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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 21:14

neofato.JPG

Nous avons déjà souvent évoqué la question : voir ICI.

Une question qu'il ne faut pas simplifier.

Mais ceux qui hier semblaient une minorité, voilà que l'abdication du roi fait refleurir plus massivement le drapeau aux trois couleurs. Même le journal mexicain La Jornada évoque le phénomène que vous pouvez croiser en photos sur le site de l'ami de Huesca Carlos :Les trois couleurs espagnoles

 

Des photos qui évoquant la manif du 2 juin à Huesca. J-P Damaggio

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 16:35

Le débat sur le découpage de la France ne dit pas son nom quand il s'agit en fait du débat sur les futures capitales c'est-à-dire les métropoles.

 Voici donc la liste par nombre d'habitants des 20 premières villes de France et la région qui va avec le découpage Hollande

 1        Paris (75)   2125851  (Ile de France)

2.      Marseille (13)     797491 (Sud-Est)

3.      Lyon (69)  445274 (Auvergne Rhône-Alpes)

4.      Toulouse (31)     390301  (Midi)

5.      Nice (06)   343123      (trop mal située)

6.      Nantes (44)        270343 (Pays de Loire)

7.      Strasbourg (67)  263941 (Est)

8.      Montpellier (34) 225511  (capitale perdue ?)

9.      Bordeaux (33)    215374 (Sud-Ouest)

10.    Rennes (35)        206194 (Bretagne)

11.     Le Havre (76)     190924 (Normandie)

12.     Reims (51) 187181 (Picardie Champagne Ardennes)

13.     Lille (59)    184647 (Nord)

14.     Saint-Étienne (42)       180438

15.     Toulon (83)        160712

16.     Grenoble (38)     153426

17.     Angers (49)        151322

18.     Dijon (21)  150138 (Bourgogne Franche-Comté)

19.     Brest (29)  149649

20.    Le Mans (72)

 Il faut descendre à la place 48 pour trouver Poitiers (83 000) (région centre)… mais Limoges est largement avant : 133 000 habitants. Capitale difficile à fixer comme en Normandie où entre Rouen et Caen, si le Havre peut faire l'équilibre, ça veut dire reconstruire ailleurs les institutions.

 Je ne vais pas mettre en face les noms des caciques socialistes.

 Pour le cas de Montpellier on peut évoquer le faux calcul que celui des métropoles, et donc la fausse politique.

En Languedoc Roussillon il y a trois villes majeures :

Montpellier - Perpignan (105 000) et Nîmes (133 000).

En Midi Pyrénées Toulouse capte tout et crée un désert autour, au-delà de la grande banlieue.

Regarder une ville ou l'ensemble du territoire c'est deux façons de concevoir la politique. Montpellier n'a donc pas dit son dernier mot. JPD

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 14:39

Voici un lien utile pour les amis du grand barcelonais au sujet de son dernier grand poème

Ciudad de Vazquez Montalban

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 18:22

Raoul Verfeuil était en Tarn et Garonne en 1921. à suivre. JPD

 

L'Humanité 11 octobre 1921

 

Dans la deuxième quinzaine de mai, notre-ami Raoul Verfeuil, délégué permanent du Parti, était envoyé par le secrétariat dans le Tarn-et-Garonne pour y effectuer une tournée de propagande. Les résultats de cette tournée qui aboutit à la constitution de plusieurs. nouveaux groupes, déplurent sans doute aux autorités gouvernementales judiciaires, car une instruction fut ouverte aussitôt par le parquet de Montauban où de simples auditeurs furent convoqués, questionnés, cuisinés pour savoir si. Verfeuil n'avait pas tenu des propos susceptibles de déchaîner les pires bouleversements politiques ou sociaux. Après quatre maos et demi d'enquêtes et de contre-enquêtes notre ami vient d'être inculpé de provocation de militaires à la désobéissance.-non pas pour avoir prononcé des discours séditieux, mais tenez-vous bien pour: avoir distribué au cours de deux réunions, le tract du. Parti Intitulé « aux jeunes gens! » C'est d'un ridicule qui fut rarement dépassé.. Le tract en question, ne contient naturellement aucune provocation, de quelque nature qu'elle soit. Le Comité directeur qui l'a signé et diffusé, n'a jamais été inquiété, pas plus que l'imprimeur, et il faut au parquet de Montauban une imagination singulièrement maladive ou crapuleuse pour en faire un document de propagande anarchiste. Car c'est en vertu, des lois sur les menées anarchistes que Verfeuil est poursuivi. Me Henry Torrès, qu'il a choisi pour défenseur, saura rappeler à la pudeur ceux qui ont pris l'initiative de ces poursuites aussi imbéciles qu'odieuses.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 10:11

Voici deux articles du Populaire, quotidien qui deviendra celui du PS après la scission, qui donnent un aperçu de la mutation de ce parti avant et après la scission de 1920. JPD

 

Le Populaire 12 mai 1918 :

 CARNET d'un commis - voyageur en socialisme

DANS LE TARN-ET-GARONNE

Une petite fédération que la guerre a arrêtée dans son développement. Un département rural, dans lequel la bataille électorale d'avril 1914 avait éveillé de nombreuses sympathies. Depuis la guerre, il semble qu'on se soit un peu endormi, là-bas. On s'est contenté de maintenir les sections déjà vieilles : la plupart des groupes nouveaux ont disparu et il ne reste guère qu'une centaine de camarades organisés à travers tout le département.

De bons militants, d'ailleurs, instruits des choses du Parti. Des minoritaires de la première heure, informés, persévérants, irréductibles. C'est le pays de notre ami Verfeuil : comment n'y serait-on point internationaliste et lutte de classe ?

Je n'y ai tenu que deux réunions : l'une publique à Beaumont-de-Lomagne, l'autre privée, à Montauban. Oserai-je dire à nos amis de Beaumont que je ne conçois pas comme eux la propagande en ce moment ? Il ne s'agit pas de faire des réunions à grand orchestre, où l'on convoque plus spécialement les notabilités du chef-lieu : juge de paix en tête. Un public nombreux et mêlé s'y presse, qui écoute plus ou moins distraitement un discours quelconque, que le propagandiste d'ailleurs s'efforce de faire quelconque dans l'impossibilité où il se trouve de serrer de près les questions... Puis la séance est levée, chacun s'en va dormir là-dessus. Autant en emporte le vent.

Combien est préférable la petite réunion intime, à laquelle ne sont invités que les sympathiques ! On tâche d'en amener une douzaine, deux douzaines. Le permanent les renseigne sur la vie du Parti et la politique internationale, il cherche à les y intéresser, il s'efforce de leur montrer l'importance de telle ou telle action et surtout il s'attache à les entraîner dans l'action. Il est bien rare qu'à l'issue d'une réunion semblable, on ne puisse constituer une section ou recruter des adhérents nouveaux au Parti.

Voilà une propagande utile ; c'est la seule, à mon sens, qui dans les circonstances actuelles puisse donner des résultats. Nos camarades de Montauban l'avaient du reste compris. Ils étaient une cinquantaine de militants ou d'invités à la réunion organisée par le groupe, qui fut de tous points excellente. Les camarades un peu éloignés du centre n'ont pas besoin de discours : ils cherchent surtout à savoir. Que fait-on, là-bas, à Paris ? Que dit-on ? Que pense-t-on ? Comment le Parti envisage-t-il les derniers événements diplomatiques, militaires, intérieurs ? Voilà les questions qui se pressent à leurs lèvres. Une longue harangue sur la Société des Nations les intéresse médiocrement. Ils veulent être renseignés. N'est-ce pas au propagandiste de les renseigner, de mettre au point les critiques, d'éclairer l'action du Parti à la lumière des faits quotidiens, de mieux armer, somme toute, pour les discussions de chaque jour les hommes de bonne volonté qui dans la lointaine province essayent de faire rayonner autour d'eux la pensée socialiste ?

Quoi qu'il en soit, il y aurait beaucoup à faire dans le Tarn-et-Garonne. A Castelsarrasin d'importantes usines métallurgiques se sont créées depuis la guerre. Il y a là un très important contingent d'ouvriers : on n'y trouve encore ni syndicat, ni groupe socialiste. Cependant, c'est le propre fief de Verfeuil... Si notre camarade ne veut pas être décrété d'accusation qu'il se dépêche donc d'aller faire un tour à Castelsarrasin : même dans les plus importantes communes rurales de l'arrondissement, il est possible malgré la guerre, d'organiser des sections nouvelles ou de reconstituer celles que la mobilisation a mises en sommeil. Les paysans commencent à comprendre que les adversaires du socialisme les ont soumis depuis des années à un bourrage de crânes intensif et imprudent. Ils nous sont moins hostiles ; beaucoup même parmi les vieux républicains des pays ruraux deviennent de plus en plus sympathiques à notre Parti. C'est un état d'esprit nouveau dont il nous faut savoir profiter, dans l'intérêt de notre recrutement actuel et aussi pour préparer l'avenir. Louis-Oscar FROSSARD.

Le Populaire 1921 (la date exacte m'échappe)

DANS LE TARN-ET-GARONNE

 Dans cette petite fédération (300-cartes), les communistes aussi font du bluff. À deux reprises ils ont, dans l'Humanité, fait passer des communiqués erronés. Il est faux que toutes les sections aient adhéré au Communisme puisque déjà, dans toutes les sections, nous avons groupé le tiers des cotisants de 1920 et puisque nous avons la majorité de Castelsarrasin, Moissac et Saint-Nicolas. A Montauban, nous sommes partagés. Le secrétaire fédéral communiste, qui émarge pour 20.000 francs au budget de l'Etat affirme que nous sommes tous des demi-bourgeois, et qu'aucun ouvrier n'est avec nous. Les demi-bourgeois prouveront sous peu à ce quart de révolutionnaire que l'élément ouvrier est représenté à la S. F. I. O.

Notre propagande active continue et nos espoirs se réalisent. Les camarades se réjouissent, de la prochaine venue de Couteaux, député du Nord. Le bureau fédéral est constitué comme suit : L. Deilles, secrétaire ; Richard : trésorier.

Le siège de  la Fédération est au Cercle Socialiste, 7, place du Coq.

      Parmi les élus sont adhérents : Barrière, Deslandes, Desquines, conseillers municipaux à Montauban ; Vignols, adjoint au maire à Bessens ; Gibily, conseiller municipal à Lavit.

 

Voicvi les articles de l'Huma auxquels il est fait référfence :

L'Humanité Montauban 23 janvier 1921

Au congrès du Tarn et Garonne, malgré la campagne de quelques dissidents montalbanais, tous les groupes acceptent les conditions de Tours et la discipline de parti sauf Castelsarrasin, avec ses douze adhérents qui reste dans l'expectative. Les délégués du départements sont enthousiastes. On fait de nouvelles adhésions : de nouveaux groupes sont constitués. Le congrès a désigné son bureau : Monsarrat, Gros, Vidal, Tesseyre, Coignon, Terrieux, conseiller municipal, Dr Dandrieu conseiller municipal. Le congrès s'est séparé au chant de l'Internationale. Lacerissie

 L'Humanité 16 mai 1921 Congrès fédéral

Le congrès dans son étude des statuts du parti a pris diverses résolutions concernant : les engagements, les candidats aux élections, la représentation des élus au comité directeur et l'étendue de l'autorité interfédérale à donner à notre organisation.

Les citoyens Coignpn, Portal furent désignés comme délégués titulaires et Vernochet comme délégué suppléant. Le nombre de cartes distribués au 31 mars était de 260.

 

Les groupes de Montauban, Valence, Verdun, Laguépie étaient représentés : c'était fait excuser : Beaumont, Moissac, Verfeil etc. Le Congrès présidé par le citoyen Courdy de Valence fut d'une belle tenue. L

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 10:03

Document inachevé mais je communique ainsi 

Olympe de Gouges aux Amériques, Jean-Paul Damaggio

 Avec Tina Modotti, janvier 2005

Avec Ramona la Zapatiste, 23 janvier 2006

Avec Valentina Palma à Atenco, 3 mai 2006

Avec Lila Downs à Oaxaca, 11 septembre 2006

Avec Dora María Téllez, 1er janvier 2007

Avec Rigoberta Menchú, 15 mars 2007

Avec Lori Berenson au Pérou, Avril 2009

Avec Francesca Gargallo, Le féminisme théorique

Document : Article sur Olympe de Gouges en 1991 dans Tr’Oc.

 

 

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 10:01

 

 galeano_photo-copie-1.jpg

 « Chaque assassinat révèle l’inexistence de l’humanisme. La société est intéressée par le mort du fait qu’on peut trouver l’assassin et lui imposer une punition « exemplaire ». Aussi s’il est impossible de trouver l’assassin, le mort perd tout intérêt, comme l’assassin. »

Vazquez Montalban dans Les mers du sud

 

Ce zapatiste qui, pour la première fois, apparaît sans passe-montagne, tourne une page de l’histoire du Chiapas. Et parce que, le propre des zapatistes est d’échapper à l’idéologie dominante – en se fixant leur propre calendrier entre autre chose – il leur fallait trouver un moyen spécifique pour réagir face à l’assassin.

Vazquez Montalban, auteur de polars, y démontre que l’essentiel n’est pas de trouver l’assassin mais d’honorer la victime, même s’il s’agit d’un milliardaire, honorer la victime en tant que conséquence d’une histoire.

Si on tente de développer un humanisme (pas celui de l’humain d’abord) alors il faut essayer d’inverser la dialectique entre l’assassiné et l’assassin, entre le corrupteur et le corrompu, entre …

Remettre le monde sur ses pieds, ça commence par assumer la terre où l’on pose ses pieds. Or cette terre est constituée autant d’illusions que de réalités ! Les illusions que suscite l’humanisme peut inciter à le jeter par la fenêtre et même à théoriser ce rejet. Or toute l’histoire qui n’est rien d’autre que l’histoire de la lutte des classes, c’est la quête de plus d’humanité, donc de moins d’assassinat.

 En guise de réalité, l’homme est obligé d’admettre qu’il n’y aurait pas de vie sans la mort, mais ce fait n’oblige personne à ôter la vie à quelqu’un, avant l’heure. Sur nos écrans nous venons de voir des veuves de mineurs tués en Turquie, des veuves qui considèrent que leurs maris ont été assassinés par les pouvoirs en place. L’injustice tient au fait qu’il s’agit d’hommes qui auraient pu faire encore tant de choses.

Frapper les coupables, n’est qu’une conséquence parmi d’autres de cette autre conséquence que sont d’abord les victimes.

 Les zapatistes ont décidé que Galeano qui pouvait faire encore tant de choses devait rester parmi eux, et il restera vu que le sous-commandant peut disparaître !

Chaque fois qu’on pointera l’absence de Marcos, on pensera à Galeano !

 Le même sous-commandant a honoré la mort de la commandante Ramona mais cette mort était une mort naturelle due à la maladie, elle ne fut pas une victime même si parfois les maladies ont leurs coupables. Elle vit encore dans les mémoires car il faut soigner nos mémoires (d’où l’œuvre de Vazquez Montalban) mais de manière moins forte que Galeano. Dans le texte « entre ombre et lumière » il est question de l’assassin qu’il va falloir trouver et punir (et promesse est faite qu’il sera « démasqué ») mais l’essentiel c’est la victime, l’histoire de la victime, une victime qui a été repérée et exécutée en connaissance de cause. JP Damaggio 

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 09:59

 

 association-des-maires.jpg

Après les municipales, l’élection du nouveau bureau de l’association des maires était une belle occasion pour faire le point de la situation :

Président : toujours Francis Labruyère de Villemade

Vice-présidents : Bernard Pezous (La Salvetat), Claude Véril (Belvèze) et Michel Meesseman d’Orgueil

Secrétaire : Marie-Thérèse Vissières (Boudou) avec comme adjoint Jean-Claude Toulouse du Mas-Grenier

Trésorier : Charles Malmon Montastruc et avec comme adjoint Maurice Correcher de Nègrepelisse

 

Voilà comment celui qui a battu un des bras droits de Jean-Michel Baylet, à savoir Jean Cambon, devient très vite un des piliers de l’association des élus ! Or c’est entendu, dans ce bureau, on n’y trouve que des amis du président du conseil général… qui bien sûr restent libres de leurs idées, si elles ne nuisent pas au pouvoir central.

 

Pour le Conseil d’administration les portes sont forcément plus ouvertes quand on note la présence de François Bonhomme pour le canton Caussade. En plus, pour chaque autre canton, il y a les maires de Donzac, Gimat, Brassac, Castelsarrasin, Caylus, Orgueil, Montastruc, Saint-Juliette, Auty, Montbartier, Labastide de Penne, Vaissac, Saint-Antonin, Saint Nicolas, Pommevic  et Villebrumier.

Un « effort » est fait pour assurer la présence de présidents de trois intercommunalités : les deux Rives avec Jean-Michel Baylet, Terrasses et Vallées de l’Aveyron avec Maurice Correcher et le Grand Montauban avec… Brigitte Barèges.

Pourquoi seulement ces trois ? Castel-Moissac n’est pas assez grand ?

Brigitte Barèges a contesté le fait que Francis Labruyère soit là pour le canton de Montauban. Il est le maire d’une petite commune d’un canton montalbanais. J-P Damaggio

 

 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 20:23

Dès que j'ai appris le décès du zapatiste qui se faisait appeler Galeano j'aurais souhaité en parler sur le blog mais la vie ne nous laisse pas toujours le temps que l'on voudrait. Rue 89 a fini par écrire l'article que je voulais écrire. Cliquez ICI.

Les Mexicains ont pour habitude de se moquer de la mort. Les zapatistes se placent du côté de la vie comme la meilleure façon d'honorer les morts dignes d'être honorés.

Dans le texte Entre ombre et lumière (vous pouvez cliquer sur le titre) le sous-commandant Marcos écrit :

"Nous pensons qu'il est nécessaire que l'un de nous meure pour que Galeano vive. Et pour que cette impertinente qu'est la mort soit satisfaite, nous offrons à Galeano un autre nom pour qu'il vive […]. Donc nous avons décidé que Marcos devait cesser d'exister aujourd'hui."

Faute d'avoir pu traduire le dernier texte signé Marcos voici une présentation publiée sur la Jornada que j'aime bien.

Jean-Paul Damaggio

 Gilberto Lopez y Rivas, 30 de Mayo de 2014

Hasta siempre, subcomandante

Masque, hologramme mouvant, manœuvre de distraction, astuce de magie merveilleuse et terrible, jeu malicieux d'un cœur indigène, personnage construit, illusion, médias non-libre, porte-parole et chef militaire ou, quoiqu'ait été le sous-commandant Marcos, jusqu'au jour de sa disparition décidée collectivement, il est sûr que pendant toutes ces années, il a joué un rôle important pour forger et développer l'armée zapatiste de libération nationale (EZLN) et construire le processus d'autonomie qui, sous son hégémonie, s'est installée dans les territoires, avec les cinq conseils de bon gouvernement.

Tout en acceptant que les zapatistes mayas, à tous les niveaux de l'organisation politico-militaire, ainsi que dans les cercles de miliciens formant les bases d'appui, soient les principaux architectes de cette épopée qui commence le 1er janvier 1994 par une rébellion armée, et tout en prenant en compte le racisme qui prévaut, même dans une gauche qui tend à nier le rôle propre des indigènes pour seulement se regarder dans le miroir métissé de l'EZLN, il est vrai que le sous-commandant Marcos a été en mesure de donner une empreinte et une singularité au mouvement zapatiste qu'il faut reconnaître, et sur la quelle nous devons mettre l'accent.

 Entre la lumière et l'ombre - les dernières paroles du sous-commandant avant de cesser d'exister - est une des plus importantes clés pour comprendre la portée de ce mouvement extraordinaire qu'a lancé l'EZLN : de la guerre de résistance "de ceux d'en bas contre ceux d'en haut... pour l'humanité et contre le néolibéralisme", qui arbore les exigences de la vie, de la parole, du respect, de la mémoire, de la dignité, de la rébellion, de la liberté, de la démocratie et de la justice, face aux exigences de la mort, du silence, de l'oubli, de l'humiliation, du mépris, de l'oppression, de l'esclavage, de la fiscalité et du crime des puissants.

 Ce document d'adieu[2] rend compte de l'option qui s'est présentée aux zapatistes entre tuer ou vivre, entre la vie militaire et la construction des autonomies : "Au lieu de nous consacrer à la formation de guérilleros, de soldats et d'escadrons, nous nous sommes faits promoteurs de la santé, de l'éducation, et on a construit les bases de l'autonomie qui émerveille aujourd'hui le monde. Plutôt que de construire des casernes, améliorer notre armement, élever des murs et tranchées, on a construit des écoles, hôpitaux et centres de santé pour améliorer nos conditions de vie". Ce dilemme, au milieu d'une guerre, "qui sans bruit n'en était pas moins meurtrière" vu que des forces paramilitaires et des organisations de toutes sortes - ainsi que les intellectuels de l'antizapatismo - se sont mises au service d'une stratégie de contre-insurrection de l'État mexicain, n'a jamais cessé d'être actif dans l'étendue et la profondeur du territoire rebelle.

 L'échec et la réussite du "rien pour nous"[3], se mesurent en fonction de la cohérence éthique, un concept exotique pour la classe politique de la gauche institutionnelle. « Si être cohérent est un échec, alors l'incongruité est la voie du succès, le chemin d'accès au pouvoir... or à partir de ces paramètres, nous préférons échouer que réussir ".

 Le bilan rend compte de ce multiple et complexe processus expérimenté par l'EZLN : le bilan générationnel, de classe, d'appartenance ethnoculturelle et non de race, des sexes, ce qui conduit à un changement de peau de ce mouvement de paysans indigènes, avec une participation large et visible de jeunes hommes et femmes, avec une direction purement autochtone et surtout, le bilan le plus important que le sous-commandant Marcos met en avant est une mutation de la pensée arrivée à terme : "de l'avant-garde révolutionnaire au je commande en obéissant[4], de la prise du pouvoir par en haut à la création de la puissance par en bas, de la politique professionnelle à la politique de tous les jours, des dirigeants au peuple, de la marginalisation des femmes à leur participation directe, du mépris envers les autres à la célébration de la différence." Cette phrase contient certainement une autodéfinition synthétique du zapatisme aujourd'hui, dont on devra se souvenir et la garder en tête, face à la tendance habituelle à l'identifier à nos propres identités et aux préférences politiques des analystes ou des disciples.

Au risque d'être l'un d'eux, je souligne ces critiques à l'avant-gardisme, aux caudillos et leaders, à ce culte de l'individualisme qui est "dans le culte de l'avant-garde son extrême fanatique…  C'est notre conviction et notre pratique - dit Marcos - que pour se rebeller et lutter, les leaders, caudillos, messies et sauveurs ne sont pas nécessaires. Pour lutter il faut seulement un peu de honte, un peu de dignité et beaucoup d'organisation. »

Sans faire de concessions aux libertaires ou aux courants à la mode, le sub décrit aussi la naturelle pyramide de l'EZLN, en tant qu'armée, avec son centre de commandement, "ses décisions d'en haut vers en bas", qui, "pour le meilleur ou pour le pire", ont rendu possible tout ce chemin jusqu'à aujourd'hui ; sans cette armée qui s'est levé contre le mauvais gouvernement, "exerçant un droit à la légitime violence" face à la violence d'en haut, la construction et le renforcement de sujets autonomes qui commandent en obéissant dans les trois domaines du gouvernement zapatiste, n'auraient pas été possible.

Une fois de plus, la Sexta déclaration est considérée comme "la plus audacieuse et la plus zapatiste des initiatives" lancées par l'EZLN et elle constitue un espace de référence dans les rencontres avec les actuelles luttes des rebelles. Les arguments pour expliquer et justifier la déclaration de non existence du sous commandant insurgé Marcos : "décision impeccable du point de vue de la logique, bien sûr soupesée par la direction politique de l'EZLN, qui laisse :  cependant, un sentiment d'absence, d'étrangeté pour le compagnon, qui, masqué ou non, sera toujours un référent révolutionnaire qui ne s'est pas vendu, qui ne s'est pas rendu, qui n'a pas cédé et qui, j'en suis sûr, continuera de faire des siennes, quoi qu'il en soit, et où qu'il désire être. Trucage ou hologramme peu importe : il a été le véhicule efficace de quelque chose qui transcende les artifices."

 Voir : Texte 1     Texte 2

 

Structure de pouvoir créée parles zapatistes pour gérer leur territoire et qui se compose de 5 conseils de bon gouvernement.

Le texte : entre ombre et lumière

Slogan de départ du zapatisme.

Slogan fondamental du zapatisme

Déclaration de 2005, évoquée dans les deux brochures mentionnées dans les articles précédents

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 13:46

 

Pour une moyenne nationale de 6,6% le Front de Gauche dans le Grand Sud-ouest, avec 8,57%, fait nettement le meilleur score en France métropolitaine. Effet Mélenchon mais effet qui cependant a vécu au même rythme que dans les autres régions puisque par rapport à 2009 partout ce parti fait du surplace (il paraît que c’est bien car au moins il ne baisse pas quand d’autres pensent que le résultat est décevant).

 Pour le Tarn et Garonne je  donne en pièce jointe les résultats par bureaux de vote. Comme pour le FN la situation à Montauban est fortement contrastée avec un score important de 14% dans le bureau de cote n°2 de l’école Jacques Brel. Mais à la maternelle Jean Malrieu nous sommes sous le 2%.

 La carte montre que les résultats sont très dispersés quand pour le FN ils se regroupent davantage. Il faut tenir compte que le score étant nettement plus bas, l’effet local est plus vite visible.

 Les deux meilleurs scores sont deux communes géographiquement à l’opposée l’une de l’autre.

Dans l’ensemble les résultats tiennent à des militants tout à fait connus et à des ancrages historiques quand on note que les deux chefs-lieux de cantons qui passent la dite barre de 9% ont été deux rares municipalités communistes autrefois.

J-P Damaggio

 

 

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