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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 18:31

Avant de jeter ma collection du Monde Diplomatique (du temps où je le lisais donc de 1986 à 2002) j'ai sauvé quelques chroniques littéraires de personnages qui sont déjà sur ce blog.

Pour aujourd'hui voici l'auteur mexicain. D'autres vont suivre au fil des jours de cet été. JPD

 

 

Mond ediplomatique décembre 2001

Eloge de la défaite

ARCHANGES, de Paco Ignacio Taibo II, traduit de l'espagnol par Caroline Lepage, Métailié, Paris, 2001, 340 pages, 127,90 F.

LA liste des saints révolutionnaires est incomplète et souvent injuste. Des figures essentielles restent dans l'ombre, alors que d'autres sont portées au pinacle. D'après les canons de l'orthodoxie marxiste, on ne peut pas dire que les personnages grappillés par Paco Ignacio Taibo sur des chemins où se croisent le désir de justice, l'absurde kafkaïen et la tragédie dostoïevskienne méritent une place dans le chœur céleste. Ces « douze révolutionnaires sans révolution possible » ressuscités par lui ont mené une vie folle et souvent tragique, ne reculant pas devant la violence, dans leur désir mystique de changer le monde. Historien et romancier, Taibo a découvert dans les méandres de l'histoire cette douzaine de Justes rayés des annales officielles. Il a décidé de raconter leur vie.

Des années de recherche ont été nécessaires pour découvrir les faits et gestes de ces inconnus qui n'ont vécu que pour aller jusqu'au bout de leur rêve de sauver l'humanité. Des anarchistes et des syndicalistes, parfois de farouches amants pour lesquels le militantisme n'exclut pas le romantisme et pour qui l'aventure se nimbe de nostalgie. En vérité, Taibo se livre à l'éloge de la défaite. Défaite de Sebastin San Vicente, surnommé « l'Ange noir exterminateur ». Dans son Pays basque d'origine, il lutte, revolver au poing, contre le chômage et contre les latifundistes. Puis, exilé au Mexique, il crée en 1921 la CGT mexicaine et meurt en 1938 en Espagne, en combattant près de Bilbao comme milicien dans un bataillon du syndicat anarchiste CNT.

On croise la marxiste bolchevique Larissa Reisner, originaire d'une famille bourgeoise polonaise du XIXe siècle. Editrice d'une revue littéraire, elle entre dans l'Armée rouge pour combattre « à côté de ces hommes qui dépassent leur peur parce qu'il sont en train de construire quelque chose qui ne tient même pas l'imagination ». Que dire encore de Max Holz, le Robin des bois du communisme allemand. Sa tête mise à prix, il change de visage, se travestit et devient « un fantôme devant des centaines d’yeux qui simulent la cécité ».

NOUS découvrons aussi le vieux Librado Rivera, anarchiste mexicain qui rentre chez lui à soixante ans après avoir passé deux lustres dans les prisons américaines et se met à éditer un journal de propagande tiré à 5 000 exemplaires. Arrêté et torturé, il ne pliera jamais. Ou encore le Chinois P'eng P'ai, « l'homme qui inventa le maoïsme et inventa la révolution prolétaire qui venait de la campagne ». Descendant d'une famille aisée et traître à sa classe, il est chassé deux fois de l'histoire : d'abord de l'histoire traditionnelle de sa caste, puis de l'histoire de la révolution agraire en Chine, attribuée exclusivement et contre toute justice au Grand Timonier.

Voici à présent la vie mouvementée de l'anarchiste espagnol Buenaventura Durruti. Après avoir réalisé des coups de main rocambolesques en Amérique latine, il soulève Barcelone contre les troupes de Franco et succombe sur le front de Madrid de façon mystérieuse, assassiné peut-être par ses propres camarades. Si ces histoires ont le goût de l'échec, le talent du conteur enthousiasme. Taibo a veillé à varier les plaisirs, livrant chaque histoire d'une manière différente. D'une écriture simple, directe, les souvenirs — confiés ou recréés — s'ajustent naturellement au rythme des rencontres, des descriptions. Parfois, il pastiche d'autres écrivains, tel Norman Mailer. En bon romancier, il utilise toute sorte de techniques monologues, journaux intimes, autobiographies fictives, pour nous présenter douze hommes et femmes animés par un besoin compulsif de combattre l'oppression.

RAMON CHAO.

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 18:24

 

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Voici un article du Monde diplomatique de décembre 1998 qui donne la parole à  Vázquez Montalbán .

A ce moment là le journal était dirigé par Ignacio Ramonet qui a écrit une bio élogieuse de Castro et, présentant son livre dans une petite salle, quand par ma question j'ai prononcé le nom  Vázquez Montalbán, je comprends mieux à présent pourquoi il a fait comme s'il n'avait pas entendu. J'avais alors oublié cet article qui dut laisser un goût amer dans sa bouche tout comme le livre de  Vázquez Montalbán : Dieu entra à la Havane.

Bonne lecture. Jean-Paul Damaggio

 

L'article : ICI

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 22:39

J'avais vingt ans et j'ai croisé trois fois Alain Mariet.

Plusieurs coïncidences font que je m'en suis souvenu.

Gamin, j'ai habité dans une maison appartenant à sa tante !

Et pour ma première réunion syndicale dans une salle de La Fobio

c'était son père qui présidait.

Puis il s'est occupé de Peuple et culture

et ce fut l'occasion de le retrouver ici ou là.

Pendant vingt ans et plus, il disparu de mon horizon.

Nos vies n'ayant pas eu à se croiser !

Jusqu'à ce jour où à Lavit,

André Dupuy m'a invité à parler des révoltés de 1851 dans sa commune.

Alain était là avec toujours une passion dans la voix.

Il m'avait promis de m'inviter à parler de 1851 dans sa commune de Bourret avec l'association qu'il animait. Et ce fut fait.

Là naquit un nouveau type de relations.

Il avait envie d'écrire quelques brochures.

Il a commencé par un travail sur La Chanson du bouvier.

A cette occasion il y eut une présentation  à Bourret. J'ai aussitôt aimé cette façon de chercher la communication qu'il n'avait pas facile. Sans prétention il voulait témoigner.

Dans le contexte présent il a eu envie de témoigner sur la religion sans sectarisme mais sans masquer ses propres opinions de libre-penseur.

Il avait aussi écrit un texte sur Darwin et la dernière fois que je l'ai eu au téléphone c'était au moment des inondations. Il m'avait envoyé un récit des inondations à Bourret en 1875 écrit par le curé. Par la suite je suis parti en vacances et je n'avais aucune réponse sur le mail.

Souvent je passais devant chez lui pour aller voir mes petit-enfants, je voyais sa C1 rouge (on avait la même petite voiture) et je me disais : je vais m'arrêter. Puis pris par la vie, je ne me suis pas arrêté…

Alain avait de gros problèmes de santé, des soucis, mais il avait gardé son humanisme qu'il avait à 20 ans. C'est la première fois que décède un auteur de La Brochure.

Je pense à tous ceux qui sont pris par une grande tristesse à l'annonce de son décès.

Je suis de tout cœur avec eux. Jean Paul Damaggio

P.S. : La crémation est prévue à Montauban lundi 28 juillet à 13 h 30.

 

 

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 21:18

 

Du 6 au 12 juillet, le journal d'un séjour à Avignon : théâtre puis théâtre et encore théâtre.

Marie-France Durand témoigne en présentant quelques échos de divers spectacles.

De mon côté j'ai apporté quelques remarques sur trois spectacles et ici j'ajoute quelques mots au sujet de Mohamed Kacimi. Après Terre sainte, La Table de l'éternité, l'auteur algérien semble obsédé par les snipers, les méfaits de la religion. J'ai entendu à la radio Francine Bergé parler du spectacle qui a surtout évoqué les liens de la pièce avec le religieux. Une femme joue dieu mais pourquoi les snipers ? pourquoi un restaurant ? pourquoi Job ?

Malgré mon admiration pour le travail de Kacimi, je partage totalement le commentaire peu enthousiaste de Marie-France. JPD

 

Pour lire Festival d'Avignon 2014 Marie-France Durand

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 14:43

Je voulais oublier un peu Verfeuil mais il me revient sous une autre forme qui me semble de saison. C’est dans le numéro de mai 1919 que la revue d’art et de littérature, La Forge (celle qui lui a publié le poème sur Jaurès) offre ce poème. Cette revue est une revue pacifiste avec comme premier article La guerre et la non résistance de Bertrand Russell. On y trouve aussi Jean Cassou avec Lettres espagnoles. JPD

 

Chrysis

 

Chrysis, dans l'onde claire, a glissé doucement

Son corps de néréide aux souplesses félines

Epouse le flot bleu, mystérieux amant

Qui l'enlace et l'étreint et meurt sur sa poitrine.

 

Elle offre au baiser rude et furtif de la vague

L'harmonie impeccable et svelte de ses bras ;

L'aube encore imprécise épand des clartés vagues

Sur la mer indolente aux paisibles ébats.

 

Et Chrysis s'abandonne aux caresses de l'onde

Et les dieux sont épris de ses charmes subtils,

Mais, toute à son bonheur, d'un geste puéril,

Elle défait soudain sa chevelure blonde.

 

Car Chrysis est heureuse. Et longtemps elle reste

A jouer et rêver parmi les flots berceurs

Elle hume la brise et les nymphes ses sœurs  

La garde de l'abîme et des rochers funestes.

 

Mais le char d'Apollon s'avance, triomphal ;

Les dernières lueurs sidérales s'éteignent ;

Le grand jour resplendit et les vagues se ceignent

De couronnes de feux, de perles, de cristal.

 

La vierge quitte alors ses compagnes marines

Qui la comblaient de soins, d'amour, de volupté ;

Elle sort de la mer et sa beauté divine

Provoque au fond des eaux des sanglots indomptés.

 

Sur la plage d'or fin son pied d'ambre se pose ;

Elle éblouit le ciel de sa nudité rose

Et ses seins, aux blancheurs et de nacre et d'émail,

Dardent vers le soleil leurs pointes de corail.

Raoul VERFEUIL.

 

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 14:35

 Après une bronca des députés menée par le président de l’Assemblée Claude Bartolone (PS) contre tout «voyeurisme», la loi a prohibé toute divulgation de ces déclarations, sous peine d’amende. Donc nous n'allons pas donner les montants du patrimoine qui peuvent se consulter sur le site de la Haute Autorité donné, comme pour tous les parlementaires, sur la page qui est consacrée à chacun sur le site de la Chambre des députés ou du Sénat.

Nous allons donc nous contenter de rappeler les responsabilités économiques du sénateur du Tarn et Garonne :

PDG du Groupe La Dépêche du Midi ; de la SAS Midi-Olympique ; de la SAS Occitane de Communication et de la SAS Nouvelle République des Pyrénées.

 Côté responsabilités publiques il suffit d'aller sur les sites concernés pour vérifier que le sénateur est président : du Service départemental d'Incendie et de Secours du Tarn-et-Garonne, de l'Agence de développement touristique de Tarn-et-Garonne, de la Maison départementale des Personnes Handicapées de Tarn et Garonne, Président du Conseil Général et Président de la Communauté des Communes "Les Deux Rives".

Fort heureusement, pour exercer autant de responsabilités le sénateur a quatre collaborateurs parlementaires à son service.

Au Sénat il est Président délégué du groupe Pays du Cône sud.

 

Il serait injuste de ne pas mentionner les autres parlementaires du Tarn-et-Garonne.

Pour le sénateur Yvon Collin, le document est rempli de manière manuscrite et est simple au possible : une seule attaché parlementaire !

Pour le député Jacques Moignard revenus modestes, fiche manuscrite, mais trois attachés parlementaires ce qui est considérable par rapport aux fonctions limitées.

Enfin pour la député PS, il est rappelé ses responsabilités à la BNP, abandonnées en décembre 2011 pour un congé sabbatique avec ensuite une démission complète le 20 juin 2012 après son élection.

Elle a deux attachés parlementaires. JPD

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 13:32

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Sans doute avais-je remarqué ce cucurbitacée mais sans lui prêter vraiment attention. Je l'avoue, si hier quelqu'un m'avait demandé ce qu'est un pâtisson ou artichaut d'Espagne, ou artichaut d'Israël, ou bonnet-de-prêtre, ou bonnet d'électeur, ou couronne impériale, j'aurais affiché mon ignorance.

Mais voilà, aujourd'hui sur le marché de Castelsarrasin, devant moi une dame achetait des pâtissons et questionnait le paysan sur la culture de ce produit. Il précisait que si le pied de courgette ne donne qu'une ou deux courgettes par jour, le pâtisson est plus fourni, mais il faut les ramasser régulièrement sinon il devient trop gros. Le ramassage est d'ailleurs assez difficile ("c'est pour ça que je le laisse à ma femme" précise le paysan) car on se pique et on en oublie.

 

Les cucurbitacées sont toujours pleines de surprises ! JPD

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 13:30

L'article ci-dessous publié par L'Huma suite à la décision de Mélenchon de prendre du recul tend à démontrer qu'il est isolé puisque Picquet, Autain et Dartigolles disent tous la même chose : responsabiliser les ententes avec le PS pour justifier l'échec du Front de Gauche n'est pas juste.

Les divisions au sein de la Gauche Unitaire à ce sujet (avec les exclusions qui suivirent) n'existent et les divisions au sein d'Ensemble non plus. Quant au PCF ses divisions sont plus connues ce qui fait qu'entre l'explication du résultat des européennes par les failles imposées par Mélenchon ou celles imposées par la tactique union de la gauche est un peu courte. Ce qui est masqué dans tout ça c'est la tactique qui sera très union de la gauche pour les sénatoriales là où il y a proportionnelle… Mais personne ne souhaite évoquer le sujet pour éviter de remuer le couteau dans les plaies. JPD

  

Mélenchon prend ses distances JULIA HAMLAOUI

MERCREDI, 23 JUILLET, 2014

Le coprésident du Parti de gauche veut assumer un autre rôle que celui qu’il endossait jusqu’alors au Front de gauche dont «l’échec» serait, selon lui, dû aux choix de ses partenaires.

Le candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012 a confirmé, hier, qu’il entend prendre un peu le large. «J’ai besoin de temps, je ne peux plus continuer comme cela», confie-t-il à une journaliste d’Hexagone dans un entretien publié, hier. Plus qu’un «retrait», Jean-Luc Mélenchon évoque une volonté de voir baisser «le niveau de pression» et d’être «utilisé autrement», notamment pour «la transmission idéologique, le travail intellectuel et culturel». «Il faut aussi que le grand arbre n’empêche pas le reste de la forêt de pousser», précise-t-il.

Reproches aux partenaires

 

Mais au-delà de son propre rôle, c’est le sens et l’avenir du Front de gauche que Jean-Luc Mélenchon questionne. «Nous sommes en échec», juge-t-il. Un «échec» caractérisé par les résultats du Front de gauche aux dernières élections européennes lors desquelles l’encore coprésident du Parti de gauche (PG) espérait «passer devant le PS». La responsabilité en reviendrait à ses partenaires, communistes en tête, qui ont choisi de faire alliance avec le PS aux municipales en fonction du contexte local: «Tout ça a été planté pour une poignée de postes», lance-t-il. «Ce que je n’avais pas envisagé, c’est que cette force puisse être étouffée par le poids du retour aux vieilles traditions partidaires, aux arrangements, aux accords électoraux. Jusqu’à ce néant qu’a été l’élection municipale qui a complètement décrédibilisé ce qu’était le Front de gauche», accuse-t-il, renouvelant ses reproches aux composantes du mouvement qui ont défendu une autre stratégie que son «autonomie conquérante». «Rien de neuf», selon Éric Coquerel, secrétaire national du PG: «Soit on est capable de transformer le Front de gauche, soit il faut trouver d’autres moyens.» «Réduire nos difficultés aux choix stratégiques du PCF est évidemment très loin de la complexité de la situation», a réagi Clémentine Autain. La porte-parole d’Ensemble ajoute, un brin ironique: «Si la seule distance à l’égard du PS suffisait à faire des scores magistraux, l’extrême gauche serait à 20 % depuis belle lurette.» L’analyse livrée dans l’entretien, Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire (GU), ne la partage pas non plus: «À juste titre, il évoque deux orientations au sein du Front de gauche mais c’est plus récent qu’il ne le dit. Lui-même s’est éloigné de notre projet initial: s’adresser à toute la gauche», estime-t-il. Pour l’avenir, il faudrait, selon Jean-Luc Mélenchon, «tout changer en profondeur». Ce qui signifie, dans le registre de l’ancien sénateur, «ne pas faire d’alliance avec des gens qu’on combat». Mais leur nombre semble ne cesser de s’élargir pour le PG, à en croire les dernières déclarations de son coprésident qui renvoient dans les cordes EELV et les «frondeurs» du PS. Des «couteaux sans lame», dit-il. «Une politique de la terre brûlée qui le laisse sans aucun allié à gauche», estime le responsable de la GU, qui entend «continuer avec ceux qui le veulent à rassembler en direction de toute la gauche qui, de plus en plus, prend ses distances avec la politique de Hollande». Malgré les désaccords, l’entretien a le «mérite», selon Christian Picquet, de mettre les questions sur la table. «Cela n’appelle pas de commentaires de notre part», a déclaré Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, qui précise: «Ce qui nous préoccupe beaucoup, c’est la situation à Gaza et nous préparons activement la rentrée du Front de gauche et des communistes.»

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 21:09

Rien sur la question sur son blog mais les journaux se font l'écho d'un entretien qui nous présente un nouveau Mélenchon. Voici celui du Monde. A suivre. JPD

 

"Jean-Luc Mélenchon sort de son silence. Depuis le soir des européennes, le 25 mai, où il était apparu très affecté, l'ex-candidat à la présidentielle s'était fait discret. Mardi 22 juillet, en plein cœur de l'été, il se confie dans un long entretien publié sur le site d'informations Hexagones (accès payant). Tout juste réélu, le député européen et coprésident du Parti de gauche y apparaît d'humeur sombre, tire à boulets rouges sur son allié communiste et explique qu'il n'entend plus jouer le même rôle au sein de son parti et du Front de gauche.

 « A un moment, il faut s'arrêter de courir. Parce que si on court tout le temps, on va finir par se mettre dans le vide. Et là, j'ai besoin de dormir, de ne rien faire, de bayer aux corneilles », explique-t-il. Des mots rares dans sa bouche qui pourraient résonner comme un aveu d'impuissance. « J'ai besoin de temps, je ne peux plus continuer comme ça », poursuit-il en souhaitant que « le niveau de pression sur [lui]baisse ». Le fondateur du Parti de gauche ajoute que la relève au sein de son parti est prête et qu'il n'entend pas jouer « tous les rôles ». « J'ai fait mon temps à organiser la vie d'un parti », précise l'ancien socialiste, qui se garde cependant d'évoquer la crise interne que traverse actuellement le mouvement qu'il a fondé en 2008.

« Echec »

Son constat sur le Front de gauche est lui aussi sans appel : « Nous sommes en échec. » Il explique ainsi que « la force » que représentait son résultat à la présidentielle – 11,10 % – a été « étouffée par le poids du retour aux vieilles traditions partiaires, aux arrangements, aux accords électoraux ». « Tout ça a été planté pour une poignée de postes aux municipales », critique-t-il. Le principal responsable ? Le PCF, qui a choisi de s'allier au premier tour avec le PS dans certaines villes quand lui et les siens prônaient l'autonomie. Une stratégie qui a, selon lui, « complètement décrédibilisé » le Front de gauche.

Sans pour autant appeler clairement à sortir de la coalition, il souhaite « tout changer en profondeur » et ne se prive pas pour critiquer les « deux lignes » qui y coexistent« depuis le début ». « Celle qui est portée par la direction du Parti communiste, qui est plus institutionnelle, plus traditionnelle, où on continue à penser que la gauche est une réalité partiaire, organisée et qu’on peut rectifier le tir du Parti socialiste. Et puis, il y a une autre qui pense que ça, c’est un monde qui est quasiment clos, qu’il faut construire et qu’on le fera progressivement à condition d’être autonome. »

« Talent »

Une « ambiguïté » qui fait, selon lui, le jeu du Front national. « On ne doit pas faire d’alliance avec des gens qu’on combat, juge-t-il. Et aussi longtemps qu’on fera ça, les gens, qui se disent qu’ils en ont ras-le-bol, se diront qu’on est comme les autres. » Et de citer les européennes, où 4 des 6 millions d'électeurs de Marine Le Pen à la présidentielle ont voté pour les listes du FN quand le Front de gauche a « piteusement » rassemblé 1,5 million sur les 4 millions de 2012.

« On doit se demander pourquoi on fait des campagnes aussi mauvaises, aussi lamentables, aussi tardives », assène-t-il. Au passage, il reconnaît du « talent » à la dirigeante du Front national qui a, selon lui, une « chance » d'y arriver en 2017. Pourquoi ? « Parce que la société est en train de se diriger vers le point "qu’ils s’en aillent tous". Et quand le point "qu’ils s’en aillent tous" est atteint, tout saute en même temps », prévient-il. Pas un mot, en revanche, sur le rôle qu'il entend jouer lors de la prochaine présidentielle."

 

 

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 21:02

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Nous avions rendu compte de la présentation du colloque dans le Petit Journal. Nous ne pouvons donc que faire de même avec celui de La Dépêche d'autant qu'au moment où j'annonce que je reporte à plus tard mes articles sur Verfeuil, le voici cité sur le journal ! JP D

 

"Au travers de leur spécialité, pas moins de quatre conférenciers ont contribué à faire mieux connaître cette manifestation du monde ouvrier à la veille de la Grande Guerre. Un conflit qui, du 25 mai au 29 juillet 1914, a été le plus long conflit social connu dans le Tarn-et-Garonne.

Conférence d'historien pour Bernard Ouardes qui dresse un historique détaillé sur la création de l'entreprise, son personnel, son évolution, le conflit né suite à un accident mortel du travail, les revendications des salariés, avec des tensions parfois très dures entre ces derniers, la municipalité, les forces de l'ordre, la direction.

Le rôle syndical, étant important dans ce conflit, Jean Saltarel, président de l'IDHS 82, ne pouvait manquer de parler du contexte syndical, à partir de la Charte d'Amiens de 1906, passant ensuite à la création de la Bourse du travail de Montauban, le développement du syndicalisme autour des centres industriels de Castelsarrasin, Caussade, Septfonds, Grisolles, Lexos, Montech.

En 1907, on recense 23 syndicats adhérents à la Bourse du travail, représentant 1 400 syndiqués. Viennent ensuite la création du Conseil des Prud'hommes, en 1907 et de l'UD en 1912.

Alain Raynal, lui, traite du rôle joué à l'époque par Jaurès dont les articles traduisent «sa préoccupation majeure et largement prioritaire vers les menaces de guerre». Quant à Verfeuil, il adhère à la fédération de la SFIO, maintenant dans ses articles ses convictions pacifistes en militant dans le courant de J. Longuet.

Il appartenait à Rémy Pech, professeur émérite d'histoire contemporaine de clôturer ce cycle. Il brosse à grands traits le contexte économique et social de la grève de Castelsarrasin. Le prolétariat subit le chômage, les pressions sur salaires, les cadences avec des conditions de travail dégradées. Mais le syndicalisme prend naissance et prépare «un projet de société fondé sur le progrès collectif qui pourrait se substituer à l'individualisme et au profit».

En concluant, Rémy Pech salue les efforts de l'IDHS 82 qui œuvre pour associer la mémoire et l'histoire. La Dépêche du Midi"

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