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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 13:36

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Voici un petit retour aux USA hispanique à travers cette peinture d'Enrique Chagoya qui se trouve sur la droite en entrant dans la bibliothèque de San Francisco. On y lit les grands noms de la littérature latino américaine qui furent les plus médiatisés. Comme il est Mexicain on trouve en bonne place Elena Poniatowska peu traduite en France.

Si j'avais à produire une autre peinture je l'intitulerais : Les inévitables oubliés avec Roberto Arlt, J-M Arguedas, Nicanor Para, et quelques autres.

Rien ne destinait cet homme à la peinture. Né en 1953 à Mexico City, son parcours est atypique sauf que comme beaucoup de Mexicains il a été aspiré par le grand voisin des USA, où il est devenu un peintre (s'appuyant sur Goya et Orozco par exemple), qui a suscité quelques scandales en montrant des chrétiens de haut rang comme Jésus par exemple, en plein exercices sexuels. Un artiste qui gagne à être connu et sur ce point internet offre des tas de pistes d'entrée. JPD

 

Voici les noms sur l'œuvre, car ils sont difficiles à lire sur la photo :

Pablo Neruda Ruben Dario            Isabel Allende

Carlos Fuentes Garcia Marquez        César Vallejo

Sandra Cisneros Alejo Carpentier     Jorge Amado

Juan D Bruce Novoa Lydia Carillo    Mario Vargas Llosa

Julio Cortazar

Sor Juana Inès de la Cruz             Jorge Icaza

Claribel Alegria          Juan Rulfo            Jorge Luis Borges

Elena Poniatowska Alvaro Mutis   Rosario Ferré

Roberto Sosa             Ricardo Jaimes Freyre

Mario Benedetti        Octavio Paz            Luisa Valenzuela

Ana Castilo             Gary Soto           Miguel Angel Asturias

José Marti Gabriela Mistral      Pedro Henriquez Urena

Romulo Gallegos               José Benjamin Quitero

Roque Dalton

 

Arturo Roa Bastos

LA PHOTO de l'artiste :

v EnrequeChagoya
 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 13:34

Merci à l'ami qui m'a transmis les données toujours invisibles sur le site de la préfecture du Tarn et Garonne :

Il y aura 712 grands électeurs dont les 2 députés, les 30 conseillers généraux, les 7 conseillers régionaux et les 673 délégués des communes.

Pour Montauban on arrive à 79. Comme il n’y a que 45 conseillers municipaux, le conseil municipal devra désigner 34 délégués à la proportionnelle des résultats des municipales. Donc le fait d'avoir un conseiller en plus pour 800 habitants, ce n'est pas un conseiller en plus des 45 mais avec les 45.

Les doubles casquettes sont remplacées comme par exemple des conseillers généraux maire, ou des députés conseillers municipaux.

La ministre pourra être au rendez-vous car elle est toujours conseillère régionale.

Moissac et Castelsarrasin ont tous leurs conseillers municipaux soit 33 délégués.

Dix communes ont 15 délégués chacune.

Quatre communes ont 7 délégués.

Dix communes ont 5 délégués.

Soixante six communes ont 3 délégués.

 

Cent deux communes ont un délégué.

Qui connaît les tendances des maires peut faire marcher la règle à calcul.

JPD

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 21:36

Le Monde n'a jamais aimé le patron du groupe La Dépêche et le prouve cette fois encore. C'est qu'en effet, il a des raisons… J- P Damaggio

  

LE MONDE | 12.06.2014 à 11h25 • Par Hélène Bekmezian

Au dire d'un haut fonctionnaire travaillant dans le secteur, c'est bien d'un « domaine sinistré » qu'a hérité Sylvia Pinel, la ministre du logement et de l'égalité des territoires, nommée le 2 avril en remplacement de Cécile Duflot. Alors que la loi relative à l'accès au logement et à un urbanisme rénové (ALUR) s'enlise et peine à entrer en application, le secteur reste plus que jamais en crise et la nomination de cette élue radicale de gauche ne témoigne pas d'un grand volontarisme du gouvernement sur le sujet.

Au sein de la majorité, cette diplômée en droit de 36 ans est loin de faire l'unanimité, et rares sont les collègues prompts à la défendre. A l'évocation de son nom, les uns font la moue quand d'autres se mettent carrément à rire ; pour tous, il est simplement évident que Sylvia Pinel ne doit son portefeuille – ou presque – qu'au fait d'être femme, radicale de gauche et proche de Jean-Michel Baylet, le président de son parti. Et au fait que ce dernier a été mis en examen la veille du remaniement, empêchant son entrée au gouvernement. Comment expliquer autrement qu'elle ait été l'une des rares de l'équipe Ayrault à être promue à la faveur de la nomination de Manuel Valls à Matignon, passant de ministre déléguée à l'artisanat, au commerce et au tourisme à ministre de plein exercice chargée d'un large domaine ? D'autant qu'elle était loin d'avoir brillé dans ses précédentes fonctions.

La grogne avait éclaté à l'été 2013 : les « poussins », un collectif d'autoentrepreneurs hostiles au projet de loi qu'elle préparait, mènent alors la fronde et mettent la ministre en difficulté. « Le simple fait qu'on ait émergé montre qu'elle a raté sa mission », assure Grégoire Leclercq, président de la Fédération des entrepreneurs, qui se souvient de rendez-vous « lunaires » avec une ministre figée sur la feuille de route donnée par Matignon : « On s'asseyait autour de la table, elle ouvrait son cahier, lisait un discours pendant quinze minutes en donnant son point de vue, puis nous demandait de réagir. »

A la rentrée, le dossier est confié en urgence au député socialiste Laurent Grandguillaume qui, en l'espace de deux mois, met tous les acteurs autour de la table et atteint une solution de compromis saluée par tous. « Il a réussi à trouver un point d'équilibre que je n'avais pas eu le temps de trouver », se défend Sylvia Pinel, quand Jean-Michel Baylet vole à son secours en dénonçant « les lobbies et les poujadistes » qui graviteraient autour de ce ministère.

 

DES « AMIS » DU « PRÉSIDENT BAYLET »

Entre le sénateur du Tarn-et-Garonne au caractère bien trempé et la ministre discrète, voire farouche, c'est une histoire qui remonte à presque toujours. Les parents, Michel et Nicole Pinel, étaient tous deux élus locaux et des « amis » du «président Baylet », comme l'appelle Sylvia Pinel. Une famille modeste, des parents exploitants agricoles, une « volonté farouche de s'en sortir et une ardeur au travail », assure Jean-Michel Baylet.

Rien d'étonnant, donc, à ce que le président du conseil général du Tarn-et-Garonne l'embauche à ses côtés, à 24 ans, avant de la promouvoir chef de cabinet puis de l'imposer pour les élections locales. Elue députée en 2007 à 750 voix près, Sylvia Pinel échoue aux cantonales de 2011 avant de se faire réélire en 2012, avec 60 % des suffrages, face à une candidate du Front national. Elle entre à l'Assemblée « en continuant à rembourser [ses] prêts étudiants », mais en sort sans laisser de souvenir mémorable, et elle-même n'en tire comme première fierté que de s'être « battue pour la reconnaissance des groupes parlementaires minoritaires à l'Assemblée ».

Investie dans la campagne de François Hollande en 2012, la jeune députée a d'abord traversé « un petit moment de panique » quand, une fois élu, il lui a proposé d'entrer au gouvernement. Là encore, sur les conseils de Jean-Michel Baylet qui considère d'ailleurs que la jeune femme « fait partie des gens qui seraient légitimes pour accéder à la présidence du PRG ».

Si Sylvia Pinel assure ne pas être totalement étrangère aux questions de logement, sa nomination n'a pas enthousiasmé les foules. « Sur le coup, j'étais effondré », raconte un haut fonctionnaire du secteur qui se demande encore « pourquoi le président n'a pas choisi Thierry Repentin qui était la personne dont on avait besoin ». Spécialiste du sujet, ce dernier était ministre des affaires européennes dans le gouvernement Ayrault, poste dont il a été débarqué pour laisser la place à Harlem Désir.

Même si Matignon semble vouloir piloter en direct le logement, « il faut un ministre fort », insiste Christophe Caresche, député PS spécialiste du sujet, qui attend les mesures de simplification que doit bientôt présenter la ministre. « C'est un risque important de la mettre à ce poste. On sent que c'est une femme sous pression », reprend un haut fonctionnaire.

 

De son côté, Sylvia Pinel entend les critiques mais assure ne pas être « déstabilisée ». « La vie politique est faite de jaloux. Il est normal que les radicaux aient une place et ce n'est pas moi qui vais combattre la parité », répond-elle. Il est vrai qu'après le départ des écologistes l'exécutif se retrouve bien obligé de recomposer et de consolider une majorité avec ce qu'il a. Quitte à mettre en péril un secteur-clé de l'économie française.

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 10:28

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Parce que parfois il faut prendre du recul pour étudier l'extrême-droite, je me suis plongé, voici déjà dix ans dans le livre du Mexicain, Octavio Rodriguez-Araujo traduit aux Editions Atalante : Droites et extrêmes droites dans le monde. Un titre ambitieux mais un livre bien utile.

Ce libre m'a poussé vers deux autres jamais traduits, du journaliste Alvaro Delgado devenu spécialiste de la question du Yunque, une forme politico-religieuse de l'extrême-droite mexicaine.

L'existence de cette organisation était niée depuis toujours jusqu'au premier livre de Delgado en 2003 qui a pu rassembler les témoignages d'anciens membres, et qui a fait scandale car le PAN gouvernait le pays, après avoir mis un terme à la longue domination du PRI et qu'il se révélait être fortement infiltré par el Yunque.

Un an après Delgado pouvait compléter le dossier avec le livre dont j'achève la lecture et dont la couverture orne cet article.

Là j'y apprends que cette secte catholique d'extrême-droite a eu comme inspirateur un français qui a passé sa jeunesse en Tarn et Garonne sur la petite commune de Montalzat.

Et après vérification Jean Ousset mérite le détour quand on s'intéresse aux liens entre catholicisme d'extrême-droite et intervention politique. Il a écrit beaucoup de livres : Pour qu'IL règne a eu 50 éditions !

Jean Ousset est né en 1914 à Porto et il est mort le 20 avril 1994 ; il passe sa jeunesse en Tarn et Garonne, chez ses grands-parents.

Son influence a touché l'Espagne, l'Italie et donc aussi le Mexique et bien d'autres pays. Il avait fondé une organisation Cité Catholique.

Depuis l'arrivée au pouvoir du PAN, le Mexique connaît un phénomène qui efface en partie le Yunque : le crime organisé qui est pour moi une forme d'extrême-droite.

Pour l'anecdote, après son évasion d'Allemagne où il était prisonnier (1940-1942), Jean Ousset va se mettre au service de Vichy où il sera un temps le collègue de François Mitterrand. J-P Damaggio

 

 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 10:26

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135 pages, format 16x21, 50 photos couleurs, 15 euros

Marie-France Durand et Jean-Paul Damaggio vous propose ce livre qui permet de suive le voyage au jour le jour (avec conditions pratiques précises), et qui se complète de réflexions synthétiques.

Le voyage concerne la ville de San Francisco puis une boucle dans le Sud-Ouest des USA : Beaty-Vallée de la mort, Williams-Grand Canyon, Santa Fe, Mesa Verde, Moab, Kanab et Las Vegas.

 

Quelques éléments de ce blog donnent un éclairage sur le contenu du livre. JPD

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 17:47

Pour le moment la préfecture du Tarn et Garonne ne donne pas le nombre de délégués par commune pour une élection qui a lieu le 20 juin ! Si je comprends bien la répartition générale on peut imaginer 125 délégués pour Montauban avec proportionnelle. JPD

 

Tableau récapitulatif des délégués des conseils municipaux

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:34

Pendant la guerre, Verfeuil a continué son combat pacifiste d'avant la guerre. Je crains que les commémorations autour de la guerre 14-18 n'effacent ce combat dont les données sont déjà si peu connues. Ici nous avons un texte de Verfeuil (il est seulement censuré en partie ; par la suite ses écrits seront le plus souvent totalement censurés) que le Midi socialiste accepte de publier. Comment renouer les fils de l'Internationale ? Pour les pacifistes l'essentiel restera le cas de l'Alsace-Lorraine. En cas de victoire s'agit-il d'un butin de guerre ? Faudra-t-il laisser les habitants décider ? Pour l'écrire autrement : comment faire que les conditions de la paix ne conduisent pas à une autre guerre ? JPD

 Le Midi socialiste 18 février 1916

ASSEZ D'EQUIVOQUE

La reprise des rapports internationaux est, plus que jamais, à l'ordre du jour, malgré la décision du Congrès de Noël [congrès du PS]. C'était à prévoir. On ne résout pas avec des phrases plus ou moins filandreuses un problème de cette gravité. Surtout quand, à la longueur et à l'obscurité des phrases, on ajoute, par surcroit, la contradiction. Prenez le manifeste du Congrès national, dont majoritaires et minoritaires essayaient de tirer parti à qui mieux mieux. Il est plein de contradictions : contradiction sur la question de la paix ; contradiction sur la question de l'Alsace et la Lorraine ; contradiction enfin sur la question des rapports internationaux. J'en passe, pour ne relever que les principales.

 Au sujet de la paix, le Manifeste dit ceci : ""Le Congrès déclare adhérer, en vue d'une paix non séparée, aux paroles de M. Asquith à la Chambre des Communes ainsi conçues : "Les gouvernements de France, Russie, Japon, Italie et Angleterre se sont engagés mutuellement à ne pas conclure de paix séparées. Si des propositions de caractère sérieux, en vue de la paix générale, étaient faites par les gouvernements ennemis, directement ou par des intermédiaires neutres, elles seraient d'abord discutées entre les gouvernements alliés. Jusqu'à ce que cela se produise, je ne puis faire aucune promesse. Dès que des propositions de paix seraient faites, le désir du gouvernement serai d'en faire part au Parlement le plus vite possible.""

C'est très bien, et cela nous donne dans une certaine mesure, satisfaction. On ne peut véritablement pas demander davantage, aux gouvernements.

 Malheureusement, le Manifeste dit autre chose - qui est tout le contraire de ce que je viens de reproduire. Il dit, dans son ,premier paragraphe même : "Le Parti socialiste est, avec toute la France, entré dans la guerre sous le coup de la plus brutale agression, pour une œuvre de défense nationale exclusive de tout dessein de conquête et d'annexion. Il demeurera dans la guerre tant que le territoire n'aura pas été libéré, tant que n'aura pas été brisée la tentative d'hégémonie dont l'agression a été le signe et la preuve, tant que n'auront pas été assurées les conditions d'une paix durable."

 

[GROS BLANC  DE LA CENSURE]

 

C'est ce qu'a répété, l'autre dimanche au Pré Saint-Gervais, avec beaucoup de netteté, le citoyen Vanderfelde : "On ne discute pas avec l'ennemi aussi longtemps qu'il occupe votre territoire." Ces paroles, nous les répétons : nous voulons la paix, mais nous ne "discuterons jamais avec l'envahisseur aussi longtemps que notre territoire sera occupé."

 

[GROS BLANC  DE LA CENSURE]

 

Ce droit rétabli, dit le Manifeste de Noël, la France saura se montrer prévoyante et juste en demandant à l'Alsace-Lorraine elle-même d'affirmer à nouveau, solennellement, comme le firent ses représentants à l'assemblée de Bordeaux, sa volonté d'appartenir à la communauté française."

 

[GROS BLANC  DE LA CENSURE]

 

Il y a enfin la question des rapports internationaux. Et là encore c'est la contradiction et c'est peut-être aussi la mauvaise foi.

Ainsi, le Parti socialiste français, ayant à envisager s'il y a lieu de reprendre les relations internationales et par là même, les rapports avec la section allemande, lie la reprise de cette activité à des actes : clairement et sans ambigüités la social-démocratie devra redonner force et vie aux principes dès longtemps fixés par l'Internationale ; Répudiation de l'impérialisme et des politiques de conquête ; Affirmation du droit pour les peuples à disposer d'eux-mêmes et, pour les nationalités ou fractions de nationalités violentées, à fixer elles-mêmes leur statut ; Protestation contre la violation du droit international et des neutralités placées sur la garantie de l'Europe.

 C'est lorsque ces affirmations auront été faites non seulement comme formule de résolution mais comme règle vivante d'action contre le gouvernement impérial ; c'est seulement lorsque des actes décisifs auront été accomplis par la social-démocratie ou par la "minorité opposante " que la reprise des relations pourra être envisagée."

Ce sont là beaucoup de conditions à le reprise des rapports internationaux. Mais si nombreuses et d'ailleurs si naturelles qu'elles soient, je dis qu'elles sont superflues parce qu'elles sont -- et parce qu'elles étaient déjà au Congrès de Noël -- réalisées.

Les socialistes majoritaires d'Allemagne aussi bien sinon avec autant de véhémence que les minoritaires, ont répudié l'impérialisme et les politiques de conquête ; ont affirmé le droit pour les peuples à disposer d'eux-mêmes et pour les nationalités ou, fractions de nationalités violentées, à fixer elles-mêmes leur statut ; ont protesté. -- si tardivement que cela soit - contre les violations du droit international et des neutralités. Scheidermann lui-même a réclamé le rétablissement de la Belgique dans son sol intégral. Il a d'ailleurs fait au Reichstag le discours, qu'a fait Renaudel au Palais Bourbon avec, en plus, l'affirmation pacifiste conforme peut-être aux intérêts allemands mais à coup sûr aux résolutions de tous nos congrès et à la doctrine socialiste elle-même.

 Et en admettant que l'attitude des majoritaires allemands soit suspecte ; en admettant qu'ils se séparent de nous sur la question d'Alsace-Lorraine notamment, est-ce une raison pour refuser de reprendre les rapports avec, tout au moins les minoritaires ? Avec ceux-là nous sommes d'accord je suppose. Ils ont accompli ces "actes décisifs" réclamés par le Congrès de Noël. Vingt députés minoritaires ont voté, le 21 décembre, contre les crédits de guerre demandés par le gouvernement impérial.  Vingt-quatre se sont abstenus, ce qui fait quarante-quatre, près de la moitié du groupe parlementaire socialiste allemand, qui se sont désolidarisés de la politique impérialiste. Et ces quarante quatre représentent en réalité, non pas la minorité de la social-démocratie, mais la majorité. Tandis que les 66 députés majoritaires représentent d'après la statistique des élections de 1912, 366.375 membres organisés du Parti et 1.872.058 électeurs, les 44 représentent 805.674 organisés et 1.380.950 électeurs, soit la majorité des électeurs sociaux-démocrates et la moitié des membres du Parti.

Ça ne vous suffit pas ? Alors il faut s'expliquer ; il faut dire. « clairement et sans ambigüité " ce que vous voulez, ce que vous exigez, ce que vous attendez. Il faut nous préciser ce que vous entendez par « actes décisifs ». La Révolution allemande ? Alors, pourquoi ne pas le mettre dans le manifeste ? Nul, plus qu'a nous ne la souhaite Elle résoudrait bien des difficultés d'ordre national et international, dissiperait bien des malentendus et apaiserait bien des haines. Mais nous ne voulons pas attendre la Révolution allemande pour renouer les rapports internationaux. Elle est hypothétique et, en tout cas lointaine. Et si nous exigeons des Allemands une révolution politique, pourquoi n'exigeraient-ils pas de nous qui avons déjà franchi ce stade, une révolution économique - la révolution sociale pour tout dire ?

Nous voulons la reprise des rapports internationaux "dans le plus bref délais possibles", pour me servir, de la formule - abandonnée - de Longuet. Nous la voulons parce que l'Internationale ayant recouvré "force et 'vie" peut avoir une influence heureuse sur la conclusion de la paix qu'on fera bien entendu, sans nous dans tous les cas, mais qu'on fera aussi contre nous si nous restons désunis, c'est-à-dire impuissants. Nous la voulons parce que les résolutions de tous nos Congrès nous font une impérieuse obligation de la réclamer et que nous ne considérons pas les résolutions de nos Congrès comme des « chiffons de papier » pour parler le langage de M. de. Belthmann-Holveg ou comme des "formules" pour parler celui de Renaudel.

Il semble que les diverses sections de l'Internationale se soient saisies de nouvelles propositions tendant à la réunion d'une Conférence ou, tout au moins, du B. S. I. [direction de l'Internationale] Nous verrons si, cette fois encore, la C A.P, [direction du PS] repoussera, d'elle-même et sans consulter le Parti, ces propositions. Qu'on n'invoque pas la décision de Noël. Elle n'a résolu rien du tout. Il faut que le Parti se prononce de nouveau et, cette fois, catégoriquement. L'équivoque a trop duré

 

Raoul VERFEUIL

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:30

Dans le cadre de la préparation des élections sénatoriales nous avons découvert cette lettre imaginée - et presque vraisemblable - d'Hubert Gouze. Le passé ne fait pas toujours bon ménage avec le présent. JPD

 

Fédération du Parti socialiste

Tarn et Garonne

 

Monsieur le Secrétaire national aux élections

10, rue de Solférino 75007 PARIS

 

Montauban, le 15 mai 1986

 

Cher camarade,

Le Tarn-et-Garonne compte au total deux sièges de sénateurs. Du fait d’un accord national passé entre le MRG [aujourd'hui PRG], et le Parti Socialiste, notre parti risque d’être absent pour longtemps de cette consultation électorale, en dépit de son poids politique dans le département.

Le Conseil fédéral de la fédération de Tarn-et-Garonne qui s'est réuni le 5 mai 1986 à Montauban a exprimé, à l'unanimité des suffrages, le souhait qu’il y ait au premier tour deux candidatures socialistes avec retrait pour un accord de second tour. Au vu des résultats aux élections municipales de 1983 et législatives de 1986, cette demande semble stratégiquement judicieuse aussi nous allons présenter deux candidats : Robert Descazeaux et Jean Carla.

Restant à ta disposition pour toute précision, je te prie d'agréer, cher secrétaire, l'expression de mes amitiés socialistes.

 

Le député maire de Montauban Hubert Gouze

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 10:29

Ibiscus.JPG

 

L'été approche et depuis deux mois le jardin marque des points. Cette année tout est en avance. D'abord les cerises suivies des guignes nous ont bien occupés. Quelques pieds de tomates, voici déjà quinze jours, apportent leurs fruits. Les fraisiers sont beaucoup moins à la hauteur ! Les abricots restent rares et quant aux mirabelles, le vent a cassé une belle branche. Le succès majeur reste sans doute le pied de vigne. Si je l'arrose assez, les premières grappes devraient être splendides dès le 15 juillet.

 

En attendant une belle surprise est venue d'un ibiscus qui semblait en mauvaise forme… JPD

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 19:57

Il n'avait pas vingt ans quand il publia son livre de poèmes. Le critique du journal Les Temps nouveaux en fait ici une critique. Il n'a pas tort mais le souci artistique a toujours été second chez l'auteur dont l'impatience était plutôt politique. Nous rappelons les liens internet à trois poèmes pour que le lecteur se fasse une idée. Jean-Paul Damaggio

 

Les Temps nouveaux 18 mai 1907 (ex-journal la Révolte)

LES POÈTES Il y a quelque immodestie à livrer son effigie au public quand elle accompagne un aussi modeste essai de vers que les Fleurs d'Avril(1) de M. Raoul Verfeuil. M. Raoul Verfeuil, dont la physionomie est évidemment celle d'un adolescent, aurait dû réserver pour le volume qu'il publiera, peut-être, dans dix ans, la reproduction du bas-relief qui illustre, aujourd'hui, son mince recueil de poésies et, jusqu'à un certain point, l'excuse. Si les poètes attendent parfois trop longtemps avant de pouvoir faire éditer leurs œuvres, il est vrai qu'ils ne laissent pas, de temps en temps, de prendre leur revanche, en jetant prématurément dans la cohue littéraire, le résultat de leurs toutes premières inspirations. Je n'aime pas, en général, les enfants prodiges. Je m'en méfie, même quand ils s'appellent Victor Hugo, et je crois que, plus la culture scientifique conquerra le monde, plus je serai justifié de m'en méfier. Aussi bien, comme dit une vieille chanson : Le mois de mai ne porte pas de mûres. Les vers de M. Raoul Verfeuil le prouveraient, si on en doutait. Ils sont, ces vers, ni meilleurs ni pires que ceux que nous avons tous faits, sur les bancs du collège ou ailleurs, entre quinze et dix-huit ans, mais que nous avons soigneusement déchirés ou brûlés, un peu plus tard. C'est assez dire qu'ils manquent de fond. Comme forme, ils permettent d'espérer du talent de leur auteur, mais on ne saurait caractériser quelle espèce de talent. Avouer cela, c'est déclarer que la facilité même dont ils témoignent est impersonnelle, et c'est répéter ce que je disais plus haut : que M. Verfeuil a par trop mis d'empressement à se vouloir faire connaître.

 Les liens :

Fleurs d'avril

Ballade en l'honneur des gueux

 

Le poète et e peuple

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