder mais d’utiliser et de bien utiliser. Suivant le principe marxiste bien connu, il est temps que la valeur d’usage d’un produit prenne le pas sur sa valeur marchande. Cependant plus facile à écrire qu’à réaliser !

 Vivre Mexicain ?

Les Zapatistes sont des Mexicains et se revendiquent tels. Ils n’en appellent pas à une sécession, une séparation, une vie entre eux mais au droit autogestionnaire à vivre comme ils l’entendent. Leur combat dérange beaucoup de gens aussi leur dernier tract n’est pas une adresse au Président de la république (ça serait lui faire trop d’honneurs) mais « à qui de droit ». Les Zapatistes ne se sont jamais défini face au pouvoir car sur leurs terres, ils sont UN pouvoir, ils s’organisent comme un pouvoir. Ils s’adressent donc à la société car leur message a besoin d’être entendu y compris par les militants révolutionnaires qui refusent de les prendre aux sérieux et y compris par ceux qui les prennent au sérieux.

Ils savent que s’ils sont entendus, c’est tout le Mexique qui change profondément car l’histoire de leur pays, ils la connaissent au plus profond de leurs chairs.

Finalement, ils sont "fatalistes" : la société finira bien finir par les entendre !

Jean-Paul Damaggio

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 18:59

                                       communique-ezln.jpg

Communiqué EZLN

Le 21 décembre, des dizaines de milliers de zapatistes ont marché dans les rues de 5 grandes villes de l'état, Ocosingo, Palenque, Comitan, Las Margaritas et San Cristobal de Las Casas. Durant la marche ce tract a été distribué.

Communiqué du Comité Clandestin Révolutionnaire indigène-

Commandance Générale de l'armée Zapatiste de Liberation Nationale.

Mexique.

21 décembre 2012,

 A qui de droit:

 VOUS AVEZ ENTENDU?

 C'est le son de votre monde en train de s'effondrer,

C'est celui du notre qui resurgit.

Le jour qui fut jour, était nuit,

Et nuit sera le jour qui sera le jour.

 DÉMOCRATIE!

LIBERTÉ !

JUSTICE!

 Depuis les Montagnes du Sud-Est Mexicain,

Pour le Comité Clandestin Rebel Indigène - Comandance Général de l'

EZLN

 Sous-commandant insurgé Marcos,

Mexique Décembre 2012

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 17:33

Au chili j'ai été surpis par la présence d'un buste de Bolivar. Je le suis tout autant quand Neruda embarque Bolivar aux côtés des républicains espagnols... (je reconnais les immenses limites de ma traduction)  JP D.

Chant pour Bolivar

 Notre père qui êtes sur terre, dans l'eau, dans l'air

tout au long de notre vaste latitude silencieuse,

tout porte ton nom, père, dans notre maison :

ton nom déclenche la douceur,

l’étain bolivar a un éblouissement bolívar,

le bolivar oiseau sur le volcan bolivar,

la pomme de terre, le salpêtre, les ombres spéciales,

les courants, les veines de pierre phosphorique,

tout nous vient de ta vie éteinte

ton héritage furent les rivières, les plaines, les beffrois,

ton héritage est notre pain quotidien, père.

 

Ton petit cadavre de capitaine courageux

a répandu sa forme métallique, dans l'immensité,

tes doigts sortent à présent de la neige

et le pêcheur du sud sort aussitôt à la lumière

ton sourire, ta voix lancinante de ses filets.

 

De quelle couleur est la rose qu’avec ton âme nous élevons ?

Rouge sera la rose qui rappelle ton pas.

Comment sont les mains qui touchent tes cendres ?

Rouges seront les mains qui naissent de tes cendres.

Et comment est la semence de ton cœur mort ?

Les graines de ton cœur vivant sont rouges.

 

C'est pourquoi aujourd'hui une ronde de mains se joint à toi.

Avec ma main il y en a un autre et une autre jointe à elle,

et une autre jusque dans les profondeurs obscures du continent.

Et une autre main que tu ne connaissais pas alors

vient aussi, Bolívar, pour tenir la tienne :

de Teruel, de Madrid, de Jarama, de l'Ebre,

de la prison, de l'air, des morts d'Espagne

vient cette main rouge qui est fille de la tienne.

 

Capitaine, combattant, où une bouche

crie liberté où une oreille écoute,

où un soldat rouge rompt un front brun,

où un laurier de livres jaillissent, où un nouveau

drapeau est décoré du sang de notre illustre aurore,

Bolívar, capitaine, ton visage est visible.

Encore une fois entre poussière et fumée ton épée renaît.

Une fois de plus ton drapeau a été brodé de sang.

Les scélérats réattaquent ta semence,

le fils de l'homme est cloué sur une autre croix.

 

Mais ton ombre nous conduit encore vers l’espérance,

le laurier et la lumière de ton armée rouge

dans la nuit de l'Amérique avec ton regard nous regarde.

Tes yeux qui surveillent au-delà des mers,

au-delà des peuples opprimés et blessés,

au-delà des noires villes incendiées,

ta voix est née de nouveau, ta main se pose à nouveau :

ton armée défend les drapeaux sacrés :

la Liberté secoue les campagnes sanglantes,

et précède un bruit terrible de douleurs

l'aurore rougie par le sang de l'homme.

Libertador, un monde de paix est né dans les bras.

La paix, le pain, le blé de ton sang sont nés,

de notre jeune sang venu de ton sang

sortira paix, pain et blé pour un monde que nous allons faire.

 

J'ai rencontré Bolivar par un long matin,

à Madrid, dans la bouche du Cinquième Régiment,

Père, je lui ai dit, c’est toi, ce n’est pas toi, qui es-tu ?

Et en regardant la Prison de la Montaña, il a dit :

« Je me réveille tous les cent ans quand le peuple se réveille.»

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 17:31

16 Novembre 1838

Mme Flora Tristan, qui faillit être enlevée aux lettres par un attentat dont les circonstances sont encore présentes à la mémoire, a profité des loisirs de sa convalescence pour achever un nouvel ouvrage que publie le libraire Ladvocat et qui a pour titre Méphis. Le précédent livre de Mme Tristan, les Pérégrinations d’une Paria, dont la 2ème édition est annoncée, a donné la mesure de son talent. Méphis appartient au même ordre d'idées que les Pérégrinations d’une Paria. A Méphis doit succéder bientôt un roman de mœurs péruviennes. On ne peut qu'engager Mme Flora Tristan à persister dans cette voie de travail qui lui promet une place distinguée parmi nos écrivains.

On

l13 février 1839 Le Journal des débats publie en feuilleton une présentation de Pérégrinations d’une pariale Courrier de la Gironde du 15 novembre

« Mme Flora Tristan vient de mourir à Bordeaux. Il y a

On lit dans le Courrier de la Gironde du 15 novembre 1847 : Mme Flora Tristan vient de mourir à Bordeaux. Il y a quelque temps une amélioration s'était produite dans son état ; mais nous apprenons aujourd'hui que tous les efforts de l'art ont été impuissants pour arrêter les progrès d'une maladie terrible, et que cette dame a succombé hier à neuf heures trois quarts après midi. Mme Flora Tristan était âgée de trente-neuf ans et son existence fut une des plus tourmentées et des plus actives. Elle était fille d'une émigrée française et de Don Mariano de Tristan frère du célèbre général Pio de Tristan, qui exerça les fonctions de vice-roi du Pérou. Elle avait écrit plusieurs ouvrages dont voici les principaux Pérégrinations d'une Paria, ou Voyage au Pérou ; Méphis roman philosophique ; Promenades dans Londres ; Union ouvrière".

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 16:19

 Depuis 10 ans les membres du PCF sont appelés à voter à diverses occasions. Je retiens seulement les données en matière de cotisants et d’exprimés sans entrer dans le rapport interne entre les diverses tendances. Je rêve de transparence de la part d’autres partis pour mieux saisir l’état des forces en présence.

Pour moi, les données les plus essentielles concernent les exprimés.

Pour que le tableau rentre sur la page du blog j’ai seulement retenu trois années pour les exprimés (voir liens pour autres années). Si on compare 2011 et 2012 il est facile de vérifier que la bataille des présidentielles n’a pas renforcé l’organisation. Je pense que le phénomène est général vu la crise du politique.

JPD

 

 

COTISANTS

EXPRIMES

 

2003

2004

2009

2011

2012

2003

2011

2012

Aveyron

416

414

384

377

339

204

237

212

Ariège

466

473

318

309

267

271

246

160

Gers

521

521

350

339

272

254

220

166

Haute Garonne

2540

2540

1245

1280

1160

908

1015

783

Hautes Pyrénées

988

988

767

742

480

536

390

260

Lot

342

342

292

368

285

228

248

177

Tarn

630

627

577

583

476

398

332

295

Tarn-et-Garonne

441

481

267

255

256

222

165

140

Total

6344

6386

4200

4253

3535

3010

2853

2193

 Deux articles précédents :

 http://la-brochure.over-blog.com/article-evolution-du-pcf-en-midi-pyrenees-suite-77181014.html

 http://la-brochure.over-blog.com/article-evolution-du-pcf-en-midi-pyrenees-40731178.html

 

 

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 20:45

saint-aignan-poste.jpg

 

Utilisateur quotidien de la Poste, j’ai droit souvent à Saint Aignan, au petit papier ci-dessus.

1 ) Si c’était occasionnel, je comprendrais mais c’est régulier.

2 ) Mon bureau est fermé, j’ai les moyens d’aller six kilomètres plus loin ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Une dame venait pour retirer de l’argent et ce fut sans suite.

3 ) Ce bureau est ouvert quatre après-midi par semaine et comme le ramassage du courrier se fait à 14 h 45, il e’st peu efficace.

5 ) Résultat attendu : « mais monsieur le maitre créez une agence communale… le service sera moindre que la Poste mais il sera ouvert…»

 

Franchement, je suis fatigué d’assister à autant de SABOTAGES ! Mais que faire ?

 

Proposition de Vazerac

Là-bas, à la mairie, un registre de réclamations est ouvert pour que chacun inscrive régulièrement ses critiques. Ensuite le maire peut aller discuter avec La Poste, avec des « biscuits » !

Encore faut-il que :

1 ) Le Maire accepte de registre et accepte de s’en servir.

2 ) Les usagers aillent inscrire les réclamations.

 

Efficacité ?

Eviter de déverser sur le personnel la colère de l’usager.

S’adresser aux autorités.

 

Pour le moment Vazerac a sauvé sa Poste et cette démarche développe l’esprit de solidarité.

Bravo. Jean-Paul Damaggio

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 22:35

La veuve de Guy Catusse m’ayant demandé de témoigner sur la vie de Guy Catusse je me suis plongé dans Les Nouvelles du Tarn et Garonne de 1973. Voici les auteurs d’articles que j’ai relevés. Beaucoup d'articles étant sans signatures.

A ce moment là, le journal du PCF était réalisé par Georges Bastide qui se rémunérait avec la publicité, publicité qui était construite sur des numéros spéciaux pour justifier un fort tirage de l’exemplaire distribuée gratuitement, ce jour là, dans la ville en vedette. Montauban, Castelsarrasin, Moissac et à un moindre degré, Verdun, Beaumont, Valence d’Agen et Caussade étaient les lieux phrases. Ce fait influe sur les signatures.

J’ai choisi 1973 car c’est un moment clef dans l’engagement de Guy Catusse qui cette année là est d’abord le candidat du PCF aux législatives sur le secteur de Montauban (après Pierre Juge, l’historique depuis 1945) puis devient représentant du PCF au Conseil régional sur décision du Conseil général.

Les auteurs d'articles :

 Guy Catusse, Maurice Souleil, André Fontanier, Marcel Guiche, André Mercadié, Grérad Tartanac, Monique Drouilhet, Pierre Juge, Jean-Louis Demeurs, Michel Bonnet, Docteur Escobar, René Souleil, Aimé Henry, Michel Métais, Georges Bastide, Jean Dussol, Gilbert Breton, Marius Souloumiac, Jacques Jambou, Denis Marrou, Rover Vié, Jean Raynal, Jeannette Laguille, Jean Ducros, Elie Cros, Louis Escudié, Françoise Fontanier, Robert Buge, Michel Bonnet.

Radicaux et socialistes en lien avec les élections :

Pierre Laplace, Georges Saubestre, Louis Delmas, Antonin Ver, H. Fontagnère, Jean Daran.

 Un drôle d’histoire africaine

Dans le n° 51 nous apprenons qu’Outel Bono est inhumé à Castelsarrasin. C’est le mardi 4 septembre qu’accompagné de ses amis parmi les lesquels les dirigeants de la fédération du PCF Marcel Guiche et Michel Bonnet qu’il a été inhumé. Il a été assassiné au volant de sa voiture le 26 août à 9 h 30.

Voici aujourd’hui ce que dit Wikipédia de ce Tchadien, Outel Bono :

« Médecin chef à l'hôpital de Fort-Lamy, marié à une Française, sympathisant communiste, Outel Bono, après avoir été contacté par Tombalbaye, président du Tchad, pour proposer des réformes, est arrêté pour complot en mars 1963 par un commissaire français. Il est condamné à mort. Suite à une campagne du PCF, sa peine est commuée en prison à vie. En 1965, il bénéficie d'un régime de semi-liberté et peut reprendre ses activités médicales.

En 1968, il est nommé directeur de la Santé. En stage en France, on l'invite à ne pas rentrer au Tchad, où les arrestations se succèdent. Il est contacté par Djiguimbaye, directeur de la Banque du Développement pour créer un nouveau mouvement politique, le MDRT. Celui-ci vient en France et lui présente son frère dans la franc-maçonnerie (GLNF), Henri Bayonne. Bayonne est en fait colonel en retraite, ancien du BCRA (Bureau Central de Renseignement et d'Action gaulliste) et membre des services secrets. Bono se lie d'amitié avec Bayonne et rédige chez lui un manifeste du nouveau parti. Une conférence de presse est prévue le 28 août 1973. Le 26 au matin, Outel Bono est tué de deux balles de revolver en montant dans sa voiture à Paris. L'assassin s'enfuit en 2 CV. Sa femme, arrivée par avion, sera « chaperonnée » durant huit jours par les époux Bayonne qui l'empêchent de communiquer avec l'extérieur. Nadine Bono parvient néanmoins à contacter Me Kaldor, l'avocat de son mari. Le porte-document de Bono a disparu et son appartement a été perquisitionné en l'absence de Nadine Bono. Alain Bernard, le juge chargé du dossier retient la thèse d'un crime passionnel puis est promu en Corse. Il est remplacé par le juge Pinseau. Un Tchadien, au service des Bayonne, aurait voulu parler. Il meurt d'une « diarrhée ». Thierry Desjardins, journaliste au Figaro, révèle qu'il tient de Hissène Habré que le commandant Galopin, adjoint du colonel Gourvenec, responsable du SDECE à Fort-Lamy, lui aurait avoué l'identité de l'assassin. Ce serait un certain Jacques Bocquel, agent du SDECE, anciennement au service de Bokassa en Centrafrique. Ce Bocquel est interrogé par la police, mais le juge traîne, refuse confrontations et vérifications et conclura finalement par un non-lieu le 20 avril 1982. Nadine Bono va jusqu'en cassation, mais son pourvoi est rejeté. Elle est condamnée à payer les frais de justice au prétexte « qu'elle n'a pas pu prouver qu'il s'agissait d'un assassinat. »

Il semble, si l'on en croit Jeune Afrique qui lui est liée, que Jacques Foccart ait songé, devant la versatilité de Tombalbaye, à jouer la carte Bono. Mais en raison du caractère intraitable de ce dernier, il aurait été éliminé. L'ami Henri Bayonne était un agent du SDECE et les francs-maçons de la Grande Loge Nationale de France (GLNF) ont servi les intérêts néo-coloniaux de la France. En 1975, Tombalbaye est renversé et assassiné, Gourvenec laissant faire. En 1978, Gourvenec meurt d'une indigestion brutale après avoir mangé une pâtisserie, alors qu'en France son ami Jacques Bocquel est interrogé. Dans ses « Mémoires », Foccart renie durement cet agent gênant. 

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