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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 21:03

Les partis au pouvoir :

Nouvelle démocratie : 18,8% soit 108 sièges

Pasok : 13, 19 soit 41 députés.

Total 149. Il manque deux députés pour avoir la majorité.

 

A la gauche du PASOK où l'entente n'est pas fraternelle :

Syrisa : 16,76% soit 52 députés

Parti communiste : 8,47%  soit 26 députés

Gauche démocratique : 6,1 % soit 19 députés

Total 97

 

Grecs indépendants 10,6% soit 33 députés

Extrême-droite : 6,9 % soit 21 députés.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 21:58

J’avais publié un sondage venu du Mexique où s’était glissé une erreur : le score de toute la gauche du PASOK avait été confondu avec le score du parti communiste. Pour le reste les résultats sont proches de ceux annoncés et annoncent des difficultés pour gouverner le pays. Espérons que le Syriza qui devient le deuxième parti du pays va pouvoir unir toutes les forces authentiquement à gauche pour peser sur le gouvernement. JPD

http://la-brochure.over-blog.com/article-elections-legislatives-en-grece-104358539.html

 

 

Dernière minute

La droite de Nouvelle Démocratie prend la tête des élections législatives anticipées en Grèce devant le Pasok, selon des résultats partiels du ministère de l'Intérieur. Le parti de gauche radicale Syriza devient la deuxième force politique.

Par Dépêche (texte)

AFP - Le parti de gauche radicale Syriza est devenu la deuxième force politique en Grèce, devant le Pasok socialiste qui partageait jusque-là le pouvoir avec les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, selon un nouveau sondage à la sortie des urnes diffusé par les chaînes grecques.

 

Le Syriza remporte 15,5% à 17% des voix, devant le Pasok, ex-pilier du bipartisme grec, qui s'effondre à 13-14%, contre 44% en 2009. Cette révision des premières fourchettes confirme que la Nouvelle-Démocratie, qui a rallié les politiques de rigueur depuis novembre, est en tête avec 19% à 20,5% des voix.

Pour arriver à former un gouvernement de coalition avec les socialistes, l'option qui semblait la plus probable jusque là, la ND devrait cumuler avec eux autour de 37% des voix.

 

Au total, le bloc de gauche anti-austérité caracole entre 29 et 33% des voix, en comptant la progression du parti communiste ultra-orthodoxe entre 8% et 9,5% et une percée autour de 6% de la Gauche démocratique, des dissidents modérés du Syriza.

 

Face aux deux partis gouvernementaux, le bloc de droite rejetant l'austérité UE et FMI, perce aussi entre 16,5 et 18,5%, dont autour de 7% pour le seul groupe néo-nazi Chryssi Avghi qui fait ainsi irruption au parlement.

 

Selon le même sondage, coréalisé par cinq instituts,trois petits partis jouent leur entrée au parlement, autour du seuil requis de 3% des votes: le Laos d'extrême-droite, les verts et la formation de centre-droit pro-austérité Alliance démocratique.

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:59

Nos grands médias oublient les élections de dimanche en Grèce.

Voici un sondage à prendre avec des pincettes :

Syrisa parti de la gauche alternative : de 4,6% il passerait à 13%.

Le Parti communiste en alliance avec la Gauche démocratique passerait de 12 à 30%.

Un parti néonazi pourrait avoir les 5% nécessaires pour gagner 15 postes.

La droite nationaliste passerait de 5,6 à 15%.

Mais alors que reste-t-il pour les deux partis au pouvoir Nouvelle démocratie et Pasok ?

Il  reste à peine 40% dont 24% iraient à la droite et le reste au Pasok.

 

Les deux partis à la gauche du PS sont en conflit. Droite et PS risquent de continuer à gouverner ensemble.

A suivre, ce moment très important. JPD

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:17

Un commentateur de ce blog a rappelé à très juste titre que le manipulateur agit de manière volontaire. Et c’est toute la différence avec le manipulé qui lui, est défait de toute volonté, s’il n’accepte pas de s’informer.

Il y a de la même le corrupteur et le corrompu. Le manipulateur comme le corrupteur sont les oubliés des chroniqueurs officiels qui préfèrent les manipulés et les corrompus, pour les plaindre, les aimer ou les critiquer.

Oublier la luttes des classes c’est oublier aussi qu’il y a les mondialisés et les mondialisateurs d’ailleurs mon correcteur d’orthographe ne connaît pas ce denier mot, un correcteur est d’un camp qui n’est pas le mien.

Face à la volonté des uns, la seule riposte c’est la volonté des autres et elle s’appelle encore révolution mais jusqu'à quand ?

JP Damaggio

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 11:05

vote-melenchon.jpg

 

L’Humanité a demandé une enquête à CSA pour savoir d’où venait l’électorat de Mélenchon par rapport au vote de 2007. Les résultats me semblent bons mais la présentation totalement malhonnête ! D’une part nous n’y avons pas la part du vote Bové or Bové avait eu presque le même score que Buffet donc il aurait dû être visible. Si Bové est passé chez les Verts ensuite, en 2007 il était surtout soutenu par des communistes dissidents (FASE) et autres courants de cette mouvance (les Alternatifs) plus que par des Verts qui soutenaient Voynet. Raoul-Marc Jennar qui fut au cœur de la campagne Bové a appelé à voter Mélenchon. Je considère que électorat s’est aussi à 80% reporté sur le FdeG..

Mais cette donnée aurait fait tâche dans la présentation qui par la ligne en pointillé donne le 11,1% or le 80% des voix de Marie-George Buffet, vu son faible score ça fait au mieux 15% du total des voix de Mélenchon ! Le nombre de voix venant de Besancenot est nettement plus important dans le score 2012 que celui venant de Buffet !

 

Donc j’ai réalisé le tableau ci-dessous en prenant les données de l’enquête pour deux départements et nationalement.

 

L’enquête dit que globalement 40% de l’électorat de Besancenot de 2007 a voté Mélenchon en 2012. En 2007 Besancenot avait en TetG 5300 voix. Si j’en prends 40% je trouve 2120 voix qui sont allées à Mélenchon. Par exemple 80% des électeurs de M-J Buffet est allé à Mélenchon ça semble beaucoup sauf que le score ayant été fiable en valeur absolue ça fait 1827 soit 300 voix de moins que celles venues de la LCR.

J’ai pris deux départements pour comparer et les données nationales.

Il est sûr que depuis 2007 il y a 5 générations en plus qui ont voté et que des personnes sont parties et d’autres arrivées donc ce calcul est seulement indicatif. Mais ce qui est incontestable c’est que l’essentiel du vote Mélenchon, ce sont des voix prises au PS.

Ce qui explique le succès de Mélenchon dans le Sud-Ouest. Nationalement 30% de l’électorat Mélenchon vient du PS !

Sauf que le PS dans le même temps se maintien très bien (en Tarn et Garonne de 38 503 à 40 238) car il prend beaucoup de voix à Bayrou.

Ce qui fait que l’objectif affiché de Mélenchon : faire du Front de Gauche le premier parti de gauche avance peu… malgré son succès.

 

 

Equête CSA Humanité

Voix en TetG 2007

Voix dans le Tarn en 2007

En France

Part LCR

40%

2120

3720

588 910

Part PCF

80%

1827

3693

553 140

Part PS

12%

4620

8426

1 080 562

Part Modem

10%

2507

4500

664 607

Part UMP

2%

825

1294

219 717

Part FN

2%

538

759

113 626

Total

 

12437

22402

3 220 562

Total avec 80% Bové et Schivardi

 

15867

28242

3 713 471

Total des voix 2012

 

16 309

28667

3 985 088

Dans le Tarn et Garonne on passe de 143 834 exprimés à 145 775.

Dans le Tarn on passe de 240 004 exprimés à 235 764

En France les exprimés passent de 36 395 644 à 35 885 845

 

L’intérêt de cette étude, appuyée je le répète sur une enquête commandée par l’Humanité, c’est qu’aux législatives les candidats seront étiquetés Front de Gauche, ils apparaîtront massivement comme candidats issus du PCF, et je pense que l’effet Mélenchon ne pourra pas se faire automatiquement sur eux. Bien sûr, s’il n’y a p lus de candidat NPA, le report devrait se faire mais qui peut nous faire croire que si Pierre Laurent avait été le candidat Front de Gauche son résultat aurait été celui de Mélenchon ? La question n’est pas celle des talents des personnes, mais celle de la crédibilité du positionnement politique.

Je l’ai déjà écrit mais je le répète : en décidant que 80% des candidatures seraient aux législatives des candidatures PCF, c’est une erreur politique visant à défendre des intérêts financiers propres au PCF car à défendre le même programme pourquoi ne pas laisser plus de places à la diversité ? Les résultats des législatives peuvent contredire cette analyse et je réviserai alors mon point de vue. J-P Damaggio

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 14:19

Nous avions déjà eu la conversation de deux amis dans un bistrot de Montgeron Essonne, sur le cas des législatives et de Mélenchon.

http://la-brochure.over-blog.com/article-melenchon-depute-103807778.html

 

Voilà qu’ils viennent de relancer  leurs bavardages dont je me fais l’écho pour le plaisir du bavardage.

- Cette fois c’est fait Mélenchon sera candidat à Paris dans la 6éme circonscription. Tu avais raison !

- Tu ne vas pas vite en besogne ?

- La question m’importe peu mais j’ai des amis là-bas et ils veulent savoir s’ils auront droit au match Duflot, Mélenchon…

- Attention, ton apolitisme te fait oublier que la bagarre c’est entre la droite et la gauche…

- Arrête ton cinéma, la question du second tour dépend des résultats du premier, c’est pas à toi que je vais l’apprendre…

- Bon d’accord, mais qu’est-ce qui te fais croire qu’il va y aller ?

- Tes propos de la dernière fois !

- Quels propos ?

- Le score réalisé et son score a été bon, avec presque 20% dans cette circonscription !

- Oui mais en face, Duflot a le soutien du PS et comme le PS veut à tout prix couler Mélenchon il ne va pas mégoter son soutien à la belle Céline…

- Oui, bien sûr les ténors du PS vont donner de la voix mais les électeurs ne sont pas obligés de suivre. Etre représenté à l’assemblée par le tonitruant Mélenchon ou l’écolo, je sais où va la préférence…

- Je suppose que les sondages vont aller bon train dans la circonscription !

- Je vais regretter son absence dans l’Essonne. Il a tant fait pour notre département !

- Comme dans la Sarthe, ils vont regretter le départ de Fillon.

- C’est vrai Chirac avait laissé sa chère Bernadette en Corrèze, il était pas complètement parti.

- Allez, buvons à la santé de Mélenchon !

- Mais quand serons-nous fixés car ça fait feuilleton un peu ridicule ?

- Il y a réunion au Front de Gauche puis demain réunion au PG donc lundi nous devrions tout savoir !

- Encore aujourd’hui Mélenchon a dit à France Inter qu’il était bien à Strasbourg…

- Où il ne siège presque jamais, pas plus que Marine Le Pen qui elle aussi va tout faire pour être député.

 

Non ce n’est pas un pastis mais tout simplement une bière qui a mis d’accord les deux habitués du bar. Après le week-end ils auront d’autres questions à se poser mais, dans ce bar de joueurs ils ont parié : l’un que Mélenchon serait candidat à Marseille (élection assurée) et l’autre qu’il serait candidat à Paris (élection emblématique). Je sais, si Mélenchon était là ils diraient que franchement ils ont mieux à faire…

27-04-2012 Jean-Paul Damaggio

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 16:39

gauche-de-gauche.jpg

deux cartes du Monde : en bas les scores de la gauche du PS en 2007 et au-dessus les scores du Mélenchon en 2012. Plus la zone est rouge plus le score est fort.

 

 

L’incontestable succès de Mélenchon a beau être minimisé, enterré ou effacé par les grands médias, il est une des données majeures de l’élection. Et pas parce qu’il est passé d’après les sondages de 5% à 11%. Mais parce qu’il a su rassembler un électorat dispersé et souvent découragé par les expériences passées. J’ai déjà noté comment il a été assombri par le succès plus grande Marine Le Pen, une ombre qui ne peut pas effacer une réalité !

Pour lire ce résultat il faut penser aux autres forces européennes à la gauche du PS qui sont toutes en galère. La Grèce vote le 6 mai et deux partis, le KKK et Syriza, qui auraient pu jouer un rôle majeur, s’étripent alors que le pays est au bord du gouffre. Ils poursuivent un affrontement classique entre communistes de l’intérieur et communistes de l’extérieur alors qu’au Parlement européen ils sont dans le même groupe ! Côté Italie la situation n’est pas meilleure et seule l’Espagne avec sa Gauche unie semble sortir du rouge. En Allemagne le modèle Die Linke cher à Mélenchon n’apporte déjà plus ses espérances depuis qu’Oskar Lafontaine est malade. Voilà pourquoi rassembler un électorat divisé n’était pas gagné d’avance en France, quand l’autre gauche se trouve malmenée.

Il reste à savoir si ce succès sera durable, si le Front de Gauche pourra passer à une autre étape de son histoire, si les nuages à l’horizon n’apporteront pas la pluie. Premier écueil : le succès ou pas aux législatives. Deuxième écueil : la participation ou pas au gouvernement Hollande (s’il gagne). Troisième écueil : la forme d’organisation future.

 

Et pour réfléchir il n’est pas inutile d’analyser la nature du succès.

Quant on constate qu’en Tarn-et-Garonne qui n’a jamais été une terre communiste, le score de Mélenchon correspond à son score national, cette évolution mérite d’être notée car en retour ça signifie que la greffe Mélenchon a peut-être pris beaucoup plus mal ailleurs.

La carte du Monde mise en illustration permet de comprendre que le cas du Tarn-et-Garonne n’est pas original : c’est tout le Sud-Ouest qui s’ajoute aux zones du Massif Central et au Sud-Est pour faire du Front de Gauche un mouvement méridional. Si l’Ile de France complète le tableau par contre les échecs dans tout le Nord sont importants.

Cette évolution de la géographie du Front de Gauche indique que la campagne de Mélenchon a plus touché les zones socialistes qu’une partie des zones historiquement communistes.

 

Un des succès du discours anti Le Pen de Mélenchon peut éventuellement se lire dans cette carte. Si globalement l’effet FN n’a pas pu être arrêté, nous savons qu’il a été freiné dans les villes et en particulier dans toute « la banlieue rouge ». A cela un commentateur répondait que ça tient à une évolution de la sociologie de la Seine St Denis qui, devenant plus uniforme (plus communautaire) ça réduirait les tensions et donc le vote FN. Je ne crois absolument pas à cette réponse par contre je pense qu’en redonnant courage à l’autre gauche, en lui redonnant une dignité, la campagne a pu reprendre des points au FN. Malheureusement ce qui est vrai dans les villes ou l’Ile de France n’est pas vrai dans le Nord de la France où la crise sociale est d’une autre nature, d’une autre profondeur et où la puissance du vote FN est sans doute plus dure à remettre en cause.

 

Il y a 18 circonscriptions où le FN est arrivé en tête (dont 11 dans le Nord), 18 circonscriptions où il a sera donc présents au second tour des législatives et où le total des voix de droite dépasse celui de gauche. Voilà au moins 18 circonscriptions où la gauche pourrait s’entendre pour être présente avec un seul candidat sous peine d’avoir ensuite un électorat obligé de choisir entre droite et FN. C’est là que nous verrons si le PS veut vraiment combattre le FN (même si c’est aspect n’est pas capital).

 

Dans 353 circonscriptions le FN passe le 12,5%. Il est possible qu’avec la chute de la participation ce chiffre tombe à 133 comme en 1997. Dans tout le Sud-Ouest seul le Tarn-et-Garonne et le Lot-et-Garonne avec la circonscription de Castres ont eu des scores où la droite a fait mieux que le gauche au premier tour des présidentielles (le cas des P.O. est à part) d’où une réflexion spécifique.

 

Ces quelques éléments car si on veut poursuivre la cohérence de la campagne Front de Gauche, il faut prendre les mesures anti FN nécessaires qui chez nous n’imposent pas un retrait d’un candidat de gauche mais un angle d’attaque en conséquence. Peut-on imaginer que plutôt que d’en appeler au vote utile le PS-PRG conduira aussi une bataille contre les idées du FN ? 25-04-2012 J-P Damaggio

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 10:41

Le soir de l’élection Coppée parlait des sondages du second tour et une élue PS de lui répondre : « Mais aujourd’hui ce n’est pas de sondages dont-il s’agit mais de résultats ! »

La fonction fondamentale des sondages consiste à promotionner le virtuel contre le réel. Ainsi, même après les élections, la lecture des résultats est « polluée » par les sondages ! Il est frappant de constater dans les journaux, la faible place faite aux résultats, par rapport à celle des sondages.

Depuis qu’ils existent, les sondages électoraux servent non pas la politique mais le marketing lui-même et contribuent ainsi à mettre le politique à la remorque de l’économique. En politique, les « enquêtes » valident une démarche qui sert ensuite l’économique. Quelle démarche ? La fabrication de l’opinion réelle par l’opinion supposée. Vous êtes supposé à la recherche d’un voyage en Turquie et on va vous proposer le voyage correspondant à votre quête. En économie, le marketing est là pour qu’un produit rejoigne sa cible et pour une part c’est un effet de réel (nous avons en effet des besoins) mais en politique le choix électoral n’est pas normalement le choix d’une lessive, en conséquence si le marketing peut réduire le politique à un marché c’est qu’il domine alors toute la société ! Il serait capital de révéler le coût des sondages et qui les finance.

Le marketing politique fait du grand débat télévisé la pierre angulaire d’une campagne électorale qui ne serait que spectacle, mais spectacle de bas niveau.

 

Le cas Mélenchon

A partir du moment où les sondages le placent à 14 puis même à 17%, quand le résultat est de 11%, il devient presque mauvais alors que tout indique au contraire qu’il réussit l’exploit de matérialiser l’unité d’un électorat très dispersé.

Donc le résultat est bon mais il devient moins bon face au 18% de Marine Le Pen puisque contrairement aux déclarations trop optimistes de Mélenchon, ce courant n’est pas balayé de la scène politique.

Pour les deux fronts, comme pour les autres, les électorats ne sont pas des girouettes qui tournent suivant le vent mais bien au contraire des REALITES enracinées chez 80% des citoyens. Les campagnes électorales s’adressent à un petit pourcentage d’hésitants et par contre une fonction globale par les débats engagés, des débats qui arment ou désarment chaque camp. Il suffit d’étudier les résultats pour vérifier cette continuité dans le comportement qui date parfois des élections de 1849 ! Oui, j’ai des preuves de ce que j’écris mais qui travaille à cette étude comportementale sur le long terme ? Je ne sous-estime pas les zones en mouvement démographique fort qui, elles, modifient les traditions, et c’est là qu’apparaît plus fortement le FN qui a cependant ses traditions, de Boulanger à Vichy et jusqu’à la première présidentielle avec Tixier-Vignacourt. Jaurès a fabriqué le Sud-Ouest politique comme le Sud-Ouest politique a fabriqué Jaurès ! Ensuite des modifications sont là, à la marge, un déplacement de 4 ou 5 % faisant une élection.

Le marketing est là pour faire de ce 4 ou 5% toute la réalité afin d’effacer la réalité globale, dont il se considère le « propriétaire ».

 

Le cas Eva Joly

Inversement, le score d’Eva Joly n’est pas celui de l’écologie et il pose cette autre question : quelle part a le mode de scrutin dans la fabrication des résultats ? Quand Sarkozy dissuade Borloo et Nihous d’être candidats on comprend l’enjeu : il risquait en effet d’être derrière Marine Le Pen. Crainte qui, naturellement, a occupé une part flottante de l’électorat Mélenchon. Dans cette élection faite « grand » spectacle, la place d’une femme est nettement plus difficile d’où les « mérites » encore plus grands de Marine Le Pen ou ceux hier de Ségolène Royal.

Le marketing serait-il alors l’instrument qui faciliterait ou compliquerait la rencontre d’un électorat et d’un candidat ? Non car en plus d’effacer la constitution solide d’électorats existants, il veut effacer les effets du mode de scrutin et pire même en la circonstance, il en aggrave les conséquences sans en permettre la moindre analyse.

Nous pouvons dire que le score d’Eva Joly est d’autant plus un échec que Bayrou a pris une gifle et c’est bien là, la preuve, contrairement à ce que j’ai écrit que les campagnes font bouger les résultats ?

Nous entrons là dans l’électorat le plus volatile, celui du centre qui historiquement constitue une bonne part du vote écolo quand Daniel Cohn-Bendit en est la figure de référence dans un autre mode de scrutin. Bien sûr, à 2% le vote est plus celui de la frange à gauche. Donc, où est passé l’électorat centriste en 2012 ?

 

Le cas Bayrou

Après le choc de 2002, Sarkozy a construit sont premier tour de 2007 sur l’objectif de prendre des voix à Le Pen qui a perdu environ 10%. Cette politique très à droite a libéré 10% pour Bayrou. En 2012, tout le centre-droit a décidé de voler au secours d’un Sarkozy en galère dès le premier tour. En galère parce qu’il savait très bien qu’il n’était pas en mesure de réussir son OPA de 2007 sur le FN vu les échecs de sa politique. Car en fait une élection est là d’abord pour juger d’une politique, d’une réalité politique.

Depuis 2007, TOUTES les élections ont permis de vérifier qu’une partie flottante des citoyens avaient voté à la présidentielle pour une politique qui se révélait être une illusion. Mais faut-il faire abstraction de la « crise » ? En principe, gouverner c’est prévoir, et quand un homme politique élu en 2007 se fait surprendre par la crise en 2008, c’est qu’il n’est pas élu pour gouverner mais pour s’adapter aux injonctions de ceux qui gouvernent vraiment en pensant à leurs dividendes. Souvent les déplacements de voix se font donc à l’intérieur de chaque camp plus que d’un camp à l’autre. Il est frappant d’observer comment 1936 est désigné comme une victoire de la gauche alors que ce fut une avancée de la droite. En 1936 la caractéristique a été une recomposition au sein de la gauche avec le début de la fin pour les radicaux. Inversement, depuis 1981 nous assistons à des victoires de la frange droite de la gauche. Est-ce que les résultats de 2012 marquent un arrêt de cette tendance longue ? Seules les législatives peuvent donner la réponse, législatives qui risquent de ridiculiser enfin l’élection présidentielle, même après les avoir placées sous le contrôle du président !

24-04-2012 Jean-Paul Damaggio

 

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 14:11

Lundi : LGV

Après d’agréables rencontres avec les amis républicains espagnols, la semaine débute lundi sur les chapeaux de roue. Deux nouvelles réunions sur la LGV. Je rencontre des personnes seulement croisées sur internet. Le décalage persiste entre des réunions politiques locales quasi vides et des réunions sur la LGV, bien remplies. Pourtant, depuis des mois, les autorités ne cessent de répéter que tout est bouclé… Comment intervenir sur la question pendant les législatives ? Et comme toujours, d’une réunion on risque de passer à une autre le 27 avril…

 

Mardi : La révolution française

Mardi, je termine la brochure sur Delbrel que je porte à l’amic Pautal. Je me replonge alors dans le texte de Cladel sur les régicides. La révolution française s’est invitée pendant la campagne électorale et je ne vais pas m’en plaindre à une condition : rappeler avec Gramsci la différence entre la guerre de mouvement et la guerre de position. Hier la guerre de mouvement était à la base de révolutions mais la société a changé avec le développement du suffrage universel : elle est devenue une guerre de position. Se compter, marquer des points, prendre un château puis un autre, avancer sans relâche. La patience révolutionnaire n’est plus du même ordre. Lénine, le dernier à être arrivé au pouvoir par la guerre de mouvement, savait l’importance de la dite patience.

 

Mercredi : perte d’un disque dur externe

Mercredi je vérifie chez le réparateur que mon disque dur externe est mort. Perte de pas mal de données car certaines venaient d’un ordinateur ancien. Mais bon le plus important est sans doute sauvé. Je dis sans doute car c’est un peu le bazar dans des centaines de dossiers sur une dizaine de clés.

Puis, agréables rencontres et retrouvailles à la librairie Deloche. J’apprends à Montauban l’existence d’une grande surface de la « culture » qui a pris pour nom Cultura ! Je découvrirai pas la suite des pubs sur les panneaux de la ville. Les géants veulent manger les petits.

 

Jeudi : journée basilic

Jeudi, l’heure est un peu au jardin pour planter le basilic, malgré la pluie. La pelouse aurait besoin de tondre mais le temps ne le permet pas. De toute façon je dois aller à Toulouse porter les fichiers du prochain livre, à l’imprimeur. Les amis de l’association de sauvegarde du patrimoine de Castelsarrasin sont à l’heure. La sortie du livre étant programmée pour le 12 mai il fallait laisser le temps de la fabrication.

 

Vendredi : vie associative

Vendredi je suis à Caylus où je vérifie que la vie associative mobilise de belle manière des forces insoupçonnées. J’étais auparavant passé chez Joseph pour lui laisser des bouteilles de Huesca et à la librairie La femme renard pour laisser et reprendre des livres.

 

Samedi : un peu de rangement

Les papiers s’accumulent, les journaux aussi. Il faut classer ce qui va à la poubelle, ce qui doit rentrer dans des dossiers. Je vais récupérer les dossiers des présidentielles de 2007 pour préparer les moyens de comparer car aucun résultat électoral n’a d’intérêt par lui-même sauf à perdre de vue que nous sommes dans une guerre de position. Je relie avec amusement les « circulaires » d’hier. Je compare avec celles d’aujourd’hui. Bayrou est passé de « La France de toutes nos forces » à « la France solidaire ». Pourquoi ne pas avoir repris le même slogan qui lui avait tant réussi ? En politique il faut toujours faire semblant d’être nouveau, surtout quand on est le même. Si l’envie m’en prend je vais proposer une analyse comparative de quelques textes.

 

Dimanche : La politique propriété masculine

Aujourd’hui je passe dans quatre bureaux de vote et je constate un fait bien connu : les bureaux sont tous tenus par des hommes (13 en tout). Or tenir un bureau de vote c’est l’acte basique par essence de tout homme politique car ce jour là la population de la commune défile et c’est l’occasion unique de la saluer. Autrefois, il m’est arrivé de rester des heures dans un bureau de vote à observer cette classe politique jouant la séduction. Si, depuis, les femmes y ont trouvé une petite place, elles sont le décor, en toile de fond, pour le secrétariat, ou l’éventuel alibi. Non, je ne sous-estime pas le courage de quelques-unes qui tentent de faire bouger le rapport de force ; bien au contraire je salue leur effort. Simplement le mur d’en face reste de marbre.

22 avril 14 h 09 Jean-Paul Damaggio

P.S. Cette semaine les Editions La Brochure ont vendu 46 publications.

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 15:01

Exceptionnellement, je vous rapporte une conversation de comptoir. C’est dans un bistrot de Montgeron, Essonne, à deux pas d’une grande surface de centre ville, là où généralement les clients ont les yeux rivés à l’écran télé qui donne les courses, mais aujourd’hui, température électorale oblige, à l’heure de l’apéro, deux hommes parlent politique.

- Alors tu crois que ton Mélenchon va être député ?

- Il lui faut d’abord trouver une circonscription convenable ! Et ici, dans son fief, c’est cuit !

- Je sais, après le mauvais coup des sénatoriales, il n’a rien à espérer de requins comme Manuel Valls d’un côté, ou le bien Placé de l’autre. Tu te souviens comment Valls s’est imposé il y a quelques années ?

- Parfaitement bien ! Aussi je comprends que Mélenchon veuille trouver un point de chute à Paris.

- Mais pourtant encore le 22 mars il a été clair : "Que croyez-vous ? Que je cours après les nuits à l'Assemblée ? C'était déjà assez pénible au Sénat !". Et cette autre pique en direction des journalistes : « Je suis très bien au Parlement européen. Je ne suis pas candidat, je ne suis pas obligé de répondre aux délires de journalistes en chambre qui m’inventent des circonscriptions et qui ne sont pas sur le terrain."

- C’est sûr, le candidat à la présidentielle ne pouvait pas regarder les législatives… jusqu’au 22 avril. Mais bon se plaindre du travail à l’Assemblée, vu le travail de candidat à la présidentielle, c’est pas très crédible…

- Moi, lundi 16 avril, j’ai entendu sur France Inter, Pierre Laurent dire un peu la même chose : « L’Assemblée européenne c’est très important…. » mais bon une tribune loin des tribunes françaises, ça va un temps !

- Surtout que Paris, tout de même ! Paris c’est là que Chirac a préparé son accession à l’Elysée et Fillon veut faire pareil. C’est vrai, Delanoë s’est fait griller par la province mais Mélenchon devenant député de Paris, c’est un tremplin pour la tête de liste du Front de Gauche aux prochaines municipales de 2014 et une marche vers un score plus impressionnant en 2017.

- Tu vois loin, mais le PCF peut-il accepter ?

- La candidature de Mélenchon se ferait à la place d’une candidature PG donc ça ne change rien pour le PCF. Danielle Simonnet candidate aux législatives dans la 6éme circonscription secrétaire nationale du PG, conseillère municipale de Paris pourrait laisser sa place avec joie d’autant qu’en face il y a Cecile Duflot qui elle aussi prépare 2014 !

- Affronter la dirigeante des Verts, ça serait en effet, un bon prétexte pour se lancer dans la bataille. Pour le moment, le PG a une députée de Paris, Martine Billard qui n’est pas en très bonne position dans une circonscription redécoupée. A Paris le nombre de députés passe de 21 à 18 ! Mais Mélenchon peut-il gagner ?

- Pas évident en effet, d’où l’autre hypothèse : passer dans la troisième circonscription du Val de Marne à la place du candidat PG.

- Mais dans ce fief du PCF, un tel parachutage serait-il bien reçu ?

- Les négociations vont aller bon train dès demain, mais franchement comment ne pas espérer un Mélenchon à l’Assemblée ?

- Tu me connais, moi, qu’il soit à l’Assemblée ou pas, ça m’intéresse pour discuter un peu sinon…

 

Sur ces belles paroles les deux hommes se séparèrent et l'histoire tranchera.

 

21 avril 2011 JPD

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