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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 12:43

Je vous renvoie avec grand plaisir, même si je ne peux y participer, aux activités occitanes de Laguépie. L emieux c'est de vous connecter sur les liens indiqués. Jean Paul Damaggio

Lenga Viva / Universitat Occitana d'Estiu de Laguépia

www.lengaviva.com

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 12:38

senato.jpg

Après vérification la mémoire d’Yves Vidaillac (voir commentaire) est meilleure que la mienne. J’ai repris les articles du journal Point Gauche ! traitant de la question. Jean-Paul Damaggio

 

Point Gauche ! n°20 (octobre 1995)

Elections Sénatoriales

 Voici le texte envoyé aux 600 grands électeurs du Tarn et Garonne pour expliquer le sens de notre candidature aux sénatoriales. Il a été mis au point au cours de la réunion du 12 Septembre.

 

Madame, Monsieur,

En présentant un candidat à l'élection sénatoriale de notre département, notre mouvement Gauche 92 a tout d'abord tenu à manifester deux choses :

n         - la cohérence de notre action

Depuis 1992, le groupe politique que nous avons constitué a participé à toutes les élections locales qui se sont présentées : régionales, législatives, et dans quelques cas, cantonales de 92 et 95 ainsi que les municipales de 95. Par ailleurs, nous animons un bimestriel qui en est à son numéro 20 et a organisé une bonne dizaine de débats divers (histoire, écologie, agriculture ...). Pour quels objectifs ?

n         - la cohérence de nos objectifs

En nous désignant du nom de Gauche 92, nous avons tenu tout d'abord à nous positionner clairement à gauche, en référence aux fondateurs de la Première République de 1792. Mais pour quelle gauche aujourd'hui ? Une gauche soucieuse de repenser ses références à partir de quelques thèmes, dont les suivants

- une démocratie plus citoyenne

on ne peut se résoudre à accepter la désaffection actuelle des françaises et des français pour la vie politique. Des mesures concrètes doivent permettre la participation plus grande des femmes, des immigrés, des jeunes aux instances de pouvoir et une lutte contre le cumul des mandats.

-' un combat plus actif contre le Front National l'histoire nous démontre que toute négligence en la matière peut conduire aux pires dérives.

- une attention plus forte aux nouvelles solidarités : face à la crise de société, il faut les faire naître pour éviter la marginalisation de groupes sociaux ou d'espaces géographiques (le Nord du Tarn et Garonne par exemple).

 

Depuis 1992, les résultats des élections ont démontré que radicaux, socialistes et communistes ne représentaient plus l'ensemble de la gauche et ils nous ont confortés dans le bien-fondé de notre démarche. Par exemple, aux dernières présidentielles, la gauche officielle a, au premier tour, atteint 31%, ce qui est loin du score atteint au second tour par Lionel Jospin.

 

Et le Sénat ?

Ces élections sénatoriales nous permettent de poursuivre notre démarche. En proposant d'abord une critique de l'institution sénatoriale, institution qui va à l'encontre des principes que nous défendons :

-           l'éloignement entre citoyens et pouvoir politique est poussé à l'extrême.

-           le mode de désignation hérité de l'histoire ne correspond plus aux réalités actuelles.

Résultat : La léthargie l'a emporté et depuis des lustres le Sénat fait figure d'institution particulièrement réactionnaire. Par exemple : en 1995, il aurait souhaité l'amnistie des commandos anti-IVG, comme en 1936 il s'opposa victorieusement au droit de vote des femmes.

Notre modeste mouvement n'ambitionne pas de proposer à lui seul les modifications capables de transformer le Sénat mais il appelle à une réflexion sur ce thème tabou. Les projets auxquels nous sommes attentifs vont de sa suppression pure et simple à une transformation démocratique : à partir du mode de scrutin, ou en changeant la référence de base. On pourrait imaginer une chambre différente s'appuyant sur le monde économique, social et associatif. A se baser sur les régions, comme le suggèrent quelques mouvements, nous risquons de répéter les tares actuelles de l'institution.

Par ces quelques mots, nous espérons vous avoir éclairé sur notre démarche qui peut élargir votre choix démocratique (chacun peut ajouter, au vote Gauche 92, un candidat de gauche de son choix, indépendamment de son origine géographique puisqu'aux sénatoriales il n'y a pas de circonscription). En Tarn et Garonne, ceux qui ne se reconnaissent pas dans les manœuvres secrètes et politiciennes ont ainsi l'occasion de le manifester.

Recevez, Madame, Monsieur, l'expression de nos respectueuses salutations.

Les candidats : Josette Damaggio-Aliès (titulaire), André Cerciat (suppléant).

 

Très grave

Sur les bulletins de vote préparés par Gauche 92 le nom du titulaire était de la même taille que celui du suppléant. Faute impardonnable qui provoqua le refus de nos bulletins que les Grands Electeurs n'ont pas reçus (pensez, s'ils avaient été induits en erreur !). Notre sens égalitaire nous perdra. En se les payant une deuxième fois, on a pu les mettre en place le jour du vote. La prochaine fois, de cette mesquinerie, nous nous souviendrons. Sûr. D'autant que le Front National n'a été traité avec la même sévérité.

 

Résultats sénatoriales 1995 en TetG:

Inscrits : 599 Votants : 596 Nuls : 14

n         F.N.: Dutertre: 8 Vincent: 3 (0,9%)

n         RPR : De Santi : 94 (16%)

n         Radical et PS : Baylet : 460, Colin: 459 (79%)

n         PCF: Petitou 30 ; Guiche 27 (4,9%)

n         Gauche 92: Damaggio-Aliès : 13 (2,2%)

 

Nous reviendrons sur ces élections dans notre prochain numéro. Dès à présent, avec l'article ci-contre, chacun peut faire des comparaisons et des analyses. Il faut aussi regarder les résultats nationaux.

 

Point Gauche n° 21

Sénatoriales (suite)

1 - Au vu des résultats. Gauche 92 devait-il être présent ? Une chose est certaine : nous avons fait une expérience de plus, pleine d’enseignements. Nous avons vérifié qu'il est plus facile de trouver un article de loi permettant le refus de nos bulletins, que d'appliquer celui souligné dans la circulaire de la préfecture et qui aurait dû aboutir au refus des bulletins du Front National. Le jour du vote, il a fallu maintenir plusieurs fois notre réclamation contre le FN pour enfin s'entendre répondre qu'elle ne serait pas prise en compte. Etrangement, nous avons été les seuls à réclamer l'application de la loi. Notre réclamation ne visait pas à troubler le déroulement du scrutin mais à montrer du doigt un parti qui agit toujours sur les marges de la loi.

2 - Côté PCF nous avons communiqué des résultats légèrement erronés : 28 et 29 voix au lieu de 27 et 30. Les Nouvelles indiquent : "Ce résultat est supérieur aux 21 voix potentielles sur lesquelles nous pouvions compter".

3 - Côté droite, on peut s'étonner que l'UDF qui a les deux députés en TetG n'ait pas eu la capacité de présenter un candidat !

4 - Même si les résultats du FN sont inférieurs aux nôtres, nous n'en tirons aucune gloire. Il faut en déduire que les "grands électeurs" se méfient du FN plus que le reste du corps électoral.

5 - Dans d'autres départements, notons des candidatures proches de notre démarche : Haute-Vienne, Sarthe où la Gauche Progressiste obtient environ 7%. Les responsables ont déclaré "Ainsi conforté, le MGP continuera à être un lieu de débats et un point d'appui pour une refondation de la gauche, refondation nécessaire pour ouvrir une perspective nouvelle".

 

Point Gauche ! n°20

Comment fabriquer un Sénateur en Tarn et Garonne

Nous débuterons notre analyse en 1968, en sachant qu'en Tarn et Garonne, chaque sénatoriale voit l'élection de deux candidats sur les postes à pourvoir. Le corps des grands électeurs comprend les députés, sénateurs, conseillers généraux, conseillers régionaux et les délégués élus par les conseils municipaux (environ 130 communes ont un seul grand électeur).

En 1968, le nombre d'exprimés était de 522 (528 inscrits) et dès le premier tour les deux radicaux emportent le morceau sous l'étiquette FGDS avec 318 voix pour Lacaze et 290 pour Laplace. Comme ils étaient sortants tous les deux, ils avaient été fabriqués sénateurs avant 68 et le restent sans problème après. Leurs adversaires avaient nom un certain Roger Rignac qui fit 146 voix et un certain Vidalot qui arriva tout de même à 133 voix. La caractéristique des opposants, c'est qu'ils étaient radicaux. Bref, la fabrication du sénateur se faisait au sein de la famille radicale. Un républicain indépendant du nom de Tauziac obtint 49 voix. A l'époque les deux communistes étaient M. Fontanié qui fit 42 voix et Clamens 40 voix.

En 1975, Giscard était devenu président et l'histoire radicale commençait à se faire oublier, si bien qu'il fallut deux tours pour remplacer l'un des sénateurs décédé. Les exprimés passèrent à 534 voix (inscrits 541) et surprise Louis Delmas qui avait été battu comme député en 73 se trouve en tête au premier tour avec 195 voix, le radical Tajan n'arriva qu'à 185 voix, le républicain indépendant Gondalma montant à 110. Jean-Louis Demeurs fit les voix classiques du PCF, à savoir 44 voix. Il fallut donc un second tour pour fabriquer le nouveau sénateur radical M. Tajan. Ce fut un duel au sein de la Gauche, M. Tajan faisant 268 voix et Louis Delmas 256. Ouf, notre radicalisme départemental frôla la défaite. Comment se firent les reports de voix au second tour ?

Nous reprenons le rythme normal des sénatoriales, un rythme sur neuf ans, qui, de 1968, nous conduit à 1977. Pierre Tajan, maire de Fabas et conseiller général est maintenant bien installé dans son fauteuil ce qui fait que dès le premier tour, il est réélu brillamment avec 300 voix sur 527 exprimés (541 inscrits). Les rondeurs chères à cet homme semblent lui avoir donné le profil idéal. Les radicaux conservent le deuxième siège avec l'apparition du montalbanais Marceau Hamecher, conseiller général élu dès le premier tour avec 264 voix. Pour Louis Delmas, la chance avait tourné puisqu'il ne fera pas les voix de 1977, tombant à 180. Son ami Henri de Marsac fait 145 voix. Pour le PCF, Marcel Guiche avec 54 voix et Pierre Juge avec 53 augmentent le score en voix et en pourcentage (de 7,8 à 9,7%). L'élection brillante des radicaux tient à l'échec de la droite présentant le maire de Nohic, monsieur André Bessières qui fait moins que les communistes : 35 voix.

Après avoir évité la question du décès surprise de Marceau Hamecher qui fait du suppléant, André Jouany de Négrepelisse un sénateur par raccroc, nous arrivons déjà au 28 Septembre 1986. La machine à fabriquer des sénateurs radicaux tourne toujours à plein régime. Quand l'un meurt (et toujours à son poste) un autre le remplace, sauf que cette fois M. Jouany a dû être poussé dehors pour faire la place à un jeune pas tout à fait inconnu, J-M Baylet. Ce dernier avait perdu en 1986 son siège de député ; il fallait bien qu'il se rattrape.

Ce 28 Septembre 1986 malgré son élection assurée, il montrera un peu de rage en découvrant qu'il lui faudrait un second tour pour gagner. Sur 582 exprimés (588 inscrits), avec 247 voix il frôla la victoire qu'il eut plus belle que jamais au second tour avec 318 voix. Mais il aurait tellement voulu réussir seul pour se venger de sa défaite imposée par Hubert Gouze aux législatives. Le sénateur Roger (1) de Saint-Sardos aura 215 voix au premier tour et 312 au second. Les socialistes décident de présenter Jean Carla et Robert Descazeaux qui font respectivement 129 et 169 voix. L'échec de Jean Carla était annonciateur de sa future déroute politique. Chez les communistes, Pierre Juge passe devant Marcel Guiche mais quelle chute 38 et 37 voix. Cependant, ce score réjouit le PCF car il dépasse "le nombre de votes que les formations politiques lui accordaient "Au PCF on ne rit pas avec les chiffres !

La droite, ayant pris son courage à trois mains, se décide enfin à aller bravement à la défaite. C'est sans doute l'ardeur de Jean Bonhomme (redevenu député pour la dernière fois) qui a poussé à cette décision. Il fera 167 voix et André Garrigue pour l'UDF, 154 voix. Au second tour la discipline de gauche fut assez exemplaire puisque Bonhomme ne gagne que 3 voix alors qu'André Garrigue le talonne avec cette fois, 166 voix.

Les élections législatives de 1988 étant revenues au scrutin par circonscription, Jean-Michel Baylet repartit en quête de son siège de député qu'il emporta avec le socialiste Jean-Paul Nunzi comme suppléant, ce qui en fit un député le jour où Jean-Michel Baylet devint ministre. Il fallait alors qu'il laisse sa place de sénateur. Ce fut fait le 31 Juillet 1988 dès le premier tour, Yvon Collin candidat PS-MRG réussissant à faire 345 voix. Marcel Guiche en l'absence de candidats socialistes fait remonter le score du PCF à 50 voix. André Garrigues resta à 135 voix pour la droite mais un dissident de droite D. Macia fit 32 voix. Pour la première fois dans l'histoire du TetG, le poste de sénateur n'est pas l'aboutissement d'une carrière politique passant par un poste de maire puis de conseiller général, mais un tremplin puisque, suite à ce succès, Yvon Collin deviendra maire de Caussade, et même conseiller général (il était adjoint à Montauban) (2).

La Rédaction

 (1) Le père de l'actuel conseiller général de Verdun

 

 

(2) En 1993 Baylet est battu aux législatives donc il redevient sénateur en 1995

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 21:20

Juste avant le Congrès de Tours, Verfeuil est passé par le Gers et le Tarn-et-Garonne. De ce fait, Le Socialiste du Gers a mentionné ce passage et suite au Congrès de la scission il a repris le propos de Verfeuil : Oui au Parti communiste mais sans allégeance à Moscou ce qui vaudra à Verfeuil d'être parmi les exclus de la fin 1921-1922, débat évoqués dans d'autres éléments du blog. J-P Damaggio

 

Le Socialiste du Gers 5 octobre 1920

Tournée de propagande

Le Citoyen Raoul Verfeuil de la C. A. P. accomplira dans le Gers, du 15 au 24 octobre la tournée de propagande depuis longtemps demandée par le bureau de la fédération. En raison du peu de temps dont dispose le conférencier, et tenant compte de la difficulté des communications, le conseil a décidé qu'il ne pourrait être donné de réunion qu'au siège des groupes constitués comportant le plus grand nombre d'adhérents et qui, de plus, se chargeront de transporter et accompagner le conférencier à l'aller ou au retour. En conséquence, les secrétaires des sections suivantes : Vic- Fezensac, Fleurance, Eauze, Lannepax, Mirande, St-Clar, Gimont et Lectoure, sont priés de nous renseigner par retour du courrier sur le local et l'heure de la réunion, ainsi que le jour préféré. Pour ce dernier, il est fait toutes réserves utiles en vue de l'organisation définitive de la tournée. Les sections de Miradoux et d'Auch se désistant en faveur des groupes en formation de Condom et de l'Isle-Jourdain, nous prions les camarades de ces deux dernières localités de répondre d'urgence aux questions posés plus haut aux autres secrétaires. Nous attendons toutes ces réponses pour arrêter les dates et préparer les affiches passe-partout dont chacun nous dira le nombre qu'il sera nécessaire de lui envoyer, Le numéro du 15 octobre paraîtra un jour plus tôt et donnera les derniers détails, Nous comptons sur le zèle et sur l'activité des militants pour assurer au vaillant Raoul Verfeuil le succès et l'aise qu'il mérite et qu'il sait pouvoir attendre des socialistes de notre département. Le Bureau Fédéral.

P, S. — Nous dire également les véhicules et conducteurs qui pourront être mis à notre disposition pour transporter l'orateur d'un groupe au groupe voisin, lorsque ces groupes ne seront pas situés sur une ligne de transports publics.

 

Le Socialiste du Gers 15 octobre 1920

Tournée de propagande par le Camarade Raoul Verfeuil

Raoul Verfeuil, membre du Conseil national et délégué à la propagande, procédera du 15 au 23 octobre à une tournée de conférences dans notre département. Voici la liste des réunions arrêtées définitivement à l'heure où nous écrivons ces lignes.

Vendredi 15: Lectoure.

Samedi 16 : Fleurance.

Dimanche 17 : Vic-Fezensac.

Lundi 18 : Mirande.

Mardi 19 : Eauze (non définitif).

Mercredi 20 : Gimont.

Jeudi 21 : St-Clar.

Vendredi 22 : Auch.

Samedi 23: (encore-disponible). La tournée sera terminée ce jour-là pour permettre au camarade-Verfeuil de se rendre au Congrès fédéral du Tarn-et Garonne qui doit se tenir à Valence-D'agen, le 24 et où sa présence a été décidée.

Que les bureaux des sections qui doivent être visités se hâtent de nous indiquer, si elles ne l'ont encore fait, du lieu et de l'heure des réunions, qu'elles ont organisées afin de pouvoir utilement renseigner le conférencier.

Nous ne doutons pas que les secrétaires ne fassent diligence pour que notre ami Verfeuil trouve des camarades, au moment de son arrivée, qui seront se chargés de l'accompagner. Ils ne devront pas perdre de vue, également les moyens de lui permettre de se rendre, le lendemain, dans la Ville ou il est attendu selon le programme indiqué plus haut. Il serait même bon qu'ils avisassent le secrétaire de cette section de l'heure du départ et de l'heure probable d'arrivée. - Nous comptons, tous; les uns sur les autres afin que toute confusion soit évitée. Le Bureau Fédéral.

P-S.  Si, accidentellement, une section n'avait pas reçu les affiches annonçant la réunion qu'elle nous en informe sans retard. Nous ferons le nécessaire aussitôt.

 

Le Socialiste du Gers 15 Janvier 1921

 POURQUOI NOUS RESTONS dans le Parti

L'article de notre camarade Raoul Verfeuil n'exprime naturellement pas, dans toutes les appréciations qu'il contient, le point de vue de la majorité du Parti socialiste. Nous n'hésitons pas cependant à lui donner accueil.

Au moment où les dissidents s'efforcent d'égarer l'opinion sur les responsabilités de la scission socialiste, il nous plaît qu'un militant aussi justement considéré que Verfeuil rétablisse dans ses droits la vérité outragée. Et il nous plaît aussi de montrer que nous saurons à l'occasion donner la parole à nos camarades de la minorité du Parti. La discipline que nous entendons imposer à cette dernière ne consiste pas, pour elle, dans l'obligation du silence. —Am. D.

 

"La scission qui vient de se faire, à Tours, dans notre grand et cher Parti, sera néfaste, — si elle dure— à la cause du socialisme français et à celle de la Révolution mondiale elle-même. Voulue, dans ses origines lointaines, par Moscou, elle est due, dans ses origines immédiates, à la droite du Parti alliée à certains éléments reconstructeurs qui ont exploité admirablement, contre Longuet lui-même, le télégramme Zinoview. J'ai dit au congrès ce que je pensais de ce télégramme. Je ne retire pas un mot de ma déclaration. L'indignation qu'il a soulevée était sincère chez certains ; elle était factice chez les autres qui ont vu seulement, dans cette fameuse dépêche, l'occasion tant cherchée de s'en aller en beauté d'un parti dans lequel, à tort ou à raison, ils croyaient ne plus pouvoir vivre. Le télégramme était outrageant.

Nous avons reçu d'autres outrages pendant la guerre, depuis la "déviation mentale" jusqu'au "cafard du poilu" en passant par bien d'autres calomnies collectives ou personnelles. Nous sommes cependant restés. Si la scission ce fût jamais. justifiée, c'eût été pourtant à ces heures où l'on ne se contentait pas de nous injurier, mais où l'on faisait en outre subir à la doctrine et aux méthodes du Parti un autre bouleversement, ô Blum ! Que celui qui résultera de l'adhésion à la IIIe Internationale !

Le télégramme Zinoview appelait une protestation : elle a été formulée.

Frossard a textuellement affirmé que Longuet n'était pas, comme prétend Zinoview, un agent de l'influence bourgeoise ; la majorité du Congrès a fait siennes, par acclamations et à ma demande, ces déclarations sténographiées du secrétaire général du Parti. A ce moment là l'accord aurait pu facilement s'établir si d'aucuns n'étaient venus à Tours avec un nouveau parti en poche. Ceux-là voulaient, coûte que coûte, la cassure ! C'est tellement vrai qu'ils avaient - pour le cas où la motion Renoult eût été retirée par ses auteurs ou repoussée par le Congrès, — préparé deux autres positions de repli. Une nouvelle bataille se fut livrée sur les garanties à donner aux minorités, et une troisième sur la conférence de Vienne. Nous n'avons, malheureusement, appris ces choses qu'après le Congrès.

La scission, dans ces conditions, était difficile à éviter. Que ceux qui, de près ou de loin, dans quelque camp qu'ils se trouvent, en sont responsables, portent cette responsabilité, s'ils le peuvent, d'un cœur léger ! Nous ne pensons pas, quant à nous, que ce soit en divisant le prolétariat, sur quelque terrain que ce soit, qu'on sert-bien le-socialisme. Et c'est la raison essentielle qui nous a fait rester dans le Parti. Nous ne pouvions d'ailleurs pas, en tout état de cause, rejoindre la droite dans une organisation cessant d'être un groupement de synthèse pour de venir un groupement d'affinités. Bracke me disait un jour rue de la Bretonnerie : «Je supporte Albert Thomas dans l'unité parce que l'unité suppose la représentation de toutes les tendances ; l'unité brisée, je ne pourrai pas vivre dans le même parti que lui». Une seule chose aurait pu justifier la scission : des mesures d'ostracisme prises par le Congrès contre telle ou telle fraction, ou même telle personnalité. Ces mesures ont été écartées et le Congrès était disposé à voter sur le champ une charte des minorités qui, sans nous donner entièrement satisfaction, garantissait cependant notre liberté d'opinion et d'action en même temps qu'elle sauvegardait notre dignité d'hommes et de militants. Les déclarations des délégués de province nous avaient, d'autre part, complètement rassurés sur la façon dont les fédérations, presque unanimes, comprenaient l'adhésion à la III Internationale. Malgré cela, des citoyens ont cru devoir rompre avec le Parti. Il en est parmi eux, dont le départ était souhaitable; il en est d'autres que pour ma part je regrette profondément de ne plus voir à nos côtés. Nous ne sommes pas tellement riches en hommes que nous puissions faire aisément notre deuil du concours précieux qu'ils nous eussent continué. Ce n'est d'ailleurs pas sans hésitations que certains d'entre eux ont pris une telle détermination. Je connais leurs troubles de conscience pour les avoir moi même partagés et je puis bien dire que Longuet par exemple, serait resté avec nous si des amitiés sur lesquelles il comptait ne s'étaient, au dernier moment, dérobées. Nous voici maintenant séparés. Ce n'est certainement pas ce que souhaitaient les reconstructeurs de nos fédérations-qui nous avaient envoyés à Tours. Puissent-ils, ces camarades obscurs et dévoués, réparer rapidement le mal que l'on a fait par dessus leur tête et contre leur volonté. Il leur appartient, à leur tour, de parler et d'agir. Nous les aiderons, pour notre modeste part du mieux que nous pourrons, dans les efforts qu'ils voudront bien faire pour réconcilier les frères devenus ennemis. Nous nous sommes inclinés, en militants disciplinés, devant les décisions du Congrès national. Il n'y a pas de parti possible sans discipline. Nous entendons cependant, comme je l'ai déclaré, conserver notre indépendance d'esprit, notre dignité, nos conceptions propres. La discipline nécessaire et renforcée du Parti ne nous interdit pas d'entreprendre ou de soutenir une action en faveur du rapprochement de toutes les forces révolutionnaires momentanément divisées. L'Unité est morte: Vive l'Unité !

RAOUL VERFEUIL.

 Autre article du même journal

Le Congrès Socialiste

Dédié aux réflexions de nos amis et aux méditations de Verfeuil.

Enfin, notre Parti socialiste vient, dans son Congrès de Tours, de faire la scission avec les réformistes. Tant mieux. Il était désirable que le Congrès se terminât dans ces conditions. Nous avons eu le tort même de faire trop de concessions à ces renégats. Nous ne devions pas hésiter à déclarer que nous souhaitions la scission. Les Renaudel et les Longuet ne parlaient pas la même langue que nous. Les mêmes mots n'avaient pas la même signification pour les uns et pour les autres. Comment pourrait-on faire l'unité entre gens si différents. Ce n'était pas possible. Enfin, nous allons pouvoir mener l'action qui nous conduira prochainement à la transformation sociale totale. Nous n'aurons plus de freineurs pour nous empêcher de monter la côte de la Révolution. Longuet-Paul Faure et leur bande sont démasqués puisqu'aussitôt la scission acquise ils décidaient de fusionner avec Renaudel et ses amis dans un nouveau Parti alors que pendant la guerre ils prétendaient impossible l'entente entre ces deux groupes. Bientôt ils seront avec les radicaux, lesquels les attendent. Quand on voit M. Schwob, du Phare accepter le socialisme de ces gens-là, on est fixé sur leur socialisme. Les Longuet et les Renaudel ont voté tous les crédits de guerre jusqu'à l'armistice, ils ne repoussent pas leurs actes et sont prêts à les renouveler. Cela ne pouvait être admis par nous, en aucun cas. Le Congrès s'est terminé comme il le fallait. Bravo.

 

Accaparons les syndicats, à présent, ce qui sera facile, et l'avenir sera ensuite à nous. Edmond GUILLOU. (Du Prolétaire de la Vendée).

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 12:51

20 juin : élection des délégués des conseils municipaux et de leurs suppléants

8 septembre ouverture du délai de dépôt des déclarations de candidatures en vue du premier tour de scrutin

(Attention : parmi les documents à fournir il faut une attestation de présence sur une liste électorale datant au moins d'un mois auparavant !)

12 septembre clôture du délai de dépôt des déclarations de candidatures

Inconnu : date d'envoi des circulaires et bulletins de vote

 

28 septembre : à partir de 8 h 30 ouverture du premier tour de scrutin

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 12:29

Depuis dix ans le Tarn et Garonne n'a pas connu d'élection sénatoriale car suite à une modification du mode de scrutin (la proportionnelle dans certains cas) des départements ont eu droit à un report.

Pour 2014n nous avons toujours deux sénateurs et le PRG a obtenu du PS national que les deux candidats soient membres du PRG ce qui est une surprise totale… Certains annoncent des candidatures dissidentes.

Voici donc les résultats de 2004.

Observons que le candidat Yves Vidaillac avec, pour les services de la préfecture, l'étiquette extrême-gauche a essuyé un refus d'envoi aux grands électeurs de son bulletin de vote, car le nom du candidat avait la même taille que le nom de la suppléante ce qui est un erreur catastrophique.

Personne ne peut savoir si cette manœuvre a eu de l'influence sur le résultat.

Observons que le candidat, maire de Montech à l'époque, M. Lagrèze, avait pour fonction de diviser la droite.

Observons qu'Yvon Collin a eu plus de voix que Jean-Michel Baylet, Yvon Collin devenu depuis un indésirable dans le camp PRG mais un candidat potentiel tout de même.

Observons, mais il paraît qu'il ne faut pas l'observer, que Marie-Claude Bouyssi avait l'étiquette communiste, candidate aux côtés d'Hugues Bauchy alors que trois mois avant, ils étaient candidats aux Régionales sur des listes opposées, Hugues Bauchy avec le PRG pour conserver son mandat de conseiller régional et Maire-Claude Bouyssi avec la liste AMP (Alternative Midi-Pyrénées).

Observons enfin que cette élection qui se déroule en famille mobilise 97% des exprimés ce qui est un record avec un autre record, le 1,1% du FN.

Le 20 juin, tous les conseils municipaux du Tarn et Garonne vont élire leurs délégués pour les sénatoriales. Nous rappelons qu'il n'est pas nécessaire d'être un élu pour y être candidat.

Jean-Paul Damaggio

 

 

Voix

% exprimés

élu

M. Philippe RIEY (FN)

7

1,19

 

M. Yves VIDAILLAC (EXG)

5

0,85

 

M. Alain GABACH (UMP)

148

25,13

 

Mme Martine BESSE-BOURNAZEL (UMP)

119

20,20

 

M. Robert LAGREZE (DVD)

79

13,41

 

Mme Dominique FEVRE (EXD)

0

0,00

 

M. Hugues BAUCHY (COM)

29

4,92

 

Mme Marie Claude BOUYSSI (COM)

25

4,24

 

M. Jean Michel BAYLET (RDG)

354

60,10

Elu

M. Yvon COLLIN (RDG)

365

61,97

Elu

 

 

Nombre

% Inscrits

% Votants

Inscrits

612

 

 

Abstentions

5

0,82

 

Votants

607

99,18

 

Blancs ou nuls

18

2,94 

2,97

Exprimés

589

96,24 

97,03

 

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 21:04

Pour des raisons indépendantes de ma volonté je cherchais des infos sur le frère d'Antonio, celui qui fut un heureux franquiste, aussi, pour me soulager j'ai récupéré ces deux articles sur la mort du grand poète. JPD

 Le Populaire 24 février 1939

Antonio Machado est mort

Les triomphes de la force sont les défaites de l'esprit. Le plus grand poète de l'Espagne contemporaine, Antonio Machado est mort à 63 ans, à Collioure, où, fuyant les hordes italo-franquistes, cet homme de rêve et qui, jamais ne tourna le dos à l'action avait trouvé un refuge très cher. Il en trouve un autre, mais celui- là définitif dans la mort. Il aimait la France, où longtemps il avait vécu, comme une seconde patrie. Ce qu'on appelle à l'étranger les idées françaises l'avait imprégné jusqu'au cœur. Républicain sous la monarchie, il l'était resté sous la République. Il avait été pour son peuple, le compagnon des bons et des mauvais jours. Il en avait partagé le destin tragique, à Madrid d'abord - ! Madrid qu'il n'avait voulu quitter que sur l'ordre formel du général Miaja - à Barcelone ensuite. Attaché corps et âme à l'idéal de liberté et de justice sociale pour lequel des centaines de milliers d'hommes ont combattu et sont tombés, il n'a pu leur survivre. Mais il est mort sans désespérer. Son nom vivra encore quand depuis longtemps ceux de MM. Daladier. Bonnet et Bérard seront justement oubliés.

 L'Humanité 24 février 1939

Le grand poète espagnol Antonio MACHADO est mort à Collioure

Collioure, 23 février. Le grand poète espagnol Antonio Machado y Ruiz est mort aujourd'hui à Collioure. Agé de 63 ans et de santé délicate, il n'avait pu résister aux souffrances de l'exode et de l'évacuation en France. La nouvelle a provoqué une vive impression dans les milieux littéraires français et espagnols. Antonio Machado était considéré comme formant, avec Juan Ramon Jimenez et Miguel de Unanumo, la « trilogie » poétique de l'Espagne contemporaine. M. Azana, président de la République espagnole, a envoyé un télégramme de condoléances à la famille du disparu. Une couronne a été envoyée par l'ambassade d'Espagne à Paris.

 

 

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 21:14

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Nous avons déjà souvent évoqué la question : voir ICI.

Une question qu'il ne faut pas simplifier.

Mais ceux qui hier semblaient une minorité, voilà que l'abdication du roi fait refleurir plus massivement le drapeau aux trois couleurs. Même le journal mexicain La Jornada évoque le phénomène que vous pouvez croiser en photos sur le site de l'ami de Huesca Carlos :Les trois couleurs espagnoles

 

Des photos qui évoquant la manif du 2 juin à Huesca. J-P Damaggio

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 16:35

Le débat sur le découpage de la France ne dit pas son nom quand il s'agit en fait du débat sur les futures capitales c'est-à-dire les métropoles.

 Voici donc la liste par nombre d'habitants des 20 premières villes de France et la région qui va avec le découpage Hollande

 1        Paris (75)   2125851  (Ile de France)

2.      Marseille (13)     797491 (Sud-Est)

3.      Lyon (69)  445274 (Auvergne Rhône-Alpes)

4.      Toulouse (31)     390301  (Midi)

5.      Nice (06)   343123      (trop mal située)

6.      Nantes (44)        270343 (Pays de Loire)

7.      Strasbourg (67)  263941 (Est)

8.      Montpellier (34) 225511  (capitale perdue ?)

9.      Bordeaux (33)    215374 (Sud-Ouest)

10.    Rennes (35)        206194 (Bretagne)

11.     Le Havre (76)     190924 (Normandie)

12.     Reims (51) 187181 (Picardie Champagne Ardennes)

13.     Lille (59)    184647 (Nord)

14.     Saint-Étienne (42)       180438

15.     Toulon (83)        160712

16.     Grenoble (38)     153426

17.     Angers (49)        151322

18.     Dijon (21)  150138 (Bourgogne Franche-Comté)

19.     Brest (29)  149649

20.    Le Mans (72)

 Il faut descendre à la place 48 pour trouver Poitiers (83 000) (région centre)… mais Limoges est largement avant : 133 000 habitants. Capitale difficile à fixer comme en Normandie où entre Rouen et Caen, si le Havre peut faire l'équilibre, ça veut dire reconstruire ailleurs les institutions.

 Je ne vais pas mettre en face les noms des caciques socialistes.

 Pour le cas de Montpellier on peut évoquer le faux calcul que celui des métropoles, et donc la fausse politique.

En Languedoc Roussillon il y a trois villes majeures :

Montpellier - Perpignan (105 000) et Nîmes (133 000).

En Midi Pyrénées Toulouse capte tout et crée un désert autour, au-delà de la grande banlieue.

Regarder une ville ou l'ensemble du territoire c'est deux façons de concevoir la politique. Montpellier n'a donc pas dit son dernier mot. JPD

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 14:39

Voici un lien utile pour les amis du grand barcelonais au sujet de son dernier grand poème

Ciudad de Vazquez Montalban

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 18:22

Raoul Verfeuil était en Tarn et Garonne en 1921. à suivre. JPD

 

L'Humanité 11 octobre 1921

 

Dans la deuxième quinzaine de mai, notre-ami Raoul Verfeuil, délégué permanent du Parti, était envoyé par le secrétariat dans le Tarn-et-Garonne pour y effectuer une tournée de propagande. Les résultats de cette tournée qui aboutit à la constitution de plusieurs. nouveaux groupes, déplurent sans doute aux autorités gouvernementales judiciaires, car une instruction fut ouverte aussitôt par le parquet de Montauban où de simples auditeurs furent convoqués, questionnés, cuisinés pour savoir si. Verfeuil n'avait pas tenu des propos susceptibles de déchaîner les pires bouleversements politiques ou sociaux. Après quatre maos et demi d'enquêtes et de contre-enquêtes notre ami vient d'être inculpé de provocation de militaires à la désobéissance.-non pas pour avoir prononcé des discours séditieux, mais tenez-vous bien pour: avoir distribué au cours de deux réunions, le tract du. Parti Intitulé « aux jeunes gens! » C'est d'un ridicule qui fut rarement dépassé.. Le tract en question, ne contient naturellement aucune provocation, de quelque nature qu'elle soit. Le Comité directeur qui l'a signé et diffusé, n'a jamais été inquiété, pas plus que l'imprimeur, et il faut au parquet de Montauban une imagination singulièrement maladive ou crapuleuse pour en faire un document de propagande anarchiste. Car c'est en vertu, des lois sur les menées anarchistes que Verfeuil est poursuivi. Me Henry Torrès, qu'il a choisi pour défenseur, saura rappeler à la pudeur ceux qui ont pris l'initiative de ces poursuites aussi imbéciles qu'odieuses.

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