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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 13:22

Je viens d’entendre Jean-Michel Baylet : s’il est seulement sénateur il va perdre le contact avec le terrain ! Car ce contact n’est possible qu’avec un mandat en poche ? S’il n’avait pas en tête que connaître la vie c’est seulement par le moyen de l’exercice du pouvoir, il pourrait dire l’inverse : être seulement sénateur permettrait de passer plus de temps auprès des citoyens !

Comment fait-il pour tout faire ? Il délègue ! Donc d’autres font le travail et lui récupère les honneurs ? S’il délègue le travail qu’il délègue les fonctions !

Précisons que sans être ni député, ni sénateur son ami Martin Malvy cumule encore plus ! Car on ne cumule pas que les mandats électifs mais aussi les présidences en tout genre d’organismes divers.

 

Dans le club très fermé des « dix présidences » on travaille en famille. Tristesse !

Jean-Paul Damaggio

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 22:31

Je suis un client de la Poste, j’ai même une carte Pro. Malheureusement hier je n’étais pas chez moi pour récupérer un colis. Il suffisait que je me présente ce matin à mon bureau de Poste et l’affaire était réglée. Au bureau je découvre qu’exceptionnellement c’est fermé et que je peux aller au bureau à côté. Avant de faire quinze kilomètres, je reviens chez moi, pour téléphoner au bureau de Poste et là, phénoménal, je découvre que c’est impossible !

Tous les bureaux de poste ont un seul numéro 36 31. Même Montauban !

Vous imaginez la suite…

Tapez 1, Tapez 3, un conseiller va vous répondre…

Bien sûr, mon colis n’a pas suivi dans la Poste suivante puisque la fermeture est exceptionnelle. Une exception si fréquente que c’est l’ouverture qui va devenir exceptionnelle !

En effet, le Bureau est ouvert quatre matinées : si vous en manquez une, il en reste trois.

Par chance le colis n’est pas arrivé un vendredi matin car si je l’avais raté, j’aurais dû attendre jusqu’au mercredi !

Et qu’importe mon cas personnel ! Le problème c’est que le service est massacré pour tout le monde !

 

Et chaque jour ça empire ! Jusqu’à quand ? Jean-Paul Damaggio

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 13:00

Les événements d’Egypte suscitent des informations diverses. Nous pensons que ce témoignage a sa place ici pour aider à la réflexion. Nous avons préféré le laisser anonyme. JPD

 14 août 2013

Ce matin je me suis réveillée à 5 heures du matin, j'appréhendais probablement quelque chose, je ne sais quoi. Moi qui étais contre la prise d'assaut des sit in; pour éviter une effusion de sang, je n'en pouvais plus suite aux attaques à Menya et à Sohag contre les chrétiens, la semaine dernière ; l'incendie de leurs églises, de leurs commerces et de leurs maisons ; leur terrorisation ; les marquages de leurs maisons et de leurs églises par des croix et des slogans racistes; des pratiques fondamentalement fascistes. Et la plus dramatique fut l'attentat contre une petite fille de 11 ans devant une église anglicane dans la banlieue-est du Caire ; et ce sans parler de tous les actes de vandalisme et de terrorisme contre les bâtiments et les populations au cours de leurs cortèges.

 Bref, vers 6h45 je reçois un message sur mon portable m'invitant à ouvrir la télé. J'ouvre la chaîne ONTV life ; le début de l'évacuation du sit in de Nahda ; en face du campus universitaire de l'université du Caire est diffusé en direct. Forces bombes lacrymogènes ; avancées, beaucoup de fumées ; un autre quart de l'écran montre aussi l'évacuation du site de Rabaa dans la banlieue-est du Caire.

En fait, c'est la première fois que l'on montre cela en Egypte, il y avait donc un souci de transparence et pour contrer toute accusation de violence excessive.

Pendant un quart d'heure avant la prise d'assaut, les forces de l'ordre ont adressé un message aux occupants pour dégager, beaucoup sont partis à travers le couloir aménagé par les forces de l'ordre. Ceux qui sont resté étaient armés, et ont ouvert le feu vers les forces de l'ordre. Un officier fut tué d'abord; bien d'autres ont suivis.

La prise d'assaut de Nahda, a duré une heure; et tout fut réglé, on a découvert des armes dans des cercueils qui furent montrées aux agences de presse.

Ailleurs à Rabaa ce fut plus difficile et cela a duré jusqu'à 18 h. Je vous rappelle que le sit in à Nahda, est limité à l'ouest par le campus principal de l'université du Caire, au sud par le jardin zoologique et au nord par le jardin des plantes que les occupants ont quasiment détruit, c'est un parc historique qui date du 19ème.

Bref , les Ikhwans ont mobilisé leurs adeptes dans toute l'Egypte, eux qui ont toujours menacé de brûler l'Egypte ont commencé à mettre leur plan en œuvre.

 Bilan :

Les chrétiens ont payé le prix le plus lourd avec 18 églises incendiées au sud, en moyenne Egypte et à Suez et dont une église historique dans le sud datant du 4è siècle.

L'incendie de 21 postes de police dont celui de Kerdassa dans la banlieue ouest du Grand Caire où 12 policiers ont été égorgés et lynchés, ce fut l'horreur.

La destruction du rez-de-chaussée du ministère du budget.

43 martyrs parmi les forces de la police; dont deux généraux, 18 officiers et les reste des soldats.

211 blessés parmi les forces de l'ordre dont 55 officiers; nombreux sont dans un état grave;

149 civils morts.

 Et la presse occidentale continue à parler d'un sit in pacifique ; ça suffit ; les armes saisies dans ces deux sit in sont inimaginables.

 Les frères musulmans sont une organisation terroriste, fasciste, le peuple égyptien appuie sa police et son armée pour en venir à bout.

La France lutte bien contre le terrorisme ; au Mali, en Afghanistan avec les US; nous n'avons pas besoin d'eux; mais lorsque nous luttons contre ce même terrorisme on parle d'un bain de sang. L'horreur à Kerdassa montre bien la nature de ces terroristes.

 

Ce qui s'est passé aujourd'hui n'est qu'un début; les Egyptiens ne lâcheront pas; ce sera long; mais ils finiront par nettoyer l'Egypte de ce fléau terroriste.

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 16:52

Supposons une révolution incapable de susciter une contre-révolution. Ce n’est donc pas une révolution, à peine une révolte entrainant une répression ! Une révolution est tout autant liée à une contre-révolution que l’inverse ! D’où l’expression populaire : on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

Sauf que pour compliquer l’histoire, une révolution est toujours par essence … en révolution à cause d’ailleurs de la prise en compte des effets de la contre-révolution. La révolution de la révolution ne se confond pas avec la «révolution dans la révolution » chère à Gorbatchev, qui fut un échec garanti, à une époque où l’URSS avait depuis longtemps perdu le fil de la révolution.

 

Les causes de la révolution et de la contre-révolution sont-elles les mêmes ?

Non bien sûr et pourtant ! La même situation pré-révolutionnaire entraîne la révolution qui provoque la contre-révolution. Sauf qu’en effet, la révolution, d’effet, peut se changer en cause, tout autant que la contre-révolution. La révolution produit sa propre dynamique qui dépasse et de loin les causes initiales.

 Dans ce lien dialectique puissant entre révolution et contre-révolution, toute l’histoire consiste à savoir qui a une longueur d’avance sur l’autre ! L’intelligence de la révolution consiste à anticiper sur les réactions de ses adversaires pluriels, afin de pouvoir poursuivre sa route. L’intelligence de la contre-révolution est identique : elle se doit d’adopter les avancées de la révolution pour pouvoir la détourner.

 Le triste lien mécaniste entre révolution et contre-révolution, le plus connu, le plus courant et le plus désolant, pose contre principe qu’il existe au départ de la révolution deux forces qui se font face, deux forces irrémédiablement opposées, et un peu comme dans un match de football, l’histoire se déroule, et on compte les points à la fin, pour savoir qui a gagné. Conception désastreuse qui suppose que la contre-révolution est seulement réactionnaire, qu’elle veut seulement le maintien du statuquo, qu’elle reste accrochée à son pouvoir de classe dominante.

 S’il y a révolution c’est qu’au contraire la classe dominante est tout autant en bouleversement que la classe dominée ! La mécanique, que je combats, consiste à croire que le mouvement révolutionnaire, c’est une force en pointe qui va remplacér une force en déclin. Mais les deux éléments de la lutte des classes ont leurs propres contradictions : une partie de la classe dominante rejoint toujours la révolution, un peu comme si, au cours du match de foot, la moitié d’une équipe se mettait à aider l’adversaire pour ensuite mieux lui mettre la main dessus. Pour dire que la métaphore du match de foot est idiote car alors, nous aurions des tricheurs jouant contre leur camp, or la révolution n’est pas une affaire de tricheurs.

 A la fin, qui l’emporte justement ? Soyons clair, la contre-révolution l’emporte toujours mais toute la question est de savoir : quelle contre-révolution a pris le dessus ? quels éléments révolutionnaires a-t-elle dû adopter, pour gagner, et quelle épine lui reste dans le pied, cette épine qui relancera à un moment ou à un autre… la révolution ?

 Ceux qui connaissent mes engagements vont découvrir là, mon défaitisme congénital or je ne viens pas de présenter un phénomène qui disqualifie la révolution, sous prétexte qu’elle ne peut gagner, pour des raisons aussi inévitables que celles qui ne peuvent l’empêcher.

Parce que nous sommes mortels, la vie n’aurait aucun intérêt ? C’est le contraire qui est vrai : c’est parce que nous nous savons mortels, que la vie prend tout son sens, toute sa beauté, toute sa puissance !

La révolution est dans cette lucidité... quand la contre-révolution en appelle à la mort, car elle ne peut admettre cette lucidité.

 Mais passons à une autre question : la révolution serait-elle du côté de la vertu quand la contre-révolution serait le vice ? (pour prendre une métaphore morale)

Pour le dire autrement : « révolution conservatrice » est-ce un oxymore ?

Je l’ai cru longtemps mais j’ai dû me rendre à l’évidence, la réponse n’est pas simple. Elle renvoie à cette autre question : l’effondrement de l’URSS est-ce une révolution ou une contre-révolution ? Si c'est une contre-révolution, étrangement la révolution abvait été massacrée depuis longtemps par ceux qui la défendaient !

Dans une conception de la révolution datant du XIXème siècle il s’agit bien sûr d’une contre-révolution. Sauf qu’il s’agit en même temps d’un système arrivé au bout de son histoire, qu’il s’agit de luttes populaires en Pologne, RDA, et ailleurs dans le système, que ces luttes entrainèrent sa chute, bref, bien des ingrédients d’une révolution, si la seule révolution possible n’est pas seulement le socialisme.

Si le problème de la «révolution conservatrice » était seulement celui de l’URSS, peut-être pourrions-nous éviter le terme de révolution pour désigner une part de l'action capitaliste, mais que se passa-t-il en Iran au même moment, aux USA au même moment, et en Europe au même moment, je veux dire surtout à partir du milieu des années 1980 ? Une révolution conservatrice !

Quand la contre-révolution prend une telle ampleur, elle se fait révolution, et à ce titre, elle est mortelle comme toute révolution. A nous de nous appuyer sur elle, pour lancer la contre-révolution progressiste qui fera en sorte qu’à partir de là, le capitalisme ne puisse se transformer plus vite, que les contre-feux mis en place par ses adversaires !

Mais, si je dis vrai, chacun en conviendra, l’intelligence progressiste a du travail sur la planche ! Et à commencer par les types d’alliances qu’elle doit promouvoir. JP Damaggio

 

P.S. : Ai-je une ou des révolutions précises en tête quand je brosse ce tableau ? La lutte des classes (comme sa négation) se répétant, elle conduit à des lois de l’histoire plus difficiles à percevoir que les lois de la physique surtout si on réduit la lutte à la violence, et les classes au combat riches contre pauvres. A condition d’éviter les réductionnismes mis en place sous prétexte de pédagogie, on a le droit de tenter, même en quelques lignes, des tableaux abrégés de l’humanité. 

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 16:48

                                    bove.jpg

La question posée par l’ami de Moissac me renvoie à cet article de l’Humanité du 9 novembre 2002 où une photo de José Bové et Fausto Bertinotti devait nous apporter le salut de la révolution en marche. Depuis José Bové est devenu le paisible député EELV (mais avec le mythe intact comme celui de Cohn-Bendit) et Fausto Bertinotti, après avoir obtenu le poste de président de l’assemblée nationale en 2006 a disparu, depuis 2008, tout comme son parti très marginalisé de la Refondation communiste. Les Italiens auront été les plus persévérants à vouloir refonder sans cesse une organisation communiste mais sans succès. En France, c’est vrai, la refondation n’a pas été nécessaire puisque le parti est toujours communiste…

Je ne sous-estime pas ce que tous les Forums sociaux ont pu apporter à la réflexion sur la révolution, mais la question est là : où sont passés les altermondialistes ?

Ils seraient devenus des Indignés ? Et demain ?

En guise de réponse, je propose l’article suivant sur la révolution. JPD

 

Entretien avec le secrétaire général de Refondation communiste en Italie

Florence (Italie), envoyée spéciale.

 

 Le premier forum social européen est un succès. Estimez-vous que ce mouvement est maintenant installé dans la durée ?

 

Fausto Bertinotti. Le FSE confirme un phénomène de participation qui dure. Au rassemblement mondial de Seattle pour contester l'Organisation mondiale du commerce, un mouvement est né, et depuis, il construit le phénomène politique le plus important de notre âge. Le premier mouvement de l'après vingtième siècle est celui qui s'oppose à la globalisation libérale. Dans sa route, il a su contourner beaucoup d'obstacles comme la répression où les tentatives de division. Ce mouvement n'est pas seulement porteur d'une exigence. Il crée une nouvelle culture politique, née du refus de l'ordre existant et de la guerre. Le rejet des politiques néo-libérales vient de la critique des effets que ces politiques ont produits : précarisation, incertitudes sur le futur, crise de la cohésion sociale, marchandisation des rapports humains. Le mouvement a su comprendre les causes qui provoquent ces effets. Il exprime la révolte d'une génération qui est fille de la globalisation. C'est une culture qui pense vraiment qu'un autre monde est possible. Ça, c'est son patrimoine. En Italie, son existence a favorisé la naissance de mouvements de la société civile et la croissance de conflits comme la grève qui a eu lieu contre la réforme du licenciement.

 

 Le séminaire consacré jeudi après-midi à la politique, comme bien commun à la gauche et aux mouvements sociaux a fait salle comble. Comment appréciez-vous ce succès ?

 

 Fausto Bertinotti. Ce mouvement est une grande sollicitation pour les partis politiques. Seulement, ils sont en crise. Notre expérience italienne est très originale et cela se voit, ici, à Florence. Refondation communiste est acceptée dans ces mouvements parce que nous avons choisi d'y rester en étant une organisation comme les autres et en révisant un des points fondamentaux de la condition communiste, incarnée dans le rôle leader des partis. L'opposition à la guerre et à la politique néo-libérale est aussi la caractéristique propre à Refondation communiste. Mais la relation au mouvement ne suffit pas. Refondation communiste est nécessaire mais pas suffisante. Il y a besoin d'une autre capacité des partis à représenter les revendications et les objectifs du mouvement social. Deux problèmes sont posés pour y parvenir. Le premier concerne la façon d'être des partis, qui paraissent être trop éloignés de la culture de cette génération, de sa façon d'être ensemble. Le second concerne la construction d'une gauche alternative, dans chaque pays et en Europe, capable de constituer une force de représentation, une référence pour tout le mouvement. Le refus de la guerre et la contestation des politiques néo-libérales devrait constituer les éléments fondamentaux sur lesquels construire une nouvelle subjectivité politique. Car la crise de la politique tient aussi à la façon dont le centre-gauche a géré sa phase gouvernementale. Son acceptation de la guerre en Afghanistan a été un formidable accélérateur de la crise politique, mais aussi ses pratiques de politiques néo-libérales. Ces formations ont abandonné le terrain de l'alternative et de la critique à la modernisation du capitalisme. La naissance d'une nouvelle subjectivité politique suppose donc un renouvellement radical de la culture et des formes d'organisation, qui permette d'assumer pleinement l'opposition à la guerre et au néo-libéralisme et qui se propose comme un sujet de transformation politique en engageant sa refondation.

 

 Selon vous, quelles sont les étapes nouvelles franchies dans la construction d'une alternative à la mondialisation libérale avec ce premier forum social européen ?

 

 Fausto Bertinotti. La manifestation de samedi constitue le premier grand rassemblement européen contre la guerre. C'est un phénomène nouveau dans la politique européenne que le réseau du FSE convoque une manif contre la guerre, prise comme un élément fondamental des confrontations politiques de notre temps. Le développement du mouvement doit suivre ce chemin. Il a déjà inspiré la reprise du conflit social. L'étape décisive est maintenant de trouver le terrain de convergence et d'unité entre les conflits sociaux du travail et l'expérience du forum social. L'autre terrain d'avancée concerne la recherche de propositions alternatives commencée à Porto Alegre. Le forum social doit définir les caractéristiques d'un programme pour une autre Europe, d'un modèle social de développement, d'une Europe qui pourrait, par exemple, prendre la tête de la lutte contre la guerre dans une opposition à l'hégémonisme nord-américain.

 Entretien réalisé par Paule Masson

 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 11:06

Non pas leçons nationales mais bien locales, le local n’étant sous ma plume ni la marche en dessous du national, ni la preuve de l’importance du localisme mais un moment quotidien de la vie.

L’abstention est forte comme dans toute partielle mais ne disqualifie pas ceux qui votent.

Le PS s’effondre et la question qui suit est simple : où sont allés les électeurs et les électrices de ce parti ?

Dans ce coin fortement PS, ils ne sont pas allés au Front de Gauche comme l’espère ses dirigeants. Bien sûr certains diront (et je connais leur audace) qu’en passant en pourcentage de 4,5 à 5%, c’est tout de même une progression appréciable en ces temps difficiles… En voix la même candidate passe de 2169 à 1670 voix.

Dans ce coin fortement PS, ils ne sont pas allés à la droite qui passe de 27 à 28 % en perdant tout de même 3500 voix ! (de 13 006 à 9431).

Ils ne se sont pas éparpillés sur les « petits candidats » même si Anne Carpentier avec ses 3% a pu en prendre un peu.

L’essentiel est simple, le FN passe de 7566 à 8552 voix c’est-à-dire de 15 à 26 %.

Grâce à la notoriété du candidat ? «Il n’habite même pas la circonscription !». En fait il est né le 22 septembre 1989 et habite Tonneins dans un secteur où autrefois le PCF fut très fort. Comme c’est le dirigeant départemental il a écarté la candidate locale. « Issu d’une famille d’agriculteurs bien ancrés dans le sud ouest par mon père et de Français d’Algérie par ma mère, je porte en moi ces deux identités fortes, et j’en suis fier. » écrit-il sur le blog du FN47 où il ne donne aucune information sur son activité professionnelle. Il est jeune étudiant en BTS commerce.

 Juste avant l’élection, Roland Cayrol rappelait dans La Dépêche du Midi que le FN en 2012 n’avait pas fait mieux qu’en 2002 et qu’il n’était pas de nature à faire le poids. Or, depuis 2011, la grande question n’est plus le score du premier tour…. mais celui du second tour. Et la direction du PS a beau dire, « barrage au FN », son électorat n’écoute plus ! Et là la donnée est globale.

 Le candidat de droite est un cumulard de haut rang. L’abstention va donc augmenter et le résultat final reste incertain. A Villeneuve sur Lot, le PS a cumulé les handicaps et les électrices et électeurs les colères.

 

Faudrait y réfléchir. J-P Damaggio

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 21:49

                                     costes-copie-1.jpg

Notre dernier passage à Villeneuve ce fut pour le salon du livre où nous pensions entendre Lény Escudéro mais l’heure du rendez-vous avait changé (je vais revenir sur son livre) alors on l’a raté. Pour suivre l’élection et ses 17 candidats, j’ai bénéficié du bimensuel La Feuille journal d’où est extrait le dessin ci-dessus qui montre le candidat cumulard de l’UMP. Journal atypique s’il en est ! Dans le dernier numéro je lis un article sur la Maison de la Presse de Villeneuve (point stratégique pour la vente de ce journal) où l’auteur ni va pas avec le dos de la cuillère :  « Zéro pointé à la Maison de la Presse de Villeneuve ». Pourquoi ? La noble institution a décidé de faire sa pub pour faire connaître sa nouvelle adresse… sur un journal gratuit ! En effet, il fallait le faire mais il fallait aussi oser le faire observer.

Revenons à l’élection. Les résultats définitifs de l'élection législative partielle viennent de tomber. Sur 75 163 inscrits, on note une abstention de 54,12%. Jean-Louis Costes, candidat UMP, a obtenu 28,71% des exprimés, Etienne Bousquet-Cassagne 26,04% et Bernard Barral (PS) 23,69%.

Pour être au second tour, les candidats devaient obtenir 12,5% des inscrits. Seul Jean-Louis Costes avec 12,55% des inscrits atteint ce seul; Bouquet-Cassagne  (FN) réalise 11,38% et Barrl, 10,35%. Néanmoins, dans ce cas de figure, il n'y a pas de trinagulaire au second tour, seul le candidat arrive en deuxième position peut prétendre à être candidat dimanche prochain. Ainsi, le 23 juin, la législative partielle sera un duel entre Jean-Louis Costes et Etienne Bousquet-Cassagne.

La 3e circonscription compte pour cette élection législative partielle: 75 668 électeurs inscrits répartis sur 117 communes et 167 bureaux de vote.

Les trois candidats en tête sur Villeneuve-sur-Lot ville sont: Bousquet-Cassagne (27,64%), Barral (25,04%) et Costes (23,47%). JPD 

 Résultats 2012

 Résultats* 2nd tour 

 

Nombre

% Inscrits

% Votants

Inscrits

76 361

 

 

Abstentions

28 490

37,31

 

Votants

47 871

62,69

 

Blancs ou nuls

1 828

2,39 

3,82

Exprimés

46 043

60,30 

96,18

 

Liste des candidats

Voix

% Inscrits

% Exprimés

Elu(e)

M. Jérôme CAHUZAC (SOC)

28 309

37,07

61,48

oui  

M. Jean-Louis COSTES (UMP)

17 734

23,22

38,52

 

   Résultats* 1er tour

 

 

Nombre

% Inscrits

% Votants

Inscrits

76 356

 

 

Abstentions

27 368

35,84

 

Votants

48 988

64,16

 

Blancs ou nuls

817

1,07 

1,67

Exprimés

48 171

63,09 

98,33

 

Liste des candidats

Voix

% Inscrits

% Exprimés

Mme Catherine MARTIN (FN)

7 566

9,90

15,71

M. Luc CHEVILLOTTE (EXG)

311

0,40

0,65

M. Lionel FEUILLAS (VEC)

977

1,27

2,03

M. Jérôme CAHUZAC (SOC)

22 572

29,56

46,86

M. Jean-Louis COSTES (UMP)

13 006

17,03

27,00

M. Mohamed EL MARBATI (EXG)

127

0,16

0,26

Mme Camille MOREL (DVD)

548

0,71

1,14

Mme Brigitte TICHANE (ECO)

312

0,40

0,65

Mme Marie-Hélène LOISEAU (FG)

2 169

2,84

4,50

M. Hervé LEBRETON (AUT)

583

0,76

1,21

 

 

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 14:26

Un article publié sur le site La Sociale m’a valu un commentaire sévère d’un défenseur de Mélenchon d’où un article publié en réponse. En conséquence je donne une suite avec ici un développement sur l’éco-socialisme de Mélenchon.

Dans Rue 89, Mélenchon s’explique ainsi :

« Ce cheminement intellectuel, vous l’avez commencé quand ? Vous venez d’un univers productiviste, nucléophile…

JLM : Oui, ce qu’on appelait autrefois la première gauche. Mon cheminement a commencé avec le nucléaire. Avec Tchernobyl. Bien sûr, il y avait eu Three Mile Island, mais pour moi, ça restait un peu lointain, abstrait. Tchernobyl, c’est une secousse majeure. Comme je suis élu de la région parisienne, à l’époque, je pose une question sur la centrale de Nogent. Puis je demande à y aller. Je suis très bien reçu. Et je prends conscience de la fragilité de tout ça. Le mur de mes certitudes s’ébranle. Pour moi, jusque là, ça fonctionnait, c’était contrôlé. Je n’avais même pas compris comment marchait une centrale. Comme beaucoup de gens, je croyais que le gros machin qui fume, c’était l’essentiel de la centrale. Je ne m’y étais pas intéressé. Je me rapproche d’écologistes, je lis des documents qu’autre fois j’avais négligé, et, une chose en entraînant une autre, je prends conscience de la nature de la crise écologique. Mais toujours sous un angle conquérant et progressiste.

 C’est-à-dire ?

JLM : Le volontarisme du socialisme est intact en moi. Je prends tout ça comme un défi intellectuel et technique : si on ne fait pas de nucléaire, qu’est-ce qu’on fait, comment ? J’ai une prédilection pour les techniques les plus rustiques, celles qu’on va le plus facilement pouvoir mettre en partage dans l’humanité universelle : une centrale de géothermie profonde, c’est surtout un trou dans la terre. Alors que le nucléaire suppose un niveau de sophistication monstrueux… »

 Coïncidence : quand le PCF du 82 est devenu favorable à Golfech, j’ai, sans remettre en cause publiquement cette décision (je l’ai fait en interne) proposé pour le journal fédéral du PCF, les Nouvelles, un article sur… la géothermie.

 Une raison de plus (et au total elles sont nombreuses) qui pourrait faire de moi un défenseur de Mélenchon… mais nous sommes dans le même cas que Juquin : ce revirement paraît soudain et donc peu convaincant.

Tchernobyl c’est en 1986 et il devient éco-socialiste en 2011, c’est un peu long alors que Juquin, impressionné par la candidature de René Dumont en 1974 déduit de Tchernobyl qu’il doit passer à autre chose de suite.

Mélenchon a soutenu activement le gouvernement Jospin qui, à mes yeux, n’a pas fait autre chose que le gouvernement Ayrault actuel et pourtant peut-on m’indiquer une autocritique argumentée de cette action ? Pas plus que je ne suis en faveur de la critique pour la critique, je ne souhaite l’autocritique pour l’autocritique mais là le point est important pour la crédibilité d’une démarche. Je me considère moi-même comme un éco-socialiste depuis les années 80 d’où mon engagement en faveur de Juquin, et sur ce blog la catégorie écologie va dans ce sens. Le problème c’est que l’éco-socialisme n’a pas été capable d’inverser la tendance à la domination du système en place tout comme les critiques dans ce sens dans l’ancienne RDA ou en Tchécoslovaquie n’ont pas sauvé les pays socialistes.

La chute de l’URSS c’est l’échec à la fois des partis communistes de ces pays là et de ceux qui pensaient que cet échec libèrerait les énergies pour un nouveau socialiste (le Trotskisme a longtemps joué cette carte).

Devenir éco-socialiste aujourd’hui, ce qui a signifié mettre un peu de vert sur le drapeau rouge du PG, a déjà été tenté sans succès. L’échec de la social-démocratie ou du communisme, ce n’est pas seulement parce qu’il a manqué (et c’est sûr il a manqué) une tranche d’écologie dans le projet émancipateur.

Je pense que tout le monde le sait aujourd’hui : le système en place peut tout autant récupérer l’écologie, qu’il a su récupérer la révolution libertaire, la révolution technique et toutes les autres.

Non, je ne suis pas négatif : le marxisme nous apprend un principe fondateur qui veut que tout commence par l’analyse de la réalité, et non par la quête d’un abri derrière des mythes.

Que toutes les batailles perdues n’aient pas été perdues pour rien ! Et je le répète, dans le courant du socialisme le débat est la règle, non l’exception. A vouloir faire reculer le débat on se nie nous-mêmes. JPD

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 18:52

Voici un coordination nationale du Front de Gauche comme si vous y étiez et que je dédie à ceux qui pensent que j’écris sans m’informer !

Le 22 avril, pour la journée, les 9 composantes du FDG sont donc en coordination nationale, en présence également de Janette Habel et Pierre Khalfa. Neuf composantes, c’est une sacrée organisation même si seulement deux pèsent vraiment : le PCF et le PG. Cette coordination est-elle là pour prendre des décisions ? Par quel type de vote ? Pour quelles réalisations ? Comme pour toute coordination, il s’agit d’un flou artistique puisqu’il s’agit plus de coordonner que de décider.

En ce 22 avril, une décision il importante a été prise ailleurs, devant les caméras de télévision, par une intervention surprise de Jean-Luc Mélenchon. La manifestation du 5 mai est ainsi sur les rails et autour de la table les participants… peuvent parler de l’essentiel…

Où en est la France en ce 22 avril ? La politique a un inconvénient majeur par rapport à la vie associative : on peut y discuter de tout et donc de rien… en attendant l’élection suivante ! Une association a un objectif précis donc elle se perd moins en bavardages. Mais l'association a des limites, elle ne peut tout changer...

En ce 22 avril, les participants se perdront tellement en bavardages que sur deux points à l’ordre du jour, un seul sera traité ! Mais pas de souci… le point en question sera confié à une commission.

 Les constats se sont enfilés comme les perles d’un collier sans fin : la crise si grave, la droite si dure, l’extrême-droite prête à s’allier avec la droite et le FDG que peut-il faire ?

Pour avoir participé à trop de réunions de ce genre, je peux toutes les raconter comme si j’y étais. En fait, il faudrait prendre un seul point, le travailler, l’analyser pour de bon, et proposer, si de l’analyse, une proposition commune émergeait, ce qui est le plus difficile.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Jean-Luc Mélenchon a préféré utiliser les médias pour lancer la manif du 5 mai. Une telle proposition mise en discussion, et trois jours après rien n’aurait été décidé ! Etait-elle opportune quatre jours après le 1er mai ? Et pourquoi une manif à Paris et pas dans dix villes de France ? Le thème de la sixième république était-il approprié quand le chômage est la première préoccupation ? Une nouvelle république pourrait réduire le chômage ? Chacun discute plutôt de la situation de la France, c’est plus simple

En ce 22 avril, le match qui doit se jouer entre le PG et le PCF va cependant continuer, et tout le monde se prépare à compter les points. Un match dont chaque coordination nationale est un épisode.

Du côté du PG, il s’agit de rappeler qu’aux Européennes le FDG peut passer devant le PS si le FDG est clairement perçu comme opposé au gouvernement. Il faut oser cet espoir ! Qu’entretemps, il y ait les municipales où les alliances FDG, PS, EELV, PRG vont se réaliser au premier ou au deuxième tour, c’est sans doute un autre problème… d’ailleurs c’est le deuxième point à l’ordre du jour de la réunion, celui dont le temps manquera pour le traiter !

Pierre Laurent pour le PCF préfère ouvrir un débat sur la nouvelle majorité à construire en élargissant la base sociale et politique de FDG, plutôt que de faire acte de candidature au poste de premier ministre, comme le revendique Jean-Luc Mélenchon de manière répétitive.

En fait Pierre Laurent n’a pas compris ce que signifie une stratégie de communication ! En se présentant comme premier ministre possible Mélenchon veut ancrer dans les têtes que le FDG peut gouverner, qu’il n’est pas seulement là pour jouer les seconds rôles, ou la force d’appoint. Le FDG est né pour mettre le PS au pas… Que cette proposition soit sans rapport avec la réalité du rapport de forces, est secondaire pour un JLM décidé à foncer droit devant.

 Un autre point fait discussion. Pour ne pas être en reste, le PCF a décidé la tenue d’assises de la refondation sociale et démocratique le 16 juin... Elles sont bien sûr ouvertes à tous.

 Dans ce match, JLM reste silencieux, modeste, en retrait, et il finira par dire quelques mots au cours d’une seule intervention brève. Il rappelle que le projet politique est l'éco-socialisme, que la méthode est la révolution citoyenne et qu’il faut donc avancer sur ces bases. Il admet que sa stratégie-communication a suscité des critiques parmi beaucoup de composantes du FDG, mais tournons la page car passer son temps à se justifier c’est du temps perdu. Observons plutôt que les sondages placent déjà le FDG à 11 % ! Comme chacun sait, et c’est moi qui le rappelle, les résultats du FDG ce sont les résultats de JLM à la présidentielle et non les résultats du même FDG aux législatives. Et insistons : les sondages ont un intérêt quand ils sont bons, et ceux concernant le FN sont toujours mauvais (pour rappel le même sondage donne le FN à 23%).

Citons JLM pour conclure : « La masse du peuple n'est pas déterminée et on doit mettre ce dernier en mouvement.» Et comme le FDG va réussir à créer ce mouvement… En avant le peuple…

 Sur les Municipales, faute de temps, seul Pierre Laurent avancera son analyse. Il est important de garder des positions au cours de municipales aussi importantes que les européennes, car une victoire de la droite en mars, ce n’est pas une victoire du FDG aux européennes de juin. Je note que parler de l’extrême-droite c’est trop tôt, sans doute.

En fait  le PCF a 800 maires, 6 à 8000 élus municipaux et gouverne 30 villes de plus de 20 ou 30000 habitants. Si la ligne prônée par le PG, autonomie partout, est adoptée les maires communistes des 30 grandes villes qu’il dirige verront au premier tour la concurrence de listes PS-EELV qui peuvent passer en tête obligeant au second tour à une alliance derrière le PS !

Depuis toujours le PCF a conclu, avant les élections, des pactes avec le PS pour sauver ses maires sortants. En 2007, Dominique Voynet n’a pas respecté le pacte et a réussi à battre le sortant apparenté PCF, Jean-Pierre Brard. Les batailles municipales sont de toute façon diverses… mais la grosse question est la suivante : est-ce que l’échec prévisible du PS peut bénéficier assez au FDG, pour qu’il ne s’effondre pas avec le dit PS ? Si le FDG perd 50% de ses élus municipaux comment peut-il gagner quelques mois après aux européennes ?

La prochaine réunion de la coordination du FDG sera donc une nouvelle étape du match PG/PCF, un match au niveau des directions nationales. Sur ce point des municipales, je doute qu’au sein du PG tout le monde soit d’accord avec JLM, et qu’au sein du PCF tout le mode soit d’accord avec Pierre Laurent

Qu’on ne vienne pas me dire qu’en présentant cette réalité, je fais le jeu des médias qui veulent enfoncer un clou entre PCF et PG pour les diviser, les mêmes médias dont JLM se fait fort de tirer profit contre leurs propres objectifs. En fait, le problème posé concerne tous les citoyens et surtout ceux qui envisagent une révolution citoyenne… JPD

Il m’est arrivé d’écrire un article sur Mélenchon à cette adresse :

http://la-sociale.viabloga.com/news/melenchon-aime-citer-jaures

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 21:17

France 3 vient de diffuser un long reportage sur le cas Mohammed Merah au cours duquel le réalisateur fouille la biographie du jeune homme pour mieux expliquer son geste. « Loup solitaire ou pas ? » demandent quelques personnes.

Le capitalisme a un grand avenir devant lui car, plus il célèbre le libre arbitre de chacun, sa capacité à décider même le pire, plus il masque ainsi la réalité des rapports de classe. Plus il flatte l’égo de chacun, et moins on cherche le fait que tout homme est d’abord un être social. Bien sûr, la famille, les copains, l’entourage proche est sollicité mais ça rentre dans une infantilisation généralisée du monde. Ah ! si nous pouvions être tous des enfants…. !

Loin de moi toute négation des réalités psychologiques, du poids de l’enfance, et de la liberté qui fait notre réalité, mais tout ceci intervient dans un cadre social déterminant, déterminé ! S’agit-il alors, comme le cherche parfois la sociologie, d’excuser l’individu au nom du déterminisme de ses conditions sociales ?

 Le capitalisme a un grand avenir devant lui car dans le camp d’en face, le cadre social est présenté souvent sous une forme mécaniste. Notre système serait inéluctablement condamné par ses contradictions propres et il suffirait d’appuyer là où le système flanche pour le faire tomber. Combien de communistes rappellent depuis de décennies qu’il ne faut pas se tromper de combat… (les luttes des femmes pour l’IVG c’était se tromper de combat). Le cadre social dit beaucoup mais il ne dit pas tout… alors on invente le culte de la personnalité !

 Le cas Merah

Cet homme se prétendait « le messager de dieu ». Aurait-il été utile d’interroger le phénomène religieux ? Bien sûr. En 1989, au moment où l’espoir communiste s’effondre (ce qui n’est pas une biographie personnelle), au moment où le système capitaliste fort de sa victoire en déduit qu’il va pouvoir pressurer davantage les travailleurs, au moment où le pétrole devient l’arme majeure des sociétés, pétrole qui se trouve beaucoup en pays musulman, la religion musulmane peut redevenir une religion conquérante après des siècles de léthargie. Elle va se donner des airs de révolte du peuple contre les élites, même si toutes les élites musulmanes font fonctionner à merveille le système capitaliste ! Merah est un instrument de cette vaste opération d’une guerre factice entre Orient et Occident, factice car dans les deux cas le capitalisme tire les ficelles ! Il en sort vainqueur car il invite à choisir un capitalisme « humain » contre celui du fanatisme religieux. Pendant ce temps la remise en cause fondamentale des bases sociales est renvoyée à plus tard. Le Qatar est le modèle du genre : pays à la richesse infinie, il exploite comme au Moyen Age ses propres travailleurs pendant qu’il achète des morceaux d’Occident !

 L’islamisme

Nulle part au monde, l’islamisme n’est le fruit d’une biographie. Même pas celle de Ben Laden ! L’islamisme est une forme du fascisme actuel qui suppose une riposte identique au fascisme d’hier : cette forme du capitalisme mérite une riposte spécifique sans pour autant célébrer le capitalisme ordinaire.

Avouez qu’il est étrange de regarder un film fondé sur le principe biographique alors qu’on trace le portrait d’un individu qui a fait don de lui-même, à dieu ! Un tel film alimente indirectement ce qu’il dénonce ! A le voir des jeunes peuvent se dire qu’un rôle de héros les attend !

Aussi je me retrouve d’accord avec Dominique Delpiroux qui déclare dans la Dépêche en conclusion d’un article :

« On éprouve toujours un malaise à se dire que parfois un tel film même sans ambiguïté ni complaisance, risque d’inspirer à son tour de nouveaux candidats au djihad. « Le ventre est toujours fécond d’où sortira la bête immonde » disait Brecht. »

Par contre, pourquoi le même auteur pense qu’il aurait fallu davantage étudier la « pathologie » du personnage ? Merah, dans sa grande intelligence, aurait même pu manipuler les services secrets, lui qui est manipulé par des discours religieux !

 Le rapport à la mort

Preuve qu’à un moment, Merah n’est plus un individu c’est quand il considère comme tous les illuminés qu’il aime la mort comme le commun des mortels aime la vie. Il aime la mort au point de pouvoir tuer froidement des personnes sans défense et innocentes et il peut décider qu’il va se faire tuer.

Là où le capitalisme n’a plus d’avenir c’est quand, après avoir organisé le saccage de la nature et celui des hommes, il ne laisse comme destin à chaque individu, que de se manger lui-même ! D’où l’appel à l’enfance d’un homme qui ne veut plus grandir. D’où tant d’autres phénomènes qui peuvent aller du suicide au divorce. Tous les fascismes crient : vive  la mort ! ce qui distingue le phénomène d’un capitalisme qui dit : « jouir au présent et qu’importe le futur ».

 Conclusion

Le titre peut laisser croire que je souhaite extraire Merah de sa condition propre de petit délinquant de banlieue par mépris pour de tels individus. Il s’agit seulement de rappeler que ce qui nous fait individu c’est le moment où le libre arbitre nous contraint, une fois adulte, d’entrer dans la société. L’enfant se fait homme, et cessons de répéter que l’homme est soumis à jamais à son enfance. Certes, il va grandir avec son passé, mais le libre arbitre – et là il a toute sa place – lui impose de se faire une place dans la société à partir de ce qu'est a société. Merah a choisi d’être un instrument d’une nouvelle inquisition car, collectivement, cette nouvelle inquisition nous n’arrivons pas à la dénoncer pour ce qu’elle est, et encore moins à l’arrêter !

J-P Damaggio

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