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Luttes ouvrières et Olympe de Gouges

Dans le cadre d'un travail en cours sur la postérité d'Olympe de Gouges aux Amériques cet article qui mêle actualité des luttes ouvrières et souvenir d'Olympe. JPD

Opinion
César Piñeda Geraldo

De Olimpia a calamareras

(D’olympe aux ouvrières des usines à calamar)

 

El Sudcaliforniano 8 de marzo de 2007

 

La journée internationale de la femme (8 mars) qu’est-ce qu’elle célèbre ? des protestations ou des propositions ? Journée « light » officielle ou pleine conscience sociale en faveur de l’égalité de genre ?

D’Olimpia de Gouges (1748-1793), intellectuelle, journaliste, féministe et révolutionnaire qui publia la Déclaration de la femme et de la citoyenne (en opposition à la « Déclaration des droits de l’homme et du citoyen »), jusqu’à la lutte de centaines de milliers de femmes du monde actuel, l’idéal d’égalité des droits de la grande française continue d’être vivant.

En effet, insurgés, féministes ou révolutionnaires de toutes las nations ont revendiqué au cours de l’histoire des droits égaux pour tous. Indépendamment du genre. Mais les gouvernements, régimes, états, groupes, partis, religions de toute sorte et de toute nature les ont empêchés, ou ont seulement concédé quelques progrès limités. Peu d’héroïnes dans le monde ont payé un prix aussi haut qu’Olympe de Gouges dans leur lutte pour une humanité égalitaire, elle qui fut condamné et guillotinée par les hommes dirigeants politiques de son époque (les "révolutionnaires" comme Robespierre, et les défenseurs du philosophe J.J. Rousseau, etc).

Dans notre pays beaucoup de femmes furent assassinées, maltraitées, licenciées de leurs emplois, humiliées et double voire triplement exploitées, malgré les avancées relatives de ces dernières années que l’on a observé en matière d’égalité du genre. Sous l’effet du modèle économique néo-libéral comme celui que nous avons, cette inégalité continue de dominer dans les secteurs les plus vulnérables de notre société : las indigènes, les ouvrières des usines, les travailleuses de la mer, les habitantes des zones et quartiers les plus marginalisés etc.

Dans le sud de la Basse Californie, les ouvrières depuis la décennie des années 70 se sont manifestées de manière héroïque pour la défense de leurs droits au travail et pour la dignité humaine malgré l’ignorance dans laquelle les tiennent les communautés étudiantes et syndicales.

Dans cette industrie, aujourd’hui près de 100 ouvrières de l’usine de calamars de Santa Rosalía, majoritairement des femmes, sont venus demander une indemnisation juste pour leur licenciement injustifié devant la Junta Especial No.58 de la Federal de Conciliación y Arbitraje que préside l’avocate Josefina Michel Jacobo. Les ouvrières revendicatrices sont appuyées par la Casa de la Trabajadora y del Trabajador à travers dle CISSLABORAL, AC, por el SINTTIM (Sindicato Independiente de Trabajadores y Trabajadoras de la Industria Maquiladora) et par la citoyenne Rosa Ceseña Ramírez.

Ainsi, les ouvrières sud californiennes de manière consciente et décidée sont engagées dans une lutte pour obliger les entreprises étrangères à se conformer aux lois mexicaines comme c’est le cas pour HANJIN MEXICO, SA DE CV., avec son siège à Santa Rosalía, pour Baja California SUR ; Hanjin Trading Company, LTD qui ont leur siège à Los Angeles, Californie et leurs associés HANJIN KOREA qui sont à Séoul, République de Corée du Sur, afin les resuelva sus legales y de legítimas demandas (las obreras calamareras hace cuatro años fueron despedidas injustamente).

Les ouvrières exigent le paiement constitutionnel de 3 mois de salaire incluant 20 jour de salaire par année d’ancienneté, la prime d’ancienneté équivalente à 12 jours par an d’ancienneté, les dettes dues à INFONAVIT, IMSS y SAR [cotisations sociales], les salaires dus depuis leur licenciement (15 octobre 2002) jusqu’à la résolution du problème. Actuellement les entreprises HANJIN doivent environ à 10 ouvrières plus de 22 millions de pesos, plus 4 millions à plus de 20 ouvrières qui présentèrent des dossiers séparés toujours en attente.

Actuellement les représentantes des ouvrières licenciées sont en campagne à travers les USA pour dénoncer HANJIN qui a violé de manière flagrante les lois sociales mexicaines et pour exiger le versement des indemnisations constitutionnelles (il s’agit de : Teresa Rosas ex secrétaire générale et fondatrice du SINTTIM et Rosa Ceseña ouvrière licenciée). Les ouvrières dans leur tournée nord-américaine sont appuyées par l’organisation internationale ENLACE qui appuya également les ouvrières licenciées de PUNG KOOK en 2003 ici à La Paz (souvenez-vous de cette triste et célèbre entreprise étrangère ?).

En cette journée internationale du droit de la femme (8 mars), les ouvrières de Santa Rosalía dignes et exemplaires luttent contre les transnationales coréennes (et contre les autorités locales quand c’est nécessaire) pour satisfaire leurs revendications. Je crois que la communauté étudiante, les enseignants, les ouvriers et les syndiqués de la Basse Californie devraient se solidariser avec les ouvrières licenciées de Cachanía, en tant que modeste mais significative contribution en faveur de la peine égalité des droits de femme que demanda pendant la Révolution française Olimpia de Gouges.

pinedageraldo@hotmail.com

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