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Retour à l’usine à fer

Retour à l’usine à fer
de Bruniquel

 

Pour offrir ce nouveau livre des éditions la brochure au propriétaire actuel des forges, le vendredi 25 juillet avec Marie France et l’amie belge Hetty nous avons fait le voyage à Bruniquel. Surprise, j’y croise l’ami Pierre Malrieu qui était là lui-même avec une amie belge de Penne !

C’est ce qui me permet de vous annoncer un scoop : en novembre, le château de Penne sera dans l’émission « Des racines et des ailes ».

Alexander Mathers, le propriétaire, est bien là avec sa gentillesse habituelle et sa passion toujours intacte pour ce lieu, passion à laquelle il a converti l’amie belge de Pierre Malrieu.

 

Je revois avec la même émotion, l’usine à fer de Bruniquel à la splendeur masquée par une végétation toujours plus forte que la vie des hommes. C’est la première fois que j’y entre l’été quand le vert domine sur la pierre. Pierre me rappelle son plus ancien souvenir de l’usine quand il y descendit une nuit pour une vague question de jeu d’échecs, tandis que Alexander m’indique qu’il a rassemblé des souvenirs d’un ancien habitant qui traversa quelques époques du lieu.

 

Je n’habite plus Bruniquel et il m’est donc difficile de travailler à ce livre tant rêvé, celui qui rassemblerait la mémoire populaire née de l’usine. Loin des archives et de leur froideur, il serait beau de retrouver les mots de la vie d’une usine tant oubliée, qu’un panneau « Forges » sur le bord de la route, trahit en permanence car, en ce lieu, il fait davantage penser à la forge du forgeron qu’à celle du sidérurgiste. Un ancien maire de Puygaillard me rappelait que jusque sur les hauteurs de sa commune, ils entendaient le bruit du marteau-pilon !

 

Dans les Pyrénées Orientales le Conseil Général a acheté le site industriel de Paulilles, une ancienne usine de dynamite sur le bord de la mer entre Port-Vendres et Banyuls. Il est émouvant de se promener à présent en ce lieu bien restauré, bien aménagé et gratuit où la mémoire ouvrière trouve enfin une très belle reconnaissance. C’est vrai la mémoire a été plus facile à recueillir car l’usine a fermé seulement en 1984. Mais globalement l’histoire de Paulilles et celle de l’usine à fer de Bruniquel sont parallèles et le succès humain (je préfère dire humain que touristique) de l’une pourrait servir d’exemple à celui de l’autre. Oui, il n’y a pas la Méditerranée à Bruniquel mais l’Aveyron ne manque pas de charme en cet endroit qui achève les gorges.

 

Le petit livre que j’ai publié reprend sous une forme nouvelle un travail plus ancien partiellement complété. Je souhaite de tout cœur qu’il soit une étape de l’action concrète que les institutions doivent mettre en place, avec le propriétaire, pour donner à Caussanus toute sa dignité.

27-07-2009 Jean-Paul Damaggio

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