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L'usine de Bruniquel dans La Dépêche

Usine BruniquelL'usine à fer de Bruniquel vient de faire l'objet d'un bel article dans La Dépêche du Midi. Ce n'est pas tant pour le livre que je me réjouis mais pour l'attention ainsi portée sur le sujet qui le mérite mille fois. Pas au nom du passé mais au nom de la vie qui a besoin de la mémoire ouvrière pour être la vie pleine et entière, et avec cette mémoire l'avenir prend un autre goût. Je pense à l'usine de dynamite de Paulilles dans les P.O. devenue un beau lieu de villégiature et d'intelligence du monde en même temps. Je mets le lien de l'article mais je n'arrive pas à le copier en bleu, donc vous avez l'article. J-P Damaggio

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2009/09/28/682249-Quand-Bruniquel-avait-son-usine-a-fer.html

 

 

 

Publié le 28/09/2009 09:54 dans La Dépêche du Midi| Jean-Pierre François

 Quand Bruniquel avait son usine à fer

Histoire. Un remarquable ouvrage de Jean-Paul Damaggio redonne de la vie et de l'âme aux deux anciennes forges de Caussanus et Courbeval.

C'est assurément un des bouquins les plus captivants qui soit que vient de publier la maison d'édition « La Brochure ». L'ancien instit et ardent défenseur de son terroir Jean-Paul Damaggio s'est offert une remontée dans le temps de plus de deux siècles pour redonner de la chair, de l'âme et de la vie à un passé industriel remarquable. Dont il ne subsiste que des vestiges de pierres et des beaux fragments architecturaux devenus propriétés d'un citoyen britannique. Sa passion pour ces lieux remonte à sa plus tendre enfance quand il était élève de l'école de Réalville et découvrit les vestiges de l'ancienne forge de Caussanus au cours d'un périple à bicyclette. Depuis donc des dizaines d'années Jean-Paul Damaggio se préoccupe de ce lieu surprenant qu'est l'usine à fer de Bruniquel. Disons plus exactement « usine à fer » que forge, car la forge c'est celle du forgeron tandis que l'usine à fer c'est pour indiquer qu'il y avait sur cette commune d'abord une puis deux usines fabriquant du fer ! Il a donc décidé de rassembler ses recherches passées et récentes dans un livre de 162 pages (prix 15€) sous le titre : « Bruniquel, L'usine à fer et ses conséquences (1800-1980) »

Fer, chaux, mulets et trains

La lecture de ces pages nourries aussi de documents et de vieilles cartes postales est un véritable ravissement. Car on y découvre des personnages d'envergure qui traversèrent la première moitié du XIXe siècle. Mais aussi une des plus belle aventure économique et industrielle du département qui eut des effets dominos indéniables sur le secteur. On y découvre au fil des pages une certaine rivalité entre Bruniquel et Monclar pour la prééminence du chef-lieu de canton. On y apprend comment on implanta une brigade de gendarmerie à Bruniquel. Que les années les plus florissantes de la ligne de chemin de fer Montauban-Lexos-Laguépie (qui faisait partie du Grand Central initié par la Compagnie Paris-Orléans) furent après l'arrêt des hauts fourneaux de Caussanus. Tandis que le déclin de la ligne vint du raccordement de Lexos vers Albi et Toulouse en 1 864.Car on y avait privilégié le trafic marchandises (surtout du charbon) au détriment des transports de passagers. Bien avant la mise en service du cheval de fer, c'étaient les mulets qui étaient les vedettes du secteur chacun transportant entre Puycelsi et Bruniquel plus de cent kilos de minerai de fer. Pour le plus grand bonheur du maître des forges et inventeur de ce haut-fourneau ,tournant vingt-quatre heures sur vingt-quatre : le Montalbanais Jean-Baptiste Garrigou qui mourra à l'âge de 80 ans le 28 septembre 1844. Cette usine à fer dont les vestiges surprennent tous ceux qui les visitent a en effet façonné la vallée de l'Aveyron en étant une des raisons majeures qui fit passer l'ancienne voie ferrée par le difficile tracé de Lexos à Montauban et dont l'usager de la route connaît nombre de passages jusqu'après Saint-Antonin.

L'ouvrage en donnant la liste des habitants de la cité ouvrière de Caussanus pendant presque deux siècles permet de vérifier également les conséquences humaines du phénomène. Des travailleurs spécialisés anglais des années 1 840 aux Italiens, Espagnols et autres étrangers avec l'industrie chimique, un univers spécial a entouré le lieu. Et a perduré sous les autres mutations industrielles entre chaux et usine chimique.


Publié le 28/09/2009 09:54 dans La Dépêche du Midi| Jean-Pierre François

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G
<br /> Bravo pour ce travail qui m'intéresse d'autant plus que mon grand-père a travaillé dans cette usine et logeait sur place. Lors des journées du Patrimoine de 2005 j'avais emmené mon père - encore<br /> vivant ainsi que sa soeur - pour participer à la visite organisée par les Maisons Paysanes de France, un souvenir émouvant. Seul regret, son nom qui a été transformé de "Turrini" en "Turemin".<br /> Dommage aussi que la Mairie n'ait pas acheté ce site pour le faire revivre.<br /> <br /> <br />
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É
<br /> merci pour ce commentaire qui m'incite à rappeler que le travail n'est pas fini et que je suis prêt à collecter les souvenirs les plus divers qui existent encore ce qui permettrait d'éviter les<br /> mauvaises transcriptions des dossiers d'archives. quant à l'achat public du lieu il ne peut pas être seulement muniicpal mais au minimum départemental et régional. je ne désespère pas qu'à un<br /> moment une entente puisse être trouvé avec le propriétaire actuel pour faire de ce lieu un grand centre de conservation de la mémoire ouvrière. c'est le but majeur de mon effort. merci encore et à<br /> suivre. jpd<br /> <br /> <br />
J
<br /> Bravo!<br /> <br /> <br />
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E
<br /> Bonjour,<br /> Il semblerait qu'elle ait été utilisée aussi comme fabrique à savon pendant la guerre...<br /> <br /> <br />
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É
<br /> tout à fait exact. il s'agissait d'une fabrique de lessive ce qui fait qu'ensuite le site a été désigné comme chimiquement pollué. si vous avez un témoignage à apporter ou à collecter, c'est avec<br /> grand plaisir. le travail autour de ce sujet n'est pas achevé. jpd<br /> <br /> <br />