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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 13:51

 

Jusqu’à présent Said Bouamama a eu cent fois les honneurs de l’Huma (voir liste abrégée ci-dessous) et Caroline Fourest jamais. Le débat à la Fête de l’Huma devait-il inverser la tendance à cause du livre de cette dernière sur Marine Le Pen ? Pourquoi les organisateurs du débat, connaissant parfaitement Said Bouamama, ont-ils négligé de répondre à la lettre qui leur avait été envoyée ?

 

Ce qui est sûr c’est que l’opposition annoncée, entre Fourest la médiatique, et ses adversaires, a été vite balayée quand aussitôt après l’événement de la Fête de l’Huma, Rue89 et donc le Nouvel Observateur, puis Mediapart, ont relayé le propos des « censeurs » et non ceux de Caroline Fourest. Par ailleurs il est aisé de vérifier que Pierre Tevanian a les honneurs du Monde. Donc évitons un premier faux débat : les invisibles sont ceux qui comme Chlahla Chafik et tant d’autres sont exclus des médias (je pense souvent à l’Algérienne Latifa Ben Mansour pour faire dans la polémique).

 

Deuxième débat : « Caroline et Marine, ça rime et Caroline faisant le jeu de Marine il est important de la faire taire ». Dans un débat, les règles sont fixées par les organisateurs et soit on s’y plie, soit on n’y va pas. Si on y va pour interdire le débat alors on use de méthodes très dangereuses pour la suite, d’autant que je n’ai jamais entendu qu’un débat avec Marine Le Pen ait été rendu impossible. « Oui, mais justement à la Fête de l’Huma il faut tout de même que des personnes viennent valider ou pas les bons débats ? » Il y aurait des organisateurs par-dessus les organisateurs ? Il y a eu un débat avec la porte-parole du gouvernement qui a été chahutée, mais pas annulée, car là aussi il faut avoir le sens des mots qui sont importants : face à Fourest ce ne fut pas un chahut.

 

La balle revient dans le camp des organisateurs (qui semblent peu s'interroger): pourquoi ne pas avoir accepté comme ça avait été demandé, un débat Caroline Fourest / Said Bouamama ?

Dans ce cas nous voyons bien que Caroline Fourest devenait acceptable malgré « son idéologie la plus nauséabonde » !

 

En conclusion, l’opération a consisté à user de la force militante pour une occupation de l’espace médiatique sur le terrain d’un certain antiracisme (personne ne peut s’attribuer le « label »). Pour moi, sans partager toutes les idées de Caroline Fourest, cet événement annulé me semble de nature à faire date.

Depuis longtemps, tout en me considérant communiste au sens large, je ne suis pas d’accord avec Bouamama et encore moins avec Tévanian. Suis-je donc aussitôt un raciste infréquentable ? Caroline Fourest est contre le droit de vote des étrangers, moi oui et avec Juquin en 1988 nous avions déjà mené une campagne claire sur ce thème. Faut-il interdire la parole à tous ceux qui en France sont contre le droit de vote des étrangers ?

 

L’important c’est de sortir de la confusion actuelle, confusion alimentée par les diverses formes de compte-rendu données par les Invisibles, les Indigènes de la République, Mediapart et d’autres. On a parfois le sentiment de ne pas avoir assisté au même événement dans le camp qui plaide pourtant la même cause !

J-P Damaggio

 

Quelques articles de Bouamama sur l’Huma

| 09/04/2010 - 12:49

Rencontre avec Saïd Bouamama...Saïd Bouamama...Auteur de nombreux ouvrages, le sociologue Saïd Bouamama ...

 28/09/2009 - 22:00

 Saïd Bouamama « La stigmatisation des quartiers populaires empêche toute critique sociale »

 25/04/1999 - 22:00

 Saïd Bouamama : " Combler la fracture créée va être long "

Saïd Bouamama...Saïd Bouamama, sociologue, spécialiste de la banlieue, auteur de différents ouvrages (1), analyse les mécanismes de l'exclusion des jeunes des cités dus à la drogue ...

Saïd Bouamama  POLITIQUE | 22/10/2004 - 22:00  Les clients se mettent à nu

Sociologue et ethnologue à l'Institut de formation action recherche (IFAR), Saïd Bouamama et son équipe...Saïd Bouamama ...

 21/02/2008 - 00:00

 Saïd Bouamama « La question des identités sociales n'est pas résolue, mais elle se renforce »

 22/06/2008 - 22:00  Saïd Bouamama « Toute immigration a vocation au peuplement »

 21/04/2000 - 22:00  " La mort de Riad, c'est la mort d'un frère "

Pour le sociologue Saïd Bouamama, le drame de Lille-Sud...Saïd Bouamama ...

 18/10/2004 - 22:00  Les clients au rapport

Au final, l'équipe de chercheurs, dirigée par le sociologue Saïd Bouamama...lié évidemment à une question de moyens, précise Saïd Bouamama...Saïd Bouamama...de la femme soumise », note Saïd Bouamama ...

 10/04/2003 - 22:00  " J'ai peur de l'instrumentalisation de cette instance "

Le sociologue Saïd Bouamama...Saïd Bouamama ...

 30/05/1997 - 22:00

Interview de Saïd Bouamama...AGE de trente-neuf ans, chercheur, Saïd Bouamama ...

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 15:52

monclar-2012.JPG

Sur la photo, quelques auteurs du salon.

 

Comme tout salon c’est un lieu de rencontres vivantes avec des lecteurs, des passants, des auteurs etc.

Premier débat à la vue de mon livre sur la LGV : elle est du Lot et Garonne, de Moirax, et s’étonne que les autorités en soient encore à proposer cette LGV inutile.

Deuxième débat sur la question de l’Ecole normale : une prof de math a assisté à l’immense immonde bricolage qui s’est appelé la création des IUFM. Depuis, malgré une lutte très dure Sarkozy e, a fini avec de tels établissements. A l’heure du rôle fondamental de la formation les formateurs que sont les enseignants… n’ont pas besoin de formation. Mais si, mais si va me répondre une autorité malhonnête : et les stages organisés par les dites autorités ! Comment le formateur de stage peut-il être à la fois juge et partie ? Juge car il juge les enseignants, et partie puisqu’il prétend les former ! L’Ecole normale puis les IUFM étaient constitués de formateurs indépendants des autorités administratives et pouvaient donner ainsi à leurs étudiants, un goût indispensable à la réflexion autonome. Mais bon je ne vais pas refaire le livre…

Un instit qui lui est passé par la formation plus tard que moi, en 1984, me fait observer une donnée que je n’avais pas prise en compte : les instits sortis de l’E.N. en 1970 pouvaient encore bénéficier de promotions (PEGC et toutes les variantes de l’enseignement spécialisé) or ensuite, le niveau de formation va fortement monter et les possibilités de promotion fortement diminuer ! Une incohérence de plus de cette course folle au passage par l’université…

Plusieurs débats sur la brochure de Slimane Azem qui, suite au passage sur Télérama, a bénéficié d’un peu de notoriété. Un homme modeste, effacé qui sans doute à Moissac devait se faire oublier, m’indique une personne qui l’a bien connu. Un homme qui a souffert du régime algérien. Je rêve encore et toujours d’une grande confrontation des souvenirs autour de cet homme extraordinaire.

On m'indique que je suis cité dans un B.D. sur Olympe de Gouges.

Dans un livre sur Simon de Montauban je découvre une nouvelle de Cladel (j’y reviendrai).

Je retrouve quelques connaissances, nous prenons des nouvelles de la santé de chacun et juste avant de partir une belle nouvelle : une dame porteuse d’un manuscrit, que j’avais vu en décembre, a finalement opté pour l’auto-édition et elle a le livre à présent. JPD

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 17:16

Il m’est arrivé de croiser Jennar et René Backmann, deux personnages que j’apprécie et que je retrouve ici, unis par cet ancien entretien. Deux hommes fidèles à leurs combats démocratiques même 20 ans après. Je les salue. JPD

 

 

Nouvel observateur 15-21 avril 1993

 

Le Nouvel Observateur —Les Khmers rouges ont tué six membres de l'Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge en une semaine. Ils multiplient les opérations de nettoyage ethnique contre les Vietnamiens installés dans le pays. Pourtant, le secrétaire général de l'ONU vient de déclarer, à Phnom Penh, qu'il fallait continuer à dialoguer avec eux. Qu'en pensez-vous ?

Raoul Jennar. — J'ai été consterné par cette déclaration et révolté d'entendre le secrétaire général annoncer que les forces de l'ONU se retireront, comme prévu, après le 22 août et laisseront le peuple cambodgien «seul responsable du règlement de ses problèmes ». Comme si l'ONU pouvait se satisfaire d'organiser des élections sur 85 % du territoire cambodgien, de laisser le reste sous contrôle khmer rouge et d'abandonner un pays menacé par la guerre civile. L'ONU a pourtant une responsabilité à l'égard du Cambodge, je dirai même une dette, particulière. Pendant plus de dix ans, l'organisation internationale a toléré que le Cambodge soit représenté en son sein par des dirigeants khmers rouges qui auraient dû être traduits devant un tribunal pour crimes contre l'humanité. D'autre part, les objectifs les plus importants des accords « de paix » de Paris — désarmement des factions, ouverture de tout le pays à la démocratie et aux droits de l'homme, travaux urgents dans les secteurs prioritaires comme la santé et l'éducation — n'ont pas été réalisés par l'Apronuc.

N.O. Que peut-on attendre dans ces conditions, des élections prévues à la fin du mois de mai ?

R. Jennar. — D'abord, une contradiction très dangereuse entre deux légitimités : celle qui va naître des élections, et qui, issue du suffrage universel, sera incontestable ; et celle née des accords de Paris sous la forme du Conseil national suprême (CNS) où siègent, sous la présidence de Sihanouk, les représentants des quatre principales factions, dont les Khmers rouges. On peut en attendre aussi le déclenchement d'une véritable course contre la montre dont l'enjeu sera, bien entendu, le pouvoir. Cette course opposera ceux qui ont accepté les règles du processus de paix — à commencer par les élections — et les Khmers rouges.

N.O. — Comment échapper cette contradiction ?

R. Jennar. — A mes yeux, il n'y a qu'une seule solution demander à l'Assemblée élue d'investir un gouvernement provisoire d'union nationale, présidé par Sihanouk et regroupant toutes les formations politiques représentées à l'Assemblée. Un tel gouvernement constituerait un élément de stabilité décisif et faciliterait la transition entre les structures administratives actuelles et celles issues du suffrage universel. Plus vite on aura reconstitué un appareil d'Etat, une armée nationale, et entrepris la reconstruction du pays, plus on aura de chances d'écarter la menace mortelle que représentent les Khmers rouges.

Propos recueillis par René Backmann

Raoul Jennar directeur du centre européen de recherché sur l’Extrême-Orient, auteur de « Chroniques cambodgiennes » a participé aux séminaires d’information organisés par l’ONU pour les partis politiques cambodgiens.

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 16:36

Melechon-en-l-an-2000.jpg

 

A Marianne, Nicolas Domenach a traversé toutes les mutations de l’hebdo au chapitre journaliste politique. Peut-être grâce à sa position centriste ?

Relire aujourd’hui son portrait du Mélenchon de l’an 2000 n’est pas sans charme. Avec une illustration adaptée. « La prise du ministère de l'Enseignement professionnel ressemble à la chute de Saigon. » Mélenchon donne en effet la sensation d’avoir été toujours au cœur de la plus grande bataille. Il est le héros d’un univers où les héros sont fatigués. Il se relève toujours comme le mot de la fin de l’article l’indique bien : « Mais la preuve d'une inégalable volonté combattante ». Cette volonté fait, qu’à son actif, il ne compte aucune bataille perdue. Et quand on ne perd pas, c’est qu’on ne se trompe pas…. Sauf que… Jean-Paul Damaggio

PS : Son mitterrandisme n’est-il pas surprenant ? Même en champion du Front de gauche, il n’a toujours eu que des mots tendres pour son mentor. Quelqu’un m’expliquera ? JPD

 

 

« Melench » l’enchanteur

Que sa joie demeure... Car, si la joie est contagieuse, plus encore que la souffrance, alors Jean-Luc Mélenchon va faire un malheur Depuis qu'il est ministre de l'Enseignement professionnel, le coleader de la Gauche socialiste irradie. Il est le soleil qu'il n'y a pas dehors, heureux d'être enfin aux manettes, de pouvoir agir, « sans renoncer », jure-t-il, à la radicalité de son discours antilibéral. Pourquoi mégoter son plaisir : d'enfant de petit fonctionnaire natif d'Oran, élevé à « Casa » (blanca), « exilé » en Normandie, grandi dans le Jura ; deux ans enfant de chœur, trois ans enfant de troupe trotskiste (OCI), vingt- trois ans d'adolescence PS en contestataire avec son complice « Juju » (Julien Dray), plus jeune sénateur de France, mais menacé d'y finir en grande gueule de service car son hyper-mitterrandisme ne lui a jamais réussi. Deux fois « le Grand Frisé» (Jospin) avait fait mine de l'appeler, la troisième se révèle la bonne. Ses adversaires prétendent qu'il a appris à se modérer, lui proteste de sa liberté et affirme : « Je ne deviendrai jamais raisonnable. » Porté au pouvoir, il veut croire que c'est par le « mouvement social ». « Mélench l'enchanteur» excelle dans la fresque historique. On voit les masses se lever derrière lui hérissées de révolte et de fraternité, là où ne semblaient émerger que de sporadiques expressions contestataires. Les clochards épiques font la fronde... Abel Gance, à côté de lui, manque de souffle. La prise du ministère de l'Enseignement professionnel ressemble à la chute de Saigon. On va voir ce qu'on va voir... La Gauche socialiste constituée en aile gauche de la gauche plurielle, prenant la place des Verts et du PC, cognant sur Fabius-Blair et leurs complaisances libérales, réinventant le Mouvement et les valeurs républicaines contre le conservatisme allié au cosmopolitisme du marché. Le combat «mélenchonesque» commence par ce monde de l'enseignement perclus d'interrogations existentielles, désorienté par le passage du typhon Allègre. Il devrait être rassuré par le nouveau ministre. Mélenchon a constitué un cabinet politique et très peu techno. «Une grosse faute », assure-t-on dans les sphères du pouvoir. Peut-être... Mais la preuve d'une inégalable volonté combattante. Nicolas Domenach Marianne 24 au 30 avril 2000

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 14:04

La droite se creuse la cervelle pour savoir les causes de son échec. Chacun scrute la campagne de Sarkozy pour en pointer les forces et les faiblesses. Comme si aujourd’hui, en Europe, une élection se gagnait ou se perdait sous l’effet d’une campagne ! L’essentiel c’est le bilan et Sarkozy savait très bien un an avant que cette présidentielle serait perdue. Il s’agissait seulement de limiter la casse. A l’échelle de millions d’électeurs et d’électrices les marges de manœuvre issues des mérites d’une campagne restent faibles. Si les sondages ont leurs milites, depuis toujours le vainqueur du second tour a été donné bien à l’avance (à l’exception de 2002 où le vainqueur attendu n’a pas passé l’épreuve du premier tour). En fait si la droite se creuse la cervelle c’est surtout pour régler la question du candidat. D’ici 5 ans quel sera le bilan de Hollande ?

 

En Europe, si hier il y avait une prime aux sortants, elle tombe aujourd’hui entre les mains des « sortis ». Les sortis de 2012 en France c’est la droite, comme ce fut le PSOE en Espagne. Que va-t-il se passer à présent ? Pas question ici de prédire le futur mais une observation du passé s’impose.

 

En 1981 j’avais 30 ans, je pensais que le PS allait décevoir, et que le PCF ramasserait les miettes. Mais le PCF était au gouvernement et il fut jugé responsable encore plus que le PS de l’échec du programme commun. Cependant, pour le PCF, les questions de politique intérieure n’étaient pas les seules en cause. L’effondrement de l’URSS n’était pas de nature à renforcer les PC du monde entier. Donc la droite a gagné en 1986 et le PCF a poursuivi son déclin.

Jacques Chirac a-t-il déçu ensuite de 1986 à 1988 ? Il n’a pas eu le temps et comme nous étions encore à l’époque de la prime au sortant, Mitterrand a été réélu et cette fois le PCF a évité d’entrer au gouvernement. La déception causée par le PS n°2 a été encore plus forte que la précédente et dès 1993 c’est la cohabitation qui va propulser Chirac à la tête du pays.

Plus malins que les autres, il décide d’une dissolution de l’Assemblée avant que la déception ne soit trop forte. Les élections devaient avoir lieu en 1998, elles eurent lieu en 1997. Une nouvelle fois le sortant est sorti.

Cette fois Jospin, plus malin que les autres, demande par référendum que le mandat présidentiel soit ramené à cinq ans. Première étape d’une révolution dans la Vème république, puisqu’ensuite ce sont les législatives qui sont placées à la remorque de la présidentielle. Tout était prévu pour une victoire de Jospin sauf l’intrus Front national. Contre Chirac, Jospin aurait gagné mais il a perdu avant !

Dans la nouvelle ère, le sortant Chirac ne s’étant pas représenté, Sarkozy a gagné comme s’il était l’homme nouveau. Sauf que Sarkozy et son équipe ont cru que cette fois le PS était K.O. à jamais. D’autant que l’ouverture rendait ridicule les survivants d’un PS proche par ailleurs d’une scission sur sa gauche (qui viendra un peu après). Crise ou pas crise, Hollande ou pas Hollande, Sarkozy était condamné par sa propre victoire. Il a invoqué la crise, mais comment se fait-il qu’il ne l’a pas vu venir ? Qu’il ne l’a pas anticipé ?

 

Pour le gouvernement Hollande, dès 2014 la sanction électorale va commencer. Impossible prévision ? Non, j’imagine seulement que l’histoire va se répéter. 1981, victoire de la gauche et en 1983 aux municipales suivantes, c’est la revanche de la droite, revanche d’autant plus facile que les municipales de 1977 avaient été très très bonnes pour la gauche. 2007, victoire de la droite et dès 2008 aux municipales c’est déjà la revanche de la gauche.

Les grandes tendances obéissent à des mécanismes qui sont toujours en place. Les citoyens, par les campagnes électorales, peuvent infléchir ici ou là ces tendances mais sans en changer le sens. Ce sont ces tendances que le Front de gauche utilisent pour expliquer l’échec aux législatives par rapport à la présidentielle : le moteur de la présidentielle servant le parti dominant. Qui peut battre le PS ?

 

Le Front de gauche comme alternative ?

Le Front de gauche même sans faire partie du gouvernement a répété que Hollande a été élu grâce à ses électeurs et aux prochaines municipales il devra aider le PS à sauver les meubles. En 2002 suite à l’échec du gouvernement Jospin, le PCF a plongé au bénéfice de l’extrême gauche (10%). Alors le PCF a eu pour fonction de remonter la pente en proposant l’union avec l’extrême-gauche. M-G Buffet ne pouvait réussir en 2007, mais Mélenchon a changé la donne sur ce point. Le cas grec est lié au mode de scrutin qui fait qu’il ne peut se répéter en France. Tout l’édifice politique chez nous est bloqué non par le bipartisme, mais par la bipolarisation. Le Front de gauche va avoir une grande difficulté pour se présenter comme alternative quand partout, dans les collectivités territoriales il gère avec le PS. Et il n’avancerait pas mieux s’il coupait les ponts avec ce même PS. La difficulté est globale pour les gauches du monde. En Espagne, où le mode de scrutin est plus proportionnel, pour le moment, la Gauche Unie monte dans les sondages mais au moment de l’élection, quel type de gouvernement possible ?

 

La droite comme revanche ?

La droite peut se partager en deux. L’UMP a prouvé qu’un parti unique c’était moins productif qu’un parti avec des alliés, comme le PS en a fait la démonstration [j’ai cru un temps que le modèle gagnant UMP pousserait vers un grand parti de la gauche]. Une partie de l’UMP peut s’allier avec un FN « normalisé », pendant que l’autre partie se tournera vers le centre. Des deux droites, laquelle dominera l’autre ? Tel est l’enjeu qui naîtra après les prochaines municipales. Sarkozy a préparé le terrain pour une domination de la droitisation. L’échec de Bayrou facilite la tâche de ses amis sauf que cas Borloo est toujours là. Il reste cependant des forces à droite pour rééquilibrer la dite droite. Le cas français se distingue peu, à mon sens, du cas italien avec pourtant un mode de scrutin tout différent. Quand, en 1992, l’opération « mains propres » a mis par terre les deux partis dominants, la démocratie chrétienne et le PS, j’ai cru que c’était enfin la victoire du nouveau PCI changé en PDS. Erreur, Berlusconi est arrivé. Pour peu de temps, car la gauche alliée au centre a enfin gagné mais sans oser prendre les mesures institutionnelles interdisant le cumul du pouvoir médiatique et politique. Berlusconi a marqué le pays et quand en septembre 2011 au cours d’un voyage en Italie j’ai pu constater qu’il était lâché à la fois par le patronat, le Vatican et ses alliés, je n’ai pas douté que la droite trouverait une sortie… à droite. Elle a inventé le « gouvernement par les experts ».

 

Il n’y a plus qu’à attendre le retour de la droite dure ?

Je présente seulement de grandes tendances pour réfléchir en fonction du passé. La politique n’est cependant pas une simple mécanique, surtout en France, et il appartient à chacun d’assumer ses propres responsabilités pour que le bien commun soit mieux en charge. JPD

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 20:48

Voici un bulletin de vote original. D’un côté ceux qui votent OUI ont toute un politique expliquée, mais rien du côté de ceux qui votent NON. Comme on dit souvent, la réponse est dictée par la question. JPD

 

Bulletin de vote : Consultation des communistes 18 et 19 juin 2012

 

Sur la base du rapport de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, et de sa discussion, le Conseil national propose aux communistes trois décisions immédiates sur notre positionnement dans la nouvelle majorité de gauche et nos initiatives d'action, sur le gouvernement et sur l'avenir du Front de gauche.

1. Nous voulons tout faire pour que les victoires remportées par la gauche, auxquelles le Front de Gauche a contribué, répondent aux espoirs qu'elles ont suscitées. Nous pensons qu'en l'état, le projet de François Hollande nécessite des inflexions majeures. Nous allons travailler avec toutes les forces disponibles, en avançant des propositions, en construisant les rassemblements politiques, les majorités d'idées et d'action jusqu'à rendre incontournables l'adoption au Parlement et par le gouvernement des mesures nécessaires au changement. Avec l'intervention populaire et les mobilisations sociales et citoyennes des avancées sont possibles. Nous serons, dans le pays comme au Parlement, une force d'action et de construction positive au service de cette intervention pour pousser le changement, pour obtenir les moyens de le réussir.

Nous décidons, en menant les campagnes nationales appropriées, d'engager la mobilisation dans la durée sur les enjeux cruciaux de la construction européenne, de la mobilisation des moyens financiers, des salaires et de l'emploi, de la relance des services publics, de la VIe République.

 

2. Aujourd'hui, en raison des refus répétés de prendre en compte nos propositions, nous estimons que les conditions de notre participation au gouvernement Ayrault ne sont pas réunies. Ce qui ne préjuge pas de l'avenir, nous restons disponibles au cas où elles se créeraient.

Nous avons vocation à prendre nos responsabilités pour mettre en œuvre dans un gouvernement des politiques de transformation sociale pour que la gauche réussisse.

C'est dans cet esprit que nous avons construit le Front de gauche et mené ses campagnes. Nous voulons continuer à être utiles pour permettre la réussite des changements nécessaires, de même que nous ne voulons pas renoncer à notre liberté d'agir pour y parvenir. Pour l'heure, nous ne nous reconnaissons pas dans une conception présidentialiste du gouvernement qui réduirait sa feuille de route au programme de premier tour du Président, un programme qui ne se donne pas, selon nous, les moyens du changement. Une conception qui nous paraît d'autant plus réductrice que le Président actuel a été élu grâce à une majorité beaucoup plus diverse, et notamment les 4 millions de voix du Front de gauche.

 

3. Les résultats des campagnes électorales du Front de gauche, la mise en mouvement populaire et citoyenne qui les a portées, nous invitent à poursuivre et à amplifier la démarche engagée avec le Front de gauche.

Quand nous l'avons initié, nous ne l'avons pas borné à une séquence électorale, mais à notre ambition de modifier en profondeur les rapports de forces politiques sociaux, culturels à gauche et dans notre pays. Une dynamique prometteuse s'est enclenchée non sans paradoxes comme le montrent les résultats des élections législatives.

Cela suppose :

- D'évaluer, pour en tenir compte dans la mise en oeuvre de cette démarche, tous les enseignements que nous pouvons tirer de ces campagnes, de leurs acquis et des limites rencontrées.

- Que la capacité d'initiatives du Parti communiste continue à se déployer pleinement au service de cette démarche et de notre propre travail de renforcement et d'élaboration collective. Dans cet esprit nous tiendrons notre université d'été les 31 août, 1 et 2 septembre en Savoie.

- De travailler à associer dans la durée toutes celles et ceux qui, non membres d'un des partis du Front de gauche, souhaitent en être des acteurs à part entière. Le Front de gauche s'affirme comme une construction originale, un espace de coopération associant librement des partis et des militants associatifs, syndicaux et des citoyens. Les assemblées citoyennes, les réseaux de travail thématiques, les fronts de lutte, les ateliers législatifs sont déjà des espaces pertinents à développer.

Pour favoriser ces avancées, nous organiserons avec tous ceux qui se sont investis dans le Front de gauche un grand rendez-vous d'été à les 25 et 26 août à Grenoble et nous lançons dès maintenant la Fête de l'Humanité des 14, 15 et 16 septembre

 

OUI                      NON                             Abstention           

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 15:05

A lire les analyses de Raoul-Marc Jennar et celle de Paul Ariès (reprise sur ce blog) au sujet des résultats des législatives, je m’étonne qu’aucun des deux, dont j’apprécie depuis longtemps les recherches, n’aient inclus la différence de nature entre les deux élections, pour comprendre l’échec du Front de gauche en juin.

Les amis du Front de gauche ont eu beau me répéter depuis un an que l’élection présidentielle et les législatives faisaient une même élection, j’ai toujours contesté ce choix catastrophique car il ne correspondait à aucune réalité. Il ne s’agissait pas d’une opinion mais d’un constat institutionnel. Pour preuve, tout le monde savait bien que si Sarkozy avait gagné, la même campagne pour « l’humain d’abord » aurait eu des résultats totalement différents (et peut-être meilleurs pour le FdeG) !).

 

Quand, au lendemain de la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a ajouté que les législatives se présentaient bien car depuis toujours le PCF faisait mieux en juin qu’en avril, j’ai écrit mon étonnement, ce qui fait que je ne suis pas surpris de constater que le Front de gauche est passé de 11% à 7%.


Erreur pendant la campagne ? Si erreur il y a eu c’était de croire que même en usant et abusant de la photo de Mélenchon, il était possible de reporter un modèle électoral sur l’autre… même avec élargissement à l’étiquette NPA.

 

Plus que jamais nous sommes entrés dans l’ère de la démocratie médiatique (la médiacratie) ce qui est un oxymore de plus. En fait de médias il faut parler de télévision or nous savons qui est propriétaire des télévisions : les adversaires de la démocratie !

Les médias peuvent mettre en avant le sous-commandant Marcos, Bové, Besancenot, les Indignés ou aujourd’hui Mélenchon, dans tous les cas, ils fabriquent une bulle sous contrôle. Or c’est exactement le contraire avec Marine Le Pen ! Elle est dans le sens de la médiacratie !

J’étais dans la foule qui écoutait Mélenchon à Toulouse et dans cette foule j’ai eu la sensation que les curieux faisaient nombre, Mélenchon disant lui-même : « Je deviens une rock-star ».

 

Bref, l’élection présidentielle (que j’appelle aussi pestilentielle) joue son rôle de pourrissement général de la politique, une politique qui reprenait ses droits avec les législatives car la dictature des sondages y est quasi absente et le citoyen est à portée de voix de son éventuel élu. Quand Mélenchon a-t-il répondu à des citoyens pendant la présidentielle ?

 

La nouveauté de 2012 est donc très claire : pour la première fois le PCF (pris dans le Front de gauche) ne fait pas son meilleur score aux législatives car l’audience du Front de gauche s’est « nationalisée » alors qu’elle reposait auparavant en partie sur des fiefs, les derniers à son actif. Voilà pourquoi une augmentation en voix donne une perte en élus ! Et l’appel à la proportionnelle n’est l’annonce de rien de positif, si on se souvient des résultats de 1986, aussi bien pour les régionales que pour les législatives : à la proportionnelle on ne vote qu’une fois et certains dans ce cas préfèrent alors, dès le premier tour, voter PS !

 

En Tarn-et-Garonne, département qui a toujours été très peu communiste, en 2007 le PCF a fait aux législatives, moitié moins que la moyenne nationale. En 2012 le Front de gauche fait le même score dans le 82 que nationalement ! Dans les zones faibles il y a eu un plus, dans les zones fortes un moins. En conséquence nous avons la confirmation d’un changement d’ère. Les élections, y compris législatives, sont passées sous contrôle des médias ce qui n’est pas bon pour les forces de gauche.

Sans une théorie de la gauche authentique sur le rapport à la télévision, l’histoire se répètera en pire. Et je ne parle pas d’une théorie de conseillers en communication qui disent à Mélenchon, aujourd’hui prend la voix de Marchais et demain celle de Gaulle, aujourd’hui soit sévère mais juste et demain soit souriant et tendre. Les conseillers en communication, maîtres du marketing politique, se prononceront toujours par rapport à l’outil télévision, quand il faut se prononcer par rapport aux réalités sociales. JPD

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 12:26

Ce jeudi 7 juin les professions de foi des élections législatives sont enfin dans les boîtes aux lettres, trois jours avant le vote. Pour en arriver là, que d’émotions, de travail, d’expériences !

Ce même jour, je reçois un coup de fil d’une dame de Toulouse qui veut le livre que j’avais rédigé sur Malou Rauzet il y a des années. Et un mot sur internet d’une Québécoise qui souhaite le livre sur Wajdi Mouawad.

Confidence pour confidence, mon activité d’éditeur me touche plus que l’action politique entreprise. L’activité d’éditeur, c’est pour le plaisir de chercher, alors que l’activité politique c’est seulement le devoir de se battre.

Pour être plus précis : pendant trois semaines le blog de la Brochure, qui n’a eu aucun article nouveau, a été plus fréquenté que le blog des législatives que j’ai alimenté, bien qu’il tourne à 150 lectures par jour ! Il est vrai que sur la Brochure il existe à présent 2000 articles.

Pas surprenant non plus si ce sont deux femmes qui ont commandé des livres.

 

La politique, qui fut en France le lieu de grands enthousiasmes, s’est petit à petit changée en farce (à partir du début des années 80). D’affrontement d’idées, on est passé à l’affrontement de personnes, pendant que les grandes décisions se prenaient ailleurs ! La classe dirigeante politique s’est fossilisée et n’arrive plus à comprendre les citoyens. Elle tourne dans un petit cercle fait d’artifices, d’illusions, de coups médiatiques et d’ombres, où les courtisans sont plus nombreux que les combattants.

 

Non, je n’écris pas « tous pourris ». Il reste des êtres authentiques même en politique. Des êtres comme l’inoubliable Malou Rauzet. Mais la nostalgie n’est plus de saison : Malou témoignait d’un avenir possible, ceux qui lui ressemblent aujourd’hui témoignent d’une exception fatiguée. Les jeunes générations en quête de bien commun vont devoir tout recommencer des luttes sociales de notre histoire ! La route sera infiniment longue.

Du moins c'est mon point de vue depuis dix ans. JPD

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 17:13

Articles précédents :

http://la-brochure.over-blog.com/article-melenchon-depute-103807778.html

http://la-brochure.over-blog.com/article-melenchon-depute-ii-104168180.html

 

 

Nous revoici au café du commerce où deux amis qui travaillent à Montgeron, Essonne, à la grande surface du centre ville, se retrouvent pour une bière reposante. L’un est plutôt socialiste et l’autre plutôt front de gauche (il a même suivi une assemblée générale du parti de gauche qui s’est tenue juste à côté à Crosne).

 

- Pour être candidat aux législatives, cette fois il l’est le Mélenchon !

- Et nous on est là à discuter, mais c’est sûr, le peuple il l’aime, mais moins que la télé !

- J’avais imaginé pour lui un destin parisien mais va-t-en savoir pourquoi il a préféré le Nord ! Je l’avais même cru quand il disait : « Ou Paris ou Marseille » !

- Pour en dire des trucs, il en dit ! Inutile de rappeler qu’il avait assuré qu’il ne serait pas candidat aux législatives… mais on l’a tellement prié…

- C’est une fuite venue côté PCF qui a commencé à alimenter la presse au sujet de son départ pour Henin-Beaumont et je me suis dit alors : -encore un coup tordu contre Mélenchon…

- Et pourtant c’était vrai. Il a fallu régler quelques détails de forme puis envoyé le candidat globe-trotter.

- Non c’est pas sur le parachutage que tu me feras pleurer. C’est sur cette myopie : si Mélenchon a fait 11% il le doit au Sud, car le nord a boudé son passé de social-démocrate. Et le voilà qui part pour le nord où même la majorité des militants communistes ont montré quand il a fallu choisir le candidat à la présidentielle sa faible cote de popularité.

- Allez, je lui accorde un bon point : il aime la difficulté.

- J’en veux pas de ton bon point. Pour sûr qu’il aime la difficulté sinon il serait resté au chaud au PS. Mais, là, c’est pas de difficulté qu’on doit parler ni d’esprit de sacrifice, ni de tout ça. Pour combattre le FN c’est pas sa chef qu’il faut avoir au bout du fusil !

- Ah ! là je ne te suis plus : sans chef les partis s’effondrent ! Que serait le Parti de Gauche sans son chef ?

- Combien sont-ils ceux qui imaginaient que la vie du FN serait rythmée par la vie de Jean-Marie ? Jean-Marie a vieilli, le FN a fortement baissé, mais voilà qu’il passe le témoin à la fille avec grand succès !

- Tu penses que combattre les idées du FN c’est une action à conduire là où on est et non sur le terrain de l’adversaire ?

- En 1999, premières élections du Front de Gauche et Mélenchon est refusé à Paris par le PCF alors il part pour le Sud-ouest. En 2010, élections régionales. Mélenchon est refusé à Paris alors il se réserve pour la présidentielle. En 2012 il fait un bon score à la présidentielle mais une fois encore il est propulsé n’importe où. L’homme politique tient son pouvoir soit par la base (un fief) et alors il a sa marge d’indépendance, soit par quelques sommets et il est à la merci des médias qui fabriquent et tuent à tour de bras.

- Tu t’y accroches à ton Mélenchon à Paris. Mais bon à Paris il y a déjà Pierre Laurent.

- Je pleure surtout à voir comment une vedette perd le sens des réalités. Le PS veut sa mort comme il a voulu la mort de Chevènement qui est vite rentré dans le rang et il va dans une région PS, celle de la première secrétaire !

- Oui mais il est malin, c’est dans la circonscription d’un PS très malade. Que pense-t-il Mélenchon du livre Rose Mafia ? Ce livre d’un grand dirigeant PS de Henin-Beaumont qui, bien sûr, m’a fait mal car si le PS c’est la fédé du Pas-de-Calais…

- Je crois que c’est un peu son idée à Mélenchon : il veut faire du nettoyage, il est le monsieur propre qui vient sauver toute la gauche etc. Je n’avais pas osé t’en parler de Rose Mafia mais franchement Dalongeville a vidé son sac ! Même le leader FN qui finalement aurait été fabriqué d’abord par le PS !

- Si le PS veut sa mort que dire du PCF ? Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie mais, faire en sorte que le PG n’ait plus de députés, comme il a perdu tous ses sénateurs en 2011, c’est pas un mauvais plan ! D’ailleurs je peux te l’avouer le PS et EELV viennent de rencontrer non le Front de Gauche mais le seul PCF, comme ça avait été le cas déjà pour un accord visant à sauver les députés sortants du PCF.

- Ce qui serait bien, c’est que le candidat PS à Hénin-Beaumont se retire et alors nous serions sûrs d’avoir un duel de second tour front contre front.

- Mais Mélenchon se sentirait mal d’avoir un soutien PS dès le premier tour…

- Oui, tout ça nous éloigne de la question de fond : peut-on combattre les idées du FN par de la gesticulation médiatique ? La leçon des présidentielles a été claire : il n’a pas suffi de dire que « La Marie a coulé » pour que le score de Mélenchon passe devant celui du FN. Cette leçon n’a pas suffi !

- Une fois de plus, laissons les électrices et les électeurs se prononcer et on verra bien la suite.

- Une suite qui dépend beaucoup des politiques que Hollande va mettre en place avec son gouvernement. Mélenchon table sans doute sur un échec pour, comme en Grèce, prendre le dessus sur le PS en 2014. Pour devenir le recours comme Syrisa, le parti Grec. Mais il ne sera le recours que si le FN est tenu à distance, d’où l’attention portée à Marine !

- Tout ça à un goût d’aventure, une aventure qu’on suit tranquillement aussi à la prochaine, surtout après le 10 juin !

 

Repris d’un fichier MP3 qui m’a été communiqué hier. J-P Damaggio

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 13:06

Tout le monde retient de 2002 le maintien au second tour de Jean-Marie Le Pen. Ce dernier avait imaginé qu’ensuite, aux législatives, il allait faire un malheur (comme en 97) or ce fut un échec cuisant ! De 16,8% le 21 avril il est passé à 11,3% le 9 juin, ne pouvant se maintenir que dans 30 circonscriptions.

C’est un exemple parmi bien d’autres qui permet de vérifier que si depuis 2002, les législatives qui suivent la présidentielle, se produisent dans son ombre, elles en conservent cependant leur propre réalité !

J’ai par exemple entendu Mélenchon s’adresser à Louis Aliot en lui indiquant que c’était le début de la fin pour le FN et sur le coup je n’ai pas compris. C’est ensuite que j’ai saisi son calcul : le FN fait moins aux législatives qu’aux présidentielles alors que le PCF faisait plus aux législatives qu’aux présidentielles (rappel de Mélenchon) donc le 10 juin le Front de gauche peut espérer passer devant le FN !

 

Les législatives avec toujours plus de candidats

La première nouveauté imposée c’est le nombre de candidats aux législatives. Et cette année en 2012, allons nous faire mieux qu’en 2007 ? Pourquoi cette précipitation ?

Les législatives conditionnent le financement des partis politiques et un parti comme celui de Borloo, a eu beau s’aligner derrière Sarkozy aux présidentielles, il est tenu de se présenter avec ou sans l’UMP pour, sous son étiquette, rassembler le plus de voix possibles et gagner ainsi les moyens d’exister. Si le candidat du PR se déclare UMP alors le financement public va à l’UMP qui reverse ensuite la part de chacun suivant son bon vouloir.

Aux dernières nouvelles le PR et le Nouveau Centre veulent faire cavalier seul. Le Modem ne sait comment s’y prendre.

 

Les législatives, d’autres vainqueurs au premier tour

Normalement l’UMP a dès le premier tour des candidats uniques et donc est en mesure d’arriver en tête sauf que l’UMP n’est plus aussi unie qu’hier.

Côté PS et FdeG l’unité n’est pas de rigueur au premier tour, et les dissidences risquent d’être diverses si j’en crois les informations reçues des départements.

Le parti le plus uni, c’est le FN qui sera présent partout et partout il représentera seul l’extrême-droite.

Quant au centre, avec le choix de Bayrou aux présidentielles, l’atomisation risque d’être forte et le bilan aux législatives mauvais.

 

Les législatives sous le contrôle du nouveau président

Dans un gouvernement, comme chacun sait, le poste clef est celui de ministre de l’intérieur. Ce dernier va pouvoir faire marcher les ordinateurs. Si en Ariège les députés seront forcément socialistes, il s’agira de pointer les cas litigieux. En Midi-Pyrénées l’Aveyron est un cas à part : si Hollande a gagné, en 2011 la droite a conservé le Conseil général sur la base d’un soutien aux élus locaux. En sera-t-il de même pour les législatives ? Les sondages doivent y aller bon train. Je parle de sondages par circonscriptions qui sont peu connus des citoyens mais qui sont précis pour les deux grands partis.

 

Le prochain rendez-vous c’est le 16 mai avec la clôture du dépôt des candidatures. Car, jusqu’à preuve du contraire les électeurs ne votent pas pour qui ils veulent, mais pour qui a pu, voulu, accepté… d’être candidats. JPD

 

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