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Journée bien remplie d’un petit éditeur

Journée bien remplie d’un petit éditeur

 

 

 

Pour présenter le livre sur Olympe de Gouges une petite réunion étant programmée, il faut diffuser la lettre de la maison d’édition pour information. Elle fait le bilan des activités et ce matin il s’agit de l’imprimer, de la plier, la mettre sous enveloppe, la timbrer et l’envoyer. Pendant que ce déroule cette opération, l’imprimeur téléphone pour indiquer que le retirage des Poèmes cannibales ne sera pas près demain comme prévu mais seulement mardi.

 

Après un repas rapide, tout est prêt pour une après-midi chargée à Montauban. Passer à la Banque pour déposer 128 euros pour la Brochure ; passer à la Poste pour acheter quelques timbres qui manquent pour les envois (la queue au guichet m’incite à reporter à demain cette activité) ; passage à la mairie pour déposer la confirmation de réservation de salle ; passage chez un libraire qui n’avait plus d’exemplaire du livre J’ai eu quinze ans en Tarn-et-Garonne. On bavarde sur les journées Olympe de Gouges.

 

Je me propose ensuite de déposer des lettres de la Brochure dans les locaux syndicaux, à l’Ancien Collège et de là, mon tour de ville m’impose un arrêt sur l’Esplanade des fontaines où les enseignants et élèves de l’IUFM font des cours sur la place sous un soleil printanier ; je croise avec grand plaisir un ami perdu de vue depuis dix ans ; je m’insurge contre cette mesure lamentable qui concerne la formation des enseignants ; une enseignante retraitée passe par là toute surprise, j’indique que La Dépêche a bien annoncé cette lutte mais elle ne lit pas La Dépêche.

 

Sur l’Esplanade une machine prépare l’installation des portraits qui avaient été accrochés mais qui s’étaient aussitôt déchirés. Je n’attends pas le résultat final pour vérifier si Léon Cladel s’y trouve toujours car je pars vers la Place nationale pour discuter avec un autre libraire. Que penser de la piétonisation ? Sur la place, un atelier nouveau va s’installer, occasion d’une visite et d’une nouvelle rencontre avec une autre vieille connaissance.

 

L’heure a beaucoup tournée si bien que quand je reviens à la voiture, il est déjà 17 h et le trafic en ville commence à se faire plus dense qu’à 14 h 30, l’heure de mon arrivée. Je passe cependant distribuer dans quelques boîtes aux lettres la fameuse lettre, j’en laisse dans des écoles puis je m’arrête à nouveau pour quelques bavardages supplémentaires.

 

Il est temps que je reparte vers Angeville et en route j’écoute France Culture où un stratège de La Poste vente les mérites de cette entreprise (530 millions de bénéfice) et de ses métiers. Le journaliste est toujours content des réponses vaseuses et franchement je m’étrangle. « Les facteurs d’avenir » vont pouvoir faire plus que facteurs. « Ils vont gagner plus ? demande le journaliste. « Certainement car toute peine mérite salaire ? » On va loin avec une réponse aussi précise !

 

En arrivant, il est déjà l’heure de préparer le repas puis après quelques instants de repos, je m’installe, une heure de plus, devant l’ordinateur pour immortaliser cette journée bien remplie. 12-03-2009 Jean-Paul Damaggio

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