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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 10:36

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Cette fois le roman est accessible : 330 pages format 16x24, 20 euros.

L’ultime livre papier publié par La Brochure : un effort considérable pour seulement 60 exemplaires !

La guerre 14-18 a révélé les émouvantes lettres que des soldats écrivaient comme une bouteille à la mer, comme la dernière preuve de leur existence avant la mort. Je pense bien sûr à celles de Renaud Jean comme à d'autres.

Ceux qui, pour une raison ou pour une autre, ont été des pacifistes savaient qu’ils ne mériteraient aucune médaille. Verfeuil le poète, Verfeuil le militant a vécu cette vie et il l’a racontée.

Le roman aurait pu être présent à la BM de Montauban ou ailleurs, mais il était invisible jusqu’au jour où un libraire a mis en vente un vieil exemplaire. Je l’ai acheté, j’ai pensé le recopier, je me suis découragé, puis je l’ai relu, puis j’ai été encouragé et le voici donc. C’est en même temps un hommage à treize personnes citées en introduction. Un dernier merci à tous ceux qui depuis sept ans ont été les fidèles soutiens de notre travail malgré ses imperfections et ses rêves. Jean-Paul Damaggio

 

Réédition de L’Apostolat, roman de 1926 :

 

A la mémoire de

1 ) Marcel Maurières qui le 2 décembre 1980 m’a mis sur la piste de Raoul Verfeuil.

2 ) Irénée Bonnafous qui de 1905 à 1907 a permis à Raoul Verfeuil de faire ses premières armes de poètes, nouvelliste, conteur, chroniqueur et journaliste.

3 ) Albert Mathiez, le grand historien, qui, quand il fut exclus du PCF le 20 octobre 1922, put se souvenir, avec Verfeuil subissant le même sort, de son exclusion du Lycée Ingres à Montauban en 1894 pour soutien à Dreyfus.

4 ) Pierre Couchet qui, sans doute sur les conseils d’Auguste Monsarrat, appela La Vague, le premier journal de la fédération communiste du Tarn et Garonne en 1936 (journal introuvable).

4 ) Liza Avinenc qui accepta de participer à la Librairie Deloche, à une présentation de l’œuvre de Verfeuil, dont elle sut rendre compte à merveille dans le Petit journal.

 

 Et nous dédions aussi ce travail à :

1 ) Yves Vidaillac fondateur du journal Point Gauche ! qui rendit compte de la première présentation de Verfeuil à Montauban, à l’Ancien Collège le 11 février 1997.

2 ) René Merle qui a fourni peu après la première photo de Verfeuil issue d’une encyclopédie socialiste.

3 ) La Compagnie des écrivains qui a permis une présentation du personnage à la Librairie Deloche le 18 mai 2011.

4 ) Joan Pericas qui proposa une émission de CFM-Caylus où Verfeuil trouva place en 2013.

5 ) Alain Raynal qui, à Castelsarrasin, au moment de l’évocation de l’anniversaire de la grande grève présenta efficacement le candidat socialiste de l’époque, Lamolinairie - Verfeuil (juin 2014).

6 ) La Librairie le Père Peinard à Lyon qui a fourni le seul exemplaire du roman disponible (2010).

7 ) Marie-France Durand un des piliers des Editions La Brochure sans lesquelles cette réédition aurait été impossible, car Verfeuil intéresse trop peu de monde.

8 ) Michel Matayron qui a permis de retrouver la tombe de Verfeuil au cimetière urbain de Montauban, tombe sur laquelle on trouve la photo de couverture.

 

9 ) A Michel Veyres lecteur attentif des productions de La Brochure.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 20:20

 

En accès gratuit la brochure sur Slimane Azem

 

Un neveu de Slimane Azem vient de me téléphoner pour n'annoncer la nouvelle : le 11 octobre Paris aura sa rue Slimane Azem (1918-1983). A côté de la Place Denfert-Rochereau. Malheureusement je ne pourrai pas faire le voyage alors que j'aurais eu tant de plaisir à rencontrer l'ambiance kabyle qui ne va pas manquer d'entourer la cérémonie d'inauguration.

J'avais rédigé une modeste brochure pour célébrer la fête qui à Moissac honora cet artiste, une brochure comme un pont entre deux mondes : celui des passionnés et celui des ignorants dont j'étais avant la cérémonie.

Je n'ai aucune compétence pour entrer dans le détail musical et poétique de l'œuvre mais l'homme méritait un hommage minimum, à mon niveau.

J'ai donc été très heureux d'écouter ce neveu qui a tant connu son oncle et qui aime tant son talent, son humanisme, sa simplicité, sa générosité.

Un neveu qui comme tous les enfants d'immigrés s'est battu pour vivre mieux, pour trouver sa place. A présent retraité, il veut se passionner pour ses souvenirs et j'imagine (mais je peux me tromper) qu'il n'a pas été facile d'obtenir de la municipalité parisienne cette reconnaissance.

 

Comme la brochure a fait sa vie, à cette occasion elle est accessible à présent sur internet. Jean-Paul Damaggio

 

 

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 14:29

 

Trois productions vont alimenter la rentrée de nos éditions.

Trois productions programmées de longue date et tout particulièrement la réédition du roman de Raoul Verfeuil, mais aussi l'étude sur la voie ferrée Castelsarrasin-Beaumont.

Ajoutons les publications classiques de l'association de sauvegarde du patrimoine castelsarrasinois et vous savez tout.

Il reste dans nos cartons une ultime promesse : les écrits de Jean Vignoboul.

Pour le reste nous avons le regret d'annoncer que c'est la pause au moins pour un an, afin de nous consacrer à la mise à jour de notre communication, et des publications gratuites sur Internet.

J'en profite pour rappeler que notre travail continue sur le blog anti GV :

 

Astruc censuré par La Dépêche

EUP Bordeaux-Toulouse c'est officiel

Retour des PPP, l'ignominie programmée

 

Tout comme il continue sur le nouveau blog concernant la vie de la brochure.

 

Jean Paul Damaggio

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 12:22

Les artices ont débuté sur le blog complémentaire à celui-ci :

  Raoul Verfeuil et la peine de mort

 Le décès de Liza Avinenc

 Bonne lecture. Jean Paul Damaggio

 

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 13:36

L’histoire d’internet n’est rien d’autre que l’histoire de la main mise du fric sur l’outil de communication.

Je ne peux pas penser un seul instant que ce fait basique soit sans effet sur la dite communication.

La démarche suivie par le système n’a rien d’original puisque le phénomène a déjà été éprouvé dans tant de domaines : un ami me suggérait dernièrement de me lancer dans l’étude de l’histoire des « radios libres » autre secteur de la communication auquel je me sens pleinement lié jusqu’à aujourd’hui.

 Pour internet il y a d’abord eu les sites et je me souviens en 1998 avoir participé à deux séances de formation pour la construction d’un site artisanal. J’ai laissé passer cette occasion mais des courageux ont continué et ils ont fini par inventer des « prêt-à-porter » du site : le blog. Utilisation facile, gratuite (en façade) et donc largement généralisable.

 On prétend que ce sont des jeunes toulousains qui inventèrent l’hébergeur overblog, un système qui, par le bouche à oreille s’est développé partout dans le monde à un point tel que sa valeur financière a dû augmenter tellement qu’il pouvait être vendu un bon prix. Et je comprends ces courageux qui voulaient sans doute passer à autre chose. J’ai connu, en Lot et Garonne, l’inventeur d’un yaourt original qui lui aussi, à une autre échelle, a eu du succès si bien qu’un jour, un géant de la consommation est venu lui acheter son idée sous peine de subir une guerre de cet adversaire.

 Donc voici deux ans les nouveaux propriétaires d’overblog annoncent qu’une nouvelle version cent fois meilleure est en piste et elle incite les anciens habitués à migrer vers la nouveauté. Ayant deux blogs, un sur la LGV et l’autre sur La Brochure j’ai tenté la migration avec le blog le moins fourni, celui sur la LGV (à l’époque ce blog débutait). J’ai pu comprendre le sens de la migration qui était un envol vers la « modernité ».

 En effet, après le courriel, le site internet, le blog, des petits malins inventèrent facebook ouvrant la voie à ce qu’on appelle « les réseaux sociaux », terme pour une fois traduit de l’anglais au français. En quoi facebook était une révolution ? A cause d’un système simple : la valeur marchande que tout individu porte sur lui !

La force de frappe de facebook c’est la capacité technique à relancer celui qui est inscrit. C’est ainsi qu’après un mois de vacances j’ai reçu un message de facebook s’étonnant de mon silence sur le réseau ! Etre sur facebook c’est recevoir des rappels permanents à se connecter sur facebook sauf pour moi… Un hasard a fait que mon adresse internet a été invalidée pendant plusieurs journaux donc automatiquement facebook a considéré que je n’existais plus aussi je suis toujours sur facebook mais je ne reçois plus rien, ce qui baisse fortement, je le reconnais, ma consultation, or c’est le nombre de clic qui décide de la valeur de la publicité. Sauf qu’en plus de cette valeur marchande de celui qui clique, il y a la valeur marchande des données qu’il offre et qui sont ensuite commercialisées par ce qui est devenu une des plus grosses entreprises mondiales !

 Mais en quoi facebook a transformé overblog ? Avec le nouvel overblog vous pouvez faire en sorte que vos articles soient relayés par les réseaux sociaux auxquels vous êtes liés et ainsi être envoyés, par les rappels facebook, à toute votre liste « d’amis » incités à aller les lire si le titre les inspire. Avec un blog, c’est vous qui décidez d’aller sur le blog en demandant éventuellement de recevoir le lettre d’information. Avec facebook, c’est facebook qui vous rappelle à l’ordre.

 

Mais cette considération est minime par rapport à l’autre : techniquement le nouvel overblog est un modèle réduit du blog précédent (1) ! En conséquence, très vite, les habitués d’overblog ont décidés de rester sur l’ancien système. Le premier message alléchant pour inciter à la migration ayant échoué vis-à-vis d’un certain nombre d’internaute (je n’ai bien sûr aucun moyen d’en connaître la proportion), un autre message a été adressé aux responsables du blog (les administrateurs) : par votre migration vous pouvez gagner de l’argent. Ce second leurre étant épuisé, voici donc qu’est venu l’heure d’une opération radicale : où vous acceptez de la publicité, ou vous migrez sauf que ceux qui sont seulement sur l’ancien système ne savent pas pour le moment, que sur le nouveau système la publicité va arriver sous peu.

Ce nouveau système était alléchant : vous pouviez y installer des fichiers d’archives sauf que ces fichiers sont devenus payants !

Au total, overblog vous propose pour être maître chez vous de lui payez 60 euros par an et vous accepterez au pas de la publicité….

 Auparavant, les inventeurs d’overblog n’étaient pas sans revenus publicitaires : il y avait publicité dans deux occasions : quand l’administrateur se connectait et quand sur le blog vous faisiez appel au moteur de recherche.

Aujourd’hui les propriétaires actuels veulent accéder à un pactole. Donc que faire pour le simple utilisateur mis devant le fait accompli ?

 Pour ma part il m’est arrivé d’avoir quelques problèmes avec overblog ce qui, à un moment me poussa à la création d’un troisième blog, qui me servait un peu d’archives, avec canalblog.

A présent les nécessités de l’édition font que je vais conserver ce blog pour l’annonce de nos publications et pour tout ce qui concerne les débats, informations diverses et commentaires, je vous invite à aller sur canalblog. Ce qui cependant poser problème : en effet vos messages apparaissent sur le moteur de recherche suivant le nombre de fois où votre blog a été consulté. Sur overblog il y a 3000 articles donc ce blog est plus puissant que celui où il y a 100 articles et pour le chercheur il est donc plus facilement repérable. C’est ainsi que pour la LGV où je ne mets presque rien sur overblog depuis longtemps, les consultations sont aussi nombreuses que sur le blog spécial LGV qui a seulement 500 articles.

 Mais qu’importe, c’est ainsi la vie : pour les minoritaires, c’est comme pour Sisyphe, il faut toujours recommencer ! Merci donc à ceux qui se reporteront à présent sur l’autre blog. Jean-Paul Damaggio

 (1) Ce point mériterait un article en soi : pour comprendre comparez la colonne de droite sur ce blog et celle du site que j’anime sur la LGV. D’un côté, vous avez des catégories, un moteur de recherche, un archivage par date, une liste de liens, des albums, des commentaires, outils qui sont là en permanence pour aider le lecteur à circuler sur le blog ; de l’autre, rien, et ce n’est pas faute d’avoir essayé !

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 14:40

Olympe de Gouges avait jusqu'à ce texte de Verfeuil suscité seulement l'intérêt des forces de droite.

Parce qu'elle voulait défendre le roi, parce qu'elle a été guillotinée, parce que la droite française a défendu très tôt le droit de vote des femmes, elle ne pouvait pas être considérée comme une révolutionnaire.

Raoul Verfeuil, militant socialiste puis communiste avant d'être exclu en 1922 pour indiscipline, étant Montalbanais a pu lire toute l'oeuvre de sa compatriote dont la bibliothèque municipale possède les livres.

Voilà pourquoi il a pu proposer ce texte qui est son dernier article : verfeuil_gouges

JPD

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 13:25

-Charles_Rappoport_1921.jpg

Verfeuil n'aurait pas été Verfeuil sans quelques amis avec qui il a partagé ses rêves. J'ai cité Pierre Brizon, Albert Mathiez, exclus en même temps que lui du PCF. Aujourd'hui je veux mentionner Charles Rappoport qui, lui, a tenu plus longtemps dans l'organisation communiste (jusque ver 1935).

Dans le roman de Verfeuil L'Apostolat, Rappoport y apparaît en tant que tel mais aussi, à la fin, sous les couleurs du héros Pierre Courtès. En effet ce héros se trouve emprisonné pour ses idées en 1918 et même si les raisons sont un peu différentes (fiction oblige), les détails rapportés concernent l'affaire Rappoport, que justement Verfeuil a parfaitement suivi en temps que journaliste au Populaire.

A la fin de sa vie, juste avant l'invasion allemande, Rappoport a pu publier ses mémoires, , aussi délicieuses que le personnage lui-même, qui a décidé, au moment de la 2e guerre mondiale, de se retirer à Saint-Cirq-Lapopie dans le Lot où il sera d'abord inhumé (17 novembre 1941). On peut lire sur sa tombe (cimetière du Montparnasse, 25e division, Paris) l'épitaphe suivante : « Le socialisme sans la liberté n'est pas le socialisme, la liberté sans le socialisme n'est pas la liberté ». Une dialectique qui a fait la vie de Verfeuil. Je donne un des articles où Verfeuil, pour contourner la Censure plaisante sur une question qui d'ailleurs faisait plaisanter Rappoport qui de ce fait aggrava sa peie. J-P Damaggio

 Le Populaire 18 mai 1918 L'affaire Rappoport

LA CAVE AU CONSEIL DE GUERRE

Rappoport est arrêté depuis bientôt deux mois.

Il a été interrogé, pour la première fois sur le fond, lundi dernier.

On a dit à cette occasion que Rappoport était l'objet d'une nouvelle inculpation qui expliquait le dessaisissement de la justice civile au profit de la justice militaire. C'est tout a fait inexact.

Rappoport était et reste accusé seulement d'avoir tenu, dans la cave de sa maison des propos jugés subversifs par un pion en mal d'espionnite et un marchand de cuir, Allemand d'origine.

Mais depuis, des rapports de police foisonnent.  Il y en a de délicieux. Celui-ci par exemple.

En 1915, Rappoport fit un voyage à Berne. Il se rendit naturellement à la Maison du Peuple où il était sûr de trouver des camarades du Parti suisse. Et comme il connaît la langue allemande aussi bien que la langue française, il tint des conversations en allemand. Le mouchard qui le filait a dénoncé cette chose évidemment monstrueuse. Il devait ignorer que l'allemand est la langue du pays.

Il y a un autre rapport qui n'est pas moins charmant. C'était au congrès de Bordeaux. Rappoport, à l'issue d'une séance plus ou moins orageuse, se dirige vers un kiosque à journaux. Que va-t-il y faire ? Pour sûr; acheter quelque feuille révolutionnaire. Mais non, il-prend le Temps et la Liberté du Sud-Ouest, ce Temps ou cette Action Française de la région ! Tout comme une jolie femme, notre ami a été suivi. L'aimable personnage qui a tenu, très discrètement, à l'accompagner est stupéfait de cet achat de journaux bien pensants et il fait part à ses chefs, sans sourciller, de sa stupéfaction.

L'histoire du voyage à Tours est aussi fort intéressante. L'odieux le dispute, ici au ridicule. Rappoport était allé voir Anatole France, en résidence dans les environs de Tours.

Un jour, un ancien agent électoral de Millerand le prie avec insistance de venir le voir. Rappoport, qui ne sait pas résister au plaisir d'une conversation, finit par accepter. L'individu, nanti par Millerand d'une recette qu'il juge insuffisante, demande à Rappoport d'intervenir pour faire améliorer sa situation.

Notre camarade fut légèrement ahuri ; mais, son moindre défaut étant de bavarder, il tint le coup. On parla de la guerre.

"Tout le monde en est fatigué, dit-il"

"Il faut la victoire, riposta l'autre péremptoirement."

Rappoport ne jugea pas utile de répondre.

Son interlocuteur, entendu par une commission rogatoire -et qui est sourd d'ailleurs - lui reproche aujourd'hui de ne pas avoir abondé dans son sens. Et l'accusation retient cette prétendue "charge". C'est avec de pareils éléments d'information qu'on traduit, parce qu'il est socialiste, un honnête homme devant ce troisième conseil de guerre - le conseil de guerre qui juge les affaires de trahison et d'intelligences avec l'ennemi.

Raoul Verfeuil.

 

 

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 14:51

J'ai entendu un seul présentateur prendre la peine de dire: "En 1914; les alliances font que l'Allemagne déclare la guerre à la France."

Pour tous les autres, les discours dominants de 1914 sont restés en vogue en 2014 : "L'Allemagne déclare la guerre à la France, le 3 août".

Qui expliquera que le 11 août la France a déclaré la guerre à l'Autriche-Hongrie ?

Mais qu'importe l'Autriche-Hongrie !

Il a fallu des années de lutte des pacifistes pour, preuves à l'appui, révéler que le pays qui a poussé le plus à la guerre, ce fut le Russie, l'alliée de la France.

En aucun cas, cette guerre ne fut une "guerre du droit" voire "une guerre défensive". Les autorités françaises n'étaient pas les dernières à attendre des miracles de cette guerre devant former l'esprit d'une jeunesse qui avait tendance à devenir rebelle.

Et si le tsar poussa à la guerre, la suite a démontré pourquoi : il voulait éviter une révolution qu'il avait écrasé dans le sang en 1905 grâce à "l'emprunt russe" que les autorités françaises ont soutenu pour inciter Moscou à ne pas s'allier avec Berlin.

Jaurès, puisque c'est de lui qu'il s'agit de temps en temps, avait été clairvoyant sur la question.

Un tsar qui malgré ses conditions de politique intérieure fragiles, rêvait encore à la Grande Russie que les autorités françaises et anglaises avaient promis de lui offrir suite à la victoire,  en acceptant que Constantinople et les détroits soient des zones russes !

 

Guerre colonialiste, guerre du fric, guerre idéologique (la guerre forme la jeunesse), cette boucherie mérite mieux, pour être comprise, que les commémorations hypocrites d'aujourd'hui qui ont le don de me faire dresser les cheveux sur la tête (je ne dis rien du cas que l'on fait de Jaurès).

Jean-Paul Damaggio

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 13:31

Tous-capables.jpg

 

Le 13 septembre 1994, voici presque vingt ans, l’ami Jean-Paul Guiraud était trouvé mort dans sa maison. Périodiquement, il me manque. Périodiquement je rêve d’un immense hommage à cet artiste hors du commun.

J’ai une certaine passion pour les dessinateurs qui en quelques traits réussissent à dire le monde mieux que n’importe quels discours.

C’est avec les Journées de Larrazet que j’ai appris à connaître peu à peu son talent et son humanisme : pour un dessinateur il n’y a pas de talent sans sincérité. Il lui fallait du courage pour croquer des gens du village car, tout dessinateur a fait l’expérience de ce commentaire : « Tu ne m’as pas fait très ressemblant ! » Il ne cherchait pas le consensus.

 En 1986 j’ai eu envie d’habiter ma double solitude : ma compagne s’était éloignée de moi et moi je m’éloignais du communisme officiel. J’ai donc commencé à militer au Groupe Français d’Education Nouvelle. Et comme je venais de faire l’acquisition de mon premier ordinateur (un Amstrad) et de ma deuxième photocopieuse, j’ai pensé à la rédaction d’un trimestriel qui, GFEN oblige, allait s’appeler TOUS CAPABLES avec comme sous-titre : savoir / pouvoir / démocratie.

 Je m’étais dit que je pouvais faire imprimer la couverture qui me servirait ensuite pour tous les numéros. Et j’ai porté ma maquette chez un imprimeur où, surprise, je découvre que l’ami Jean-Paul Guiraud faisait office de graphiste. Généreux comme toujours, il me proposa alors, tout en conservant l’esprit du projet de me dessiner la dite couverture.

 Elle permet une lecture à plusieurs niveaux :

1 ) Capable / incapable : ce sont finalement les incapables qui sont à l’honneur !

2 ) Capable/ coupable : pourquoi ce glissement de sens ?

3 ) Et enfin la souris qui n’est autre que Guiraud lui-même !

4 ) Avec ce jeu sur l’armoire : Sel / Poi / Ine. Sur l’armoire c’est Poivre et Farine et dans la vie c’est Poitrine.

 

Voici le sommaire du n° 1 :

Quel chemin ? Jean-Paul Damaggio

Rencontre avec un ouvrier : savoir ouvrier aujourd’hui avec René Tabarly

[cinq ans après j’allais habiter à côté de chez lui et je viens de le croiser à Bruniquel : sa mère vient de mourir quatre jours avant ses cent ans !]

Le Trait d’Union, Alain Daziron

Formation et idéologie : Alain Taché [c’était mon cousin que je croisais alors au GFEN]

Enseigner l’occitan aux enfants de 1986 : Gibelin [un militant occitaniste de Grasse]

Et l’enfance commence : Jean-Paul Damaggio

Un texte d’enfant : Le bon élève

Rencontre avec Patrick Tort

 Voici le sommaire du n°2 : Mai 1987

A suivre … J-P Damaggio

Rencontre avec un cultivateur : Gérard Tartanac

[une rencontre qui m’a marqué pour toujours]

De son expérience au mouvement des instits : Lucien Bonnafé

[un homme avec qui j’ai beaucoup échangé]

Que devient l’explication quand la bataille est la construction du savoir ? Alain Miossec

Rencontre avec J-Y Rochex

Le carré magique et ses suites, Jean-Paul Damaggio

Un document d’histoire : Hugues Panassié en 1936

 Voici le sommaire du n°3, le dernier numéro : septembre 1987

Bilan Jean-Paul Damaggio

Documents sur l’éducation :

Un article sur l’éducation dans le premier journal de Montauban en 1776

Un dépliant pour recruter des jeunes filles dans une pension à Montauban en 1790

Poésie :

Deux poètes à Montauban

Chronique de verre, Sylvie Larroque

Poèmes d’enfants au CP

Poèmes du recueil : « Ecrivaillures »

La créaction, Jean-Paul Damaggio

10 ans de propos de Bernard Lubat

 La mort de Tous Capables tient au fait qu’est né un autre journal, Le Gyrophare, animé par un groupe d’instits sur le terrain du syndicalisme. Jean-Paul Damaggio

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 14:46

claude-julien.jpg

 

Le document ci-dessous auquel vous pouvez accéder par le lien me permet à la fois de rendre hommage à Claude Julien et d'inciter à réfléchir au cas Front national en prenant un peu de recul.

Le Monde diplomatique d'où vient cet article a fourni plusieurs types d'articles en cette période 1995-1998 puis visiblement, peut-être parce que le FN est devenu une habitude, il a laissé à d'autres cette réflexion.

JP Damaggio

 

claude_julien_le_front_national

 

 

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