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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 14:02



Après la situation récente créée autour du financement de la LGV, Alain Rousset président de la région Aquitaine, écrit à son tour à Fillon qui va finir par regretter ne plus avoir à ses côtés NKM. Il se trouve que ne je comprends rien à la phrase décisive ci-dessous :
« Je suggère donc que vous autorisiez RFF à alléger la charge des collectivités locales en réintégrant dans le financement global du projet le montant des provisions constituées au titre de la variation des taux d'intérêt intervenues entre la remise des offres et la signature du contrat, qui s'élèvent à 332M€ et dont il est acquis aujourd'hui qu'elles ne seront pas utilisées à cette fin. » Qui pourra m’expliquer ? JPD

Voici la lettre :


« Monsieur le Premier ministre,
La principale justification de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux et de son prolongement vers l'Espagne d'une part et Toulouse d'autre part est d'intégrer le Grand Sud Ouest dans les réseaux de transport européen. C'est à ce titre qu'elle représentera l'épine dorsale de l'un des 10 corridors européens du futur RTE-T, actuellement en cours de révision par la Commission européenne. Il ne serait tout simplement pas concevable que le Sud-Ouest soit demain la seule partie du territoire nationale à l'écart des réseaux à grande vitesse.
Au-delà même des gains de temps de parcours, ce projet constitue le seul moyen de libérer les capacités suffisantes pour répondre à la forte demande de trains régionaux, d'une part, et pour engager un véritable report modal vers le fret ferroviaire, conforme aux engagements du Grenelle de l'environnement, d'autre part.
C'est la raison pour laquelle je me suis toujours attaché à défendre ce projet d'infrastructure dans sa globalité, tant il est vrai que les gains de temps obtenus au niveau de n'importe quel segment du tracé bénéficieront à l'ensemble des territoires desservis par la ligne.
A ce titre, le Grand projet Sud-Ouest (GPSO), qui constitue la continuité naturelle de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux, doit donc être envisagé comme un tout indissociable, dont la réalisation doit être menée de manière simultanée vers Toulouse et vers l'Espagne. C'est pourquoi il est explicitement prévu que les collectivités concernées par GPSO ne devront verser l'intégralité de leur contribution que lorsque la déclaration d'utilité publique de GPSO sera signée.
Alors que les lignes à grande vitesse devraient être financées par l'Etat au titre de ses pouvoirs régaliens d'aménagement du territoire, on constate aujourd'hui la fragilité du mécanisme financier que vous avez choisi, consistant à faire porter la moitié de la charge sur un très grand nombre de collectivités locales, aujourd'hui soumises à des contraintes budgétaires très fortes. Compte tenu de cette fragilité, l'équilibre de l'ensemble du dispositif peut en effet à tout moment être mis en péril par la défection de l'une ou l'autre des collectivités, qui risque par un jeu de dominos d'en défaire la construction globale.
Dans ce contexte d'incertitudes, il me parait nécessaire que l'Etat prenne aujourd'hui une initiative majeure pour reprendre le rôle de pilotage qui lui revient et permettre par là-même le respect du calendrier fixé. Je suggère donc que vous autorisiez RFF à alléger la charge des collectivités locales en réintégrant dans le financement global du projet le montant des provisions constituées au titre de la variation des taux d'intérêt intervenues entre la remise des offres et la signature du contrat, qui s'élèvent à 332M€ et dont il est acquis aujourd'hui qu'elles ne seront pas utilisées à cette fin.
Je pense qu'une telle décision de la part du gouvernement serait de nature à rendre à ce projet stratégique la visibilité nécessaire dans l'opinion publique, qu'il risque aujourd'hui de perdre du fait de la très grande complexité de son financement.
En vous confirmant pour ma part les engagements respectifs de la collectivité dont j'ai la charge, je vous demande d'arrêter définitivement le tracé du projet sur la base de la concertation que vient d'achever le préfet de la Région Aquitaine, conformément au calendrier qui prévoit cette approbation ministérielle en mars 2012.
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de ma haute considération.

Alain Rousset, Président du Conseil régional d'Aquitaine »

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 20:46

contrat.jpg

Je ne suis pas spécialiste aussi voici une présentation sommaire du contrat de concession.
La construction d’une LGV passe par plusieurs étapes qui s’inscrivent dans des dates qui pour Bordeaux-Tours sont les suivantes :
- décision gouvernementale du 18 décembre 2003 au comité interministériel d’aménagement du territoire (CIADT) :
- publication de l’avis de concession en mars 2007
- le 15 juillet 2010 la concession est attribuée à Vinci (et avant un an le dossier doit être bouclé)
- le 28 juin 2011 c’est le bouclage financier de la convention de financement côté RFF
- le 30 juin Vinci crie enfin victoire avec la publication au JO du contrat de concession.

Parmi les dates il faudrait pointer celle du conseil d’administration d e la SNCF où les syndicats ont eu accès au contrat.
Ce contrat n’a pas été donné aux élus au moment du vote de la convention de financement et certains avaient menacé de porter plainte au tribunal administratif sur ce point. Maintenant qu’elle est publique, sommes-nous mieux informés ?

Le Contrat de concession a donc été publié au Journal Officiel du 30 juin 2011.Mais sans les annexes, le contrat nous informant de ceci :
« Les annexes sont consultables, sous réserve du respect des secrets protégés par la loi, en ce qui concerne certaines pièces, au siège de Réseau ferré de France, 92, avenue de France, 75013 Paris. »

1 – Le contrat est signé entre RFF (le concédant) et LISEA (le concessionnaire).
2 – L’objet est bine comme nous le savons une mission de conception, de construction, de maintenant, y compris le renouvellement, et l’exploitation de la ligne… »
« Le Concessionnaire se conforme aux engagements pris à l’égard des services de l’Etat, des collectivités locales, des organismes ou des tiers, notamment dans le cadre des études et concertations ayant permis d’approuver le projet de réalisation de la Ligne, puis dans le cadre des procédures de déclaration d’utilité publique relative à la ligne, et à satisfaire aux conditions de réalisation telles qu’elles ressortent de ces engagements et déclarations. Les engagements et déclarations objet du présent alinéa sont notamment répertoriés en annexe 1.2. » On n’a pas les annexes mais j’imagine qu’il faut se référer justement à la déclaration d’utilité publique pour vérifier le lien entre les paroles et les actes.
3 – La durée de la concession
Je ne sais si nous serons encore nombreux à être là mais la fin de la concession c’est donc le 30 juin 2062.
4 – Jusqu’où la concession ?
« Elle s’étend à tous les terrains, infrastructures, ouvrages et installations nécessaires à la conception, à la construction, à l’exploitation et à la maintenance de la ligne. » Donc si je comprends bien, les gares seront sous responsabilité de LISEA ?
5 – Les expropriations : au 31 août 2011 RFF a dû remettre à LISEA tous les terrains nécessaires à la ligne et pour ceux qui manquent, LISEA est habilité à les réaliser suivant bien sûr les lois en vigueur. (voir annexe)
6 – Le contrat expose les conditions de la construction et des contrôles des travaux ainsi que les conditions de la mise en service.
7 – La mise en service doit se faire au plus tard  en juillet 2017. Nous avons déjà vu passer 8 mois et des expropriations ne sont pas encore faites. Mais bon, le chantier avance…
8 – L’exploitation : « permettre mes circulations ferroviaires à une vitesse commerciale de 320 km/h ». Une formule surprenante car comme chacun sait l’essentiel ce n’est pas la vitesse de pointe mais la vitesse moyenne ! 9 – Une grosse partie évoque l’exploitation et la maintenance de la ligne. On y découvre que les questions liées aux péages des trains n’est pas moins importante que celles liées à l’accès énergétique.
10 – Le financement : c’est le point le plus crucial pour le moment.
« Les principales modalités du plan de financement mis en place par le Concessionnaire, et en particulier le calendrier de mise à disposition des fonds, sont décrites dans l’annexe 10. Cette annexe présente notamment, le montant de l’échéancier prévisionnel de versement de l’ensemble des financements concourant à la réalisation de l’objet de la concession… » Mais voilà nous n’avons pas le calendrier qui est sans doute l’équivalent du calendrier que nous trouvons dans les annexes de la convention de financement côté versements publics.
11 – « Le concessionnaire participe aux différents frais exposées (études réalisées, opérations anticipées, etc…) par le Concédant en vue de la passation du Contrat de concession. A ce titre, il verse au Concédant, au plus tard 21 jours à compter de la date d’entrée en vigueur, la somme forfaitaire de 7 millions d’euros hors taxes »
Je serai curieux de savoir combien les collectivités publiques ont donné à RFF pour réaliser les études et les opérations anticipées. Est-ce que cette somme est un versement supplémentaire de Vinci ou est sans doute inclus dans le versement global ? C’est ce versement qui explique que les versements des collectivités publiques sont diminués des sommes déjà versées pour les études. Etrangement c’est le seul moment où l’on par de HT !
12 – RFF verse donc une « subvention » à LISEA de 3 564 700 000 euros et un apport en nature d’une valeur de 190 millions (valeur 2009) relatif aux études du projet, aux terrains apportés au Concessionnaire… ».
Donc si vous suivez bien d’un côté RFF donne en nature et de l’autre LISEA rend 7 millions d’euros à RFF !
13 – Pour le moment RFF a encaissé une garantie de première demande de 190 000 000 euros.
14 - Les pénalités si le concessionnaire fait mal son travail : 20 000 euros par jour de retard pour les premiers soixante jours puis le double les deux mois suivants et enfin le double pour les jours suivants. On peut imaginer que le Concessionnaire va tout faire pour arriver dans les délais à moins d’imputer les retards à des raisons indépendantes de sa volonté.

Finalement on n’y apprend rien qu’on ne sache déjà car les annexes manquent. Si pour la Convention de financement des collectivités publiques on n’avait pas les annexes on ne saurait quasiment rien. Un monde bizarre que celui qui veut l’essentiel soit dans les pièces annexes !

JPD

Annexe : Préfinancement public à la date du 30 juin 2010 (dans la Convention de financement)
Conseil régional Aquitaine : 34 millions
Conseil régional Poitou-Charentes : 8 millions
Conseil régional Centre : 299 000 euros
Conseil Général Gironde : 9 millions
Communauté urbaine de Bordeaux : 9 millions
Etat : 43 millions.
Total : 110 millions d’euros (une partie est pour le bouchon de Bordeaux). On constate qu’on est loin des 190 millions qui sont comptés dans le contrat de concession mais seulement parce qu’il de montant qui ne sont pas actualisés valeur 2009. Si on actualise on retombe en effet sur 190 millions.

C’est ainsi que le CR Poitou-Charentes ne veut pas payer pour la ligne mais a tout de même déboursé presque 9 millions d’euros pour les acquisitions foncières et les études.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 14:26

Les usagers mécontents à un point tel qu’une présidente de région menace de ne plus payer la SNCF ! Et pourtant à Besançon, ils viennent d’avoir une LGV dont d’ailleurs certains de mes amis, s’étonnent qu’elle n’apporte pas les bienfaits attendus. Mais de grâce ne faites pas le lien entre TER et LGV, ce serait de la mauvaise foi… JPD


http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250263329289&cid=1250263324939


La région Franche-Comté menace de suspendre ses paiements à la SNCF
 
"Je tire la sonnette d'alarme. Depuis la mise en place du nouveau cadencement, le 11 décembre 2011, beaucoup, beaucoup de trains du réseau TER sont annulés ou en retard et le matériel n'est pas toujours en adéquation avec le nombre de passagers." La présidente du conseil régional de Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, s'affirme solidaire des usagers du TER et menace de suspendre les sommes versées à la SNCF par la région si les dysfonctionnements constatés sur le réseau ne sont pas résolus d'ici avril. D'après la région, le taux de dysfonctionnements est en moyenne de 22%, contre 8% généralement. Ce taux atteint jusqu'à 40% sur certaines lignes comme la liaison Belfort-Besançon-Dijon et la ligne du Revermont (Besançon-Lons-le-Saunier).
 "La semaine dernière, la SNCF nous a présenté un plan d'action pour remédier à cette situation. Je lui fais confiance, mais je lui laisse jusqu'à avril pour faire fonctionner correctement le réseau TER", a indiqué à l'AFP la présidente de région. Dans le cas contraire, elle envisage de "suspendre les paiements de la région à la SNCF", qui n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet. La région Franche-Comté verse 90 millions d'euros par an à l'opérateur ferroviaire selon une convention qui doit être renouvelée pour six ans cette année. En 2012, "la région a augmenté son offre de TER de 15% pour un coût de 6 millions d'euros supplémentaires. Mais au final les usagers ne voient que des dysfonctionnements", déplore Marie-Guite Dufay. L'élue, qui assure recevoir "tous les jours des courriers d'usagers mécontents", a alerté le président de la SNCF, Guillaume Pepy, à plusieurs reprises.
En février, la région Aquitaine a elle aussi menacé de poursuivre la SNCF devant le tribunal administratif pour non-respect de la convention sur les TER. Les régions Pays de la Loire, Basse-Normandie et Centre ont pour leur part obtenu la mise en place de plusieurs dizaines de conducteurs de TER supplémentaires sur la desserte interrégionale Caen-Alençon-Le Mans-Tours.

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 12:36

pepy-depeche.jpg
Je comprends pourquoi La Dépêche ne pouvait pas rendre compte de la réunion de Lacourt Saint-Pierre. Face aux deux pages consacrées à Pépy, ça aurait fait désordre.
J’ai retrouvé le Pépy que j’ai entendu à Toulouse qui peut en même temps dire « Le train va bien en France », puis « il manque 1 milliard d’euros par an pour faire fonctionner le système ferroviaire ».
Il a préféré cependant ne pas crier victoire en rappelant qu’il a obtenu des péages stables jusqu’en 2018. Car en fait il évite les informations précises. Non, je me trompe : il annonce que la SNCF a un programme d’investissement qui en un an est passé de 2 milliards à 2,4 milliards. Et surtout la fréquentation augmente de 4%. Or au cours de la réunion du Conseil régional quelqu’un a fait observer que la SNCF communique très peu sur le trafic. Et je l’ai vérifié face aux chiffres de l’entreprise espagnole RENFE. Dans l’article sur le bilan de la LGV Figueres-Perpignan, Renfe donne le nombre total de tickets vendus suivant les directions et la SNCF rien. On peut donc citer 4% à la légère. Une augmentation TER ? Une augmentation grande lignes ?
Et la LGV ? Là il ressort son image : hier Paris-Lyon-Marseille et aujourd’hui Paris-Bordeaux-Toulouse et pour compléter reprenons le slogan de Brigitte Barèges : Montauban devient Aix-en-provence, puis j’ajoute que le ridicule ne tue pas ! Le Sud-Ouest copiant le Sud-Est ? Pour faire rire qui ? Heureusement, il n’a pas donné la comparaison en nombre d’habitants !
Puis Pépy fait encore plus fort : « Le débat sur le financement, il ne fait que commencer. Je suis persuadé qu’on trouvera des réponses.» Ce débat a donné lieu à des décisions d’intention, dès 2009, des décisions fermes en 2011 pour Bordeaux-Tours qui est lié au reste et pourtant il ne fait que commencer ? Ce qui ne fait que commencer c’est le vent de colère !
Très malin le Pépy pour dire que les usagers ont raison de râler et pour proposer d’éventuelles solutions… en 2013 !
Et la pommade à Martin Malvy : « Fin 2013 on aura rénové et transformé tout le réseau régional, il faudra ensuite passer aux grandes lignes puis à la LGV. Mais comme le dit Martin Malvy ce réseau ferroviaire a failli mourir. » Alors Monsieur Malvy je pose cette question : pour le réseau régional du bon travail du côté de l’Ariège, de Figeac, du Gers mais pas sur l’épineux dossier vers Montauban, pourquoi ? Parce qu’il fallait faire croire que cette épine serait résolue par la LGV ? Saint-Jory Matabiau c’est une urgence… à la remorque d’un non urgence la LGV ! Tristesse. Deux pages pour rien de sérieux.JPD

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 21:44

réunion à caumont

La maire de Caumont passe le micro à Monsieur Girardi. Faucon-Lambert se frottte les yeux. M. Ponthoreau a les bras croisés

Le 28 février à Caumont, le Collectif Val de Garonne Lomagne avait décidé de présenter l’étude alternative à la LGV aux élus. Je note cette observation d’un conseiller municipal : « J’ai insisté pour que le maire de ma commune vienne écouter un autre son de cloche afin de se faire une opinion personnelle mais il a refusé. »
Heureusement une vingtaine d’autres élus avait fait le déplacement : pas de conseillers généraux mais le président de l’intercommunalité, divers maires de petites communes, quelques conseillers municipaux.
Le débat a été très utile et venait confirmer ce que l’association locale avait déjà expliqué à plusieurs reprises, cette commune se trouvant au cœur d’une fausse polémique à cause d’un déplacement de tracé.
Un débat explicatif, sur ce que signifie « supprimer les passages à niveaux », « qui paie la ligne » etc.
A parler des élus, il y a toujours une question sous-jacente : sont-ils dignes de nous représenter ? Sur ce dossier, j’ai pu en écouter des tas qui m’ont conforté dans ce principe : ne juger JAMAIS les propos mais seulement les actes.
Il y a eu le cas de Ségolène Royal. Quand elle a annoncé qu’elle ne paierait Bordeaux-Tours qu’avec la garantie que l’Etat le lui rembourserait, j’en en ai entendu ou lu disant : « Manœuvre politicienne classique d’une prétentieuse » Et j’ai répondu : « Nous jugerons au moment du vote ». Et au moment du vote son propos n’était pas une manœuvre mais bien une position qu’elle a tenue. Bilan le Conseil régional Midi-Pyrénées paie pour Bordeaux-Tours et pas Poitou-Charentes qui est la première région concernée ! Tels sont les faits, et je ne tombe pas aussitôt en admiration devant Ségolène Royal qui continue de dire que la LGV est utile, qui a payé pour les expropriations etc.

Avec les élus comme avec le reste de la réalité le sens de la nuance s’impose sinon tout est perdu d’avance, or les élus du Lot et Garonne qui exposaient l’étude alternative à la LGV étaient la démonstration que le rapport de force peut s’inverser.

J’ai été de ceux qui ont défendu l’idée d’une affiche que j’ai installée dans la salle et qui commence ainsi : « Bravo les élus… ». J’ai en effet un immense respect pour tous ceux qui passent un temps fou pour le bénéfice de la chose publique, peut-être en souvenir de mon grand-père maire d’une petite commune. Mais ce respect ne signifie pas soumission ! Or, il suffit parfois d’une critique pour être classé aussitôt parmi les sectaires ce qui m’est arrivé souvent car j’ai la mauvaise habitude de dire ce que je pense.

A Caumont, une question est venue sur les élus qui paient ou pas la LGV. Aussitôt M. Girardi, vice-président du Conseil général du 47, a répondu en disant que c’était compliqué. Il a cité Poitou-Charentes qui ne paie pas ect. Il a fait compliqué, là où il pouvait faire simple : à présent nous ne sommes plus dans le flou car pour Tours-Bordeaux la construction a commencé, il faut donc payer, RFF ramasse l’argent dans le cadre d’un calendrier clair, net et précis, un calendrier inclus dans une convention de financement que certains ont voté et d’autres non. Sur ce blog j’ai donné le point précis. Il indique alors : « En Midi-Pyrénées, les élus sont favorables… » Et je coupe en disant : « Non ». Et un ami me dit : « Pas le peine de s’énerver. » J’admire le travail de M. Girardi et de son équipe en Lot et Garonne qui a fait beaucoup évoluer le dossier dans le bon sens mais ça ne m’empêche pas de dire mon désaccord quand je suis en désaccord. Je n’ai rien dit sur le fait qu’en Lot et Garonne les opposants à la LGV, comme Raymond Girardi, sont le plus souvent favorables à la LGV Bordeaux-Tours (je les sens chez certains des favorables à Bordeaux-Espagne).

Donc la réponse pour savoir qui paie ou pas aurait pu être plus simple. Le vrai problème ce ne sont pas les élus mais les médias. C’est seulement dans un numéro spécial de L’Express que j’ai découvert un vrai travail de journaliste sur le dossier. Les journaux préfèrent « un coup » médiatique et tout le monde reprend ensuite : « Nous avons appris que le Gers…. » Quel journaliste est allé chercher la Convention, le Contrat de concession, pour présenter un travail global, pour questionner là où ça fait mal, pour déjouer les mensonges qu’on les invite à colporter. Ce comportement des médias induit ensuite un comportement des élus… Philippe Martin du Gers avait fait déjà très fort avec son référendum anti-OGM… dont il savait pertinemment qu’il n’avait pas le droit de le faire. Il aurait pu alors lui donner une forme citoyenne mais l’essentiel c’était de paraître. Et voilà, je suis tombé dans le dénigrement des élus ? Je conteste une pratique précise et j’en approuve d’autres.

Pour le dire nettement : tout en étant clairement à gauche, je reconnais à un élu UMP ses qualités quand il défend une bonne cause, et j’ai le devoir de dénoncer un élu de PS, EE ou PCF qui se vend pour trois fois rien ! Pour le dire nettement : je reconnais des mérites à des élus PS, PCF, EE qui peuvent changer de position, et je dénonce fermement les élus UMP quand c’est le plus souvent nécessaire. Cette situation ne signifie pas que la différence entre droite et gauche est devenue mince, mais que la perte des repères classiques et leur reconstruction aujourd’hui, par rapport à la notion de progrès, de vitesse, de proximité, de territoire etc. est un effort qui traverse toute la société. Pour moi, être clairement à gauche, c’est accepter d’ouvrir le regard sur l’ensemble de la réalité et non pas sur telle ou telle portion qu’on nous montre du doigt. JPD

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 21:33

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Le Petit Journal du 1er mars consacre une page entière à la question de la LGV en faisant d’une pierre deux coups : il évoque la présentation de l’étude alternative et les répliques venues du côté de RFF. Sur ces deux points nous avons déjà répondu dans le blog. Il s’agit ici d’indiquer seulement l’existence de cet article tout comme l’attention portée à nos propositions par TLT à Toulouse et France 3. La Dépêche du Midi n’avait pas annoncé la réunion et à ce jour n’a pas proposé de compte-rendu malgré la présence de son responsable local. JPD

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 12:57

LGv-29-02.jpg
Encore le 22 décembre, Martin Malvy était tout à fait serein quant à l’avenir de Bordeaux-Toulouse, du moins en séance publique du Conseil régional. Deux mois après, il envoie une lettre à Fillon au moment où se tient la simple réunion d’une association ! (voir compte-rendu de la présence de Pépy). Pourquoi ce revirement car je vous l’assure il y a revirement comme je vais le prouver. Trois phénomènes se télescopent pour faire trembler l’édifice : la crise financière (un projet basé sur un emprunt énorme, quand les taux augmentent les coûts flambent), les élections présidentielles, « le débat Claraco » comme l’appelle Pépy.

Crise financière
La Dépêche d’aujourd’hui rend compte de cette réunion avec les propos de Malvy :
« Le système imaginé par le gouvernement est fou : demander à 58 collectivités territoriales de financer. » Heureusement, elles sont 26 à avoir refusé de signer la Convention donc ce système est déjà simplifié ! Blague à part Monsieur Malvy, ce système, c’est vous qui l’avez demandé sinon Bordeaux-Toulouse n’était pas dans le projet GPSO. Il est de bon ton de taper sur le gouvernement aujourd’hui (voir point suivant) mais il faut assumer d’autant que…
Suite du propos de Malvy :
"Nous proposons d’arrêter de financer Tours-Bordeaux, et de prendre en compensation l’intégralité du tracé Sud-Gironde-Toulouse à notre charge."
Les conseillers de Monsieur Malvy doivent lire ce blog car c’était la proposition minimum et de bon sens que je faisais au moment du vote de la Convention intervenu il est vrai, il y a une éternité, à savoir un an ! Malvy explique que ce qu’il donne pour Tours-Bordeaux c’est ce que l’Aquitaine donne pour Bordeaux-Toulouse donc on fait l’échange et l’affaire est faite. Mais combien sont-ils à avoir cru que Malvy avait négocié en s’assurant qu’il ne paierait Bordeaux-Tours que si Bordeaux-Toulouse se faisait ?
Pourquoi cette crainte subite et pourquoi écrire à Fillon ?
Car comme l’indique Le Petit Journal ce sont les trois : Izard, Cohen, Malvy qui ont la même démarche et qui proposent au gouvernement :
« Soit les collectivités de Midi-Pyrénées cessent de payer pour Tours-Bordeaux et assurent ensuite la totalité de la participation des collectivités à Bordeaux-Toulouse ; soit leur contribution à Tours-Bordeaux est considérée comme une avance que les collectivités d’Aquitaine rembourseraient quand commenceraient les travaux sur Bordeaux-Toulouse. La somme n’aurait plus à être déboursée par les collectivités de Midi-Pyrénées. Cette deuxième formule a l’avantage de simplifier l’affaire dans la mesure où les collectivités de Midi-Pyrénées ont déjà commencé à payer pour Tours-Bordeaux explique-t-on au Conseil régional. »
Vous suivez la simplification ? Encore, il y a trois jours on m’assurait que le Conseil régional n’avait rien versé pour Bordeaux-Tours ! Au moins c’est clair, les chèques (non les mandats) ont bien été signés. Charles Marziani nous l’avait indiqué, EELV nous avait dit non.

Mais pourquoi écrire à Fillon ?
Parce que, et nous sommes les seuls à pouvoir le dire grâce à la lecture attentive de la Convention de financement, s’il y a rupture du contrat il faut écrire à Fillon qui a 60 jours pour être d’accord sinon on va devant le tribunal administratif.

L’élection présidentielle
Il n’aura échappé à aucun lecteur que nous sommes en période d’élection présidentielle et ce délai de 60 jours nous renvoie après la défaite de Sarkozy, donc à un règlement du dossier entre socialistes. Si par malheur pour le PS, Sarkozy était élu alors les retours de bâtons seraient sans doute saignants !
En effet, il s’agirait d’un simple changement d’écriture : je ne paie p lus aujourd’hui et je paie demain. Mais qui va payer aujourd’hui une LGV en construction entre Tours et Bordeaux, construction dont je vais parler dans un autre article et qui nécessite un minimum d’étude du contrat de concession qui en règle juridiquement les principes. Qui propose cette étude ?

« Le débat Claraco »
Voilà que dans ce contexte, Le Lot-et-Garonne, maillon faible de l’édifice (mais ils sont tous devenus faibles), annonce qu’il paie Tours-Bordeaux mais pas Bordeaux-Toulouse suite à l’étude Claraco. L’association d’élus qui a porté ce projet a parfaitement su jouer de l’actualité et il faut donc rendre hommage à son travail. J’avoue que je craignais qu’elle arrive trop tard. Ils connaissaient l’expérience d’une étude alternative au pays basque qui a été sans suite aussi, ils se sont d’abord consacrés à l’action en direction des élus du Conseil général. C’est parce que le Conseil général a été secoué que l’étude prend de l’importance. Le contenu technique de l’étude est une chose, les suites politiques une autre, et ce sont elles, qui mettent le feu aux poudres car c’est maintenant un enchaînement de phénomènes qui s’opèrent. Puisque le Lot et Garonne ne paie plus pour Toulouse-Bordeaux, Midi-Pyrénées ne veut plus payer pour Tours-Bordeaux mais que dit Alain Rousset qui doit aujourd’hui ronger son frein ? Car c’est lui qui va devoir avancer des sommes colossales dès à présent !

L’impossible facture
Pierre Izard : « ça fait 24 ans que je me bats pour la LGV [comme vous le constatez, un combat très antérieur au nouvel aéroport qui, à cette époque là n’était même pas dans les cartons] et mon enthousiasme commence à être mis en péril. »
En donnant les chiffres 2011 aujourd’hui - 5,7 milliards pour Bordeaux-Toukouse- je crains que RFF n’ait eu envie de voler au secours de Fillon car ce dernier n’a pas entre les mains que la lettre de Malvy disant qu’il ne veut plus payer Tours-Bordeaux : il doit valider le tracé Bordeaux-Toulouse. Cette validation devait intervenir sans problème fin janvier puis a été reportée fin février (La Dépêche indiquant que c’était imminent) et voilà que la décision est reportée fin mars, moment propice pour prendre une telle décision !
C’est sur ce blog que nous avons, les premiers, annoncés la facture de Bordeaux-Toulouse pour le Conseil régional à un moment où nous n’imaginions pas qu’il fallait aussi ajouter les factures de Tours-Bordeaux, Bordeaux-Espagne et le tronçon commun. Par la suite j’ai entendu des conseillers régionaux confondre le versement pour Tours-Bordeaux et le versement pour Bordeaux-Toulouse. Non messieurs, ce n’est pas 200 millions pour Bordeaux-Toulouse mais aujourd’hui avec les réajustements qu’il faut calculer (le montant est un pourcentage du prix total) sans doute le triple. Or le Conseil régional a des recettes pour payer (la part spéciale de TIPP que nous payons déjà à la pompe) mais pas les autres collectivités territoriales [et ça aussi il faut le répéter dans les Conseils généraux] le trou s’approfondit.

Conclusion
Par cette phrase : « Nous proposons d’arrêter de financer Tours-Bordeaux » Malvy sait très bien qu’il sonne le glas de Bordeaux-Toulouse. Bien sûr, il dit que non, c’est juste un transfert, mais un transfert impossible car il veut rompre un contrat que les autres parties n’ont pas modifié, donc il est perdant devant la justice sauf accord amiable. Après le glas viendra l'enterrement. 1-03-2012 Jean-Paul Damaggio.

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 23:16

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La tribune vue par Daniel Boulangeot

 

J’en profite signaler un lien sur Facebook des croquis réalisés il y a déjà deux ans.Il s’agit des manifestations de Matabiau et Castelsarrasin.


http://www.facebook.com/media/set/?set=a.111189238896215.18822.100000154192850&type=3&l=09ead86fd5

 

Les dessins de Lacourt Saint Pierre sont sur ce lien.

https://skydrive.live.com/?cid=81a89e273403d267&Bsrc=Photomail&Bpub=SDX.Photos&id=81A89E273403D267%21251&sff=1#cid=81A89E273403D267&id=81A89E273403D267%21252

 

lacourt_0007.jpg

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 23:04

LGV : Le débat sur l’enquête alternative

Le coût de la LGV ? RFF donne ici le montant 2011 officiel soit 5,7valeur 2011 mais à Toulouse RFF a ajouté : sans compter Saint-Jory-Toulouse. En 2005 nous étions à 2,8 donc il faut montrer la tendance…
Pour le moment sur Tours-Bordeaux c’est 28 millions du km donc si on transpose sur Bordeaux Toulouse nous avons bien 5,7 mais la construction ne doit débuter qu’en 2017 et il suffit de voir les écarts entre les uns et les autres pour Bordeaux-Tours (voir article vision Vinci) pour comprendre que Claraco a été sérieux en disant 7,8.
Quant aux contournements, ils sont facultatifs dans l’étude alternative alors pourquoi en ajouter d’autres ?
A en croire les critiques, elles ne vont pas loin. JPD



http://www.objectifnews.com/economie/lgv-craintes-echec-financement-christian-maudet-28022012

En annonçant qu’il refusait que son département participe au financement de la ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux – Toulouse, le 13 février, Pierre Camani, président (PS) du Conseil général de Lot-et-Garonne, a déstabilisé les artisans du Grand projet ferroviaire du sud-ouest (GPSO). Aujourd'hui à Bordeaux, RFF organisait une conférence de presse en réponse aux arguments d'Alternative LGV, une association favorable au réaménagement de la ligne existante.
« On n’est à l’abri de rien » a résumé ce mardi Christian Maudet, chef de mission GPSO à Réseau ferré de France (RFF) Aquitaine - Poitou-Charentes, en évoquant les risques d’échec du chantier. Le ministère de l’Ecologie, dont le Premier ministre François Fillon est désormais directement en charge, doit valider d’ici fin mars le tracé définitif des LGV Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Hendaye. Mais à quelques semaines de l'élection présidentielle, RFF semble craindre de nouvelles prises de position politiques hostiles au GPSO, dont le principe de financement n’est pas bouclé à 100 %.
Christian Maudet, convaincu de l’inanité d’un réaménagement des voies actuelles pour y faire rouler le TGV (option proposée par Alternative TGV ), avait balayé l'idée en quelques phrases au petit déjeuner d’Objectif Aquitaine, le 14 février. Ce mardi il a pris soin de réfuter les arguments des opposants développés dans un document réalisé par le cabinet Claraco. A commencer par celui du coût. « La LGV Bordeaux – Toulouse ne coûtera pas 7,8 Md€, comme ils l’annoncent, mais 5,7 Md€. Et les 2,8 Md€ qu’ils retiennent pour leur projet ne compte que deux rectifications de courbes sur les cinq existantes » résume Christian Maudet. Concernant la question du report modal du TGV sur les TER, le patron du GPSO répond qu’il fonctionnera bien. Il prend pour exemple l’allongement jusqu’à la future gare TGV d’Agen de la ligne régionale arrivant de Périgueux. Soulignant que le nombre de passagers de la gare agenaise atteindrait la barre des 2,5 millions grâce au TGV, soit le double de celle de Montauban.
Jean-Philipe Dejean ( Objectif Aquitaine)

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 21:58

Pepy-a-Toulouse.jpg

Nouvelle grand messe au Conseil régional à la gloire de dame LGV. TGV vite c'est l'asso du président Malvy. Messe démocratique car la salle est ouverte à tous. Ils trônent, se congratulent, déroulent leurs diapositives (pardon les slides) puis Guillaume Pépy vient. Changement de ton. Surtout la parole à la salle. Il préfère une introduction courte et répondre aux questions. Les questions viendront de Martin Malvy, d’une dame de Montauban, de l’association de défense des usages de la ligne Toulouse-Bordeaux, d’un responsable CGT, d’un ancien vice-président aux transports et même de Monsieur Chauzy le président du comité économique et social. Avec Pépy les questions seront plus nombreuses que pour tous les autres intervenants réunis.


Bien sûr Pépy est là pour soutenir dame LGV mais il le fait avec sa méthode à lui, l’art de l’esquive et l’appel au réel. D’abord aller dans le sens de tout intervenant puis nuancer le propos. Il a eu beau répéter que lui n’est ni élu ni au gouvernement, il procède comme un politicien aguerri qui se doit de dire tout et son contraire pour plaire à tout le monde !
Les usagers Bordeaux-Toulouse ? Nicole Notat la médiatrice du cadencement a noté que 10% des plaintes viennent de la transversale et sur son site elle dit qu’il faut remédier au problème. Pépy est donc conscient et il travaille à changer les choses. Bravo !
Chauzy s’inquiète de l’action des anti-LGV ! Pépy répond : « Entre nous on dit le débat Claraco », il faut qu’il ait lieu, il faut être serein, sérieux et on a des arguments. Lesquels ? On ne le saura pas mais bravo pour le sens du dialogue ! Il évoque M. Izard, celui de la SNCF qui n’a aucun lien avec celui de Toulouse et qui a déjà mené ce débat dans le sud-est. Et la LGV s’est faite !
Mais les LGV ont-elles un avenir s’inquiète quelqu’un d’autre ? Là, Pépy apporte du concret, du solide, du vital même : une stabilisation des péages est intervenue jusqu’au moins en 2018 donc ils peuvent voir l’avenir en plus rose. Que pense RFF de ce coup porté à leurs espoirs ? Pépy est optimiste car il vient de Russie, de Chine et partout on se jette sur la grande vitesse (qui est le plus souvent à 220 km/h). Alstom ne voit pas de commandes... Bravo tout va bien.

Pépy fait un peu la leçon à Martin Malvy qui insiste sur les délais : un peu de retard c’est pas grave quand il faut aussi aider les lignes existantes !
Mais le problème du financement ? Là Pépy devient l’instit de la classe qui dit : « Attention, si vous n’êtes pas sage vous n’aurez pas d’image ! » Pour le dire autrement, si ce n’est pas l’union sacrée des politiques d’autres vont passer avant et ici en Midi-Pyrénées il ne faudrait pas détricoter ce qui a été bien fait jusqu’à présent. Vous connaissez le tarif actuel, 25 millions du km, c’est beaucoup c’est sûr mais il le faut. » RFF dans son intervention donnera le montant de Bordeaux-Toulouse version 2011 : 5,4 milliards mais sans compter le tronçon Saint Jory-Matabiau. Pour Bordeaux-Espagne c’est 7,5 milliards.

Là Malvy répond : "c’est l’union sacrée à 90%. C’est vrai certains ne veulent pas payer, il faut les comprendre, mais ils vont le faire par exemple en Tarn-et-Garonne." Chauzy après avoir montré du doigt les méchants anti-LGV avait évoqué sans le nommer ce département qui aura une gare et qui ne veut pas payer. Je suis en mesure d’annoncer qu’à la prochaine session budgétaire du Conseil général du Tarn-et-Garonne, ce département continuera de ne pas payer. D’ailleurs la Convention de financement étant bouclée pourquoi payer ? En fait, il est facile de comprendre que les tractations vont bon train, c’est le cas de le dire !

 

Et au militant de la CGT, responsable du Comité d’entreprise que va-t-il répondre ? Comme pour les autres intervenants il retient le positif : « je suis totalement d’accord avec la fin de votre intervention. » Et c’était quoi cette fin de propos ? « La LGV c’est une évidence. » Le Comité d’entreprise en décembre a organisé un colloque pour la promotion de la LGV. J’en avais entendu parler, j’étais allé voir sur le site mais je n’avais pas vu les invitations. Bien sûr quand le responsable CGT dénonce la proposition des Assises du ferroviaire qui suggère la fermeture de milliers de voies ferrées, je suis d’accord mais pas du tout sur le cocorico LGV. Voilà pourquoi je ne suis pas d’accord quand nous les anti-LGV nous prenons une phrase de Pépy favorable aux voies existantes ou un élément des Assises ferroviaires contre la grande vitesse en oubliant l’autre face de la médaille. Nous perdons ainsi en crédibilité : Pépy défend les voies existantes et en même temps défend la LGV ! Il n’est pas le seul à tout vouloir sauf que dans les faits tout l’argent va surtout à la grande vitesse.
Pépy démontrera qu’il sait écouter et oublier les propos qui le dérangent. Un intervenant indique que l’Europe a financé les lignes espagnoles et qu’elle devrait donner plus pour la France, et là Pépy ne dit rien par contre il répond à la proposition : proposer des horaires adaptés Toulouse-Barcelone. Pour le moment, comme je l’ai vérifié, il y a le changement à Figueres donc Pépy attend l’arrivée du TGV à Barcelone par Perpignan pour de nouveaux horaires.
La dame de Montauban pose une question que je n’avais jamais entendue : « Puisque la SNCF va transporter des millions de voyageurs en plus, elle va faire des bénéfices et ne faudrait-il pas prévoir un retour en investissement pour les collectivités qui financent ? » Le raisonnement du « retour sur investissement » laisse pantois Pépy : « Oui, il existe la clause de bonne fortune mais ça n’arrive jamais. » En fait pour Pépy il faudrait faire comme aux USA : « on installe chez vous une station de métro, votre maison prend de la valeur donc les collectivités peuvent augmenter l’impôt des bénéficiaires. »

Manifestement, « le débat Claraco » ça leur pose problème. D’entrée de jeu, Martin Malvy a voulu en mettre une couche : « là où il y a déjà 135 trains par jour, y faire rouler des trains à 320 km/h c’est pas une solution. » Pourquoi cette malhonnêteté Monsieur Malvy ? Qui propose 320 km/h sur les voies existantes ? Dites que nous sommes des idiots mais avec des arguments intelligents, vous serez plus crédible, si je puis me permettre un conseil ! C’est vrai, nous les opposants à la LGV, on peut paraître pour des idiots quand on dit, grâce au cabinet Claraco, qu’en faisant rouler des trains à 220km/h sur la ligne existante rénovée si les trains s’arrêtent à Agen et Montauban, c’est seulement six minutes de plus ! Mais Monsieur Malvy la LGV c’est pour arrondir 1h pour environ 200 km donc le train roulera en moyenne à 200 km /h ! Le 320, vu la configuration du Sud-Ouest, c’est sur une si petite portion qu’elle rend la LGV NUISIBLE.

En sortant, à la buvette, je croise une dame qui me demande d’où je viens : « D’à côté de chez vous, Angeville ! » Elle me reconnaît la Conseillère régionale UMP. Elle me demande ce que je pense du débat. « J’attends un débat contradictoire. » Elle défend la LGV plus que jamais. C’est son droit que je respecte tout à fait. On parle un peu du cas Saint Jory. Bref, le débat continue. 29-02-2012 Jean-Paul Damaggio


P.S. Il y aurait beaucoup à dire sur l’intervention de RFF, sur le cas de Strasbourg mais ça sera pour une autre fois. J’ajoute que j’étais à ce débat car, grâce à un ami, en principe TLT devait me demander mon opinion en tant qu’opposant. C’est ce qui a été fait. France 3 a fait de même. Je ne sais la traduction en image mais bon c’est un élément de plus de l’action que nous conduisons.

Les spécialistes qui lisent ce blog, reconnaitront même de dos, l'homem au premier plan.
la-reu-de-Toulouse.JPG

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