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Vingt personnes se sont rassemblées pour écouter mon intervention autour du cas Léon Cladel poète. J’en ai profité pour rappeler que c’est grâce à une publication soutenue par les Amis du Vieux Saint-Antonin que pour la première fois j’ai découvert Léon Cladel en 1980. On y trouvait un texte que j’ai trouvé aussitôt admirable Les combats de Léon Cladel et d’autres moins à mon goût. Défenseur de Cladel je ne suis pas un défenseur de tout Cladel. Par exemple : Le deuxième mystère de l’incarnation ne m’a jamais convaincu et Le Bouscassié à peine.
Avec Léon Cladel poète, j’avais quelques doutes sur sa portée, mais la lecture de Saint-Antonin m’a permis de mesurer que ses sonnets tenaient la route. Il n’y a rien de tel qu’une lecture en public pour saisir la réalité de l’écriture. Bien sûr, un comédien pourrait mieux que moi mettre en valeur des phrases de deux pages, mais avouons que ce n’est pas si simple.
Au cours de la lecture j’ai mentionné « le bardot qui forgeait » et ensuite une dame est venue m’expliquer qu’un équidé qui forge c’est un animal qui n’arrive pas à bien mettre un pied devant l’autre. Les mots de Cladel, même pour parler des ânes, sont toujours des mots choisis.
J’ajoute en complément les questions d’une journaliste qui me furent posées pour annoncer cette lecture mais qui, à ma connaissance n’ont pas été publiées. Pour ne pas perdre le travail fait, bonne lecture. 26-09-09 Jean-Paul Damaggio
- Est-ce la première fois que vous participez à ce genre de manifestation ?
Pour Léon Cladel, depuis ma publication du livre Qui a tué Léon Cladel ?, en 1990ce sera ma cinquième intervention sur des thèmes divers et en des lieux divers. Il m’est arrivé de présenter bien d’autres auteurs et sujets.
- Quel est votre quotidien d'écrivain ?
Instit retraité, mon quotidien est celui d’un écrivain lié à la fois à l’histoire locale et à la vie des Amériques, ainsi qu’au désir de faire connaître d’autres écrivains.
- Pourquoi avoir choisi de célébrer Léon Cladel ? Que représente t-il pour vous ?
Léon Cladel (1835-1892) est une de mes références françaises depuis le début des années 80 par son travail sur la langue (il écrit en français sans oublier l’occitan), son engagement social et démocratique, sa droiture et par sa façon d’unir Paris et le Tarn-et-Garonne. De plus Léon Cladel a donné naissance à une belle et grande famille d’artistes : sa fille, son fils et sa petite fille Dominique Rolin.
- Pourquoi souhaitez-vous participer à "Poésie en partage" ?
Avec Poésie en partage je vais pouvoir présenter Léon Cladel poète ce qui ne s’est jamais fait depuis l’édition en 1936 de ses poèmes grâce à Perbosc. Ce n’est pas le meilleur Cladel - il me semble plus moderne par ses nouvelles - mais c’est une façon d’aller à l’essentiel chez cet homme. De plus, diverses raisons font qu’aller à Saint Antonin Noble-Val c’est pour moi un immense plaisir.
- Qu'avez-vous prévu de présenter au public ?
Je vais donc présenter au public un sonnet sur l’âne, un autre sur le soldat avec également un sonnet de son ami l’écrivain Clovis Hugues qui décrit Bruniquel. J’ajouterai d’ailleurs un résumé d’une nouvelle Cœurs d’or où nous retrouverons la vallée de l’Aveyron. La lecture des textes sera le moyen d’un voyage dans l’univers de Cladel. Sa mère qu’il adorait était de Bruniquel.
- Quels impacts souhaitez-vous créer au sein du public ?
Comme toutes les initiatives équivalentes, il s’agit d’inciter à lire et à lire en l’occurrence Léon Cladel même si ses livres ne sont pas faciles à trouver. Il sera d’ailleurs célébré une semaine après à Lafrançaise avec la Compagnie des écrivains.
- Quel public souhaitez-vous toucher ?
Un public d’amis que j’ai à Saint-Antonin, un public de curieux, un public pour qui la littérature reste une compagne de la vie d’autant que dans le titre « poésie en partage » je retiens surtout le mot « partage ». En conséquence je compte beaucoup sur le dialogue avec ce public.
- Que représente pour vous le fait de participer à une telle manifestation ?
Par avance un moment de bonheur mais le lecteur l’aura déjà compris.