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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 12:22

Les artices ont débuté sur le blog complémentaire à celui-ci :

  Raoul Verfeuil et la peine de mort

 Le décès de Liza Avinenc

 Bonne lecture. Jean Paul Damaggio

 

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 13:36

L’histoire d’internet n’est rien d’autre que l’histoire de la main mise du fric sur l’outil de communication.

Je ne peux pas penser un seul instant que ce fait basique soit sans effet sur la dite communication.

La démarche suivie par le système n’a rien d’original puisque le phénomène a déjà été éprouvé dans tant de domaines : un ami me suggérait dernièrement de me lancer dans l’étude de l’histoire des « radios libres » autre secteur de la communication auquel je me sens pleinement lié jusqu’à aujourd’hui.

 Pour internet il y a d’abord eu les sites et je me souviens en 1998 avoir participé à deux séances de formation pour la construction d’un site artisanal. J’ai laissé passer cette occasion mais des courageux ont continué et ils ont fini par inventer des « prêt-à-porter » du site : le blog. Utilisation facile, gratuite (en façade) et donc largement généralisable.

 On prétend que ce sont des jeunes toulousains qui inventèrent l’hébergeur overblog, un système qui, par le bouche à oreille s’est développé partout dans le monde à un point tel que sa valeur financière a dû augmenter tellement qu’il pouvait être vendu un bon prix. Et je comprends ces courageux qui voulaient sans doute passer à autre chose. J’ai connu, en Lot et Garonne, l’inventeur d’un yaourt original qui lui aussi, à une autre échelle, a eu du succès si bien qu’un jour, un géant de la consommation est venu lui acheter son idée sous peine de subir une guerre de cet adversaire.

 Donc voici deux ans les nouveaux propriétaires d’overblog annoncent qu’une nouvelle version cent fois meilleure est en piste et elle incite les anciens habitués à migrer vers la nouveauté. Ayant deux blogs, un sur la LGV et l’autre sur La Brochure j’ai tenté la migration avec le blog le moins fourni, celui sur la LGV (à l’époque ce blog débutait). J’ai pu comprendre le sens de la migration qui était un envol vers la « modernité ».

 En effet, après le courriel, le site internet, le blog, des petits malins inventèrent facebook ouvrant la voie à ce qu’on appelle « les réseaux sociaux », terme pour une fois traduit de l’anglais au français. En quoi facebook était une révolution ? A cause d’un système simple : la valeur marchande que tout individu porte sur lui !

La force de frappe de facebook c’est la capacité technique à relancer celui qui est inscrit. C’est ainsi qu’après un mois de vacances j’ai reçu un message de facebook s’étonnant de mon silence sur le réseau ! Etre sur facebook c’est recevoir des rappels permanents à se connecter sur facebook sauf pour moi… Un hasard a fait que mon adresse internet a été invalidée pendant plusieurs journaux donc automatiquement facebook a considéré que je n’existais plus aussi je suis toujours sur facebook mais je ne reçois plus rien, ce qui baisse fortement, je le reconnais, ma consultation, or c’est le nombre de clic qui décide de la valeur de la publicité. Sauf qu’en plus de cette valeur marchande de celui qui clique, il y a la valeur marchande des données qu’il offre et qui sont ensuite commercialisées par ce qui est devenu une des plus grosses entreprises mondiales !

 Mais en quoi facebook a transformé overblog ? Avec le nouvel overblog vous pouvez faire en sorte que vos articles soient relayés par les réseaux sociaux auxquels vous êtes liés et ainsi être envoyés, par les rappels facebook, à toute votre liste « d’amis » incités à aller les lire si le titre les inspire. Avec un blog, c’est vous qui décidez d’aller sur le blog en demandant éventuellement de recevoir le lettre d’information. Avec facebook, c’est facebook qui vous rappelle à l’ordre.

 

Mais cette considération est minime par rapport à l’autre : techniquement le nouvel overblog est un modèle réduit du blog précédent (1) ! En conséquence, très vite, les habitués d’overblog ont décidés de rester sur l’ancien système. Le premier message alléchant pour inciter à la migration ayant échoué vis-à-vis d’un certain nombre d’internaute (je n’ai bien sûr aucun moyen d’en connaître la proportion), un autre message a été adressé aux responsables du blog (les administrateurs) : par votre migration vous pouvez gagner de l’argent. Ce second leurre étant épuisé, voici donc qu’est venu l’heure d’une opération radicale : où vous acceptez de la publicité, ou vous migrez sauf que ceux qui sont seulement sur l’ancien système ne savent pas pour le moment, que sur le nouveau système la publicité va arriver sous peu.

Ce nouveau système était alléchant : vous pouviez y installer des fichiers d’archives sauf que ces fichiers sont devenus payants !

Au total, overblog vous propose pour être maître chez vous de lui payez 60 euros par an et vous accepterez au pas de la publicité….

 Auparavant, les inventeurs d’overblog n’étaient pas sans revenus publicitaires : il y avait publicité dans deux occasions : quand l’administrateur se connectait et quand sur le blog vous faisiez appel au moteur de recherche.

Aujourd’hui les propriétaires actuels veulent accéder à un pactole. Donc que faire pour le simple utilisateur mis devant le fait accompli ?

 Pour ma part il m’est arrivé d’avoir quelques problèmes avec overblog ce qui, à un moment me poussa à la création d’un troisième blog, qui me servait un peu d’archives, avec canalblog.

A présent les nécessités de l’édition font que je vais conserver ce blog pour l’annonce de nos publications et pour tout ce qui concerne les débats, informations diverses et commentaires, je vous invite à aller sur canalblog. Ce qui cependant poser problème : en effet vos messages apparaissent sur le moteur de recherche suivant le nombre de fois où votre blog a été consulté. Sur overblog il y a 3000 articles donc ce blog est plus puissant que celui où il y a 100 articles et pour le chercheur il est donc plus facilement repérable. C’est ainsi que pour la LGV où je ne mets presque rien sur overblog depuis longtemps, les consultations sont aussi nombreuses que sur le blog spécial LGV qui a seulement 500 articles.

 Mais qu’importe, c’est ainsi la vie : pour les minoritaires, c’est comme pour Sisyphe, il faut toujours recommencer ! Merci donc à ceux qui se reporteront à présent sur l’autre blog. Jean-Paul Damaggio

 (1) Ce point mériterait un article en soi : pour comprendre comparez la colonne de droite sur ce blog et celle du site que j’anime sur la LGV. D’un côté, vous avez des catégories, un moteur de recherche, un archivage par date, une liste de liens, des albums, des commentaires, outils qui sont là en permanence pour aider le lecteur à circuler sur le blog ; de l’autre, rien, et ce n’est pas faute d’avoir essayé !

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 14:40

Olympe de Gouges avait jusqu'à ce texte de Verfeuil suscité seulement l'intérêt des forces de droite.

Parce qu'elle voulait défendre le roi, parce qu'elle a été guillotinée, parce que la droite française a défendu très tôt le droit de vote des femmes, elle ne pouvait pas être considérée comme une révolutionnaire.

Raoul Verfeuil, militant socialiste puis communiste avant d'être exclu en 1922 pour indiscipline, étant Montalbanais a pu lire toute l'oeuvre de sa compatriote dont la bibliothèque municipale possède les livres.

Voilà pourquoi il a pu proposer ce texte qui est son dernier article : verfeuil_gouges

JPD

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 13:25

-Charles_Rappoport_1921.jpg

Verfeuil n'aurait pas été Verfeuil sans quelques amis avec qui il a partagé ses rêves. J'ai cité Pierre Brizon, Albert Mathiez, exclus en même temps que lui du PCF. Aujourd'hui je veux mentionner Charles Rappoport qui, lui, a tenu plus longtemps dans l'organisation communiste (jusque ver 1935).

Dans le roman de Verfeuil L'Apostolat, Rappoport y apparaît en tant que tel mais aussi, à la fin, sous les couleurs du héros Pierre Courtès. En effet ce héros se trouve emprisonné pour ses idées en 1918 et même si les raisons sont un peu différentes (fiction oblige), les détails rapportés concernent l'affaire Rappoport, que justement Verfeuil a parfaitement suivi en temps que journaliste au Populaire.

A la fin de sa vie, juste avant l'invasion allemande, Rappoport a pu publier ses mémoires, , aussi délicieuses que le personnage lui-même, qui a décidé, au moment de la 2e guerre mondiale, de se retirer à Saint-Cirq-Lapopie dans le Lot où il sera d'abord inhumé (17 novembre 1941). On peut lire sur sa tombe (cimetière du Montparnasse, 25e division, Paris) l'épitaphe suivante : « Le socialisme sans la liberté n'est pas le socialisme, la liberté sans le socialisme n'est pas la liberté ». Une dialectique qui a fait la vie de Verfeuil. Je donne un des articles où Verfeuil, pour contourner la Censure plaisante sur une question qui d'ailleurs faisait plaisanter Rappoport qui de ce fait aggrava sa peie. J-P Damaggio

 Le Populaire 18 mai 1918 L'affaire Rappoport

LA CAVE AU CONSEIL DE GUERRE

Rappoport est arrêté depuis bientôt deux mois.

Il a été interrogé, pour la première fois sur le fond, lundi dernier.

On a dit à cette occasion que Rappoport était l'objet d'une nouvelle inculpation qui expliquait le dessaisissement de la justice civile au profit de la justice militaire. C'est tout a fait inexact.

Rappoport était et reste accusé seulement d'avoir tenu, dans la cave de sa maison des propos jugés subversifs par un pion en mal d'espionnite et un marchand de cuir, Allemand d'origine.

Mais depuis, des rapports de police foisonnent.  Il y en a de délicieux. Celui-ci par exemple.

En 1915, Rappoport fit un voyage à Berne. Il se rendit naturellement à la Maison du Peuple où il était sûr de trouver des camarades du Parti suisse. Et comme il connaît la langue allemande aussi bien que la langue française, il tint des conversations en allemand. Le mouchard qui le filait a dénoncé cette chose évidemment monstrueuse. Il devait ignorer que l'allemand est la langue du pays.

Il y a un autre rapport qui n'est pas moins charmant. C'était au congrès de Bordeaux. Rappoport, à l'issue d'une séance plus ou moins orageuse, se dirige vers un kiosque à journaux. Que va-t-il y faire ? Pour sûr; acheter quelque feuille révolutionnaire. Mais non, il-prend le Temps et la Liberté du Sud-Ouest, ce Temps ou cette Action Française de la région ! Tout comme une jolie femme, notre ami a été suivi. L'aimable personnage qui a tenu, très discrètement, à l'accompagner est stupéfait de cet achat de journaux bien pensants et il fait part à ses chefs, sans sourciller, de sa stupéfaction.

L'histoire du voyage à Tours est aussi fort intéressante. L'odieux le dispute, ici au ridicule. Rappoport était allé voir Anatole France, en résidence dans les environs de Tours.

Un jour, un ancien agent électoral de Millerand le prie avec insistance de venir le voir. Rappoport, qui ne sait pas résister au plaisir d'une conversation, finit par accepter. L'individu, nanti par Millerand d'une recette qu'il juge insuffisante, demande à Rappoport d'intervenir pour faire améliorer sa situation.

Notre camarade fut légèrement ahuri ; mais, son moindre défaut étant de bavarder, il tint le coup. On parla de la guerre.

"Tout le monde en est fatigué, dit-il"

"Il faut la victoire, riposta l'autre péremptoirement."

Rappoport ne jugea pas utile de répondre.

Son interlocuteur, entendu par une commission rogatoire -et qui est sourd d'ailleurs - lui reproche aujourd'hui de ne pas avoir abondé dans son sens. Et l'accusation retient cette prétendue "charge". C'est avec de pareils éléments d'information qu'on traduit, parce qu'il est socialiste, un honnête homme devant ce troisième conseil de guerre - le conseil de guerre qui juge les affaires de trahison et d'intelligences avec l'ennemi.

Raoul Verfeuil.

 

 

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 14:51

J'ai entendu un seul présentateur prendre la peine de dire: "En 1914; les alliances font que l'Allemagne déclare la guerre à la France."

Pour tous les autres, les discours dominants de 1914 sont restés en vogue en 2014 : "L'Allemagne déclare la guerre à la France, le 3 août".

Qui expliquera que le 11 août la France a déclaré la guerre à l'Autriche-Hongrie ?

Mais qu'importe l'Autriche-Hongrie !

Il a fallu des années de lutte des pacifistes pour, preuves à l'appui, révéler que le pays qui a poussé le plus à la guerre, ce fut le Russie, l'alliée de la France.

En aucun cas, cette guerre ne fut une "guerre du droit" voire "une guerre défensive". Les autorités françaises n'étaient pas les dernières à attendre des miracles de cette guerre devant former l'esprit d'une jeunesse qui avait tendance à devenir rebelle.

Et si le tsar poussa à la guerre, la suite a démontré pourquoi : il voulait éviter une révolution qu'il avait écrasé dans le sang en 1905 grâce à "l'emprunt russe" que les autorités françaises ont soutenu pour inciter Moscou à ne pas s'allier avec Berlin.

Jaurès, puisque c'est de lui qu'il s'agit de temps en temps, avait été clairvoyant sur la question.

Un tsar qui malgré ses conditions de politique intérieure fragiles, rêvait encore à la Grande Russie que les autorités françaises et anglaises avaient promis de lui offrir suite à la victoire,  en acceptant que Constantinople et les détroits soient des zones russes !

 

Guerre colonialiste, guerre du fric, guerre idéologique (la guerre forme la jeunesse), cette boucherie mérite mieux, pour être comprise, que les commémorations hypocrites d'aujourd'hui qui ont le don de me faire dresser les cheveux sur la tête (je ne dis rien du cas que l'on fait de Jaurès).

Jean-Paul Damaggio

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 13:31

Tous-capables.jpg

 

Le 13 septembre 1994, voici presque vingt ans, l’ami Jean-Paul Guiraud était trouvé mort dans sa maison. Périodiquement, il me manque. Périodiquement je rêve d’un immense hommage à cet artiste hors du commun.

J’ai une certaine passion pour les dessinateurs qui en quelques traits réussissent à dire le monde mieux que n’importe quels discours.

C’est avec les Journées de Larrazet que j’ai appris à connaître peu à peu son talent et son humanisme : pour un dessinateur il n’y a pas de talent sans sincérité. Il lui fallait du courage pour croquer des gens du village car, tout dessinateur a fait l’expérience de ce commentaire : « Tu ne m’as pas fait très ressemblant ! » Il ne cherchait pas le consensus.

 En 1986 j’ai eu envie d’habiter ma double solitude : ma compagne s’était éloignée de moi et moi je m’éloignais du communisme officiel. J’ai donc commencé à militer au Groupe Français d’Education Nouvelle. Et comme je venais de faire l’acquisition de mon premier ordinateur (un Amstrad) et de ma deuxième photocopieuse, j’ai pensé à la rédaction d’un trimestriel qui, GFEN oblige, allait s’appeler TOUS CAPABLES avec comme sous-titre : savoir / pouvoir / démocratie.

 Je m’étais dit que je pouvais faire imprimer la couverture qui me servirait ensuite pour tous les numéros. Et j’ai porté ma maquette chez un imprimeur où, surprise, je découvre que l’ami Jean-Paul Guiraud faisait office de graphiste. Généreux comme toujours, il me proposa alors, tout en conservant l’esprit du projet de me dessiner la dite couverture.

 Elle permet une lecture à plusieurs niveaux :

1 ) Capable / incapable : ce sont finalement les incapables qui sont à l’honneur !

2 ) Capable/ coupable : pourquoi ce glissement de sens ?

3 ) Et enfin la souris qui n’est autre que Guiraud lui-même !

4 ) Avec ce jeu sur l’armoire : Sel / Poi / Ine. Sur l’armoire c’est Poivre et Farine et dans la vie c’est Poitrine.

 

Voici le sommaire du n° 1 :

Quel chemin ? Jean-Paul Damaggio

Rencontre avec un ouvrier : savoir ouvrier aujourd’hui avec René Tabarly

[cinq ans après j’allais habiter à côté de chez lui et je viens de le croiser à Bruniquel : sa mère vient de mourir quatre jours avant ses cent ans !]

Le Trait d’Union, Alain Daziron

Formation et idéologie : Alain Taché [c’était mon cousin que je croisais alors au GFEN]

Enseigner l’occitan aux enfants de 1986 : Gibelin [un militant occitaniste de Grasse]

Et l’enfance commence : Jean-Paul Damaggio

Un texte d’enfant : Le bon élève

Rencontre avec Patrick Tort

 Voici le sommaire du n°2 : Mai 1987

A suivre … J-P Damaggio

Rencontre avec un cultivateur : Gérard Tartanac

[une rencontre qui m’a marqué pour toujours]

De son expérience au mouvement des instits : Lucien Bonnafé

[un homme avec qui j’ai beaucoup échangé]

Que devient l’explication quand la bataille est la construction du savoir ? Alain Miossec

Rencontre avec J-Y Rochex

Le carré magique et ses suites, Jean-Paul Damaggio

Un document d’histoire : Hugues Panassié en 1936

 Voici le sommaire du n°3, le dernier numéro : septembre 1987

Bilan Jean-Paul Damaggio

Documents sur l’éducation :

Un article sur l’éducation dans le premier journal de Montauban en 1776

Un dépliant pour recruter des jeunes filles dans une pension à Montauban en 1790

Poésie :

Deux poètes à Montauban

Chronique de verre, Sylvie Larroque

Poèmes d’enfants au CP

Poèmes du recueil : « Ecrivaillures »

La créaction, Jean-Paul Damaggio

10 ans de propos de Bernard Lubat

 La mort de Tous Capables tient au fait qu’est né un autre journal, Le Gyrophare, animé par un groupe d’instits sur le terrain du syndicalisme. Jean-Paul Damaggio

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 14:46

claude-julien.jpg

 

Le document ci-dessous auquel vous pouvez accéder par le lien me permet à la fois de rendre hommage à Claude Julien et d'inciter à réfléchir au cas Front national en prenant un peu de recul.

Le Monde diplomatique d'où vient cet article a fourni plusieurs types d'articles en cette période 1995-1998 puis visiblement, peut-être parce que le FN est devenu une habitude, il a laissé à d'autres cette réflexion.

JP Damaggio

 

claude_julien_le_front_national

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 14:28

Depuis des années je cherche ce n°20 de la Nouvelle revue socialiste (daté du 15 septembre 1927 au 15 janvier 1928) à cause de cet article de Longuet. Il confirme une précision que j’ai déjà apportée : Raoul Verfeuil n’a pas rejoint la SFIO après son exclusion du PCF. Il est peut-être bon ici de rappeler que si après le Congrès de Tours, l’ère des exclusions du PCF a débuté par le cas de Verfeuil, du côté de la nouvelle SFIO, la tendance la plus à droite a pris le dessus? et si elle n’a pas exclu Longuet? c’est que dans ce parti il suffisait de marginaliser les indésirables pour les contrôler.

Longuet-Verfeuil, ce fut une longue amitié, une admiration réciproque si bien que dans l’Apostolat, le héros a bien des traits de Longuet mais à lire cet article je découvre qu’en fait il a surtout des traits de Verfeuil ! 

Le fait que Verfeuil a refusé de revenir à la SFIO n’a aucun intérêt en soi, mais il permet de me mieux réfléchir aux questions de fond.

1 ) Confondre le cas de Frossard et Verfeuil a permis d’effacer l’originalité propre de Verfeuil.

2 ) Effacer cette originalité, c’est oublier que des militants sincères ont cru à une alternative possible socialiste-communiste. Verfeuil n’a pas été seul et il faudrait le lier, par exemple, à ce grand historien que fut Albert Mathiez. Que Jean Longuet l’oublie dans la liste des exclus de l’équipe Verfeuil n’est peut-être pas un hasard. JPD

 

NOS MORTS : RAOUL VERFEUIL

La disparition prématurée de ce militant loyal et d'un absolu désintéressement, sera cruellement ressentie par tous ceux qui le connaissaient, qui ont lutté à ses côtés, qui ont pu apprécier ses qualités d'esprit et de coeur.

Soldat modeste de notre grande Cause, dont l'action s'était poursuivie sans éclat, dans son Midi natal, dans le Tarn-et- Garonne, où il fut candidat en 1914, puis à Toulouse, au sein de sa corporation — il était employé des P. T. T. et des sections du Parti, la guerre devait être pour lui la grande épreuve où il devait donner toute sa mesure, au centre de l'action du Parti. Alors que tant d'autres militants éprouvés, illustres, qui avaient été jusque- là les guides sûrs, clairvoyants et vigilants de l'action politique et économique du prolétariat dans le monde, en face de la grande Catastrophe, perdaient le « sens de la direction », commettaient de lourdes erreurs sincères mais funestes --, Verfeuil fut de ceux dont jamais la foi internationaliste n'avait fléchi.

Je me souviens encore de son intervention, au premier Congrès National du Parti tenu pendant la guerre, en décembre 1915, à la « Grange-aux-Belles ». Son pacifisme apatriotique était demeuré aussi intransigeant qu'avant le cataclysme. L'opposition internationaliste que nous menions à la politique de la majorité du Parti, avec des camarades tels que Pressemane, Mistral, Mayéras, Paul Faure, lui paraissait trop timide, trop modérée. Cet état d'esprit il l'exprimait bientôt, avec la même énergie, dans les colonnes du Populaire, organe hebdomadaire de la minorité, qu'avec le concours de nos amis de Limoges nous avions fondé quelques mois plus tard.

Son pacifisme intransigeant s'apparentait fort à celui de nos camarades de l'Independant Labour Party anglais. Il opposait la même hostilité, presque mystique à la guerre, à l'emploi de la force militaire, à tous les aspects de la violence.

Souvent nous aimions à le taquiner — affectueusement — en l'appelant le « Doukhobore » Verfeuil, tellement son état d'âme s'apparentait à celui des mystiques disciples de Tolstoï. On se souvient de sa formule caractéristique — et qui fut tellement exploitée par la réaction bloc-nationaliste — du « boulet de la victoire » que traînait la France de 1919...

Verfeuil avait salué avec enthousiasme la République des Soviets et dans toute sa propagande, exalté ses leçons, espérant que son exemple serait contagieux dans l'Europe tout entière.

Cependant lorsque se produisit, à Noël 1920, la scission lamentable de Tours, son esprit fut déchiré de doutes et d'angoisses. L'idée même de la scission — surtout avec ceux dont il avait été dans la bataille minoritaire le fidèle compagnon de lutte — lui répugnait profondément. Malgré cela, comme chez bien d'autres militants de l'époque, deux considérations dominèrent dans son esprit : le désir de maintenir le contact entre le prolétariat français et la Révolution russe, un ressentiment profond contre le « socialisme de guerre » et ceux qui l’avaient pratiqué. Et c'est pourquoi il fut un des délégués qui ayant voté avant le Congrès « la motion Paul-Faure-Jean Longuet » (il en était même l'un des rédacteurs) demeurèrent néanmoins avec la majorité.

L'atmosphère y fut tout de suite irrespirable pour lui. Il avait proclamé, en restant dans la salle du Manège de Tours, qu'il n'acceptait pas les fameuses 21 conditions de Zinovieff — dont par un étrange et juste retour des choses d'ici-bas la dernière victime est... Zinovieff lui-même Délégué à la propagande, il affirmait urbi et orbi qu'il fallait refaire l'unité. Pareille hérésie était intolérable et on le lui fit bien voir. Dix-huit mois après, Verfeuil, en compagnie de Henri Sellier, bientôt suivi de Frossard, Barabant, P. Brizon, Georges Pioch, Paul Louis, était expulsé.

Obstinément, il poursuivit son rêve de refaire l'unité totale de la classe ouvrière, au sein d'un seul parti prolétarien, où socialistes et communistes seraient venus se fondre. Le groupement «provisoire», formé sous l'impulsion de Paul Louis par les excommuniés de Moscou, «l'Union Socialiste-Communiste», lui apparut comme l'instrument propre à accomplir cette tâche sacrée.

Brizon qui allait être prématurément enlevé à l'affection de milliers de militants obscurs qui eux, lui étaient demeurés fidèles, m'avait demandé de l'aider à continuer la publication de sa vivante petite Vague — qui avait connu des tirages de 150 000 exemplaires, et qui alors conservait encore 12 à 15.000 abonnés. Nous voulions en faire un centre de regroupement des forces socialistes.

Verfeuil s'y consacra tout entier et après la mort de Brizon en assumait la rédaction en chef. Mais la tâche était trop lourde.

La clientèle de la Vague se dispersait de plus en plus, les uns étaient entraînés par la propagande communiste, d'autres découragés, étaient rentrés chez eux. D'autres enfin, bientôt de plus en plus nombreux, regagnaient le « vieux Parti », qu'après Tours nous avions reconstitué avec Paul Faure, Léon Blum, Bracke. Renaudel, avec des effectifs d'abord squelettiques et qui bientôt dressait d'un bout à l'autre du pays ses vivantes sections et ses puissantes fédérations.

Nombre de militants de l'entourage de Verfeuil sentaient que selon la formule apportée par nos «derniers rentrés» de la Loire, il fallait rejoindre ce « plus gros morceau d'unité possible».

Dès 1924, Frossard, Auray, Barabant, Ponard, suivaient cette voie qu'ont pris depuis Ernest Lafont, Ferdinand Faure, Johannet, André Morizet, que d'autres encore suivront demain.

Verfeuil ne put se décider à suivre leur exemple et à s'incliner devant l'inévitable. Il sentait — malgré le côté un peu chimérique de son esprit si honnête et si droit — combien en l'état présent des choses l'espérance d'une totale unité prolétarienne était vaine, puisque aussi bien elle ne saurait se reconstituer dans le seul plan national mais ne pouvait se refaire qu'internationalement.

Dans les derniers chapitres de son généreux roman l'Apostolat — où il décrivait avec foi l'ardente bataille minoritaire du temps de guerre, mais où il retraçait avec amertume les heures cruelles de la scission — on retrouvait cet état d'âme, cette sensation d'isolement chagrin, le désarroi moral qui devait affecter profondément son état de santé déjà précaire, comme aussi bien les préoccupations matérielles qui l'ont assailli dans les dernières années de sa vie.

Lui-même ne se doutait pas du mal redoutable dont il était atteint : tuberculose compliquée de diabète ! Lorsqu'il s'en rendit compte, lorsqu'il partit il y a un an pour le sanatorium des Landes, où il s'était décidé à aller se soigner, il était évidemment trop tard !

Il y est mort, à 42 ans à peine, dans un isolement qui a dû paraître pénible à cette âme tendre, à cet homme bon et affectueux, dont les qualités de cœur et d'esprit n'ont pu être méconnues que par ceux qui ne le connaissaient point.

Avec une absolue loyauté, un désintéressement rare, il a servi le Socialisme, la cause de la Paix et de l'Emancipation humaine. Tous les socialistes, tous ses camarades de lutte, la classe ouvrière qu'il a loyalement et fidèlement servie jusqu'à son dernier soupir, conserveront le souvenir inoubliable de cet homme de bien.

 

Jean LONGUET.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 14:24

 

 les-dames-de-la-halle-copie-1.jpg

Dans le cadre du classique festival Offenbach de Bruniquel la Compagnie de la Tour Brunehaut propose cette année un opéré bouffe en un seul acte : Mesdames de la Halle.

Spectacle plus court que d’habitude, moins connu, mais tout aussi hilarant.

Pour corser la pièce, un prologue a été ajouté grâce à un dentiste de choc, et les autres artistes classiques du festival ont pu s’en donner à cœur joie, à coup de salades et de poireaux.

Les dames de la Halle vont découvrir un autre monde que celui des rois : le petit monde du peuple avec ses chenapans, ses rêves et ses surprises.

Les musiciens toujours sous la direction de Jean-Christophe Keck ont bien sûr apporté toute leur passion à l’œuvre. Passion d’autant plus méritoire que le public ne pouvant y retrouver des airs connus était plus difficile à captiver.

Car en fait, Offenbach est dans nos mémoires le plus souvent sans qu’on le sache.

Après 18 représentations nous pouvons mieux saisir les finesses de cet auteur qui pourtant ne fait pas dans la dentelle afin de déclencher le rire des spectateurs.

Cette année les spectaculaires changement de décor ont été un peu absent et compensés par des trouvailles quant à la mise en scène avec un théâtre dans le théâtre comme le montre le spectacle d’ombres que le héros essaie de suivre pour gagner le cœur de sa belle (et surtout son portefeuille).

Le détour par Bruniquel reste de saison et pour tout savoir le mieux c’est de se reporter sur le site :

 

Sur Youtube le spectacle version 2006

 

Tout sur le site : ICI

la-lune-et-le-soleil.jpg

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 15:15

Heureusement qu'il y a parfois la mort pour célébrer les personnes authentiques. Car je vous "rassure" ces deux évocations de Latifa Zayyat sont très rares dans la presse française. Les deux seules en cherchanr sur internet ! JPD

 

Libération 17 octobre 1996

 Latifa, femme du siècle. Traduction de l'autobiographie inachevée d'une intellectuelle de gauche et nationaliste, morte en septembre dernier. Latifa El-Zayyat, Perquisition! Carnets intimes Traduit de l'arabe (Egypte) par Richard Jacquemond. Actes Sud, «Sindbad», 119 pp., 89 F.

 Christophe AYAD 17 octobre 1996 à 00:29

"Que signifie Taha Hussein pour un garçon ou une fille de 20 ans ?», se souvient s'être demandé Latifa Zayyat, à la mort, en octobre 1973, de celui qui fut l'un des plus grands intellectuels arabes du siècle «Aux obsèques de Taha Hussein, j'avais eu le sentiment de dire adieu non à un homme, mais à toute une époque, l'époque des intellectuels laïcistes qui avaient eu l'audace de tout remettre en question, qui avaient vécu en accord avec leurs paroles et placé la libre volonté de l'homme au-dessus de toutes les formes d'oppression.» Latifa Zayyat est morte, elle, le 12 septembre dernier, à l'âge de 73 ans. Beaucoup de choses la séparaient de Taha Hussein, mais avec elle s'en est allé encore un peu de cet esprit des Lumières qui a animé la scène littéraire égyptienne tout au long du siècle. Que signifie Latifa Zayyat pour un jeune d'aujourd'hui en Egypte? A-t-il entendu parler de la militante de gauche, de la nationaliste emprisonnée à deux reprises, sous le roi Farouk en 1949 pour appartenance au Parti communiste et activités antibritanniques, puis en 1981 en tant qu'opposante aux accords de Camp David ?

Perquisition! Carnets intimes est l'autobiographie inachevée d'une femme qui a toujours voulu «dire non à toutes les injustices du monde». Bouts épars d'une traversée du siècle aussi personnelle que collective: les policiers de Mansoura qui font feu sur la foule venue accueillir un leader nationaliste, les cadavres flottant sur le Nil après la manifestation du pont Abbas en 1946; la défaite de 67, qui la laisse dévastée; la démission de Nasser, sommé de rester au pouvoir par son peuple : «Le temps des questions sans réponses avait commencé, note-t-elle, résumant le trouble de toute une génération.»

Trouble intérieur, aussi, d'une femme qui décide de divorcer après treize ans de vie commune. Latifa Zayyat est la première écrivain égyptienne traduite en français, à l'exception de l'égérie surréaliste Camille Joyce Mansour. On aurait tort de croire qu'elle ne fut qu'une figure politique. C'est avant tout comme écrivain qu'elle s'est fait connaître dès 1960, avec son premier roman la Porte ouverte. Par la suite, elle publia une dizaine de romans et recueils de nouvelles, toujours aussi empreints de cette voix singulière. C'est dans le récit de son enfance, celui d'une famille «broyée sans pitié par la roue du changement», que Latifa Zayyat est la plus touchante. Lorsqu'elle redevient la petite fille née à Damiette et qui se souvient de la prière que son père adressait à Dieu «avec ce voile de larme qui ne quittait pas ses yeux»: «Seigneur, je ne Te demande pas de revenir sur Ton décret, mais seulement de l'appliquer avec indulgence.»

AYAD Christophe

 

Le Monde diplomatique Décembre 1996

MÉMOIRES DE LA MÉDITERRANÉE

Une féministe égyptienne

PERQUISITION ! CARNETS INTIMES, de Latifa Zayyat, traduit de l'arabe par Richard Jacquemont, Sindbad, Paris, 1966, 128 pages, 90 F.

AU moment où l'Europe essaie de reprendre pied, même timidement, dans cette Méditerranée livrée depuis la seconde guerre mondiale aux luttes d'influence entre l'Est et l'Ouest, et tombée depuis une décennie sous la dépendance presque exclusive de la seule superpuissance américaine, qui ne recule devant rien pour imposer ses intérêts au détriment des peuples de la région (politique qui a culminé avec la destruction de l'Irak), voilà que prend corps ce projet "Mémoires de la Méditerranée". Lancé simultanément par plusieurs éditeurs européens (allemand, anglais, castillan, catalan, italien, néerlandais et français) avec le concours de la Fondation européenne de la culture, il se propose de "présenter aux lecteurs européens quelques-uns des aspects, arabes, d'un héritage partagé", comme l'explique Yves Gonzalez-Quijano, responsable de l'édition française.

Il vient en temps opportun renforcer et équilibrer un dialogue entre les deux bords de cette mer médiane où le flux culturel a trop tendance à prendre une direction univoque Nord-Sud. Alors que s'exacerbent les tensions internes de ces sociétés de plus en plus imbriquées, quoi qu'on en dise, alimentées par de trop fortes pressions étrangères à la Méditerranée, il apparaît vital pour l'avenir commun. La présente collection aimerait y contribuer en présentant des itinéraires croisés d'individus et de cités témoignant de la vie des sociétés arabes modernes : leurs efforts pour la modernisation comme leurs pesanteurs.

Après Vendredi, dimanche, du Libanais K. Ziadé, retraçant l'évolution paradoxale de Tripoli, le lecteur a maintenant accès au parcours saisissant d'une intellectuelle égyptienne qui vient de disparaître, Latifa Zayyat (1).

Dans Perquisition ! Carnets intimes, Latifa Zayyat (1923-1996), figure de proue de la gauche égyptienne, nous introduit dans le destin intime d'une femme qui se construit face à un pouvoir doublement patriarcal : celui d'une société encore largement fondée sur l'homme, et celui d'un régime politique établi sur une figure autocratique, fût-elle inspirée. Comment devenir femme pleinement adulte quand la féminité est refoulée à l'adolescence et exaltée, dans la vie conjugale, par un mari jaloux et machiste au point d'y réduire toute la personnalité de la femme ? En se lançant à corps perdu dans l'engagement politique et social afin de "réveiller les peuples d'Orient", devenant ainsi, à vingt ans, en 1946, le porte-drapeau du Comité national des étudiants et des ouvriers et s'imposant par la suite comme intellectuel de premier plan. Mais comment travailler à cette transformation sociale dans les rangs du Parti communiste égyptien et des forces de gauche sans s'attaquer à l'absolutisme politique ?

ELLE s'y prêtera et fera l'expérience des geôles du roi en 1949, puis de celles d'un Anouar El Sadate supportant mal que l'on conteste sa politique, qui parut à beaucoup comme une entreprise de liquidation des années d'efforts et de sacrifices dans une paix tronquée avec Israël, paix qui ouvrit la voie à une série de guerres dont on n'entrevoit toujours pas la fin. Quelque chose de fort vous saisit dans l'itinéraire de cette femme : sa lutte féministe réussit à soustraire sa lutte politique à la mystique révolutionnaire abstraite. Personnalisation et engagement vont de pair et donnent à son parcours une tonalité très humaine, qui s'exprime par une continuelle remise en question et par une tendresse infinie à l'égard de ce qui l'entoure : la "sève qui monte" dans cet arbre dans la cour de la prison, ses geôlières victimes du système, ses camarades et collaborateurs. Rarement un intellectuel arabe de gauche aura mené d'une façon aussi adéquate le "travail sur soi" et le travail sur la société. C'est probablement cela, la vraie libération. Deux divorces, deux séjours en prison, un fil conducteur parfois interrompu mais toujours renoué au prix de grandes souffrances cela ne fait probablement pas de son récit une grande œuvre littéraire, mais il fait de sa vie une sorte de roman de formation presque parfait. L'admiration que lui portent amis ou adversaires n'est certes pas usurpée.

BOUTROS HALLAQ.

 

(1) Vient aussi de paraître, un livre sur Amman : Abdul Rahman Mounif, Une ville dans la mémoire, Sindbad, Paris, 1996, 272 pages, 130 F.

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