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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 18:37

NKM fait marche arrière à moins que ses déclarations de décembre n’aient été que du bluff. Ce qui est une drôle de façon d’user les nerfs des personnes concernées. Bref, les questions de Sud-Ouest sont claires et les réponses nettes. Le COPIL va donc trancher pour le tracé le 9 janvier. Seul le tronçon Dax-Hendaye reste dans le flou. Cet entretien a le mérite de rappeler que des collectivités locales n’ont pas tenu leurs engagements. NKM ne parle pas à leur égard de retour du bâton. La seule surprise c’est une certain désinvolture : on ne sait pas ce qu’l en sera des financements mais tant pis on fonce. Or les dites collectivités ont déjà annoncé la couleur : elles sont nombreuses en Midi-Pyrénées à dire qu’elles ne paieront pas d’autant que la facture s’annonce très lourde ! Et pourquoi paieraient-elles puisque la région Poitou-Charentes n’a pas payé pour Tours-Bordeaux ? L’affaire reste donc avec sa dose d’incertitudes. La lutte continue. JPD

 « Sud Ouest ».
Le Grand Projet Sud-Ouest (GPSO) reste-t-il une priorité du gouvernement ou est-il reporté ?
Nathalie Kosciusko-Morizet. Le GPSO n'est pas remis en question. C'est très clair. Les Assises du ferroviaire ont permis, de façon transparente, pluraliste et collégiale, d'évoquer des solutions pour l'avenir du secteur ferroviaire français. Tous les ans, le chiffre d'affaires du ferroviaire est de 23 milliards d'euros, dont 13 financés par de l'argent public. Malgré cet engagement public fort, on estime qu'il manque chaque année plus de 1 milliard d'euros. Pour ce qui est des lignes nouvelles, nous devons donc faire des choix.

Vous dites tout de même que les projets feront l'objet d'une évaluation externe et indépendante. Le GPSO en fait-il partie ?
Il y a pour plus de 4 500 kilomètres de lignes nouvelles à grande vitesse (LGV) inscrits au schéma national des infrastructures de transport, soit environ 110 milliards d'euros d'investissement. On ne pourra pas à la fois assumer les lourds travaux de rénovation en cours et lancer simultanément tous les projets. Sans rien abandonner, il faut établir une hiérarchie entre ces projets. Le Commissariat général à l'investissement nous aidera dans cette tâche.
Il y a des coups déjà partis, comme Tours-Bordeaux ou Nîmes-Montpellier. Mais il y en a beaucoup d'autres, plus ou moins avancés. La parole de l'État ne sera pas remise en cause sur le GPSO, qui est un coup parti. Il y a un calendrier précis qui fait l'objet d'un protocole. Il concerne le financement des tronçons Tours-Bordeaux, mais aussi Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Hendaye et Poitiers-Limoges. Pour la liaison Bordeaux-Espagne, comme pour Bordeaux-Toulouse, nous avons un engagement de mise à l'enquête publique courant 2013, avec une déclaration d'utilité publique (DUP) en 2014. Pour Poitiers-Limoges, on est engagés sur une enquête publique en 2012, pour une DUP en 2013.
Le préfet me remettra début janvier les projets de tracés pour les deux lignes, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Hendaye. Je les attends pour leur instruction à l'échelon central. Nous tiendrons les délais.


Vous avez accepté la création d'un observatoire indépendant des trafics qui pourrait différer la construction de la ligne Bayonne-Hendaye. Êtes-vous convaincue de la nécessité d'aller jusqu'à Hendaye ?
Nous devons mener toutes les concertations avec les habitants. Il est fini le temps où la carte de France des infrastructures se dessinait à Paris de manière autoritaire. Sur Bayonne-Hendaye, nous devons dissiper les inquiétudes. Sur la question de la ligne nouvelle entre ces deux villes, j'ai choisi un nouveau mode de gouvernance. Les procédures environnementales nous y invitent, et nous cherchons des cofinancements. On ne fera pas une LGV contre la volonté des élus.
Je ne renonce pas à cette liaison avec le réseau à grande vitesse espagnol, qui est un engagement du gouvernement, mais je cherche les voies et les moyens modernes d'un accord local. On ne fait pas le bonheur des gens malgré eux.
Certaines collectivités menacent de geler le financement de la ligne Tours-Bordeaux. Comment réagissez-vous ?
D'abord, je crois que les élus seront rassurés par l'engagement de l'État à respecter les protocoles signés. Jusqu'à présent, l'État a scrupuleusement respecté ses engagements, et même au-delà, alors que certaines collectivités ne respectaient pas les leurs.
Sur la LGV Tours-Bordeaux, le projet, dont les travaux vont très bientôt commencer, coûte 7 milliards d'euros, dont 3 milliards de contribution publique - une moitié apportée par l'État, l'autre par les collectivités locales. Après le tour de table, il manquait 280 millions d'euros de contributions de collectivités locales, dont 100 millions pour le seul Conseil régional de Poitou-Charentes. L'État l'a pris à sa charge de manière exceptionnelle, pour éviter le retard du projet. Ceci ne pourra pas se reproduire.


Pourquoi ne pas dire que l'on fera Bordeaux-Toulouse d'abord, parce que ce tronçon est plus rentable et parce que les Toulousains le veulent davantage que les Basques ?
Cela ne fonctionnera pas comme cela. Les engagements de calendriers concernent les trois branches, Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Hendaye et Poitiers-Limoges. Je vous redis que l'État les respectera. Viendra ensuite le temps de la discussion sur les cofinancements. Chacun sera alors face à ses responsabilités.
Comme nous le faisons désormais systématiquement, nous rechercherons un maximum de financements privés. La part restante devra être financée à parité entre l'État et les collectivités. Si elles n'étaient pas au rendez-vous, sur une branche ou sur une autre, il faudra bien alors ajuster les calendriers de réalisation. Ce n'est pas la préférence de l'État. Nous sommes engagés sur des délais que nous tiendrons.

 

P.S. de Jean-Paul Damaggio : Le lendemain de l'article de Sud-Ouest, La Dépêche du Midi évoque l'entretien en prenant soin de ne pas en donner l'origine. Elle ajoute un propos de Martin Malvy : "Tout renvoi du lancement du chantier au-delà de 2017 équivaudrait à une rupture du contrat que nous avons signé." Ce contrat nous aimerions en avoir une version complète pour juger de tels propos. Que élu est capable de nous le communiquer ? Si la phrase est exacte alors je le dis clairement, Bordeaux-Toulouse se fera.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 16:13

LGV : Retour sur le coût

 

L’embrouille sur cette question est phénoménale. Elle est relancée par la proposition de NKM de geler des projets et en particulier Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse.

Je reprends deux articles de Sud-Ouest où on nage en plein délire.

« Réétudier leur contribution financière à la LGV » sur Tours-Bordeaux dans les Pyrénées-Atlantiques ? Mais cette contribution est consignée dans une convention avec Vinci, une convention dont on ne peut sortir au gré de l’actualité ! Si vous donnez votre eau en gestion au privé, c’est seulement à l’expiration du contrat qu’on peut en rediscuter. Tous ceux qui ont signé sont à présent ligotés, et on peut faire confiance au secteur privé pour bien avoir serrer les cordes ! Inversement, ceux qui n’ont pas financé, ne peuvent plus financer et ne peuvent donc utiliser ce prétexte pour faire pression. Tours-Bordeaux, j’attends seulement la publication du contrat de concession au J.O.

En Charente ils veulent ajourner le versement comme moyen de pression. Voici un autre Conseil général qui se moque du monde. Dans la convention de financement il y a des échéances clairement fixées, et si le Conseil général retarde par rapport à la date, il devra payer les intérêts !

Un PPP ce n’est pas un moulin à vent où on entre et où on sort, c’est une machinerie où le privé est au commande, sinon il menace de la justice. C’est ainsi qu’en juin 2011, la convention de financement n’étant toujours pas signée, l’Etat a été menacé d’une plainte devant les tribunaux et aussitôt il s’est exécuté en acceptant de payer pour les récalcitrants. Il faudrait que les journalistes se tiennent au courant. JPD

 

Sur Sud-Ouest

Lundi 19 décembre 2011

Les conseillers généraux des Pyrénées-Atlantiques étaient réunis vendredi pour une journée de débats consacrés aux déplacements. C'est là que Jean-Jacques Lasserre (Modem, Bidache) a informé ses collègues de la décision prise par Nathalie Kosciusko-Morizet de nommer une commission d'études qui examinera la pertinence des projets ferroviaires non encore engagés (lire notre édition de samedi). Ce qui concerne directement le passage de la LGV au sud de Bordeaux.

Pour l'ancien président du Conseil général, cette nouvelle donne doit amener les Pyrénées-Atlantiques à réétudier sérieusement leur contribution financière à la LGV. Une somme de 100 millions d'euros (80 millions valeur 2009) doit en effet être consacrée à la participation du département à la réalisation de la section Tours-Bordeaux.

Les Landais pas prononcés

La question est d'autant plus d'actualité, estime-t-il, que la Charente a finalement décidé de ne pas verser d'argent pour ce chantier, et que les Landais ne se sont toujours pas prononcés. Sans parler des ouvrages d'art qui devront être réalisés « avec 100 % d'argent public ». Dans ce contexte, Jean-Jacques Lasserre estime qu'il « faut revoir les engagements financiers que l'on n'a pas posés au bon endroit. Et utiliser l'argent du Département sur la seule chose qui importe pour lui : la liaison Bordeaux-Pau. »

« Je n'ai pas eu d'informations confirmant la position de la ministre. Si la LGV est remise en cause, entre Bordeaux, Bayonne et Toulouse, c'est beaucoup plus grave », a répondu Georges Labazée, le président socialiste du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques. J.-J. N.

 

Jeudi 15 décembre 2011 à 15h10

Charente : le Conseil général ajourne le financement de la LGV

"Le Conseil général demande à ce que la gare d’Angoulême soit mieux desservie par les TGV pendant la période actuelle des travaux", précise Michel Boutant

Réuni en séance plénière ce jeudi, le Conseil général de la Charente a décidé d’ajourner la délibération qui validait le versement d’une subvention de 5,2 millions d’euros en 2012 pour la construction de la LGV Sud- Europe Atlantique.

« Cette délibération est ajournée jusqu’à la fin des négociations avec RFF (Réseau ferré de France) et la SNCF, a déclaré Michel Boutant, président du Département. Le Conseil général demande à ce que la gare d’Angoulême soit mieux desservie par les TGV pendant la période actuelle des travaux. Elle demande aussi un meilleur service sur la ligne Royan-Saintes Angoulême-Limoges. »

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 16:12

COTER-20-12-2011.JPG

 

Pendant que NKM s’épanche en grandes déclarations, le projet de LGV Bordeaux-Toulouse avance à son rythme. Tout le monde attendait le COTER et surtout les réactions qu’il allait susciter. Merveille des merveilles, « les choses avancent bien » déclare Sylvia Pinel. Nous ne savons pas ce que signifie « les choses » : si c’est l’obtention d’un tunnel à Auvillar, disons que JM Baylet a enfin marqué un point, un point qui n’est pas bon pour Bénis, Campsas, Bressols et ailleurs. Bien sûr, Malvy s’inquiète un peu après les déclarations de NKM mais ses jours sont comptés en tant que ministre… une ministre qui semble bluffer quand elle prétend qu’il faut lancer des études. Mais retenons le point positif : c’est sans doute que les études sérieuses et « indépendantes » que nous réclamons depuis des années n’ont jamais eu lieu ! Les Verts Aquitaine avaient fait alliance avec le PS à condition que le président Rousset lance une étude indépendante… tué dans l’œuf. Les effets d’annonce ont est habitué.

Quant aux inquiétudes sur l’augmentation des coûts, Malvy et Baylet devraient lire notre prose… ou apprendre les multiplications : RFF continue de parler de 20 millions d’euros du km quand l’actuelle LGV Tours-Bordeaux c’est du 28 millions officiellement !

Jean-Paul Damaggio

 

 

Publié le 20/12/2011 08:04 | Serge Bardy

Bordeaux-Toulouse. De nouvelles avancées dans le dossier de la LGV

 

Le comité territorial du Grand projet ferroviaire du Sud-ouest s'est réuni, hier, à la préfecture. Objectif : définir le tracé de la future LGV entre Agen et Saint-Jory.

 

«On a progressé de manière fructueuse ». Henri-Michel Comet, le préfet de la région Midi-Pyrénées, ne cachait pas une certaine satisfaction, hier, à l'issue du comité territorial du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO). À l'ordre du jour de cette réunion, à laquelle participaient, outre le représentant de l'État, des élus et des responsables de Réseau ferré de France (RFF), la définition d'un tracé unique de la LGV entre Agen et Saint-Jory intégrant les études complémentaires engagées au mois de juin dernier pour les cas d'Auvillar et de Bressols, dans le Tarn-et-Garonne, et l'est d'Agen, dans le Lot-et-Garonne. En effet, si le reste du tracé avait déjà été approuvé, il restait à traiter ces dossiers délicats, notamment en raison des graves impacts environnementaux induits par l'arrivée de la LGV dans ces communes. « C'est l'hypothèse du tracé nord, soutenue par les élus qui ne voulaient pas du tracé sud, qui a été retenue et nous serions très satisfaits s'il était validé par le prochain comité de pilotage (Copil) de la LGV en janvier. Globalement, les choses avancent bien et je constate que les élus sont davantage entendus. Cependant, il reste à se mettre d'accord sur des réalisations techniques importantes » a précisé Sylvia Pinel, députée du Tarn-et-Garonne.

 

Inquiétudes sur l'augmentation des coûts

 Afin de réduire les impacts environnementaux, les élus du Tarn-et-Garonne ont plaidé en faveur de solutions techniques optimales. Pour le président du conseil général du Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet, « il n'est pas question de laisser faire le remblai prévu à Bressols ». « Il faut le remplacer par un viaduc transparent. Pour Auvillar, la solution d'un second tunnel a reçu l'appui du préfet de région qui a demandé à RFF de faire des efforts significatifs. Je suis très heureux qu'un tracé ait enfin été arrêté. D'autant que les populations concernées étaient très inquiètes et voulaient savoir ce qui les attend. Toutefois, je m'inquiète de l'augmentation des coûts. Et je vais demander si tout cela n'est pas lié aux difficultés de la traversée du Pays Basque… »  a déclaré Jean-Michel Baylet. Pour sa part, Martin Malvy s'est réjoui, hier, que les inquiétudes des élus et des populations du Tarn-et-Garonne aient été prises en compte, tout du moins en ce qui concerne les fuseaux. C'est important pour que le projet LGV avance et que l'habitat et l'environnement soient préservés » a-t-il ajouté. La proposition de tracé unique Agen-St-Jory sera transmise au ministre des Transports à qui appartiendra, in fine, la décision de valider l'ensemble du tracé Bordeaux-Saint-Jory.

 

Un calendrier à confirmer

 

« Nous demandons au Premier ministre que la LGV Tours-Bordeaux-Toulouse constitue un seul et même projet, qu'il est inscrit au programme des grandes infrastructures et que le calendrier, notamment le démarrage des premiers travaux en 2017, sera respecté ».

 

Dans un communiqué publié hier, le maire de Toulouse, Pierre Cohen, le président du conseil général de la Haute-Garonne, Pierre Izard, ainsi que le président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, ont réagi aux propos de Nathalie Kosciusko-Morizet. La ministre des Transports avait évoqué la création d'une mission pour juger de la pertinence économique de la LGV après Bordeaux. « Comment comprendre qu'aujourd'hui le gouvernement doute de la pertinence de ses propres projets ? Pour ce qui est de Tours-Bordeaux-Toulouse, l'intérêt économique et la rentabilité de cette ligne ayant été démontrés à de nombreuses reprises, la déclaration de la ministre est évidemment sans objet.

 

Les études ont déjà montré que la liaison Toulouse-Paris en trois heures n'est possible qu'avec la création d'une voie nouvelle. Toute autre solution doit être écartée puisqu'elle ne permettrait pas la circulation et du TGVet du fret et des autres trains de voyageurs ».

 

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Le chiffre : 1 352

 

millions> D'euros. C'est le montant du budget primitif voté, hier, par les élus régionaux d'Aquitaine. Un budget marqué par les efforts d'investissement pour soutenir l'économie et l'emploi. Jeudi, c'est au tour du conseil régional de Midi-Pyrénées de voter son budget.

 

« Formés auprès de la Garde républicaine, ils ont chacun au moins un niveau de galop 7. »

 

Un responsable, de la mairie de Toulouse qui a présenté la brigade équestre de la police municipale qui va patrouiller en ville.

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 16:10

coordination-anti-LGV.jpg

NKM fait de grandes déclarations qui pourraient avoir pour vocation la démobilisation des opposants au LGV. C’est l’effet inverse car d’une part elle leur donne raison sur certains points (pour mieux faire passer une politique de privatisation sur d’autres), et que d’autre part chacun sait qu’il y a loin des paroles aux actes chez de nombreux responsables politiques. Bref, venus de Gironde, des Landes, du Lot et Garonne et du Tarn et Garonne, une quinzaine de personnes se sont réunis pour faire le point et réagir. Si NKM veut montrer qu’elle ne bluffe pas, il lui suffit d’annuler la réunion du COPIL du 9 janvier qui à Bordeaux va décider des tracés Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Hendaye.

Pour le moment y compris les responsables de RFF, toutes les autorités font comme si la ministre n’avait rien dit. Les opposants du Lot et Garonne qui sont plus facilement sollicités par les médias que ceux du Tarn-et-Garonne, ont eu à débattre avec des élus et responsables de RFF sur Radio 47 qui ne tiennent pas compte des propositions ministérielles. Pire, le responsable de RFF, après avoir été menacé par le député maire d’Agen de refus de paiement s’il n’avait pas un tunnel en lieu et place de deux ponts, n’a pas masqué son cynisme : la contribution de cette communauté d’agglomération ne payant pas le surplus du coût exigé alors ils peuvent s’en passer !

Bref, un communiqué commun est en préparation pour contrer les réactions des élus d’Aquitaine et Midi-Pyrénées qui en appellent au respect du calendrier. Bref, la lutte continue.

20-12-2011 JPD

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 15:44

action-valence.JPG 

Le 10 décembre nombreuses manifs à travers la France au sujet de la LGV. Pour le Collectif Val de Garonne nous étions cette année à la rencontre des habitants de Valence d’Agen (l’an dernier c’était Moissac). Sur la photo, on devine au fond nos banderoles classiques, le panneau sur la remorque et la foule présente qui écoute un petit concert fait par les écoles de musique du secteur.

Un samedi matin à Valence d’Agen, nous ne pouvions que croiser Jean-Michel Baylet qui fait son tour de ville. Il ne s’est pas arrêté au stand du Non LGV, Oui à l’aménagement des lignes, car il n’a pas eu le temps, il devait partir pour la manif de Bressols. Une personne à tout de même pu lui remettre notre journal où il a cru s’étouffer en lisant l’article humoristique : « La LGV, tout le monde la veut ». Article idiot de son point de vue car depuis le début Jean-Michel Baylet est contre cette ligne à grande vitesse. Nous en sommes très heureux mais son journal favori rappelle le lendemain, comme vous le vérifierez ci-dessous, qu’il est contre… la forme prise par la LGV, mais pas contre la LGV ! Son intervention à Bressols rappelle sa proposition de toujours qui rejoint l’idée de ceux qui veulent « une LGV en site propre ». Ce qui est impossible, surtout vu les conditions financières actuelles qui imposent surtout une LGV à l’économie ! Le scoop de Baylet (son propos à Valence) aura duré le temps d’une matinée…

Par contre la manif de Toulon a secoué la ville (voir article). Une fois de plus, redisons-le, les positions sur la LGV ne sont pas seulement en pour et contre, mais se basent sur l’idée suivante : quels moyens de transports sont les plus pratiques pour les habitants du pays ? Et nous répondons aussitôt : le train, rapide, sûr, économique, peu polluant mais pas n’importe quel train et surtout pas le train entre les mains des profiteurs du genre Vinci…

JPD

 

 

La Dépêche Publié le 11/12/2011 09:47 | J.-Ph. Laulan

LGV à Bressols. Le remblai de toutes les colères

 

Un remblai qui a déclenché une forte mobilisation dans la commune bressolaise.

 

Hier en milieu de matinée, le premier magistrat de Bressols, Jean-Louis Ibres, l'a clamé (bien) haut et (très) fort : « Ce combat est de la plus haute importance pour la commune de Bressols, mais aussi pour notre territoire. J'ai la ferme conviction que la bataille n'est pas perdue. Ce rassemblement exprime notre volonté ferme et définitive de nous opposer au remblai. Nous ne lâcherons absolument rien. »

Ce remblai qui a cristallisé bon nombre de colères et d'inquiétudes dans son sillage (300 personnes réunies hier sur la place de la mairie de Bressols) a été imaginé par RFF pour soutenir le passage la future LGV.

Un remblai qui n'a pas laissé insensible le président du conseil général, Jean-Michel Baylet, qui relevait au moment des différentes prises de parole de soutien à l'action des élus bressolais : « Dans ce dossier de la LGV, le conseil général avait très rapidement identifié certaines difficultés qui, dès le début, nous ont amenés à nous positionner de manière claire et précise auprès de RFF. Il apparaissait que le projet de traversée de la commune de Bressols était fort complexe. Nous réaffirmons aujourd'hui que vos conditions de vie et votre environnement doivent être respectés. La participation financière du conseil général reste suspendue à l'accord plein et total des élus représentatifs des populations concernées par ce tracé et qui œuvrent au mieux de l'intérêt général. »

 

« Savoir dépasser les contextes financiers »

Les mots « solidaires » et « muraille infranchissable » ont servi de fil rouge à ce mouvement protestataire qui ciblait un ouvrage de 2,5 km de long, de 80 mètres d'embase et de 15 mètres de haut. Sylvia Pinel, député, s'était félicitée d'une « présence massive aujourd'hui qui démontre la volonté de travailler collectivement afin que le passage de la ligne LGV se fasse dans les meilleures conditions possibles. Il faut savoir dépasser les contextes financiers et budgétaires afin que vous puissiez vivre dans les conditions que vous avez choisies. Le tracé de la LGV ne doit pas se faire à n'importe quelles conditions et à n'importe quel prix. Nous avons demandé un passage de la ligne exemplaire au niveau environnemental, paysager et acoustique. Aujourd'hui, nous le réaffirmons, la voix des élus et des populations doit être entendue. » Un lâcher de ballons arrimé à une hauteur symbolique de 15 mètres a complété ce mouvement protestataire.

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Le chiffre : 60 Hectares>D'emprise foncière. Sur la commune de Bressols si le remblai prévu par RFF était réalisé. Un remblai qui met entre parenthèses bon nombre d'orientations pour les mois à venir , à commencer par le schéma du SCOT qui est en attente de la décision. de RFF.

 

 

Manif à Toulon article de Var Matin

La LGV ne passera pas par eux. Entre 2400 personnes selon la police et 4000 selon les organisateurs, à bord de 130 tracteurs et de voitures, ont manifesté ce samedi à Toulon contre les projets de tracés de la ligne à grande vitesse (LGV) Paca.

Une quarantaine d'organisations syndicales et professionnelles agricoles, des élus de tous bords, des associations de défense de l'environnement et des collectifs d'habitants, s'étaient associés à cette manifestation, inscrite dans "les journées européennes des projets inutiles et ruineux".

Le port a été bloqué à la circulation une bonne partie de la journée jusqu'à la dislocation de la manifestation, qui s'est déroulée sans incident, vers 15 heures. 

"Le monde agricole est sorti de ses terres pour dire sa colère et pourtant le monde agricole aime la tranquillité", a résumé le président des Jeunes agriculteurs (JA), Sébastien Perrin, qui s'est félicité de la mobilisation "dans ce combat du pot de terre contre le chemin de fer". 

Pour le président de la chambre d'agriculture, Alain Baccino, "on n'a pas sauvé le rosé pour laisser passer la LGV" (Ligne à grande vitesse), qui doit traverser la région Provence-Alpes Côte d'Azur (Paca) à l'horizon 2023. Selon lui, "tous les fuseaux de RFF (Réseau Ferré de France, l'un des co-financeurs, NDLR) passent dans les zones agricoles et ça, c'est impossible". 

Les associations "urbaines" ont également exprimé leur opposition, à l'image de "Stop LGV Coudon", dont le président, Olivier Lesage, a dénoncé "les élus locaux qui se réfugient dans les jupes des décideurs parisiens". 

Une minute de bruit, avec sirènes hurlantes, concerts de klaxon et cornes de brume, a également été observée avant que la manifestation se poursuive en musique, autour de barbecues. 

Au préalable, et pour répondre aux critiques des commerçants qui avaient dénoncé l'organisation de cette manifestation en période de Noël, les organisateurs ont invité les manifestants à réaliser en ville leurs achats de fin d'année. Une collecte a même été organisée pour récupérer des fonds pour les jouets des plus démunis. 

En début de matinée, la manifestation avait débuté par un regroupement devant la préfecture, où les agriculteurs avaient symboliquement simulé "les obsèques de l'agriculture varoise" en déposant un cercueil. "Je m'adresse à ceux qui ont assassiné cette compagne (l'agriculture, NDLR) indispensable à chacun d'entre nous", a déclaré le secrétaire de la fédération départementale des syndicats agricoles (FDSEA), Gilles Millo, lors d'une oraison funèbre. 

Recueillis autour du cercueil, enveloppé des drapeaux de la FDSEA et des JA, les viticulteurs avaient ensuite observé une minute de silence avant de le fleurir de nombreux bouquets de gerberas, mufliers et oeillets. Sur les banderoles déployées, on pouvait lire notamment "LGV: la gangrène du Var", "Non à la LGV, gardarem la terra" ou "RFF: rien à foutre de ta ferme". 

La concertation sur le tracé a été interrompue dans les Bouches-du-Rhône et le Var, après plusieurs réunions publiques mouvementées, mais se poursuit dans les Alpes-Maritimes. La ligne, qui vise notamment à parer à la saturation prévisible du réseau, doit ramener Paris à 4 heures de Nice (contre près de 5 heures 40 actuellement). 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 15:43

LGV PACA : La parole à la Conf’

 

Var Matin vient de publier cet entretien que nous répercutons avec plaisir. Qu’en pense la Conf’Midi-Pyrénées ? JPD

 

 

Éleveur laitier à Sillans-la-Cascade, Michel Apostolo est porte-parole régional de la Confédération paysanne et membre du bureau varois de ce syndicat paysan. Ce dernier appelle à manifester samedi à Marseille. (1)

 

Quelle est votre analyse sur le projet LGV Paca ?

Depuis le départ, la Confédération paysanne s'est opposée à la LGV. Nous avons travaillé dès 2005 avec des associations, en solidarité avec tous ceux impactés par ce projet et pas seulement les agriculteurs. Nous avons participé à toutes les manifestations, où nous étions plus ou moins nombreux au début. Nous sommes contents de voir que notre slogan « la LGV ni ici, ni ailleurs » est maintenant repris par tous, comme samedi dernier à Toulon.

 

Vos motifs d'opposition ?

Notre première motivation : la préservation des terres agricoles. Elles ne représentent plus que 8 à 10 % de la surface du département. Nous avons formé un collectif de défense des terres agricoles qui est actif dans le Var mais aussi dans les départements voisins.

 

Mais cette ligne pourrait être un plus pour vendre vos produits plus loin et plus vite.

Le Var et la région sont déjà un énorme bassin de consommation. On a plus besoin d'une économie locale qui fonctionne que de rapidité dans les transports. En fait, ce qui nous manque, ce sont des communications locales. Au lieu de faire des ronds-points partout, il faut développer les transports en commun. Cette ligne à grande vitesse exacerberait aussi la concurrence avec les régions voisines. De plus, le Var regardera seulement passer les trains. Bref, il est surtout nécessaire de conserver des producteurs et de préserver nos terres plutôt que d'apporter un afflux de population nouvelle et de mettre à la portée des spéculateurs les espaces encore protégés aujourd'hui.

 

Êtes-vous confiant dans vos chances de réussite pour faire capoter cette ligne ?

Il faut abandonner ce projet mortifère. Certains qui étaient à l'origine de cette ligne commencent à dire qu'elle est trop chère. Les citoyens aussi, qui ne croient plus en ce modèle économique qui nous mène dans le mur. Ce qu'on appelle progrès n'a pas montré son efficacité, la crise en est la preuve.

 

 

1. Manifestation à 11 h, samedi 17 décembre, devant la Préfecture de Marseille, où seront remises des pétitions. Bus gratuits au départ d'Aubagne à 10 h (réservation au 04.42.18.19.30.).

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 15:43

LGV : Quand l’info passe, qui trépasse ?

Samedi 10 décembre, sur France 3, aux infos du soir, on nous a vanté les mérites du TGV Paris-Reims.

On a appris ainsi qu'un prof de fac était content car il peut habiter Paris et enseigner à Reims. Pour désengorger la Région parisienne, voilà qui est super !

On a appris ainsi que ce TGV, évidemment, ne s'arrête pas entre Paris et Reims. Pour empêcher la désertification et le dépeuplement des petites villes situées sur le trajet, voilà qui est super !

On a appris ainsi que ça avait boosté les entreprises de Reims, non parce que de nouvelles s'y sont implantées ... mais parce que, étant déjà à Reims ... elles se sont rapprochées de la gare TGV !!! C'est pas extra ?

On a appris ainsi que les changements d'horaires à partir d'aujourd'hui,  c'était pour faire des travaux sur les lignes. On a même entendu un voyageur, gêné par les nouveaux horaires, mais qui croyait que cela n'allait durer que le temps des travaux !

Et pas un journaliste pour le détromper et lui préciser que c'est, d'une part, à cause de l'ouverture à la concurrence pour faire rouler des trains privés, et d'autre part, pour donner les meilleures correspondances pour ceux qui prennent le TGV.

Mais c'est normal après tout, ce sont les voyageurs empruntant le TGV qui payent pour la ligne ... Comment ? Non ? C'est nous qui payons ? Avec nos impôts nationaux, régionaux, municipaux ?

Bon, après tout, il faut bien aider les riches, non ? Un peu de solidarité que diable !

Bon, d'accord, dans le reportage on a allègrement mélangé la notion de TGV et celle de LGV, mais l'important c'est que le fleuron de notre industrie soit célébré, non ?

Bien sûr, un esprit chagrin pourrait se demander qui a payé cette pub éhontée dans un grand journal d'une chaine publique. Mais il faudrait vraiment être un esprit chagrin !

Marie-France Durand

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 10:46

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Interview : Collectif "TGV ? Non merci !" - 2

Plutôt que de voir dans le TGV « la » solution, nous prenons le TGV comme un problème

mardi 6 décembre 2011 à 06:10, par B. Javerliat

 

Seconde partie de l’interview du collectif "TGV ? Non merci !" : Où l’on en vient au TGV proprement dit, aux promesses qu’il fait miroiter devant les yeux des gens, et aux réels problèmes qu’il pose. Derrière tout projet technicien, il y a un modèle de société qui se profile. Qui le choisit, en définitive ? (lire la première partie)

 

L’Agitateur : Venons en au TGV. Qu’est-ce que vous avez contre le TGV ? Vous êtes contre le progrès ? Contre le développement économique ? Est-ce qu’il n’y a pas des choses plus importantes à s’occuper ?

 

« Collectif TGV Non merci » : La première chose à dire concernant le TGV, c’est que le problème n’a jamais été posé. Le TGV s’est invité dans la campagne municipale de 2008, à l’initiative d’un maire qui n’avait ni bilan, ni projet. Talonné par une opposition qui se sentait le vent en poupe – au début de la campagne tout du moins – Lepeltier s’est raccroché au TGV comme à une bouée de sauvetage. Bien lui en a pris. On peut considérer qu’il doit au TGV son troisième mandat. C’était bien joué, c’est clair. Bien. Ensuite on a découvert que le dossier était entièrement bidon. Que le maire avait fait des promesses sans aucune certitude, qu’il avait menti aux électeurs. Je ne vais pas revenir sur toute cette histoire. Pour les gens que ça intéresse, ils n’ont qu’à consulter les articles parus sur votre site, dans l’Agitateur. On notera à cet égard la complaisance, pour ne pas dire la complicité de la presse locale.

 On parlait, en début d’entretien, de la démocratie. Quelle est la démocratie digne de ce nom où l’information est confisquée par une minorité de gens qui défendent des intérêts particuliers ? Il est clair qu’il y a connivence entre les « décideurs » et les gens qui ont la responsabilité de recueillir et de diffuser l’information à Bourges et dans le Cher. Vous pouvez reprendre tous les articles du Berry Républicain au sujet du TGV. Aucun ne met en doute la sincérité de Lepeltier, alors qu’il était évident, après la loi Grenelle I, que ses fameuses « certitudes » de 2007 n’étaient que du bluff. Tous louent le TGV ! Et tous présentent nos politiques locaux comme de courageux mousquetaires qui vont aller décrocher le TGV « avec leur dents » comme disait Sarkozy à propos de la croissance. Tous admettent, sans question préalable, que le TGV c’est l’avenir, la modernité, la prospérité. Fort bien. Bel exemple de pensée unique ! Nous préférons prendre la question à l’envers. Plutôt que de voir dans le TGV « la » solution, nous prenons le TGV comme un problème.

 

L’Agitateur : Quel problème ?

 

« Collectif TGV Non merci » : Quels problèmes au pluriel. Détaillons :

1) La situation de l’existant. On ne peut pas faire comme si le TGV était un plus qui s’additionnait simplement à un réseau existant, en complément d’un déjà-là : les infrastructures et le train classique. Ce qu’on doit savoir, c’est qu’il y a un choix derrière cette décision. Le choix d’un modèle de train – le train à grande vitesse – contre un autre modèle – le train classique qui innerve les territoires, les régions isolées, les petites villes. Alors, faut-il choisir ce modèle de train, ou l’autre ? Au minimum, on souhaiterait que la question soit posée. Elle ne l’est pas. Il faut savoir que RFF est endettée et même surendettée, que les infrastructures, les ouvrages d’art sont en mauvais état. L’argent que l’on va investir dans les LGV, on ne le mettra pas ailleurs. Quels sont les enjeux ? Soit un train très cher au service d’une minorité, soit un train à prix raisonnable au service de tous. On ne sait pas si on doit rire ou pleurer quand on lit un billet de Philippe Bensac, Président de Bourges-TGV, où il constate, à propos du TGV, que la logique de la SNCF ne s’inscrit pas dans un souci d’aménagement du territoire, mais dans la volonté de faire du profit et de concurrencer l’avion sur des lignes très longues distances. Sacré Bensac ! Il voudrait que le système qu’il défend depuis toujours change ses lois parce que ses petits intérêts de provincial ne sont pas respectés par sa Majesté le Capital !

 

2) Le financement. On a chiffré les coûts : de 14 à 20 milliards d’euros. Excusez du peu. Qui va payer, et avec quel argent ? Les premières LGV ont été financées en grande partie par l’Etat. Aujourd’hui, l’Etat se désengage, partout, sur tous les dossiers. Ce sont les collectivités territoriales qui vont être mises à contribution. Or c’est la crise, et les collectivités sont endettées et même surendettées. On aurait dû commencer par là d’ailleurs. Tant que la question du financement n’est — je ne dis pas réglée, mais simplement abordée — ce dossier TGV ressemble à une gigantesque manipulation de l’opinion sans bases réelles. Les politiques agitent des promesses de développement, pour faire croire aux électeurs qu’ils font quelque chose. Pour en finir sur le financement, les caisses publiques étant vides, le pire serait de confier ces infrastructures ferroviaires à des intérêts privés, comme on l’a fait pour les autoroutes. Cela revient à une dépossession de ce qui devrait normalement appartenir et profiter à tous. Nos fameux « libéraux », en réalité visent à l’établissement de monopoles très réservés pour organiser le racket et ponctionner les populations. Les TGV menacent le train classique et opèrent ou préparent un hold-up.

 

3) Les promesses de développement économique. Là il faut reconnaître qu’on est dans le rêve et les suppositions sont tout à fait gratuites. Pourquoi l’arrivée du TGV à Bourges serait synonyme de prospérité ? Parce que Bourges serait à nouveau « attractive » ? Parce que les gens pourraient élargir l’espace géographique dans lequel ils peuvent trouver de l’emploi ? Examinons. Puisque des TGV existent depuis maintenant plusieurs dizaines d’années, on doit pouvoir se reporter à des études « d’impact » pour employer le jargon à la mode. Vous en connaissez, vous, de telles études qui mettent en évidence l’arrivée d’un TGV et le décollage de la prospérité ? Il n’y en a pas. Tout simplement parce que le développement économique est en réalité la résultante de multiples facteurs. Les moyens de communication sont un des paramètres, c’est certain. Mais qui a dit, et sur quelles bases avérées, qu’un aller retour Paris-Bourges par jour en une heure serait plus efficace que quatre ou six directs en 1 heure 55, qui partent, et qui arrivent à l’heure ? D’autre part, le billet de TGV coûte cher. Sa clientèle, ce sont les cadres supérieurs qui doivent se déplacer de métropoles en métropoles. On programme le TGV Paris-Lyon, pas le TGV Paris-Bourges, faudrait peut-être pas l’oublier ! Pourquoi l’ensemble des gens, et les plus modestes, devrait supporter les coûts du confort de cette petite minorité, sans en profiter ? Mieux : certains parmi ces fameux cadres pourront peut-être profiter du TGV pour venir s’installer ici, alors qu’ils bossent à Paris. Soit. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Au final : on nous promet le développement économique, mais Bourges pourrait simplement être transformée en cité dortoir pour riches, avec explosion du prix de l’immobilier. Alors, les berruyers ne verraient pas leurs conditions de vie s’améliorer, mais se dégrader, et leurs impôts exploser. Et puis, observons les villes à 1 heure de Paris. Vous trouvez franchement enthousiasmante la situation d’Orléans, vous les enviez ces « parisiens sans Paris », vous la trouvez séduisante cette ville bourgeoise, froide et sans substance ? C’est ça, le modèle pour Bourges ? Bof.

 

4) Les conséquences écologiques : on ne peut pas faire comme si tout cela n’avait pas de répercutions sur l’environnement. Les travaux sont pharaoniques, les paysages sont détruits, les écosystèmes sont bouleversés. Il y pense notre ambassadeur du climat qui s’est fait une spécialité de l’environnement ?

 

Bref, pour nous ce projet est ruineux, inutile et néfaste. C’est pourquoi nous le rejetons.

 

L’Agitateur : On devine quand même dans votre démarche une attitude technophobe. Le TGV c’est le progrès. Comment peut-on être contre le progrès ?

 

« Collectif TGV Non merci » : C’est quand même bizarre. Chaque fois que quiconque met en question une innovation technologique, pour des motifs financiers, économiques, ou écologiques, il est taxé de rétrograde ou de technophobe ! Cela prouve au moins une chose : la technique, en tant que telle, est une chose qu’il ne faut pas discuter. « Tout ce qui pourra être fait sera fait », comme le dit la loi de Gabor. Ensuite le rôle des politiques est de faire semblant de décider, alors que les vraies décisions sont prises ailleurs et sans eux, et sans leur avis.

 En réalité, nous ne sommes ni contre ni pour la technique. Il faut replacer la technique à sa place : elle devrait être un moyen, aux service de fins décidées en commun, au service de tous, et éclairées par le débat public. Nous sommes si peu contre la technique que nous défendons le train classique. Nous le défendons parce qu’il est au service des gens et qu’il constitue un aménagement raisonnable de la nature. En fait, on pourrait montrer qu’à propos de bien des décisions, il n’y avait pas d’inéluctables solutions techniques. Pour en rester dans le domaine des transports, prenez les autoroutes : soit vous faites des autoroutes gigantesques sur le modèle que nous connaissons, soit vous faites des quatre voies plus modestes sur le modèle breton, avec de nombreuses bretelles d’accès, qui irriguent les petites communes. Soit vous les confiez à des monopoles privés, avec péage (en réalité du racket, quand on constate les prix pratiqués), soit vous les financez avec l’impôt et vous confiez la maintenance des infrastructures routières à la puissance publique. C’est ce qu’on a fait en Bretagne, et c’est pourquoi on peut y circuler rapidement, très facilement et en sécurité sans se faire racketter. Il n’y a pas ici d’impératif technique qui ait obligé à quoi que ce soit. Il y avait plusieurs solutions, et l’une a été choisie en fonction d’une vision politique des choses. Nous sommes en mesure de faire des TGV en France. Très bien. Nous demandons : pourquoi faire des TGV ? Sans réponse satisfaisante, mais constatant au contraire que le TGV menace le train classique, ne sert pas Bourges, sera ruineux et constituera une calamité de plus pour l’environnement, nous disons : non au TGV. On peut employer notre argent et le talent des ingénieurs et des ouvriers qui fabriquent des TGV à des entreprises plus utiles et qui servent les gens. Ce n’est pas à la technique d’asservir les gens. C’est aux gens de se servir de la technique.

 

L’Agitateur  : Vous parlez aussi de relocaliser l’économie sur vos tracts ?

 

« Collectif TGV Non merci »  : Oui. Il faut voir tous ces problèmes comme un ensemble. Tout le monde redoute la crise économique gigantesque qui nous menace effectivement. Tout le monde constate que la mondialisation n’engendre pas la prospérité mais l’appauvrissement ou la mise au chômage des travailleurs de la vieille Europe. On sait aussi que la multiplication des échanges n’est pas sans conséquence sur l’environnement, parce que les transports gaspillent de l’énergie et rejettent du carbone dans l’atmosphère, d’une façon ou d’une autre. La solution à tous ces problèmes est donc plutôt dans l’effort pour inverser la tendance. Dès lors, plutôt relocaliser, réindustrialiser dans de petites unités (que nous souhaiterions au final autogérées) au plus près des lieux de vie des gens, plutôt que les transformer en nomades sans feu ni lieu au service des patrons qui en disposent à leur gré. Nous défendons donc le « raisonnable » quand un Bensac, récupérant un slogan soixantuitard en appelle à « l’impossible » [1]. En réalité, son impossible n’en est pas un. Il est précisément le programme du système capitaliste mondialisé : transformer les ressources entières de la planète, y compris les « ressources humaines », en biens et marchandises mis à la disposition du Capital pour faire tourner la machine à profit. Bensac, et tous ceux qu’il représente, est un trafiquant de rêves opiacés qui nous prépare des cauchemars bien réels. La vraie utopie est une utopie incarnée, qui prend en compte les limites des sociétés humaines et de la nature, et qui construit des projets réalistes au service de l’humanité prise dans son ensemble. Le souci de la nature, la critique de l’économie politique, le projet de réappropriation des moyens de production, la mise en question du délire technicien s’inscrit en plein dans un projet humaniste qui vise l’émancipation, qui invite les gens à reprendre en main leur destin.

 

L’Agitateur : Vous avez des projets pour la suite ?

 

« Collectif TGV Non merci » : — On a quelques idées. Quand on voit l’empressement de la municipalité pour enlever les quelques pauvres affiches et tracts que nous avons collés [2] ici et là pour nous exprimer la semaine dernière, on se dit qu’on dérange un petit peu. Alors on va pas s’arrêter en si bon chemin. Cela étant, la partie est nettement déséquilibrée. Ils ont tout : le pouvoir, l’argent, les médias. Pour la moindre opération de propagande — la dernière en date étant le « Forum Social » (très belle récupération encore une fois, ah ! vraiment ils n’hésitent pas !) – ils disposent d’affiches en couleurs de trois mètres sur quatre concoctées par leurs agences de com’ plantées à tous les coins de rue, de la promotion dans la PQR, etc. etc. Mais cette belle machinerie est fragile. Elle fonctionne au consensus supposé et au consentement muet. Elle ne supporte pas les grains de sables qui s’infiltrent dans ses rouages et risquent de la faire grincer. L’objectif est clair : multiplier les grains de sable et produire quelques couacs dans ce beau concert unanime et satisfait.

 

[1] Philippe Bensac, profitant de la programmation d’une réunion du débat public sur le TGV pour faire son autopromotion, a sorti et placardé partout une affiche où figure le slogan qui ornait les murs en 1968 : « Soyons réalistes, demandons l’impossible » Quand on connaît l’hystérie antimarxiste du personnage, cette récupération d’un mot attribué à Che Guevara ne laisse pas d’interroger.

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 10:45

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Cette carte issue d’un document du Conseil de l’Europe de 2010 nous rappelle que la grande vitesse se présente sous trois catégories. Même si la France n’en connaît qu’une, la rouge, la plus rapide, il existe celle verte, la seule que connaît la Grande Bretagne, sauf l’arrivée sur Londres, à savoir la verte qui est un ligne à grande vitesse à 220 km/h, c’est-à-dire une voie aménagée. La Suède procède de même.

Cette carte de 2010 indique pour la France que si Toulouse-Bordeaux est planifié ce n’est pas le cas ni de Marseille Gênes, ni de Bordeaux-Hendaye. D’où sans doute le fait que Toulouse-Bordeaux soit devenu aux yeux de l’Europe prioritaire dans le cadre de divers lobbies qui veulent ensuite pousser cers Toulouse-Narbonne.

La zone la plus dense est l’Espagne mais avec beaucoup de projets dont la plupart sont fortement en retard voire abandonné comme la liaison Madrid-Lisbonne.

Il existe aussi une catégorie grande vitesse à 160 km/h dans les tunnels. Elle apparaît pour le tunnel sous les Alpes pour Turin-Lyon.

Si je prends la carte à l’horizon 2020, on découvre pour la France des zones planifiés, mais même là la LGV PACA fait piètre figure. Toute l’Espagne serait quadrillée.

 

Nous savons qu’il y aura loin du rêve à la réalité.

7-11-2011 Jean-Paul Damaggio

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 10:44

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Le préfet convoque les associations. Il y ajoute les élus, or quand RFF convoque les élus, il faut faire des pieds et des mains pour obtenir la présence des associations, mais bon…

Par rapport à la réunion de juin, même schéma sauf que cette fois la fatigue se fait sentir : pas de manif devant la préfecture. Nous étions présent avec la sortie de la modeste remorque qui rappelle notre objectif central et nous étions dans la salle.

Je n’ai pu écouter que le premier chapitre, celui sur les nuisances sonores. Dans de telles réunions, on entend de belles de la part des autorités. Cette fois c’est Monsieur Castan qui nous sidère : en fait le TGV sur LGV c’est pas plus de bruit qu’un train de marchandise sur ligne existante. Dans cette affaire l’astuce tient au mode de calcul. Le train de marchandise fait un bruit moins fort mais plus longtemps tandis que le TGV y va fort mais rapidement or l’essentiel dans cette affaire c’est la moyenne. Le mode de calcul est fonction de l’objectif législatif. Donc si le bruit dépasse en moyenne, il y aura des protections. Observons que depuis les inventions en matière de protection sonore, les voies ferrées n’en sont pas munies sur les fameuses lignes existantes.

Question simple : et votre moyenne vous la calculez sur combien de trains par jour ? 15, 20, plus. Les experts ne savent plus et un moment plus tard ils indiqueront, sur 32 allers-retours donc sur un total de 64 quand la ligne sera donc à plein régime.  

 

Un monsieur très branché sur les nuisances sonores des trains rappelle qu’on pourrait faire quelque chose à la source, dans la construction de la ligne mais ça personne n’en parle.

 

Plus « amusant » : à la question qui va contrôler le bruit ? Monsieur le Préfet répond que nous sommes dans un état de droit donc si les normes connues ne sont pas respectées, chaque citoyen peut en appeler aux tribunaux et il appelle ça « l’état de droit ». Pour moi l’état de droit c’est quand l’Etat fait respecter le droit qu’il édicte mais c’est vrai, mode nord-américaine oblige, on tombe dans l’Etat procédurier. Or sur le point en question, il faudra être savant pour faire la moyenne journalière… et les tribunaux, ce n’est pas gratuit, voilà pourquoi l’état procédurier, c’est une fois, pour donner le droit aux plus riches. Mais tout ça est un détail…

 

Après le bruit, l’environnement, les routes, la base travaux etc. Le débat a dû durer, durer et les maîtres étant payés pour faire durer, nous savons où ils nous conduisent… à grande vitesse : vers l’acceptation de l’essentiel en abandonnant des miettes jusqu’au jour où le constructeur arrivant, il faudra tout recommencer.

9-12-2011 J-P Damaggio

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