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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 10:17

Deux écrivains qui avaient été présentés par Le Monde Diplomatique (mais qui ne sont pas dans la ligne de ce mensuel) et que je défends depuis longtemps. JPD

 

Décembre 1999

ÉGYPTE FIN DE SIÈCLE : Une redoutable fresque

CHARAF OU L'HONNEUR, de Sonallah Ibrahim, traduit de l'arabe (Egypte) par Richard Jacquemond, Actes Sud, colt. « Sindbad », Paris, 1999, 345 pages, 149 F.                             

SI l'on veut connaître un pays, il faut lire ses écrivains. Rien n'est plus vrai pour l'Egypte et le dernier roman de Sonallah Ibrahim. Quand on a la malchance, comme Charaf, d'habiter près d’« un tas d'ordures recouvert de mouches,... [de] relents d'égouts, [de] ruelles pleines de nids-de-poule et de bosses,... [de] petites maisons qui semblent toujours s'enfoncer, [dans des] pièces où s'entassent cinq à dix personnes, l'eau coupée... » on ne peut être que programmé génétiquement et socialement pour le malheur et toutes les déclinaisons de la frustration.

Dans le centre-ville du Caire, le jeune Charaf promène son désoeuvrement et sa frustration sans espoir aucun d'accéder aux biens de consommation occidentaux qui s'étalent dans les vitrines. Il rencontre John, un touriste anglais, blond comme il se doit, qui l'invite au cinéma puis chez lui, dans le quartier chic de Zamalek. Aveuglé par sa naïveté, Charaf suit l'Anglais sans comprendre ses intentions inavouées, puis le tue accidentellement avec une bouteille de whisky en tentant d'échapper au viol.

Sous la torture, Charaf est contraint d'avouer son crime. En prison, dans l'attente de son procès, il découvre les lois impitoyables de l'univers carcéral qui, sous la plume de Sonallah Ibrahim, fait figure de microcosme de la société égyptienne moderne, vouée à la corruption généralisée et aux crapuleries de toutes sortes.

Second protagoniste du roman, socialement et intellectuellement à l'opposé de Charaf, le détenu Ramzi Boutros Nassif a, pour sa part, été victime d'une machination l'impliquant dans une affaire de corruption. Ce pharmacien copte, intellectuel marginalisé, employé par une multinationale pharmaceutique suisse et ancien militant de gauche, nous livre, à travers des coupures de presse — authentiques ? — qu'il a collectées et ses Notes pour un mémoire de défense, un violent réquisitoire contre les pratiques mafieuses des multinationales dans les pays en voie de développement (commerce de denrées avariées, de médicaments périmés, etc.), et l'enrichissement personnel des dirigeants égyptiens, au détriment de la santé physique et mentale de la population. « 90 000 décès [en un an] dus aux maladies transmises par les eaux polluées du Nil. (...) La personne humaine n'a plus aucune valeur en Egypte, dénonce ce héros quasi shakespearien, qui prêche dans le vide. Etrange peuple qui s'autodétruit et assiste, indifférent, à sa destruction par les autres. »

NÉ en 1937 au Caire, Sonallah Ibrahim, journaliste et ancien militant communiste, a lui-même passé cinq années dans les geôles nassériennes, de 1959 à 1964, pour ses convictions politiques. Consumérisme outrancier, perte d'identité et des valeurs traditionnelles, misère sexuelle et misère de la condition féminine, pauvreté, délabrement et puanteurs diverses, corruption, pourrissement des corps et des institutions, débilité du discours islamiste, tels sont les thèmes obsessionnels qu'il développe à travers ses livres, avec un humour cinglant, beaucoup d'éclats de rire et un style enlevé admirablement rendu par la traduction de Richard Jacquemond.

 

RITA SABAH.

Mars 2002

Figures croisées de l'Orient à l'Occident

 LES TURBANS DE VENISE, de Nedim Gürsel, traduit du turc par Timour Muhidine, Seuil, Paris, 2009, 377 pages, 21,34 euros.

C'EST une « chasse aux enturbannés » non pas une sorte de traque militaire contemporaine, mais la recherche de personnages ottomans dans la peinture de la Renaissance italienne. Voilà l'objet d'une étude qui amène un professeur turc en histoire de l'art à effectuer un premier séjour à Venise. L’universitaire, prénommé Kâmil Uzman (ce qui signifie littéralement, «d'âge mûr» et « expert »), fréquente les bibliothèques à la recherche d'informations sur Gentile Bellini, peintre vénitien du XVe siècle, célèbre aussi pour avoir fait le portrait de Mehmed le Conquérant (1) et séjourné dans l'Empire ottoman, ennemi de la Sérénissime République. « Tu as beau avoir conquis cette Byzance en ruine et même le monde entier, tu as beau étendre de l'Orient à l'Occident ta domination sur les territoires infinis créés par le Tout- Puissant, que ton autorité s'applique à la terre et aux mers, si tu n'as pas ton portrait, tu sombreras vite dans l'oubli, personne ne se souviendra de ton sort, ni tes sujets ni même tes descendants. »

Venise offre donc au chercheur l'occasion de toucher au plus près les œuvres de la famille Bellini Jacopo, le père, Gentile, le fils aîné, et Giovanni, le cadet, le bâtard honni devenu peintre d'Etat. Le roman se construit au fil des observations de tableaux et des récits de la vie des peintres. On y découvre les différentes avancées qui ont fait la richesse de la peinture de la Renaissance (mise en perspective, travail des couleurs, jeux d'ombre et de lumière, technique de peinture à l'huile), on y croise Giorgione, Durer, Titien et Léonard de Vinci. Mais, dans cette quête historique, l'universitaire s'égare, divague au gré de ses souvenirs et de ses errances. Il vit ce séjour vénitien comme un exil, à l'image de Djem, fils du sultan et de Fikhret Muallâ, peintre turc, tous les deux morts en exil loin d'Istanbul. Mais à trop croiser de destins, il en perd l'objet de sa venue. « Mais qui sait, il se peut qu'un chercheur plus rigoureux que lui ou plus chanceux découvre cette influence et fasse surgir l'image qui réconcilie l'Orient et la Renaissance. » Car Uzman ne verra jamais les tableaux de Gentile qu'il voulait étudier dans ce but à l'Accademia.

D'ABORD, ce sont les Madones de Giovanni qui ont détourné son chemin. Les représentations de Marie et de Jésus, particulières par l'absence de regard entre la mère et l'enfant, lui rappellent douloureusement son enfance d'orphelin de mère, comme le peintre. Puis ce sont les errances de l'homme dans le dédale des rues étroites et des canaux, jusqu'à Mestre, quartier de prostituées, qui causent sa perte. Car l'homme, littéraire érudit mais néanmoins grossier et vulgaire jusque dans ses expressions, fréquente avec le même élan musées et bordels. Quand il croise Lucia qui travaille à la bibliothèque Correr, il croit retrouver Catherine d'Alexandrie, sainte représentée dans un tableau de Giovanni, ce qui donne subitement sens à sa vie. Pourtant, il échouera dans cet amour, comme dans sa vocation de peintre, et comme dans sa recherche dont l'objet semble un Graal tout aussi inaccessible.

Ce récit d'exil dans la froideur hivernale de l'Occident est aussi l'hymne d'amour (2) de Nedim Gürsel pour l'Istanbul cosmopolite et changeante face à une Venise figée, hantée par « la danse des spectres dans les palais aujourd'hui à l'abandon de ce qui avait été autrefois la plus somptueuse cité de la Méditerranée ». Malgré ses trouvailles ottomanes cachées dans les tableaux vénitiens, « vaut-il mieux voyager ou ne jamais mettre les pieds en dehors de la ville où l'on habite ? », se demande encore Uzman pour lui-même. Le voyage de Gentile Bellini lui apporte la réponse « Le monde lui paraissait plus grand, son horizon s'était élargi. Comme dans les carnets de croquis de son père Jacopo, l'œil ne connaissait plus d'obstacle, son imagination était sans borne. » Il nous faudra donc aller à Venise, poursuivre cette recherche des « enturbannés » dans les tableaux de la famille Bellini.

VIOLAINE RIPOLL.

(1)Nedim Gürsel a consacré un roman à l'histoire de Mehmed: Le Roman du Conquérant, Seuil, 1996, publié en collection de poche, « Points », n' 692.

 

(2) C'est d'ailleurs le titre d'une nouvelle, « Istanbul mon amour », publiée dans le recueil Les Lapins du commandant, éditions Messidor/Temps actuels, 1985, publié en Collection de poche, « Points », n' 366.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 17:50

Cet article de la revue Esprit de février 1968 me paraît d'une grande utilité. Avec le temps comme le bon vin, il a bien vieilli.

J'y reviendrai dans un prochain article.

Je ne le découvre qu'aujourd'hui en me demandant ce que j'aurai pensé à l'époque et même après pendant les années 70.

On m'aurait dit que PIERRE KENDE est un Hongrois ayant quitté son pays en 1956 et qu'il est devenu un disciple de Raymond Aron et ça m'aurait suffi pour le disqualifier. Aujourd'hui peut-être quelqu'un pourrait lui demander ce qu'il pense de ce texte. JPD

pierre_kende_le_productivisme

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 17:31

Avant de jeter ma collection du Monde Diplomatique (du temps où je le lisais donc de 1986 à 2002) j'ai sauvé quelques chroniques littéraires de personnages qui sont déjà sur ce blog.

Pour aujourd'hui voici l'auteur mexicain. D'autres vont suivre au fil des jours de cet été. JPD

 

 

Mond ediplomatique décembre 2001

Eloge de la défaite

ARCHANGES, de Paco Ignacio Taibo II, traduit de l'espagnol par Caroline Lepage, Métailié, Paris, 2001, 340 pages, 127,90 F.

LA liste des saints révolutionnaires est incomplète et souvent injuste. Des figures essentielles restent dans l'ombre, alors que d'autres sont portées au pinacle. D'après les canons de l'orthodoxie marxiste, on ne peut pas dire que les personnages grappillés par Paco Ignacio Taibo sur des chemins où se croisent le désir de justice, l'absurde kafkaïen et la tragédie dostoïevskienne méritent une place dans le chœur céleste. Ces « douze révolutionnaires sans révolution possible » ressuscités par lui ont mené une vie folle et souvent tragique, ne reculant pas devant la violence, dans leur désir mystique de changer le monde. Historien et romancier, Taibo a découvert dans les méandres de l'histoire cette douzaine de Justes rayés des annales officielles. Il a décidé de raconter leur vie.

Des années de recherche ont été nécessaires pour découvrir les faits et gestes de ces inconnus qui n'ont vécu que pour aller jusqu'au bout de leur rêve de sauver l'humanité. Des anarchistes et des syndicalistes, parfois de farouches amants pour lesquels le militantisme n'exclut pas le romantisme et pour qui l'aventure se nimbe de nostalgie. En vérité, Taibo se livre à l'éloge de la défaite. Défaite de Sebastin San Vicente, surnommé « l'Ange noir exterminateur ». Dans son Pays basque d'origine, il lutte, revolver au poing, contre le chômage et contre les latifundistes. Puis, exilé au Mexique, il crée en 1921 la CGT mexicaine et meurt en 1938 en Espagne, en combattant près de Bilbao comme milicien dans un bataillon du syndicat anarchiste CNT.

On croise la marxiste bolchevique Larissa Reisner, originaire d'une famille bourgeoise polonaise du XIXe siècle. Editrice d'une revue littéraire, elle entre dans l'Armée rouge pour combattre « à côté de ces hommes qui dépassent leur peur parce qu'il sont en train de construire quelque chose qui ne tient même pas l'imagination ». Que dire encore de Max Holz, le Robin des bois du communisme allemand. Sa tête mise à prix, il change de visage, se travestit et devient « un fantôme devant des centaines d’yeux qui simulent la cécité ».

NOUS découvrons aussi le vieux Librado Rivera, anarchiste mexicain qui rentre chez lui à soixante ans après avoir passé deux lustres dans les prisons américaines et se met à éditer un journal de propagande tiré à 5 000 exemplaires. Arrêté et torturé, il ne pliera jamais. Ou encore le Chinois P'eng P'ai, « l'homme qui inventa le maoïsme et inventa la révolution prolétaire qui venait de la campagne ». Descendant d'une famille aisée et traître à sa classe, il est chassé deux fois de l'histoire : d'abord de l'histoire traditionnelle de sa caste, puis de l'histoire de la révolution agraire en Chine, attribuée exclusivement et contre toute justice au Grand Timonier.

Voici à présent la vie mouvementée de l'anarchiste espagnol Buenaventura Durruti. Après avoir réalisé des coups de main rocambolesques en Amérique latine, il soulève Barcelone contre les troupes de Franco et succombe sur le front de Madrid de façon mystérieuse, assassiné peut-être par ses propres camarades. Si ces histoires ont le goût de l'échec, le talent du conteur enthousiasme. Taibo a veillé à varier les plaisirs, livrant chaque histoire d'une manière différente. D'une écriture simple, directe, les souvenirs — confiés ou recréés — s'ajustent naturellement au rythme des rencontres, des descriptions. Parfois, il pastiche d'autres écrivains, tel Norman Mailer. En bon romancier, il utilise toute sorte de techniques monologues, journaux intimes, autobiographies fictives, pour nous présenter douze hommes et femmes animés par un besoin compulsif de combattre l'oppression.

RAMON CHAO.

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 17:24

 

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Voici un article du Monde diplomatique de décembre 1998 qui donne la parole à  Vázquez Montalbán .

A ce moment là le journal était dirigé par Ignacio Ramonet qui a écrit une bio élogieuse de Castro et, présentant son livre dans une petite salle, quand par ma question j'ai prononcé le nom  Vázquez Montalbán, je comprends mieux à présent pourquoi il a fait comme s'il n'avait pas entendu. J'avais alors oublié cet article qui dut laisser un goût amer dans sa bouche tout comme le livre de  Vázquez Montalbán : Dieu entra à la Havane.

Bonne lecture. Jean-Paul Damaggio

 

L'article : ICI

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 21:39

J'avais vingt ans et j'ai croisé trois fois Alain Mariet.

Plusieurs coïncidences font que je m'en suis souvenu.

Gamin, j'ai habité dans une maison appartenant à sa tante !

Et pour ma première réunion syndicale dans une salle de La Fobio

c'était son père qui présidait.

Puis il s'est occupé de Peuple et culture

et ce fut l'occasion de le retrouver ici ou là.

Pendant vingt ans et plus, il disparu de mon horizon.

Nos vies n'ayant pas eu à se croiser !

Jusqu'à ce jour où à Lavit,

André Dupuy m'a invité à parler des révoltés de 1851 dans sa commune.

Alain était là avec toujours une passion dans la voix.

Il m'avait promis de m'inviter à parler de 1851 dans sa commune de Bourret avec l'association qu'il animait. Et ce fut fait.

Là naquit un nouveau type de relations.

Il avait envie d'écrire quelques brochures.

Il a commencé par un travail sur La Chanson du bouvier.

A cette occasion il y eut une présentation  à Bourret. J'ai aussitôt aimé cette façon de chercher la communication qu'il n'avait pas facile. Sans prétention il voulait témoigner.

Dans le contexte présent il a eu envie de témoigner sur la religion sans sectarisme mais sans masquer ses propres opinions de libre-penseur.

Il avait aussi écrit un texte sur Darwin et la dernière fois que je l'ai eu au téléphone c'était au moment des inondations. Il m'avait envoyé un récit des inondations à Bourret en 1875 écrit par le curé. Par la suite je suis parti en vacances et je n'avais aucune réponse sur le mail.

Souvent je passais devant chez lui pour aller voir mes petit-enfants, je voyais sa C1 rouge (on avait la même petite voiture) et je me disais : je vais m'arrêter. Puis pris par la vie, je ne me suis pas arrêté…

Alain avait de gros problèmes de santé, des soucis, mais il avait gardé son humanisme qu'il avait à 20 ans. C'est la première fois que décède un auteur de La Brochure.

Je pense à tous ceux qui sont pris par une grande tristesse à l'annonce de son décès.

Je suis de tout cœur avec eux. Jean Paul Damaggio

P.S. : La crémation est prévue à Montauban lundi 28 juillet à 13 h 30.

 

 

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 20:18

 

Du 6 au 12 juillet, le journal d'un séjour à Avignon : théâtre puis théâtre et encore théâtre.

Marie-France Durand témoigne en présentant quelques échos de divers spectacles.

De mon côté j'ai apporté quelques remarques sur trois spectacles et ici j'ajoute quelques mots au sujet de Mohamed Kacimi. Après Terre sainte, La Table de l'éternité, l'auteur algérien semble obsédé par les snipers, les méfaits de la religion. J'ai entendu à la radio Francine Bergé parler du spectacle qui a surtout évoqué les liens de la pièce avec le religieux. Une femme joue dieu mais pourquoi les snipers ? pourquoi un restaurant ? pourquoi Job ?

Malgré mon admiration pour le travail de Kacimi, je partage totalement le commentaire peu enthousiaste de Marie-France. JPD

 

Pour lire Festival d'Avignon 2014 Marie-France Durand

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 13:43

Je voulais oublier un peu Verfeuil mais il me revient sous une autre forme qui me semble de saison. C’est dans le numéro de mai 1919 que la revue d’art et de littérature, La Forge (celle qui lui a publié le poème sur Jaurès) offre ce poème. Cette revue est une revue pacifiste avec comme premier article La guerre et la non résistance de Bertrand Russell. On y trouve aussi Jean Cassou avec Lettres espagnoles. JPD

 

Chrysis

 

Chrysis, dans l'onde claire, a glissé doucement

Son corps de néréide aux souplesses félines

Epouse le flot bleu, mystérieux amant

Qui l'enlace et l'étreint et meurt sur sa poitrine.

 

Elle offre au baiser rude et furtif de la vague

L'harmonie impeccable et svelte de ses bras ;

L'aube encore imprécise épand des clartés vagues

Sur la mer indolente aux paisibles ébats.

 

Et Chrysis s'abandonne aux caresses de l'onde

Et les dieux sont épris de ses charmes subtils,

Mais, toute à son bonheur, d'un geste puéril,

Elle défait soudain sa chevelure blonde.

 

Car Chrysis est heureuse. Et longtemps elle reste

A jouer et rêver parmi les flots berceurs

Elle hume la brise et les nymphes ses sœurs  

La garde de l'abîme et des rochers funestes.

 

Mais le char d'Apollon s'avance, triomphal ;

Les dernières lueurs sidérales s'éteignent ;

Le grand jour resplendit et les vagues se ceignent

De couronnes de feux, de perles, de cristal.

 

La vierge quitte alors ses compagnes marines

Qui la comblaient de soins, d'amour, de volupté ;

Elle sort de la mer et sa beauté divine

Provoque au fond des eaux des sanglots indomptés.

 

Sur la plage d'or fin son pied d'ambre se pose ;

Elle éblouit le ciel de sa nudité rose

Et ses seins, aux blancheurs et de nacre et d'émail,

Dardent vers le soleil leurs pointes de corail.

Raoul VERFEUIL.

 

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 13:35

 Après une bronca des députés menée par le président de l’Assemblée Claude Bartolone (PS) contre tout «voyeurisme», la loi a prohibé toute divulgation de ces déclarations, sous peine d’amende. Donc nous n'allons pas donner les montants du patrimoine qui peuvent se consulter sur le site de la Haute Autorité donné, comme pour tous les parlementaires, sur la page qui est consacrée à chacun sur le site de la Chambre des députés ou du Sénat.

Nous allons donc nous contenter de rappeler les responsabilités économiques du sénateur du Tarn et Garonne :

PDG du Groupe La Dépêche du Midi ; de la SAS Midi-Olympique ; de la SAS Occitane de Communication et de la SAS Nouvelle République des Pyrénées.

 Côté responsabilités publiques il suffit d'aller sur les sites concernés pour vérifier que le sénateur est président : du Service départemental d'Incendie et de Secours du Tarn-et-Garonne, de l'Agence de développement touristique de Tarn-et-Garonne, de la Maison départementale des Personnes Handicapées de Tarn et Garonne, Président du Conseil Général et Président de la Communauté des Communes "Les Deux Rives".

Fort heureusement, pour exercer autant de responsabilités le sénateur a quatre collaborateurs parlementaires à son service.

Au Sénat il est Président délégué du groupe Pays du Cône sud.

 

Il serait injuste de ne pas mentionner les autres parlementaires du Tarn-et-Garonne.

Pour le sénateur Yvon Collin, le document est rempli de manière manuscrite et est simple au possible : une seule attaché parlementaire !

Pour le député Jacques Moignard revenus modestes, fiche manuscrite, mais trois attachés parlementaires ce qui est considérable par rapport aux fonctions limitées.

Enfin pour la député PS, il est rappelé ses responsabilités à la BNP, abandonnées en décembre 2011 pour un congé sabbatique avec ensuite une démission complète le 20 juin 2012 après son élection.

Elle a deux attachés parlementaires. JPD

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 12:32

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Sans doute avais-je remarqué ce cucurbitacée mais sans lui prêter vraiment attention. Je l'avoue, si hier quelqu'un m'avait demandé ce qu'est un pâtisson ou artichaut d'Espagne, ou artichaut d'Israël, ou bonnet-de-prêtre, ou bonnet d'électeur, ou couronne impériale, j'aurais affiché mon ignorance.

Mais voilà, aujourd'hui sur le marché de Castelsarrasin, devant moi une dame achetait des pâtissons et questionnait le paysan sur la culture de ce produit. Il précisait que si le pied de courgette ne donne qu'une ou deux courgettes par jour, le pâtisson est plus fourni, mais il faut les ramasser régulièrement sinon il devient trop gros. Le ramassage est d'ailleurs assez difficile ("c'est pour ça que je le laisse à ma femme" précise le paysan) car on se pique et on en oublie.

 

Les cucurbitacées sont toujours pleines de surprises ! JPD

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 12:30

L'article ci-dessous publié par L'Huma suite à la décision de Mélenchon de prendre du recul tend à démontrer qu'il est isolé puisque Picquet, Autain et Dartigolles disent tous la même chose : responsabiliser les ententes avec le PS pour justifier l'échec du Front de Gauche n'est pas juste.

Les divisions au sein de la Gauche Unitaire à ce sujet (avec les exclusions qui suivirent) n'existent et les divisions au sein d'Ensemble non plus. Quant au PCF ses divisions sont plus connues ce qui fait qu'entre l'explication du résultat des européennes par les failles imposées par Mélenchon ou celles imposées par la tactique union de la gauche est un peu courte. Ce qui est masqué dans tout ça c'est la tactique qui sera très union de la gauche pour les sénatoriales là où il y a proportionnelle… Mais personne ne souhaite évoquer le sujet pour éviter de remuer le couteau dans les plaies. JPD

  

Mélenchon prend ses distances JULIA HAMLAOUI

MERCREDI, 23 JUILLET, 2014

Le coprésident du Parti de gauche veut assumer un autre rôle que celui qu’il endossait jusqu’alors au Front de gauche dont «l’échec» serait, selon lui, dû aux choix de ses partenaires.

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012 a confirmé, hier, qu’il entend prendre un peu le large. «J’ai besoin de temps, je ne peux plus continuer comme cela», confie-t-il à une journaliste d’Hexagone dans un entretien publié, hier. Plus qu’un «retrait», Jean-Luc Mélenchon évoque une volonté de voir baisser «le niveau de pression» et d’être «utilisé autrement», notamment pour «la transmission idéologique, le travail intellectuel et culturel». «Il faut aussi que le grand arbre n’empêche pas le reste de la forêt de pousser», précise-t-il.

Reproches aux partenaires

 

Mais au-delà de son propre rôle, c’est le sens et l’avenir du Front de gauche que Jean-Luc Mélenchon questionne. «Nous sommes en échec», juge-t-il. Un «échec» caractérisé par les résultats du Front de gauche aux dernières élections européennes lors desquelles l’encore coprésident du Parti de gauche (PG) espérait «passer devant le PS». La responsabilité en reviendrait à ses partenaires, communistes en tête, qui ont choisi de faire alliance avec le PS aux municipales en fonction du contexte local: «Tout ça a été planté pour une poignée de postes», lance-t-il. «Ce que je n’avais pas envisagé, c’est que cette force puisse être étouffée par le poids du retour aux vieilles traditions partidaires, aux arrangements, aux accords électoraux. Jusqu’à ce néant qu’a été l’élection municipale qui a complètement décrédibilisé ce qu’était le Front de gauche», accuse-t-il, renouvelant ses reproches aux composantes du mouvement qui ont défendu une autre stratégie que son «autonomie conquérante». «Rien de neuf», selon Éric Coquerel, secrétaire national du PG: «Soit on est capable de transformer le Front de gauche, soit il faut trouver d’autres moyens.» «Réduire nos difficultés aux choix stratégiques du PCF est évidemment très loin de la complexité de la situation», a réagi Clémentine Autain. La porte-parole d’Ensemble ajoute, un brin ironique: «Si la seule distance à l’égard du PS suffisait à faire des scores magistraux, l’extrême gauche serait à 20 % depuis belle lurette.» L’analyse livrée dans l’entretien, Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire (GU), ne la partage pas non plus: «À juste titre, il évoque deux orientations au sein du Front de gauche mais c’est plus récent qu’il ne le dit. Lui-même s’est éloigné de notre projet initial: s’adresser à toute la gauche», estime-t-il. Pour l’avenir, il faudrait, selon Jean-Luc Mélenchon, «tout changer en profondeur». Ce qui signifie, dans le registre de l’ancien sénateur, «ne pas faire d’alliance avec des gens qu’on combat». Mais leur nombre semble ne cesser de s’élargir pour le PG, à en croire les dernières déclarations de son coprésident qui renvoient dans les cordes EELV et les «frondeurs» du PS. Des «couteaux sans lame», dit-il. «Une politique de la terre brûlée qui le laisse sans aucun allié à gauche», estime le responsable de la GU, qui entend «continuer avec ceux qui le veulent à rassembler en direction de toute la gauche qui, de plus en plus, prend ses distances avec la politique de Hollande». Malgré les désaccords, l’entretien a le «mérite», selon Christian Picquet, de mettre les questions sur la table. «Cela n’appelle pas de commentaires de notre part», a déclaré Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, qui précise: «Ce qui nous préoccupe beaucoup, c’est la situation à Gaza et nous préparons activement la rentrée du Front de gauche et des communistes.»

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