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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 21:00

 

 angeville.jpg

Un ami me communique le livre de François Condé qui a eu l'audace de croquer toutes les églises et toutes les chapelles du Tarn et Garonne ainsi regroupés dans un beau livre.

J'en profite pour donner le cas de l'église de mon village, un croquis accompagné, come tous les autres par une petite notice : "Eglise appartenant à plusieurs époques du XVI au XIXème siècle. Elle possède un chevet à trois pans et sa façade occidentale présente un portail à voussures orné de chapiteaux sculptés et surmonté d'un clocher mur triangulaire à cinq baies.

J'ai rêvé de produire un livre équivalent : toutes les horloges publiques du Tarn et Garonne, non pas croquées mais photographiées, horloges que je trouve dans le livre, vu l'angle du dessin que sur celle de Laguépie, de Saint Etienne de Tulmont, d'Albias, la Chapelle de l'Hôpital à Montauban, Poupas, Mansonville et on les devinent sur quelques autres.

 

Bref un bel ouvrage. JPD

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 21:46

BRICS , en clair le regroupement Brésil, Russie, Inde, Chine, auquel vient de s'ajouter l'Afrique du Sud pour faire BRICS. Les dirigeants de ces pays viennent de tenir leur septième sommet à Fortalezaau Brésil. Au Mexique (aujourd'hui je prends cet exemple) ce regroupement fait débat. Sur La Jornada, le 16 juillet 2014, Alejandro Nadal donne son opinion et 21 juillet Angel Guerra Cabrera va développer une opinion opposée. Je vais donner les deux approches en laissant le lecteur juge.

 BRICS, la fabrique de mythes ?

Le cœur du débat tourne autour de l'idée que ce regroupement va pouvoir mettre à mal l'hégémonie des USA et qu'à ce titre il faudrait le soutenir. Pour Alejandro Nadal, il s'agit de fabriquer un nouveau mythe, non qu'il soit heureux de l'hégémonie des USA, mais il trouve les lauriers tressés pour le BRICS plus qu'exagérés.

Si au départ du BRIC, son développement prévisible était tel qu'en 2003 Goldman Sachs pronostiquait son succès dans les quarante ans, depuis 2008 la crise n'a pas touché que les USA et l'Europe, pour la simple raison que les économies du BRIC dépendent pour une bonne part de celles des USA et de l'Europe !

Etrangement, trois événements sportifs gigantesques viennent à la fois de relancer les économies en question de manière temporaire mais de les plomber sur le long terme.

Alejandro Nadal indique : "les Jeux Olympiques d'hiver à Sochi (51 mille millions de dollars), les Jeux Olympiques de Pékin en 2008 (40 mmdd) et la Coupe du Monde de football au Brésil (19 mmdd).

Quant à la Banque commune elle concerne des pays connus pour leurs intérêts divergents. L'amour entre la Chine et l'Inde n'est pas à l'ordre du jour. La Chine est en concurrence directe avec l'Afrique du Sud dans son exploitation de l'Afrique en général. Et de toute façon Alejandro Nadal rappelle que "le modèle néolibéral continue d'être l'épine dorsale des directives de politique économique dans le BRICS." L'observation majeure d'Alejandro Nadal tient au fait que dans les dites économies du BRICS, l'exploitation des travailleurs est très forte et va le rester au nom de la compétitivité.

 BRICS puissant contrepoids à l'hégémonie de Washington ?

L'idée d'un monde multipolaire est défendue par beaucoup d'observateurs à travers le monde et tient nous dit Angel Guerra Cabrera "au moteur économique chinois et à la récupération par la Russie de son indépendance…". Pour lui : "le Sommet a fait trembler les finances internationales avec la création de la Nouvelle Banque de Développement(NBD) du BRICS, avec un capital autorisé de 100 milliards de dollars".

La bataille est donc une bataille financière. C'est la reprise d'un vieux rêve de l'URSS : dépasser les USA, faire mieux que les USA.

Le potentiel des pays en question serait énorme : 42% de la population mondiale et 18,5% du PIB mondial. C'est sur le terrain même du capitalisme US que le BRICS veut mettre en cause l'hégémonie dominante. Voilà pourquoi, suite à Fortalezaa, Angel Guerra Cabrera se félicite des visites de Poutine dans des pays d'Amérique latine et en particulier à Cuba où la dette contractée envers l'ex-URSS a été effacée. Avec quoi en échange ? De forts investissements dans le pétrole en eaux profondes.

Angel Guerra Cabrera termine ainsi son article : " J’inclus dans ce bilan l’organisation très réussie par le Brésil de la Coupe du Monde de football, qui en plus d’avoir dépassé les revenus prévus par le tourisme, ne produisit aucun des scénarios dramatiques pronostiqués par la campagne médiatique impérialiste de mèche avec la droite brésilienne."

Nous savons tous que les "scénarios dramatiques" s'appellent au Brésil, luttes sociales.

Jean-Paul Damaggio

 

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 19:00

Raoul Verfeuil est à l'agonie mais des amis pensent à lui pour au dernier moment, signer cette pétition. Il est loin de Paris puisqu'il est dans son sanatorium des Landes. Il a été solicité, car dès 1925, en tant ue conseiller municipal de Boulogne Billancourt il a fait voter une motion sur le même sujet, celui de la pais et de la solidarité internationale. C'est, pour quelques mois, ma dernière intervention sur ce militant. JPD

 

10 septembre 1927

Contre la terreur blanche dans les Balkans

Le Comité de Défense des Victimes de la Terreur Blanche dans les Balkans vient d'adresser à M. Voukitchevitch, président du Conseil de la Yougoslavie, la lettre suivante :

Le 2 septembre 1927

Monsieur le Président,

Nous avons appris avec plaisir que vous aviez démenti les termes que vous avait prêtés à notre endroit (au Sujet de notre intervention dans l'affaire Vouyovitch-Koussovatz et consorts) le journal Nôvosti de Zagreb.

Cette initiative de votre part facilite notre intervention d'aujourd'hui, qui, d'ailleurs, se serait produite dans tous les cas, car elle est commandée par le devoir.

Il nous faut, en effet, insister à nouveau sur la situation qui est faite aux jeunes Macédoniens arrêtés il y a trois mois, à la suite de l'attentat de Ptchinia, sur la ligne Uskub-Velès.

D'après les informations les plus sûres, ils sont au nombre de 78 arrêtés à Uskub,. à Loubiana. à Zagreb.

Ce sont de jeunes étudiants absolument innocents dans l'affaire en question, pour laquelle des témoignages sérieux accusent votre propre police ou les comitadjis à la solde de Sofia.

Dans tous les cas, ces jeunes gens qui étudiaient, bien loin de Ptchinia, n'ont rien à faire dans l'explosion qui, heureusement, ne causa que des dégâts matériels.

On les a pourtant jetés dans les cachots souterrains des prisons, et nous savons qu'on les y torture.

Quel est donc leur crime ? C'est de se sentir et de se proclamer Macédoniens.

Nous savons que les autorités serbes nient qu'il y ait une Macédoine, des populations, des aspirations macédoniennes.

Mais la répression même qui frappe les Macédoniens dans le royaume yougoslave constitue, hélas, à cet égard, une démonstration trop éloquente.

Nous réclamons, nous, qui nous nous sommes donné la tâche de défendre les opprimés des Balkans, la liberté pour les Macédoniens, non seulement en Yougoslavie, mais en Grèce et en Bulgarie

Comment ceux qui, en ce moment même, parlent de remaniements et de modifications territoriales profondes dans les Balkans, ne comprennent-ils pas que la question macédonienne occupe le centre même du problème qui, selon nous, ne pourra être résolu que par la Fédération de tous les pays balkaniques.

Quoi qu'il en soit, les Macédoniens souffrent en ce moment, dans le royaume yougoslave, d'une oppression renforcée.

Votre agent, dans le département de Monastir, M, Dobriza Matkovitch, ne s'est pas contenté des arrestations que nous rappelons plus haut.

Nous avons sous les yeux d'innombrables faits de terreur dont il est responsable; parmi eux on trouve plusieurs assassinats.

Cette situation est intolérable.

Nous demandons donc la libération des 73 jeunes Macédoniens innocents, arrêtés à la suite de l'affaire de Ptchinia.

Nous demandons ensuite que votre gouvernement mette un terme aux agissements de M. Dobriza Matkovitch dans la région de Monastir Recevez, etc...

 

Henri Barbusse, Séverine, Mme de Saint- Prix, Mme Duchêne.

André Morizet, Dherbécourt, Voilin, sénateurs ; Frédéric Brunet, vice-président de la Chambre.

Cazals, Ernest Lafont, Ferdinand Faure, Compère-Morel, Fontanier, Paul Marchandeau, André Berthon, Héliès, Marius Moutet, Vaillant-Couturier, Mistral, Albert Fournier, Chastanet, Jacques Duclos, Jules Uhry Albert Milhaud, Jean Garchery, Eugène Frot, Raoul Evrard, Charles Baron, Raynaud, députés.

Alexandre Luquet, Duteil, Robert Bos, André Gayot, Louis Sellier, Louis Gélis, conseillers municipaux de Paris.

Henri Sellier, conseiller général de la Seine.

Jean Longuet, Bracke, anciens députés.

Henry-Torrès, Marcel Williard, Antonin Coën, Foissin, Dellevallée, René Plard, avocats.

Léon Jouhaux, secrétaire général de la C. G. T. : Herclet, du secrétariat de la C. G. T. U. Emile Glay, secrétaire du syndicat national des instituteurs.

Langevin, Prenant, Victor Basch, Emile Kahn, Vernochet, professeurs.

 

Mathias Morliardt, Georges Duhamel, Panait Istrati, Victor Margueritte, Léon Bazalgette, Léon Werth, Marcel Martinet, Jean- Richard Bloch, Charles Vildrac, Daniel Renoult, Henry-Marx, Gabriel Péri, Georges Pioch, Rousset. André Gybal, Bernard Lecache, Paul-Louis, Fernand Meunier, André Salmon, Francis Jourdain, Robert Salomon, Zyromski, Raoul Verfeuil, écrivains et journalistes.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:46

les-amis-de-Pierre-Brizon.jpg

 

Il existe une association des Amis de Pierre Brizon : http://www.brizon.org/

 Le site semble un peu en repos mais un article de La Montagne, qui n'est d'ailleurs pas sur le site, rappelle un projet utile pour juin 2015 : un colloque pour rappeler l'existence et le rôle des premières conférences internationales pacifistes.

Je salue cet effort que je relaie.

Parmi les liens affichés j'ai noté celui d'une association qui fait depuis des années un travail de titan et où j'ai beaucoup participé : l'association 1851 : http://www.1851.fr/

Le preuve sans doute que bien des éléments de l'histoire se tienne sans qu'on le sache.

 

Jean-Paul Damaggio

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:31

Après l'annonce du décès, le récit des obséques par Le Populaire (socialiste) et L'Humanité (communiste).

 

Le Populaire 4 août

LES OBSEQUES de PIERRE BRIZON

Comme Longuet l'a dit dans son discours d'adieu, si Pierre Brizon était mort pendant la guerre, c'est cent mille hommes qui auraient suivi sa dépouille mortelle. Hier, c'est un cortège restreint qui, à une heure peu propice, a accompagné Brizon au fourgon qui l'a emporté vers la terre natale où il va dormir, son dernier sommeil. La saison et l'heure de la cérémonie expliquent, pour une part, que quelques centaines de militants seulement se soient rencontrés derrière le modeste corbillard. Mais ces citoyens, hier compagnons de lutte, appartenant aujourd'hui à des fractions rivales, pouvaient quand même s'apprécier dans l'indifférence de la foule le résultat de ce divisionnisme contre lequel Brizon s'éleva si justement.

C'est précédé du drapeau de l'Union socialiste communiste et d'une pancarte de l'A. R. A. C.-que le cortège alla de l'Hôtel-Dieu à la gare de Lyon, salué par les passants dont beaucoup ignoraient le nom du socialiste qui partait pour toujours. Derrière le frère et la belle-sœur du défunt, qui conduisaient le deuil, nous avons pu noter la présence de Alexandre Blanc, Chaussy et Ringuier, députés ; Jean Colly, conseiller municipal ; Jean Longuet, Hubert Rouger, Sixte-Quenin, Emile Dumas, Pierre Laval, anciens députés ; Grandvallet, Doizié, Restiaux, Jean-Louis Boucherie, Pécher, Nantillet, Nowina, Grandidier, Marius Hagmann, Aulagnier, Amouriaud, directeur de « Travail » coopérative des ouvriers tailleurs ; Georges Pioch, Daniel Renoult, Charles Lussy, Auclair, Servantier, Raoul Verfeuil, etc., etc.

LES DISCOURS

Lorsque le corps eut été déposé dans le fourgon, Alexandre Blanc prit le premier la parole, en son nom personnel, dit-il, et au nom de Raffin-Dugens, pour dire un adieu ému à son ancien compagnon du Congrès de Kienthal. Après Blanc, Georges Pioch parla au nom de l'Union socialiste communiste. Ce fut un émouvant et magnifique hommage, qu'avec son beau talent Pioch rendit à Pierre Brizon, au combattant de la paix qui lutta, en plein parlement, à des heures redoutables contre les fauteurs de deuils et de ruines.

Notre directeur Jean Longuet parla en suite au nom des amis du Parti socialiste. Il retraça à grands traits la vie de Brizon depuis son adhésion au groupe des étudiants collectivistes. Il rappela les persécutions que valut à Brizon son apostolat socialiste, sa propagande incessante, son œuvre d'écrivain et d'orateur. Et, après Pioch, il magnifia aussi le courage avec lequel, pendant la guerre, Brizon défendit la cause de la paix et du socialisme international. Rappelant la passion unitaire qui avait animé Brizon jusqu'à son dernier souffle, Longuet termina en exprimant l'espoir que bientôt se reconstitue l'unité prolétarienne.

C'est par un vibrant appel à cette unité prolétarienne que le citoyen Brodel, parlant au nom des libres penseurs et des anciens combattants du Nord, termina les discours. Souhaitons que les paroles qu'il fit entendre à un auditoire mêlé portent leurs fruits. Franchesse fera dimanche à son ancien élu dès obsèques dignes de lui. Nous prions la famille de Pierre Brizon d'accueillir toutes nos condoléances et nos camarades de l'Allier de recevoir le témoignage de notre fraternelle sympathie eu ce deuil qui les atteint plus particulièrement.

 

L'Humanité 8 août

Les obsèques de Pierre Brizon

Un drapeau, rouge, une pancarte, un char funéraire de troisième classe derrière lequel suivent une centaine de personnes. Le corps de Pierre Brizon, de l'Hôtel-Dieu à la gare de Lyon, traverse Paris.

Arrivé à la gare, le cortège a encore diminué et c'est au milieu des bruits divers des manœuvres et des wagons qui s'entrechoquent, que notre ami Alexandre Blanc prononce son discours :

Je viens, non pas comme représentant d'un parti, mais en mon nom personnel et au nom de mon vieux camarade Raffin-Dugens, apporter, l'expression de nos regrets émus, sur le cercueil de celui qui fut notre compagnon de Kienthal. Peu de temps après la conférence pacifiste qui nous valut les accusations les plus injurieuses et les calomnies les plus grossières, Pierre Brizon donnait lecture à la Chambre d'une déclaration où nous disions pourquoi nous repousserions désormais tous les crédits dits militaires.

Dès lors, ce fut une lutte de tous les jours. Vingt fois, Brizon, guidé par sa raison autant que par son cœur; monta à la tribune pour réclamer les pourparlers de paix et la fin la plus proche du carnage.

Chaque, fois, une hostilité d'abord sourde, se déchaînait en tempête. Soutenu par son petit groupe d'amis, Brizon continuait à clamer la vérité et sa voix dépassait le cercle du Palais-Bourbon. S'il était le député le plus attaqué à la Chambre, il était le plus aimé dans les tranchées, et le plus populaire dans les familles. Hélas ! L'ingratitude est chose humaine ! Il l'éprouva lorsqu'en 1919, il fut, dans son département qui lui était si cher, et comme tant de ses collègues du Parti, battu par une immorale coalition de radicaux et de réactionnaires.

Cette ingratitude le meurtrit, mais ne le découragea pas. En dehors du Parlement, il continua, par le journal et par la réunion publique, sa propagande ouvrière et anti- militariste. Son horreur de la guerre s'exhalait dans chaque ligne, dans chaque parole.

La mort, le prend, encore jeune, dans la maturité de son talent et la plénitude de sa foi. Les milliers de malheureux dont il plaida si chaleureusement la cause, partagent aujourd'hui, j'en suis certain, notre douleur commune.

Aussi, je me permets de les associer à nous dans l'hommage que nous rendons a Pierre Brizon, défenseur inlassable de la Paix des Peuples !

 Georges Pioch, Longuet et Brodel parlent ensuite. Puis un grincement roule. Le wagon est fermé, on le scelle. C'est fini.

 

Brizon. Pierre Brizon, celui qui fut, l'a-t-on assez dit, « un moment de la conscience humaine » et l'espoir de milliers de victimes de la grande tuerie, avait droit au moment de sa mort et quelles que fussent les circonstances présentes à plus de reconnaissance de la part de ceux pour lesquels, en 1917, il risquait, avec Alexandre Blanc et Raffin-Dugens, le poteau de Vincennes.

 

Note J-P D : On notera que dans un cas c'est le drapeau de l'Union socialiste communite qui est présenté et dans l'autre le drapeau rouge. Dans les deux cas les articles ne sont pas signés mais pour celui de L'Humanité il s'agit sans nul doute d'Alexandre Blanc qui avec Raffin-Dugens étaient les deux soutiens de Brizon à Kienthal. Le 3 août dans L'Humanité Alexandre Blanc rappelera dans un article qu'il signe les mérites de Kienthal.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:25

 

 la-revolte-des-anges.jpg

 

La première séance du comité directeur du nouveau Parti communiste s’est tenue à Marseille le 30 décembre 1921. Ils étaient seulement 22 autour de la table. Ils désignent le bureau définitif avec Frossard à la tête du parti , Ker pour les liens avec l’Internationale, Soutif pour l’administration, Marthe Bigot pour les femmes et Dondicol comme trésorier. Cachin est maintenu directeur de l’Humanité et Daniel Renoult de l’Internationale, avec Renaud Jean directeur de la Voix Paysanne et Souvarine du Bulletin Communiste. Les délégués à la propagande ne peuvent être désignés

Raoul Verfeuil, membre du comité directeur est présent (contrairement aux réunions suivantes), et il a donc pu y croiser Renaud Jean dans ce comité restreint.

Quels rapports possibles entre les deux hommes ? Je ne sais.

Des coïncidences feront qu’avant de mourir Verfeuil se réfugie dans les Landes, le département où dans des conditions aussi dramatiques se réfugiera ensuite Renaud Jean.

Et les deux hommes avaient une grande admiration pour un même auteur bien oublié aujourd’hui : Anatole France et surtout pour son roman La Révolte des Anges.

Des faits marginaux qui peuvent se compléter par un même rejet des visions de l’Internationale et de Trotsky en particulier.

Pour le reste le sujet mérite sans doute quelques recherches en particulier en lisant Le Travailleur du Lot et Garonne au moment du Congrès de 1922 qui vote l’exclusion de Verfeuil.

 

JP Damaggio

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 16:15

 

 pierre-brizon.jpg

 

Pierre Brizon, né le 16 mai 1878 à Franchesse (Allier) et décédé le 1er août 1923 à Paris, est un pacifiste français dont lamort a été évoquée ainsi par L'Humanité (communistes) et Le Populaire (socialiste). JPD

 L'Humanité 2 août 1923 : Pierre Brizon est mort

Hier matin, à 8 heures, Pierre Brizon, mourait à l'Hôtel-Dieu des suites d'un anthrax. Militant, journaliste, historien, sociologue, Brizon connaissait bien des façons de servir le prolétariat. Certes, il n'était plus des nôtres. Des différends graves l'avaient séparé du Parti. Nous n'oublions pas, cependant, que pendant un quart de siècle, Brizon mena un combat intrépide contre la bourgeoisie. Nous n'oublions pas surtout sa lutte pour la paix à l'heure où la frénésie impérialiste jetait l'Europe à l'abîme. Sur la tombe "du pèlerin de Kienthal" nous nous inclinons avec un regret douloureux. Brizon était âgé de 45 ans. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud où il avait été reçu le premier, professeur d'Ecole normale, il ne devait pas tarder à se signaler au zèle attentif des agents du gouvernement : en dix années, il n'occupait pas moins de douze postes différents aux quatre coins du pays. Elu député en 1910 par la circonscription de Moulins-Ouest, il siégea à la Chambre jusqu'en 1919. La coalition de toutes les forces bourgeoises, des radicaux aux royalistes tint alors en échec la liste du socialisme ouvrier et paysan. Brizon a publié des études approfondies sur l'Histoire du Travail et des Travailleurs, l'Apprentissage, l'Eglise et la Révolution, un Précis d'Histoire contemporaine. Sa brochure sur le Blé rouge a traduit les aspirations du prolétariat rural auxquelles il prêtait une si légitime

 Le Populaire jeudi 2 août 1923

Une pénible nouvelle qui attristera tous nos camarades, nous parvient : Pierre Brizon, ancien député de l'Allier, est mort hier matin à Paris, à l'Hôtel-Dieu, des suites d'un anthrax. Nous étions loin de nous attendre à cette disparition. Brizon était venu nous voir au Populaire, il y a peu de temps encore, et, comme toujours, il nous avait renouvelé son ardent désir de voir se rétablir l'unité prolétarienne. Le destin a voulu qu'il parte pendant que des luttes fratricides divisent encore les travailleurs.

Pierre Brizon naquit le 16 mai 1878 à Franchesse (Allier), commune dont il devait plus tard être maire. Elève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud il fut gagné aux idées socialistes dès sa jeunesse et en 1897 -il adhérait au groupe des Etudiants collectivistes. Devenu professeur d'Ecole normale, il fut déplacé maintes fois pour son attitude militante. C'est ainsi qu'il professa successivement aux Ecoles normales de Laval, La Rochelle, Alençon, où il fonda le premier groupe socialiste, et Parthenay. Puis il professa dans les écoles professionnelles d'Armentières, Voiron, Marseille, Narbonne, Clermont-Ferrand et Rennes. Elu en 1907 conseiller d'arrondissement dans son canton natal, il entrait, à la Chambre, en 1910, comme député de la 2e circonscription de Moulins. Il devait y rester jusqu'en 1919, où la liste socialiste de l'Allier fut battue par la coalition radicalo-cléricale constituée sous l'égide de. M. Gaston Vidal. C'est surtout pendant la guerre que Brizon se mit en évidence. Personne n'a oublié la position qu'il avait prise, allant à la conférence de Kienthal et portant à la tribune de la Chambre, à maintes reprises, de virulentes protestations contre la guerre et mettant en cause les responsabilités du "mauvais Président".

Même les camarades qui ne crurent pas devoir l'imiter rendirent hommage au beau courage civique dont il faisait preuve. En même temps que des encouragements lui venaient de la part de braves gens, dont trop oublièrent, lorsque le danger fut passé, les injures, les calomnies et les menaces de mort qui s'accumulèrent sur lui. La presse immonde du nationalisme dénonçait tous les jours la « trahison » de Brizon. Il tint tête avec une belle vaillance, sans que la position catégorique qu'il avait prise lui fit perdre le sens de l'intérêt socialiste. Profondément unitaire, Brizon ne combattit que la bourgeoisie capitaliste, l'unité socialiste rompue contre son gré, il ne cessa de préconiser sa reconstitution.

Avec ces sentiments il ne pouvait guère demeurer dans le Parti communiste, où il avait cru pouvoir aller après la scission de Tours. Sur l'ordre de Moscou, le Parti communiste qui a la prétention d'être « une réaction contre le socialisme de guerre » expulsa Brizon !

Depuis, dans les rangs de l'Union socialiste communiste, il avait continué à batailler pour l'unité prolétarienne, pour ce qu'il appelait dans son langage imagé «le Bloc des rouges». Orateur abondant, souvent fort éloquent, tenant sa place aussi bien à la tribune du Parlement qu'à celle des Congrès ou des réunions publiques, Brizon fut aussi un écrivain remarquable. Profondément imbu de la doctrine socialiste, possédant des connaissances étendues sur les problèmes sociaux, Brizon collabora à d'innombrables journaux socialistes. Mais il écrivit aussi des ouvrages qui resteront. Il laisse des brochures de propagande : Le Blé rouge ; En Bataille ; un Précis d'histoire contemporaine, en doux volumes ; L'Eglise et la Révolution : la France dans les temps modernes ; un volume de l'Encyclopédie socialiste la Coopération en collaboration avec Ernest Poisson ; une Histoire du Travail et des Travailleurs et L'apprentissage, ouvrages remarquables. Le Populaire adresse un adieu fraternel au bon militant qui disparaît, encore jeune, après avoir fourni un si bel effort. La classe ouvrière gardera la mémoire de ce brave cœur qui souffrit de ses souffrances et sut la défendre avec tant de courage et d'ardeur.

 

Les obsèques de Pierre Brizon auront lieu vendredi matin.

 

Note J-P D : Aucun des deux journaux ne mentionne la publication de La Vague qu'il dirigeait au moment de sa mort. Pour rappeler ce que fut Kienthal, je renvoie les lecteurs à leur moteur de recherche.

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 20:13

Parce que sur ce blog, il y a un article sur Gabrielle Duchêne ICI une lectrice m'informe que le vœu que je formulais il y a des années a été accompli : il existe un livre sur Gabrielle Duchêne !

Cette féministe, pacifiste et antifasciste que j'ai croisé par hasard avait tout pour rester dans l'ombre. Or il n'en est rien grâce à cette information de Brigitte Cassigneul qui a relayé l'article du blog sur un site ICI. (j'ai mis en lien le site en question)

Elle me communique un lien pour atteindre gratuitement un livre de 500 pages sur Gabrielle Duchêne.

Je clique mais ça ne marche pas. Je prends seulement le début du lien : digitool.library mais le lien me renvoie à une explication concernant ce service.

Alors je prends comme référence la suite du lien que je repère aisément : l'université Mc Gill de Montréal dont j'ai vu les bâtiments somptueux.

Et vous pouvez faire la même démarche avec votre outil de recherche : "mac gill duchêne" et vous tomberez sur le livre. Si vous tapez mac gill socialisme vous tomberez sur un texte présentant Jacques Goodbout et pour mac gill féminisme vous tombez sur une étude concernant Georges Sand.

Une nouvelle source pour moi qui est phénoménale. Je vais bien sûr présenter prochainement une analyse de cette étude sur la féministe.

 

A suivre et merci mille fois pour le renseignement. Jean-Paul Damaggio

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 16:23

la-vague.jpg

Seule la biographie du Maitron évoque cette éventualité : « En juillet 1924, il réadhéra à la SFIO ». En 2014 la question peu paraître sans importance puisque de toute façon trois ans après? Verfeuil meurt? et la question est donc sans incidence sur l’histoire.

Pourtant j’ai envie de m’y arrêter un moment au nom de la vérité historique mais surtout au nom de la réflexion sur la stratégie politique.

En juillet 1924, Frossard, le premier secrétaire général du PCF qui a été exclu en 1923 revient en effet dans la « vieille maison » avec quelques-uns de ses amis. Parmi les amis, Verfeuil a conduit la bataille des élections législatives de 1924 au nom de leur organisation commune, L’Union communiste-socialiste (l’UCS), dont il est devenu le secrétaire général.

Frossard dont l’arrivisme, dès cette époque là, ne fait aucun doute, tire les leçons des législatives en question : leur organisation qui a présenté des listes communes avec le PS n’a pas eu de député donc, en prévision des municipales, il est plus juste d’adhérer directement au PS en question.

Verfeuil participera en effet aux dites municipales de 1925 sur la liste d'André Morizet (NKM candidate à Paris en 2014 est sa petite-fille) à Boulogne Billancourt et il sera même élu pour la première fois de sa vie. Mais Morizet est encore, et jusqu’après la mort de Verfeuil en 1927, membre de l’organisation communiste-socialiste. Il ne rejoindra le PS qu’en 1928.

Quand on lit Le Populaire, le journal du PS, si Verfeuil est souvent présent en 1924, à cause de son action pour l’UCS, après juillet 1924 il n’apparaît plus. S’il avait repris sa carte à la SFIO, le journal n’aurait pas manqué de s’en réjouir.

Dans l'Histoire du P.C, de Jacques Fauvet (1964) la situation de Verfeuil est évoquée avec précision (fait rare) puis il signale le nom des amis de Frossard qui adhérent en 1924 à la SFIO : Victor Méric, Henry Torrès (le futur défenseur de Cayla évoqué dans un livre de nos éditions), Pioch, F. Faure, E. Lafont.  Il ne dit rien de Verfeuil.

Frossard écrira dès 1927 une petite biographie de Verfeuil où il n’évoque pas son retour au PS. Bref, j'ai eu beau chercher pas une trace du retour de Verfeuil au PS !

Pour accorder la position du Maitron (une source est utillisée que je n’ai pas à ce jour, une bio de Jean Longuet) et cette absence de référence à l’adhésion peut-on imaginer une adhésion qui aurait été faite à la base et sans suite ?

En effet, le combat de Verfeuil va rester le même avant 1924 et après, celui du rédacteur en chef de La Vague. (le nom que les communistes du TetG donneront à leur journal en 1936). S’il publie un article sur la Nouvelle Revue Socialiste tenue par Longuet et Frossard c’est pour y parler d’Olympe de Gouges, thème qui entre bien dans le cadre féministe de La Vague.

 A sa mort, au cimetière de Montauban, c’est un communiste que prononce le discours or s’il avait été membre de la SFIO, les socialistes locaux n’auraient pas manqué de demander à célébrer eux aussi ce personnage.

 J’en profite pour rappeler que La Vague qui va mourir avec Verfeuil, n’a pas été un minuscule journal d’une secte pacifiste d’égarés. Tout comme Pierre Brizon son fondateur en janvier 1918, elle est aussi méconnue que Verfeuil (il n’y aurait pas eu Verfeuil sans Brizon) or grâce à l’étude de LEE Haksu sur le Bourbonnais rouge nous apprenons ceci : « Le retentissement de La Vague fut énorme, dépassant l’audience de l’Humanité ». Le tirage est allé jusqu’à 300 000 exemplaires !

Je pense que Verfeuil est mort avec en lui ce rêve de toujours : la paix pour aller au socialisme. Un mois avant sa mort, il signe une pétition reprise par le journal du PS et celui du PCF (unité qui a dû le réjouir) pour soutenir des victimes de la répression dans les Balkans. A suivre. JPD

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 16:21

 

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25 avril 1914

"Citoyens, que nos cœurs se serrent autour du drapeau de l'impossibilisme unifié et je touche quinze mille balles encoe pendant quatre ans" (CDessin de Roubille)

 

La Mairie d’Avignon vient de proposer pour l’expo annuelle qui se tient dans son immense hall, pendant le festival, une expo sur les caricatures de Jaurès. Nous avons évoqué la question sur ce blog : ICI. Je ne connais pas l’historien à l’origine de cette mise en image qui permet de découvrir le tribun à partir du point de vue saignant de ses adversaires.

En la visitant j’ai repensé à un mot du romancier étatsunien Toni Hillerman qui rappelle dans son autobiographie qu’en 1952 quand il arriva jeune journaliste à Santa Fe , il eut sur les bras une affaire de mœurs qui bouleversa l’histoire de la ville, affaire – ajouta-t-il – qui cinquante ans plus tard ferait seulement trois lignes dans les faits divers.

Un fait historique n’a de sens que sa mise en relation avec son contexte, ce qui est le premier travail de l’historien qui ne peut se contenter d’enfiler des événements sur le collier de la vie.

C’est là une embûche considérable aussi pour donner des éléments du contexte, d’autres historiens ont proposé des histoires des mentalités, de la sexualité, de l’agriculture ou de l’inculture. Sauf qu’il n’y a d’agriculture possible que replacée dans le contexte général. Cette autre sortie du contexte général, parfois utile certes, a alimenté une histoire sur le long terme où après les tempêtes océaniques de l’histoire évènementielle on passait à l’histoire plus paisible des longs fleuves tranquilles.

Car nous arrivons ici à une troisième embûche inévitable pour le travail d’historien : lui aussi est pris dans un contexte historique et si ce contexte vise à éliminer toute idée de révolution alors il va être encouragé de toute part s’il présente une histoire sans révolution.

J’ai repensé alors à une autre anecdote : un grand historien disant à la tribune du salon du livre de Villeneuve sur Lot qu’en 1936 Blum n’avait pas d’autre possibilité que la politique de non intervention en Espagne, politique qui – ajouta-t-il – s’est révélé ensuite la plus utile à la France.

 D’un côté, à travailler à produire le contexte d’un événement, on le rend inévitable. La Révolution russe ne pouvait que fabriquer un Staline, Franco ne pouvait que gagner en Espagne, l’Algérie ne pouvait qu’accéder à l’indépendance comme les autres colonies etc.

Or le propre de l’homme, d’un peuple, d’un pays, c’est sa marge de liberté qui fait que l’histoire, même si elle n’est pas celle qu’on aurait souhaité, celle qu’on aurait mérité, reste faite de possibles.

 Toute la dialectique entre la nécessité et la liberté peut piéger à chaque moment chaque historien d’où la condition fondamentale qu’on appelle la confrontation d’idées.

 Tous les pouvoirs aspirent à la mise au point et à la défense d’une histoire officielle. Et quand des révolutionnaires, peu friands de cette histoire ont découvert que dans le pays de la Révolution, l’URSS, l’histoire officielle allait jusqu’à reprendre une vieille coutume consistant à maquiller des photos, c’était la preuve irréfutable que la Révolution filait un mauvais coton.

 Tout comme il n’y a d’économie que politique, il n’y a d’histoire que politique. Si pour ma part, depuis des lustres je me passionne pour le cas de Raoul Verfeuil c’est tout simplement parce que depuis des lustres je considère que le communisme soviétique ayant échoué et que la social-démocratie s’est fourvoyé, il nous incombe de rechercher POUR CE QU’ILS FURENT, ceux qui avaient annoncé cette double impasse, qu’il ne s’agit pas de rendre équivalente dans les faits, mais qui l’est dans les conséquences : l’incapacité planétaire actuelle à construire une alternative possible au capitalisme.

 Jaurès comme Verfeuil ont toujours été pris entre les deux mâchoires de la même tenaille, deux mâchoires qui ont su s’épauler puisqu’elles forment le même outil. L’un en produisant une notoriété hors du temps et l’autre en produisant un silence de tous les temps.

 Prenons une simple question – car je ne peux ici développer mon argumentation : la différence en 1918 entre la paix et la victoire. Un écart qui permet de vérifier que la paix conduit à cette autre question : quelle paix ? Pour Jaurès le pacifisme n’était pas un antimilitarisme. Tout peuple attaqué a le devoir de se défendre. Et l’armée comme la grève, si c’est l’ultime moyen n’en est pas moins un moyen. Alors c’est la guerre ! Or, par définition, toute guerre se termine par un retour à la paix. Mais quelle paix ? Celle qui doit conduire à une autre guerre ?

En 1918, au nom de la victoire, Verfeuil considéra qu’avec le Traité de Versailles les autorités préparaient une nouvelle guerre ! Et sur sa gauche on pouvait lui répondre : si la guerre peut conduire à la révolution, faut-il se plaindre de la guerre ? Il n’y a pas de révolution sans casser des œufs. D’où le retour sur cette autre question évoquée par l’anecdote de Hillerman : qu’est-ce que la violence ? et plus exactement la violence capitaliste ? Elle dépend aussi de la force qu’elle a en face.

Jean-Paul Damaggio

 30 décembre 1900 dessin d'Albert René

- Voilà trois jours que nous n'avons pas mangé à cause de la grève !

 

- Continuez… et surtout ne faiblissez pas… Nous sommes avec vous de tout cœur !

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