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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 12:51

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Sur cette photo, Jean-Claude Juncker, président de l’Euro-Groupe fait semblant d’étrangler le ministre espagnol de l’économie, Luis de Guindos. Sur le supplément dominical d’El Pais Juan José Millas n’a pas manqué d’épingler, avec cette photo à l’appui, ce jeu cynique, au moment où les autorités de Bruxelles incitent l’Espagne à l’euthanasie. Il a ce mot : « il fait semblant de faire semblent » si on comprend que l’homme étranglé n’est pas seulement le ministre mais le peuple espagnol et si les mains qui étranglent ne sont pas celles de Juncker mais celles des colonels du pouvoir financier. Cette page d’un journal centre-gauche m’a surpris par l’expression d’une colère habituellement réservée à l’extrême-gauche.

Jean-Paul Damaggio

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 19:15

Sauf l'ami Joseph Gonzalez, je n'ai vu personne évoquer l'hypothèse d'un second tour Mélenchon-Hollande.

Pourtant l'évolution des dynamiques suppose seulement une montée de Mélenchon à 20% et la chute de Sarkozy sauf que la chute de Sarkozy c'est au bénéfice de Marine alors les surprises c'est pour dimanche.

Jean-Paul Damaggio

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 14:16

Surprise à l’ouverture des enveloppes contenant le matériel de vote. Le traitement de la gauche n’est pas le même que le traitement de la droite ! Nous savons que pour la première fois l’envoi des enveloppes n’a pas été fait par des personnes bénéficiant là d’un petit boulot de quelques heures mais par des machines qui offrent deux façons de ranger : grouper en paquet ou empiler.

Les publicitaires savent la différence entre les deux approches : « grouper en paquet » ça facilite la distribution mais ça réduit la lecture. Inversement empiler les pubs c’est compliquer la distribution pour améliorer les chances de lecture.

Pour le matériel de vote, la distribution étant faite sous enveloppe il n’y avait pas besoin de différencier la présentation des « professions de foi » (formule des temps anciens). En conséquence cette distinction est une mesquinerie visant à traiter la partie "paquet François Hollande" comme un paquet indifférencié, alors qu’à droite il y a plus de choix. Je ne suis pas un parano mais pour n’importe quel professionnel de la question, il n’y a là rien de fait au hasard... surtout quand la machine décide !

Une telle mesquinerie ne peut changer les résultats qu’à la marge mais la marge dans une élection présidentielle c’est souvent des milliers de voix.

Jean-Paul Damaggio

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 18:40

Le 30 juin 2011 nous avions publié le tableau du financement des partis politiques pour l’année 2006 avec la colonne « financement public » comme il est révélé par les autorités compétentes. Voilà que les divisions internes au NPA viennent de mettre la question dans l’actualité.

 

http://la-brochure.over-blog.com/article-financement-2006-partis-politiques-78220643.html

 

Or la question n’est pas seulement celle du NPA. Le financement public issu des élections législatives c’est aussi le problème… de Borloo. Le Parti radical fait partie de l’UMP et l’argent de l’Etat est versé à l’UMP qui le reverse pour ce qui lui revient au Parti radical. Quand le Parti radical a voulu voler de ses propres ailes, il a été ramené à la règle financière !

 

Cet argent donné aux caisses d’un groupe dirigeant est un outil de contrôle de la vie politique. Un outil de centralisation du pouvoir car les sommes sont considérables. Un outil anti-démocratique.

J’attends qu’un parti politique en fasse une analyse et j’attends que tous les partis soient contraints à un peu de transparence, comme dire la part qu’ils reversent à la base.

A suivre avec les élections 2012. J-P Damaggio

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 12:30

candidats-PCF-Toulouse.jpg

Pendant le meeting Front de Gauche à Toulouse des militants communistes distribuaient la présentation des candidats « Front de gauche » aux élections législatives. Tout le monde n’est pas censé savoir qu’ils sont tous membres du PCF avec en premier lieu le premier secrétaire de la fédération du PCF (dont le suppléant PCF est un homme) et en deuxième le vice président du conseil régional (dont la suppléante est membre du PG) que nous connaissons bien pour ses positions en faveur de la LGV et son soutien constant à Martin Malvy. Je n’ai rien contre de tels choix (ils concernent les partis toulousains) mais je suis contraint à quelques observations.

1 ) Au meeting toulousain du FdeG nous avons eu l’intervention de Myriam Martin. Elle mérite une place pour les législatives or nous avons les candidats des 10 circonscriptions sans Myriam martin. En conséquence soit quelqu’un se retire, soit elle est candidate contre quelqu’un du FdeG ! Dans les deux cas on vérifie qu’à vouloir tout décider pour les législatives avant le résultat des présidentielles a été une erreur qui posait comme principe que la présidentielle serait sans conséquence sur la suite.

2 ) Dès les municipales de 2001 Toulouse se distingue avec une liste Motivé-e-s qui fait un score passant les 10% sans le soutien d’aucun parti de gauche. Cette liste fait union au second tour avec la liste de François Simon tête de liste du PS. Par la suite cette expérience donne naissance à l’Alternative en Midi-Pyrénées qui, si elle avait eu le soutien du PCF aux régionales de 2004, aurait fait mordre la poussière à Martin Malvy, avec un score toujours supérieur à 10% sur Toulouse. Le phénomène se poursuit aux municipales de 2007 avec la liste conduite par François Simon qui, avec 7%, si elle avait eu le soutien de la LCR, aurait fait mordre la poussière à Pierre Cohen (je ne parle pas du soutien du PCF car c’était inconcevable alors). Enfin apparaît le Front de Gauche avec un événement particulier aux cantonales de 2011 : le PCF refuse tout candidat du Parti de Gauche en conséquence Jean-Christophe Sellin, membre du Bureau national de ce parti se présente tout de même dans une primaire. Quels furent les résultats, non pas il y a dix ans, mais il y a juste un an ? Voici le commentaire sur le site de J-F Sellin :

« Trois éléments marquants :

Une abstention massive qui marque une défiance vis-à-vis des partis traditionnels, tous partis confondus. Le FN est en recul de voix mais marque une radicalisation en pourcentage dû à l’effondrement UMP. Le Parti de Gauche / Front de Gauche présent pour la première fois réalise 260 voix, regroupant un tiers des voix communistes perdues par le candidat PCF et attirant de nouvelles voix à gauche dans un contexte d’abstention massive pour un quartier de centre-ville (même abstention qu’au Mirail).

L’addition de la liste Parti de Gauche / Gauche Unitaire et de celle du PCF porte le Front de Gauche à 8,4 % (4,8 % PG et 3,6 % PCF).

Double conclusion :

On observe une radicalisation à gauche jamais vue dans ce canton. La candidature de témoignage du PCF a empêché une dynamique unitaire d’au moins 10 % si Jean-Christophe Sellin avait été le seul candidat Front de Gauche. La politique locale du PCF est donc absurde, diviseuse y compris dans les rangs de l’électorat communiste. »

 

En effet le candidat du PG a fait mieux que le candidat du PCF mais malgré ce résultat, nous n’avons pas l’ombre d’un candidat titulaire PG sur Toulouse. Le PCF a tout fait pour favoriser le candidat PG sur une circonscription hors Toulouse.

En fait, ces observations ne visent qu’à rappeler un glissement général de la politique qui fait que, comme l’exige l’idéologie dominante, chacun tire la couverture vers lui et le « lui » ce n’est pas tel ou tel parti mais souvent telle ou telle tendance de tel ou tel parti… Et le bouquet c’est quand on regarde de l’intérieur le PS : la guerre au couteau y est permanente car les grands idéaux n’étant plus le repère, chacun défend son fief avant TOUT. Pour la droite, c’est plus simple, les repères sont clairs et simples, Bouygues, Vinci, Eiffage etc.

8-04-2012 Jean-Paul Damaggio

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 22:33

toulouse-2012.JPG

 

La Place du Capitole noire de monde. Les entrées en ont été bloquées pour éviter l’engorgement. Les rues adjacentes aussi. Une autre place de la ville également. Mais bon, 70 000, c’est le chiffre lancé de la tribune. Il suffit de dire : il y avait beaucoup beaucoup de monde. Une ambiance bon enfant. Des retrouvailles. Pour entendre, d’abord un groupe de musique, les Grandes Bouches. J’apprends que le chanteur, c’est un voisin, il habite à trois pas, sur la commune de Cordes Tolosanes. Ils sont passés à Moissac au Festival de la voix car le groupe a plusieurs cordes à ses instruments. Pour ce soir, ils font du politique avec l’espagnol, le français, l’italien et même le catalan. Que des tubes internationaux. Vous avez devinez, le catalan, c’est Luis Llach. Une belle musique, mais personne pour danser la tarentelle. Bon, de toute façon trente minutes c’est court pour lancer une danse. Une belle découverte. Puis sur le coup panne des machines qui filment donc on est privé de quatre petits films. C’est pas moi qui vais m’en plaindre. L’heure des orateurs arrive donc un peu plus vite que prévu. Christian Picquet (ex NPA, GU) un habitué à Toulouse où il est conseiller régional lance ses envolées. Je m’étonne que le tueur de Toulouse soit réduit à la fonction de psychopathe mais est-ce que je sais exactement ce qu’est un psychopathe ? Myriam Martin (ex-NPA, Gauche Anti-capitaliste) lui succède. Une voix de femme c’est plus dur à imposer dans un meeting. Elle s’explique, elle explique. Ici à Toulouse elle retrouve sa ville debout. Puis Nicole BORVO COHEN-SEAT, Sénatrice de Paris, Présidente du groupe Communiste Républicain Citoyen, Elue le 24 septembre 1995 pour ses cinquante ans, prend à son tour la parole. Le Nouvel Observateur l’a cité comme une future ministre. Elle déroule le bilan de Sarko puis quelques propositions du Front de Gauche. Et enfin Jean-Luc Mélenchon qui a observé dans la foule le drapeau de la république espagnole et qui commence en espagnol par saluer cette grande histoire. D'ailleurs dans deux jours, en Tarn-et-Garonne un grand moment va se dérouler autour de ce passé. 

Retenons un passage sur la stratégie internationale. La France n’est pas en Occident. La France est universaliste. De quoi mettre des boutons à quelques esprits européanistes. En finir avec l’OTAN, et pourquoi ne pas aussi en finir avec la force de frappe nucléaire ? Une France qui demande que le droit à l’avortement devienne un droit universel, que la peine de mort soit abolie en Chine certes, mais aussi aux USA, etc. Il y aurait tant à discuter...

 

Tout a commencé à 18H 50 et tout a fini à 20 h 10. Des interventions menées tambour battant. A chacun ses références.

Pour Christian Picquet c’est Auguste Blanqui. Pour Myriam Martin c’est Lise London. Rien de clair chez Nicole Borvo puis Jaurès (inévitable à Toulouse) pour Jean Luc Mélenchon.

 

Pas plus tôt achevé le discours et le passage de l’Internationale et de la Marseillaise, la pluie de met à tomber, la foule compacte quitte les lieux, certains réussissent à s’abriter sous les arcades.

 

J’ai retrouvé quelques connaissances, quelques bavardages, quelques souvenirs, le retour nous ramène à 9 h 30 à Angeville.

5 avril 2012 Jean-Paul Damaggio

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 12:25

rosendo-blagnac.jpg


La peinture ci-dessus évite de citer le nom de Rosendo Li car il est le seul à présenter ce style avec une permanence qui n’exclut pas le renouvellement.
Le voici donc à Odyssud Blagnac pour le vernissage d’une exposition qui marquera une nouvelle étape dans sa vie artistique. La date c’est le lundi 23 avril 2012 à 18 h 30 juste après des élections historiques en France.
L’expo s’appelle 1, 2, 3… DE ARTS car le peintre n’est pas seul et c’est avec grand plaisir que j’y découvre le nom de Samanta Yepes. Par contre je ne connais pas les Artistes anonymes le troisième partenaire de cette aventure.
L’exposition sera ouverte du 24 avril au 10 mai 2012 du mardi au vendredi de 13 h 30 à 18 h 30 et le samedi de 14 h à 19 h.
Nous ne manquerons pas d’en rendre compte.

 

Voici pour le moment une présentation diffusé par Rosendo :

"Art du mouvement par excellence, la danse est la source d’inspiration commune qui a réuni les trois artistes de ce projet singulier.  Au fil de la saison, chacun d’entre eux pourra notamment faire œuvre de création à partir des spectacles chorégraphiques présentés à Odyssud et nous en livrer les résultats dans cette exposition.  Avec Rosendo  Li, artiste péruvien obsédé par la ligne et ses entrelacs colorés, la peinture, le croquis et la performance seront présents.  Une artiste en herbe, membre de la Communauté des Artistes Anonymes, proposera quant à elle une interprétation basée sur le dessin.  Enfin, à travers la vidéo, Samanta Yepez, réalisatrice équatorienne de documentaires engagés, joindra l’image animée à cet effervescent mélange d’arts.  Ainsi le Mouvement, vivant et éphémère, sera-t-il capturé par la ligne et la couleur, et pourra-t-il subsister au Temps, son insatiable ennemi."
Jean-Paul Damaggio

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 21:15

Les Renseignements généraux, toujours bien informés, (je l’ai vérifié) annoncent au final un Mélenchon à 17 %. Le journal Le Monde en profite à présent pour comparer ce résultat et la somme des candidats de gauche des précédentes présidentielles, afin de relativiser la dynamique. Or, l’unification de ces scores allant de l’extrême-gauche à la gauche du PS en passant par une partie de l’électorat écolo et du FN n’était pas évidente. Mais voilà, Mélenchon a su se mouler dans le cadre de la présidentielle, sauf que la présidentielle c’est juste un moment à passer… Hier c’était les bons moments pour Besancenot et aujourd’hui c’est la galère pour le NPA. Encore une fois, jepose la question de demain ! La force de Mélenchon a consisté à se placer en dehors du système (je ne veux pas devenir ministre), à prendre Marine comme tête de turc, et à capter une colère évidente et bien réelle. Il paraît que c’est la Révolution…

La Révolution a tout à gagner à un bon score de Mélenchon… mais elle a tout à perdre, surtout quand un membre du Bureau National du Parti de Gauche confirme la campagne : « ne discutons pas aujourd’hui de ce qui se passera après la présidentielle ». Or, le PG et le PCF sont d’accord sur un point : il y a une unité entre présidentielle et législatives. Donc parlons un peu des législatives ? Faut-il alimenter de nouvelles illusions ?

Un exemple : je l’ai lu chez Poutou comme je l’ai entendu chez Mélenchon, la solution c’est faire comme l’Argentine, ne pas payer les dettes. Or l’Argentine a payé ses dettes après un réaménagement et un rééchelonnement. Et surtout après une dévaluation qui a saigné le pays. Les Grecs ne peuvent faire comme l’Argentine car ils ne peuvent dévaluer l’Euro. En sortir d’abord ? Parmi les soutiens de Mélenchon, il y a le M’Pep qui milite pour la sortie de l’Euro, et qui se prépare à présenter trois candidats aux législatives pour ne pas laisser cette revendication au FN. Ce mouvement est ultra minoritaire et il ne faudrait pas s’y arrêter ! Un appel des anti-productiviste est sur le site laplaceaupeuple. Cet appel en faveur de Mélenchon est, sur bien des points, loin du programme du FdeG. Vous pouvez vous y reporter. L’unité a du bon si elle n’incite pas à oublier les divergences.

D’ailleurs, comment dire au peuple « prenez le pouvoir », et proposer en même temps les solutions précises aux problèmes ? Bref, la question fondamentale, à présent que la force électorale est là (et ça aide), c’est de savoir comment cette force peut devenir une organisation sociale, comment elle peut bouleverser l’ordre des choses.

C’est vrai, j’ai déjà fait le constat des projets en cours, projets souterrains ou visibles. Et ça bouge tous les jours. Le NPA explose après avoir vu partir quelques vagues de contestataires. Hier des tendances de la LCR passaient au PS (pendant les années 90) et depuis Christian Picquet et la naissance de la Gauche Unitaire, elles s’allient au PCF ou au PG ou vers autre chose. Mais pour quel résultat au bout ? La hantise c’est la solution à l’italienne où toute gauche a disparu. L’actualité de la présidentielle française pourrait rappeler que le peuple de France veut faire l’histoire, et qu’il est l’exception (des partielles en Espagne pointent le même phénomène). Mais dans le monde normalisé que nous connaissons, l’internationalisme pourrait nous faire croire à l’exception, mais pas l’événement d’un seul pays.
Donc je reviens au combat social auquel je participe pour le moment : la dénonciation de la ligne à grande vitesse. Pour le moment TOUS les candidats font l’impasse alors qu’il s’agit de questions de société cruciales à tout point de vue, alors qu’il y a mensonge classique sur toute la ligne c’est le cas de le dire.
Pour moi aucun arbre ne peut cacher la forêt mais aucune forêt ne me fait oublier les arbres.
3-04-2012 Jean-Paul Damaggio

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:35

Dans un article précédent j’évoquais la coïncidence du film La désintégration et les événements de Montauban puis Toulouse. En pointant un écart : le fou de dieu réel venait des beaux quartiers et non des « cités ». Depuis nous savons qu’en fait il était issu d’un quartier populaire mais, comme son frère, avait pu en sortir. Pour expliquer son standing sans rapport avec son RSA, il a été répété qu’il bénéficiait de l’argent de quelques mauvais coups. Des cambriolages audacieux qui lui ont permis d’acheter une panoplie d’armes impressionnante ! Pas question de réfléchir à un éventuel soutien de l’internationale islamiste, tout comme les commentateurs hésitent à rappeler que dans les élections tunisiennes les islamistes ont bénéficié de soutiens internationaux.

C’est alors que je me suis interrogé sur le titre du film La désintégration, et sur le cri de douleur de la mère à la fin : « ils me l’ont tué. ». Qui ils ? Ceux qui ont bloqué le processus d’intégration, ou ceux qui ont attiré le jeune dans la spirale fondamentaliste ? Dialectique oblige, les deux phénomènes s’épaulent l’un l’autre mais ce n’est pas une raison pour tout confondre.

Les personnes tuées par le terroriste avaient-elles une quelconque responsabilité dans l’injustice sociale dont il a été victime ? Les anarchistes ont utilisé aussi un temps la stratégie de l’attentat mais en le dirigeant vers les responsables et ils ont pu vérifier que ça ne changeait pas la face du monde. Le terroriste, pour faire plus d’effet, tue n’importe qui car en fait nous serions tous coupables, tous responsables ! La terreur, c’est de se dire qu’à l’injustice, des individus peuvent répondre par l’injustice. Et qu’elle est alors leur justification ? Après le premier crime, le tueur a dit à un ami : « Je suis devenu un ange. »
Pour poursuivre une gamine, l’attraper par les cheveux et lui envoyer une balle dans la tête, il faut être fanatisé. Fanatisme possible que si on croit en un Dieu qui vous assure le paradis pour l’éternité. Au départ j’ai cru qu’il s’agissait d’un fou mais l’homme n’était pas fou quand on vérifie l’ensemble de sa planification. Un fou de dieu, c’est celui qui pense qu’un dieu le pousse à cette planification.

Ce qui m’apparaît important dans le film La désintégration, comme dans la vie, c’est le fait que les marches sont gravies petit à petit pour devenir un fou de dieu. Non l’expression « fou de dieu » n’est pas une atteinte aux religions ! Comme si les fous de dieu n’étaient pas présents depuis la nuit des temps et dans toutes les religions ! Comme si le monde d’aujourd’hui pouvait être épargné par cette barbarie historique qui a obligé Galilée à se renier ! Quand j’avais vingt ans, la religion en marche s’appelait plutôt la théologie de la libération côté catholique, car nous étions dans une phase historique où les courants démocratiques étaient partout à l’offensive.
Les rapports internes aux religions sont l’effet des rapports internes aux sociétés : quand la démocratie recule les extrémismes s’aiguisent. Et la démocratie recule quand elle baisse les bras devant les extrémismes ou quand elle croit que la seule réponse c’est celle de Bush-Sarkozy.

La désintégration est double (et peut-être est-elle forcément double ?) quand des religieux veulent dire la loi et quand la loi se plie devant les religieux. La réponse doit donc être double : aux religions de relancer leur laïcisation et aux laïques de relancer la démocratie. Je crains que ça ne s’appelle une révolution dans la révolution.
24 mars 2012 Jean-Paul Damaggio

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 21:54

Un nouveau sondage, après l’évènement de la Bastille donne Mélenchon en troisième position avec 14% devant Bayrou et Marine Le Pen. Ce sondage du Nouvel Observateur place toujours Hollande en tête avec 29%, soit 1% devant Sarkozy. Dans ce contexte, si la Gauche anticapitaliste n’a pas lancé d’appel pour la préserver son unité, trois des dirigeants appellent à voter Mélenchon dans une tribune de Libération. Il est évident que les événements criminels de ces derniers jours vont bousculer encore la donne. JPD



Sur Libération : Le temps des choix


Hélène Adam, Myriam Martin, Pierre-François Grond

La campagne présidentielle entre dans sa dernière ligne droite et doit affronter une situation lourde de dangers.
Danger d’une droite autoritaire, incarnée par le président sortant, dont le projet est dans la continuité de son action : nocif pour une majorité de la population tant se sont creusées les inégalités, tant se sont développés un discours et une politique de plus en plus poreux aux thèses de l’extrême droite.
Danger d’un Front national dont l’emprise sur une partie de la population frappée par la crise, distille le poison mortel du racisme et de la xénophobie.
Danger d’une crise écologique qui pose des enjeux de civilisation.
Danger, enfin, d’un capitalisme financier mondialisé, qui se moque du calendrier électoral, peut imposer en Grèce ou en Italie, son propre personnel politique et dicter son choix, celui d’une politique d’austérité sans fin et sans fond.
Alors, oui, il faut sortir le sortant, combattre le Front national, s‘insurger contre la dictature des banques et du capital, et faire de cette élection présidentielle un premier moment de résistance sociale et démocratique.
Il nous suffit de regarder la Grèce, pour saisir la gravité de la situation actuelle. Nous avons là une paupérisation sans précédent des populations. Baisses des salaires et des pensions, coupes sombres dans les budgets sociaux, privatisations imposées des services publics avec profits juteux pour les requins de la finance, se succèdent à un rythme d’enfer. Et qui est aux manettes ? Un gouvernement soi-disant « technique » aux ordres des banques et des grandes institutions qui ont plongé le pays dans le chaos et qui font désormais payer à la population une dette et une crise qui ne sont pas les leur ! Si la situation de la Grèce est particulièrement dramatique, elle n’est pas isolée en Europe. Les responsables politiques et économiques du libéralisme et de la crise économique ont mis en place ce monstre financier qui se croit tout puissant. Ils ont construit l’Europe des traités de Maastricht et de Lisbonne, au mépris de la souveraineté populaire. Ils veulent aller toujours plus loin. A présent c’est le modèle social européen, produit d’un siècle et demi de luttes et de conquêtes ouvrières, qui est en ligne de mire.
Battre Sarkozy est un enjeu essentiel et primordial. Mais il n’est pas le seul. Le programme de François Hollande, à l’instar des politiques sociales-démocrates européennes, s’inscrit dans le cadre de la gestion du capitalisme, ce qui signifie austérité à tous les étages et respect des critères imposés par les marchés financiers, ces critères que les dirigeants veulent à nouveau graver dans le marbre d’un nouveau traité.
Il tourne le dos aux exigences de justice sociale. Il ne prend pas davantage en charge les questions écologiques.
Il importe alors qu'existe au premier tour, un vote, le plus massif et dynamique possible, pour donner force à un programme d'urgence basé sur une autre répartition des richesses, la transition énergétique, des transformations démocratiques radicales.
Une nouvelle chance sera ainsi offerte pour faire exister durablement un courant politique qui conteste à gauche l'hégémonie du social libéralisme. C'est essentiel pour faire contrepoids à l'extrême-droite. C'est décisif pour donner force et courage à celles et ceux qui résistent aux politiques d'austérité.
Et dès après la présidentielle, sur la base de cet élan, les forces politiques et sociales qui refuseront de collaborer sous quelque forme que ce soit avec un gouvernement d’austérité dit de gauche, devront former ensemble un bloc contre la crise pour défendre une alternative sociale et démocratique en toute indépendance vis-à-vis du Parti Socialiste.
Telle est notre analyse des urgences de l’heure.
Nous sommes militants de la « Gauche anticapitaliste », courant unitaire du NPA, nous avons été membres de la LCR auparavant. C’est avec beaucoup d’amertume, mais aussi de colère, que nous voyons notre parti renoncer à
l’engagement pris lors de sa fondation : rassembler tous les anticapitalistes dans un parti de masse. Le NPA avec son candidat prend le chemin de la marginalité, qui lui interdira de peser réellement dans une situation politique aux enjeux majeurs.
La « Gauche anticapitaliste », sans donner de position en tant que courant sur le vote, prend acte de cette impasse et estime que la dynamique créée autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, constitue un fait positif de la situation actuelle.
Nous voulons en souligner les conséquences à nos yeux.

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