Rendre compte de livres publiés et de commentaires à propos de ces livres
Mes écrits à propos des Amériques
A Monsieur Ena, directeur d’école en Louisiane
Vingt ans après le début de mes premiers écrits, c’est suite à un voyage au Pérou que j’ai entamé quelques publications au sujet des Amériques, publications pour l’essentiel liées à l’actualité, pour l’essentiel à l’état de manuscrit, et pour l’essentiel à vocation politique.
Tout commença donc en 1997 avec « Nestor Cerpa » une petite biographie éditée avec Point Gauche ! et qui donna lieu à un débat public. Ensuite, à l’inverse, en l’an 2000, c’est la publication de « Vargas quitta Quito, 22-01-2000 » 86 pages, qui nous a donné l’envie avec Marie-France de partir pour l’Equateur en 2001 avec au retour un récit de voyage « Juillet – Août 2001, Equateur et Pérou » (*).
En 2002, l’actualité péruvienne m’a poussé vers un travail inouïe, écrire à Fujimori un ensemble de lettres documentées pour dire « Les tendances de la danse des futurs populistes » (qui conduisent au capitalisme féodal), un manuscrit de 136 pages que les Editions L’Harmattan étaient prêtes à publier après modification de la forme, travail auquel je n’ai pas eu la force de m’attaquer.
En 2002 avec « Vacances au Nord : le Québec » (*), 30 pages, c’est un retour vers le Québec avec un récit de voyage en auto-édition.
Puis, en 2004, un voyage au Nicaragua et une réflexion littéraire entamée par ailleurs m’ont poussé vers trois nouvelles : « Simon, et tes sentences ? » 36 pages qui concernent Simon Rodriguez éducateur vénézuelien, « Mario, et tes chroniques ? » pour travailler sur Mario Vargas Llosa et une première fable « Avec sept animaux au Nicaragua » suivie d’un récit sur « Nicaragua-misère », le cas d’un enfant des rues.
En 2005 je décide de me plonger sur le cas du Mexique avec « Un pingouin dans la forêt Lacandona » publié par Point Gauche ! et qui raconte le début d’une campagne du sous-commandant Marcos, campagne complétée par « Le Mexique qui revendique ».
La même année, je me décide, en prévision de la venue du journaliste Maurice Lemoine à Montauban à faire un bilan du travail de Point Gauche ! au sujet des Amériques et ça donne : « Avec dessins de Rosendo Li, l’Amérique latine dans Point Gauche ! » en format 21x27, 30 pages à vocation surtout culturelle sur des personnes des Amériques.
En 2004 j’avais rassemblé mes chroniques sur divers sites internet : « Les oubliés des Amériques », livre qui reste à l’état de manuscrit tout comme l’année suivante « Lettres des Amériques », avec chaque fois plus de 50 articles sur des inconnus des Amériques.
En 2006 « Voyage au Venezuela (*) » est un nouveau récit de voyage en auto-édition qui évoque un court séjour au pays de Chavez.
Sous les auspices du même Chavez vont naître les Editions La Brochure en publiant un de ses discours de fin 2006, puis en 2007 c’est la sortie aux mêmes Editions La brochure : « Autogestion aux Amériques ». L’année suivante nous trouvons « Marketing politique : de Kennedy à Obama », travail complété après un voyage à Montréal et New-York ce qui donna un autre récit : « Voyage aux Amériques du Nord, Montréal-Anse Pleureuse-New York (*).
Cette énumération masque cependant deux phénomènes :
1 ) le rêve d’un roman en chantier depuis quinze ans, La soupe péruvienne avec en format 21x27 déjà 250 pages ;
2 ) le fait que ma passion de l’écriture est née pendant mes deux années de coopération en Louisiane entre 1974 et 1976 grâce à des raisons concrètes, vu qu’avec Monsieur Ena comme directeur, je ne travaillais que trois heures par jour tout en devant rester dans l’école six heures (sans correction ou préparation). J’avais alors une machine à écrire manuelle sur laquelle j’ai tapé comme jamais, tout en lisant quelques journaux et livres, et vu que mes contacts avec la vie locale restèrent très basique, j’ai ajouté les pages aux pages. Je n’ai alors écrit rien de très marquant, pas plus que depuis d’ailleurs, mais l’écriture est devenue une drogue dont je n’ai jamais eu envie de me désintoxiquer. D’où cette dédicace à ce directeur d’école, plus noir que noir, plus paisible que paisible, plus philosophe que philosophe. 17-05-2009 J-P Damaggio
(*) Le signe indique que le texte est rédigé avec Marie-France Durand.